Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Contrairement à Barack Obama ou Bill Clinton, George W. Bush estime qu’un ancien président doit laisser à ses successeurs le droit de gouverner comme ils l’entendent sans jouer les gérants d’estrade. Il préfère donc peindre que de critiquer le locataire de la Maison-Blanche. C’est une position qui se défend. Cela dit, on a l’impression qu’il n’a pas l’actuel président en haute estime. Après tout, Donald Trump a notamment liquider le programme qui a fait la fierté de Bush – le PEPFAR, ce plan d’aide d’urgence pour lutter contre la pandémie de VIH/sida dans le monde – et rejeter son approche marquée au coin de la compassion en matière d’immigration. La question est donc de savoir pourquoi Bush veut-il aider des suppôts de Trump ?

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Dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle de 2024, l’avance de Kamela Harris sur Donald Trump n’était que de 7 points de pourcentage chez les électeurs hispaniques, selon la moyenne des sondages de qualité, alors que Joe Biden avait gagné ce vote par 23 points de pourcentage en 2020. Au bout du compte, Harris n’a gagné le vote latino que par 3 points de pourcentage. Les républicains, qui devaient en grande partie à cet électoral le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, parlait alors d’un « réalignement politique » non seulement historique mais durable. Deux ans plus tard, le portrait a changé de façon radicale.

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« C’est formidable pour l’Europe, pour les États-Unis, pour tout le monde, et pour le Groenland. Ça va être incroyable. » Tels sont les termes utilisés mardi par Donald Trump pour décrire la signature d’un accord de sécurité avec la première ministre danoise Mette Frederiksen et le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen. Accord qui permettra aux États-Unis de renforcer leur présence militaire au Groenland avec deux nouvelles bases. Ce que le président américain n’a pas dit, c’est que cet accord représente un recul majeur par rapport à sa détermination de faire du Groenland un territoire américain.

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« L’immigration a bâti notre nation. Je le sais. Le français était ma première langue à Lewiston. » Deux de ces phrases sont prononcées en français par l’ancien gouverneur républicain du Maine, Paul LePage, dans une pub diffusée dans le cadre de sa course pour un siège à la Chambre des représentants. Selon le New York Times, LePage est vraisemblablement le premier candidat étasunien à employer la langue maternelle de Jack Kerouac en pareilles circonstances. Voici la pub en question :

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« Un grille-pain est un cadeau de mariage. Une réception sur une île privée financée par un oligarque proche de Poutine relève d’une tout autre catégorie. Les républicains ont multiplié les assignations à comparaître pour enquêter sur les relations étrangères de Hunter Biden, usant la procédure jusqu’à la corde. Il n’y a pas lieu d’y mettre un terme aujourd’hui. “Faites-nous confiance” ne suffisait pas hier, et cela ne suffit pas davantage aujourd’hui. »

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Un sondage Marist publié ce mardi indique qu’Ashley Hinson, candidate républicaine à l’élection sénatoriale d’Iowa, tire de l’arrière par 8 points de pourcentage sur son rival démocrate, Josh Turek. Pendant ce temps, le candidat républicain à l’élection sénatoriale du Michigan, Mike Rogers, accuse un retard de 7 points de pourcentage sur son rival démocrate, Abdul El-Sayed, selon un sondage de l’Université Suffolk publié ce mardi.

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Susan Collins traînait Donald Trump comme un boulet. Son adversaire démocrate la devançait dans la course à l’argent. Pour la première fois depuis le début de sa carrière politique, la sénatrice républicaine du Maine risquait de perdre son siège. Ce scénario n’est pas celui auquel Collins est confrontée en 2026. Il décrit plutôt la situation dans laquelle elle se trouvait à la fin de 2019 quand Scott Reed, un lobbyiste à la tête de son Super PAC, a rencontré trois dirigeants de Navatek, une entreprise hawaïenne de défense, dans un café de Washington.

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Du jamais vu : prenant la parole à la tribune de l’assemblée générale des Nations unies, organisation fondée après la Seconde Guerre mondiale pour maintenir la paix et la sécurité dans le monde, Donald Trump a menacé d’annihiler un pays. « J’ai une décision importante à prendre », a déclaré le président des États-Unis. « Un accord va-t-il être conclu avec l’Iran, lui permettant de se reconstruire et de devenir un pays bien plus grand qu’il ne l’a jamais été — peut-être l’un des plus grands du Moyen-Orient, voire du monde ? Ou bien vais-je anéantir la République islamique, et le faire rapidement, sans jamais leur laisser une nouvelle chance de tuer et de détruire ? Vais-je les précipiter en enfer, sans aucune chance de survie ni espoir de grandeur future ? »

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À entendre Donald Trump et les candidats républicains aux élections de mi-mandat, le triomphe des démocrates transformerait les États-Unis en enfer socialiste ou communiste. Et l’un des principaux épouvantails qu’ils utilisent pour faire peur aux électeurs est le maire socialiste démocrate de New York Zohran Mamdani. Or, qui donc Trump a-t-il vanté lundi lors d’une conférence de presse tenue devant Gracie Mansion, résidence officielle du maire de New York ? Zohran Mamdani !

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« Certains estiment qu’il s’agit là d’une fenêtre politique très particulière, et qu’en politique, on n’a souvent qu’une seule chance. Et on n’en a pas — et dans la vie en général aussi — la vie n’attend pas qu’on soit prêt pour les choses. Parfois, c’est la vie elle-même qui décide que le moment est venu. »

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La colère des fermiers pourrait être l’un des facteurs déterminants des élections de mi-mandat. Cette colère tient notamment au prix du diesel, qui s’établit en moyenne à 6,51 $ du gallon à l’échelle nationale, et à celui de la potasse, qui a atteint des niveaux historiques dans la foulée de la guerre en Ukraine.

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Donald Trump est très fâché de ne pas recevoir les compliments qu’il croit mériter pour ses réalisations et ses initiatives, selon un article du Wall Street Journal. Lors d’une réunion récente dans le bureau Ovale avec ses proches conseillers, il a notamment exprimé sa « profonde frustration à l’égard des personnalités influentes de Washington, qui, selon lui, ne l’ont pas publiquement remercié pour ses efforts visant à réorganiser le Kennedy Center », note le quotidien. Et Natalie Harp ne l’aide probablement pas à se calmer.

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« À compter d’aujourd’hui, le pool télévisé ne couvrira plus les événements désignés comme relevant de la couverture pool du président. Cela fait suite à la position de la Maison-Blanche empêchant CNN de remplir ses fonctions assignées au sein du pool. Aucun pool de remplacement ne sera mis en place. Le reste de la couverture pool se poursuivra normalement. Nous communiquerons des mises à jour à mesure que la situation évolue. »

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Les circonstances de la vie m’ont tenu loin du clavier au cours des 48 dernières heures. Je suis donc en retard de quelques billets, d’où ce bref potpourri dominical qui commencera par la déclaration de Donald Trump selon laquelle son fils Don aurait remboursé les centaines de milliers de dollars qu’un oligarque russe proche de Vladimir Poutine a dépensés pour financer son mariage avec Bettina Anderson en juillet dernier sur une île privée des Bahamas.

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« Si le président Trump entend exclure ces organes de presse du pool de journalistes de la Maison-Blanche, sa décision est doublement inconstitutionnelle, car le pool de presse constitue un “espace public” au sens du Premier Amendement, ce qui signifie que le président ne peut pas exclure des journalistes en raison de leurs opinions. »

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