
« Malgré sa posture de club d’élite, le Hamas s’est comporté, dès sa création, comme une bande de gangsters : brutalisant les Palestiniennes qui enfreignaient sa morale fanatique, torturant et tuant celles et ceux soupçonnés de s’opposer à lui, et menant des attentats-suicides macabres contre des civils israéliens — ce qui a affaibli l’Autorité palestinienne et renforcé la droite extrémiste en Israël, laquelle a saisi cette occasion pour anéantir tout espoir d’un nouvel horizon palestinien. Aujourd’hui, dans les ruines de ce qui fut autrefois ma belle patrie, nous assistons à l’épilogue de deux décennies de règne épouvantable de ce groupe. En acceptant en principe un plan de désarmement après que son attaque du 7 octobre 2023 contre Israël et le massacre de centaines de civils ont entraîné plus de deux ans de bombardements israéliens ayant tué des dizaines de milliers de Gazaouis — dont une grande partie de ma famille —, le Hamas reconnaît ce que la direction palestinienne savait déjà il y a 30 ans : que seule la paix pouvait mener à la liberté et que la lutte armée était une stratégie désastreuse. Le Hamas ne devrait jouer aucun rôle dans l’avenir de Gaza, mais, chose consternante, tant de personnes en Occident qui se considèrent comme des alliées du peuple palestinien voient encore ce groupe comme des combattants de la résistance honorables. Leur soutien — ou leur refus de le dénoncer — ne fait que perpétuer la dégradation de Gaza. »
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