Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Les investisseurs ont haussé les épaules la semaine dernière après l’annonce de l’ouverture d’une enquête criminelle visant le président de la Fed Jerome Powell, comme s’ils ne croyaient pas que cette décision digne d’un régime autoritaire n’aurait pas de suite. Ils ont peut-être raison. Mais ils n’ont pas réagi avec la même indifférence ou insouciance ce mardi à la suite des plus récents délires épistolaires ou verbaux de Donald Trump concernant le Groenland, comme l’illustre le graphique qui coiffe ce billet.

Le New York Times résume : « L’escalade des tensions entre le président Trump et les dirigeants européens concernant le sort du Groenland a provoqué une vive réaction des investisseurs mardi, entraînant une baisse de la valeur des actions américaines, du dollar et des obligations d’État. L’indice S&P 500 a chuté de plus de 2 % pour la première fois depuis octobre, les investisseurs réagissant aux menaces croissantes de M. Trump d’imposer des droits de douane plus élevés aux alliés européens s’ils ne soutenaient pas son projet de prise de contrôle du Groenland par les États-Unis. L’indice de volatilité VIX, surnommé l’“indicateur” de la peur » de Wall Street, a atteint son plus haut niveau depuis novembre. La baisse enregistrée à l’ouverture des marchés mardi a été la plus importante pour l’indice depuis avril, date à laquelle M. Trump avait initialement proposé d’imposer des droits de douane massifs à la quasi-totalité des partenaires commerciaux des États-Unis. »

Trump avait par la suite fait marche arrière sur les droits de douane, héritant du surnom de TACO. Le scénario se répétera-t-il concernant Groenland ?

46 réflexions sur “Le graphique du jour

  1. Charlot dit :

    Si money talks peut-être que certains s’éveilleront de leur long sommeil. Mais je ne parierais pas là dessus. Il est profond le sommeil du con.

    1. Robert T dit :

      Donald-le-pedo va finir par énerver les investisseurs ! À défaut de se faire conspuer par la dégradante population états-unienne, il pourrait recevoir une balle dans la tête de la part d’un partisan ruiné…
      Juste un fantasme…

  2. ghislain1957 dit :

    « Trump avait par la suite fait marche arrière sur les droits de douane, héritant du surnom de TACO. Le scénario se répétera-t-il concernant Groenland ? »

    Réponse: NON, le fou au sud de notre frontière est sur un délire innombrable. Et le Canada est sa prochaine cible. Il l’a confirmé aujourd’hui en disant à la presse : Vous ne savez pas de quoi je suis capable.

    1. ghislain1957 dit :

      Innommable, pas innombrable. Correcteur à 💩

      1. Dekessey dit :

        Délires innombrable, ça marche aussi.

    2. galgator dit :

      Définitivement, il se croit invincible depuis l’opération au Venezuela. Il pense qu’il peut dominer comme bon lui semble. Il fait un Poutine de lui même et il est fier ce con!
      Je le dit depuis le début de son mandat, il ne faut pas lui céder un pouce car il en redemandera toujours plus!

  3. gl000001 dit :

    « L’indice de volatilité VIX, surnommé l’“indicateur” de la peur »  »
    VIX est près de John Wick. Oui, ça fait peur cet indice 😉

    1. Haïku dit :

      Hé hé hé ! 😉

  4. xnicden dit :

    On peut prévoir une petite déclaration de la chose pour que son entourage puisse faire un coup d’argent à la bourse.

    1. Alexander dit :

      @xnicden

      Un délit d’initiés? Un de plus? Moi aussi j’ai la désagréable impression que ses positions publiques en apparence déjantées font bouger les marchés à dessein pour s’emplir les poches par en arrière.

      Pas sûr que l’immunité présidentielle devrait s’appliquer dans tous les cas où il transgresse les lois, n’en déplaise aux ineffables juges Alito et Thomas.

      1. Robert T dit :

        Pfffff ! Ça serait pas le plus grand crime de Donald-le-mafieux…

  5. Alexander dit :

    Ce sont les marchés qui vont mettre Trump au pas. Tu ne niaises pas avec les marchés au royaume du capitalisme .

    N’importe quel gens d’affaires le moindrement averti comprend ça, peu importe l’allégeance politique. Personne ne veut perdre d’argent à cause des manœuvres incohérentes du président.

    Il manœuvre les économies et politiques internationales comme un enfant de 10 ans conduirait un camion de transport longue distance. Comme un enfant. Et dangereusement en plus.

    Il n’aura pas le choix de reculer sinon ils vont le pitcher en dessous de l’autobus, sans hésiter. Les financiers font et défont les présidents. Surtout aux USA.

    Son immense problème est de devoir reculer sans perdre la face.

    1. Robert T dit :

      En dessous d’un autobus ! WoW !! Je paierais très cher pour voir ça …

      1. jmaveja48a dit :

        Quant à faire je préfère un char ne prenons pas de risques 😁

  6. brady4u dit :

    MARK CARNEY – LA FIN DE L’ORDRE MONDIAL –

    Je viens de regarder Mark Carney.

    Impeccable.

    Voici deux liens pour la reprise :

    CPAC PERMET DE CHOISIR LA LANGUE ORIGINELLE

    https://www.cpac.ca/headline-politics/episode/world-economic-forum-special-address-by-pm-mark-carney?id=a5157ccf-d1f1-457a-89fd-46a6bd651479&utm_source=chatgpt.com

    LE SITE DU FORUM DE DAVOS TRADUIT EN ANGLAIS

    ***https://www.weforum.org/meetings/world-economic-forum-annual-meeting-2026/sessions/special-address-by-mark-carney-prime-minister-of-canada/

  7. jeani dit :

    L’idiot est incapable de proposer quelque chose d’intelligent dans son concept de projet pour acquérir le Groenland.

    Quand tu n’es pas doté d’une intelligence minimale et que, par habitude, tu as toujours réussi à faire tomber tes adversaires en les intimidant, au lieu de négocier avec eux, tu ne peux pas comprendre comment fonctionne réellement le Monde.

    Il est plus que temps que des Macron, Carney, Starmer et autres dirigeants cessent de faire le tapis devant cet idiot fini. Une Union Européenne vraiment unie et d’autres dirigeants du monde sont capables de faire face à l’ordure sur le plan économique et l’économie peut être une arme très efficace contre les bullies.

    1. darrylfzanuck dit :

      Tres bon commentaire

      1. Haïku dit :

        Idem de ma part !

    2. chanounou dit :

      @Jeani,
      Europe que personnellement j’appelle de tous mes vœux depuis… ouh la la…, tellement longtemps.
      La crise de l’Ukraine et maintenant le Groenland sont peut-être les 2 maux nécessaires pour que l’Europe se mette le coup de pied aux fesses pour bouger et dépasser leurs egos respectifs.

    3. Madalton dit :

      Imaginez si on ajoute la Chine et l’Inde.

  8. darrylfzanuck dit :

    Les obligations d’État Trump a déja reculé quand les obligations ont baissées et cela il connait.

  9. Layla dit :

    J’imagine que si la chute n’est que de 2% c’est que les investisseurs prennent pour acquis qu’il va faire un TACO sauf que je ne suis pas convaincue qu’il est en état psychologique pour revenir en arrière de lui-même.

    Mais…Les tarifs s’étaient à partir du 1 février d’ici là il trouvera sûrement quelqu’un ou quelque chose pour lui sauver la face.

  10. Toile dit :

    Est ce graphique de mort cérébrale de Taco?

    1. gl000001 dit :

      Ca peur également ressembler à sa signature sur le déclin. La sénilité fait son oeuvre.

  11. lechatderuelle dit :

    Cette chute de 2% est la preuve que les investisseurs ont entendu le ministre danois qui n’a pas hésité à affirmer vouloir se débarrasser de100 millions de bons du trésorUS…avec une ambition d’en vendre plus…
    Il y a eu un transfert de fonds des E-U vers l’Euro et l’or…

    Demain le discours de trump sera pas mal moins belliqueux…
    Faudra voir si les entreprises étasuniennes seront aussi prises pour cibles pour vendre des blocs d’actions. Si oui, le téléphone va sonner en Ta! à la Maison Blanche…

    La bourse, généralement, fait des « messages » mais éphémères à des agressions d’un dictateur ou de politiques imbéciles… ce qui ramènent les brebis égarées dans le droit chemin…
    trump a-t-il entendu le rappel à l’ordre?

    Son équipe de penseurs doit spinner une voie de sortie honorable ou du moins, faire baisser la pression économique…
    On verra ça demain, au prochain épisode…

    ce qui serait cool c’est que plus de 60 % des gens sur place aient déjà quitté Davos…. une claque dans’face, ce serait ça!
    Mais faut pas rêver… l’éthique, le décorum et le respect existent encore du côté de la Force…

    1. garoloup dit :

      Ça se pourrait que l’Enflure trouve un prétexte pour ne pas se présenter… que sera sera…

  12. Dekessey dit :

    L’or aussi réagit. +10% depuis le début du mois.

  13. littlerob dit :

    C’est seulement un jour. Attendons ce qui se passera dans les marchés le reste de la semaine.

  14. PATlecamer dit :

    La dernière menace du Trumpeur d’imposer des droits de douane, dans la poursuite de son objectif de s’emparer du Groenland, est un cauchemar politique pour les dirigeants européens, mais elle pourrait également engendrer de graves DIFFICULTÉS économiques. Comme le Fonds monétaire international (FMI) l’a souligné à maintes reprises depuis le début de la guerre commerciale du 47e l’année dernière, quel que soit le niveau final des droits de douane, L’INCERTITUDE a ses propres conséquences.

    Et comme l’a déclaré la directrice générale du FMI, K. Georgieva, en octobre, à l’ère Trump, « l’incertitude est la nouvelle norme ».

    Les entreprises ont tendance à hésiter à entreprendre de nouveaux investissements lorsqu’elles ne savent PAS à quoi ressemblera le paysage politique à terme – comme le Royaume-Uni l’a appris à ses dépens pendant les années de négociations sur le Brexit qui ont suivi le référendum de 2016.

    Et cette nouvelle menace survient au moment même où les entreprises européennes pensaient pouvoir planifier avec certitude, après la conclusion et la signature en grande pompe, l’été dernier, d’accords commerciaux tant vantés avec les É-U .

    Si le Trumpeur met en œuvre des droits de douane de 10 % en février – qui passeront à un taux punitif de 25 % le 1er juin – cela freinera considérablement l’économie à un moment CRITIQUE, alors que la France est plongée dans une crise budgétaire et que l’Allemagne espère une reprise économique après une période de stagnation en 2025….

    Pourtant, paradoxalement, l’un des risques les plus importants de la dernière crise de colère de 47e réside… dans son propre pays, avec la menace d’une flambée des prix.

    Les droits de douane déjà imposés au cours de l’année écoulée sont les plus élevés depuis la Seconde Guerre mondiale, même s’ils sont inférieurs aux menaces initiales du 47e. Jusqu’à présent, l’inflation est restée quasiment stable, bien que la flambée des prix des importations alimentaires essentielles, du café aux avocats, l’ait incité à réduire les droits de douane sur ces produits en novembre.
    Certains analystes mettent en garde depuis un certain temps contre une nouvelle hausse des prix, car les stocks de pièces et de produits importés avant l’entrée en vigueur des droits de douane s’épuisent et les entreprises américaines disposent de moins de marge pour absorber les coûts supplémentaires.

    En fait, une inflation plus élevée freinerait toute nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale, ce qui irait à l’encontre de l’un des principaux objectifs économiques du 47e, pour lequel il a harcelé le président de la Fed, J. Powell, pendant des mois.

    Enfin, il existe un risque que cette dernière mesure scandaleuse du 47e, qui rompt radicalement avec toute logique en matière de politique économique, soit ce qui va ébranler les marchés financiers américains.

    Les marchés obligataires et boursiers ont réagi de manière spectaculaire à la menace, l’an dernier, de droits de douane « réciproques » généralisés, ce qui a incité le 47e à revoir considérablement sa politique…. et a conduit le Financial Times à inventer l’expression « Taco ». Depuis lors, les investisseurs – notamment sur les marchés boursiers – semblent être restés largement INSENSIBLES à ses décisions économiques fluctuantes, y compris le lancement d’une action en justice contre Powell, qui a suscité une extraordinaire manifestation de solidarité de la part des banquiers centraux du monde entier.

    On a pu observer certains signes d’un « repli vers la sécurité », notamment une flambée spectaculaire des prix de l’or et de l’argent, mais le boom de l’IA a continué de propulser les indices boursiers vers des sommets historiques.

    Bref, les investisseurs pourraient bien se dire « Taco » et balayer d’un revers de main ce dernier épisode. Mais s’ils décident – et c’est le cas – que le recours aux droits de douane comme arme contre leurs principaux alliés économiques aura des conséquences – notamment, peut-être, une hausse des taux d’intérêt –, des temps difficiles pourraient s’annoncer. Ou, comme l’a si bien résumé Georgieva en octobre dernier : « Attachez vos ceintures ! » À bon entendeur, salut !

  15. lechatderuelle dit :

    Trump et les E-U risquent de devenir un problème secondaire, éventuellement.

    Après des décennies de surexploitation, pollution et pressions climatiques, le monde entre dans une ère de « faillite mondiale de l’eau » : les rivières, les lacs et les aquifères s’épuisant plus vite que la nature ne peut les reconstituer, estime un rapport des Nations Unies.
    …. la consommation d’eau à long terme excède le renouvellement des ressources et endommage la nature si gravement que les niveaux antérieurs ne peuvent être raisonnablement rétablis.
    Ce phénomène se traduit par le rétrécissement des Grands Lacs et par le nombre croissant de grands fleuves qui ne se jettent plus dans la mer pendant certaines périodes de l’année.
    Les zones humides ont également disparu à grande échelle : environ 410 millions d’hectares – soit presque la superficie de l’Union européenne – n’existent plus depuis les cinquante dernières années.
    a crise mondiale de l’eau a atteint un point de non-retour

    https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2026-01-20/rapport-de-l-onu/l-eau-est-en-etat-de-faillite-mondiale.php

    Voilà peut-être ce qui pourrait ralentir l’appétit des E-U ou l’accélérer….
    mais ça va rendre la situation plus compliquée et plus intense…

    1. À court terme, ça va probablement l’accélérer.

      Grands Lacs here we come.

      1. Haïku dit :

        Ou comme dirait Louise/eau vive ! 😉

    2. chrstianb dit :

      C’est une des causes des révoltes en Iran. L’Iran se transforme en désert.

  16. citoyen dit :

    on dirait qu’il y a de plus en plus de monde  »geler au volant comme une balle qui passe comme une balle »

  17. Pierre Belley dit :

    Les bonnes nouvelles sont rares avec ce gros salaud qui respire encore. Il nous empoisonne la vie.

  18. xnicden dit :

    HS

    La SCOTUS s’enligne pour réduire la capacité des États à établir leurs règles pour encadrer l’usage des armes à feu.

    https://www.scotusblog.com/2026/01/supreme-court-appears-sympathetic-to-gun-owners-challenge-to-hawaii-law/

    Une bonne nouvelle attend pas l’autre. 🙃

    1. Haïku dit :

      Wow !

  19. Syl08 dit :

    Ça ressemble à la signature pubisitaire que Trump a fait dans le cahier de bon comportement d’Epstein.

  20. Madalton dit :

    Lors de son discours fleuve d’aujourd’hui, il a trouvé triste la la mort de Renee Good, une erreur de ICE, parce que son père l’aimait et qu’il espérait qu’il voterait républicain dans l’avenir. 🤯

    1. Layla dit :

      @Madalton le « il » c’est « D***** » ❓

      1. Layla dit :

        @Madalton Je ne voulais pas le croire, j’ai fait un Thomas de moi. Misère c’est incroyable après ce qu’il a dit d’elle.

    2. marcandreki dit :

      Trump est en train de redéfinir le concept de médiocrité. On peut compter sur lui pour descendre plus bas éventuellement.

  21. titejasette dit :

    Je viens de voir que les indices boursiers « futurs » montent légèrement (Dow +65, Nas +30) Comme Trump semble être toujours intéressé à mettre ses pattes sales sur le Groenland, il appert que la chute des valeurs boursières d’aujourd’hui est p-être le fruit de la manipulation de Wall Street. La Bourse a beaucoup monté en 2025, il suffit d’un rien pour provoquer des baisses momentanées pour pouvoir acheter des titres à rabais.

    Quoi qu’il en soit, je l’espère et je crois qu’une guerre entre les USA et les autres pays- membres de l’OTAN devra être autorisée par le Congrès. Trump n’a pas encore expliqué clairement ses besoins de posséder la totalité de cette île alors qu’une partie de l’île est déjà occupée depuis de nombreuses années. Si besoin est, la superficie occupée pour des fins de défense et de sécurité pourrait être aggrandie. Il y a trop de points obscurs dans cette histoire rocambolesque. Je suis sous l’impression qu’ils nous prennent pour des valises.

    La fermeté, la solidarité des pays-membres de l’Otan, les discours des hommes politiques à Davos (dont celui de notre Carney), les manifestations des habitants de l’île, je crois que le Congrès a pris note de ce remue ménage ?

    1. Julien Dagenais-Cote dit :

      Pensez à Bismarck, sous lui, qui est là Gobbels, Hitler…. Qui est en dessous de Trump? Il est vieux….

  22. POLITICON dit :

    Il y a une ironie cruelle dans ce graphique du jour : les marchés ont encaissé, presque sans broncher, une enquête criminelle visant le président de la Réserve fédérale — un geste qui, dans n’importe quelle démocratie saine, aurait déclenché une alarme générale. Mais quand Trump s’est remis à délirer publiquement sur le Groenland, là, Wall Street a compris. Et elle a paniqué.

    Le message des investisseurs est limpide : on peut tolérer beaucoup de dérives institutionnelles tant qu’elles restent abstraites ou réversibles. Mais lorsqu’un président commence à menacer ouvertement des alliés, à instrumentaliser les droits de douane comme moyen de chantage géopolitique et à jouer à l’apprenti impérialiste, l’argent, lui, n’attend pas les communiqués rassurants. Il fuit.

    La chute simultanée des actions, du dollar et des obligations d’État est tout sauf anodine. C’est un vote de défiance global contre la crédibilité américaine. Le S&P 500 qui plonge de plus de 2 %, le VIX qui s’affole, les marchés qui vivent leur pire ouverture depuis avril : ce ne sont pas des caprices passagers, ce sont des signaux d’alarme. Les investisseurs ne réagissent pas à une politique, mais à une instabilité devenue structurelle, incarnée par un président imprévisible, vindicatif et obsédé par des lubies géopolitiques dignes du XIXᵉ siècle.

    La comparaison avec l’épisode des tarifs douaniers du printemps est éclairante. À l’époque, Trump avait menacé tout le monde, puis reculé. D’où ce sobriquet humiliant de TACO — Trump Always Chickens Out. Les marchés parient-ils encore sur ce scénario? Peut-être. Mais le fait même qu’ils doutent cette fois-ci en dit long. Le Groenland n’est pas un simple levier de négociation commerciale : c’est un symbole. Celui d’un président prêt à sacrifier alliances, stabilité économique et réputation internationale sur l’autel de son ego.

    Alors, Trump reculera-t-il encore? Possible. Mais chaque menace, même abandonnée en rase campagne, laisse des traces. Elle alimente la volatilité, érode la confiance et rappelle une vérité brutale : sous ce deuxième mandat, le principal risque pour l’économie américaine ne vient ni de la Chine ni de l’Europe, mais bien de la Maison-Blanche elle-même.

  23. Gilles Morissette dit :

    Il n’est pas étonnant que les marchés boursiers réagissent de cette façon face aux élucubrations d’un type en plein délire et dont la facultés cognitives sont en plein déclin.

    « 47 » est totalement inconscient des dommages qu’il est en train de causer à l’économie américaine. Il est plus que temps que le Congrès prenne ses responsabilités face au comportement erratique, dangereux d’un président qui a des allures de CINGLÉ.

    Le fera t il? Voilà la question.

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