« Le sénateur Lindsey Graham, l’une des plus grandes personnes et l’un des plus grands sénateurs que j’aie jamais connus, est décédé ! Il travaillait sans relâche et était un véritable patriote américain. Lindsey nous manquera énormément !!! LES DÉTAILS ET LES DISPOSITIONS SERONT COMMUNIQUÉS ULTÉRIEUREMENT. Quelle tristesse ! »
À l’ère coloniale, le vice-roi était un haut responsable du souverain chargé d’administrer un territoire éloigné, avec des pouvoirs très étendus. À l’ère de Trump, c’est le rôle que joue Marco Rubio au Venezuela, selon un reportage extraordinaire du New York Times (lien gratuit), qui décrit le contrôle du secrétaire d’État américain sur les finances, les ressources naturelles et le gouvernement du pays à la tête duquel Delcy Rodríguez a remplacé Nicolás Maduro après sa capture par les forces américaines. Celui qui est également conseiller de la Maison-Blanche à la sécurité nationale n’exerce pas son autorité sur place mais de Washington.
« La présence d’agents des forces de l’ordre fédérales au seuil des domiciles de journalistes devrait choquer la conscience de tout Américain qui croit en la Constitution et en la liberté de la presse qu’elle protège. Nos journalistes rapportent les faits et défendent le droit du public américain à savoir comment fonctionne son gouvernement et comment l’argent des contribuables est utilisé. Cet acte effronté ne doit être considéré que comme une tentative d’empêcher le public de savoir ce qui se passe dans son pays en intimidant les journalistes pour les dissuader de faire leur travail. »
« L’essence de la liberté » n’est pas une affaire philosophique. C’est la traduction française de Freedom Fuel, une chaîne de 25 stations d’essence qui ont fait leur apparition récemment en Pennsylvanie et au New Jersey. On peut y acheter de l’essence ordinaire à 3,47 $ le gallon, soit environ 40 cents de moins que le prix moyen national. Le président et la Maison-Blanche ont fait sa promotion ces derniers jours, mais le mystère est complet concernant le ou les responsables de cette initiative.
Le New York Times tient une rubrique recensant les mille et une façons dont Donald Trump tente d’influencer les élections de mi-mandat. Y figurent des mesures ou des campagnes visant à : nationaliser les élections ; durcir les restrictions en matière de vote ; encourager le redécoupage électoral en milieu de décennie ; saper la confiance dans le système électoral en remettant en cause les résultats antérieurs ; réduire la sécurité électorale.
« Nous nous trouvons en quelque sorte dans une impasse stratégique. Le dilemme, c’est que plus nous menons d’attaques, plus les Iraniens s’en prennent aux infrastructures pétrolières et énergétiques du Golfe. Et l’administration n’a toujours pas trouvé comment défendre ces sites. [Donald Trump] a d’abord espéré pouvoir les bombarder jusqu’à provoquer un changement de régime, puis il a espéré pouvoir les bombarder jusqu’à les faire capituler — aucune de ces deux stratégies n’a fonctionné. »
J’ai consacré jeudi un billet à la mort tragique de Lorenzo Salgado Araujo, ce père de famille de Houston qui a été abattu par un agent de la police de l’immigration mardi matin lors d’une confrontation. Selon la version de l’ICE, l’homme de 52 ans s’était servi de sa camionnette comme d’une arme « dans le but de renverser un agent de l’ICE ». Or, trois immigrés qui se trouvaient à bord de la camionnette, contredisent cette version, selon le Washington Post.
Des Iraniens en deuil ont déployé des banderole menaçant Donald Trump, dont celle qui coiffe ce billet, à Mashhad ce jeudi, jour des funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei, défunt Guide suprême de l’Iran, tué lors du premier jour de la guerre déclenchée par le président américain contre la république islamique. « Je jure sur le sang du Guide suprême, Trump, que nous te tuerons ! », a scandé la foule.
« Lorenzo Salgado Araujo est arrivé aux États-Unis il y a trente-cinq ans — quelques années trop tard pour bénéficier de la loi de 1986 sur la réforme et le contrôle de l’immigration, communément appelée “l’amnistie Reagan”. Il travaillait dans la construction. Depuis les années 2000, il était à la tête d’une petite entreprise qui employait d’autres hommes. Ils se rendaient en voiture dans la banlieue nord de Houston pour y construire des maisons. Son rêve était de construire un jour sa propre maison pour sa famille — un rêve qu’il a réalisé. »
James Carville. Karl Rove. David Axelrod. Steve Bannon. Les succès électoraux ne profitent pas seulement aux candidats qui les remportent. Ils assurent aussi aux stratèges qui y ont contribué renommée et fortune, comme ceux de Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump. L’un des stratèges qui aspirait à joindre son nom à cette liste prestigieuse s’appelle Morris Katz. Âgé de 27 ans, il a joué un rôle clé dans l’élection inattendue de Zohran Mamdani à la mairie de New York, en produisant notamment une série de pubs et de vidéos virales qui ont galvanisé les électeurs progressistes, et surtout les jeunes. Dans la foulée, il est devenu stratège pour Graham Platner, produisant notamment cette vidéo qui a placé le candidat inconnu en orbite.
« Il est difficile pour le [Rassemblement National] et l’extrême droite d’être aussi ouvertement critiques envers les Bleus, alors que l’équipe a bien représenté la nation au cours de la dernière décennie, tant sur le terrain qu’en dehors. »
« Nous pensons que, pour que le mouvement se poursuive, cela ne peut pas se faire autour de moi, et c’est pour cette raison que nous suspendons les opérations de campagne. Je tiens toutefois à préciser que j’ai l’intention de déposer les documents nécessaires à mon retrait. » Accusé lundi par une de ses ex-petites amies d’un viol remontant à la fin de 2021, Graham Platner a annoncé ce mercredi soir dans une vidéo le retrait de sa candidature à l’élection sénatoriale du Maine, l’une des plus importantes des élections de mi-mandat.
Donald Trump a encensé Volodymyr Zelensky ce mercredi en marge du sommet de l’OTAN. Vous avez bien lu. Le président américain, qui a l’habitude de critiquer ou de dénigrer son homologue ukrainien, l’a vanté, affirmant qu’il avait fait « un travail remarquable ». Il a ajouté : « Écoutez, il s’est montré très efficace, et il a disposé du meilleur équipement, car c’est le nôtre. »
Lyndsey Fifield, qui a fréquenté Graham Platner de 2013 à 2015 à Washington, avait déjà accusé le candidat à l’élection sénatoriale du Maine de lui avoir tordu un bras pour la forcer à entrer dans une pièce avant de l’y enfermer. Cette ancienne militante conservatrice avait formulé cette allégation dans une série d’interviews accordées au New York Times sur sa relation « toxique » avec Platner. Le Washington Post a publié à son tour un article où Fifiled ajoute de nouvelles allégations sur cette relation. Je cite un passage de cet article publié le lendemain de celui de Politico où une autre ex de Platner l’a accusé de l’avoir violée à la fin de 2021 :
« Pour moi, je pense que c’est fini. Je ne veux plus avoir affaire à eux. Ce sont des ordures, des gens violents et vicieux. Et s’ils avaient l’arme nucléaire, ils s’en serviraient. En ce qui me concerne, c’est terminé. Ce sont des gens malades. Ils sont dirigés par des gens malades. Je vais parler à nos négociateurs. Ils veulent négocier — ce sont de bonnes personnes… mais ils doivent revenir vers moi. En ce qui me concerne, c’est juste une perte de temps de traiter avec eux. »