Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

De 19 h 40 à 20 h 05 mercredi, Donald Trump a annoncé trois décisions majeures qui ont relégué au second plan la sortie fracassante d’Elon Musk contre son projet de loi budgétaire à l’examen au Sénat. Selon le site Politico, il n’est pas interdit de penser que ces mesures controversées ont été annoncées à ce moment-là plutôt qu’un autre pour cette raison précise. De quelles mesures s’agit-il ?

À 19 h 40, le président a signé un décret interdisant l’entrée aux États-Unis des ressortissants de 12 pays étrangers. Il s’agit d’une nouvelle mouture de son « travel ban » mis en place lors de son premier mandat.  Douze pays sont concernés : l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Trump a justifié sa décision en invoquant la sécurité nationale et la crainte que certains ressortissants de ces pays prolongent le séjour aux États-Unis au-delà de la durée de leurs visas.

À 17 h 45, Trump a demandé à son administration d’enquêter sur les actions de Joe Biden en tant que président, alléguant que des aides ont masqué le « déclin cognitif » de son prédécesseur et jetant des doutes sur la légitimité de son utilisation de l’« autopen » pour signer des grâces et d’autres documents (autopen que Trump a lui-même utilisé à plusieurs reprises). Biden a réagi peu après : « Soyons clairs : c’est moi qui ai pris les décisions pendant ma présidence. J’ai pris les décisions concernant les grâces, les décrets présidents, la législation et les proclamations. Toute suggestion selon laquelle je ne l’ai pas fait est ridicule et fausse. »

Et à 20 h 05, Trump a poursuivi sa vindicte contre l’Université Harvard en signant une proclamation qui vise à suspendre les visas internationaux pour les nouveaux étudiants de l’établissement. La Maison-Blanche a de nouveau invoqué des motifs de sécurité nationale pour justifier cette escalade extraordinaire dans ses efforts pour empêcher les étudiants étrangers à s’inscrire à Harvard. Il a accusé l’université d’avoir des « liens préoccupants avec l’étranger et le radicalisme ». La réaction d’un porte-parole de Harvard : « Il s’agit d’une nouvelle mesure de rétorsion illégale prise par l’administration en violation des droits du premier amendement de Harvard. »

De commenter Politico, en parlant du nouveau « travel ban » de Trump : « Une mesure d’une telle ampleur n’a pas été imaginée au cours des dernières 24 heures, […] mais vous devrez décider vous-mêmes pourquoi elle a été soudainement dévoilée hier soir dans le cadre d’un trio de mesures qui ont fait la une des journaux. Trump a explicitement lié l’interdiction à la récente attaque à la bombe incendiaire dans le Colorado, même s’il convient de noter que les personnes originaires d’Égypte – le pays d’origine du principal suspect dans cet incident – ne sont pas réellement concernées. »

(Photo AP)

63 réflexions sur “Trois mesures controversées pour faire oublier Musk ?

  1. Mcdodo dit :

    Sa nouvelle mentalité de débille,on signe des décrets et on parle que de moi,moi,moi….
    Cé tu pas beautiful ça

    1. Lanaudoise dit :

      Beautiful et big

  2. marylap dit :

    Donc il espère masquer le fait que c’est un crétin en annonçant des décisions toutes aussi stupides? Okay…

  3. Syl08 dit :

    En matière de trio, Trump s’y connaît: trio bigmac, trio de divorces, au moins deux trios de faillites, trio de…, etc.

  4. Duduche dit :

    Corrompu-47 devrait se méfier en attirant l’attention sur les problèmes cognitifs des présidents. Tout le monde de sensé sait que la majorité de ses accusations sont l’admission de ses propres tares et que son déclin cognitif est bien documenté, Ça ne changera rien pour l’instant, parce que les membres de son culte sont trop aveuglés ou hypocrites pour l’admettre, mais ça promet de belles révélations pour après sa mort.

    1. Louise dit :

      «…..les membres de son culte sont trop aveuglés ou hypocrites pour l’admettre…»

      Ou ils sont trop orgueilleux. Ça fait des années que les plus fanatiques le suivent, le glorifient et le défendent contre toute logique, alors faire marche arrière pour eux revient à renier leur propre identité.
      Ils ne se voient pas s’avouer à eux-mêmes et avouer à leur entourage qu’ils se sont trompés.
      Tout leur monde s’écroulerait et ils se sentiraient perdus.
      C’est une dérive mentale similaire à celle de Trump lui-même.

      Pour les autres qui ne sont pas encore tout à fait « brainwashés » il y a peut-être une lueur d’espoir.

      Quant aux élus républicains, la plupart savent très bien ce qui se passe et ils restent quand même inféodés à Trump pour tous les avantages que cela leur rapporte.
      Autrement dit, ils ont vendu leur âme pour un plat de lentilles.
      L’histoire se répète malheureusement.

    2. MarcB dit :

      Les membres de son culte sont probablement des fans des télé-réalités. Ils jugent que Donald fait une bonne job parce qu’il est divertissant. Ils attendent impatiemment de connaitre les nouvelles victimes de Donald et se réjouissent de ses méfaits sans vraiment en comprendre les conséquences. « As-tu vu comment il a planter Zelensky! », « 50% de tarifs! Yes, je pense qu’il va monter à 75% avant Septembre! »

      Dans les télé-réalités, que Natasha trahisse Mia, ou que Kevin chasse Mario de « la maison », les conséquences dans la vraie vie sont nulles. Par contre, je me demande si ça rend l’auditoire insensible aux problèmes réels. Expulser des « étranges », ou calomnier ceux qui ne sont pas dans notre équipe, ça fait de la bonne tivi… Donald suit la même recette.

      1. Haïku dit :

        @MarcB
        Très intéressante observation ! 👌

  5. Charlot dit :

    Qu’elles aient été annoncées est une manifestation évidente de son imbécilité, de sa méchanceté et de son incompétence comme président. Qu’elles l’aient été à ces moments précis est une manifestation tout aussi évidente de son besoin maladif d’avoir les projecteurs braqués sur lui, surtout si cela les détourne d’un autre ou d’une situation (gênante?, embarrassante?,) pour lui. Quoique connaît-il vraiment la gêne ou l’embarras? Utilisons plutôt le mot « enrageante »

  6. Anizev dit :

    Trump invente des problèmes et clame par la suite que seul lui a pu les résoudre.
    Un vrai magicien.

    1. gl000001 dit :

      Et il ne les résout pas … il les empire.

    2. Alexander dit :

      @Anizev

      Le pompier pyromane quoi.

  7. Richard Desrochers dit :

    Il a probablement choisi les pays en jouant aux fléchettes.
    Il a été chanceux de ne pas atteindre l’Antarctique ou le Pacifique. Ou il s’est repris quand c’était un coup dans l’eau.

    1. Toile dit :

      Ou l’île aux pingouins!

  8. POLITICON dit :

    QUAND GOUVERNER DEVIENT UNE DIVERSION

    On pourrait presque en rire si ce n’était pas aussi tragique : chaque fois que le cirque Trump est au bord de l’implosion, il lance une diversion aussi bruyante que vide de sens, espérant que personne ne remarque que tout s’effondre autour de lui.

    La vérité ? Il ne reste plus grand-chose de solide sous les fondations de cette présidence. L’économie, que Trump aime tant brandir comme trophée, tangue dangereusement. Son propre projet de loi budgétaire, torpillé publiquement par Elon Musk — son ancien allié, rappelons-le — est un monstre d’incohérence, bourré de cadeaux fiscaux absurdes pour les plus riches, alors que la dette publique explose et que les programmes sociaux crient famine.

    La défense ? En ruine morale, gangrenée par le copinage politique, les nominations douteuses et la perte de confiance des alliés internationaux. Quant à l’éducation, que dire, sinon que suspendre les visas pour Harvard est une gifle à l’intelligence même, un aveu de mépris pour le savoir, la recherche et l’ouverture au monde.

    Et la Justice ? Depuis janvier son administration est plongée dans un véritable chaos judiciaire. Procès pour abus de pouvoir, enquêtes sur ses proches pour corruption, obstruction et collusion : les dossiers explosent à un rythme effarant. La Maison-Blanche tente d’étouffer, manipuler ou ralentir la machine judiciaire, mais chaque semaine apporte son lot de citations à comparaître et de scandales. C’est une administration assiégée, repliée sur elle-même, qui gouverne à coups de peur et de représailles. Depuis son second mandat, c’est une cascade de plaintes, de mensonges jurés, de témoins menacés et de manipulations.

    Alors voilà : pour masquer ce chaos, Trump ressort son vieux costume de pyromane populiste. Travel ban. Attaque contre Harvard. Sottises sur l’état mental de Biden (tout en oubliant ses propres confusions sur qui est président ou ce qu’est l’OTAN). Tout n’est que théâtre de fumée. Camouflage par-dessus camouflage. Une fuite en avant pathétique, qui ne trompe plus que les plus crédules.

    Morale :
    Donald Trump a fait des États-Unis un terrain miné de divisions, de mensonges et de décrets impulsifs. Il ne gouverne plus — il improvise sa survie politique, jour après jour, scandale après scandale. Mais la vérité, elle, ne cède pas aux tweets ou aux décrets: elle s’accumule, elle mord, elle finit toujours par faire tomber même les plus arrogants. Ce pays va droit dans le mur, et Trump en tient fermement le volant avec un rictus de déni dans la face. Quand la chute viendra — et elle viendra — elle n’ensevelira pas que lui. Elle emportera aussi l’illusion de ceux qui ont cru que le mensonge pouvait gouverner plus longtemps que la justice.

  9. ghislain1957 dit :

    « …Trump a demandé à son administration d’enquêter sur les actions de Joe Biden en tant que président, alléguant que des aides ont masqué le « déclin cognitif » de son prédécesseur et jetant des doutes sur la légitimité de son utilisation de l’« autopen » pour signer des grâces et d’autres documents (autopen que Trump a lui-même utilisé à plusieurs reprises). »

    Autopen qui vire fou raide à chaque fois qu’il a a reproduire la signature en électrocardiogramme de Trumpty Dumbty.

  10. lechatderuelle dit :

    Le chaos semble se concentré à la Maison-Blanche.
    C’est le Groenland qui est content. Le Gros n’en parle plus…
    Au Panama ça repris un rythme routinier…
    Le Fentanyl … pas vraiment de pub pour souligner les arrestations, saisies et programmes pour aider les toxico…. les frontières sont devenues tranquilles…
    Même les migrants ne semblent plus poursuivis dans les rues…

    Mais à la Maison-Blanche… tout va tout croche… ça court en tout sens.
    Tarifs, pas tarifs, tarifs, par tarifs….

    Après 20 semaines, l’opposition a eu, amplement le temps de s’organiser….
    Pourtant, le Gros n’a toujours pas de vent de face…
    Les sondages, pour la pertinence qu’ils ont, sont très positifs…. Alors l’Élu se sent investi de Sa mission appuyé par des centaines de millions de supporteurs… tout ce bordel sans même agiter les classiques dossiers « vendeurs »… Finis les wokes, l’avortement, le port d’armes, le racisme, la pauvreté, les rues à feu et à sang…
    Tout va pour le mieux…. plein emploi, le prix du gaz baisse, celui des oeufs aussi… chômage bas, l’inflation baisse… les ventes au détail se maintiennent…. la purge des fonctionnaires n’a pas eu d’effets importants sur le bon peuple, semble-t-il… Les Canadiens et les Québécois réservent aux E-U pour leurs vacances ne voulant pas « faire  » de politique… les épiceries remettent des produits USA sur les tablettes… La « crise » du Canadien choqué est passée….

    Maintenant, le gouvernement trumpien peut viser les « ennemis du Peuple » que sont les Universités, les médias, les scientifiques et les juges…

    Gaza, Ukraine, Iran, Chine … des échecs pour le moment…
    Les négos face aux tarifs, une entente par jour pendant 90 jours, est un flop retentissant…

    Le Gros Élu nage dans des délires gênants… La Riviera Gaza…. le Dôme d’Or…. le ruissellement de cash sur les E-U… l’annexion du Canada, du Groenland…. et ça se permet de juger le mandat de son prédécesseur.

    Les E-U embarquent encore dans le vieux films des ressortissants bannis du pays, la peur de l’autre…
    Si au début de ce mandat catastrophique, la Maison-Blanche nous présentait un show avec un « band »… plus ça va et plus on revient au one-man show douteux….
    On ne voit plus les Navarro, Lutnik, Bessent et Vance hocher la tête,tout heureux de faire parti du show et de passer à tévé…
    Même Rubio et les experts négociateurs deviennent transparents…
    La Chambre des Représentants ne gueule plus, ne s’agite plus…

    Il reste 188 semaines de ce genre….

    1. Le baron dit :

      Je regarde les démocrates et pas sûr qu’il reste seulement 188 semaines…

    2. mhygiehotmailcom dit :

      je garde espoir dans la motivation des Canadiens à faire des choix utiles pour NOTRE economie. A l’épicerie: Ah ? USA ? non, merci!
      les walmart, Cosco, Starbucks, McDonalds, Dunkin, KFC ???? boycottés

      1. claudiaserei dit :

        C’est pas plus vrai qu’il faut, quand c’est le temps d’ économiser,avoye donc, on choisit le moins cher, sans parler des vacances,et de nos producteurs de métaux qui déjà déménagent! l’ honneur passe bien après l’ argent, c’est génant

  11. _renaud dit :

    Pour faire oublier Musk ou pour tenter de l’oublier. Trump ne peut pas répliquer à Musk, il va frapper ailleurs.

  12. gl000001 dit :

    « a justifié sa décision en invoquant la sécurité nationale  »
    Toujours le motif vague. Tant qu’à faire, il faudrait sortir des USA tous les gens qui sont un risque de sécurité nationale. Et je parle bien sur des états-uniens. Tous ceux avec des guns et des problèmes de santé mentale ou de problèmes de gestion de la colère. Etc.

  13. Apocalypse dit :

    « À 17 h 45, Trump a demandé à son administration d’enquêter sur les actions de Joe Biden en tant que président… »

    Je ne suis pas un fan de Joe Biden, MAIS comme exemple de montrer qu’on est un SANG-COEUR, Donald Trump ne pouvait sans doute pas faire mieux: « le gars vient d’annoncer qu’il est atteint d’un cancer! ».

    Souhaitez-lui un bon rétablissement et lâchez-lui la paix.

  14. Apocalypse dit :

    @gl000001 – 07:36

    « … a justifié sa décision en invoquant la sécurité nationale »

    Good one Donald, venant du gars qui avait des milliers de documents classifiés à Mar-A-Lago et qui a littéralement donné des informations classifiées à des dirigeants étrangers.

    Il est certain que de pauvres immigrants sont un bien plus grand risque pour la sécurité nationale. 🤦‍♂️

    1. Richard Dufour dit :

      Apocalypse, 7h51

      Vous avez 100 fois raisons de le souligner mais………….

      Est-ce que ça compte ?

      De lui remettre en pleine face toutes ses contradictions ne font que le rendre plus fort.

      Le sondage TACO en est une belle preuve.

      Comment contrecarrer le bonhomme, il me semble que les méthodes dites traditionnelles jouent contre son utilisateur et toujours en faveur de pmurt.

      Comment être faire pour inverser la tendance ?

  15. Alexander dit :

    Wag the dog.

    Détourner l’attention des vrais enjeux.

    Les stratèges trumpistes ont amené le concept à un autre niveau.

    La gestion de l’espace médiatique. Prendre tout l’oxygène de la pièce et ne pas laisser de place pour quiconque. Quitte à choquer et paraître ridicule.

    Parlez en en mal, parlez en en bien, mais parlez en. Version Trump.

    Et ça marche.

    On ne parle que de cet imbécile.

    1. Haïku dit :

      @Alexander
      RE: »Wag the dog. »
      —–
      Pile dans la cible ! 🎯

  16. Éric Beauchemin dit :

    Le retour des pailles en plastiques et des pommeaux de douche à fort débit, était ce pour la sécurité nationale également ? Je pose la question pour un ami 🙂

  17. Niouininon dit :

    NUIT: Quelle sorte de sommeil peut-on avoir après avoir dit, écrit et signé de telles élucubrations qui passent pour des coups de génies aux yeux du 47e? Qui signe en gros, devant les caméras, pour ne pas être accusé d’auto-pen!

    Nuit perturbée qui précède des jours encore plus confus et déjantés, comme on voit en direct, aux USA! Ces buzz de vengeances, il en a possiblement un carton complet, à ressortir quand quelque chose dérange son pouvoir, sa grandeur et sa magnificence.

    On commence à connaître l’olibrius et ses manies, ses tares et soubresauts violents. Je ne suis pas abonnée à Truie sociable, heureusement. Quelqu’un peut-il me dire ce qu’il a écrit la nuit dernière comme énième platitude en majuscules?

  18. Richard Dufour dit :

    Politicon

    En lisant vos excellents billets, je me demande si l’erreur généralisée de concentrer toute l’attention sur pmurt et sa gang n’éclipse pas cette question de base, quel est l’état de santé général du pays USA ?

    Santé économique bien sûr mais qu’en est il exactement de la santé spirituelle, psychique, politique, culturelle, sociale, j’ajouterais une fuite en avant des responsabilités et une mauvaise compréhension des grands enjeux des USA et de la planète ?

    Il sera facile de dire, d’écrire que les citoyens US sont tous des malades irrécupérables mais comment il se fait qu’une telle société ait permis pmurt ?

    J’y vois une conséquence de quelque chose mais quoi ? Qu’est ce qui a provoqué cette débarque ?

    Il y a certainement l’alignement des astres et pmurt, un personnage négatif doté d’un leadership fort.

    Cette introspection ne peut passer sous notre réflexion les leaders politiques, religieux et économiques du passé , des décisions prises par l’ensemble pour expliquer ce moment trouble du pays.

    Mais si ce n’est plus le pays USA qui serait le leader de la planète, ça sera un autre !

    Et cet autre sera t’il compétent, évolutif et ouvert sur l’avenir ?

    1. Charlot dit :

      « Et cet autre sera t’il compétent, évolutif et ouvert sur l’avenir ? »

      S’il y a encore un avenir après le présent actuel.

    2. gl000001 dit :

      Santé générale ?
      Cancer du cerveau métastasé un peu partout. Et le patient est violent avec les autres autour.

      « Mais si ce n’est plus le pays USA qui serait le leader de la planète, ça sera un autre ! »
      Je n’aime pas le fatalisme. Le problème du « cancéreux » est qu’il est encore pas mal puissant et il s’attaque aux autres. Peu importe qu’il ne soit plus leader.

    3. POLITICON dit :

      Tu poses une question lourde de sens, et je te remercie de l’avoir formulée avec autant de lucidité. Parce qu’au fond, oui : toute cette obsession autour de Donald finit par nous faire perdre de vue l’essentiel. Il est devenu l’écran de fumée idéal pour ne pas parler de ce qui fait vraiment mal.

      La vraie question, c’est : qu’est-ce qui a permis à un tel personnage d’émerger, puis de dominer? Pas une fois, mais deux. La tentation est grande de dire que les Américains sont tombés sur la tête, mais ce serait paresseux — et faux. Ce qui a permis Donald, ce n’est pas la folie d’un peuple, c’est son épuisement. Physique, psychique, culturel. Ce sont des fractures accumulées depuis des décennies, ignorées ou maquillées sous une peinture patriotique qui ne tient plus.

      L’Amérique est malade. Pas seulement économiquement (encore que les inégalités sont grandes), mais spirituellement et moralement. On a remplacé la réflexion par le slogan, l’espoir par le cynisme, la solidarité par la méfiance. Le succès personnel est devenu une idéologie, et la nuance un luxe. Et puis il y a ce refus chronique d’assumer les responsabilités : sur le climat, sur les armes, sur le racisme systémique. On fuit l’essentiel, on surfe sur le sensationnel.

      Pmurt, dans ce contexte, n’est pas une anomalie. Il est l’expression parfaite d’une société qui a perdu ses repères, ses héros, son cap. Un homme creux pour une époque en manque de profondeur.

      Alors oui, tu as raison, il faut regarder plus large. Ce moment américain trouble est le fruit d’un long glissement, collectif. Des leaders politiques complices ou lâches, des médias en quête de clics, des citoyens désabusés. Tout ça ensemble. Et maintenant que le leadership mondial des États-Unis vacille, la grande question reste : qui prendra la relève — et avec quelle vision?

      Tu poses une question lourde de sens, et je te remercie de l’avoir formulée avec autant de lucidité. Parce qu’au fond, oui : toute cette obsession autour de pmurt finit par nous faire perdre de vue l’essentiel. Il est devenu l’écran de fumée idéal pour ne pas parler de ce qui fait vraiment mal.

      La vraie question, c’est : qu’est-ce qui a permis à un tel personnage d’émerger, puis de dominer? Pas une fois, mais deux. La tentation est grande de dire que les Américains sont tombés sur la tête, mais ce serait paresseux — et faux. Ce qui a permis pmurt, ce n’est pas la folie d’un peuple, c’est son épuisement. Physique, psychique, culturel. Ce sont des fractures accumulées depuis des décennies, ignorées ou maquillées sous une peinture patriotique qui ne tient plus.

      L’Amérique est malade. Pas seulement économiquement (encore que les inégalités sont vertigineuses), mais spirituellement et moralement. On a remplacé la réflexion par le slogan, l’espoir par le cynisme, la solidarité par la méfiance. Le succès personnel est devenu une idéologie, et la nuance un luxe. Et puis il y a ce refus chronique d’assumer les responsabilités : sur le climat, sur les armes, sur le racisme systémique. On fuit l’essentiel, on surfe sur le sensationnel.

      Pmurt, dans ce contexte, n’est pas une anomalie. Il est l’expression parfaite d’une société qui a perdu ses repères, ses héros, son cap. Un homme creux pour une époque en manque de profondeur.

      Alors oui, tu as raison, il faut regarder plus large. Ce moment américain trouble est le fruit d’un long glissement, collectif. Des leaders politiques complices ou lâches, des médias en quête de clics, des citoyens désabusés. Tout ça ensemble. Et maintenant que le leadership mondial des États-Unis vacille, la grande question reste : qui prendra la relève — et avec quelle vision?

      Mais en attendant, pour moi, la vraie urgence n’est pas de changer de leader mondial. C’est de retisser un sens. De redonner du sens à la parole publique, au bien commun, à l’idée même de vérité. Il en va de la survie de nos valeurs démocratiques, de notre capacité à faire société, et peut-être même de notre humanité tout court.

      1. POLITICON dit :

        Oups…un doublon que je ne m’explique pas.

      2. POLITICON dit :

        Ce qu’il faut surtout retenir de mon message :

        ‘Mais en attendant, pour moi, la vraie urgence n’est pas de changer de leader mondial. C’est de retisser un sens. De redonner du sens à la parole publique, au bien commun, à l’idée même de vérité. Il en va de la survie de nos valeurs démocratiques, de notre capacité à faire société, et peut-être même de notre humanité tout court.’

      3. Richard Dufour dit :

        Politicon,

        Je suis d’accord avec vous.

        Il y a peu, j’ai réalisé qu’on nous a éduqué ce qui est bien. Ce qui l’est moins, on nous a éduqué partiellement. On a oublié l’essentiel

        Essentiel qui se retrouve dans votre dernier paragraphe.

        On nous donne une charte des droits et libertéS (le S majuscule est volontaire) en oubliant les devoirs.

        On élimine ce qui fait mal, pourtant essentiel à la LIBERTÉ, la vraie celle qui oblige, qui n’est pas facile.

        On nous a éduqué en parlant du bonheur accessible et surtout facile.

        C’est de mon point de vue, l’erreur de ce si nécessaire document qu’est la charte des droits et libertés.

      4. Alexander dit :

        @Politicon

        Le virage technologique accéléré y est pour beaucoup.

        Les nouveaux mandarins contrôlent la technologie et l’imposent à la population. Google, Meta, Apple, Amazon, X, Fox News, course à l’IA, etc.

        On devient esclaves d’une technologie qui dicte notre conduite, bien collés sur nos cellulaires et les médias sociaux.

        Les bouleversements technologiques sont trop importants pour notre capacité d’absorption. Les gens sont fatigués des changements accélérés et recherchent des repères, des solutions simplistes à des problèmes complexes.

        On nous dit d’arrêter de penser et de croire ce qu’on nous dit.

        Et c’est là que des charlatans comme Trump apparaissent. Ils disent en mots simples ce que les gens veulent entendre, sans réfléchir.

        Et on pousse le ridicule en enseignant en Alabama de « réfléchir » sur le vol des élections et de remettre en questions la société, alors qu’on leur impose un modèle parfaitement rétrograde d’une autre époque. Un véritable lavage de cerveau. Et ces charlatans s’attaquent aux scientifiques et aux universités qui remonte et réellement ces comptes en question.

        Ça me rappelle les grands savants du Moyen Âge qui étaient mis au ban par les élites au pouvoir qui voulaient contrôler leurs populations.

      5. POLITICON dit :

        @Alexander

        Effectivement, il faut regarder du côté des médias sociaux — car ils ont joué un rôle majeur, peut-être même déterminant.

        Avant, on regardait tous les mêmes nouvelles, on débattait autour des mêmes faits, des mêmes journaux télé. Il y avait un terrain commun, aussi imparfait soit-il. Aujourd’hui, chacun vit dans sa propre réalité numérique. Les algorithmes ne cherchent pas à t’informer, ils cherchent à te retenir. Et ce qui retient, ce n’est pas la nuance, c’est l’indignation. La peur. Le scandale. Et Trump, il le sait. Il utilise les médias sociaux non pas comme un simple outil, mais comme une arme.

        Il a court-circuité les médias traditionnels. Il s’est présenté comme une victime des « fake news », tout en en produisant à la chaîne. Il a compris avant tout le monde que sur Twitter, la vérité compte moins que la viralité. Et dans un pays déjà divisé, cela a été un accélérateur de chaos.

        Les médias sociaux ont aussi démoli quelque chose de fondamental : la confiance. En les saturant de théories du complot, de demi-vérités, de récits alternatifs, Trump et ses alliés ont sapé les bases mêmes de la démocratie américaine. Quand les gens ne croient plus ni aux institutions, ni aux scientifiques, ni aux journalistes, ils finissent par croire n’importe qui. Même un homme inculpé, menteur, démagogue — du moment qu’il leur donne l’impression d’être vus, entendus, et qu’il nomme des coupables à leur mal-être.

        En ce sens, les réseaux sociaux ont fait plus que propulser Trump : ils ont redéfini le réel. Ils ont permis à une version distordue de l’Amérique de prendre le dessus. Et ils ont brisé la capacité du pays à se parler, à se comprendre, à se réconcilier.

        Alors oui, Trump est une figure toxique. Mais sans Facebook, Twitter, YouTube et compagnie, il ne serait jamais devenu ce qu’il est devenu. Et c’est cette combinaison — le personnage et la machine — qui a plongé les États-Unis dans une décadence morale et institutionnelle dont ils auront du mal à se relever.

      6. Lanaudoise dit :

        Cela passe par la réduction des inégalités. Et un virage de l’individualisme forcené vers une prise en main locale. Du genre par lequel Drummondville est passé de l’ère des filatures à la modernité.

        Recycler la main d’œuvre. À remarquer que 45 avait coupé ce programme dans l’État très pauvre de la Virginie occidentale; faut offrir autre chose que des opioides aux ex-mineurs de charbon, à moins que ce soit l’idée de les garder dans la misère et la dépendance. Ouvrir les portes de l’éducation supérieure à leurs enfants, pas juste à Barron.

        Combattre les monopoles. Ouvrir la concurrence.

        Donner les moyens, en mettant les trop riches à contribution. Un retour à la société qui leur a permis de réussir.

    4. Louise dit :

      Richard

      « Qu’est ce qui a provoqué cette débarque ?»
      Un homme comme Trump il y en a partout dans le monde, la différence c’est que les autres ne sont pas Président des États-Unis.
      La question que je me pose tout le temps c’est pourquoi autant de gens ont voté pour lui
      et pourquoi ils lui restent fidèles malgré toutes ses décisions insensées ainsi que ses comportements déviants et souvent criminels.

      Ça prendrait une thèse de doctorat pour étudier et comprendre ce mouvement de société
      qui nous déroute.
      Je m’essaie quand même à proposer une hypothèse parmi une mer de raisons possibles.
      Je crois que cette société a formé ses racines dans la compétition où le fait d’être gagnant est ce qu’il y a de plus glorieux parce que cela permet de se sentir supérieur aux autres.
      Et quelle est la mesure du succès la plus visible et la plus honorable à leur yeux ?
      L’argent bien sûr.
      C’est ce qu’ils recherchent tous et c’est ce qu’ils ont trouvé dans leur modèle idéalisé, leur cher Trump.

      Et ce qui est complètement tordu c’est que plus Trump est ridiculisé dans son pays et à l’étranger, plus ses adeptes sont prêts à le défendre, avec des armes s’il le faut.
      C’est ce qu’on appelle un groupe perturbé mentalement.

      1. POLITICON dit :

        Louise, je me pose exactement la même question que toi. Et plus je creuse, plus je me rends compte que ce n’est pas une seule réponse qui s’impose, mais un mélange complexe de blessures, de colère et de solitude collective.

        Beaucoup de ceux qui ont voté pour lui — et qui lui restent fidèles malgré tout — ne le font pas toujours par adhésion à ses idées. Ils le font souvent par rejet. Rejet des élites, rejet des institutions, rejet d’un monde qui les a laissés derrière. Pour eux, il incarne une forme de revanche, un grand « non » lancé à un système qui, depuis trop longtemps, fait semblant de les écouter.

        Il y a aussi la peur. Peur du changement, peur de perdre des repères, peur de ne plus reconnaître leur propre pays. Et Donald leur a promis de tout leur rendre : leur emploi, leur dignité, leur grandeur. Même si c’était du vent, au moins il leur a parlé. Il les a vus. Et ça, malheureusement, aucun autre politicien n’a su le faire avec autant d’instinct. Il faut le reconnaître.

        Et puis il y a l’écho médiatique, les bulles numériques, les réseaux sociaux qui enferment. Quand tu passes des années à n’entendre qu’un seul récit, tu finis par le croire, surtout si ce récit flatte ton ressentiment et te décharge de toute responsabilité.

        Mais tu as raison : ce qui reste difficile à comprendre, c’est pourquoi ils s’accrochent encore. Malgré les mensonges, les scandales, les accusations graves. Et peut-être que la réponse la plus triste, c’est celle-ci : quand on a tout misé sur un homme, on préfère nier la vérité plutôt que de reconnaître qu’on s’est trompé. C’est une fidélité tragique, mais aussi profondément humaine.

        Je ne sais pas ce que ça prendra pour briser ce lien-là. Mais je sais qu’il faudra plus que des faits. Il faudra réapprendre à parler aux gens là où ils sont, pas là où on voudrait qu’ils soient.

      2. onbo dit :

        @Louise

        Merci Louise de nous rappeler la pertinence du rasoir de Hanlon.

        Plus de cent pays dans le monde aimeraient bien jouir de la moitié de la moitié des richesses et avantages dont les USA disposent.

        Quand le beau meusieu Poilièvre criait à tout venant en campagne électorale « Tout est perdu » ! « L’économie est cassée! », des candides et ignorants ont été à deux cheveux de le porter au pouvoir au Canada… hum….

        Quand l’autre beau meusieu Trump a dit exactement les mêmes choses, mais en pire, ceux parmi nos voisins les plus candides et ignorants l’ont porté au pouvoir aux USA, deux fois plutôt qu’une…

        Comment des gens pourtant intelligents au Canada et aux USA ont pu en arriver à effacer temporairement de leur mémoire la réalité socio-économique de dizaines de pays en grandes difficultés, comparativement à notre confort, notre liberté d’être et d’agir, nos ressources, etc ???

        Une définition de la stupidité ou bêtise:
        « Le fait d’une personne qui, tout en étant capable d’un jugement sain, fait preuve d’une mauvaise application étonnante du SENS COMMUN (extrait- Hanlon)

        On prête à Michel Rocard la paraphrase suivante : « Toujours préférer l’hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot exige un esprit rare[24],[25]. »

        Curieusement, le même mot-clef des Républicains (USA) et des conservateurs (CAN) en campagne était: « common sense » « Bon sens » , « le Bon Sens ».

        « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer. »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_de_Hanlon

      3. Haïku dit :

        @onbo — 10:58
        Excellent texte ! 👍

  19. Madalton dit :

    Il bannit la Libye invoquant la sécurité nationale mais il veut déporter des migrants en Libye.

    Pour les visas des étudiants de Harvard, ils ne peuvent plus y venir étudier parce que l’université a des « liens préoccupants avec l’étranger et le radicalisme » mais ils peuvent venir étudier dans une autre université américaine. Cherchez l’erreur.

    Pour ce qui est de Biden, je reprends mon commentaire d’hier sur le billet précédent:

    Quand les démocrates ont montré la porte à Biden, Trump disait que c’était un coup d’État et que ce n’était pas correct ce qu’ils ont fait à Biden.

    Les républicains auraient les premiers à s’opposer au 25e amendement pour ne pas avoir une femme noire comme POTUS

  20. loulaf dit :

    Quand même bizarre que la sécurité des States est en danger sous le règne de la crapule. Sécurité nationale! Il n’ a que ce mot à la bouche pour justifier la plupart de ses décisions imbéciles.

    Accuser Harvard d’ avoir des liens préoccupants avec l’étranger et le radicalisme. Qu’ en est- il de ses liens avec Vlad, Bibi, le coupeur de tête MBS, Orban et autres dictateurs.

    Enquêter sur la santé mentale de Biden pour faire invalider les grâces présidentielles de sa fin de mandat, afin de pouvoir exercer sa vengeance sur les personnes graciées qui ont osé le défier et porter des accusations.

    Bannon et cie ne pouvait trouvé meilleur porte- parole que le gros criminel pour la destruction de la démocratie aux States!

    1. gl000001 dit :

      Durant ses premiers quatre ans, Harvard avait-il « des liens préoccupants avec l’étranger et le radicalisme ». Il n’a pas enquêté à l’époque. Pourquoi ?
      😉

  21. Chalou dit :

    Pourquoi plus personne parle de ce fait, tout se concentre sur l’augmentation de la dette mais il y a cet enjeu qui est très important aussi
    L’administration cherche aussi à miner les pouvoirs des juges avec l’appui du Congrès en introduisant une clause dans « le beau grand projet » qui limite leur capacité de citer pour outrage au tribunal des individus refusant leur autorité.

  22. Steve dit :

    C’est une tactique connu de Trump. Quand quelque chose va mal. Part une autre contreverse.

    Comme il est incapable de faire quelque chose de correct, il va de contreverse en contreverse.

  23. Apocalypse dit :

    @Richard Dufour – 08:02

    « … quel est l’état de santé général du pays USA ? »

    Les USA sont un pays décadent, corrompu et en déclin! D’ici quelques décennies, on verra quelque chose d’autre prendre la place.

    Lorsque tu es rendu que tu places un « mafia boss » – et c’est ce qu’est Donald Trump – à la Maison-Blanche, ça veut dire que tu es en phase terminale.

  24. lechatderuelle dit :

    Richard Dufour

    Et si c’était irrémédiable?
    Plusieurs civilisations, plusieurs sociétés sont disparues depuis le début de l’Humanité…
    Des civilisations impressionnantes de par leur héritage, leur durée dans le temps, leur marque pendant leur présence sur Terre… et toutes, lentement, ont disparu.
    Ces sociétés ne sont pas toutes devenues tarées en 10 ans… plusieurs se sont étiolées pendant près d’un siècle après une existence de quelques siècles…

    Ce qui se produit aux E-U est, peut-être, ce phénomène naturel du début de la fin pour les E-U ou même pour les « Occidentaux » tel que nous englobons ces pays et sociétés dites industrialisées, majoritairement blanches.

    Vous avez raison, il y aura un autre leader mondial éventuellement…
    Quel sera son empreinte ?
    Pour plusieurs, l’empreinte occidentale n’est pas très positive… colonialisme, guerres, exploitation, magouilles politiques chez les autres pays, sociétés, peuples…

    Les »Occidentaux » ont-ils eu une si bonne empreinte sur le monde ??
    Pour nous, elle a été positive… mais sinon….

    Toutes les civilisations suivantes ont été ouvertes sur l’avenir. C’est la base des humains. Peu importe leur origine…
    Compétent, évolutif et ouvert…. nécessairement pour grandir et s’émanciper toutes les grandes civilisations l’ont été…
    Évidemment, il y a toujours une opposition à toute société, toute émancipation, tout changement….

    Mais l’Humanité tombera-t-elle dans un gouffre de folies, de fureur et de misère parce que les E-U ne sont plus les Shériff??
    Non.
    Les E-U ne sont pas une panacée… Pour plusieurs pays, peuples, les E-U ont été un long calvaire à endurer …

    Un déclin sociétal s’étire sur des décennies….
    Les E-U peuvent donc très bien trainer leur lente agonie sur encore 30, 50, 75 ans et les candidats pressentis pour les supplanter ne seront peut-être plus en mesure de le faire quand ce sera le temps de prendre le lead….

    Beaucoup d’impondérables viendront brasser la soupe à commencer par les changements climatiques qu’une vaste majorité des Occidentaux ne prennent pas au sérieux….
    Le Canada brûle en ce moment même et pourtant lors de la rencontre des Premiers Ministres canadiens avec le fédéral, ils ont parlé de quoi? De pipelines….

    La crise des tarifs met à mal plusieurs économies, stresse beaucoup d’Occidentaux majoritairement mais ce n’est qu’un petit défi face à ce qui est déjà là et qui nous envoie des signaux de sa puissance qui se décuple sans cesse…
    Les feux de forêt couteront combien en dollars aux canadiens????
    On est endetté qu’on se dit et on se tourne vers les pipelines parce que c’est une solution facile… Le pétrole est une source d’enrichissement décadent pour plusieurs pays, mais aussi, une source de perte de fric hallucinante qui nous rendra encore plus vulnérable, mais c’est notre solution occidentale, notre nécessité pour préserver notre « qualité » de vie, notre pouvoir d’achat qui sont les 2 sources de notre appauvrissement collectif….
    Mais bon, semble-t-il qu’il sommeille une Danielle Smith au fond de beaucoup de canadiens et de Québécois….

    Alors les E-U… y’aura autre chose… l’Histoire semble tendre vers le « mieux »… ce qui ne garanti pas quelques décennies de perturbations majeures et difficiles…. L’idée est de naitre au bon moment… comme nous en avons eu la chance… au bon moment de l’Histoire et surtout au bon endroit….
    Vite de même, en ce moment, on peut se questionner si c’est le bon moment pour naitre…
    Les 50 prochaines années seront potentiellement compliquées…

    1. Alexander dit :

      @lechatderuelle

      Le monde évolue et s’adapte aux changements. Les années 60 et 70 en ont été de grands bouleversements sociaux, et nous sommes encore là. Différents, mais là.

      Les jeunes vont s’adapter, pas le choix.

      Ceci étant dit, avec les grands changements climatiques et le manque de leadership politique actuel, le monde est bouleversé.

      Comme un balancier que l’on pousse, mais qui va finir par revenir en équilibre après avoir tangué des deux côtés.

      Quand nous allons partir, le monde sera juste différent de celui que l’on a connu. Pas mieux, pas pire, juste différent.

      1. lechatderuelle dit :

        Alexander

        Les années 60,70 ne représentent qu’un soupir englobé dans le dernier siècle… ce n’est pas une autre époque… c’est la continuité avec 2025 ….
        pas mieux, pas pire… il sera pire quoi que votre optimisme vous dit…
        Quand le climat est chamboulé, c’est obligatoirement pire…

        et pas que »juste » différent… métamorphosé… avec des pertes écologiques sans précédent depuis la dernière Grande Extinction… le déni est accueillant et rassurant… mais la réalité demeure tout autour…

        Dans l’Histoire, il y a eu des générations de « sacrifiées » justement parce que l’Humanité avait des déviances mais heureusement dans un environnement relativement stable et récurrent, rassurant en quelque sorte…

        Les soubresauts climatiques, isolés, sans durée ni suite, les pandémies n’avaient pas les mêmes macro impacts que les changements climatiques en ce moment, qui englobent toute la Terre et tout le vivant…
        Évidemment que l’évolution se poursuit et se poursuivra, mais dans des conditions altérées « volontairement » par notre siècle…
        Comme le disait si bien cette sénatrice US… Bof, on finit tous par mourir alors ceux qui viennent après nous… on vous laisse pensées et prières…

        Les jeunes vont s’adapter, pas le choix.
        Super… fait que on continue ça de même… pas grave ce sera « juste différent »….

  25. Duduche dit :

    Bel article de notre hôte sur un aspect de la corruption au Trumpistan*: si t’es riche et peux le flatter en manifestant toute ta fidélité ($$$$) à Fassaclack-1er, tu auras le droit de voler impunément. Même si d’autres présidents ont pris des décisions discutables pour inverser des décisions judiciaires, la justice trumpistaniaise est passée à un autre niveau en termes de justice à niveaux variables.
    Heureusement qu’il reste des juges, avocats, policiers et autres agents de justice moins ripoux. Mais pour combien de temps? Quand l’exemple vient de tout en haut, la corruption se propage vite.

    * https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-06-05/le-scandale-des-graces-presidentielles.php

    1. Haïku dit :

      @Duduche
      Merci pour le lien vers l’article ! 👌

  26. lechatderuelle dit :

    https://www.lapresse.ca/affaires/2025-06-05/apres-l-acier-et-l-aluminium/des-droits-de-douane-sur-les-avions-et-jusqu-aux-billets.php

    Hausse du prix des billets, emplois à risque et « autres conséquences involontaires », les représentants de constructeurs comme Boeing ainsi que de transporteurs tels que Delta Air Lines et American Airlines ne passent pas par quatre chemins dans leurs mises en garde à l’endroit de l’administration Trump.
    « Il pourrait s’écouler jusqu’à une décennie avant de trouver de nouveaux fournisseurs locaux », prévient l’Aerospace Industries Association, la voix de géants comme Airbus, Boeing, Pratt & Whitney et GE Aerospace, dans une missive qui vient d’être envoyée au secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.
    Ce ténor de l’administration Trump a dépoussiéré le spectre de droits de douane pour l’aéronautique, mercredi, laissant planer une annonce « d’ici la fin du mois » – de quoi semer l’inquiétude au Québec, où le secteur représente près de 42 000 emplois..

    Prenez le 787 Dreamliner de Boeing. La plupart des composants du fuselage et des trains d’atterrissage sont fabriqués à Winnipeg. Il n’y a aucune capacité domestique américaine capable de les faire.
    Étant donné qu’elle respecte les exigences de l’Accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique, l’industrie aérospatiale a échappé aux offensives douanières du 47e locataire de la Maison-Blanche.
    Tout cela pourrait basculer. Ce scénario entraînerait également des conséquences néfastes aux États-Unis, a déjà laissé entendre Bombardier.
    « J’ai environ 2800 fournisseurs là-bas, expliquait son président et chef de la direction, Éric Martel, dans une entrevue accordée à La Presse en mars dernier. Si je dois baisser mes cadences de production, je vais avoir besoin de moins de pièces. On évaluait à peu près que les impacts seraient probablement plus grands au sud de la frontière que chez nous. »
    « Des clients nous appellent, on leur dit que c’est à eux de payer les tarifs, observe le président de Cyrell AMP, Gabriel Borduas. C’est malheureux, mais c’est à cela que ressemble notre journée. »
    Lapresse

    Tenter de détruire l’économie mondiale en massacrant l’économie des E-U d’abord serait exactement le scénario qui prend forme en ce moment… On n’en comprend pas vraiment la raison et la nécessité…
    mais ça s’enligne avec le vieux fantasme libertarien de « casser »le système capitaliste pour le remplacer par autre chose qui valorise le plus fort face au plus faible, qui encourage à combler ses besoins en premier lieu et ensuite aider « ceux qui le méritent » pour maintenir une société saine et compétitive pour respecter la élection Naturelle…
    Les plus forts, les plus ingénieux vivent mieux et s’enrichissent…. les autres servent ou disparaissent.
    Les plus faibles seront laissés à eux-mêmes. C’est pas mal ça qui se passe… Gaza, Ukrainien, Soudan, minorités raciales, sexuelles, économiques,pauvres, faible, malades…

    Est-ce la visée de tout ce brouhaha économique ???
    On ne voit pas le tableau d’ensemble…. difficile de saisir où ça va… mais tous, semblent dire la même chose… Ce qui se passe en ce moment provenant des E-U n’est pas bon du tout pour l’Occident…

  27. gl000001 dit :

    HS: Des ouragans fantômes … ça existe. Est-ce le Sharpie Magique qui fait des siennes ???
    https://www.cnn.com/2025/06/05/weather/hurricane-ghost-storm-forecast-climate

    En fait, ce sont des simulations de ce qui pourrait arriver bientôt. Prévisions, simulations, la différence n’est pas énorme. Y-en-aura-t-il plus ou moins de « mauvaises » prédictions comme ça avec les coupures dans le personnel du NOAA ?

  28. Apocalypse dit :

    @Duduche – 09:05

    Merci pour le lien de l’article de M. Hétu!

    « Scandale » Excellent choix de mot! C’est proprement scandaleux: une ‘mockerie’ de la Justice!

    On lui donne quelques millions et il est prêt à accorder un pardon à quiconque ; Donald Trump, un président qu’on peut acheter, qui l’eût cru? Ce qui nous laisse avoir des idées troublantes sur ce qu’on ne sait pas. 😰

    1. gl000001 dit :

      Robbery, assault & mockerie ?

      1. Haïku dit :

        Bon rappel ! 😉🎵

  29. Racza dit :

    Quoiqu’il en soit je ne vois pas ce qui empêche les médias d’appuyer sur le bouton « Musk » en une et pendant plusieurs jours? Surtout si l’on comprend très bien pourquoi ces contre-feux. La sortie de mister pile est une bombe car elle parle de l’intérieur et donc n’est pas une invention des « gauchisse estrême à la botte de sleepy Joe et de l’état progond».
    TACO se joue des médias, il serait bon que les médias lui rendent la pareille. « Très bien mais votre binôme Musk, vous avez bien un commentaire non? »

  30. citoyen dit :

    ils vont vouloir Manger dans le Magasin…

  31. Richard Dufour dit :

    Lechat 8h53

    D’accord avec vous sur l’essentiel de votre propos et plus spécialement sur les sociétés qui grandissent et s’en vont, comme si c’était inéluctable.

    Inéluctable jusqu’à maintenant car ces dernières décennies, s’est ajoutée une composante jusqu’alors inconnue, la mondialisation économique.

    C’est la première fois, à cette échelle planétaire, qu’au delà des tensions culturelles, religieuses, politiques, raciales, de frontières et j’en oublie certainement, que les peuples se parlent et font des affaires.

    Dans l’Histoire, c’est, je le répète, la première fois.

    Peu pas faire abstraction de cette donnée.

    Un autre élément me fait croire que rien n’est perdu, l’Histoire, toujours, nous rappelle que toutes ces civilisations ont connu la déchéance à peu près au même moment, après avoir tout gagné, dominé les autres.

    C’est à partir de là que la débandade arrive.

    Mais aujourd’hui, il est démontré qu’avec le commerce, on peut aller plus loin, les sociétés peuvent prospérer en se parlant, en échangeant des biens.

    Je reviens encore avec le concept de la mondialisation économique, c’est la clé aujourdhui, dans les circonstances géopolitiques du moment important de ne pas oublier ce détail.

    Pmurt et sa gang, tout les ultra conservateurs, XI, Poutine, conscients ou pas rejettent cette ouverture sur une nouvelle maturité sociale.

    Regardons les religieux, engoncés dans leur conservatisme, ne polluent ils pas l’ouverture vers cette maturité sociale nécessaire car salvatrice pour un meilleur futur.

    C’est plate mais les leaders d’aujourd’hui n’ont pas l’abnégation nécessaire pour faire entrer leurs sociétés dans la voie du succès géopolitique planétaire.

    Pourtant ils ont un exemple probant que c’est possible avec la mondialisation économique.

    Est-ce que les USA seront les leaders planétaires ? Sais pas !

    Et comme le rappelle Politicon, ce n’est pas important car tant que le concept de la mondialisation ne sera pas bien compris et surtout que les leaders iront de l’avant avec le concept, la terre brûlera.

    C’est gagné en maturité et à regarder les leaders dominants du moment, on a encore du travail à faire.

  32. Gilles Morissette dit :

    On reconnait bien là la tactique préférée de « 47 ». Lorsque les choses vont mal, qu’une nouvelle le fait mal paraître, il détourne l’attention avec des décrets qui feront forcément l’actualité. Cette fois ci, il est allé avec un trifecta.

    Les « travel bans », l’ex président Biden, Harvard. Une ‘ »recette gagnante » pour lui

    Ce n’est que du vent destiné à épater la galerie, endormir les médias complaisants, tendancieux, malhonnêtes (Ce qui ne devrait pas être trop difficile) et surtout faire plaisir aux abrutis qui font partie de sa secte d’adorateurs.

    Le bon peuple va être content et va dire qu’on a (enfin) « un président qui s’occupe des vrais affaires ». Le bon peuple va se faire manipuler encore une fois, il en est conscient (peut être), mais il va en redemander encore et encore.

    Voyez vous, j’ai arrêté d’essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête des Amerloques. C’est peine perdue. On dirait que des neurones ont cessé de fonctionner ce qui leurs saurait fait perdre tout jugement, tout discernement.

    Ils continuent vénérer un président qui leurs ment, qui est en train de les endetter pour des générations, de détruire leur économie, l’environnement, l’avenir de leurs enfants, etc.

    Il s’en balance. Le mensonge a remplacé la vérité, l’égoïsme a pris la place de la solidarité, la haine de l’autre, l’intolérance, le fanatisme sont devenus des valeurs sociétales acceptables.

    J’ai cessé d’essayer de comprendre ce pays. Il est atteint d’un cancer incurable. Les métastases sont tellement répandus qu’il n’y a AUCUN espoir de guérison.

    Ne comptez surtout pas sur les Mid Terms pour que les choses changent. Cela n’arrivera pas. Le bon peuple va continuer à se reconnaitre en TACO car il lui ressemble. Il lui renvoie une image rassurante, une image de ce qu’il est présentement. Il y aura bien sûr, des forces vives come AOC, Sanders, certains Démocrates, des progressistes qui essaieront de provoquer des changements.

    Le problème est que le bon peuple a peur du changement, de tout ce qui pourrait déranger leur confort, briser leurs illusions. En ces temps troublés, le conservatisme a quelque chose de rassurant, de réconfortant. C’est exactement ce que la « Droite » lui offre. Pas étonnant que les partis de « Droite » aient autant de succès électoraux un peu partout.

    Mon message est peut être pessimisme mais plus je regarde la situation, plus je constate le désarroi d’une nation qui a perdu ses repères et qui cherche désespérément un « SAUVEUR ». Il semble bien qu’il en ait trouvé un en la personne de « 47 ».

    L’ESCROC lui dit des choses apaisantes (même si c’est de la grosse boulechite), des choses qu’il veut entendre, des choses qui vont satisfaire leur égo. Recette simple voire simpliste mais terriblement efficace.

    Bienvenue dans la société américaine version 2025

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