
Depuis l’ascension à la Cour suprême des trois juges nommés par Donald Trump, le recours à la pratique de la procédure accélérée – dite « shadow docket – a doublé à la Cour suprême par rapport aux années précédentes. Cette pratique suscite notamment la controverse parce qu’elle permet à la majorité conservatrice du tribunal d’intervenir rapidement sur des questions sensibles sans l’examen approfondi qu’elles méritent souvent et sans aucune transparence. La Cour annonce ses décisions, souvent tard le soir, sans aucune explication et sans un compte-rendu du vote.
La dernière décision issue du « shadow docket », ou rôle d’urgence, a permis lundi à l’administration Trump de revendiquer une autre victoire à la Cour suprême. Celle-ci a donné le feu vert aux licenciements de quelque 1 300 employés du département de l’Éducation qu’un juge de première instance avait bloqués, décision validée par un tribunal d’appel. Les plaignants ont fait valoir que ces licenciements massifs s’inscrivent dans un projet visant à démanteler le département de l’Éducation, une décision que seule peut prendre le Congrès. L’administration Trump a affirmé que les tribunaux n’ont pas à se mêler de la façon dont le président gère le personnel sous sa gouverne.
Or, plutôt que de prendre l’affaire en délibéré, la Cour suprême a décidé d’intervenir dare-dare et de permettre à l’administration Trump d’aller de l’avant avec ses licenciements, quitte à tout annuler lorsqu’elle se sera prononcée sur la légalité de la démarche, quelque part en 2026. Appuyée par les juges Elena Kagan et Ketanji Brown Jackson, la juge Sonia Sotomayor a signé une opinion dissidente enflammée.
« Lorsque l’exécutif annonce publiquement son intention d’enfreindre la loi et qu’il met ensuite sa promesse à exécution, il est du devoir du pouvoir judiciaire de mettre un terme à cette illégalité, et non de l’accélérer », a-t-elle écrit. « Le président doit veiller à ce que les lois soient fidèlement exécutées, sans chercher à les démanteler. Cette règle fondamentale est à la base de la séparation des pouvoirs de notre Constitution. Pourtant, aujourd’hui, la majorité récompense le mépris manifeste de ce principe fondamental en accordant une aide d’urgence. Parce que je ne peux pas tolérer un tel abus de notre autorité équitable, je suis respectueusement en désaccord. »
Cela dit, certains juges nommés par Trump préfèrent l’inaction à l’urgence. Le New York Times rapporte ainsi qu’un panel de trois juges de la Cour d’appel des États-Unis pour le district de Columbia a suspendu temporairement en avril dernier le projet d’un juge de première instance d’entamer une procédure d’outrage à l’encontre de l’administration Trump afin de déterminer si des responsables avaient violé son ordonnance d’arrêt des vols de migrants vénézuéliens vers le Salvador.
Trois mois plus tard, le panel de trois juges n’a rien fait pour faire avancer le dossier. Les deux juges responsables de la suspension des procédures ont été nommés par Trump. De commenter le professeur de droit Steven Vladek : « C’est très inhabituel. Une cour d’appel peut avoir besoin de quelques heures ou de quelques jours pour régler ce genre d’affaire, mais elle n’a pas besoin de semaines et encore moins de mois. »
Aux dernières nouvelles, les deux juges nommés par Trump semblent faire fi des rebondissements des derniers jours dans cette affaire. Un lanceur d’alerte a en effet accusé des responsables du ministère de la Justice d’avoir commandé à leurs subalternes d’envoyer foutre les juges et de défier leurs ordonnances concernant les vols de migrants vénézuéliens vers le Salvador.
Dans l’urgence ou l’inaction, ces juges nommés par Trump semblent travailler pour son compte.
(Photo Getty Images)
L’Exécutif (présidence) qui contrôle la Justice (la CS), c’est la recette parfaite pour faire grandir et grossir les racines de la dictature. Des racines qui ont comme caractéristiques de se développer horizontalement et de faire ressortir un peu partout les rhizomes tentaculaires de la dictature profonde.
C’est de même que ça marche. Il contrôle les médias, le Sénat, la cour Suprême, le Congrès. Tout le monde à ses genoux. C’est le fasciste qui s’est installé.
Ça me lève le coeur… c’est pourri jusqu’à l’os!
Décadence, déchéance, mépris, coupables par associations.
« Dans l’urgence ou l’inaction, ces gens nommés par Trump semblent travailler pour son compte ».
Surement pas le compte d’un potus qui se respecte et qui respecte la constitution.
Merci pour vos explications quant à la procédure accélérée – dite « shadow docket. Je comprends mieux comment se met sous le tapis les litiges qui doivent être tranchées. Reportez aux calendes grecques, semble être la devise de cette basse cour qui tient du cirque. On sait pas pourquoi ni qui a voté. Une fête foraine que ce troupeau.
Madame la juge Sonia Sotomayor est manifestement la seule à exercer correctement son jugement.
Trump et ses petits soldats en robe noire ne veulent pas seulement « réformer » l’État, ils veulent le démanteler, morceau par morceau, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à défendre. Qu’est-ce qu’on est en train de regarder, sinon la transformation d’une démocratie en monarchie, où le roi Donald décrète et où les juges, nommés par ses soins, obéissent au doigt et à l’œil ?
Détruire le département de l’Éducation ? Évidemment. Parce qu’éduquer, c’est dangereux pour un régime fondé sur la peur, le mensonge et l’ignorance. Mieux vaut virer 1300 personnes d’un trait et saboter ce qui reste de service public, pendant que la Cour suprême couvre le tout sous le « shadow docket », dans le noir, sans explication, sans transparence et sans honte.
Et qu’on ne vienne pas me dire que ce sont des juges « neutres ». Ils servent un projet clair : donner à Kekloune les pleins pouvoirs pour remodeler le pays à son image, un pays où la loi est ce qu’il dit, quand ça l’arrange, et où les contre-pouvoirs sont paralysés ou complices. Qu’ils agissent dans l’urgence ou dans l’inaction, c’est le même résultat : aider le chef à piétiner les institutions.
On parle quand même d’un président qui viole ouvertement la loi, s’en vante, et trouve des juges pour dire : « Pas de problème, Majesté, continuez pendant qu’on regarde ailleurs. » Tout ça pour quoi ? Pour pouvoir gouverner par vengeance, couper les budgets, écraser l’opposition, fermer la porte aux étrangers, et faire taire la dissidence.
C’est pas juste un abus de pouvoir, c’est l’enterrement de la démocratie américaine. Et le plus inquiétant ? Ça marche. Parce que tant que ça sert Trump et la croisade idéologique des républicains, tout est permis, même détruire un département entier comme l’Éducation.
Voilà le vrai projet : un pouvoir absolu, sans contrôle, sans débat et sans pitié. Trump et ses petits soldats en robe noire ne veulent pas seulement « réformer » l’État, ils veulent le démanteler, morceau par morceau, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à défendre. Qu’est-ce qu’on est en train de regarder, sinon la transformation d’une démocratie en monarchie, où le roi Donald décrète et où les juges, nommés par ses soins, obéissent au doigt et à l’œil ?
Détruire le département de l’Éducation ? Évidemment. Parce qu’éduquer, c’est dangereux pour un régime fondé sur la peur, le mensonge et l’ignorance. Mieux vaut virer 1300 personnes d’un trait et saboter ce qui reste de service public, pendant que la Cour suprême couvre le tout sous le « shadow docket », dans le noir, sans explication, sans transparence et sans honte.
Et qu’on ne vienne pas me dire que ce sont des juges « neutres ». Ils servent un projet clair : donner à Trump les pleins pouvoirs pour remodeler le pays à son image, un pays où la loi est ce qu’il dit, quand ça l’arrange, et où les contre-pouvoirs sont paralysés ou complices. Qu’ils agissent dans l’urgence ou dans l’inaction, c’est le même résultat : aider le chef à piétiner les institutions.
On parle quand même d’un président qui viole ouvertement la loi, s’en vante, et trouve des juges pour dire : « Pas de problème, Majesté, continuez pendant qu’on regarde ailleurs. » Tout ça pour quoi ? Pour pouvoir gouverner par vengeance, couper les budgets, écraser l’opposition, fermer la porte aux étrangers, et faire taire la dissidence.
C’est pas juste un abus de pouvoir, c’est une attaque frontale contre la démocratie américaine. Et le plus inquiétant ? Ça marche. Parce que tant que ça sert Trump et la croisade idéologique des républicains, tout est permis, même détruire un département entier comme l’Éducation.
Voilà le vrai projet : un pouvoir absolu, sans contrôle, sans débat et sans pitié. Et pendant qu’on détourne le regard vers les tarifs, l’ICE, l’Ukraine, Gaza, le pays glisse lentement entre les mains d’un despote enragé, entouré de juges serviles, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une carcasse de démocratie, vidée de son sens et de sa dignité. Jamais je n’aurais cru possible de voir de mon vivant, un Kekloune mettre à genou plus de 330 millions de personnes. A coup de mensonges et théories du complot qui ne font ni queue, ni tête.
Des doublons, désolé !
De toute façon, un ministère de l’éducation ne servirait à pas grand chose quand les attentes sont si basses…
Make sure they speak English. That’s about all we need” — Trump on the duties of the Department of Education
https://x.com/atrupar/status/1945174835245506624
Avec la même étendue de vocabulaire, ça être lette en titi?
Fini l’innovation. Fini la supériorité en technologie (surfaite de toute façon).
Dire comme Deschamps «l’éducation quossa donne? » ça donne rien que des chialeux, des critiqueux c’est fatiguant ça. Des zaméricains crétins il y en a déjà une char pis une barge (74 millions ont voté pour le gros guignol orange), bientôt un tsunami dévastateur de crétins va déferler sur l’Amarik, alors le fascisme grandguinolesque à la Trump a encore de belles années devant lui, surtout avec la flopée de juges sans jugement qui sévit à la Cour dite suprême.
En complément, voici une pièce musicale de circonstance…
« The Court »/(Peter Gabriel):
*https://youtu.be/px76Jn4CUcc?si=yj9xHcCMPu9FXFH-
Merci Haïku,
De circonstance ? Pensais-tu à Stormy, qui semblait mettre en évidence à quel point son expérience avec TACO tourna court et fut courte, dans tous les sens du terme ?
😀
Peter Gabriel… Même sans bien connaître (ce qui n’est pas mon cas), il a une signature si unique que cinq secondes suffisent pour identifier un de ses morceaux. Et ce qui est génial (même si j’y suis moins réceptif en ce qui me concerne) c’est qu’il ne se borne pas à travailler la musique. Ses clips valent le détour et il a un style bien à lui également !
Gracias !
Urgence? Inaction?
Les juges nommés par « 47 » font décidément tout pour répondre à ses volontés de « 47′ quitte à transgresser la Constitution, la Loi ou les deux (2). On accélère ou laisse traîner un dossier dépendant de son importance dans l’ordre des priorités de cette administration.
La SCOTUS est devenu une véritable farce, un vulgaire « rubber stamp » juste bon à entériner les décisions de TACO.
À chaque fois, la Justice se discrédite encore un peu plus mais cela ne semble pas préoccuper les Juges néo conservateurs. Cela a beau inquiéter les trois (3) Juges dissidents mais cela ne change rein à la dynamique toxique qui empoisonne le « Plus Haut Tribunal du pays ».
Dans le fond, ça dérange qui à l’exception de quelques spécialistes? Disons le franchement, pas grand monde. Ça dérangera le bon peuple tétanisé le jour ou il en sentira les impacts comme pour les tarifs douaniers.
Dites vous une chose. La SCOTUS joue souvent au « chien de garde » afin de protéger les intérêts de « 47 » pas ceux de la population, de la « vraie » Justice.
« Parce que je ne peux pas tolérer un tel abus de notre autorité équitable, je suis respectueusement en désaccord. «
Respectueusement. So cute 😂
🎬 Bande-annonce exclusive – À NE PAS MANQUER SUR FOXTROUILLE+
(Anciennement connue sous le nom de FoxNews jusqu’à ce que même la désinformation en ait honte.)
🎖️ STARSHIP TROOPERS – ÉDITION COUR SUPRÊME™
📍Saison 6 – Jugement dernier, mais en douce
🎙️ Voix grave de bande-annonce :
« Dans un monde où lire la Constitution est vu comme un acte de rébellion…
Dans un pays où l’Éducation devient un danger national…
Une seule cour… pour tous les plier. »
👨⚖️ Shadow Docket, le retour –
Des décisions prises en catimini, entre deux cocktails à Mar-a-Lago, avec zéro débat, zéro explication, et zéro honte.
Pourquoi expliquer une décision quand on peut juste l’imposer à minuit dans l’ombre ?
👩⚖️ Cour d’appel – le spin-off paresseux :
« Pourquoi trancher aujourd’hui… ce qu’on peut enterrer pour toujours ? »
Avec des juges si lents qu’ils ont été confondus avec des statues vivantes par des touristes du Capitole.
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Présenté par Taco lui-même, en direct d’un bunker doré.
Catégories :
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📢 Slogan final (sur fond de drapeau en feu et aigle qui pleure) :
« La démocratie, c’est surfait. La docilité, c’est l’avenir. »
🍿 Disponible uniquement sur Foxtrouille+, la plateforme de streaming qui redéfinit le mot “justice”… à coups de gomme à effacer.
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🧠 Commentaire généré par l’IA judiciaire d’appoint, modèle GPT-SCOTUS-0
Fièrement développée par TacoTech, la seule entreprise où l’éthique est en liquidation totale.
👉 « Ce commentaire pourrait être censuré à la demande expresse de la Cour suprême. Veuillez ne pas réfléchir sans autorisation. »
Hello,
De l’urgence *À* l’inaction >>> de l’urgence *DE* l’inaction.
C’est ce qu’on constate avec une cour suprême à la botte (la botte de celles qui claquent sur les pavés d’un pays envahi) de l’exécutif. Ils en viendraient même à pervertir leur propre fonctionnement rien que pour favoriser leur petit champi(gn)on.
Et c’est là qu’on se rend compte que fart vader n’est finalement pas le seul à blâmer dans tout ce qui se déroule sous nos yeux. Il bénéficie de complicités à tous les niveaux : cela va de la base (les électeurs) au sommet de la pyramide (Cour Suprême, Sénat…). Et personne n’a l’air de se rendre compte qu’in fine, il n’y a qu’une personne qui tirera les marrons du feu : le graboïd itself (parce que si on attend de lui qu’il rende la monnaie de la pièce, on peut attendre longtemps, et si on attend le retour d’ascenseur, on fera mieux de prendre les escaliers).
On ne cesse de le répéter ici-même : la séparation des pouvoirs n’est plus qu’un vague concept, à peu près aussi vague qu’il a pu l’être quand il n’était encore qu’une lueur lubrique dans l’œil de son concepteur.
Et si les décisions, notamment économiques, fleurent bon (ahem…) le passé (tout comme les décisions sociétales) font reculer le pays lentement mais sûrement, alors l’abandon du principe de séparation des pouvoirs fait faire, pour le pays et pour ses habitants, un bon en arrière encore plus grand. Tout aussi sûrement, mais bien plus rapidement.
À quand le retour de la dîme, de la corvée, de la gabelle, du servage ? À quand un pays où chaque comté a sa propre langue, sa propre monnaie, frappée par son propre seigneur ? À quand le retour du cens, de la mainmorte, du formariage, du champart, du droit de péage bien sûr (ah, on m’informe qu’il est toujours bien vivant – on le connaît mieux, huc et nunc, sous le nom de « tariffs ») ? À quant le retour du quint ou du treizain ? Voire de l’arrière-ban (on me dit dans l’oreillette que c’est peut-être ce qui a eu lieu à Los Angeles) ? Ah oui et, naturellement, retour pour de bon cette fois-ci – « j’ai la liste » / © Pam B. – du droit de cuissage.
E tutti chianti (comme aurait dit Hannibal Lecter, the late, great, Hannibal Lecter) !
La Cour suprême est aussi capable de faire preuve d’inaction, comme quand elle a attendu le plus tard possible pour se prononcer sur la supposée immunité du président, de sorte que son procès au sujet de l’attaque contre le Capitole n’avait plus le temps d’être tenu.
La justice sous Trump ressemble à s’y méprendre à celle du Venezuela sous Maduro.
C’est comme ça qu’on corrompt un système apparament solide, on décide ce que l’on veut en bafouant la règle de droit.
Autoritarisme 201 selon moi.