Décidément, les États-Unis s’invitent dans la campagne électorale du Québec de multiples façons. En lisant vendredi le journal de campagne de l’analyste québécois Patrick Déry, j’en ai trouvé une nouvelle, qui prend la forme d’une appropriation politico-culturelle de la part d’Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec.
DERNIÈRE HEURE : Les États-Unis viennent de conclure un accord avec le Venezuela pour LE PLUS GROS CONTRAT PÉTROLIER DE L’HISTOIRE MONDIALE ! Sous ma direction, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, en étroite collaboration avec la très respectée présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, et grâce à un partenariat avec le secteur privé, ont obtenu le contrôle majoritaire américain de plus de 65 MILLIARDS DE BARILS de réserves pétrolières prouvées au Venezuela, sans aucun coût pour le contribuable américain. Cette transaction historique fait PLUS QUE DOUBLER les réserves pétrolières américaines, augmente considérablement notre approvisionnement en pétrole, et fera baisser durablement le prix de l’essence pour tous les Américains, tout en aidant le Venezuela à poursuivre sa route vers un SUCCÈS ÉNORME et une GRANDE PROSPÉRITÉ. »
Le nouveau chef de la banque centrale américaine, Kevin Warsh, a prononcé un important discours ce vendredi matin à Jackson Hole, au Wyoming, où il a laissé planer la possibilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt qui ne manquerait pas de susciter la colère de Donald Trump. En bref, Warsh a déclaré que cette hausse des taux d’intérêt pourrait être nécessaire dans les prochains mois en raison d’une inflation encore trop élevée.
En mettant fin à la dernière minute aux négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, Mark Carney a amorcé un « double jeu » (mes guillemets) dont il pourrait avoir à se repentir. C’est du moins ce qu’a laissé entendre un membre de l’administration Trump jeudi soir sur Fox News. Selon Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, le premier ministre canadien veut à la fois influencer en sa faveur les élections de mi-mandat aux États-Unis et les élections provinciales du Québec.
« Le premier jour de la guerre, le 28 février, le président Trump avait promis aux Iraniens que “l’heure de votre liberté approche”. Six mois plus tard, son administration s’efforce de les appauvrir davantage, espérant contre toute attente qu’ils se soulèveront contre un régime répressif et militarisé pour le renverser. […] Il est difficile de maquiller ce qui constitue, de toute évidence, un échec américain à contraindre l’Iran à se soumettre à sa volonté, en dépit de la puissance conjuguée des appareils militaires américain et israélien. Non seulement la République islamique a survécu, mais elle exerce désormais un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz. Elle a consolidé son influence dans la région, au point que les pays mêmes qu’elle bombardait il y a quelques mois à peine cherchent aujourd’hui à raviver leurs relations avec elle. »
Ne paniquez pas, disait en substance l’avocat Norm Eisen aux démocrates après la décision récente de la Cour suprême d’autoriser temporairement le décret présidentiel de Donald Trump visant à restreindre le vote par correspondance. Par 6 voix contre 3, le tribunal avait essentiellement statué qu’il était trop tôt pour bloquer le décret parce que les règles de son application n’étaient pas encore connues. Elles le sont désormais. Et une juge fédérale du Massachusetts a décidé jeudi soir de bloquer temporairement leur application parce que ces règles sont vraisemblablement inconstitutionnelles et impossibles à mettre en place d’ici les élections de mi-mandat, qui auront lieu dans un peu plus de deux mois.
« J’apprécie vivement la décision du Canada de retirer les produits de la mer et les produits de la pêche de sa liste de droits de douane de rétorsion. Ces droits de douane auraient causé un tort considérable aux pêcheurs de homard du Maine, en perturbant l’un de leurs marchés les plus importants pendant la saison de pêche automnale. J’exhorte les États-Unis à répondre à ce geste de bonne foi de nos amis canadiens en revenant à la table des négociations et en œuvrant à une résolution à l’amiable de ce différend commercial. Le Canada n’est pas la Chine. Le Canada est l’un de nos plus proches alliés et l’un de nos plus grands partenaires commerciaux. Nos économies sont indissociablement liées, particulièrement dans les régions frontalières. Le maintien de ces droits de douane nuira aux familles, aux petites entreprises, aux municipalités, aux fabricants et aux agriculteurs du Maine. »
J’ai consacré un billet ce jeudi matin à un article du Wall Street Journal sur l’objet de la visite surprise à Moscou du directeur de la CIA John Ratcliffe. Selon le Journal, ce dernier a averti la Russie de ne pas céder à la tentation de s’attaquer à l’OTAN. Dans un article publié en après-midi, le New York Times offre une autre raison pour cette visite.
Un juge fédéral du Texas a invalidé jeudi une loi interdisant les spectacles de drag-queens dans cet État. Selon lui, cette mesure promulguée en 2023 par le gouverneur républicain Greg Abbott viole le premier amendement de la Constitution qui garantit la liberté d’expression. Dans sa décision, il a notamment invoqué la regrettée Dolly Parton en faisant référence aux gens qui dénonçaient la chanteuse « comme un symbole sexuel plantureux en raison de sa coiffure volumineuse, de ses tenues extravagantes et de ses décolletés ».
« Il existe une théorie selon laquelle […] lorsque Trump figure sur le bulletin de vote, [les républicains] l’emportent. Lorsqu’il n’y figure pas, les électeurs ne se déplacent pas. Et je demande aux Américains — par le biais de votre émission, remarquable, l’émission numéro un du pays — je leur demande de se rendre aux urnes. Faites comme si j’étais moi-même sur le bulletin. »
Le Wall Street Journal affirme que la visite surprise du directeur de la CIA John Ratcliffe à Moscou plus tôt cette semaine avait pour but d’avertir la Russie de ne pas attaquer de pays appartenant à l’OTAN. Cette visite fait suite à des informations du renseignement américain selon lesquelles Vladimir Poutine pourrait lancer une attaque limitée contre un pays des Baltiques pour mettre à l’épreuve la détermination de l’OTAN.
L’ensemble des Super PAC associés à Donald Trump, dont MAGA Inc, peuvent en théorie dépenser la somme colossale de 400 millions de dollars d’ici les élections de mi-mandat. Quelle portion de cette caisse électorale sera utilisée ? Et comment ? Ces questions intéressent les deux grands partis, et notamment les démocrates, qui s’inquiétaient déjà de l’avantage financier dont jouissent les républicains. The Atlantic a peut-être offert ce mercredi une réponse qui ne réjouira pas les républicains.
« Une série de limogeages et de querelles internes provoqués par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a laissé l’armée de terre pratiquement à la dérive, alors qu’elle peine à composer avec la menace que constituent les drones et missiles bon marché mais meurtriers qui pilonnent les bases américaines au Moyen-Orient. »
17,1 milliards : montant en dollars américains que Meta a accepté de verser en amendes dans le cadre d’un règlement de la poursuite intentée par 47 États, ainsi que par le district de Columbia et plusieurs territoires américains. Ces derniers accusaient la société de Mark Zuckerberg d’avoir mis en péril la sécurité des mineurs avec des plateformes de réseaux sociaux – Facebook et Instagram – conçues pour susciter une dépendance. Meta a également accepté de procéder à des modifications substantielles de ses produits. Les plaignants réclamaient 200 milliards de dollars.