Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

«Ce qui me fait peur dans le mot systémique, c’est qu’on compare notre situation avec celle des Américains, qu’on mette un peu au banc des accusés les Québécois.» Ainsi s’exprimait hier au micro de Paul Arcand le premier ministre du Québec François Legault (on retrouve cette déclaration vers la 20e minute de cette entrevue). Il devra revoir son opinion sur la situation américaine, si l’on fie à un au moins un haut responsable de l’administration Trump, qui nie l’existence du racisme systémique aux États-Unis.

Comme plusieurs responsables occidentaux depuis quelques jours, Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison-Blanche, a été interrogé sur ce mal qui aurait été révélé dans toute sa laideur par le meurtre de George Floyd à Minneapolis. Je cite la réponse qu’il a offerte hier à une journaliste de CNBC :

«Voici une réflexion : le président Obama, le premier président noir, a été élu deux fois, et il a reçu 79 millions de votes blancs. Soixante-dix-neuf millions en deux élections. Je trouve donc difficile de comprendre cette chose qu’on appelle ‟racisme systémique”.»

Il me vient une réflexion que je partagerai peut-être plus tard afin de ne pas orienter pesamment le débat que pourraient vous inspirer les déclarations des MM. Legault et Kudlow. Je vous invite cependant à lire la chronique du jour du collègue Patrick Lagacé sur le racisme systémique. Et bonne discussion!

P.S. : Nous amorçons la deuxième journée de l’avant-dernière campagne de financement de ce blogue en 2020. Un très grand merci à tous ceux et celles qui ont contribué lundi et à ceux et celles qui le feront aujourd’hui!

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(Photo ABC News)

119 réflexions sur “Le racisme systémique? Quel racisme systémique?

  1. Emalion dit :

    Et le classique « Je ne suis pas raciste la preuve j’ai des amis noirs »

    1. lanaudoise dit :

      Autre classique: «Je ne suis pas raciste, mais… »

  2. Une des particularité du racisme systémique est qu’on ne le constate pas quand est fait partie de ceux qu’ils l’appliquent.

    1. Achalante dit :

      Exact. Parce qu’il ne s’applique qu’à une partie de la population, les autres en sont inconscients. Il suffit qu’une petite portion de racistes orientent les choses et que les autres refusent de le voir pour que le racisme systémique s’installe. Et si les générations suivantes se contentent d’un « c’est comme ça » pour expliquer les choses, il perdure.

      Prenons le cas du docteur chose qui a osé dire que le QI des noirs était plus bas que celui des blancs. L’attribuer à la génétique, c’est raciste. La raison derrière le « fait » est le racisme systémique, puisqu’il est reconnu que les enfants pauvres ne sont pas en mesure de développer leur plein potentiel, et que les familles noires vivent plus souvent dans la pauvreté (en proportion) que les blanches. Et ils vivent plus souvent dans la pauvreté à cause d’un taux d’emprisonnement supérieur, d’une difficulté d’accès plus grande aux études ou à des emplois biens payés parce que certains croient que les gens de descendance africaine sont plus bêtes ou plus violents.

      (De toutes façon, le QI tel qu’on le mesure est incomplet et peu fiable.)

      1. MarcoUBCQ dit :

        En passant, le QI n’a jamais mesuré l’intelligence. Pensez-y: Est-ce ne fut-ce que minimalement intelligent de croire que tu peux mesurer une telle chose? Le QI est bien corrélé à la performance académique, et c’est tout. C’est un test de performance cognitive très peu relié à l’ensemble des habiletés humaines. Et de plus nous savons que le QI est biaisé culturellement (Il est biaisé envers les femmes aussi). Il mesure en fait le conformisme par rapport à une culture assez spécifique.

      2. chrstianb dit :

        @MarcoUBCQ
        Originalement, le QI est une invention d’Alfred Binet pour faire le dépistage des enfants en troubles d’apprentissage dans une population donnée.

      3. chicpourtout dit :

        Exact. Et ce que le QI a démontré hors de tout doute, c’est aussi le reflet du niveau d’appartenance économique à l’époque de sa conception. La culture et l’éducation était l’apanage d’un certain milieu. Ceux qui en connaissent les questions doivent déjà sourire… Nous sommes bien loin maintenant des locomotives à vapeur du début du siècle… (il a été conçu au début du 19ième siècle)…

  3. jcvirgil dit :

    Je comprends le premier ministre Legault de refuser d’employer le terme racisme systémique pur le Québec .

    Il y a certes encore des inégalités à l’embauche dans certaines entreprises ,dans les interpellations policières et dans l’accès au logement , mais le racisme n’est sûrement pas érigé en système pour inférioriser les gens des minorités au Quebec.

    J’ai travaillé moi-même dans la fonction publique et les programmes d’accès à l’égalité qui discriminent les candidats en favorisant ceux issus des minorités à compétence égale, jusqu’à ce qu’ils y soient représentés en proportion de leur nombre au sein de la societe, y sont en place depuis des années .

    Il faut probablement se pencher sur leurs résultats mais ce n’est sûrement pas par discrimination s’ils n’ont pas donnés les résultats attendus.

    Tant qu’à la loi 21 qui instaure le principe de la laïcité de l’Etat en niant le port de signes religieux pour les gens en autorité durant les heures où ils travaillent pour l’état, elle exerce peut-être une certaine contrainte pour ceux qui veulent afficher leur choix religieux dans toutes les sphères de leur vie, mais ce n’est sûrement pas une manifestations du racisme.

    1. marylap dit :

      Désolé mais le racisme systémique est bien présent au Québec. Les personnes provenant des minorités sont surreprésentées au niveau de la pauvreté, du chômage et des incarcérations. Systémique ne veut pas dire systématique, les préjugés sont encore bien présent. Le Québec est mieux que les ÉU, oui, mais on est loin d’être parfait.

      1. kelvinator dit :

        Marylap, posez-vous cette question.

        Est-ce les regles du système qui cause ces inégalités, ou la racisme appliqués par des personnes en dehors des regles du système?

        La mauvaise utilisation des mots me tracasse.
        C’est du racisme oui, des gens sont racistes, oui. Il y a des racistes partout, peu importe la société. Donc il faudrait dire que le racisme systémique existe partout si on utilise une définition aussi large de « systémique ». Les gens devraient utiliser un autre mot, mais ce détail ne les a jamais intéressé, on le voit encore avec defund the police comment l’utilisation des mots est parfois trompeur…

    2. kelvinator dit :

      « mais le racisme n’est sûrement pas érigé en système pour inférioriser les gens des minorités au Quebec. »
      D’accord avec vous.

      Pour moi racisme systémique est synonyme d’apartheid.
      L’apartheid EST du racisme systémique.
      Pas le Québec, mais peut-être dans le sud des USA dans certains comté, certains sheriff locaux, ça ne me surprendrait pas.

      1. Richard Hétu dit :

        Le racisme systémique est tout saut un synonyme d’apartheid! OMG!

      2. kelvinator dit :

        Justement, le racisme systémique signifie que le système est raciste?

        C’est la définition.
        Je sais que ce n’est pas la manière dont la définition est utilisé, mais c’est la définition du mot. Un système qui est raciste.

      3. kelvinator dit :

        À moins que ma définition de systémique ne soit pas la bonne :

        Relatif à un système dans son ensemble.

      4. kelvinator dit :

        Ou est-ce la définition de système qui porte à confusion dans la définition de systémique?

        Système :
        Société considérée comme un ensemble structuré et rigide

      5. Richard Desrochers dit :

        Le racisme systémique n’est pas un racisme institutionnalisé, inscrit, serait-ce en filigrane, dans des lois, des règlements ou des politiques. Je le vois comme un racisme sournois, souvent inconscient, et s’exprimant par des réflexes et des préjugés. Et par réflexes, je n’entends pas nécessairement des réflexes défensifs et soutenus par la peur de l’autre ou la méfiance.

        Ça peut aller — et alors là on arrive dans une zone grise — par le favoritisme pour une personne (candidat à un emploi, à un logement) dont on se sent plus proche culturellement, linguistiquement, avec qui on sent que la communication sera plus facile parce qu’on a des repères communs, sans qu’il y ait l’intention de défavoriser quelqu’un d’un groupe différent, mais simplement comme solution de facilité. Une forme de népotisme ethnique, si on me permet cette expression un peu bancale.

        Je crois que l’égalité totale entre un groupe majoritaire et des groupes minoritaires est un idéal dont on doit s’approcher mais qu’on ne doit pas s’attendre à atteindre parfaitement, c’est une asymptote.

      6. kelvinator dit :

        Je suis d’accord avec vous.
        Votre différenciation avec racisme institutionnalisé est important, ce qui d’après moi porte à confusion lorsqu’on emploi le terme systémique.

      7. Le racisme érigé en système est du racisme systématique et ce n’est pas de ça dont il est question. On parle de racisme systémique, un racisme sournois qui a infecté le système. Et ce n’est pas du tout la même chose.

      8. kelvinator dit :

        Intéressant!

        Systématique :
        Qui appartient à un système, est intégré dans un système intellectuel.

        Systémique :
        Relatif à un système dans son ensemble.

        Donc le racisme systématique serait un racisme causé par le système, alors que le racisme systémique serait un racisme qui se produit à l’intérieur d’un système.
        Cela signifie que tout est racisme systémique, puisque tout racisme est social et donc parti d’un système.

    3. Achalante dit :

      @jcvirgil: Posez-vous la question: ces préférences à l’embauche (qui sont souvent mal comprises par la population) serait-elle nécéssaire s’il n’y avait pas de racisme systémique? S’il n’y avait pas une partie de la population qui donnerait systématiquement leur préférence à un homme blanc (parfois même moins qualifié) qu’à un homme noir, une femme blanche, et tout en bas des préférences, une femme d’une minorité visible?

      Et que fait la préférence à l’embauche pour les personnes des minorités visibles qui n’ont pas les mêmes compétences parce qu’elles n’ont pas eu les mêmes chances, de la naissance à la graduation? Qui n’ont pas pu trouver d’emplois stimulants, ou même dans leur domaine?

      La préférence à l’embauche est un pas pour aider à limiter les effets du racisme systémique, mais il ne corrige pas l’ensemble du problème. (Et certains arrivent quand même à la contourner.)

      1. cytoman71 dit :

        On ne devrait jamais embaucher quelqu’un en fonction de sont ethnie!!! Allons-y avec le meilleur candidat que ce soit un homme , une femme, un noir un jaune etc…….
        Quand je travaille , je veux les meilleurs coéquipiers pas une diversité pour que tout le monde soit content!!!

      2. Achalante dit :

        @Cytoman: Merci de démontrer ce que je dénonce. « À compétences égales », ça veut dire que l’ethnie ou l’appartenance à un groupe défavorisé devient le *dernier* critère pour départager des candidats par ailleurs égaux. Parce que sinon, les hommes blancs qui décident souvent préfèrent engager d’autres hommes blancs…

        L’excuse du « meilleur candidat » est souvent utilisée pour continuer à embaucher quasi exclusivement des hommes blancs… Pensez-y bien avant de l’utiliser à nouveau.

    4. MarcoUBCQ dit :

      @ jcvirgil (07:1): Faites-vous partie d’une minorité? Moi j’en suis et je peux vous confirmer que je ne me suis jamais senti l’égal des « vrais » Québecois.

  4. Toile dit :

    Que Legault n’en fasse …euh rien. C’est pas parce que l’illuminé Kudlow déclare un telle chose qu’elle vraie. Comme toutes paroles de ce foutu bazar de swamp. Il est aussi fort en analyse sociale qu’en économie….
    Le pont de Brooklin est toujours à vendre ?
    —-
    Larry Kudlow, 70 ans, principal conseiller économique du président Trump, mars 2018

    Tout un personnage:
    -Économiste de profession mais sans diplôme en sciences économiques. Il a fait des études de sciences politiques à Princeton mais il n’a pas obtenu son diplôme.
    – Embauché en 87 par Bear Stearns en tant que chef économiste, renvoyé en 1994 à cause de son addiction à la cocaïne (il en consommait pour près de 100 000 dollars par mois). Il était également alcoolique durant cette période . Selon ses dires, il n’a pas bu une goutte d’alcool depuis 1995.

    Tout au long de sa carrière, Larry Kudlow s’est presque systématiquement trompé dans ses prédictions économiques :
    ▪ En 1993, Kudlow déclare que le programme de Bill Clinton ne permettra pas de relancer l’économie américaine. Finalement, 21 millions d’emploies sont créés sous la présidence de Clinton et la croissance moyenne annuelle est de 4%.
    ▪ En 2001, Kudlow prévoit que la réforme fiscale de George W. Bush permettra d’accélérer la croissance économique et d’augmenter les recettes publiques. En réalité, la croissance a ralenti et les déficits se sont accrus.
    ▪ En 2002, Kudlow prédit que la guerre d’Irak fera gagner 2000 points au Dow Jones. C’est l’inverse qui se produit, le Dow Jones chute de 2000 points.
    ▪ En décembre 2007, dans une tribune publiée dans National Review, il écrit à propos de la situation financière des Etats-Unis et des risques d’une crise : « There ain’t no recession. » (traduction: Il n’y a pas de récession), « It’s not gonna happen. Time to move on. » (traduction : Rien ne va se passer. Il est temps de passer à autre chose.). S’en suit la crise économique mondiale de 2008.
    ▪ En 2009, il pense que le programme de relance mené par l’administration Obama fera exploser l’inflation. Finalement, l’inflation demeurera historiquement faible.
    ▪ En août 2015, il affirme que le programme protectionniste de Donald Trump fera plonger les marchés financiers. En réalité, un an après l’élection de Trump, le Dow Jones avait gagné près de 6000 points.

    -Paul Krugman (Prix Nobel 2008) considère que Larry Kuglow a non seulement « tort sur tout », mais qu’il manque cruellement d’expérience pour le métier de conseiller économique au président
    Il est régulièrement qualifié de « pseudo-économiste »ou de « mauvais économiste ». Selon le journaliste David Dayen, Kudlow n’est « pas un vrai économiste mais il fait comme s’il en était un à la télévision ».

    Donc, il serait un pseudo analyste de racisme systémique.

    1. Toile dit :

      ajout : puisqu’il s’est presque systématiquement trompé dans ses predictions économiques, on pourrait certes avancé qu’il se trompe systématiquement dans son analyse du racisme systématique.

      C’est effroyable la somme des nullités intellectuelles qui meublent cette maison de fous.

    2. Tiger Mulligan dit :

      Avec un tel curriculum vitae pas surprenant que bunkerbitch l’ai choisi comme principal conseiller économique. Il serait encore meilleur si il avait un doctorat de la Trump Univesity, mais on peut pas tout avoir faut croire !!!

  5. Gilbert Duquette dit :

    Attendez que je comprenne, 79 Millions de blancs ont votés pour M. Obama

    Faux. 79 Millions c’est le nombre total de vote pour les deux élections Bref mettons 40 Millions en 2008 et 39 Millions en 2012.

    C’est un peu comme dire que si je dis OUI 10 fois et que mon voisin dit NON une fois. Que 10 personnes ont dit OUI et une NON

    1. Achalante dit :

      Exact, et bon exemple de racisme, en tentant de manipuler les chiffres et détourner les faits pour dire « un problème? Quel problème? »

      1. Achalante dit :

        Ajout: et le fait qu’on permette à un homme blanc de se tromper encore et encore et qu’on continue quand même à l’écouter alors que s’il n’était ni homme, ni blanc, on le mettrait à la porte, c’est l’expression du racisme systémique.

    2. Madalton dit :

      Il faudrait dénombrer ceux qui ont voté contre lui. Résultats des élections:

      2008: 69,4 M pour Obama et 60 M pour McCain
      2012: 66 M Obama et 61 M pour Romney

  6. jcvirgil dit :

    On comprend la tactique de ceux qui veulent à l’instar de P.E.Trudeau se servir du multiculturalisme pour nier la spécificité et les droits du peuple francophone du Québec, des droits qui sont issus du pacte conféderatif passé entre deux nations qui sont à l’origine même de la fondation du pays, pour lui donner le meme statut et les mêmes droits que ceux de tous les nouvesux artivants.

    Une tactique fort bien décrite par le professeur Neil Bissoondath dans son essai *Le marché aux illusions*.

    Ils temtent aujourd’hui de culpabiliser les francophones du Quebec en les taxant de racisme, alors que les citoyens issus de la majorité anglophone avec le passé colonial de leur nation et la façon dont leur gouvernement traité aujourd’hui les autochtones du pays, n’ont surtout pas de leçon à à donner en ce domaine .

    1. Nycole L. dit :

      @jcvirgil
      Vous êtes vraiment « frileux » du mot systémique… quand je vous lis, je me demande pourquoi avoir peur de dire ce qui est un fait ! Poser la question c’est y répondre n’est-ce pas M. Virgil? Du moins, c’est la déduction que j’en fais: y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ou plus aveugle que celui qui ne veut pas voir! On appelle çà le déni. Quant à moi je dis: la très grande majorité des québécois ne sont pas racistes ni intolérants mais : il y a un Système raciste au Québec et dans tout le Canada envers ceux et celles qui sont différents physiquement des caucasiens. Le nier c’est manquer de courage et de volonté de faire changer les choses et… ce n’est pas en nous plaignant sur notre passé de francophones maltraités et humiliés que cela nous donne le droit de tolérer la brutalité et le racisme actuel envers les personnes racisées. Il y a un vieux dicton qui dit: Ne fais pas à ton voisin ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Nous sommes en 2020, on devrait avoir évolué, être plus éduqués et plus tolérants pour ce qui est différent de nous et faire du Québec une société accueillante et égalitaire pour tous ceux qui veulent et choisissent de vivre dans notre belle province.
      Nycole L.

      1. MarcoUBCQ dit :

        @ Nycole L. (09:05): Je seconde votre commentaire. J’ajoute ceci: Toute personne qui a été victime de discrimination, à moins d’en prendre conscience, fera de même avec toute autre personne assimilée à sa propre différence, par rapport à ceux qui l’ont mise à l’écart à l’origine. Autrement dit, une victime de violence, si elle ne fait pas preuve d’un minimum de conscience, va se retourner vers ceux qu’elle peut à son tour violenter. On appelle ça, entre autre, s’identifier au bourreau pour échapper à sa propre vulnérabilité. Ce sont ceux qui sont victimes de racismes qui peuvent nous dire s’il y a racisme ou pas, pas à ceux qui en profitent volontairement ou passivement.

      2. Achalante dit :

        @Nycole L. : très bien dit, merci. Mais il faut donner une petite chance à M. Virgil: il est très difficile à une personne de se rendre compte de ses propres privilèges. Alors si on assume que M. Virgil est un homme blanc, hétérosexuel, il aurait alors beaucoup, beaucoup de privilèges et autant de difficulté à comprendre que les autres norm profitent pas aussi.

        Tenez, on aime croire qu’il n’y a plus de sexisme au Québec, est c’est vrai que c’est une des sociétés les plus égalitaires que je connais sur ce point. Et malgré tout, j’ai été victime de sexisme systémique; comme les autres personnes ayant des menstruations, j’ai payé des taxes sur les produits menstruels, considérés longtemps comme des produits « non-essentiels ». Bref, j’ai payé une taxes sur le fait d’avoir un utérus en fonction. C’est un tout petit exemple, évidemment, mais il y en a plein d’autres comme ça. Tout petits individuellement, qui deviennent plus gros lorsque mis ensemble. Et qui font que les femmes ont moins d’argent disponible pour investir, par exemple.

        Une fois qu’on s’en rend compte, il devient plus facile de voir toutes ces petites pierres en plus sur le chemin des autres, qui les font glisser un peu en arrière dans leur ascension vers le succès. Mais tant qu’on n’a pas glissé à répétition sur ces pierres, il est difficile de se rendre compte à quelle point il faut plus d’énergie à certains pour arriver au même résultat.

      3. cytoman71 dit :

        Bien sûr en français et sans signe religieux je vous l’accorde!!!

      4. Robert Giroux dit :

        “Il est douteux que les oppressés se battent un jour pour la liberté.
        Ils combattent pour la fierté et le pouvoir – pouvoir d’en oppresser d’autres.
        Les oppressés veulent avant tout imiter leurs oppresseurs; Ils veulent se venger.”
        (Eric Hoffer)

  7. Emalion dit :

    C’est quoi le racisme systèmique? Si c’était une règle non écrite et largement répandu de ne pas engagé de noir, d’arabe, d’indien, non effectivement ça n’existe pas. Je crois que c’est la perception de beaucoup de gens dans notre société. Comme dit Lagacé ce matin le mot raciste fait peur pour nous c’est Hitler le KKK… Non c’est pas ça c’est ce préjugé que l’on a. Soyons honnête si on fait une entrevue avec quelqu’un qui nous ressemble, un noir, un arable… A compétence égal et même parfois moindre on va préféré la personne qui nous ressemble c’est ben moins compliqué a intégré dans une équipe de gens uniforme. C’est ça le racisme systèmique a mon avis. Le policier qui voit un noir flanné dans la rue va voir un suspect, un blanc ne sera pas être traiter par défaut de suspect.

    C’est pas facile d’endigué ce genre de comportement car il est instinctif et souvent basé sur des expériences anecdotique. L’Étre humain aime les raccourcis c’est beaucoup plus simple, ce n’est pas difficile a voir, des Musulmans font des actes terribles tel que l’ISIS et tous les Musulmans sont des terroristes. C’est bien trop d’effort d’aller a la rencontre de l’autre et de se faire une opinion, on achète nos opinions comme on achète des bobettes.

  8. Guy Gibo dit :

    Racisme systémique? Oui ça existe toujours. J’ai pris conscience de ce phénomène il y a longtemps avec des collègues de travail noirs qui se faisaient refuser des locations après avoir eu un accord après une entrevue téléphonique. Au moment de se présenter on leur disait systématiquement que c’était finalement loué.

    Il est quand même intéressant de constater que depuis quelques temps plus personne, ou très peu, ne parle de l’invasion arabe au pays… On a tout simplement changé de cible? Peut-être que plutôt de parler de racisme systémique on devrait utiliser l’expression intolérance systémique qui existe finalement partout. Il faut juste faire les efforts pour que ça cesse partout et en priorité dans les institutions publiques . Je sais que c’est de l’idéalisme mais je peux vivre avec ça.

  9. richard311253 dit :

    Le temps passé à affirmer que le Québec est systémique ou pas, il se passe quoi en attendant pour régler la situation du racisme ?

    Car s’il y a une chose sur laquelle tout le monde s’entend, c’est qu’il y a du racisme chez nous.

  10. noirod dit :

    Ben quoi ? Il est certainement pas raciste et doit en avoir un pour tondre son gazon ! L’illustration parfaite de l’ expression ; il y a pas plus sourd qu’un sourd qui veut rien entendre. Et ca, vous aurez beau me contredire, c’ est typique d’ une génération, celle qui s’ accroche a ses privileges.
    Même chose au Québec mais plus insidieux. On se cache derriere le fait que les priorités de la province sont soit disant axées sur des programmes sociaux. Racisme , CHSLD , DPJ. Même poutine. Un drame ? Un comité. Des recommandations. Une tablette. Ainsi s’ écoulent des décennies dans le confort de l’indifférence.

  11. kelvinator dit :

    Je trouve l’utilisation du terme trompeur.
    Le racisme systémique n’est rien d’autre que d’avouer que des racistes occupe des emplois dans le « système ».

    C’est ça le racisme. Ce sont des gens racistes qui sont racistes avec toi.
    Ce n’est pas le système qui oblige les policiers à fouiller plus souvent les noirs que les blancs.
    C’est l’opinion personnelle raciste de ces policiers qui en est la cause. Pas le système, non?

    1. Toile dit :

      « Le racisme systémique n’est rien d’autre que d’avouer que des racistes occupent des emplois dans le système »

      Oups, revoyez votre définition. Serait plutôt que toute l’organisation sociale est planifiée et mise en œuvre avec des vues racistes. L’emploi n’est qu’une activité parmi d’autres de la sociéte. Mettez y l’éducation, la justice, les mesures sociales etc

      1. kelvinator dit :

        « Serait plutôt que toute l’organisation sociale est planifiée et mise en œuvre avec des vues racistes. »
        Je montrai justement que le système n’est pas raciste, ce sont les gens qui le sont. Certain de ces gens ont des positions d’autorités, mais chaque geste raciste peut être jugé et réprimandé, chose qui n’existe pas dans un système raciste.

      2. Richard Desrochers dit :

        Comme j’ai dit plus haut, il ne s’agit pas d’un racisme inscrit dans les institutions. Plutôt d’un racisme de chambre d’écho.
        Prenez une caserne de police, un groupe de travailleurs, de propriétaires de restaurants ou de bars : l’un va raconter un incident qui met en cause une personne d’une minorité, un autre va ajouter son anecdote personnelle sur un musulman, un troisième nous parle d’un incident avec un Haïtien, et tous me mettent d’accord sans jamais penser que des incidents semblables ou pires ont eu lieu avec des gens qui appartiennent à leur majorité.
        On érige ainsi des anecdotes « sélectives » en préjugés. On crée des « rumeurs ethniques ».
        Les immigrants volent nos jobs, c’est bien connu !

      3. MarcoUBCQ dit :

        @ Richard DEsrochers (09:19): Très bien illustré. Je dis toujours ceci: Quand les gens voient un conducteur d’une imprudence extrême ils vont dire: « Ha le maudit débile/fou/crétin/etc! ». Quand bien des gens voient un motocycliste commettre une imprudence extrême ils vont dire: « Ha les maudits motocyclistes! ».

    2. Robert Giroux dit :

      Euh … NON !
      Quand le système tolère les racistes, on peut effectivement parler de racisme systémique.
      On parle ici de pouvoirs et des privilèges qui viennent avec la couleur de notre peau et l’endroit où on est né !

      1. kelvinator dit :

        On parle de systémique, non?
        C’est évident qu’il y a du racisme, et je trouve votre affirmation que le système tolère les racistes comme une observation subjective qui démontre toute la valeur subjective de l’utilisation du terme systémique…

    3. Dekessey dit :

      Bien dit.

      Date à inscrire dans mon calendrier: Je suis d’accord avec kelvinator.
      😉

    4. Absalon dit :

      Je dirais que c’est exactement le contraire. Le racisme systémique désignerait les discriminations existantes indépendamment des opinions et attitudes individuelles.

      1. kelvinator dit :

        « les discriminations existantes indépendamment des opinions et attitudes individuelles. »

        Parlez-vous de gens non raciste qui ferait des gestes racistes parce que poussé par le système? J’ignore comment on peut enlever le facteur individuel dans l’équation systémique.

      2. Absalon dit :

        @kelvinator
        Et bien les discriminations qui ne dépendent pas du racisme particulier des individus sont souvent liées à l’habitat. Les quartiers habités par les noirs ou les arabes offrent un accès aux services publics de moindre qualité. Moins d’enseignants expérimentés dans les écoles, plus d’enfants dans les classes, moins d’attention à la qualité des repas dans les cantines… autant d’obstacle pour entrer dans les meilleures universités. Un accès aux soins plus difficile. Moins de bureaux de vote…
        La délinquance induite par les conditions sociales entraîne des pratiques policières ou judiciaires répressives subies par tous les habitants.
        A cela s’ajoute des stéréotypes, plus ou moins conscients, qui limitent les ambitions sociales des uns et qui se traduisent par des comportements de rejet ou d’exclusion chez le groupe majoritaire.
        Bref tout ce qui reproduit les discriminations raciales en dépit du cadre légal et des intentions individuelles ou des idéologies.

    5. Lecteur_curieux dit :

      C’est la métaphore du côté répugnant, des dominants versus les dominés.

      Sinon pour le système? Les gens ont une vision d’un système comme au hockey sur glace où c’est Lemaire qui a un système et Lafleur qui serait incapable de jouer dans un système de jeu.

      Alors que Lemaire est cartésien, linéaire, mécaniste.

      Certes une machine dont celle bureaucratique est aussi un système mais linéaire peu adaptée à la complexité et au mouvement.

      C’est en fait Lafleur qui était systémique sans le savoir…

      Il faut comprendre la complexité, la logique flou ou tiens ce qu’est le vivant dans un éco-système.

      Ce sont les relations entre individus et groupes sur lesquelles il faut travailler et non voir des causes à effet sinon on est plus systémique.

  12. Benton Fraser dit :

    C’est pour ça que Larry Kudlow est conseiller économique de Trump: Il connait les chiffres, mais ne sait pas compter!

    1. Haïku dit :

      Bien dit ! 😉👌

  13. Apocalypse dit :

    François Legault joue à l’autruche; désolé mais ce racisme systémique existe au Québec comme en parle M. Lagacé. D’ailleurs, Yves Boisvert en parlait aussi il y a quelques semaines.

    J’ai déjà lu un article dans La Presse il y a quelques années qui en parlait aussi. On parlait d’un jeune homme qui empruntait l’auto de sa mère et c’était fait intercepter un nombre incalculable de fois par la police et il avait un ami blanc dans la même situation, pas une seule fois.

    Les choses ont changées, pas sûr, pas sûr.

    En fait, je suis pessimiste sur le fait de faire changer d’idée des gens qui ont un biais envers les membres de la communauté afro-amércaince. J’ai bien peur que cette citation de Jacques Bergier s’applique:

    ‘La vérité ne triomphe jamais tout de suite, mais les imbéciles finissent par mourir.’

    On fait bien de le reconnaître et d’essayer de faire quelque chose, mais ça ne sera pas facile. Pour ce qui est question de l’emploi, un employeur reçoit un CV et peut le refuser en invoquant bien des raisons, pas facile de prouver qu’il est de mauvaise foi; même chose pour un policier qui intercepte un noir, il peut dire, c’était pour cette raison et encore là, pas facile de prouver sa mauvaise foi.

    Peut-être simplement que le fait d’en parler, d’en parler et encore d’en parler va aider les choses, espérons-le, mais ce problème ne sera pas facile à régler, car les gens qui ont une idée sur quelque chose, sur quelqu’un, sur les membres d’une communauté change rarement d’avis.

  14. Apocalypse dit :

    ‘Il me vient une réflexion que je partagerai peut-être plus tard afin de ne pas orienter pesamment le débat …’

    SVP M. Hétu, ne pas oublier, j’aimerais bien lire votre réflexion.

    1. Haïku dit :

      Idem pour moi.

  15. ghislain1957 dit :

    « …le président Obama, le premier président noir, a été élu deux fois, et il a reçu 79 millions de votes blancs. Soixante-dix-neuf millions en deux élections. »

    Il aurait pu appuyer sa déclaration en disant qu’Obama avait été élu par le peuple américain, incluant les blancs, pour faire le ménage après 8 ans d’une autre administration républicaine catastrophique.

  16. kelvinator dit :

    Lorsque les gens se font leur propre définition du mot « racisme systémique », on constate que son emploi crée plus de confusion qu’autre chose…

    1. kelvinator dit :

      D’autant que le terme met complètement de coté la différence entre xénophobie, qui est peur de l’étranger, et racisme, qui veut qu’une race soit supérieure à une autre.

      La majorité des cas sont de la xénophobie.

      1. Lecteur_curieux dit :

        Ils prennent maintenant le mot racisme dans le même sens que sexisme envers les femmes.

        On aurait dit discrimination ou injustice.

        Prenons aussi le mariage gay avant que cela soit reconnu plein de gens même pas homophobes ne voyaient pas d’injustice là mais oui il y en avait une.

        Sinon pour mon époque quand j’étais enfant. Gibbons dans Tintin dans Le Lotus Bleu était raciste. Et les industriels pétroliers avec les autochtones l’étaient aussi dans Tintin en Amérique.

        Mais la réédition de Tintin au Congo ne l’était pas à nos yeux d’enfants et les missionnaires non plus mais le colonialisme et paternalisme l’étaient au final.

        Pensant faire le bien mais imposant ses vues.

        Quand même beaucoup de religieux devaient vouloir aider et être aussi des humanistes d’abord mais dans la doctrine ou le système des religions il y avait et a encore cette volonté de dominer.

  17. monsieur8 dit :

    @kelvin: « racisme systémique », ça ne veut pas dire que le racisme est érigé en système, ça veux dire qu’il y a des discriminations un peu partout (systémique), sans qu’on s’en rende forcément compte.

    On peut ergoter sur le terme, sur le fait que les manifs antiracistes ne sont qu’une attaque contre les blancs (D. Bombardier) ou une expression de la haine anti francophone (MBC), mais ça ne règle aucun problème.

    Pourquoi refuser une commission qui va étudIer la situation? Si vous êtes persuadé que le racisme n’est pas systémique au Qc, la commission va vous le montrer. Vous avez peur de la réponse?

    Désolé, mais les faits et les statistiques le prouvent: la discrimination existe partout au Qc. Il faut ajuster notre SYSTÈME pour ne pas que ça se perpétue.

    1. kelvinator dit :

      « Vous avez peur de la réponse? »
      Haha, déjà un procès d’intention… Probablement pour ça que vous tenter de faire un lien avec la charogne à Bombardier.
      Personne ne peut nier que le racisme et la xénophobie existe au Québec. C’est une évidence. Le problème vient des mots utilisés.

      Lagacé parle beaucoup plus de xénophobie que de racisme.
      Il y a des cas de misandrie au Québec, comme il y a des cas de racisme. Peut-on dire que le système est misandrique, qu’il y a de la misandrie systémique simplement parce que cela arrive dans le système?

      1. monsieur8 dit :

        Xénophobie, racisme… vous vous enfargez dans les mots pour faire déraper le débat.

        Et si on parlait de discrimination basée sur la coloration de la peau, la religion, l’origine ethnique ou le nombre de consonnes dans le nom de famille, vous seriez en faveur d’une étude visant à vérifier si cette discrimination est systémique?

      2. kelvinator dit :

        Procès d’intention encore???

        Voulez-vous discuter ou simplement m’insulter??

    2. Dekessey dit :

      Le système est déjà ajusté, c’est inscrit dans la constitution du pays.
      Il y a des gens racistes qui posent des gestes racistes, mais le système n’est pas raciste. En tout cas pas ici.

    3. kelvinator dit :

      Monsieur8
      Je crois qu’il aurait fortement été préférable de laisser de coté systémique qui est complètement inutile et simplement parler de racisme, plutôt que chaque personne ai sa propre définition du terme « racisme systémique ».

      1. richard311253 dit :

        Je seconde !

      2. Dekessey dit :

        Je tierce.

      3. monsieur8 dit :

        Je peux vivre avec ça aussi.

        En autant qu’on s’attaque au problème, et qu’on fasse tout pour le régler.

        Le Québec dérape depuis quelques années. Depuis la crxss de Charte à Drainville en fait (à moins que ce ne soient depuis les accommodements irraisonnables de Mario Dumont?).

        On se reprend, dans le calme, et on réoriente nos façons de vivre ENSEMBLE. Sinon, ça ne peut pas bien finir.

      4. kelvinator dit :

        Si on y pense, avec la définition actuelle, tout les pays dans le monde ont du racisme systémique, puisque le racisme existe partout. Le racisme existe dans un système, donc ça en fait du racisme systémique.

        Si le problème était vraiment le système, s’aurait été rapide à changer, mais puisqu’on parle de l’opinion individuelle de personnes, c’est plus difficile de changer les mentalités que changer les lois. ÇA change inexorablement dans la bonne direction je crois, mais ça prend du temps. Tout comme les femmes n’ont pas vu leur droits obtenus d’un coup, il a fallu du temps pour tasser les vieux dinosaures misogyne pour en arriver à une vision plus égalitaire aujourd’hui, mais ne sera jamais complète. L’égalité absolue n’existe pas dans la nature.

  18. lechatderuelle dit :

    Tout n’est pas linéaire….

    Prétendre que le racisme systémique n’existe pas aux USA sous prétexte qu’Obama a été élu est simpliste et insultant pour l’intelligence des gens…

    Aux USA, les démonstrations de « système » sont visibles et depuis 4 ans, ce jupon dépasse de partout…..

    Le racisme est systémique quand des gens prennent les armes pour « chasser » les minorités dans certains comtés….
    Le racisme est systémique quand les dreamers ne sont pas régularisés depuis des décennies….
    Le racisme est systémique quand un président fait une campagne sur la construction d’un mur à la frontière sud et que les gens applaudissent…
    Le racisme est systémique quand un noir, un autre, se fait tuer en pleine rue ou en joggant et que les gens se désolent en secouant la tête mais en refusant que ça change…
    ça c’est du racisme systémique….

    Au Québec, il n’y a pas de structure mentale organisés dans la société…. plus aussi réelle et visible qu’elle ne l’a été….

    mais il y a du racisme latent…. du vieux réflexe judéo-chrétien de la peur de l’autre…..de méfiance envers tout ce qui n’est pas blanc….francophone… catholique….
    il y en a depuis 1534….

    mais ce n’est pas systémique….. du monde plus autant qu’avant…

    à l’inverse, la sous-représentation ethnique dans la fonction publique a aussi de sa réalité dans la méfiance ou l’indifférence ou le manque d’intérêt pour ce genre de poste par les « parents » des jeunes immigrants qui en débarquant au Canada, cherchaient à être travailleur autonome ou entrepreneur… surtout que le job était mal payé et le racisme plus évident….
    Les « jokes » au bureau devaient devenir lourdes…..

    il y a eu, des « poches de résistance »…. la télévision est encore blanche…. le cinéma, le théâtre…
    certains secteurs des affaires lèvent encore le nez sur les francophones, alors on imagine aisément la difficulté des ethnies….

    La structure de l’immigration au Québec fait en sorte que les gens qui débarquent ici, se regroupent par nationalité, réflexe naturel quand l’accueil est à la va comme je te pousse….
    Montréal devient vite aux prises avec une demande de besoins,services, logements, etc… qui dépassent vite la faible capacité d’intégration des immigrants mis en place….
    On ne s’occupe même pas de nos vieux correctement alors il ne faut pas voir du racisme dans l’accueil aux immigrants… c’est bêtement de la paresse …

    Les immigrants, en région, s’installent sans problème mais encore faut-il que le travail y soit présent….
    Le Québec délaisse ses régions et centralise tout à Montréal depuis 25 ans…..

    Si le Québec décentralise, force la main aux entreprises de s’installer en région plutôt que de s’agglutiner à Montréal et amplifier l’étalement urbain et la surchauffe dans le réseau d’accueil…. ça atténuera cette perception de « racisme systémique »…..

    À Montréal tout est amplifié… réseau routier… logement… accueil des immigrants…. trop de monde à la même place sans reconfiguration des routes et des services…. alors ça augmente la « ghettorisation » des uns, la méfiance de tout le monde envers tout le monde et la pression financière sur les organismes et besoins essentiels pour les gens…

    S’il y a un truc systémique au Québec c’est la paresse structurelle du gouvernement pour un projet sociétal , et ce depuis 25 ans….. et les dérives font en sorte que de larges pans de la société sont « négligés »…. les vieux, les immigrants, les enfants en difficulté, les femmes….

    c’est totalement différent des USA et même de la réalité canadienne…. mais il y a du travail à faire….

    les complotistes compliquent les choses et radicalisent plusieurs personnes ignorantes…. pas dans le sens idiotes, mais qui ne savent pas…. les écoles ont perdu cette capacité d’enseigner le passé…. pas utile disait Harper…. demeurons dans les choses concrètes… comme faire fonctionner des lignes de montage….

    ce qu’il y a de systémique en Occident est le manque d’effort dans la connaissance…. mais heureusement ça se soigne plutôt facilement… ça s’apprend dès 4 ans…..

  19. Gabriel St-Jacques dit :

    Je vais donner ce point à Kudlow, jamais de notre vivant nous verrons un Président (ou premier ministre) issu d’une minorité visible en France, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, au Canada ou dans n’importe quel de ces pays soi-disant moins racistes que les États-Unis.

    1. Rick42 dit :

      Gabriel St-Jacques je vous trouve pas mal présomptueux…sur quoi vous basez-vous pour appuyer vos affirmations?

    2. lechatderuelle dit :

      Gabriel St-Jacques ça ne prouve strictement rien…. car cet « effet » exige plusieurs événements circonstanciels pour devenir réel…..
      ça prend un parti sur son élan… un « timing » politique… une idée rassembleuse… et enfin une personne qui rassemble les gens autour d’elle….

      Élire Obama n’a rien prouvé…. Comme élire une femme à la tête du pays ne prouve rien non plus….

      Comme société nous en sommes encore à nos balbutiements en évolution….
      Nos sociétés peinent ;a voir les femmes comme des égales des hommes en les négligeant et les discriminant…. et pourtant les hommes et les femmes vicient ensemble depuis a nuit des temps…. alors le vivre ensemble avec les autres ethnies….

      ça donné quoi de voir Obama à la tête des USA pendant 8 ans ??….. ça donné de voir les 2 chambres se braquer contre lui et ça donné de voir trump pendant 4 ans déboulonner le peu qu’Obama avait réussi à faire….

      Kudlow amène un argument creux qui rassérène ceux qui justement ne veulent pas bouger…. très souvent par paresse, rarement pas racisme, mais eux aussi ..

      Le racisme est la vision de chaque individu…. si chaque citoyen parvient à effacer ce réflexe de ses réflexes inconscients, ça fera une société plus ouverte et égalitaire… mais ça ne se fait pas en claquant des doigts….

      Les femmes en savent quelque chose….

      Alors, nous, les hommes blancs, sommes les premiers à devoir faire cette introspection et nettoyer les coins sombres….
      Y a-t-il féminisme systémique chez l’homme blanc ? À lire les horreurs que vivent plusieurs femmes au Québec, on dirait que oui….

      L’évolution n’avance pas vite … trop d’hommes blancs refusent de se remettre en question…. et les répliques à la Kudlow en sont une preuve …

      Votez Obama, écouter du Rihanna et applaudir des vedettes sportives ne démontrent rien….. si devant les injustices vous vous taisez…. nous nous taisons….

      1. Gabriel St-Jacques dit :

        @lechatderuelle « ça ne prouve strictement rien….  »

        D’élire une minorité visibile à la plus haute fonction du pays n’est pas « strictement rien ». Ça ne rêgle pas tous les problèmes, certes, mais c’est tout un exploit en soi. Je ne sais pas quel âge vous avez mais est-ce que vous pensez que vous verrez cet exploit se réaliser de votre vivant dans l’un des trois pays suivant : Canada, France ou Angleterre?

        J’ai 40 ans et je ne retiendrai pas mon souffle.

      2. lechatderuelle dit :

        Gabriel St-Jacques ça ne prouve rien…. les élections américaines sont binaires…. les républicains avec Bush fils avaient fait suffisamment de dégâts….
        les gens ont beaucoup plus penser au changement de garde qu’à la couleur de la peau….

        Vous croyez que d’élire une femme comme chef d’état veut dire quelque chose???
        vous croyez que de nommer une personne d’une autre ethnie exprime la voix des citoyens pour que cesse la discrimination

        vous semblez vous arrêter sur le « cosmétique » du geste plutôt que sur la représentativité que ça apporte à cette minorité…..

        ça changer quelque chose pour les noirs aux USA qu’ Obama soit là 8 ans??? …
        Vous croyez ça???

        et il suffirait d’élire un noir, un autochtone ou un Syrien à la tête du Canada pour que les choses changent???
        Vraiment??

        Gardez votre naïveté…. mais l’Histoire s’écrit dans l’autre sens…. Quand le Peuple est débarrassé de ses chaines, il se tourne vers le meilleur leader possible… ethnie, sexe, deviennent sans importance et ne pèsent plus dans la balance du choix….

        Nous n’en sommes pas là….
        mais tranquillement, nous avançons….

        le « systémique » pour ma part, est plus de l’indifférence et de la paresse intellectuelle….

  20. lechatderuelle dit :

    Gabriel St-Jacques en passant il n’y a pas de palmarès du plus ou du moins avec le racisme, ou les conditions des femmes ou la condition des enfants ou des vieux dans les sociétés….

    il y a un problème ou il y a un problème de réglé…..

    une femme battue est une femme de trop…
    un enfant maltraité est un enfant de trop…
    un vieux oublié est un vieux de trop…
    un immigrant discriminé est un cas de trop….

  21. Pierre S. dit :

    ——————————–

    Du Cynisme à la tonne ….

    Une crapule républicaine qui dit….

    ° Wayons donc, le raciste existe pas aux USA, on a eu Barak Obama comme président »

    Larry Kudlow est vraiment un crétin.

    1. Richard Desrochers dit :

      On a le preuve contraire : le racisme existe aux USA, on a élu Trump.

  22. Pierre S. dit :

    ————————-

    P-e une petite question à Larry Kudlow.

    Dans ton pays pas raciste pentoute qui a élu B Obama
    Comment explique tu que la reprise du pouvoir par les républicains s’articule
    autour d’un seul objectif depuis le jour 1 ……

    Détruire complètement l’héritage de B Obama.

    1. papitibi dit :

      Bonne question!

  23. Alexander dit :

    Racisme systémique? On peut ergoter toute la journée sur les définitions. Mais ça ne change pas la situation: y a t-il égalité des chances et de traitement? Est-ce que les groupes se regardent avec méfiance et incompréhension des différences culturelles et physiques.

    Et certains leaders regroupent les gens, alors que d’autres alimentent les peurs pour mieux contrôler.

    Y a rien de linéaire là-dedans. On vit dans une société de plus en plus ouverte où on perd nos balises dans la diversité qui entremêle tout.

    Obama a été largement élu d’abord parce qu’il arrivait avec un message, de l’espoir, un Yes we can qui touchait les tripes des américains. Trump, avec son MAGA, a touché d’autres cordes sensibles.

    Une société, c’est un amalgame, et pour qu’elle fonctionne, ça lui prend un fil conducteur, un projet commun.

    Rien ne sera jamais parfait, mais leurs moeurs peuvent et doivent évoluer.

    Avec la pandémie, on arrive à ce type de tournant, de remise en question. Et ce sera différent dans chaque société. Le Canada n’est pas les EU, et les EU ne sont pas la Chine. Mais tout est entrecroisé et il faut se trouver des points d’intersection si on veut vivre et survivre.

    Pas le choix.

    Le racisme systémique existe sur cette base, mais ça doit évoluer.

  24. papitibi dit :

    @ JCVirgil 7h15
    iJe comprends le premier ministre Legault de refuser d’employer le terme racisme systémique pur le Québec .

    I DO NOT AGREE.

    Legault – à mon sens, n’est PAS lui-même raciste. Mais c’est un politicien, et il sait très bien que des quatre partis représentés à l’Assemblée Nationale, la CAQ est perçue comme le plus NATIONALISTE. Devant le PQ.

    Dès qu’il va reconnaître que le racisme systémique existe au Québec, Legault craint qu’une partie de son électorat fuie vers l’autre Parti Bleu. Et il n’a probablement pas pas complètement tort. Je veux pas insulter les Québécois! Et puis, il y a trop de définitions différentes, dit Legault.

    Wo! Wo! C’est pas parce que des politiciens ont tendance à INSTRUMENTALISER les définitions qu’elles sont toutes de même valeur. Combien de tarlas ont affirmé que le NAZISME – Nazional Zozialist – est un parti de gauche puisqu’il fait référence au socialisme? La VRAIE définition, elle est complètement à l’opposé.

    Alors pour l’expression DISCRIMINATION (ou RACISME) SYSTÉMIQUE, cherchons d’abord à qui ce flou risque-t-il de profiter. L.expression relève de la sociologie.
    Des données inexactes, une confusion avec les comportements racistes individuels et l’instrumentalisation des partis politiques créent des interférences dans le débat sur le racisme systémique au Québec.[…] Le racisme systémique, c’est [quand] des gens reçoivent des traitements différentiels en lien avec la couleur de leur peau. Ce traitement différentiel est octroyé de manière consciente ou inconsciente
    source: Médium Large, Ici Radio-Canada, 13 avril 2017
    https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/20692/racisme-systemique-sirois-boisrond-prosper

    Est-ce que MOI je me ferais intercepter au volant d’une BMW ou d’une Ferrari? Non. Je suis BLANC. Est-ce que sur la seule base de mes nom et prénom je me ferais refuser une entrevue pour obtenir un emploi? Non. Je ne m’appelle pas Mohamed. Ni Boubacar. Voilà…

    1. kelvinator dit :

      Le racisme systémique, c’est la même chose que le racisme.
      C’est seulement accoler un mot inutile qui brouille les pistes sans raisons.

      1. lechatderuelle dit :

        kelvinator c’est un peu plus que l’ajout d’un qualificatif…..

        ça ne brouille rien….

        et le qualificatif devient « secondaire » car si tous tombent d’accord pour cibler le racisme…. évidemment que le « systémique » y passera aussi…

        mais ça exigera pas mal d’effort pour ne venir à bout…. et ce que j’en constate est que la « résistance » au changement de culture diminue chaque année …
        il y a de la « transmission » de philosophie, de regards sur les autres qui se font encore de certains parents vers leurs enfants, mais c’est nettement plus rare….

        il y a des « poches de résistance » dans certains domaines… et cette expression de xénophobie a divers degrés…. le racisme dur comme on en voit des démonstrations aux USA est « plus rare » au Québec….
        pas gêne ou parce que les gens sont moins radicaux ici…. mais les réseaux sociaux et le net donnent laissent voir des dérives ahurissantes… cette « maladie » existe encore

        .

      2. kelvinator dit :

        Si cela ne brouille rien, pourquoi n’y a-t-il pas de définition exacte de racisme systémique? C’est plutôt une interprétation qu’une définition exacte. Un concept de science humaine encore mal défini, dont l’utilisation du terme « systémique » renvoie aux particularités du système.

        C’est certain que cela prendra du temps, parce que les plus racistes change rarement d’opinion. Évidemment, il y a toujours des parcours d’ex suprémacistes qui reviennent à la raison, comme ce vidéo vu récemment qui démontre toute l’ampleur des préjugés. https://www.youtube.com/watch?v=wnNeH1aVHCM

        Je pense par contre que c’est rare. La majorité des racistes meurent racistes, ce qui fait que le changement est plus long. De la même manière que les vieux macho misogyne sont mort tranquillement laissant la place aux générations plus jeunes, plus ouvertes, plus au faits des différentes réalités ethniques, culturelles et sociales. Même si les vieux meurent, il y a aussi des jeunes qui prennent le relais, d’ou les mouvement alt-right anti-femme et anti-ethnies. Croire qu’on peut tout controler du système relève de l’utopie, au même titre que ceux qui donne tout le mérite de l’économie au président.

  25. Pierre S. dit :

    ——————————-

    À propos de l’élection de Barak Obama …..

    Le feeling que j’avais à l’époque c’est que l’horrible 8 ans de GW Bush
    avait été interminable et surtout minable. Les USA avaient perdu de leur lustre
    mais surtout énormément de crédibilité. Les américains étaient ébranlé et
    Barak Obama leur offrait un message puissant rédemption et d,empowerment.

    Bon nombre d’électeurs voulait également sanctionner le GOP pour ce 8 ans de
    chaos et de médiocrité. Les faire payer pour 8 ans de mensonges et d’incapacité
    à gérer le pays.

    L’enjeux n’était pas la couleur de la peau mais l’urgent besoin de renouveau combiné
    au désir de sanctionner sévèrement la précédente administration.

    Et aussi, malicieusement … de laisser B Obama ramasser les 8 ans de merde de Bush
    en espérant sincèrement qu’il se plante …… oui, certains électeurs faisait ce calcul tordu.

    1. Madalton dit :

      Obama était vu comme un sauveur. C’était écrit dans le ciel que beaucoup seraient déçus tant les attentes étaient élevées. Au moins, Trump est arrivé, l’Élu de Dieu. (sarcasme ici).

      1. Robert Giroux dit :

        Faut le dire : Les Zétats sont vraiment un pays progressiste…
        >Ils ont élu un premier président noir et ils l’ont remplacé
        par le premier président avec des besoins spéciaux (TDAH)

  26. Pierre S. dit :

    ——————-

    Quand l’histoire se chargera de faire le bilan de la présidence Trunp il sera quand même interressant de constater
    la faiblesse, voir même la médiocrité de ses conseillers. Voir aussi avec quel désinvolture Trump se débarrassait
    rapidement des rares conseillers compétents et honnêtes.

    ce mandat la n’avais rien de présidentiel …. c’était une gestion mafieuse et mensongère.

  27. onbo dit :

    Je pense que la discrimination est un réflexe d’auto-protection en réaction à une peur irrationnelle.

    Les peurs humaines irrationnelles les plus récurrentes en société sont celles qui sont les plus susceptibles de se métamorphoser en discrimination, cela va de soi.

    Le racisme, le sexisme et la misogynie, sont des exemples de peurs irrationnelles non admises et encore moins combattues en chacun par l’étude, la réflexion, la consultation ou l’audace de se confronter à ses propres peurs.

    marilap souligne plus haut de bien distinguer entre systémique et systématique. Une forme de discrimination peut ne pas être systématique, mais appartenir quand même à notre histoire et à notre culture, comme manières de surmonter nos peurs irrationnelles non résolues, être donc systémiques.

    Mais il faut plus pour que la discrimination survive. L’ignorance aide…; des leaderships sociaux, culturels, politiques et religieux aussi; elles peuvent avoir pesé lourd sur nos construits sociaux à propos de « L’Autre ».

    Toute discrimination peut être combattue et même éradiquée par la connaissance, comme l’indique si bien chatderuelle plus haut.

    Au contraire, elle peut être alimentée, « gaslightée », instruite même, par des leaders apeurés.

    Pourquoi la discrimination emprunte souvent les réseaux et les systèmes sociaux? Il me vient l’idée qu’elle peut difficilement survivre au plan des individus, compte tenu que c’est la peur irrationnelle qui la sous-tend. Elle a besoin, telle un virus du genre covid, de se greffer à un système existant pour se donner une apparence de légitimité et des possibilités de contagion pour procurer à ses porteurs une paie psychologique qui lui procure la paix mentale, cette chose qui permet de dormir sur ses deux oreilles sans plus avoir à se poser de questions.

    Et comme les manifestations de discrimination ne résolvent pas la peur irrationnelle (peur des femmes, peur des noirs, peur des handicapés, etc (peur dans le sens de crainte d’être inférieur), les gestes de discrimination se perpétuent et s’accentuent dans une spirale infernale pour l’esprit du porteur.

    L’exemple le plus connu est le comportement misogyne de Donald Trump. Une journaliste veut poser une question devant la Maison Blanche. Trump lui fait un geste de OK. L’instant d’après, il lui retire son droit et le donne à une autre journaliste, pour marquer sa supériorité, son autorité. Une journaliste de PBS pose sa question, Trump lui refuse sa question complémentaire pcq il craint la question et l’assurance ce la journaliste. Il prend panique et insulte la journaliste pour paraître à la hauteur. Misogynie!

    Sa propre nièce veut publier un livre brulant. Il s’échappe tout à fait et la traite de simple « coffee girl ». Comme la corneille sur sa branche qui lâche le fromage, Trump nous livre soudain ce que je crois être l’origine de « Covfefe », un mot valise convenu pour se moquer de façon sournoise des femmes, qu’il envie, qu’il jalouse pour leurs talents et leurs qualités personnelles.

    … ‘coffe girls’, « des femmes tout juste bonnes à servir le café et faire des ronds devant des hommes importants en réunions », aka .. des ‘coffee girls’, d’où le générique de ‘coffee female’, de covfefe.

    Nommer la discrimination, comme le souligne apocalypse, est un excellent moyen de la combattre et surtout d’éviter la pandémie en isolant les porteurs et en se protégeant de leur museau par l’effort individuel et collectif de questionner nos propres peurs irrationnelles.

    Sur un de ses tweets, Trump se rit que nous cherchions à décoder son covfefe! Pour moi, c’est fait! Trump peut maintenant continuer à le dire autant de fois qu’il le désire. Traiter sa propre nièce de coffee girl a fait sésame dans mon esprit tant j’ai trouvé sa remarque mesquine et vengeresse.

    1. MarcoUBCQ dit :

      @ oo (10:00): Par un heureux hasard, vote commentaire complète très bien le mien, qui le suit de près.

      1. MarcoUBCQ dit :

        Onbo, pas oo (Un lapsus de ma part?).

  28. MarcoUBCQ dit :

    Pour moi le problème central avec toute forme de discrimination c’est qu’il est parfaitement naturel d’être moins à l’aise/mal-à-l’aise avec la différence, quelle qu’elle soit. Personne ne se formalisera du fait que je sois mal-à-l’aise en présence d’un chien, n’ayant jamais vécu près d’un tel animal. Mais ce fait que nous exigeons de tout un chacun de brimer ses réactions naturelles quand à la différence emmène inévitablement le débat vers un cul-de-sac. Notre discours pourrait englober ce fait naturel et ainsi intégrer cette réaction de recul par rapport à la différence sans la démoniser. Ceux qui se font traiter de noms tous plus méprisants les uns que les autres parce qu’ils ont une réaction de recul par rapport aux « étranges », vont se retrancher derrière un mur d’immobilisme parce que leur dignité a été bafouée. C’est aussi simple que la différence entre dire ceci à son enfant: « Tu es tellement menteur », et plutôt dire ceci: « Papa n’aime pas les mensonges ».

    1. Lecteur_curieux dit :

      Mais qui ressemble ? Et comme disait mon grand-père si nous étions tous pareil ce serait plate.

      J’ai souvent plus d’atomes crochus avec des différents. Il y a plus de place alors pour la créativité et l’innovation. Et pareil pour mes attirances pour les femmes. C’est ce qui fait la singularité de chacune qui est attirant et en amitié aussi. Bien sûr, il faut une compatibilité de caractère ou de valeurs pour des relations plus profondes que des amitiés courantes.

  29. Lecteur_curieux dit :

    Comment dire….

    Oui il y a du racisme et oui c’est systémique mais la définition nous vient d’une gauche héritière de la gauche radicale.

    Et chez notre école en management c’est là la métaphore de l’instrument de domination. Et cela peut être aussi dans la prison du psychisme et une prison idéologique.

    Alors que la systémique est dans la métaphore flux et transformation.

    Voyez aussi comment on considère cela aussi comme synonyme de racisme structurel.

    Et alors ?

    On est pas vraiment dans une approche systémique mais encore une fois dans la pensée linéaire.

    Le racisme est dans l’ignorance et le manque d’adaptation et fait donc partie de l’égocentrisme et du narcissisme plutôt que de la sagesse systémique.

    Nous faisons tous parti du même grand tout alors un système intelligent réduirait de beaucoup le racisme.

    Une approche systémique veut dire de voir la mutualité des causes et d’investir oui en éducation et dans des programmes sociaux et transformer la culture policière qui se méfie de la différence et de toutes les différences.

    Les personnes souffrant de maladie mentale aussi, les LBGTQ, etc. Pourtant cela touche aussi des policiers ? Bien sûr mais ils ne sont pas assez formés ou éduqués à vivre dans la diversité, la mixité.

  30. Gina dit :

    Je vous jure que cette commission n’ira nulle part . C’est de la poudre aux yeux .Si François Legault refuse de nommer le mal par son nom , dites-moi comment il va combattre ce qu’il ne veut pas entendre , Si vous croyez au père Noel , vous pouvez croire en cette commission . Bonne chance à ceux qui croient qu’il y aura en cette commission

  31. Lecteur_curieux dit :

    https://www.google.com/amp/s/www.washingtonpost.com/local/to-fight-racism-stop-trying-to-fix-people-fix-the-system-that-supports-racism/2018/06/05/bb9e5c1c-6835-11e8-9e38-24e693b38637_story.html%3foutputType=amp

    Fix the system… Oui il faut voir au-delà des individus mais l’emploi du terme fix me laisse entendre qu’on est dans une approche mécaniste, linéaire ou analytique au final.

    Tenter de réparer la machine plutôt que vraiment transformer le système.

    La gauche aussi qui ne se reconnaît pas toujours comme héritière de Marx où le coupable était alors le système capitaliste et le capital. Toutes ces oppositions synthétisées dans une seule.

    Mais on reste pareil dans la dialectique même si on ne se dit plus marxiste.

    Cette approche a du bon pour dénoncer mais si on veut faire des changements réels il faut porter plusieurs paires de lunettes et non avoir une seule grille d’analyse.

  32. jeanfrancoiscouture dit :

    @MarcoUBCQ,10:01: «Pour moi le problème central avec toute forme de discrimination c’est qu’il est parfaitement naturel d’être moins à l’aise/mal-à-l’aise avec la différence, quelle qu’elle soit.»

    Et cela peut aller loin. Je vous laisse cet exemple que m’a fourni un chauffeur de taxi haïtien avec qui je discutais de ses différentes expériences avec le public montréalais: J’abrège pour arriver à la conclusion d’un différend avec une cliente qu’il avait conduite à une clinique médicale avec son enfant malade: En conclusion de leur discussion plutôt animée elle l’a traité de «Stupid French».

    J’aurais plutôt pensé qu’elle aurait utilisé le fameux «N Word» lui répondis-je. Il rétorqua: Elle ne pouvait pas. Elle était anglophone mais noire, comme moi. Tout ce qui nous différenciait, c’était la langue.
    Vous savez, ajouta-il: «On s’attaque généralement à le première différence qui nous saute aux yeux. Un gros, un petit vieux, un grand maigre, un jeune à casquette, une blonde, et oui, un noir, dépendant de ce qui nous permet de nous différencier de l’autre et crier notre colère.»

    Pour avoir vécu plusieurs années hors Québec et dans plusieurs provinces, je pourrais remplir les pages de ce blogue avec toute espèce d’anecdotes sur les divers types d’intolérance voire d’agressivité face au fait français. Il va sans dire que mon type «caucasien» donc membre de la majorité dite «blanche» me mettait à l’abri des réactions primaires dont sont victimes les personnes visiblement d’une autre ethnie. Ce qui me différenciait, c’était si je parlais français en premier, mon anglais (accent et vocabulaire de niveau langue maternelle) ne permettant pas vraiment de me situer quelque part.

    Depuis ces années «héroïques» du bilinguisme à la Pierre Trudeau, les choses ont quand même changé mais malgré tout, vous aurez sans doute remarqué le tout récent jugement de la Cour Suprême sur le droit de la minorité francophone de bénéficier d’écoles françaises de qualité égale. La Loi dite des Langues officielles date déjà de plus de 50 ans et la «Constitution rapatriée» et dotée de sa fameuse Charte garantissant ce droit approche des 40 ans et pourtant, il faut encore s’en remettre à des procédures judiciaires longues, pénibles et coûteuses. Y aurait-il là quelque chose de «systémique»? Y a-t-il au Québec quelque chose de «systémiquement» comparable? Est-ce que la somme des comportements individuels finit par donner lieu à un «système»? Autrement dit, quand est-ce que le nombre de «loups solitaires» finit-il par donner une meute?

    https://www.lapresse.ca/actualites/education/2020-06-12/ecole-en-francais-la-cour-supreme-donne-raison-aux-parents-de-colombie-britannique

    1. gl000001 dit :

      L’homme est un animal. Et on voit chez les animaux toute sortes de conflits au sein une même espèce. On se dit que l’homme a l’intelligence pour sublimer cet atavisme mais ça reste difficile car justement notre intelligence introduit toutes sortes d’autres différences. La culture, la politique même la nourriture (les « snail eaters » ou les « french canadian pea soup »).
      Donc pour passer outre à ces différences, il faut voir des gens différents pour s’habituer intellectuellement aux différences.

  33. ddescarreaux dit :

    La question que je me pose est : qu’est-ce qui pourrait faire bouger votre opinion?

    Est-ce qu’il y a des arguments, des données, un autre point de vue qui pourrait lever le voile sur une réalité ignorée?
    S’il n’y en a pas, à quoi bon participer à ce blogue?

    La lecture de la lettre anonyme de ce professeur d’histoire de Berkeley a fait bouger significativement mon opinion.
    Précisons que l’auteur se définit en tant que : «a person of color».

    Je vous avertie, sa lettre est pas mal décoiffante.

    https://uncoverdc.com/2020/06/12/uc-berkeley-history-professors-open-letter-against-blm-police-brutality-and-cultural-orthodoxy/?fbclid=IwAR3-o5I7OAJ65mAf1F5fJSxtXZdDLDGFpINMkbFe-Ckz0mFe_HfhTC6g9IU

    1. Haïku dit :

      J’en ai lu plusieurs extraits. Eh oui, ça semble très décoiffant.

  34. Gilles Morissette dit :

    Oui, le racisme systémique existe même si le P.M Legault refuse de prononcer le mot.

    Oui, il existe lorsqu’on regarde le nombre de personnes des communautés culturelles qui occupent ders emplois permanents dans certaines secteurs ou entreprises. (ex. SPVM, SPVQ,SQ, STM, RTC, etc).

    C’est un phénomène bien ancré dans le système et souvent, on ne s’en rend même pas compte. Plusieurs personnes, de bonne foi,vont vous jurer qu’elles ne sont pas racistes et elles en sont fermement convaincus.(ex. « Mon voisin est noir et ça ne me dérange pas, et le grand classique: »j’ai des amis noirs !!).

    Pourtant, le rapport déposé cette semaine par l’Office de Consultation Publique de Montréal (OCPM) démontre que le racisme systémique existe bel et bien. C’est un mal sournois qu’on ne voit pas, qu’on ne perçoit pas nécessairement mais qui est bien réel.

    Avec ce rapport, les choses vont peut-être (espérons-le) commencer à changer.

    La volonté politique seul ne suffira pas. Il faudra des gestes concrets.

    Pour ceux que ça intéresse, voici le lien permettant de consulter ce rapport.

    Il est à espérer que M. Legault le lira. Il va peut-être comprendre ders réalités qu’il ne semble pas avoir bien saisi.

    https://ocpm.qc.ca/sites/ocpm.qc.ca/files/pdf/P99/rapport-reds.pdf

    DERNIÈRE HEURE.

    Bonne nouvelle. M. Trudeau vient d’annoncer que la frontière canado-américaine restera fermée jusqu’au 21 juillet prochain. Cette fermeture pourrait se prolonger, dépendant de l’évoluition de la situation. Le Québec et l’Ontario exercent des pressions à cet égard sur le gouvernement fédéral.

  35. Gilles Morissette dit :

    Voici une nouvelle qui démontre que les « gens du mouvement « BLACKS LIVES MATTER » sont capables, contrairement aux extrémistes de la « Drette », de faire preuve de compassion.

    https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/a-londres-lacte-h%c3%a9ro%c3%afque-dun-manifestant-de-black-lives-matter/ar-BB15yCaE?li=AAanjZr

    Belle leçon d’humanité que nous a donné ce citoyen britannique. Même le P.M Boris Johnson l’a reconnu.

    Ça redonne foi en la nature humaine. Il y a encore de l’espoir.

    1. Haïku dit :

      Effectivement, pas mal extraordinaire !

  36. Danny Robertson dit :

    Pourquoi est-ce qu’aucun journaliste ne parle des conclusions de la Commission Viens qui considérait elle qu’il y avait du racisme systémique au Québec. (https://www.ledevoir.com/politique/quebec/563752/les-autochtones-victimes-de-discrimination-systemique-selon-le-rapport-viens). De la « discrimination systémique envers les peuples autochtones  » c’est du racisme systémique envers les autochtones.

    Cette commission est déjà oubliée même si ça fait seulement 9 mois qu’elle a remis son rapport. Même chose pou l’ENFADA, la Commission royale sur les peuples autochtones et toutes les autres enquêtes sur les autochtones au Canada.

    Voyez vous, le racisme systémique va loin, il va jusqu’à oublier et mettre de côté les différentes solutions qu’on a trouvé pour y répondre au fil des années.

    1. Haïku dit :

      Tout à fait d’accord avec vous !

  37. PROBERT dit :

    Est-ce si important que l’on fasse la bataille sur le mot systémique, plutôt que sur les actions et les changements nécessaires et les moyens d’y parvenir ? Les énergies ne sont pas mises à la bonne place selon moi.

    1. jcvirgil dit :

      @PRobert 14h27

      Vous avez raison , mais toute cette insistance sur le mot systémique sert certains acteurs politiques pour tenter de culpabiliser le mouvement nationaliste québécois en l’associant ai racisme.

      Ce qui est important ce n’est pas l’étiquette , c’est que l’Etat assure que toutes les catégories de citoyens aient des chances égales d’accéder aux services de santé, d’education et à un emploi satisfaisant entre autres services pour mener la vie la plus heureuse possible.

      À l’heure actuelle bien que ce ne soit pas parfait c’est pas mal le cas au Québec et décrire la société québécoise comme une société raciste c’est du gros n’importe quoi, souvent en provenance de groupuscules extrémistes qui veulent dicter leur agenda.

  38. InfoPhile dit :

    @Nycole L.

    « il y a un Système raciste au Québec et dans tout le Canada envers ceux et celles qui sont différents physiquement des caucasiens. »

    Oh non ! Il y a un racisme, surtout en région, celui des préjugés, des généralisations et de la méfiance qui n’est pas haineux, sauf pychopathologie, mais qui fait, chiffres à l’appui, trop de laissés pour compte pour que l’on ignore le phénomène. Mais il n’est pas organisé et encore moins fixé dans des lois. Sinon, il serait systématique, soit érigé politiquement en système.

    L’apartheid est un système politique par lequel s’exprime officiellement le racisme au moyen de lois racistes et donc discriminatoires. La justice y est exercée selon des critères partiaux qui sont systématiquement en défaveur des discriminés.

    Dans ce type de système politique, il n’y a pas d’égalité en matière de droits, mais plutôt des citoyens qui sont officiellement de seconde zone et qui disposent de moins de droits tout en subissant davantage de contraintes ou d’interdits.

    Évidemment, ni le Québec ni le Canada n’en sont ni même n’en vivent guère des relents, contrairement aux États-Unis.

    À mon avis, la discrimination exercée à l’encontre d’un groupe religieux sur un motif aussi anodin que le port du voile ou de la kippa, constitue du racisme en ce qu’il témoigne d’une navrante insensibilité.

    La chose se complique diablement quand ce même groupe véhicule des croyances qui ont parfois toutes les apparences de la misogynie.

    Cependant, s’il fallait interdire, bannir ou seulement critiquer officiellement les religions qui font la promotion de « valeurs » iniques, on s’enfermerait dans l’auberge pour un sacré bout de temps.

    Aussi, je n’arrive pas à comprendre que l’on entrave l’épanouissement de femmes – et indirectement celui de toute leur communauté – au motif que leur religion entrave leur épanouissement.

    La laïcité visant l’égalité des hommes et des femmes en droits, j’en suis. La laïcité pour la laïcité ? Une nouvelle bondieuserie doctrinaire stupidement dénuée d’un sage fleuron de la raison: le pragmatisme !

  39. Nycole L. dit :

    @ Infophile
    J’appuie vos commentaires, mais n’habitant pas en région, j’ai généralisé pour être certaine de bien couvrir le pays et la province ; quand je pense racisme, tout comme vous j’y inclu l’intolérance des religions autres que le catholicisme, juger et discriminer l’autre pour la couleur de sa peau ou ses croyances religieuses est pour moi inacceptable et ce sont ces genres d’intolérances qui deviennent des vecteurs de racisme systémiques.

  40. Igreck dit :

    Deux mots : aveuglement volontaire ! Comme pour la pauvreté, la qualité des soins de santé… pour tous, le réchauffement climatique, l’agriculture intensive… Cette attitude permet aux Amers de poursuivre leur course effrénée vers LE mur et pas celui à leur frontière sud.

  41. papitibi dit :

    @Kelvinator 9h15
    Le racisme systémique, c’est la même chose que le racisme.
    C’est seulement accoler un mot inutile qui brouille les pistes sans raisons.

    Pourquoi il n’y a toujours pas de définition ‘one size fits all’ pour l’expression ‘racisme systémique’? Vous posez la question, mais je vous ai pourtant fourni une réponse assez claire, qui n’est pas de moi: le racisme systémique, c’est le fait d’accorder un traitement différentiel à deux dividus, dans une situation donnée, alors que l’appartenance ethnique est le seul motif de cette différentiation.

    Tu t’appelles Jean-Luc, je t’accepte comme locataire ou je retiens ta candidature au poste que tu cherches à occuper. Tu t’appelles Suleiman, ou Abdulaye, ou Mamadou, et au départ je ne me donnerai même pas la peine de lire ton CV ou de vérifier si tu as bonne réputation. On parle pas ici de l’attitude – consciente ou non – d’un individu; on parle d’une attitude souvent inconsciente – je n’ai rien contre eux mais bon, j’vas passer mon tour et accueillir Jean-Luc, André, Jonathan ou Marcel, j’ai plus de chances de bien m’entendre avec!

    Non, non, non, chu pas racisss mais bon, j’ai le droit de choisir, c’est moi qui suis le proprio… c’est moi qui vais devoir travailler avec ‘ça’, il va-tu fitter dans le décor et bien s’intégrer à mon staff pure-laine (pure-laine si j’inclus Wolfgang et Giancarlo….

    C’est pas par méchanceté que tu exclus Abdulaye. C’est davantage par paresse intellectuelle. Quand on t’a offert de manger des grillons, ou du serpent, tu as pincé le bec avec dédain? Tu vois, Ç’est la même maudite affaire. Tu refuses de GOÛTER. Le grillon, lui, il s’en contrefout – qu’il soit encore vivant ou non. Mais le nèg, lui? Ou le Maghrébin? Ou l’Inuit? Ou l’Anishnabé? Lui, il en souffre. Et lui, il ne s’en fout pas.

    Pis toi, tu lui fais mal, et tu t’en rends même pas compte! Après toutte, c’te monde-là, tu n’as RIEEEEEEEEEEEEEN contre eux, hein?

    PS: je mange pas de grillons et avant que j’enfonce mes dents dans un filet de boa, les autruches vont avoir des dents de requin..

  42. papitibi dit :

    @Infophile 15h37
    @Nicole L
    Oh non ! Il y a un racisme, surtout en région, celui des préjugés, des généralisations et de la méfiance qui n’est pas haineux, sauf pychopathologie, mais qui fait, chiffres à l’appui, trop de laissés pour compte pour que l’on ignore le phénomène. Mais il n’est pas organisé et encore moins fixé dans des lois. Sinon, il serait systématique, soit érigé politiquement en système.

    Surtout en région?
    Je suis né à Mourial, j’ai grandi à Mourial, j’ai fréquenté plusieurs années un collège classique à Outremont, dont la façade donnait sur la rue BLOOMFIELD. Plein de Juifs orthodoxes dans le quartier; ils refusaient de nous parler… Des années plus tôt, mon père, lui, avait plein d’amis juifs dont l’un – la barbe puissante et une voix inoubliable – m’asseoyait sur ses genoux et me montrait à compter en yiddish. Je ne savais pas que ZVEI, ça se disait DEUX. Ou TWO.

    Il y avait autrefois une synagogue à Noranda. Et une église orthodoxe à Rouyn. Et une église catho de rite byzantin, too. Pourtant, c’est loin de Mourial, l’Abitibi. À Mourial, il y a des Mohawks. Des Wendat à Québec. Au Témiscamingue on a des Anishnabé (Algonquins); à Val d’Or, un tournoi annuel réunit des équipes CREE, de Val d’Or, mais aussi du territoire Eeyou-Nunavik. On les voit aussi au WalMart à Rouyn.

    Je vis en région depuis 45 ans et je ne suis PAS raciste. Pas une crisse de miette! Mais il y a RÉGION, pis il y a RÉGION! Dans les années 20, dans les années 30, j’étais pas là mais à c’t’époque là, l’agglomération de Rouyn-Noranda était la PLUSSE cosmopolite du Canada, largement devant Mourial, Toronto, Vancouver…

    La morale de l’histoire: on peut pas demander à un ‘sauvage’ sorti des forêts amazoniennes d’aimer la choucroute ou le yet ca mein. Faut lui donner le temps d’apprivoiser! Y a des habitudes à prendre, qui ne peuvent être innées. Mais même en région on peut apprendre à répondre à un sourire importé des forêts d’Amazonie… Suffit de voir de quoi ça a l’air!

    1. Haïku dit :

      papitibi
      🤣🤣 You’re one funny MoFo !
      C’est un compliment.

    2. InfoPhile dit :

      @papitibi

      J’ai écrit : « surtout en région ». À ne pas interpréter au sens de : exclusivement en région. Aussi, je voulais écrire : et surtout chez les gens d’un certain âge. Je ne l’ai pas fait à des fins de concision. L’auriez-vous pris doublement personnel ? J’espère que non, car s’il y en a un ici qui est ouvert, allumé et progressiste, tous savent que c’est vous.

      Jamais je n’ai voulu laisser entendre que les gens des régions sont xénophobes.

      En écrivant ma première intervention, il m’est revenu quelques souvenirs à propos de gens du Bas du Fleuve nous trouvant étranges – avec nos moä et nos toä -, nous gens de la ville alors que nous villégiaturions dans leur belle région. Un tout petit sourire narquois, un petit rire avec le visage en point d’interrogation. Vrai qu’en plus nous avions les cheveux un peu longs, d’ailleurs même en ville, ça, cette différence, ne passait pas toujours inaperçu.

      Peut-être ai-je moi-même généralisé, mais j’imagine mal deux échevins montréalais imitant ceux de Hérouxville, habitués que nous sommes à la différence. Disons que la commission Taylor-Bouchard nous a montré des extraits peu édifiants, parfois carrément loufoques, provenant surtout des régions. Euh, m’a-t-il semblé.

      Néanmoins, ce « surtout en région » était à la périphérie de l’essentiel de mon propos: [au Québec] Il y a un racisme, celui des préjugés, des généralisations et de la méfiance qui n’est pas haineux, sauf psychopathologie, mais qui fait, chiffres à l’appui, trop de laissés pour compte pour que l’on ignore le phénomène. Certains parlent d’un racisme bon enfant qui n’a rien à voir avec les sentiments hostiles des suprémacistes blanc.

      Et en effet, au cours de la première moitié du XXe siècle les mines abitibiennes et celles du nord canadien en général attiraient des travailleurs venant des quatre coins du vieux continent et d’ailleurs; des gens qui ne craignaient pas le dur et pénible labeur. Et avant eux, il y eut de vaillants Chinois venus construire nos chemins de fer.

  43. Nycole L. dit :

    @Papitibi
    @Infophile
    Et bien nous sommes je crois d’accord sur le fait qu’il y a du racisme systémique au Québec mais nous l’avons exprimé différemment. Je suis native de Montréal, j’y ai grandi et m’y suis mariée, j’ai grandi entourée d’italiens qui étaient à l’époque les « étrangers » les  » voleurs de jobs » selon ma mère ( le racisme naît de la peur de l’autre et de l’ignorance, c’était son cas, elle n’était pas méchante, elle voulait que mon père puisse travailler) mais j’habite Québec depuis de nombreuses années et ici, on y voit beaucoup moins de gens racisés sauf pour les touristes, ce qui ne sera malheureusement pas le cas cette année (covid 19) . Vous êtes toujours aussi bien informé sur plein de sujets Papitibi et vous savez nous exprimer vos connaissances et vos opinions de façons très divertissantes et…sérieuses à la fois. Merci pour vos interventions, je les apprécie beaucoup et merci à vous aussi Infophil vous êtes sobre dans vos propos et toujours très gentleman.

  44. pizzaguy dit :

    Wikipedia définit le racisme systémique comme suit:
    Le racisme systémique fait référence à des discriminations récurrentes renforcées par des inégalités de pouvoir et de statut qui sont inscrites dans l’organisation sociale, bien que souvent faites par des individus, puisque des facteurs sociologiques tels que les normes sociales, la position sociale, l’autorité, les privilèges vont influer : « De plus, rappelons-nous que la capacité des individus à discriminer est intégralement liée à leur position, à leur autorité, à leur pouvoir et à leurs privilèges au sein des organisations. Ça veut dire qu’on ne peut pas ignorer les dynamiques de pouvoir entre, par exemple, un superviseur et son employé, entre un policier et un suspect et entre un professeur et son étudiant. En gros, on ne peut pas séparer la discrimination individuelle de son contexte organisationnel. Donc, quand la discrimination individuelle est récurrente au sein d’une organisation, ou lorsqu’elle est renforcée par des inégalités de pouvoir et de statut, cela devient plus qu’un problème individuel. C’est un problème systémique. »
    Selon cette définition, il est tout à fait logique de conclure que tant qu’il y aura des superviseurs et des employés, des policiers et des « suspects », des professeurs et des étudiants, non seulement le racisme systémique existe bel et bien mais on est en mesure d’affirmer, considérant l’histoire de l’humanité, qu’il existera toujours, qu’on le veuille ou non.
    Seul un effort individuel d’autocritique sincère peut le réduire et cela passe, en premier et avant tout, par un accès universel à l’éducation.

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