Depuis le début de l’opération « Epic Fury », l’administration Trump nous a habitués à des propos contradictoires. Mais Pete Hegseth et Donald Trump se sont surpassés au cours des 72 dernières heures sur ce plan. « Ce que je veux que vos téléspectateurs comprennent, c’est que ce n’est que le début », a déclaré vendredi le secrétaire à la Défense lors d’une entrevue qui a été diffusée dimanche dans le cadre de l’émission de 60 Minutes de CBS. Hegseth parlait de la guerre en Iran.
L’insulte islamophobe n’est pas liée à la manifestation anti-islam qui semble avoir inspiré samedi ce que le NYPD a qualifié d’« acte de terrorisme ». Mais les trois incidents ont rapport à la présence d’un premier maire musulman à New York ; et ils illustrent un certain climat. Lundi dernier, l’animateur de radio new-yorkais Sid Rosenberg a demandé à son « ami » Donald Trump « et meilleur président des 250 ans d’histoire de notre pays » de cesser de complimenter Zohran Mamdani, ce « cafard islamiste radical, qui déteste l’Amérique et les Juifs », pour citer son appel publié sur X. Rosenberg, faut-il préciser, faisait partie des orateurs lors du rassemblement de Trump au Madison Square Garden à la veille de l’élection présidentielle de 2024.
Dans moins de deux mois, le vote par anticipation commencera en Californie pour la primaire très spéciale qui sera tenue dans le cadre de l’élection au poste de gouverneur de l’État. La primaire comme telle, qualifiée de « jungle primary », aura lieu le 2 mai. Et elle pourrait mener à un résultat qui consternerait la majorité des électeurs de cet État bleu foncé, à savoir l’élection d’un gouverneur républicain. Comment est-ce possible ?
« On ne sait pas si la force [militaire] sera utilisée. Mais si elle l’est, on ne sait pas combien de temps cela durera. Cela pourrait durer six jours, six semaines. Je doute que cela dure six mois. » L’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a prononcé ces mots le 7 février 2003, soit un peu plus d’un mois avant le début de la guerre d’Irak, qui a duré huit ans, huit mois et 28 jours. Je lance donc sur cette prédiction erronée la première campagne de financement de ce blogue en 2026, dont le thème portera sur les déclarations mémorables qui ont ponctué l’histoire des interventions militaires américaines.
« Nous assistons à ce qui est de loin la plus grande perturbation de l’histoire mondiale en termes de production quotidienne de pétrole. Si cela dure plusieurs semaines, cela aura des répercussions sur l’économie mondiale. »
« Le choix de Mojtaba est un choix de continuité avec son père, et il est également plus prêt que les autres candidats à consolider rapidement son pouvoir et à affirmer son contrôle sur le système. »
Il est très rare que Fox News admette une erreur. C’est pourtant ce que la chaîne conservatrice a dû faire ce dimanche après avoir camouflé l’insulte de Donald Trump aux six soldats américains morts au Koweït la semaine dernière. Samedi, le président des États-Unis s’est présenté au transfert solennel des soldats décédés à la base aérienne de Dover coiffé d’une casquette qu’il n’a même pas pris la peine d’enlever durant la cérémonie. Si Barack Obama avait fait montre d’un tel manque de respect pour des soldats ayant fait le sacrifice ultime, Fox News aurait joué la scène en boucle jusqu’à la fin des temps.
« Il devra obtenir notre accord. S’il n’obtient pas notre accord, il ne fera pas long feu. Nous voulons nous assurer de ne pas avoir à revenir tous les dix ans, quand vous n’avez pas un président comme moi qui ne le fera pas. Je ne veux pas que les gens doivent revenir dans cinq ans et refaire la même chose, ou pire, leur laisser une arme nucléaire. »
Même une attaque militaire à grande échelle contre l’Iran ne viendra probablement pas à bout de son régime théocratique, a conclu le Conseil national du renseignement dans un rapport classifié complété une semaine avant le début le début des frappes américano-israéliennes contre le pays des mollahs. Le Washington Post et le New York Times ont fait état de ce rapport dans des articles publiés samedi. Le Conseil national du renseignement, qui est rattaché au bureau du Renseignement national, est chargé d’élaborer des évaluations fondées sur un éventail d’opinions provenant de l’ensemble de la communauté du renseignement américain.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et le Royaume-Unis entretiennent ce que Winston Churchill a appelé une « relation spéciale ». L’expression est restée et désigne ce partenariat diplomatique, militaire et de renseignement extrêmement étroit entre les deux pays. Or, cette relation spéciale appartient peut-être au passé, si l’on se fie à la plus récente sortie de Donald Trump contre le premier ministre britannique Keir Starmer, auquel le président américain a reproché d’avoir initialement refusé l’usage des bases militaires britanniques aux chasseurs, bombardiers ou navires américains. Figure parmi ces bases celle de Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos, dans l’océan Indien.
L’Iran, qui est en train d’être battu à plate couture, a présenté ses excuses et s’est rendu à ses voisins du Moyen-Orient, promettant de ne plus leur tirer dessus. Cette promesse n’a été faite qu’en raison des attaques incessantes des États-Unis et d’Israël. [Les Iraniens] cherchaient à prendre le contrôle et à régner sur le Moyen-Orient. C’est la première fois en des milliers d’années que l’Iran est vaincu par les pays voisins du Moyen-Orient. Ils ont dit : “Merci, président Trump.” Je leur ai répondu : “De rien !” L’Iran n’est plus le “tyran du Moyen-Orient”, mais plutôt “LE PERDANT DU MOYEN-ORIENT”, et le restera pendant de nombreuses décennies jusqu’à ce qu’il se rende ou, plus probablement, s’effondre complètement ! Aujourd’hui, l’Iran sera très durement touché ! En raison du mauvais comportement de l’Iran, des zones et des groupes de personnes qui n’étaient pas considérés comme des cibles jusqu’à présent sont sérieusement envisagés pour une destruction complète et une mort certaine. »
« Nous vivons à une époque où il peut être difficile d’espérer. Chaque jour, nous nous réveillons face à une nouvelle attaque contre nos institutions démocratiques. Un nouveau revers pour l’idée de l’État de droit. Une offense à la décence commune. Chaque jour, vous vous réveillez face à des choses que vous ne pensiez tout simplement pas possibles. Chaque jour, ceux qui occupent de hautes fonctions nous disent de nous craindre les uns les autres et de nous retourner les uns contre les autres, que certains Américains comptent plus que d’autres, et que certains ne comptent même pas du tout. Partout, nous voyons la cupidité et le sectarisme célébrés, et l’intimidation et la moquerie se faire passer pour de la force. Nous voyons la science et l’expertise dénigrées, tandis que l’ignorance, la malhonnêteté, la cruauté et la corruption récoltent des récompenses incalculables. Chaque jour. Nous voyons cela, et il est difficile d’espérer. Mais cet homme, le révérend Jesse Jackson, nous incite à emprunter un chemin plus difficile. Sa voix nous invite tous à être les hérauts du changement, les messagers de l’espoir. »
Ce n’était peut-être qu’un hasard. Jeudi, quelques minutes après que Donald Trump a annoncé le renvoi de Kristi Noem, cette dernière a prononcé un discours à Nashville devant l’Association des chefs de police des plus grandes villes américaines. Elle n’était pas encore au courant de la décision du président. Certains ont vu non pas un hasard mais une humiliation dans cette façon de procéder de la part du président et de la Maison-Blanche.
Donald Trump en juillet 2016 : « Nous devons abandonner la politique infructueuse de reconstruction nationale et de changement de régime que Hillary Clinton a mise en œuvre en Irak, en Libye, en Égypte et en Syrie. » Donald Trump en septembre 2016 : « Nous allons mettre fin à la politique imprudente et coûteuse de changement de régime à l’étranger et nous concentrer plutôt sur la collaboration avec nos alliés ou sur une campagne militaire visant à détruire complètement Daech. »
Il y a dix jours, Donald Trump célébrait « l’âge d’or de l’Amérique » lors de son discours sur l’état de l’Union, brossant un portrait en rose d’une économie américaine où les emplois foisonnent et les prix baissent. Ce vendredi matin, ce portrait tranche encore plus que jamais avec la réalité. Selon les données officielles, l’économie américaine a retranché 92 000 emplois en février, un résultat négatif auquel les experts ne s’attendaient pas. Le taux de chômage est passé de 4,3 % à 4,4 %. Et le prix du gallon de l’essence continue à augmenter dans la foulée de la guerre contre l’Iran déclenchée par Trump.