Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Je ne veux pas créer de fausse joie aux plus grands contempteurs de Donald Trump parmi les lecteurs de ce blogue. Le titre qui coiffe ce billet n’a pas trait au départ du président de la Maison-Blanche, où il restera jusqu’au 20 janvier 2029, à moins de circonstances imprévues telles une démission ou une destitution. Il fait plutôt référence à la décision d’un juge fédéral de Washington. Ce dernier a ordonné ce vendredi au Centre John F. Kennedy pour les arts du spectacle de retirer le nom de Trump de la façade du bâtiment et de toute communication officielle.

« Les statuts constitutifs du Kennedy Center stipulent très clairement que le Centre doit porter le nom du président Kennedy et qu’il ne peut se voir attribuer aucun autre nom officiel ni accueillir aucun mémorial public sur la seule décision unilatérale du conseil d’administration. C’est le Congrès qui a donné son nom au Kennedy Center, et seul le Congrès peut le modifier », a écrit le juge Christopher Cooper dans une décision de 94 pages.

Cette décision annule aussi un projet annoncé en mars visant à fermer le Kennedy Center pendant deux ans pour des travaux de rénovation. Le juge Cooper, nommé par Barack Obama, a déclaré que les travaux de rénovation pouvaient se poursuivre et qu’une fermeture éventuelle pourrait être légale si le conseil d’administration du centre était consulté de manière plus approfondie.

Une porte-parole du Kennedy Center a déclaré que la décision du juge Cooper fera l’objet d’un appel. En attendant, cette décision représente le deuxième camouflet judiciaire de la journée pour Trump, le premier étant la décision d’une juge fédérale de Washington de bloquer provisoirement le fonds de 1,8 milliard de dollars créé par l’administration républicaine pour indemniser les alliés du président poursuivis sous Joe Biden.

(Photo AP)



31 réflexions sur “Bye-bye, Donald J. Trump

  1. Mcdodo dit :

    Yes! Ça fini bien la semaine avec une nouvelle comme ça!
    Envoyé ses lettres à la fonderie et au plus criss!

    1. Haïku dit :

      @Mcdodo
      Je seconde fortement !

  2. marlo63 dit :

    J’aime la justice qui assume son indépendance et qui ne joue pas à la pute de service de la présidence.

    1. gl000001 dit :

      Lapsus. Vous avez écrit « la présidence » mais je suis sur que vous vouliez écrire « du pimp » 😉

  3. Orphee dit :

    Et ça coûte combien tout ça???? Grrrrr les lettres ne sont pas déjà apposées ??

    1. Orphee dit :

      Note: je suis bien contente de cette décision mais on aurait évité $$$$$ si on avait attendu une décision avant la mise en place …. Comme la destruction de l’aile de la maison blanche : on dépense $$$$ puis peut être qu’après ça va être déclaré illégal grrrr

      1. Divk Tryki dit :

        Trump se fout des lois

  4. M Beauregard dit :

    On v erra la réaction ce soir…des licenciements en vue…

  5. Dekessey dit :

    « …où il restera jusqu’au 20 janvier 2029, à moins de circonstances imprévues telles une démission ou une destitution. »
    Ou la mort.

    1. marlap dit :

      Mort naturelle surtout. Faire un martyr de ce gros épais corrompu là serait une grande erreur. De toute façon,c’est assez clair qu’il n’est pas en santé.

      1. Igreck dit :

        Et il rend le Monde malade⁉️

      2. gl000001 dit :

        Même une mort naturelle engendrera toutes sortes de théories de complot.

    2. Che Sausage dit :

      Hello Dekessey,

      Il est samedi ici mais chez vous, il est encore vendredi, alors je ne résiste pas à une petite blague à laquelle ton « ou la mort » vient de me faire penser.

      Attention, âmes sensibles, fermez les yeux, les PC, éloignez les enfants et les explorateurs un peu trop susceptibles !

      Parce qu’à propos d’explorateurs là, au début du siècle (le dernier, quand il y avait encore des choses à découvrir), il y en a trois qui se sont retrouvés capturés par une tribu indigène au fin fond de la jungle équatoriale. Ils sont emmenés dans une grande clairière où, malmenés, ils comptent à vue de nez une bonne centaine de guerriers, tout un tas de malabars aux mines patibulaires.

      Puis ils sont attachés à des totems sur la place centrale.

      Les hommes font des danses, entonnent des chants, cela dure plusieurs heures et après tout ce temps interminable, celui qui semble être le chef du village s’approche des totems et dit au premier explorateur :
      — Toi, choisir : Tchi-tchi ? Ou la mort ?

      L’explorateur ne sait pas trop que penser, il est embarrassé, pire… effrayé. Il ne sait bien sûr pas trop à quoi s’attendre mais comme il estime qu’il est encore trop tôt pour mourir, il répond, d’une voix tremblante et faible :
      — Tchi-tchi !

      D’un seul homme, toute la tribu beugle à tue-tête : « TCHI-TCHI ! TCHI-TCHI ! TCHI-TCHI ! » (ad libitum).

      Ils dansent, tapent du pied, se congratulent. La grande joie !

      Ils détachent le premier explorateur et le positionnent sur une espèce de tabouret puis ils lui baissent son pantalon et l’explorateur se retrouve les fesses à l’air et l’arrière-train vulnérable !!!

      Je ne vous fais pas de dessin. C’est un carnage ! Faut dire aussi, une centaine de bonshommes en plein possession de leurs moyens, ça n’est pas ce qu’on pourrait appeler un épisode indolore !

      Les heures passent, les guerriers, déchaînés, s’enchaînent les uns après les autres sur… hum… dans (!) le pauvre explorateur et finissent par le laisser pantelant, dans un sale état, tenant à peine debout et, cela va sans dire, plus capable non plus de marcher droit !

      Le chef s’approche alors du deuxième explorateur et lui dit :
      — Toi, choisir : Tchi-tchi ? Ou la mort ?

      Totalement abattu après avoir assisté au spectacle offert devant ses yeux les heures précédentes mais voulant à tout prix rester en vie, mortifié, il répond d’une voix presqu’éteinte et avec des trémolos mais sans vraiment hésiter :
      — Tchi-tchi !

      La tribu est en liesse ! Chants, danses, tabouret, pantalon baissé, arrière-train aux quatre vents.

      L’histoire se répète avec… hum… dans (!) le second explorateur durant les heures qui suivent !

      Le chef s’approche alors du dernier explorateur et lui pose la terrible question :
      — Toi ! Choisir ! La mort ?… ou Tchi-tchi ?!

      L’homme lui répond alors du ton empli de fierté de celui qui ne se fera pas avoir comme ses camarades (et qui gardera son honneur intact) :
      — La mort !

      Et là, le chef du village le regarde, sourit et répond d’un ton calme :
      — D’accord !… Mais avant… TCHI-TCHIIII !!!

      😂😂😂

  6. Francine dit :

    Il semblerait que Trump ne va pas s’opposer au jugement. Qu’est ce que ça cache du popsicle orange?

    1. Sly dit :

      Il va surement couper les fonds destiné à la .novation du centre.

      1. Sly dit :

        rénovation

  7. loulaf dit :

    Ce sont les juges de premières instances qui portent à bout de bras ce qui reste de démocratie aux States…

  8. MarcB dit :

    « … jusqu’au 20 janvier 2029, à moins de circonstances imprévues telles une démission ou une destitution. »

    Je prédirais une troisième circonstance plus probable, le passage de la grande faucheuse.

    1. Igreck dit :

      🤞 (J’ai tellement mal à mes index et majeurs à les tenir ainsi entrelacés !)

  9. Duduche dit :

    Ah! Il respire encore? Je range le champagne que j’ai sorti à la lecture du titre, alors.

    1. jeani dit :

      Au moins, ce n’était pas du bourbon.

      1. Haïku dit :

        Chin chin. Hips 🥂 😉

  10. Pierre Belley dit :

    Après lui le déluge et la couleur de l’eau en sera grandement affecté. Jaune tirant sur le brun avec des mottons. Ça va en prendre du temps pour effacer tout ce qu’il a fait et fera. Il y a ce qui est visible et ce qui ne l’est pas. Gros tas !

  11. Jacques Bellehumeur dit :

    Les tribunaux inférieurs font encore la job mais toujours possible d’aller en appel jusqu’à la Cour Suprême qui elle est corrompue. La plupart du temps.
    Misère.

  12. Plesage dit :

    Un petit pas (en arrière) pour ce semblant d’homme, le début, faut-il le souhaiter, d’un grand pas pour l’Humanité

  13. jeani dit :

    Bien hâte au vrai Bye-Bye, don le pédo!

  14. infophile2 dit :

    Je me réclame détesteur de Trump et non pas contempteur, car si j’ai du mépris pour les incompétents, j’éprouve plutôt de la haine pour les crosseurs.

  15. Divk Tryki dit :

    Un voyou qui ne respecte pas les lois est un hors la loi
    C’est ce que fait Trump en tout temps

  16. Micheline dit :

    La seule place où j’aimerais voir son nom est sur sa pierre tombale.

  17. POLITICON dit :

    Il reste encore énormément de travail pour freiner ce qui ressemble de plus en plus à une dérive autoritaire incarnée par le trumpisme. Cette décision du juge Cooper est certes satisfaisante, mais elle ressemble davantage à un coup de balai dans un coin de la pièce qu’à un véritable nettoyage de la maison.

    Donald n’a jamais caché sa fascination pour les hommes forts. Au fil de ses voyages, il a admiré les portraits géants des dictateurs, les démonstrations d’allégeance obligatoires et les foules soigneusement disciplinées qui applaudissent sous le regard menaçant du pouvoir. Là où une personne sensée voit la peur, la répression et la soumission, Donald semble voir du respect, de l’admiration et du prestige. Il ne comprend manifestement pas la différence entre un peuple qui honore librement ses dirigeants et un peuple qui baisse la tête pour éviter les représailles.

    Le plus absurde dans cette affaire demeure l’arrogance du geste initial. Quel genre d’individu éprouve le besoin de faire inscrire son propre nom devant celui de John F. Kennedy dans une institution nationale? Il faut posséder un ego d’une taille quasi pathologique pour croire qu’une telle opération de glorification personnelle est appropriée, surtout lorsqu’on traîne derrière soi une réputation marquée par les scandales, les mensonges, les procès, les condamnations et les conflits d’intérêts.

    Et tout cela alors qu’il navigue avec des niveaux d’impopularité que la plupart des présidents considéreraient comme politiquement mortels. Pourtant, comme toujours, la réalité semble avoir peu d’importance dans l’univers trumpien. L’important n’est pas ce que les citoyens pensent réellement. L’important est de voir son nom partout, de transformer les institutions publiques en monuments personnels et de confondre l’État avec son propre culte de la personnalité.

    Je salue le courage des juges qui continuent de rappeler que les lois existent encore et qu’elles s’appliquent également au président. Mais il est difficile de ne pas éprouver une certaine inquiétude. Trop souvent, ces décisions finissent devant des cours d’appel où l’idéologie a remplacé l’impartialité et où certains magistrats semblent davantage préoccupés par la protection du pouvoir que par celle de l’État de droit.

    Le retrait du nom de Trump du Kennedy Center constitue une petite victoire symbolique. Mais ce n’est qu’un rappel de l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir. Le véritable problème n’a jamais été quelques lettres fixées sur une façade. Le problème, c’est la normalisation progressive d’un mouvement politique qui traite les institutions démocratiques comme des accessoires au service d’un seul homme.

    Retirer son nom d’un bâtiment est facile. Retirer son emprise sur une partie de la culture politique américaine sera infiniment plus difficile.

  18. Haïku dit :

    HS,
    C’est vendredi…
    —————————————
    Au ciel, depuis des siècles et des siècles, on a perdu la trace de Saint-Joseph.
    On l’a cherché partout, on a fouillé tous les coins du paradis, rien…

    Et voilà qu’un jour, l’ange qui s’occupe du purgatoire dit à Saint-Pierre :
    -« Vous savez, j’ai un drôle de client chez moi. Il est amnésique.
    Tout ce dont il se souvient, c’est qu’il était charpentier,
    qu’il a fait un enfant, un garçon, sans être vraiment le père,
    et que cet enfant serait devenu célèbre dans le monde entier.

    « Dieu soit loué !» se dit Saint-Pierre, « On l’a retrouvé !»

    Il va chercher le vieillard, le ramène dare-dare au paradis, et fonce prévenir Jésus.
    Le Christ accourt, très ému; se précipite vers l’homme et s’exclame :
    -« Papa !!

    Alors le vieux, bouleversé, ouvre grand les bras en s’écriant:
    -« Pinocchio !!

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