« L’Iran a tenté d’interférer dans les élections de 2020 et 2024 pour empêcher Trump d’être réélu, et fait désormais face à une nouvelle guerre avec les États-Unis », a écrit Donald Trump ou l’un de ses collaborateurs sur Truth Social à 4 h 35 du matin en citant le titre d’un article publié vendredi sur un site trumpiste. Cette accusation semble s’ajouter aux arguments formulés deux heures plus tôt par le président pour justifier l’attaque des États-Unis contre l’Iran.
« Pour ces raisons, l’armée américaine mène actuellement une opération massive et continue afin d’empêcher cette dictature radicale et malfaisante de menacer les États-Unis et nos intérêts fondamentaux en matière de sécurité nationale. Nous allons détruire leurs missiles et raser leur industrie balistique. Elle sera, je le répète, totalement anéantie. Nous allons anéantir leur marine. Nous allons faire en sorte que les groupes terroristes de la région ne puissent plus déstabiliser la région ou le monde, attaquer nos forces et utiliser leurs engins explosifs improvisés ou leurs bombes artisanales, comme on les appelle parfois, pour blesser gravement et tuer des milliers et des milliers de personnes, dont de nombreux Américains. Et nous veillerons à ce que l’Iran n’obtienne pas l’arme nucléaire. Le message est très simple. Ils n’auront jamais l’arme nucléaire. Ce régime apprendra bientôt que personne ne doit défier la force et la puissance des forces armées des États-Unis. »
« Peut-être que nous procéderons à une prise de contrôle amicale de Cuba. Nous pourrions très bien finir par procéder à une prise de contrôle amicale de Cuba. »
« Mais avant de commencer, je dois parler de quelque chose de personnel. Vous avez fait venir Hillary. Elle n’avait rien à voir avec Jeffrey Epstein. Absolument rien. Elle ne se souvient même pas l’avoir rencontré. Elle n’a jamais voyagé avec lui ni visité aucune de ses propriétés. Que vous ayez cité à comparaître 10 ou 10 000 personnes, l’inclure n’était tout simplement pas juste. Maintenant, laissez-moi vous dire ce que vous allez entendre de ma part. Premièrement, je n’avais aucune idée des crimes commis par Epstein. Peu importe le nombre de photos que vous me montrez, j’ai deux choses qui, en fin de compte, importent plus que votre interprétation de ces photos vieilles de 20 ans. Je sais ce que j’ai vu, et surtout, ce que je n’ai pas vu. Je sais ce que j’ai fait, et surtout, ce que je n’ai pas fait. Je n’ai rien vu et je n’ai rien fait de mal. Ayant grandi dans un foyer où régnait la violence domestique, non seulement je n’aurais pas pris son avion si j’avais eu la moindre idée de ce qu’il faisait, mais je l’aurais dénoncé moi-même et j’aurais réclamé justice pour ses crimes, pas des accords à l’amiable. Mais même avec le recul parfait que donne l’après-coup, je n’ai rien vu qui m’ait jamais inquiété. Nous ne sommes ici que parce qu’il l’a caché à tout le monde, si bien et si longtemps. Et au moment où cela a éclaté au grand jour avec son plaidoyer de culpabilité en 2008, j’avais depuis longtemps cessé de le fréquenter. Vous m’entendrez souvent dire que je ne m’en souviens pas. Cela peut sembler insatisfaisant. Mais je ne vais pas affirmer quelque chose dont je ne suis pas sûr. Tout cela remonte à longtemps. Et je suis tenu par mon serment de ne pas spéculer ni de faire des suppositions. Ce n’est pas seulement pour mon bénéfice, mais parce que cela ne vous aide pas que je joue les détectives vingt-quatre ans plus tard. »
Pete Hegseth a donné à l’entreprise d’intelligence artificielle Anthropic jusqu’à 17 h 01 ce vendredi pour lui ouvrir sans contraintes son modèle Claude. Le patron d’Anthropic, Dario Amodei, a rejeté jeudi cette demande. Le Pentagone lui avait pourtant donné l’assurance la veille qu’il n’utiliserait pas Claude pour la surveillance de masse des Américains ou les opérations de drones autonomes. Or, Amodei a estimé que cette nouvelle offre était inférieure à ce qu’il demandait. Pourquoi ? Selon le New York Times, cette nouvelle offre donne toujours au Pentagone la possibilité de lever les restrictions lorsqu’il le juge opportun
Et rebelote. En tentant de justifier une attaque contre l’Iran, Donald Trump et son entourage y vont d’allégations fausses ou infondées, selon une analyse du New York Times (lien gratuit). Ils suivraient ainsi l’exemple de George W. Bush et de ses conseillers, dont il a pourtant critiqué abondamment la décision d’envahir l’Irak en 2003 pour empêcher Saddam Hussein d’utiliser des armes de destruction massives inexistantes.
En annonçant ce jeudi son refus de relever son offre de rachat de Warner Bros Discovery, Netflix a ouvert la voie à l’acquisition du groupe de cinéma et de télévision par Paramount Skydance, dont l’un des bailleurs de fonds est Larry Ellison, allié de Donald Trump. C’est donc dire qu’Ellison et son fils David pourraient bientôt ajouter CNN aux médias sur lesquels ils ont déjà une influence, soit CBS et TikTok.
Zohran Mamadni a effectué une visite surprise à Washington ce jeudi. Et pour la deuxième fois, il a eu une rencontre jugée productive et positive avec Donald Trump à la Maison-Blanche. L’objectif du maire de New York : convaincre le président de l’aider à construire davantage de logements à New York. L’élu socialiste a également profité de l’occasion pour soutirer à Trump la promesse que l’ICE libérerait une étudiante de l’Université Columbia arrêtée plus tôt dans la journée. Originaire d’Azerbaïdjan, l’étudiante a été libérée.
« Comme je l’ai déclaré dans ma déclaration sous serment du 13 janvier, je n’avais aucune idée de leurs activités criminelles. Je ne me souviens pas avoir jamais rencontré Epstein. Je n’ai jamais pris son avion ni visité son île, ses maisons ou ses bureaux. Je n’ai rien à ajouter à cela. […] Cette défaillance institutionnelle vise à protéger un parti politique et un dirigeant politique, plutôt qu’à rechercher la vérité et la justice pour les victimes et les survivantes, ainsi que pour le public qui souhaite aller au fond de cette affaire. Mon cœur saigne pour les survivantes. Je suis furieuse en leur nom. […] Une commission dirigée par des élus engagés en faveur de la transparence garantirait la divulgation complète de tous les dossiers. […] Au lieu de cela, vous m’avez contrainte à témoigner, tout en sachant pertinemment que je ne dispose d’aucune information susceptible d’aider votre enquête, afin de détourner l’attention des actions du président Trump et de les dissimuler malgré les demandes légitimes de réponses. Si cette commission souhaite sérieusement découvrir la vérité sur les crimes de traite d’êtres humains commis par Epstein, elle ne devrait pas compter sur les points presse pour obtenir des réponses de notre président actuel sur son implication ; elle devrait l’interroger directement sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans les dossiers Epstein. »
J’ai fait allusion mercredi dans mon compte rendu du discours sur l’état de l’Union de la réaction enthousiaste de nombreux conservateurs et trumpistes au tableau présenté par les démocrates qui ont refusé de se lever et d’applaudir quand Donald Trump a déclaré : « Si vous êtes d’accord avec cette affirmation, levez-vous et montrez votre soutien : le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, et non les étrangers illégaux. »
« Pendant presque toute sa vie conjugale, elle a dû répondre à des questions sur les actions de son mari. Elle l’a soutenu tout au long de cette période. Il n’y a aucune raison pour qu’elle doive subir cette dernière humiliation. Elle n’a rien à voir avec cela. C’est révoltant. C’est une icône mondiale, une pionnière pour les femmes. C’est déchirant qu’elle doive en arriver là. »
Mardi soir, après avoir laissé entendre que la communauté somalienne du Minnesota au grand complet était impliquée dans une vaste affaire de fraude aux aides publiques totalisant 19 milliards de dollars, Donald Trump a confié au vice-président JD Vance la mission de mener une « guerre contre la fraude » aux États-Unis. Il a déjà déclaré que la fraude découverte ou alléguée au Minnesota sévissait dans d’autres États bleus, dont la Californie, l’Illinois et le Massachusetts.
« Nous sommes en négociation avec [les Iraniens]. Ils veulent conclure un accord. Mais nous n’avons pas encore entendu ces mots secrets : “Nous n’aurons jamais d’arme nucléaire”. » Cet extrait tiré du discours sur l’état de l’Union prononcé mardi soir par Donald Trump a étonné nombre d’experts. À entendre le président américain, les États-Unis seraient prêts à attaquer l’Iran parce qu’il n’a pas entendu ces fameux mots secrets. Et pourtant, les Iraniens ne cessent de les répéter.
« Ce soir, alors que nous regardions les législateurs de notre nation se réunir pour une session conjointe du Congrès, nous n’avons pas entendu la vérité de la bouche de notre président. Alors, parlons franchement et honnêtement, et laissez-moi vous poser trois questions. Le président s’efforce-t-il de rendre la vie plus abordable pour vous et votre famille ? Le président s’efforce-t-il d’assurer la sécurité des Américains, tant au niveau national qu’international ? Le président travaille-t-il pour VOUS ? Lors de ma campagne pour le poste de gouverneur l’année dernière, j’ai voyagé dans tous les coins de la Virginie et j’ai entendu partout la même préoccupation urgente : les coûts sont trop élevés. Dans le logement, les soins de santé, l’énergie et la garde d’enfants. Et je sais que ces mêmes conversations ont lieu dans tout le pays. Car depuis que ce président a pris ses fonctions l’année dernière, ses politiques commerciales imprudentes ont contraint les familles américaines à payer plus de 1 700 dollars chacune en frais de douane. […] Je vous repose donc la question : le président s’efforce-t-il de rendre la vie plus abordable pour vous et votre famille ? Nous savons tous que la réponse est non. »
On se souviendra du premier discours de l’état de l’Union du deuxième mandat de Donald Trump pour ses mensonges, ses médailles et ses insultes. La liste de ses mensonges est longue et impressionnante, comme on peut le constater en parcourant celle que Daniel Dale, vérificateur des faits de CNN, a dressée. Elle touche à presque tous les sujets abordés par le président américain, y compris l’économie, l’inflation, les droits de douane, l’immigration et la criminalité.