
« Ces dernières semaines, il a paru pris au piège, sa présidence peu à peu happée par une guerre dont il ne trouve pas d’issue.
Il a découvert des limites à son pouvoir qu’il pouvait à peine soupçonner lorsqu’il a engagé des opérations de combat de grande envergure, le 28 février, en assignant pour objectifs de mettre un terme rapide au programme nucléaire iranien et de renverser le gouvernement du pays. Cinq mois plus tard, ces objectifs demeurent presque entièrement inaccomplis. Et M. Trump, autrefois convaincu qu’une force écrasante lui permettrait de reproduire en Iran ce qu’il appelait fièrement le “modèle vénézuélien” — un changement de gouvernement au profit d’un régime sous contrôle américain —, hésite désormais à replonger dans des opérations de combat de grande ampleur, que ses services de renseignement jugent peu susceptibles de fonctionner aussi bien à Téhéran. »













