Bref retour dans le temps : jeudi dernier, une juge fédérale du Massachusetts a bloqué de façon temporaire le décret présidentiel de Donald Trump visant à restreindre le vote par correspondance. Cette décision devait notamment empêcher le Service postal américain d’appliquer les règles destinées à mettre en vigueur le décret. Or, selon les allégations d’un lanceur d’alerte, le Service postal américain a fait fi de l’ordonnance de tribunal et est allé de l’avant, dans la « précipitation et le secret », avec la mise en vigueur du décret.
Les sondages sont unanimes depuis plus d’un an : une majorité d’Américains ne sont pas favorables à la politique de Donald Trump en matière de commerce internationale et encore moins de sa politique tarifaire. Et le plus récent Reuters/Ipsos confirme que cela s’étend à tout ce qui entoure la décision du président américain d’imposer des droits de douane de 50 % sur 20 milliards de dollars de produits canadiens, décision qui a entraîné des mesures de rétorsion de la parti du Canada qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre.
Le mot « evil » n’est pas toujours facile à rendre en français. Il peut vouloir dire « mauvais » ou « méchant », mais ces mots n’expriment pas explicitement la dimension religieuse qu’il véhicule parfois. Dans l’un de ses discours les plus célèbres, George W. Bush, l’a notamment utilisé pour faire comprendre que des États comme l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord formaient un « axe du Mal ». Lundi, ce mot « evil », JD Vance l’a employé pour parler d’Abdul El-Sayed, candidat démocrate à l’élection sénatoriale du Michigan.
Un peu après 21 h lundi, Pete Hegseth a publié sur son compte X l’image et le message qui coiffe ce billet. Le message, accompagné d’un drapeau canadien, se lit ainsi : « C’est bien réel. » On devine que le « secrétaire à la Guerre », qui s’est déjà exprimé contre la présence des femmes dans l’armée et qui dénigre les militaires corpulents ou, pire encore, « woke », voulait communiquer à ses abonnés un mépris pour l’armée canadienne qu’il partage sans doute avec Donald Trump.
« Trump a été surpris lorsque Driscoll lui a révélé le nombre de généraux et d’autres hauts gradés limogés, poussés vers la sortie ou écartés d’une promotion sous Hegseth, a indiqué l’une des personnes interviewées. Driscoll a fait valoir que l’armée de terre ne pouvait pas se transformer comme elle le devrait, en raison du départ d’un si grand nombre de dirigeants, a précisé cette même source, ajoutant que Trump s’était dit préoccupé par l’ampleur des coupes affectant le commandement de l’armée de terre. Driscoll a informé le président de son intention de démissionner — et, dès aujourd’hui, Driscoll était sur le départ. La purge menée par Hegseth au sein de l’armée a pris une ampleur telle qu’avec le départ de Driscoll, la plus importante des forces américaines se retrouve sans dirigeant civil au sommet, sans général quatre étoiles confirmé par le Sénat, sans général confirmé à la tête des opérations, ni sans commandant confirmé des troupes de l’armée de terre en Europe. En raison de l’ensemble des limogeages survenus au sein de cette armée au cours de l’année écoulée, l’armée de terre — qui compte plus de 450 000 soldats d’active déployés à travers le monde — dispose de moins de généraux qu’à n’importe quel autre moment de son histoire récente. L’appel personnel lancé par Driscoll à Trump, quelques jours à peine avant son départ, a constitué l’expression la plus directe, parmi les dirigeants du Pentagone, des inquiétudes de haut niveau concernant les tensions pesant sur les forces armées — notamment l’ingérence de Hegseth dans les décisions relatives au personnel de l’armée de terre et les exigences croissantes liées à la guerre contre l’Iran. »
Par 5 voix contre 4, la Cour suprême des États-Unis a accordé ce lundi une victoire à Donald Trump en lui permettant de poursuivre la construction de sa salle de bal. La majorité conservatrice a pris cette décision sans que ne soit vidée la question de savoir si le président a respecté la loi avant de donner le feu vert aux travaux sans avoir obtenu l’autorisation du Congrès. Cette majorité a cependant perdu un de ses membres, le président de la Cour John Roberts, qui s’est retrouvé parmi les dissidents libéraux.
« La seule raison pour laquelle des communautés à travers les États-Unis ne devraient pas vouloir de centres de données, c’est si elles souhaitent finir arriérées et pauvres. Si elles veulent être prospères et riches, avec des impôts bien plus bas et des emplois partout, laissez venir les centres de données. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe bien d’autres endroits qui, eux, en veulent. Si nous tuons la poule aux œufs d’or, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-mêmes. La Chine ne pourrait être plus satisfaite de ce mouvement anti-centres de données. En réalité, elle n’en revient pas que cela se produise ! »
L’idée a longtemps été l’apanage de la gauche démocrate. Mais elle est en passe d’être adoptée également par les démocrates modérés et centristes, dont le représentant démocrate de Caroline du Sud James Clyburn. Lors d’une apparition à l’émission de NBC Meet the Press dimanche, cet ancien allié de Joe Biden s’est dit en faveur de l’expansion de la Cour suprême de neuf à 13 juges si les démocrates contrôlent la Maison-Blanche, le Sénat et la Chambre des représentants après les élections de 2028.
Les dirigeants militaires américains ont averti Pete Hegseth que les États-Unis risquaient d’être incapables de répondre à d’autres menaces, y compris sur le territoire américain, s’ils prolongeait des opérations de grande ampleur contre l’Iran, selon des informations classifiées qui ont été partagées avec le Washington Post.
« Je ne veux pas de voitures canadiennes, je ne veux pas de pièces canadiennes, je ne veux rien qui vienne du Canada. Ça fait des décennies qu’ils nous arnaquent, et ça va s’arrêter. Ça aurait dû arriver il y a longtemps avec d’autres présidents, tout comme on aurait dû arrêter l’Iran il y a longtemps. »
« On ne s’aide pas vraiment aujourd’hui en décidant de renommer le lac Ontario “lac Amérique”. Enfin, ce n’est pas vraiment ça qui va arranger les choses, n’est-ce pas ? » La représentante républicaine d’Oklahoma Stephanie Bice a fait cette déclaration jeudi soir dernier lors d’une rencontre privée avec des étudiants républicains de l’Université d’État d’Oklahoma. Au cours de cette rencontre, elle a également lancé un cri d’alarme au sujet de l’impact de l’impopularité de Donald Trump et de son leadership chaotique sur les électeurs de son parti.
En plein coeur de la controverse entourant ses liens avec l’influenceur d’extrême gauche Hasan Piker, Abdul El-Sayed, candidat démocrate à l’importante élection sénatoriale du Michigan, s’est excusé samedi auprès des Juifs du Michigan. Il n’a pas fait son mea-culpa pour avoir fait campagne aux côtés de Piker, qui doit se défendre contre des accusations d’antisémitisme. Il l’a fait pour une déclaration faite dans la foulée d’une attaque contre une mosquée du Michigan.
Décidément, les États-Unis s’invitent dans la campagne électorale du Québec de multiples façons. En lisant vendredi le journal de campagne de l’analyste québécois Patrick Déry, j’en ai trouvé une nouvelle, qui prend la forme d’une appropriation politico-culturelle de la part d’Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec.
DERNIÈRE HEURE : Les États-Unis viennent de conclure un accord avec le Venezuela pour LE PLUS GROS CONTRAT PÉTROLIER DE L’HISTOIRE MONDIALE ! Sous ma direction, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, en étroite collaboration avec la très respectée présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, et grâce à un partenariat avec le secteur privé, ont obtenu le contrôle majoritaire américain de plus de 65 MILLIARDS DE BARILS de réserves pétrolières prouvées au Venezuela, sans aucun coût pour le contribuable américain. Cette transaction historique fait PLUS QUE DOUBLER les réserves pétrolières américaines, augmente considérablement notre approvisionnement en pétrole, et fera baisser durablement le prix de l’essence pour tous les Américains, tout en aidant le Venezuela à poursuivre sa route vers un SUCCÈS ÉNORME et une GRANDE PROSPÉRITÉ. »
Le nouveau chef de la banque centrale américaine, Kevin Warsh, a prononcé un important discours ce vendredi matin à Jackson Hole, au Wyoming, où il a laissé planer la possibilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt qui ne manquerait pas de susciter la colère de Donald Trump. En bref, Warsh a déclaré que cette hausse des taux d’intérêt pourrait être nécessaire dans les prochains mois en raison d’une inflation encore trop élevée.