Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Ce n’est pas la première fois que Joe Biden déclare que les États-Unis recourraient à la force militaire pour défendre l’île de Taïwan si elle était attaquée par la Chine. Mais la Maison-Blanche s’était empressée de corriger le tir en octobre dernier après une telle déclaration en affirmant qu’il ne fallait y voir aucun changement stratégique. Or, le président américain a refait le coup ce lundi lors d’une conférence de presse au Japon, semblant enterrer pour de bon l’« ambiguïté stratégique » qui a servi de doctrine aux administrations précédentes dans le dossier.

Cette ambiguïté stratégique consistait à laisser planer l’incertitude quant à une intervention américaine en cas d’invasion de l’île par Pékin, histoire de maintenir la paix en décourageant les dirigeants taïwanais de proclamer une indépendance formelle. Or, un journaliste a posé au chef de la Maison-Blanche cette question au cours de son point de presse en compagnie du premier ministre japonais Fumio Kishida :

« Vous n’avez pas voulu vous impliquer militairement dans le conflit ukrainien pour des raisons évidentes. Êtes-vous prêt à vous impliquer militairement pour défendre Taïwan si l’on en arrive là ?

— Oui, a répondu sans ambages Biden.

— Vous l’êtes ?

— C’est l’engagement que nous avons pris. »

Selon le compte-rendu du New York Times, certains membres de l’administration américaine, présents dans la salle, ont réagi avec surprise aux réponses du successeur de Donald Trump, ne s’attendant pas à ce qu’il s’exprime de façon aussi catégorique. La Maison-Blanche a ainsi répété sa manoeuvre d’octobre dernier en envoyant aux journalistes une déclaration laissant croire que Biden n’avait pas dit ce qu’il semblait avoir dit quelques minutes plus tôt.

« Comme le président l’a dit, notre politique n’a pas changé. Il a réitéré notre politique d’une seule Chine et notre engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taïwan. Il a également réitéré notre engagement, en vertu de la loi sur les relations avec Taïwan, à fournir à Taïwan les moyens militaires de se défendre. »

La Maison-Blanche faisait référence à la suite de la déclaration de Biden : « Nous sommes d’accord avec la politique d’une seule Chine et tous les accords connexes que nous avons conclus. Mais l’idée qu’elle puisse être prise par la force, simplement prise par la force, ne serait tout simplement pas appropriée. Cela disloquerait toute la région et serait une autre action similaire à ce qui s’est passé en Ukraine. Donc, le fardeau est encore plus fort. »

Et la réaction américaine ne serait pas la même, a semblé vouloir dire Joe Biden.

(Photo Reuters)

45 réflexions sur “Taïwan : ci-gît l’« ambiguïté stratégique » ?

  1. treblig dit :

    Faudras un jour régler ce problème de Taïwan et de la Chine continentale. Les Chinois considèrent Taïwan comme une province chinoise. Sauf que la bonne foi de la Chine est questionnée quand on voit les résultats de la difficile intégration de Hong Kong.

    1. Toile dit :

      Ainsi que le Tibet… la mer de Chine itou. Éventuellement Macao.

      Cette déclaration me suscite quelques interrogations : pas un pouce en Ukraine because pas Otan, une affaire d’article 5 = guerre mondiale. Si c’est pour éviter une guerre mondiale, ben on s’en sort pas avec une telle déclaration. Alors pourquoi dire cela maintenant ? Etait-ce vraiment nécessaire et ce malgré les désirs américains de protéger leurs intérêts dans la zone Pacifique? Un coup de semonce aux chinois? Une réaffirmation d’un rôle de gendarme?

      1. Kelvinator dit :

        Par dissuasion? Pour atténuer les vélléités chinoises à la base, choses qu’ils n’ont pas fait en Ukraine.

  2. Si vous vouliez ajouter de la tension mondiale, c’était la déclaration à faire.
    Si vous vouliez ajouter de l’incertitude sur les marchés mondiaux, on ne pouvait trouver mieux.

    Pourquoi défendre Taiwan et laisser l’Ukraine se faire détruire par les russes ?
    Les chinois sont beaucoup plus puissant comme nation que la Russie.

    Que veulent vraiment les américains ? Sont-ils de bonne foi ?

    Permettez-moi d’en douter.

    Ce blog apporte beaucoup sur la politique américaine interne, et est très critique (avec raison) sur plusieurs décisions que les américains ont prises, et qu’ils prendront.
    Les armes à feu et l’avortement ne sont que des exemples.

    Mais quand vient le temps de critiquer les américains sur leurs propres ambitions à l’internationale, on est beaucoup plus frileux. Pour revenir à Taiwan, veulent-ils vraiment défendre la démocratie ou plutôt protéger l’accès aux ressources des semi-conducteurs ?

    Les américains ne sont pas là pour défendre les valeurs démocratiques, mais bien leurs propres besoins personnels.

    1. treblig dit :

      @Oeufdepoussin

      Le Canada , et a fortiori le Québec, n’a jamais eu des ambitions territoriales ou colonialistes. Ce qui explique probablement que ces visées impérialistes américaines nous apparaissent comme étranges et non démocratiques.

      1. Je veux bien, mais nous sommes alliés des américains, et si nous ne sommes pas en mesure de comprendre les objectifs de ceux-ci, j’aimerais bien que cela nous soit clarifié.

    2. Kelvinator dit :

      Si vous voulez absolument donner de mauvaises intentions aux autres, vous trouverez toujours une façon de le faire.
      Lorsqu’on parle de la politique étrangère des USA, c’est presque devenu un sport national. Il faut avant tout tenter de comprendre le contexte avant d’en conclure des motivations de chacun, qui ne reste en fin de compte que des hypothèses subjectives.

      Deux chose très importante sépare le conflit ukrainien et taiwanais que vous omettez dans votre « analyse » :
      La guerre à Taïwan est hypothétique.
      Seul la Russie a menacé d’utiliser l’arme nucléaire.

      La critique des américains à l’internationale est loin d’être « frileux » sur ce blogue, ni ailleurs. C’est étrange que vous caractérisiez la critique américaine de cette façon, peut-être pour donner plus de poids à votre point de vue, qui repose exclusivement sur une fausse analogie : parce que les américains agissent différemment en Ukraine, c’est qu’ils sont hypocrites… C’est très peu convaincant à mon avis.

      1. Si vous pensez qu’il n’y a pas d’hypocrisie dans la politique internationale américaine, c’est que vous ne comprenez rien n’a rien de ce sujet.

        On prône d’une part la démocratie dans le monde, mais on arme par derrière les dictatures. (Égypte, Arabie Saoudite, etc…)
        On veut libérer les ukrainiens des russes, mais on ne fait rien pour libérer les palestiniens du joug israéliens.
        On a éliminé il y a quelques années Oussama Ben Laden (ennemi juré des américains) qui résidait au Pakistan, et ce pays n’a eu subi aucune représailles pour avoir accueilli celui-ci.
        Je m’arrête ici.

         » Deux chose très importante sépare le conflit ukrainien et taiwanais que vous omettez dans votre « analyse » :
        La guerre à Taïwan est hypothétique.
        Seul la Russie a menacé d’utiliser l’arme nucléaire.  »

        C’est très songé de votre part comme analyse. Merci de l’avoir partagé.

      2. Kelvinator dit :

        Je ne prétend pas que l’hypocrisie n’existe pas, mais si on veut l’analyser, il faut comparer des choses comparables. C’est ça l’hypocrisie : faire une chose alors qu’on a fait autrement dans une autre situation. Ou faire le contraire de ce que l’on recommande. Encore cette fois-ci, vos comparaisons laisse à désirer.

      3. Pour moi, elles ont tout son sens.
        Si on se bat pour défendre nos valeurs démocrates, je ne vois pas comment je pourrais soutenir une dictature sanguinaire. C’est ce que j’appelle de l’hypocrisie.

      4. Kelvinator dit :

        Vendre des jeeps n’est pas ce que j’appel soutenir une dictature sanguinaire.

        C’est important de garder un dialogue si on veut pouvoir changer les choses. Parfois on se bute à l’intransigeance, comme c’est le cas en Israël. D’autant que les républicains supporte largement le sionisme israélien, contrairement aux démocrates, ce qui peut donner l’impression d’hypocrisie, alors que c’est simplement un changement de gouvernement et de politique étrangère. Parfois c’est aussi une question de temps.

      5. Peut-être que les missiles tactiques sont transportés par les jeeps. 🙂

         » L’administration Biden, a déclaré avoir approuvé la vente de 168 missiles tactiques à l’Égypte. »
        https://www.lefigaro.fr/international/washington-autorise-une-vente-d-armes-a-l-egypte-20210217

  3. Jean Létourneau dit :

    Je me demande si le nouveau premier ministre australien, Anthony Albanese, va jouer du yoyo et résilier le contrat de sous-marins nucléaires avec les états-uniens, et revenir à une solution à propulsion diesel-électrique qui avait initialement prévue avec les Français. L’ex premier ministre Scott Morrison et Joe Biden en avaient surprit plus d’un en faisant fi de l’accord initial qui était basé sur un système classique pour respecter le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires que l’Australie a ratifié en 1973.

    CôteNord07, vous avez un avis ou des informations du milieu ?

    1. Guy Pelletier dit :

      En fait les Australiens sur leur île continent se sont payé une « sécurité » supplémentaire une garantie de protection par les USA contre la montée et les ambitions militaires de la chine dans le pacifique. Les États-Unis représentant pour eux une bien meilleure protection contre la Chine que la France. On verra bientôt une plus grande présence de la marine, aviation et armé des USA en Australie mais aussi dans le Pacifique.

      1. Jean Létourneau dit :

        Définitivement une défense et une dépense accrue. Plus qu’une défense en fait, car l’autonomie accrue de la version nucléaire permet de aux submersibles de patrouiller outre les eaux eaux territoriales.

        Les Australiens aurait pu passer au nucléaire en restant avec les Français qui ont une technologie de pointe comparable. Ce tour de force (clé de bras dans le dos ?) des É.-U. démontrent leur manque de tact et de diplomatie internationale, tout comme les deux déclarations de Biden à propos de Taiwan.

        Il y a peut être des éléments qui m’échappent mais je ne comprends pas encore le volte-face des Australiens sous l’administration Morrison.

      2. Jean Létourneau dit :

        Défense et une dépense accrues, avec un S très capital.

  4. sousmarin dit :

    Il faut arrêter d’être conciliant avec les régimes autoritaires, il est évident que ça ne marche pas car ces régimes prennent ces postures comme de la faiblesse et en profitent pour s’imposer.
    Taïwan ne fait pas partie de la Chine, historiquement, économiquement et politiquement donc arrêtons de le dire !

    La parole de la Chine comme celle de la Russie ne vaut pas un rouble ou un fen, alors arrêtons aussi de rechercher des signatures qui ne seront pas respectées.
    Les régimes autocrates ne respectent que la force, il faut donc la montrer puis l’employer si nécessaire.
    Si nous ne le faisons pas, nous nous retrouverons acculer et dos au mur à force de reculer par peur de ce que « pourrait faire » la Chine…on a vu le résultat de cette politique avec la Russie…

  5. Loufaf dit :

    Déclaration embarrassante de la part de Biden, car ce n’ est pas le président seul qui décide d’ impliquer les États-Unis dans un conflit militaire.
    La menace de guerre mondiale serait encore plus forte qu’ avec les Russes et l’Ukraine , si les États-Unis vont défendre Taïwan.
    Oui quelquefois, Biden se transforme en Joe la gaffe.

  6. Apocalypse dit :

    Pas un bon signe lorsque la Maison-Blanche revient pour ajuster/corriger les propos de M. Biden.

    Peut-être que lui interviendrait militairement contre la Chine en cas d’invasion de Taïwan, MAIS ça n’arrivera pas. On ferait ce qu’on fait avec l’Ukraine, de la logistique et des armes pour leur permettre de se défendre contre l’agresseur.

  7. jeanfrancoiscouture dit :

    @sousmarin, 08:12:«Il faut arrêter d’être conciliant avec les régimes autoritaires, il est évident que ça ne marche pas car ces régimes prennent ces postures comme de la faiblesse et en profitent pour s’imposer.»

    Vous avez raison. Cela fait des années que cela est aussi mon avis. Cette idée que les régimes qu’un euphémisme dit naïvement «autoritaires» vont évoluer, s’amender, changer, comprendre pour finalement nous ressembler est une erreur monumentale.
    Un bully de ruelles sombres -ou de cour d’école- ça se moque de vous si vous essayez de le convaincre gentiment que ce qu’il fait vous indispose. Ça ne comprend que la logique du vrai coup de poing sur la gueule ou encore la certitude d’une réplique dévastatrice en cas d’agression. Vous avez déjà vu un bully de cour d’école «faire le jars» autour du gars qui s’est arrangé pour cela se sache qu’il est ceinture noire de Karaté? Non, hein? Bien, moi non plus.

    Moi, j’en ai plein mon casque d’entendre tous ces opinioneurs parler de la certitude d’une 3e guerre mondiale si on mettait les blocs à cet énergumène de Putin.
    Hier, chez Fareed Zakaria j’entendais un de ceux-là, ancien conseiller à la Maison Blanche et membre du fameux Council on Foreign Relations affirmant qu’il fallait d’abord avoir «a conversation with Ukraine» pour la convaincre de venir négocier et seulement ensuite, aller voir Putin pour l’amener lui aussi à la table.
    C’est ça, aller voir l’agressé pour le convaincre de rencontrer l’agresseur. Venez donc rencontrer votre violeur Madame. Vous verrez, il est bien parlable.
    L’avis de cet auguste «Jos Connaissant» était qu’il serait illusoire de penser à une victoire de l’Ukraine sans une intervention directe de l’Ouest et bien entendu, ce trouillard a parlé de cette foutue certitude de la 3e guerre mondiale si on «call» le bluff de Putin. Nul besoin de vous dire que l’autre interlocuteur de Zakaria, un représentant de la Pologne, était en désaccord total avec lui. Il a procédé à l’énumération des fois où la Russie/Putin a manqué à sa parole en commençant par le traité par lequel l’Ukraine a laissé aller son arsenal nucléaire, la pire gaffe de sa vie et que Putin a allègrement trahi sans que quiconque ne fasse autre que japper.

    Et là, on pense que si l’Ukraine cède, le type va se tenir tranquille. On se goure royalement. D’une manière ou d’une autre, comme du chiendent, il va ressortir ailleurs dans le jardin.

    1. Haïku dit :

      @jeanfrancoiscouture
      Fort bien résumé ! 👍

    2. onbo dit :

      @ jeanfrancoiscouture

      Excellente mise au point! Depuis quand en effet on emmènerait par la main une personne violée rencontrer son violeur?

  8. onbo dit :

    C’est une obligation morale de porter assistance à une personne en danger.

    C’est aussi un devoir moral pour un ou plusieurs pays de porter assistance à un pays en péril.

    Telle me semble la distinction que Biden est en voie d’établir comme doctrine de la Défense entre le refus de porter la guerre en territoire étranger pour le soumettre et d’autre part la volonté légitime de fournir de l’assistance à un pays étranger qui serait pris d’assaut par un tiers pays qui souhaiterait cette assistance.

    La déclaration de Biden ne m’embarrasse nullement.

  9. Gilles Morissette dit :

    Je suis loin d’être convaincu que les USA interviendrait, de façon militaire contre la Chine si jamais cette dernière avait des intentions si belliqueses soient-elles, contre Taïwan.

    Les risques qu’un tel conflit dégénère seraient trop grand pour la stabilité de la planète.

    Comme le souligne fort à propos, certains intervenants, le président doit avoir l’aval du Congrès pour déclencher les hostilités contre un pays, à plus forte raison la Chine.

    Oui, les USA supporteraient Taïwan dans la même mesure qu’ils le font avec l’Ukraine mais ça s’arrêterait là.

    Les Américains n’ont plus le luxe ni les moyens de jouer au gendarme de la planète sans courir le risque d’hypothéquer sérieusement leur économie.

    Le souvenir des guerres en Irak et en Afghanistan devait constituer un rappel de ce qui arrive lorsqu’on se lance, tête baissée, dans ce genre de conflit.

    Le président Biden a un bel exemple sous les yeux, avec la Russie qui s’embourbe dans un conflit avec l’Ukraine.

    Pourtant, cette invasion devait être, selon Putin, une simple « ballade dans la nature » !!.

  10. HS – Pour revenir à l’Ukraine et les raisons de la radicalisation de Putin.

    « L’Ukraine ne doit ni être une colonie occidentale ni fondamentalement anti-russe »
    par Romain Bessonnet

    1. ralbol dit :

      « L’Ukraine ne doit ni être une colonie occidentale ni fondamentalement anti-russe »

      Donc, après les destructions massives, les viols et meurtres sordides, les massacres, après tout ça, les Ukrainiens seront chummy-chummy avec la Russie, et ne seront pas « fondamentalement anti-russe »…

      La chambre de ce Romain Bessonnet est soit décorée d’arcs-en-ciel où gambadent des licornes roses; soit capitonnée…

      1. Il faut d’abord comprendre les raisons qui ont poussé Putin à se radicaliser, ce qui est assez bien expliqué ici. Par contre, l’utilisation de la force (guerre) a été une erreur de Putin (et contreproductif), je crois que l’invité ici est d’accord avec cet énoncé.

        L’exemple qu’il cite avec la Belgique nous fait bien comprendre les tensions linguistiques que vivait aussi l’Ukraine. Quant Putin a constaté le refus de Zelensky de négocier l’autonomie de certaines zones russophones, il a vu que la seule option possible était la force.

        Je reviens encore une fois sur le fait que l’usage de la force était une grosse erreur, et que la diplomatie aurait dû prendre une plus grande place pour régler ce litige.

        Là ou je suis en désaccord avec certains membres de ce blog, est que Putin aurait certainement préféré arrivé à un accord négocié qui aurait avantagé les russes vivant en Ukraine.

      2. ralbol dit :

        «…le refus de Zelensky de négocier l’autonomie de certaines zones russophones, il a vu que la seule option possible était la force. »

        Ça reste toujours le « Tu me donnes ce que je veux ou je t’écrase. ».

        Poutine aurait pu prendre son trou et laisse l’Ukraine en paix.

        Dans tous les pays du monde, y’a des minorités qui vivent en paix avec la majorité, sans besoin de massacres pour supposément «protéger» cette minorité, et en Ukraine, la minorité ne subissait pas le quart du tiers de ce que Vlad fait subir aux ukrainiens.

        Poutine a CHOISI le massacre.

      3. oeufoulepoussin dit :

        Si le Canada annonçait que la seule langue officielle serait l’anglais, je ne suis pas certain que le Québec vivrait dans un esprit de paix et de coopération avec le reste du Canada.
        Ce que l’invité du vidéo a tenté de nous expliqué est que les ukrainiens qui voulaient garder la langue russe comme étant une des langues officielles du pays, avait de plus en plus de difficulté à y parvenir.

        Les deux états séparatistes de l’est de l’Ukraine ne voulait pas nécessairement quitter l’Ukraine.
        Il cherchait à obtenir plus d’autonomie (sur la langue, par exemple) mais tout en demeurant ukrainien.

        Cette demande leur a été refusé, ce qui a déclenché la guerre au Donbass. Et on connait la suite de l’histoire.

      4. Jean Létourneau dit :

        @oeufoulepoussin

        On pourrait pousser ce raisonnement illogique de la sorte:
        Le Québec entre en guerre contre tous les États (nazis – /S) de la Nouvelle-Angleterre qui ont exploité, le siècle dernier, des milliers de francophones comme main d’œuvre bon marché pour ensuite les forcer à adopter l’anglais dans leur quotidien, principalement les écoles et les églises. Ça ne tient pas la route, désolé…

      5. ralbol dit :

        « …la langue russe comme étant une des langues officielles du pays, avait de plus en plus de difficulté à y parvenir. »

        Et nous, on a de plus en plus de difficulté à faire RÉELLEMENT du français, la 2e langue officielle du pays, ailleurs que sur papier et dans les discours de politiciens.

        On n’envahit pas le reste du Canada, et le reste du Canada ne nous envahit pas pour faire « respecter les droits » de notre minorité anglophone.

        Tout ça se négocie, on a des partis politiques séparatistes, et on ne se massacre pas.

        Poutine a essentiellement torpillé toute chance que les ukrainiens ne veuillent jamais négocier quoi que ce soit avec la Russie, autrement qu’avec un gun sur la tempe.

        Il a donné au peuple russe, des ennemis éternels.

      6. oeufoulepoussin dit :

        Notre gouvernement québécois a les outils afin d’assurer un contrôle sur la diffusion du français dans nos institutions. Le débat sur la loi 96 en est un exemple.
        La langue française est toujours une langue officielle au Canada, bien qu’il y ait des encore des nominations unilingues anglophones dans certaines fonctions administratives d’importances au Canada.

      7. BoB dit :

        T’es au courant des politiques anti-russes depuis 2014 et du massacres de 14 000 russophones par leur propre gouvernement depuis 2014? Basta l’hypocrisie

  11. ralbol dit :

    « C’est curieux chez les Présidents ce besoin de faire des phrases ! »

    — Maître Folace.

    Surtout que souvent, ça veut pas dire grand chose.

    On peut épiloguer là dessus tant qu’on voudra, mais on va savoir ce que les USA feront quand ils le feront.

    Perso, je crois qu’ils vont prendre leur trou.

    La Chine, c’est autre chose que poutine et son armée qui tient au «Duct Tape»…

    1. gl000001 dit :

      La marche du président. Version incroyable avec Felix Leclerc.

      1. Jean Létourneau dit :

        .En spectacle à Québec avec Charlebois et Vigneault (qui ne sont pas de vilains accompagnateurs, hé, hé).

  12. oeufoulepoussin dit :

    Jean Létourneau 17:32

     » On pourrait pousser ce raisonnement illogique de la sorte:
    Le Québec entre en guerre contre tous les États (nazis – /S) de la Nouvelle-Angleterre qui ont exploité, le siècle dernier, des milliers de francophones comme main d’œuvre bon marché pour ensuite les forcer à adopter l’anglais dans leur quotidien, principalement les écoles et les églises. Ça ne tient pas la route, désolé… »

    Si vous voulez comprendre un point de vue qui est malheureusement escamoté dans les médias de masses, je vous invite à regarder les 30 premières minutes de cette entrevue.

    1. Benton Fraser dit :

      Déjà le slogan « Parlons vrai » est un « red flag »! (Ils ont même inscrit vrai en rouge!!!)

      1. oeufoulepoussin dit :

        Je suis d’accord. J’aurais préférer la formule.  » On ne raconte que des conneries.  »
        Les cotes d’écoute aurait été meilleur.

    2. Jean Létourneau dit :

      J’ai écouté les 20 premières minutes et je n’ai rien écouté de convainquant. Bessonnet est probablement un bon traducteur russe pour l’écrit, mais il ne sait pas transmettre son argumentation en direct. Je n’ai pas continué au-delà et je me suis endormi.

      1. Ce n’est effectivement pas le meilleur orateur, mais son message est intéressant.
        On comprend un peu mieux l’évolution de la pensée de Putin. Il était même prêt à une certaine époque à accepter une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, en autant que la culture russe puisse continuer à s’épanouir au sein de l’Ukraine. Mais il y avait une faction nationaliste importante qui cherchait plutôt à Ukrainiser les  »russes » de l’est du pays.
        Je comprend également que Zélensky n’a pas su livrer ses promesses afin de mettre fin au conflit dans le Donbass, car il aurait perdu la frange nationaliste qui lui permettait de rester au pouvoir.

      2. Jean Létourneau dit :

        On comprend peut-être mieux les humeurs changeantes du dictateur. Je compare les régions plus russophones de l’Ukraine à cette partie de l’Alsace et la Lorraine où les vieux avaient un patois allemand distinct (alemannisch, alémanique). On imaginerait jamais une administration allemande avoir des prétentions sur des régions qui furent à une époque une partie intégrante de leur pays.

        L’incommensurable sensibilité de son excellence le dirigeant suprême de la Russie, star parmi les tsars, n’est qu’un artifice pour garder « patriotiquement » le contrôle de son empire, un point c’est tout.

      3. C’est votre position, et je la respecte. 🙂

  13. sousmarin dit :

    Sud Radio est connue pour l’espace qu’elle accorde aux théories complotistes ou aux idées d’extrême droite. Elle est également connue pour avoir minimiser l’épidémie Covid et elle donne très largement la parole aux pro-russes…
    A écouter en se bouchant le nez…

    1. Dans le cas de cette entrevue, je vous conseille d’ouvrir vos oreilles plutôt que de vous boucher le nez. 🙂

      Concernant Romain Bessonnet, il est actif au sein du groupe  » Cercle Aristote  ».
      https://plus.wikimonde.com/wiki/Cercle_Aristote

      Une belle découverte pour ma part.

      P.S. Je suis très loin d’approuver les thèses de l’extrême droite, la preuve est que j’ai du plaisir à lire les billets de M. Hétu, car il reflète, en grande majorité, mes propres valeurs.
      Mais je peux un être un tantinet complotiste, lorsqu’on me demande de croire aveuglément à la bonne foi des américains.

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