Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« Ce n’est pas une situation où quelqu’un impose des exigences et où il y aurait un suppliant. Ce n’est pas une situation où les États-Unis dictent les conditions. Nous sommes dans une négociation, nous pouvons parvenir à un résultat mutuellement satisfaisant — cela prendra du temps. »

Mark Carney, premier ministre du Canada, s’exprimant ce mercredi devant les journalistes à Ottawa à propos des négociations entourant l’Accord Canada-« États-Unis-Mexique qui doivent être complétées d’ici le 1er juin. Plus tôt dans la journée, Radio-Canada avait rapporté que les États-Unis exigent l’équivalent d’un « prix d’entrée » au gouvernement canadien, c’est-à-dire de nouvelles concessions, pour lui permettre de négocier et de conclure un pacte.

(Photo Reuters)

49 réflexions sur “La citation (canadienne) du jour

  1. Mcdodo dit :

    Le cirque à la maison brune inclus aussi des bandits à cravate.le concept est; tu me donnes argent cash 💰 et je te laisse me négocier à la hausse.c’est tu pas merveilleux ça 🤡🎪💩

  2. loulaf dit :

    Comme d’ habitude , la méthode de négociation des mafieux, méthode préférée du parrain et de sa clique , le révolver sur la tempe. Vous cédez sur tout sinon …

    Cette méthode ne semble pas impressionner le PM Carney. Ça demandera tout un savoir – faire face à des négociateurs américains de mauvaise foi..
    Bonne chance au Canada et bon courage..!!

    1. treblig dit :

      Au début, Trump a dit «  les USA ont toutes les cartes en main » comme au poker .

      Sauf que non.

      Uranium, aluminium, pétrole de l’Alberta, gaz naturel, électricité, potasse, nickel, terres rares, blé, produits agricoles… Et un marché de 40 millions d’habitants comparable a la Californie qui boude le tourisme au USA, ses vins, le bourbon, les légumes frais en hiver…

      Et bien non. Il a pas toutes les cartes. Ses conseillers le savent. Mais pas lui. Alors, en attendant , il se pavane comme un paon. Quand les industriels américains vont se rebeller, il va se dégonfler.

      1. Robert T dit :

        @treblig
        Chacun doit faire sa part ! J’évite tous les produits états-uniens et si les commerçants que je fréquente ne me propose pas de produits locaux je vais changer de commerce. J’en fais une habitude à long terme et je passe le mot à tous ceux que je croise. Je ne retournerai plus jamais dans ce shit hole country qui me dégoûte. La population a élu une bande de criminels alors ils ont perdu toute dignité et son la risée de la planète. Ils ne méritent aucunement ma confiance.

  3. gl000001 dit :

    J’ai vu quelque chose il y a 2-3 jours (je ne me souviens plus ou) à propos que DDT aurait demandé le contrôle de 5 ports canadiens. Montréal, Halifax, Vancouver et 2 autres. « Les ports canadiens sont importants pour leur commerce et il est temps qu’ils soient mieux gérés comme les étatsuniens le font et le veulent ».
    C’était sur Youtube. J’ai cherché cette information sur d’autres sites et je n’ai rien trouvé. Est-ce vrai ? Ou une IA qui a sorti une fake news pour je-ne-sais-pas-quel-but ?

    Pour le « prix d’entrée » … en retour les USA devraient donneur eux aussi des concessions. Est-ce que Lutnick pourrait ne plus être à la table des négos ? Et est-ce que DDT pourrait se fermer la trappe à ce sujet ? 😉

    1. Layla dit :

      @Gl000001 j’ai aussi vu cette vidéo,mais tout comme vous je n’ai rien trouvé ailleurs.

  4. HéBenMonVieux! dit :

    Sa réponse est parfait. Ça veut dire, on ne se fera pas « bullier » et le temps joue en notre faveur. Plus on se rapproche des élections de mi-mandat, plus la pression va être forte sur DT. Comme pour les tarifs, il semble y avoir beaucoup de républicains (autre que son entourage immédiat) qui soient contre une abolition de l’accord. Comme chez nous, l’accord n’est pas parfait pour tout le monde mais j’ai l’impression qu’il est acceptable pour un bon nombre d’entreprises. DT n’a pas beaucoup de bon coup à présenter présentement et sa stratégie de confrontation avec tout le monde s’essouffle.

    Si DT perd le contrôle des deux chambres, il va être plus restreint dans ce qu’il pourra ou ne pourra pas faire. De plus, avec l’ensemble des problèmes qu’il a créé avec ses alliés, j’ai l’impression que la pression de s’entendre avec son meilleur allié historiquement va l’obliger à négocier à bonne foi, à défaut de quoi son largage par de plus en plus de républicains va s’accroître en prévision de l’élection présidentielle de 2028.

    1. Achalante dit :

      Mouais. C’est à voir. J’écoutait le reportage en conduisant, et l’un des représentant des États-Unis disait qu’il fallait attirer l’attention du président sur le sujet pour que ça aille plus vite, et que le meilleur moyen d’y arriver, c’est de lui donner un nanane (lire: faire des concessions).

      Ma première réaction en entendant cela? J’ai une bien meilleure façon d’attirer son attention: revenons sur au moins une des concessions déjà faites qui n’ont pas porté fruit, et réinstaurons les taxes sur les grosses compagnies internet états-uniennes (couramment appelées GAFAM). Je vous garantie que TACO va y porter une attention immédiate, et va se rendre compte qu’il a intérêt à prendre la situation sérieusement si il ne veut pas avoir plus de conséquences néfastes. Assez de faire la carpette devant TOFU; les carpettes, il s’essuie les pieds dessus. Il ne respecte que les hommes forts; alors montrons-lui notre force.

      1. Robert T dit :

        @Achalante
        Je suis d’avis qu’il faille attirer l’attention de Donald-le-pédo à coup de bate de baseball sur sa grosse caboche…

    2. Robert T dit :

      @ HéBenMonVieux!
      La réponse du Canada doit être: ALLEZ CHIER. ON NÉGOCIERA AVEC LA PROCHAINE ADMINISTRATION!!!

  5. POLITICON dit :

    Il faut avoir un solide sens de l’humour — ou une bonne dose de déni — pour écouter Carney nous parler d’une « négociation mutuellement satisfaisante » alors que, dans les faits, on nous présente la facture avant même qu’on ait franchi la porte.

    Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit. Un « prix d’entrée ». Une dîme moderne. Un droit de passage imposé par Donald et sa cour, où chaque partenaire commercial est sommé de plier l’échine avant même d’avoir le droit de discuter. On n’est plus dans une négociation entre alliés. On est dans un rapport de force brutal où l’un dicte et l’autre espère limiter les dégâts.

    Carney peut bien jouer sur les mots, tenter de sauver les apparences, parler de « processus » et de « temps nécessaire ». Mais quand ton vis-à-vis exige des concessions comme condition préalable à la discussion, ce n’est plus une négociation — c’est une mise à l’épreuve. Une humiliation diplomatique soigneusement emballée dans le langage feutré des conférences de presse.

    Et il faut arrêter de se raconter des histoires : l’administration américaine actuelle ne cherche pas un compromis, elle cherche une capitulation. Le fameux Accord Canada–États-Unis–Mexique, qu’on nous vendait comme une mise à jour moderne du libre-échange, est devenu un outil de pression politique. Un levier pour soutirer davantage, encore et toujours, sous la menace constante de sanctions, de tarifs, ou de sorties de route improvisées.

    Le plus inquiétant, ce n’est même pas l’arrogance américaine — elle est prévisible, presque structurelle. Non, ce qui dérange profondément, c’est la posture canadienne. Cette volonté obstinée de présenter une relation profondément asymétrique comme un dialogue d’égal à égal. Comme si nommer une fiction suffisait à la rendre réelle.

    Parce qu’au fond, la question est simple : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour maintenir l’illusion d’un partenariat équilibré? Combien de concessions faudra-t-il encore offrir pour avoir le « privilège » de négocier? À force de vouloir éviter le conflit à tout prix, on finit par accepter l’inacceptable. Et à ce moment-là, ce n’est plus du pragmatisme — c’est de la résignation.

    1. Pierre Belley dit :

      Il joue stratégique M. Carney, je lui fais confiance et on vivra avec les conséquences mais il ne faut pas se laisser faire. On a du stock à vendre et il y aura des acheteurs, soyons patient.

      1. POLITICON dit :

        La stratégie est de sauver des emplois chez nous. Espérons que vous avez raison. Il faudra être patient et faire le plein de pop-corn.

      2. bachibouzoukk dit :

        « Il joue stratégique M. Carney »

        Vous avez parfaitement raison.
        De toute façon, quelle option le Canada peut avoir présentement autre que la patience ?

        La Mafia américaine ne sera pas au gouvernement définitivement.

        Alors effectivement, la patience est de mise.

    2. bidulen dit :

      Gagnant-gagnant et non gagnant-perdant.

  6. Pierre Belley dit :

    Faudrait le leur baiser ? Celui de Trump pour commencer ? Beurk ! Ça doit suinter le jus de raie jaune… Scuzez là ! Bravo M. Carney de tenir votre et notre bout. Il ne faudra jamais oublier comment ils nous traitent ces ordures. Je me souviens !

    1. Dekessey dit :

      Le jus de raie jaune… AARRRKKK. *émoticone de vomi*
      Ça c’est pas correct. Maintenant cette image va me rester dans la tête, odeur incluse.
      Honte à vous!!!

      1. Pierre Belley dit :

        Il se lave les cheveux avec, de là la couleur de ses cheveux… 😉 Lol.

  7. MarcB dit :

    Carney a bien raison. Il n’y a aucune urgence du point de vue canadien à « faire un nouveau deal ». Le temps joue en notre faveur avec TACO.

    L’ACEUM prévoyait cette année une phase de **révision**, pas la réouverture de l’entente. Si personne ne s’entend sur les révisions, l’entente actuelle continuera d’exister. Si Donald veut y mettre fin de manière unilatérale, il risque d’y avoir beaucoup de réticences des industriels américains qui profitent de cette entente, et qui ont contribué à la salle de bal de Donald! 😉 Et d’ailleurs, l’ACEUM est l’entente de Donald!

    1. Linda dit :

      Et voilà, très bien dit @MarcB

    2. Madalton dit :

      A-t-il besoin de l’accord du congrès pour mettre fin à l’entente?

      1. MarcB dit :

        J’ai demandé à GPT/Copilot, et la réponse que le POTUS ne peut terminer l’accord sans l’approbation du congrès. Il y a aussi 6 mois de délais.

      2. Madalton dit :

        Merci. Pas sûr que les les États du Rust Belt seraient enclins à voter pour sortir de l’ACEUM.

  8. xnicden dit :

    Le PM fait un peu de jovialisme mais il se met en même temps beaucoup de pression.

    La chose a d’autant plus le beau jeu qu’on ne peut pas s’attendre à ce que les démocrates se servent de ces négos pour tenter de faire des gains politiques, eux qui aont généralement plus protectionnistes que les républicains.

    1. gl000001 dit :

      A ce niveau, ce n’est plus du protectionnisme. C’est de l’extorsion.

    2. ghislain1957 dit :

      @ xnicden

      « Le PM fait un peu de jovialisme mais il se met en même temps beaucoup de pression. »

      Carney est capable d’en prendre de la pression tout en demeurant calme et songé. Après tout, il a empêché une crise majeure au Canada lors de la crise financière de 2008 et avec la Banque d’Angleterre lors du Brexit. Il sait patiner et il est capable d’aller dans les coins.

  9. fournc282b52cfc dit :

    De toute façon, y a-t-il une seule personne dans le monde qui croit que l’ACEUM sera renouvelée? Le gros porc n’en veut pas d’ententes multilatérales, il veut être un gros bully individuellement envers chaque pays.

    C’est win-win pour les États-Unis de poser ces « pré-conditions »:
    – Si on n’accepte pas leurs conditions, il n’y aura pas de négociations et il vont dire que c’est notre faute.
    – Si on accepte, ils vont juste demander d’autres affaires pour qu’il y ait des négociations. Et il n’y aura PAS PLUS de négociations.

    On se fait juste niaiser. On va se faire RAMASSER de toute façon. Alors aussi bien garder notre dignité. Parce qu’on n’obtiendra RIEN D’AUTRE.

    Turmp n’a aucunement l’intention de renégocier quoi que soit. On va juste se faire niaiser tout le long.

    Si Carney cède quoi que ce soit, je m’en vais personnellement à Ottawa l’engueuler.

  10. lechatderuelle dit :

    Carney a raison… les EU peuvent exiger, taper du pied ou lancer des insultes avant les négos … ça ne coute rien et ça ne vaut rien…
    Faut aussi comprendre que cette négo n’est pas une refonte en profondeur de l’entente… l’entente est en force et le demeurera dans sa mouture actuelle jusqu’à ce qu’un renouvèlement tripartite soit conclu ou qu’un des membres annonce son retrait…

    Les EU font beaucoup de sparages pour rien.
    Les EU parlent beaucoup pour rien.
    C’est leur façon de négocier … depuis 15 mois, on commence à mesurer leur « succès »….
    Lutnick est sur un siège de plus en plus éjectable… alors il utilise la stratégie de son patron… Gueuler et insulter.

    Ce sera très long cette négo… possiblement toute l’année 2026.
    Il faut espérer que des effets des ententes de Carney se fassent sentir et voir en affaires… coupant des marges aux EU et leur enlevant ou limitant les leviers que ce pays estime avoir…. Quelques pertes de contrats substantiels au Canada ébranleraient la certitude étasunienne de tout contrôler…

    Il y a fort à parier que les Canadiens devront accepter une réduction de leur « qualité de vie » actuelle pour aider à s’assurer d’avoir un peu moins mais plus longtemps pour les futures générations… Cette réduction ne devra pas être provoquée par les EU mais plutôt par une volonté canadienne de changer leur paradigme de consommation et projetée vers les EU en consommant moins leurs produits, denrées ou autre…

    Plusieurs parvenus de notre société hurleront à la mort de voir leur « avoirs » partagés avec les moins nantis… mais bon, chaque société produit son lot de cons…

    1. MarieFrancineF dit :

      Mort aux cons ! » est une expression française.

      Peu après le débarquement de Normandie, le général Leclerc remarque cette inscription sur une Jeep et ordonne au capitaine Dronne : « Vous allez m’enlever ça, car si vous deviez tuer tous les cons que vous allez rencontrer sur votre route, la division n’aurait pas assez de munitions !… ».

      Le général Charles de Gaulle aurait commenté : « Vaste programme ! »

  11. gl000001 dit :

    Un dialogue de Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith

    Obi-Wan Kenobi: [anguished] You were the chosen one! It was said that you would *destroy* the Sith, not join them! Bring balance to the Force, not leave it in darkness!
    [turns away, picks up Anakin’s lightsaber and looks back]
    Anakin Skywalker: [shouts] I HATE YOU!
    [struggles to climb up the riverbank]
    Obi-Wan Kenobi: You were my brother, Anakin! I loved you!
    [the heat from the lava ignites Darth Vader’s clothes; he screams in agony as he burns]

    Réécrit dans le contexte Canada-USA : Border Wars: Episode III – Revenge of the banker

    Canada: [anguished] You were the chosen one! It was said that you would *destroy* the dictators, not join them! Bring balance to the Commerce, not leave it in darkness!
    [turns away, picks up USA’s ACEUM and looks back]
    USA: [shouts] I HATE YOU!
    [struggles to invade canadian border]
    Canada: You were my brother, USA! I loved you!
    [the cold from the recession shuts down USA’s economy; he screams in agony as he goes bankrupt]

    1. MarcoUBCQ dit :

      Dans l’univers Star Warsien l’empire c’est en fait les États-Unis. Ce n’est pas un hasard si les stormtroopers parle anglais avec un accent nord-américain. Darth Vader (James Earl Jones) parle avec cet accent. Le premier film est sorti en 1977, quelques années après la guerre du Vietnam, où les États-Unis étaient le groupe terroriste (sans parler des nombreux crimes graves contre l’humanité dont sont coupables ce pays).

      Ce n’est pas non plus un hasard si les Jedis se reconnaissent par leur maîtrise de soi: les États-Unis sont le paradis de l’impulsivité, car sans elle l’économie mondiale s’écroule. Après Trump les citoyens de ce pays seront en partie inoculés contre ce qui ressemblera aux crimes incessants de cette bande d’imbéciles que sont Trump et ceux qui ont vendu leur âme au diable pour avoir du pouvoir.

  12. Philippe Deslauriers dit :

    Si ils négocient l’accord de libre échange de la meme manière qu’ils négocient l’accord de paix avec l’Iran… On doit s’attendre a avoir des menace de se faire anéantir si on ne plient pas a leurs demandent.

    Mais bon… ca fait 20 fois que le donald dit qu’il vas annilé l’iran, et tout autant a lendemain qu’il dit que finalement il ne le fera pas…

    « Je vais vous anéantir » est le chant du cygne des US!

  13. Syl08 dit :

    Ce que fait Carney s’appelle de la diplomatie. C’est ce que tout dirigeant d’un pays digne de ce nom est supposé faire. Ne jamais faire de déclarations à l’emporte pièce, mais travailler sérieusement là où ça compte. Pour les USA, leur comportement se résume à pas grand chose: menacer, mentir, extorquer, etc. Ça fait la une des journaux, ça épate la base, mais ça n’a aucune pérennité et ça finit par ne plus être crédible. C’est d’ailleurs ce que l’on observe dans tous les dossiers qui impliquent les USA.

    1. Pierre Belley dit :

      @ Syl08 ça s’appelle aussi de la classe et de l’éducation, je préfèrerais aller jouer au golf avec notre PM qu’avec le gros dégoutant. M.Carney compte tout ses coups j’en suis certain.

      1. bachibouzoukk dit :

        L’Autre (🤡🍊) ne sait pas compter pantoute.
        Ses 6 (au moins) faillites sont là pour le prouver…🙄

  14. Alexander dit :

    Le jeu des négociations est un processus très subtil qui mélange le temps, le pragmatisme, les émotions et la manipulation.

    On a tendance par exemple à oublier toutes les négociations syndicales patronales très musclées qui ont cours, en particulier depuis la fin de la COVID.

    Si on prend toutes les menaces au pied de la lettre on ne vit plus, on stresse.

    C’est pour ça que ça prend des professionnels aguerris des deux côtés de la table des négociations, pas des émotifs stressés.

    L’évidence, c’est l’interconnection de nos deux économies. Et en même temps, nos objectifs nationaux peuvent différer. Ce sont deux pays qui ont des points de convergence mais très différents dans leur organisation sociale.

    Ça va prend le temps que ça prendra, mais ça va se régler dans l’intérêt mutuel. Le pragmatisme et la réalité finissent toujours par émerger, avec les concessions nécessaires de part et d’autre.

    C’est un peu le message de Carney. Il garde le cap et ne se laisse pas influencer par les niaiseries de Truth Social.

    Les chiens aboient, la caravane passe.

  15. Qu’il s’agisse du détroit d’Ormuz, des négociations de l’ACEUM, du sort du Liban, du remplacement de Powell ou du projet d’acquérir le Groënland: rien de tout cela ne sera complètement réglé avant l’échéance des élections de mi-mandat. Avec Trump, tout le monde « joue le cadran ». C’est la preuve que « le temps c’est de l’argent »….

    1. gl000001 dit :

      Le temps, c’est également l’usure. Et sous DDT, tout s’use plus vite 🙁

      Cette chose toutes choses dévore:
      Oiseaux, bêtes, arbres, fleurs ;
      Elle ronge le fer, mord l’acier ;
      Réduit les dures pierres en poudre ;
      Met à mort les rois, détruit les villes ;
      Et rabat les hautes montagnes.

  16. ghislain1957 dit :

    « Ce n’est pas une situation où quelqu’un impose des exigences et où il y aurait un suppliant. Ce n’est pas une situation où les États-Unis dictent les conditions. – Mark Carney

    Pendant ce temps là, notre « paperboy » national Pierre Poilievre accuse Carney d’être « mal éduqué » en finances. Le même Poilievre qui n’a jamais travaillé de sa vie et qui vit au crochet du gouvernement depuis 23 ans et qui a pris 11 ans à terminer son bac en affaires internationales.

  17. gl000001 dit :

    Sur la photo, on dirait qu’il est un DJ avec deux tables tournantes !!!

    1. Haïku dit :

      Trop drôle ! 😅

    2. MarieFrancineF dit :

      *https://vt.tiktok.com/ZS9L68q4t/

      ;o)

  18. Kelvinator dit :

    J’ai entendu une expert du commerce international à RDI qui disait que tout changement à l’accord devait passé par un consensus de tout les membres. Sans consensus, l’accord allait simplement être renouvellé automatiquement.

    Je me demande si c’est vrai, et si ça l’est, jusqu’à quel point l’administration Trump mise sur l’ignorance de cette condition pour tenter de jouer les fanfarons et vouloir imposer leurs conditions aux autres pays?

  19. Réjean Caisse dit :

    Pas d’entente est mieux qu’une mauvaise entente, que c’est médiocre de la part de Trump, sérieusement somme nous surpris.

  20. Gilles Morissette dit :

    Le P.M. Carney a livré la seule réponse qu’il pouvait faire dans les circonstances.

    Le Canada ne se laissera pas dicter de conditions par un ESCROC qui se conduit comme un Parrain de la mafia.

    Ce que « 47 » propose est ni plus ni moins que de l’extorsion, un droit de passage afin de pouvoir entamer des « discussions ».

    D’habitude les compromis résultent de négociations entre les parties et ont fait l’objet d’ententes à l’amiable. « 47 » demande un « chèque en blanc » sur lequel il dictera ses conditions préalables à toutes négociations.

    Ce gars là n’a AUCUNEMENT l’intention de négocier quoi que ce soit. Il veut imposer son agenda, humilier, rabaisser son interlocuteur et le forcer à manger dans sa main.

    Le Canada ne doit jamais se plier à ces exigences car il ouvre la porte à toutes sortes d’abus et croyez moi, TACO ne s’en privera pas.

    Il faudra demeurer ferme et montrer à ce BANDIT qu’il y a des limites à essayer de « fourrer » les autres.

    Je pense à ce que Poilièvre aurait dit ou fait dans de telles circonstances s’il avait été P.M. Il serait fort probablement en train de se prosterner afin de baiser l’anneau divin tout en perdant son honneur, sa dignité et celle de son pays.

    Il n’a tout simplement pas l’étoffe pour affronter un « crosseur » de l’envergure de « 47 »

    1. Méchant Boris dit :

      « Je pense à ce que Poilièvre aurait dit ou fait dans de telles circonstances s’il avait été P.M. Il serait fort probablement en train de se prosterner afin de baiser l’anneau divin tout en perdant son honneur, sa dignité et celle de son pays. »

      1) Personne n’en sait vraiment rien mais on peut conjecturer bien sûr!
      2) S’il avait eu la moindre idée du début du commencement de se prosterner, j’estime que Doug Ford et Stephen Harper l’auraient rapidement ramené à l’ordre, en supposant qu’il les aurait consulté préalablement.
      3) Pour mesurer l’étoffe d’une personnalité publique, il faut s’en remettre à ceux qui le côtoient au plus près dans l’intimité.
      4) Pour l’instant, je concède que Carney est l’homme de la situation: il a toutes les cartes en mains mais il devra démontrer qu’il est un as du poker!

  21. lanaudoise dit :

    Dans le message de Meidas qui vient de m’arriver, ceci. Une sénatrice du New Hampshire a pris notre défense, ce qui a déplu à la clique des morons, et elle en a remis sous le nez de Lutnick: Mme Shaheen, vous êtes la bienvenue ici, n’importe quand!

    Meanwhile, in actual congressional testimony today, Commerce Secretary Howard Lutnick got a pointed grilling from Senator Shaheen of New Hampshire about the economic damage caused by this administration’s contempt for Canada. Canadian visitors aren’t coming. Cross-border business is suffering. Lutnick’s response was that it’s “outrageous” Canada won’t put American spirits on store shelves. Senator Shaheen told him plainly: they won’t do it because of the insults from this president and people like Lutnick himself. It was a precise encapsulation of an administration that sowed the wind and is genuinely baffled by the whirlwind.

    1. Haïku dit :

      Super ! 👏👏👏

  22. Daniel Legault dit :

    Le plus meilleur négocateur de tous les temps et de la planète négocie avec les Iraniens.

    Les Iraniens font des concessions. Trump ne donne rien et demande encore plus.

    Les Iraniens sont revenus sur leurs concessions. Le dossier a reculé.

    Trump ne sait pas négocier. Il ne croit pas au gagnant-gagnant, seulement au gagnant-perdant quand uniquement quand c’est lui qui gagne.

    Pour négocier avec Trump, il faut être fait fort et être un fin renard. Carney a ces qualités et l’a prouvé dans le passé.

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