Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

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À partir de juillet, les avortements pourraient être interdits au Mississippi dès la détection d’un battement de coeur foetal, soit environ six semaines après le début de la grossesse, en vertu d’une loi promulguée hier par Phil Bryant, gouverneur de cet État. La mesure – l’une des plus restrictives en la matière aux États-Unis – intervient un an après qu’un juge fédéral a invalidé une loi du Mississippi interdisant l’avortement après la 15e semaine de grossesse. Le gouverneur a défendu la nouvelle loi en invoquant «le désir des gens du Mississippi de protéger le caractère sacré de cette vie à naître». Son État semble cependant attacher une moindre importance à la vie des nouveaux-nés et des enfants.
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Donald Trump n’a de cesse de répéter que les États-Unis doivent construire un mur le long de la frontière avec le Mexique pour empêcher les migrants de chercher refuge dans son pays. Mais la photo qui coiffe ce billet, diffusée par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, contredit le message du président, selon le Washington Post. Elle montre un groupe de 127 migrants guatémaltèques qui ont traversé illégalement le Rio Grande le 7 mars dernier pour ensuite se présenter à un port d’entrée et réclamer l’asile. Lire la suite

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Les électeurs démocrates n’ont jamais été aussi enthousiastes à l’idée de participer à une élection présidentielle. L’ennui, c’est que les électeurs républicains le sont encore plus qu’eux, selon un sondage CNN/SSRS publié plus tôt cette semaine. Pas moins de 57% de républicains se disent «extrêmement enthousiastes» à l’approche du prochain scrutin présidentiel contre 46% pour les démocrates. L’écart s’explique probablement par le fait que les républicains sont très (très) en phase avec Donald Trump, alors que les démocrates se cherchent encore un candidat. Mais cette quête est en soi susceptible de refroidir l’enthousiasme de certains d’entre eux si elle contribue à diviser leur parti. Et le site Politico fournit aujourd’hui aux démocrates une autre raison de s’inquiéter à l’approche de 2020.
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«Le phénomène» : le titre du nouveau numéro de l’hebdomadaire Time ne semble pas exagéré. Moins de trois mois après son entrée au Congrès des États-Unis, et avant même d’avoir célébré son 30e anniversaire de naissance, Alexandria Ocasio-Cortez est devenue une figure emblématique de la politique américaine, célébrée par la gauche et conspuée par la droite. L’ascension fulgurante de la représentante de New York, telle que décrite par le magazine, devrait rendre jaloux certains candidats démocrates à l’élection présidentielle de 2020, à en croire les réponses d’un groupe témoin réuni la semaine dernière au Wisconsin par le site Axios.
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Bernie Sanders a annoncé hier soir qu’il voulait suivre l’exemple de la Nouvelle-Zélande en interdisant les armes semi-automatiques aux États-Unis. «C’est ce à quoi ressemble une vraie action pour mettre fin à la violence liée aux armes», a tweeté le sénateur du Vermont et candidat à l’élection présidentielle de 2020. «Nous devons suivre l’exemple de la Nouvelle-Zélande, affronter la NRA et interdire la vente et la distribution des armes d’assaut aux États-Unis», ajoutant son nom à la liste des candidats démocrates à la présidence qui prônent une telle mesure. Lire la suite

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Jusqu’à mardi matin, David Sirota était un journaliste intrépide qui s’échinait à prendre en défaut les démocrates qui ne correspondaient pas à son idéal progressiste. En 2016, il a contribué à noircir le portrait d’Hillary Clinton et, trois ans plus tard, ciblé d’autres démocrates impurs à ses yeux, de Beto O’Rourke à Kamala Harris en passant par Cory Booker et Joe Biden. Le seul candidat à la présidence qui a échappé à ses articles et tweets critiques, révélateurs ou plus souvent tendancieux : Bernie Sanders.
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Il y a 16 ans aujourd’hui, le New York Times publiait cette une pour marquer le début de l’invasion de l’Irak par une coalition internationale menée par les États-Unis qui n’avaient eu de cesse de convaincre leurs alliés que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. L’anniversaire de cette intervention inutile et désastreuse démontre que certains de ses promoteurs tentent encore aujourd’hui de nous faire croire que les faucons de l’administration Bush n’ont pas menti sur la question des ADM. À preuve ces tweets de l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Flesicher, qui ont suscité de nombreuses réactions : Lire la suite

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Quand Andrew Gillum a signalé au début de la semaine qu’il ferait une importante annonce aujourd’hui, j’ai pensé, comme beaucoup d’autres, que le candidat malheureux à l’élection de novembre dernier au poste de gouverneur de Floride se lancerait à son tour dans la course à la Maison-Blanche. Une telle candidature aurait été plus ou moins crédible, et ce, en dépit du talent et du charisme indéniables du politicien afro-américain. Mais l’annonce que fera Gillum plus tard aujourd’hui sera d’une toute autre nature, même si elle concernera la présidentielle de 2020.
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Rien n’illustre mieux la servilité des républicains du Congrès à l’égard de Donald Trump que leur attitude face aux propos abjects et mensongers du président concernant feu John McCain, cet ancien candidat présidentiel du GOP qui a longtemps servi au Sénat sous la bannière de ce parti et acquis le statut de héros militaire durant la guerre du Vietnam. Il a fallu que le chef de la Maison-Blanche reprenne ses critiques contre son compatriote décédé devant un visiteur étranger, Javier Bolsonaro, pour qu’un autre ancien candidat républicain à la présidence, Mitt Romney, se sente pousser hier soir à exprimer non pas son dégoût ou sa colère mais son incompréhension.
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Joe Biden a fait savoir à une demi-douzaine de supporteurs clés qu’il avait l’intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2020, selon le Wall Street Journal, qui précise que l’ancien vice-président a fait appel à leur aide pour récolter rapidement des millions de dollars auprès de donateurs fortunés. Selon le Journal, Biden reconnaît qu’il ne pourrait répéter les exploits de Beto O’Rourke et Bernie Sanders, qui ont chacun amassé environ 6 millions de dollars dans les 24 premières heures suivant l’annonce de leur candidature. Mais l’oncle Joe partirait avec un certain avantage, si l’on se fie à au moins deux sondages menés auprès des électeurs démocrates et publié aujourd’hui.
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Il y a quatre jours, le gouvernement américain a annoncé qu’il n’accordera pas de visa aux responsables de la Cour pénale international (CPI) chargés d’enquêter sur de possibles exactions commises en Afghanistan, notamment par les troupes américaines. Cette mesure, sans précédents, a tout de suite entraîné une salve de critiques, notamment de la part de l’ONG Human Rights Watch. Lire la suite

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«N’eût été Martha Mitchell, il n’y aurait pas eu de Watergate.» En 1977, Richard Nixon tenait ces propos lors de la célèbre interview qu’il accordait à David Frost. L’ancien président voulait dire que la femme de John Mitchell, son ancien procureur général, avait empêché ce dernier de se concentrer sur son travail. Travail qui consistait ni plus ni moins à dissimuler son rôle et celui de la Maison-Blanche dans le cambriolage du QG du Parti démocrate à Washington. Et comment Martha avait-elle déconcentré son mari? En multipliant dans les médias les déclarations à l’emporte-pièce sur le scandale du Watergate, comportement qui lui avait valu les surnoms «Martha the Mouth» ou «The Mouth of the South».
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