Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Il aurait été étonnant que Donald Trump accueille de bonne grâce la décision de la Cour suprême invalidant ses droits de douane, pierre d’assise de sa politique économique. Mais il a quand même surpris en lançant une attaque en règle contre les juges de la Cour suprême qui l’ont remis à sa sa place, attaque qui n’a peut-être pas de précédent dans l’histoire américaine.



« J’ai honte de certains membres de la Cour, j’ai absolument honte de leur manque de courage pour faire ce qui est juste pour notre pays », a déclaré le président lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. « Ce ne sont que des imbéciles et des valets dociles au service des RINO et des démocrates de la gauche radicale. Ils sont profondément antipatriotiques et déloyaux envers notre Constitution. À mon avis, la Cour a été influencée par des intérêts étrangers et un mouvement politique bien plus restreint qu’on ne l’imagine. »

Les observateurs les plus aguerris ont vu l’empreinte de Stephen Miller dans cette attaque qui visait notamment deux des juges nommés par Trump, Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett, qui ont voté avec la majorité pour déclarer illégaux la plupart des droits de douane de Trump.

« Je pense que c’est une honte pour leurs familles, tous les deux », a dit le président en parlant de Gorsuch et Barrett. En revanche, il a exprimé sa fierté à l’égard d’un autre de ses choix à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, qu’il a traité de « génie » en faisant allusion à son opinion dissidente.

Après ces insultes et ce compliment, le président a expliqué qu’il n’avait aucunement l’intention d’abandonner une politique qui lui est aussi précieuse que la prunelle de ses yeux mais qui est honnie par une bonne partie de la population américaine.

« Avec effet immédiat, tous les droits de douane liés à la sécurité nationale, en vertu de l’article 232, ainsi que les droits de douane existants au titre de l’article 301 – ils existent bel et bien – restent pleinement en vigueur », a déclaré Trump (l’article 232 cible principalement l’acier, l’aluminium et l’automobile.) « Aujourd’hui, je signerai un décret imposant un droit de douane mondial de 10 % en vertu de l’article 122, en sus des droits de douane habituels déjà appliqués. Nous lançons également plusieurs enquêtes, notamment au titre de l’article 301, afin de protéger notre pays contre les pratiques commerciales déloyales d’autres pays et entreprises. »

Notons que les surtaxes imposées en vertu de l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974 ne peuvent rester en vigueur que pendant 150 jours, à moins que le Congrès ne vote leur prolongation.

Bref, au moment où la question de l’abordabilité semble s’imposer comme thème majeur des élections de mi-mandat, Trump en remet sur une de ses politiques les plus impopulaires, sinon la plus impopulaire. Il aurait évidemment pu profiter de la décision de la Cour suprême pour tourner la page et passer à autre chose. Mais s’il y a une chose à laquelle Trump croit plus que tout au monde, c’est les droits de douane.

(Photo Reuters)

73 réflexions sur “Attaque en règle de Trump contre la Cour suprême

  1. belwet dit :

    « The keklouwne can’t do wrong! »
    @sti d’épais…

  2. marlo63 dit :

    N’est-ce pas un délit que d’insulter aussi directement des membres de la Cour suprême? Et s’il refuse de se plier à la décision de celle-ci, quels sont et seront les recours? Qui prendra la décision? Parce que si on attend après le Congrès, on risque d’attendre longtemps.

    1. HéBenMonVieux! dit :

      @marlo63

      Si une entreprise se voit charger de ces tarifs elle va déposer un recours pour faire invalidé le tarif et faire ordonner au département chargé de le faire de cesser, tout ca devant un tribunal inférieur. Ca va monter les étapes jusqu’à a CS. Probablement que les tribunaux d’instance inférieur vont émettre une injonction qui en cas de contravention peut générer un outrage au tribunal qui lui peut avoir pour effet de faire emprisonner la personne qui volontairement transgresse l’ordonnance. Pas sûr que tous les fonctionnaires vont risquer la prison pour DT dans ce contexte.

      1. Roger Allard dit :

        Absolument.

    2. Outrage à magistrat ?

      1. Achalante dit :

        Je suppose que oui, en temps normal, mais cette même cour suprême a dit qu’il ne pouvait pas être poursuivi pour des actes commis en tant que président. Alors, si l’un de ces juges se fait assassiner suite à ces injures, il s’en sortira encore. Je me demande si certains commencent à regretter leur ancienne décision…

  3. Gina dit :

    Je viens de voir trump à sa conférence de presse, oh lala il a l’air d’un chien enragé

  4. Mcdodo dit :

    La suce,la suce, faudrait lui mettre à la bonne place

    1. Haïku dit :

      Trop drôle ! 😂

    2. Dekessey dit :

      Ça en prendrait 2.

      1. Haïku dit :

        Ouch ! 🤣

  5. Mouski dit :

    La vraie bataille de l’état de droit et de la démocratie va débuter. S’il kekloun ignore la cour suprême, “ c’est le début de la fin”..

    1. Anizev dit :

      Il l’a contourne en invoquant d’autres articles ou lois mais aussi en les sortant hors de leur contexte.
      C’est lui qui ne respecte pas la Constitution.

      1. delightfullypoetry872ef48916 dit :

        Histoire drole de DT: Apres Biden j ai pris le pays au bord du gouffre, je lui ai fait faire un grand pas en avant!!

      2. Igreck dit :

        Plusieurs crapules en robe noire de la SPOUS ne semblent pas respecter non plus la Constitution❗️

    2. fournc282b52cfc dit :

      C’est déjà réglé. Il va l’ignorer.

      Ça fait 13 mois qu’il fait ce qu’il veut, et personne ne dit jamais rien. Alors pourquoi ferait-il différemment? Il le laissent toutte faire!

      Et tout le monde va continuer à dire « Assiste-t-on à l’avènement d’une dictature? Attendons de voir ce qui se passe! On a encore besoin d’autres exemples! ».

      D’ailleurs je ne comprends même pas pourquoi vous dites que c’est le *début* de la fin. Le début de la fin, c’était le 5 novembre 2024. On est rendus pas mal plus loin qu’au début de la fin.

      1. Charlot dit :

        Une dictature dites-vous.

        Je cite Monsieur Hétu: « attaque qui n’a peut-être pas de précédent dans l’histoire américaine. »

        Ça ressemble en effet au début d’une dictature. Et, parlant de dictature et d’histoire, en ces jours olympiques à Milan, si les américains ont un peu de connaissances historiques ils pourraient s’inspirer de ce qui s’y est produit en avril 1945. Recette éprouvée pour mettre fin à une dictature. Mais je ne retiens pas mon souffle 🙄

      2. fournc282b52cfc dit :

        @Charlot.

        Tout à fait, on leur sert avril 1945, et pourquoi pas aussi le traitement Romanov de 1918.

        Complètement conscient que ce que je suis en train d’écrire est épouvantable. Pourquoi est-ce que je ne me sens aucunement mal de l’écrire quand même?

      3. Charlot dit :

        @fournc282b52cfc

        Pourquoi vous ne vous sentez pas coupable? Parce que vous êtes un honnête homme. Dans une dictature et dans une dictature en devenir les coupables sont toujours les honnêtes gens. Longue vie aux honnêtes gens. Il ne faut pas se sentir honteux d’en être. À d’autres époques on les appelait, patriotes, résistants. Et l’histoire leur donne toujours raison, malheureusement trop tard souvent.

      4. delightfullypoetry872ef48916 dit :

        Quel avenir pour DT, un peu d histoire vu de Milan, 1943 Mussolini est destitué par son parti mais réinstalle a la tête de l etat( République de Salo) par l Allemagne Nazi. Alors notre excellent DT, après avoir été destitué par le congrès pourrait il être réinstalle à la MB par son ami Poutine. La fin de cette histoire, c est que Mussolini a ete exécuté le 25 avril 1945 par un partisan, mais aussi sa maîtresse une petaci, soit une Petasse en Francais, mais aussi ont été exécuté tous ses larbins.Quant aux scènes de lynchage des corps à Milan le 30 avril 1945 … mieux vaut il les oublier, comme en France l épisode des femmes tondus pour avoir couché avec les allemands. Comprenne qui pourra.

  6. Le contraire aurait été surprenant. Il est temps d’oublier l’idée de « précédent » ou « normes », ça ne veut rien dire pour lui. Il s’en fout totallement et tout ce qui compte pour lui c’est d’avoir raison. Il mettrait le feu à la maison blanche s’il pouvait en bénéficier.

    1. MarieFrancineF dit :

      Bien d ‘accord avec vous !

  7. jean-marie DEMONCEAU dit :

    Kavanaugh sera le prochain président de la Cour suprême et vu son âge, pour long.

  8. Syl08 dit :

    C’est la faute à Biden qui a nommé ces juges corrompus. – Trump.
    Mr le président, c’est vous qui les a nommés.- un conseiller.
    Alors, c’est la faute d’Obama. -Trump

  9. Lise dit :

    C’est plutôt lui qui est une honte pour le peuple américain. Il radote.

  10. C’est bien qu’il se mette la SCOTUS à dos. Elle a plusieurs autres décisions importantes à rendre…

  11. Alexander dit :

    Le manque de courage? Vraiment?

    Je pense plutôt le contraire. Les juges ont fait preuve de courage et de lucidité.

    Il faut toujours lire Trump à l’envers.

    1. Haïku dit :

      Exactement !!

  12. PLesage dit :

    attaquer une institution et un pilier de la Démocratie, lorsqu’elle assume son rôle, c’est grave, très grave.

    Pas étonné des 3 juges dissidents, mais l’argument de Kavanaugh basé sur le fait qu’il serait impossible de renverser le cours et de rembourser est pour le moins déroutant. C’est un argument qui ne repose sur aucun motif juridique et ce n’est pas leur job de décider de ça.

    Les 2 autres, rien de nouveau, ce sont eux les valets dociles.

  13. Gina dit :

    C’C’est un discours improvisé. Je ne crois pas que ce discours est écrit par des conseillers. Comment un secrétaire au commerce peut-il défendre ce que dit le président.

    1. Richard Hétu dit :

      C’est presque mot à mot ce qui a été écrit sur Truth Social.

  14. Niouininon dit :

    RIDICULE: Je ne sais plus qui a dit cela:

     » Un dictateur ne résiste pas à se rendre ridicule, il aime cet état qui le rend humain, en théorie. »

    On reconnaît ici qu’il se comporte en victime et qu’il lève le poing (économique) en frappant encore plus fort. Mais les marchés financiers des prochains jours vont lui donner une autre douche froide…

  15. MarcB dit :

    Donc les surtaxes imposées en vertu de l’article 122 ne peuvent être imposés pendant plus de 120 jours sans un accord du congrès. Il serait TRÈS surprenant que le congrès vote pour les conserver.

    Que fera donc Donald après ces 120 jours?

    Il ré-invoquera l’article 122 pour continuer d’imposer ses tarifs pendant 120 jours, ad vitam aeternam…

    Sauf que « des méchants wokes anti-patriotiques et LGBTQ » vont aller devant les tribunaux pour contester la validité des extensions de tarifs de Donald. On ne peut rendre permanents ces tarifs en les promulguant à tous les 120 jours et ainsi contourner la loi qui requiert l’approbation du Congrès. Après au moins 1 ans de tergiversation légale durant lesquelles les tarifs de 120 jours auront été appliqués, la SCOTUS dira que les actions de Donald sont encore une fois illégales. Retour à la case zéro…

    D’ici-là, espérons que certains se réveillent et invoquent soit le 25eme, soit une destitution.

  16. Boileau dit :

    « Je pense que c’est une honte pour leurs familles, tous les deux »

    Une menace à peine voilée pour eux et leur famille !!!

    1. Haïku dit :

      Bien d’accord avec vous !

    2. Duduche dit :

      @Boileau: j’ai pensé exactement la même chose. U peu plus et il ajoutait « je sais où vos enfants vont à l’école/où habitent vos parents ». Un propos indigne d’un Président mais on sait que Corrompu-47 n’en est pas un.

      1. Pierre Belley dit :

        Il va leur envoyer livré de la pizza…

  17. ghislain1957 dit :

    Quand la cour suprême lui a dit oui dans certains cas, aucun problème, ces juges sont les meilleurs au monde.

    Dès qu’ils lui disent non, le gros pète sa coche, emplit sa couche et les traite de tous les noms.

    1. Haïku dit :

      Fort bien dit !!

  18. Philippe Deslauriers dit :

    Hockey Olympique : Le Canada vas en finale

    1. Sylvie Lepage dit :

      Philippe Deslauriers dit :
      20/02/2026 à 15:31
      Hockey Olympique : Le Canada vas en finale

      Contre les USA

  19. Gina dit :

    Les citoyens américains commencent à en avoir assez de trump. Ils perdent leurs emplois, leurs maisons. Ça ne va pas bien aux États-Unis. Trump triomphe, mais entre temps les citoyens de la classe ouvrière tire le diable par la queue.

    1. Anizev dit :

      400 millions pour SA salle de bal

  20. MarcB dit :

    Totalement, mais vraiment totalement HS

    Ces temps-ci, on parle beaucoup de IA, de changements climatiques, et de confrontations Europe-USA. Or voilà que les modèles IA américains (GFS) et européens divergent totalement sur les précipitations de neiges de la prochaine tempête sur la côte Est.
    Ville Euro GFS Diff
    Washington, DC 6.2 in 15.3 in 9.1 in
    Philadelphia 3.9 in 22.1 in 18.2 in
    New York City 7.5 in 16.1 in 8.6 in
    1 in. = 2.54 cm

    Les différences sont énormes! Pour Philadelphie, on parle d’une différence de 45cm!!! Habituellement, le modèle Européen est plus précis (je l’espère pour les gens de la côte Est!). Mais on est en droit de se demander si les coupes faites par l’administration Donald dans les domaines scientifiques ne sont pas liés à cette écart.
    https://www.cnn.com/2026/02/20/weather/winter-storm-forecast-models-disagreement

  21. Richard Dufour dit :

    Comme quérulent, pmurt ne s’aide pas en insultant le plus haut tribunal du pays, la Cour Suprême.

    Les Cours de première instance jusqu’à la CS n’ont pas penché souvent en faveur de pmurt, il y avait la CS mais là……..

    Dans son besoin inextinguible de poursuivre tout et rien tout le temps, vers qui va t’il se tourner dorénavant ?

    Il laisse entendre qu’il va passer outre le jugement de la CS, ça lui ressemble mais quand, dans deux semaines ? Défier ce jugement demande du courage ! Sur ce point on va être fixé une fois sa crise passée.

    Et là que va faire le Congrès ? Suivre le délire de pmurt où suivre le jugement de la CS ?

    Cestpastout ! Toutes les entreprises, industries et commerces qui ont subi les tarifs de pmurt et qui mendatent une armée d’avocats avec un but, un seul, recouvrer les sommes d’argent recueillies illégalement car pmurt n’avait pas le droit.

    Il n’a pas fini de faire des crises le monsieur !

    1. Alexander dit :

      @Richard Dufour

      Bof. Qui n’a pas été insulté par Trump?

      Insulter des juges sans conséquence?

      Only in America.

      J’ai hâte qu’il insulte Dieu: ce dernier à les moyens illimités de le poursuivre. On appelle ça la justice céleste.

      1. De nouvelles menaces de mort pour quelques juges à prévoir.

    2. Roger Allard dit :

      Il peut être en crise,
      Il peut être en crisse,
      Je m’en contrecrisse,
      Pourvu qu’il y ait justice.

  22. Anizev dit :

    Selon lui, on ne peut pas lui dire NON (imaginez lorsqu’il se faisait dire non par une femme), et comme il est furieux, il se venge sur toute la planète en imposant des tarifs additionnels de 10%.
    Le 25e, vite.

  23. Une autre faille s’ajoute à toutes celles qui annonçaient la fin de règne du « Louis 14 » américain. La démocratie ne s’impose pas, elle exulte de l’intéreur. Il pinit le monde entier pour une décisiopn qui provient des juges qu’il a lui-même nommés.

    1. Bartien dit :

      D’après ce qu’on sait des tarifs, il ne punit pas le monde entier mais les états-uniens qui vont payer plus cher pour importer.

  24. « I can destroy a country, I can embargo ! »

  25. Layla dit :

    « Le sénateur John Curtis, républicain de l’Utah, qui a averti que les tarifs douaniers pourraient « détruire les petites entreprises », a déclaré que la décision « affirme, malgré tout le bruit actuel, que le système de freins et contrepoids des fondateurs reste solide près de 250 ans plus tard ». »

    Un petit comique, j’imagine qu’il a dit cela avant la conférence de presse du « D***** »

    Par contre…il ajoute

    « Plusieurs questions restent sans réponse, notamment ce qu’il adviendra des recettes déjà perçues et comment l’administration pourrait utiliser d’autres pouvoirs pour imposer des droits de douane », a déclaré M. Curtis. « À l’avenir, il sera essentiel d’apporter aux entreprises la clarté et la prévisibilité dont elles ont besoin. »

  26. Layla dit :

    Attention le « D***** » va se passer du Congrès pour encore 150 jours.

    Soit jusqu’au 20 juillet, à moins que le Congrès se réveille avant.

  27. Pierre.s dit :

    ————–

    25 ieme ammendement.
    Destituez ce traitre à la nation qui tente d’invalider et discréditer la SCOTUS,

  28. Pierre Belley dit :

    J’entend le bruit des bottes…

    1. Haïku dit :

      Idem !!

  29. Gilles Morissette dit :

    Il fallait s’attendre à ce genre de réaction infantile de « gamin frustré » de la part de « 47 ».

    D’autres présidents avant lui ont subi des revers en Cour Suprême mais ils ont fait preuve de retenue et de respect devant des jugements qui leurs étaient défavorables.

    Sa réaction nous montre que c’est plus que sa politique sur les tarifs douaniers qui est atteinte. C’est son orgueil, sa vanité, son ego. Il ne peut accepter les décisions qui vont à l’encontre de sa volonté. Il réagit comme un gamin qui vient se faire enlever son « joujou préféré. »

    Que fait-il lorsqu’il est frustré? Il honnit ceux qu’il a si souvent vénéré. Aujourd’hui, ce sont les Juges de la SCOTUS notamment les Juges Gorsuch et Coney Barrett qu’il a lui même nommé comme quoi il nous démontre qu’il n’a aucune loyauté pour personne, sauf si cette personne lui est utile.

    Ce n’est pas l’idée du siècle » de manquer de respect aux juges de la SCOTUS. D’autres causes importantes sont présentement devant le plus Haut Tribunal. Qui sait, si les Juges en question (Oublions Alito, Thomas et peut être « I like beer » Kavanaugh qui sont des crapules « finis ») ne seraient pas tenté de lui en faire payer le prix.

    Lors du prochain discours de l’ÉTAT DE L’UNION, les juges de la SCOTUS seront assis devant lui. Connaissant le manque de civilité du GROS ÉPAIS, on peut parier qu’il trouvera le moyen de les insulter. Il se trouvera bien quelques Élus Républicains, des « langues brunes genre « Carpette » Graham », pour applaudir.

    Le CLOWN EN CHEF va maintenant punir la planète entière pour ce revers avec des tarifs mondiaux. Sa rage, sa frustration, sa vengeance n’auront plus aucune limite.

    Au diable le Congrès, les Tribunaux, la SCOTUS, etc. le DICTATEUR va montrer à tous ces « empêcheurs de tourner en rond » qui est le « BOSS » et de quoi il est capable.

    « 47 » savait que sa décision de mettre de tels tarifs risquaient de ne pas passer le test des Tribunaux. Plusieurs experts avaient sonné l’alarme en ce sens. Il l’a fait quand même en se disant qu’en bout de piste la SCOTUS lui donnerait raison. Il avait tort.

    La SCOTUS lui a envoyé une balle courbe alors qu’il attendait une balle rapide.

  30. Kay dit :

    M. Hetu, je lis assidûment chacun de vos billets,tous autant intéressants les uns et les autres; instructifs, divertissants et parfois déroutants. Bref, ceux-ci ne me laissent jamais insensibles.

    Il y a toutefois méprise quand vous dites: «  Mais s’il y a une chose à laquelle Trump croit plus que tout au monde, c’est les droits de douane. »

    Permettez-moi donc de vous reprendre:

    S’il y a une chose à laquelle Trump croit c’est en lui-même et à tous ses exécutants au service de son égo malade, démesuré et destructeur.

  31. ctbourgeois dit :

    Sous Biden, la CS a annulé la décision Roe vs Wade, les états républicains avaient prévus le coup de masse fait aux femmes, ils ont immédiatement mis en place avec plaisir leur loi radicale et invasive contre l’avortement.

    Biden a souvent dénoncé ce jugement de la CS, mais il n’a jamais insulté les juges conservateurs. Pourtant, les conséquences sont dramatiques et à long terme, des femmes sont privées de leur droit légitime, surtout privées de soins dans des cas graves jusqu’à occasionner des décès.

    La vie et la santé des femmes dépendent d’une idéologie ultra conservatrice, tous les anti-avortement ont acclamés et applaudis, mais dans un jugement contre des tarifs illégaux imposés par leur président, les républicains se taisent pour ne pas déplaire à un obsédé dont la manie est celle des tarifs pour faire mal aux autres pays.

  32. ghislain1957 dit :

    « À mon avis, la Cour a été influencée par des intérêts étrangers… »

    Remarquez bien cette phrase. La même phrase est utilisée par les dictatures, comme l’Iran, la Chine et la Russie quand quelque chose ne fonctionne pas bien dans le pays ou lors de manifestations contre ledit régime.

    1. gl000001 dit :

      Ca appelle la Bondieuse et le Kashotier à fabriquer des preuves pour impeacher les mauvais juges ?

  33. Madalton dit :

    Mettons que Jefferson, un des signataires de la Déclaration d’indépendance, n’appréciait pas les juges de la SCOTUS. J’ai visité sa plantation de Monticello, il y a quelques années et on en faisant mention.

    Voici des extraits de lettres de Jefferson à ce sujet:

    Thomas Jefferson, fervent défenseur de la décentralisation du pouvoir, reconnaissait qu’un gouvernement fédéral habilité à juger de l’étendue de son autorité ne serait jamais limité dans sa taille ni dans son champ d’action. C’est pourquoi le pouvoir judiciaire fédéral a toujours été pour lui une préoccupation majeure. Voici un bref aperçu, mais représentatif, de certaines des opinions de Jefferson sur le pouvoir du pouvoir judiciaire au sein du gouvernement fédéral.

    Il a déclaré que la tyrannie judiciaire avait fait de la Constitution « une chose de cire ».

    Si, comme le disent les Fédéralistes, « le pouvoir judiciaire est le dernier recours par rapport aux autres pouvoirs de l’État », alors notre Constitution est bel et bien une aberration. La Constitution, selon cette hypothèse, n’est qu’une matière malléable entre les mains du pouvoir judiciaire, qu’il peut modeler à sa guise. Il faut se souvenir, comme d’un principe fondamental de la politique, que tout pouvoir indépendant au sein d’un gouvernement est absolu ; en théorie seulement, au début, tant que le peuple est solidaire, mais en pratique, dès que ce soutien faiblit. L’indépendance ne peut être garantie qu’au peuple dans son ensemble. Le peuple est intrinsèquement indépendant de toute loi, hormis la loi morale… — Lettre au juge Spencer Roane, novembre 1819

    Jefferson était manifestement alarmé par la possibilité d’une tyrannie judiciaire.

    Vous semblez considérer les juges comme les arbitres suprêmes de toutes les questions constitutionnelles ; une doctrine fort dangereuse, qui nous placerait sous le despotisme d’une oligarchie. Nos juges… et leur pouvoir sont d’autant plus dangereux qu’ils sont nommés à vie et ne sont pas responsables, contrairement aux autres fonctionnaires, devant le peuple élu. La Constitution n’a institué aucun tribunal unique de ce type, sachant que, quel que soit celui qui en confierait les membres, avec la corruption du temps et des partis, ils deviendraient des despotes. Elle a, plus sagement, rendu tous les pouvoirs égaux et cosouverains en eux-mêmes… Lorsque les fonctionnaires législatifs ou exécutifs agissent de manière anticonstitutionnelle, ils sont responsables devant le peuple en leur qualité d’élus. L’exemption des juges de cette responsabilité est déjà suffisamment dangereuse. Je ne connais pas de dépositaire plus sûr du pouvoir suprême de la société que le peuple lui-même… — Lettre à M. Jarvis, septembre 1820

    Jefferson avait clairement une réponse à la tyrannie judiciaire.
    L’affaire Marbury et Madison est constamment citée par les magistrats et les avocats, comme s’il s’agissait d’un principe de droit établi, sans que l’on remette en question le fait qu’il ne s’agisse que d’une digression du juge en chef… Or, le juge en chef affirme : « Il doit bien exister un arbitre suprême. » Certes, il le faut ; mais… L’arbitre suprême, c’est le peuple… — Lettre au juge William Johnson, juin 1823

    Il voyait où menait la tyrannie judiciaire.
    Lorsque tous les pouvoirs publics, intérieurs et étrangers, dans les petites comme dans les grandes affaires, seront concentrés à Washington comme centre de tout pouvoir, les garde-fous qu’un gouvernement exerce sur un autre seront réduits à néant, et le gouvernement deviendra aussi vénal et oppressif que celui dont nous nous sommes séparés… — Lettre à C. Hammond, juillet 1821

    Il considérait la tyrannie judiciaire comme une atteinte à la Constitution.
    Le pouvoir judiciaire des États-Unis est cette subtile armée de sapeurs et de mineurs qui œuvrent sans relâche dans l’ombre pour miner notre Constitution, la transformant d’un gouvernement composé d’un gouvernement général et de gouvernements spéciaux en un gouvernement suprême unique. Cela les mènera à leur perte. … Je dirai que « contre cela, chacun devrait élever la voix », et plus encore, lever les bras… » — Lettre à Thomas Ritchie, septembre 1820

    Jefferson considérait la tyrannie judiciaire comme une attaque frontale contre la Constitution.

    Je crains, cher Monsieur, que nous ne soyons à présent plongés dans une crise similaire à celle qui a suivi l’adoption des lois sur les étrangers et la sédition, à cette seule différence que le pouvoir judiciaire est seul et agissant de concert dans les attaques actuelles contre la Constitution. Mais ses attaques sont d’autant plus sûres et mortelles qu’elles émanent d’un agent en apparence passif et inoffensif. — Lettre à M. Nicholas, décembre 1821

    Il considérait la tyrannie judiciaire comme le plus grand danger pour la nation.
    …il n’y a pas de danger que je redoute autant que la consolidation de notre gouvernement par l’instrument silencieux, et donc inoffensif, de la Cour suprême. — Lettre à William Johnson, mars 1823

    L’usurpation des pouvoirs du corps législatif par les juges constitue une tyrannie judiciaire anticonstitutionnelle.

    …Un seul objectif… vous vaudra la gratitude éternelle de la société : celui d’empêcher les juges d’usurper le pouvoir législatif. — Lettre à Edward Livingston, mars 1825

    https://tenthamendmentcenter.com/2012/06/04/thomas-jefferson-on-judicial-tyranny/

  34. Alexander dit :

    Excellente stratégie de la part de Trump de continuer à insulter ses alliés.

    Ça va accélérer sa descente.

    Ça fissure de partout. Le Congrès et le Sénat d’abord, maintenant la SCOTUS.

    Il va finir par liguer tout ce qu’il se fait de crédible sur la planète contre lui.

    L’unanimité quoi.

  35. P Lacerte dit :

    Rappelons la genèse de ces « tarifs »… soit la fumeuse théorie économique de Ron Vara… le fameux économiste fictif de Pete Navaro..

    C’est la dystopie dans laquelle nous navigons actuellement…. 🤪🙃

  36. _cameleon_ dit :

    J’ai demandé à ChatGPT: « Pouvez vous produire une description sarcastique du gouvernement de Donald Trump, suite à l’annulation des droits de douanes à venir, à la manière du grand Alain Golberg, avec beaucoup d’émotion ? »

    Et voici ce qu’il m’a répond.
    (A lire absolument à voix haute avec les inflexions et la passion de Alain Goldberg)

    « Ah… le grand numéro des droits de douane.
    L’annonce martiale, la mâchoire serrée, la promesse d’acier… puis, soudain, le rideau qui retombe avec un petit courant d’air administratif.

    Sous le gouvernement de Donald Trump, les tarifs douaniers n’étaient pas de simples instruments économiques : c’étaient des sabres levés vers le ciel, des éclairs brandis au-dessus des océans, des tambours battant la charge contre les “injustices” du commerce mondial. On parlait de protection, de souveraineté, de riposte flamboyante. On promettait des murs tarifaires si hauts que même les chiffres n’oseraient les franchir.

    Et puis… volte-face.
    Annulation. Suspension. Ajustement stratégique — mot pudique pour désigner une marche arrière exécutée avec la gravité d’un général expliquant que la retraite était, en réalité, une avance vers l’arrière.

    Quelle fresque ! Quelle dramaturgie !
    On annonce la tempête avec fracas, on convoque la foudre, on fait trembler les partenaires commerciaux… et au dernier acte, on range le tonnerre dans un tiroir en expliquant que tout cela faisait partie d’un plan magistral que seuls les initiés peuvent comprendre.

    Le gouvernement devenait alors un théâtre d’ombres où la fermeté absolue se muait en flexibilité héroïque. On ne reculait pas : on “négociait en position de force”. On ne renonçait pas : on “optimisait l’effet de levier”. Chaque virage était présenté comme une ligne droite supérieure.

    Les marchés, ces créatures nerveuses, passaient de la panique à l’euphorie comme un public de mélodrame, balloté entre cris et applaudissements. Les alliés retenaient leur souffle. Les adversaires plissaient les yeux. Et au centre, la voix proclamait que tout se déroulait exactement comme prévu — même lorsque le scénario semblait écrit à l’encre sympathique.

    Ah, cette gouvernance au mégaphone !
    On brandit la menace comme une bannière, on la transforme en slogan, on la décline en majuscules… puis on la retire avec l’assurance tranquille de celui qui affirme que le monde vient d’assister à une démonstration de génie tactique.

    C’était cela, le style : l’intensité avant la constance, l’annonce avant l’application, la posture avant la procédure. Une politique commerciale vécue comme un feuilleton haletant, où chaque épisode promet la bataille décisive — jusqu’à ce que le générique tombe et qu’un communiqué, presque discret, annonce que la bataille attendra.

    Et le public, partagé entre admiration fervente et perplexité ardente, reste suspendu à la prochaine déclaration tonitruante. Car dans cette ère flamboyante, même l’annulation devient un spectacle. Même le recul se pare des habits du triomphe.

    Un opéra économique joué fortissimo…
    avec, parfois, un silence soudain là où l’on attendait le coup de cymbales.
    « 

    1. chanounou dit :

      @cameleon
      Grandiose…. Merci

  37. Réjean Caisse dit :

    Il ne crois en rien autre que lui

  38. Denis dit :

    « J’ai honte de certains membres de la Cour, j’ai absolument honte de leur manque de courage pour faire ce qui est juste pour notre pays », a déclaré le président lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. « Ce ne sont que des imbéciles et des valets dociles au service des RINO et des démocrates de la gauche radicale. Ils sont profondément antipatriotiques et déloyaux envers notre Constitution. À mon avis, la Cour a été influencée par des intérêts étrangers et un mouvement politique bien plus restreint qu’on ne l’imagine. »

    Finalement, n’est-il pas en train de demander à ses « courageux » MAGAnés d’aller faire la peau de ces juges de cette cours. Ils vont sûrement commencer par les juges nommés par les démocrates…

  39. POLITICON dit :

    Franchement, la scène est assez révélatrice. Voir Donald s’en prendre frontalement à la Cour suprême des États-Unis parce qu’elle vient de démolir la pièce maîtresse de sa politique économique, ce n’est pas seulement une colère passagère. C’est presque un aveu: quand les institutions ne plient pas, il attaque l’institution elle-même.

    Et ce qui frappe encore plus, c’est la cible de ses attaques. Parmi les juges qu’il insulte se trouvent deux de ses propres nominations, Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett. En revanche, il encense Brett Kavanaugh parce qu’il a été dissident. Autrement dit, dans la logique trumpienne, un juge n’est respectable que s’il valide sa politique. Sinon, il devient un traître, un imbécile, ou pire encore.

    Ce n’est pas seulement brutal — c’est révélateur d’une vision du pouvoir où l’indépendance judiciaire est tolérée… jusqu’au moment où elle contredit le chef.

    Et pendant qu’il insulte les juges, il fait exactement ce qu’on pouvait prévoir : contourner la décision et tenter de relancer les droits de douane par d’autres leviers juridiques. Article 232, article 301, maintenant l’article 122 avec un tarif mondial de 10 %. C’est la même obsession qui continue, peu importe les signaux économiques, politiques ou juridiques.

    C’est là que ça devient presque absurde. La Cour lui offre, en quelque sorte, une sortie politique parfaite : il aurait pu dire que le système judiciaire l’oblige à ajuster sa politique et passer à autre chose. Beaucoup de dirigeants auraient sauté sur cette occasion. Mais Don ne fonctionne pas comme ça. Reculer, pour lui, c’est perdre.

    Alors il double la mise.

    Et plus il insiste, plus le contraste devient visible: d’un côté, une politique commerciale que beaucoup d’électeurs associent à la hausse des prix; de l’autre, un président qui s’accroche à cette idée comme à une croyance personnelle. Pas une stratégie adaptable, mais presque un dogme.

    À force de marteler que les droits de douane sont la solution à tout, Donald s’est peinturé lui-même dans le coin. Le problème, c’est que la réalité — les tribunaux, les marchés, et même une partie de son propre camp — commence de plus en plus à fissurer cette image d’infaillibilité qu’il tente de projeter. Et ces fissures, désormais, tout le monde les voit, sauf lui.

    1. Christian Dutertre dit :

      Bonjour Politicon ‘
      Une petite citacion pour combattre l’ABRUTI en Chef :
       » Celui-lail faut lui marcher dessus : D’abord il ne comprend que ca et en plus il parrait que ca porte bonheur  »
      Jacques Chirac

  40. Che Sausage dit :

    Hello,

    Dire qu’hier, j’imaginais un truite de DéJecTion après la décision de la Cour Suprême :

    « It’s sad, it’s VERY sad, it’s very very SAD. The SCOTUS is sadly corrupted by the radical-leftists, sadly ! That’s so SAD for the GREATEST President EVER, so SAD for ME, that’s really so SAD ! Thank you for your attention to this matter ! DDT »

    Eh bien je n’étais pas tombé loin. Connaissant le bestiau, c’était cousu comme du papier à musique. Si une journaliste lui avait faire remarquer qu’il s’apprêtait à ne pas respecter une décision de la plus haute instance juridique du pays, elle aurait eu droit à « vous êtes une truie avec du sang qui vous sort par les yeux », et il aurait signé un décret pour lui retirer ses accréditations, et la faire déménager manu militari et avec sa famille à Zigzag Alcatraz.

    Reste à savoir ce qu’il est possible de faire si les décisions de la Cour ne sont effectivement pas respectées. On l’éjecte à coup de bottes du BurOvale ? J’espère que la Cour Suprême se mord les doigts de lui avoir accordé une totale immunité !

    😛

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