Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Le Parti républicain tiendra à Dallas les 9 et 10 septembre une convention rarissime avant les élections de mi-mandat. L’événement, organisé à l’instigation de Donald Trump, a pour but de mobiliser les électeurs républicains. J’en parle aujourd’hui pour deux raisons : d’abord pour rappeler ce que vous savez sans doute déjà : CBC/Radio-Canada sera exclu de cette convention surnommée par certains « Trump-a-looza » après qu’une directive éditoriale de CBC sur le 11-Septembre a soulevé l’ire d’élus américains. Selon cet article publié sur le site de Radio-Canada, cette directive s’adressait aux journalistes de CBC et concernait « l’utilisation des mots “terrorisme” et “terroriste” en lien avec les attentats du 11 septembre 2001 ».

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J’ai publié la semaine dernière un billet sur la façon dont Donald Trump entendait dépenser d’ici les élections de mi-mandat une partie de l’énorme somme d’argent dont disposent les Super PAC auxquels il est associé. Des stratèges républicains ont exprimé de l’inquiétude en apprenant que le président était prêt à financer des pubs vantant sa propre personne et son bilan. Comme Trump est impopulaire et que ses politiques récoltent plus d’opinions défavorables que favorables, ces stratèges ont convenu qu’il s’agissait d’une idée douteuse, voire stupide. Une des premières pubs diffusées par un Super PAC proche de Trump ne devrait pas les encourager :

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« Troy Jackson n’est pas un sénateur, Je veux dire, la Chambre des représentants, peut-être. Le Sénat des États-Unis ? Je ne sais pas. Il n’a pas l’envergure requise. » Un journaliste a recueilli récemment ce jugement d’un électeur indépendant du Maine à propos du candidat démocrate à l’élection sénatoriale de l’État. Ce qu’il voulait dire, c’est que Jackson, un bûcheron originaire d’un des coins les plus isolés du Maine, n’a ni les manières ni l’accent dont on s’attend d’un politicien destiné à siéger dans l’auguste chambre haute du Congrès américain.

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1,3 million : c’est le nombre d’électeurs qui pourront participer aux élections de mi-mandat dans le comté de Tarrant. Il s’agit du troisième comté le plus populeux du Texas et l’un des champs de bataille les plus importants de l’élection sénatoriale de l’État opposant le démocrate James Talarico au républicain Ken Paxton. Et c’est là où les républicains ont choisi mardi de réduire le nombre de bureaux de vote par environ 30 %, le faisant passer de 316 à 224. Pourquoi ? La raison officielle : pour économiser de l’argent.

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Bref retour dans le temps : jeudi dernier, une juge fédérale du Massachusetts a bloqué de façon temporaire le décret présidentiel de Donald Trump visant à restreindre le vote par correspondance. Cette décision devait notamment empêcher le Service postal américain d’appliquer les règles destinées à mettre en vigueur le décret. Or, selon les allégations d’un lanceur d’alerte, le Service postal américain a fait fi de l’ordonnance de tribunal et est allé de l’avant, dans la « précipitation et le secret », avec la mise en vigueur du décret.

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Les sondages sont unanimes depuis plus d’un an : une majorité d’Américains ne sont pas favorables à la politique de Donald Trump en matière de commerce internationale et encore moins de sa politique tarifaire. Et le plus récent Reuters/Ipsos confirme que cela s’étend à tout ce qui entoure la décision du président américain d’imposer des droits de douane de 50 % sur 20 milliards de dollars de produits canadiens, décision qui a entraîné des mesures de rétorsion de la parti du Canada qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre.

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Le mot « evil » n’est pas toujours facile à rendre en français. Il peut vouloir dire « mauvais » ou « méchant », mais ces mots n’expriment pas explicitement la dimension religieuse qu’il véhicule parfois. Dans l’un de ses discours les plus célèbres, George W. Bush, l’a notamment utilisé pour faire comprendre que des États comme l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord formaient un « axe du Mal ». Lundi, ce mot « evil », JD Vance l’a employé pour parler d’Abdul El-Sayed, candidat démocrate à l’élection sénatoriale du Michigan.

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Un peu après 21 h lundi, Pete Hegseth a publié sur son compte X l’image et le message qui coiffe ce billet. Le message, accompagné d’un drapeau canadien, se lit ainsi : « C’est bien réel. » On devine que le « secrétaire à la Guerre », qui s’est déjà exprimé contre la présence des femmes dans l’armée et qui dénigre les militaires corpulents ou, pire encore, « woke », voulait communiquer à ses abonnés un mépris pour l’armée canadienne qu’il partage sans doute avec Donald Trump.

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« Trump a été surpris lorsque Driscoll lui a révélé le nombre de généraux et d’autres hauts gradés limogés, poussés vers la sortie ou écartés d’une promotion sous Hegseth, a indiqué l’une des personnes interviewées. Driscoll a fait valoir que l’armée de terre ne pouvait pas se transformer comme elle le devrait, en raison du départ d’un si grand nombre de dirigeants, a précisé cette même source, ajoutant que Trump s’était dit préoccupé par l’ampleur des coupes affectant le commandement de l’armée de terre. Driscoll a informé le président de son intention de démissionner — et, dès aujourd’hui, Driscoll était sur le départ. La purge menée par Hegseth au sein de l’armée a pris une ampleur telle qu’avec le départ de Driscoll, la plus importante des forces américaines se retrouve sans dirigeant civil au sommet, sans général quatre étoiles confirmé par le Sénat, sans général confirmé à la tête des opérations, ni sans commandant confirmé des troupes de l’armée de terre en Europe. En raison de l’ensemble des limogeages survenus au sein de cette armée au cours de l’année écoulée, l’armée de terre — qui compte plus de 450 000 soldats d’active déployés à travers le monde — dispose de moins de généraux qu’à n’importe quel autre moment de son histoire récente. L’appel personnel lancé par Driscoll à Trump, quelques jours à peine avant son départ, a constitué l’expression la plus directe, parmi les dirigeants du Pentagone, des inquiétudes de haut niveau concernant les tensions pesant sur les forces armées — notamment l’ingérence de Hegseth dans les décisions relatives au personnel de l’armée de terre et les exigences croissantes liées à la guerre contre l’Iran. »

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Par 5 voix contre 4, la Cour suprême des États-Unis a accordé ce lundi une victoire à Donald Trump en lui permettant de poursuivre la construction de sa salle de bal. La majorité conservatrice a pris cette décision sans que ne soit vidée la question de savoir si le président a respecté la loi avant de donner le feu vert aux travaux sans avoir obtenu l’autorisation du Congrès. Cette majorité a cependant perdu un de ses membres, le président de la Cour John Roberts, qui s’est retrouvé parmi les dissidents libéraux.

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« La seule raison pour laquelle des communautés à travers les États-Unis ne devraient pas vouloir de centres de données, c’est si elles souhaitent finir arriérées et pauvres. Si elles veulent être prospères et riches, avec des impôts bien plus bas et des emplois partout, laissez venir les centres de données. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe bien d’autres endroits qui, eux, en veulent. Si nous tuons la poule aux œufs d’or, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-mêmes. La Chine ne pourrait être plus satisfaite de ce mouvement anti-centres de données. En réalité, elle n’en revient pas que cela se produise ! »

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L’idée a longtemps été l’apanage de la gauche démocrate. Mais elle est en passe d’être adoptée également par les démocrates modérés et centristes, dont le représentant démocrate de Caroline du Sud James Clyburn. Lors d’une apparition à l’émission de NBC Meet the Press dimanche, cet ancien allié de Joe Biden s’est dit en faveur de l’expansion de la Cour suprême de neuf à 13 juges si les démocrates contrôlent la Maison-Blanche, le Sénat et la Chambre des représentants après les élections de 2028.

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Les dirigeants militaires américains ont averti Pete Hegseth que les États-Unis risquaient d’être incapables de répondre à d’autres menaces, y compris sur le territoire américain, s’ils prolongeait des opérations de grande ampleur contre l’Iran, selon des informations classifiées qui ont été partagées avec le Washington Post.

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