Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Le 8 mars 2016, Bernie Sanders avait sauvé sa candidature en surprenant Hillary Clinton lors de la primaire du Michigan. Sa victoire par 1,42 point de pourcentage n’avait pas changé l’allure générale de la course à l’investiture démocrate mais elle lui avait fourni un argument pour continuer son combat et mis en relief la faiblesse des soutiens de la favorite auprès des électeurs blancs de la classe ouvrière.

Quatre ans plus tard, la primaire du Michigan pourrait jouer un rôle encore plus important dans la campagne du sénateur du Vermont.

Et le candidat socialiste démocrate a semblé le reconnaître ce jeudi en annulant un rassemblement prévu vendredi au Mississippi, État du sud, pour aller faire campagne dans l’État du Midwest. Le Michigan et le Mississippi font partie des six États qui tiendront des primaires mardi prochain. Les autres sont l’État du Washington, le Missouri, l’Idaho et le Dakota du Nord.

La primaire du Michigan est la plus importante des six. Et pas seulement parce que l’État mettra en jeu le plus grand nombre de délégués, soit 125. Le Michigan est l’un des champs de bataille les plus importants de l’élection présidentielle de 2016, et il permettra de comparer la popularité de Sanders et de Joe Biden auprès des électeurs blancs de classe ouvrière qui ont échappé à Clinton en 2016.

Une défaite dans cet État pourrait faire très mal à Bernie Sanders. D’autant plus qu’il semble destiné à subir une défaite sévère en Floride, qui mettra en jeu ses 219 délégués le 17 mars en même temps que l’Arizona, l’Illinois et l’Ohio.

«Biden peut finir Sanders au Michigan», a déclaré un des anciens membres de l’équipe de la première campagne présidentielle du sénateur du Vermont au site Politico.

Le changement d’itinéraire de Bernie Sanders fait suite à la décision de la très populaire gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer (photo), d’offrir son soutien à Biden. Elle a justifié son appui en évoquant le rôle de Joe Biden dans l’adoption de l’Obamacare qui lui a permis, après son élection en 2018, d’élargir l’accès au programme Medicaid aux plus démunis de son État. Elle a également loué les efforts de l’ex-bras droit de Barack Obama dans la campagne pour sauver l’industrie automobile.

Sanders, lui, se promet de rappeler aux électeurs démocrates du Michigan «le fait que Joe a appuyé des accords de libre-échange désastreux». De toute évidence, il s’attend à subir au Mississippi une défaite semblable à celles qu’il a encaissées dans les autres États du sud au cours des derniers jours. Il devrait faire mieux dans les États de l’ouest.

(Photo AP)

50 réflexions sur “Investiture démocrate : tout se jouera-t-il mardi au Michigan ?

  1. sorel49 dit :

    Une chose explique cela. Presentement Mme Warren retient encore son appui. La décision de Mme Warren de rester neutre ou de soutenir Biden au détriment de Sanders pourra influencer le vote des américaines au scrutin du Michigan.

  2. Layla dit :

    Pas surprise que Bernie Sanders se dirige vers le Michigan…L’appui de cette femme le menace…

    Au discours de l’Union cette gouverneure m’avait beaucoup plu, je la trouvais rafraîchissante, elle dégageait de la sérénité elle m’est apparue passablement allumée,le côté guerrier de Bernie Sanders ne « fit » pas dans le décor de cette femme, sur wiki pour les résultats de six élections, elle a eu une majorité autour de 62, 63% assurément plus de 60%. Je n’ai pas tout lu cependant…elle a gravi les échelons avec des majorités honorables.

  3. Pierre S. dit :

    ————————

    Chose certaine, le choix de Mme Warren sera motivé par des arguments nobles.
    Restaurer le respect des institutions et des valeurs chères aux américains et surtout, pour y
    parvenir , se débarrasser de Donald Trump l’imposteur, l’escroc, le menteur …

  4. kelvinator dit :

    Une victoire de Biden devrait enrager encore plus les pro-Sanders, et les théories d’establishment contre la classe ouvrière, de billionnaire contre la démocratie vont courir sur le web, aidant Trump, ou plutôt abaissant l’incitatif à voter démocrate…

    1. monsieur8 dit :

      @kelvin: Pas cette fois je crois. Biden n’est pas Clinton. C’est bien moins douloureux de se rallier à lui. Je pense que ça va bien se passer cette année. Je le souhaite.

      1. el_kabong dit :

        @monsieur8
         » Biden n’est pas Clinton. C’est bien moins douloureux de se rallier à lui.  »

        Rappelez-moi déjà en quoi ce pouvait être « douloureux » de se rallier à Clinton (à part le fait qu’elle était la candidate avec le plus de compétence, d’expérience, de vision et un meilleur programme progressiste, à comparer au minable orangé)?…

      2. monsieur8 dit :

        @el_kabong: « Rappelez-moi déjà… ».

        Trop drôle! Faites-vous pas plus naïf que vous l’êtes. Vous savez aussi bien que moi à quel point elle était impopulaire (c’est pas une opinion à débattre, c’est un fait). Ajoutez à ça la quasi certitude qu’elle allait gagner, et vous avez la tempête parfaite.

        Mais vous savez tout ça, n’est ce pas? Pourtant, vous posez la question encore et encore. C’est quoi que vous ne comprenez pas ?

      3. el_kabong dit :

        @monsieur8

        C’est vous qui êtes comique…
        Pourquoi je repose et repose la question? Mais pq vous ne repondez jamais, pardi…
        « Elle était impopulaire… elle était certaine de gagner », big deal! ce sont de solides raisons de ne pas voter pour quelqu’un… bra-vo…

        Et pourtant la questio demeure : pourquoi?…

      4. papitibi dit :

        @Kabong 17h09

        Hillary Clinton était en 2016, et de trrrrrèèèès loin, la candidate la mieux préparée à occuper la fonction. Ni Sanders, ni encore moins le mafieux orangé, ne lui allaient à la cheville.

        Tout comme, déjà en 2008, face à cet inconnu métissé du nom de Obama. D’où, on s’en souviendra, sa campagne ‘It is 3AM. Le téléphone rouge sonne; qui est le mieux préparé à réagir la tête froide? Hillary avec SON bagage, ou un obscur prof de droit et travailleur communautaire de l’Illinois’

        Le seul problème? Elle ne ‘colle’ pas à l’électorat. Aucun charisme. Réputation d’être la marionnette de Wall Street et des ‘Pharmaceuticals’. Une voix qui donne des cauchemars aux tits n’enfants. Trop d’accointances douteuses…. name it!

        Sur papier, elle aurait dû ÉCRASER la bibitte orangée dans ce qui aurait dû être LE plusse big balayage EVER.

        Déjà, en 2008, ça pouvait sembler DOU-LOU-REUX de faire le choix Clinton. Comme ce le fut en 2016.

        Et cette douleur-là, ça ne se mesure pas avec des électrodes. Ça vient des tripes. C’est viscéral. Ça n’a pas besoin d’être rationnel. C’est là. Ça existe. Et ça constipe l’électeur.

      5. kelvinator dit :

        @papitibi
        « C’est viscéral. Ça n’a pas besoin d’être rationnel. »

        La différence de perception des électeurs envers Clinton a beaucoup changé entre 2008 et 2016. Cette différence fut causé par la constante et permanente campagne de salissage des républicains, qui se base sur les émotions plutôt que la raison pour créer un sentiment de suscpiscion. Vous le dites, il n’y a rien de rationnel, ce n’est qu’un sentiment bassement émotif. LA preuve est que vous répétez les acquointance présumé, qui peuvent être appliqué à quiconque travaille à Washington.

        Donc ça démontre plus la force des campagnes de salissage et la propension des gens à suivre leur émotions plutôt que leur raison. Les gens ne votent pas pour des idées, une plateforme, il vote pour une star qui va jouer dans la télé-réalité de Washington…

      6. Haïku dit :

        @papitibi
        Trrrrrèèès bonne analyse ‘of the situation that we are in’.
        😨😉😨😉….

      7. spritzer dit :

        Certains reprochent à Sanders sa « soif » du pouvoir, mais que dire d’Hillary??

        Des accointances douteuses dit papitibi, comme dans la fondation Clinton…

        Elle est un faucon de premier ordre avec son vote pour la guerre en Irak. Par la suite la justification qu’elle a donnée de son vote pour la résolution, couplée à son refus de voter pour l’amendement Levin qui donnait plus de temps aux inspections ne tient pas debout. L’agressivité d’Hillary s’est vérifiée par la suite en Afgnanistan, en Libye, en Syrie etc.

        In the second Democratic debate of the 2008 presidential race, Clinton said that she voted for the resolution under the impression that Bush would allow more time for UN inspectors to find proof of weapons of mass destruction before proceeding. Reporter Carl Bernstein and others have questioned why Clinton would have voted against the Levin Amendment, which would have required President Bush to allow more time to UN weapons inspectors and also would have required a separate Congressional authorization to allow a unilateral invasion of Iraq, if her vote was simply a vote for strong diplomacy.
        https://www.nytimes.com/2008/02/02/us/politics/02check.html

        Elle est méprisante. « basket of deplorables », elle est sans pitié: « we came, we saw, he died ». Elle n’était pas aimé non plus par les agents du Service Secret qui la gardaient…
        *https://nypost.com/2015/10/02/secret-service-agents-hillary-is-a-nightmare-to-work-with/

      8. spritzer dit :

        Pour ajouter au tableau il y Bill qui est un dévergondé qui a fréquenté Epstein, entre autres. On peut comprendre que plusieurs n’apprécient pas les Clinton.

  5. spritzer dit :

    « De toute évidence, il s’attend à subir au Mississippi une défaite semblable à celles qu’il a encaissées dans les autres États du sud au cours des derniers jours. »

    Ça va pas bien quand un mouvement de réformes sociales ne pogne pas là où ces réformes auraient pourtant le plus grand impact.

  6. Christian Boulanger dit :

    Joe Biden comme POTUS 46!
    Comme Al Gore avant lui! … Oups!
    Comme John Kerry avant lui! … Oups!
    Comme Hilary Clinton avant lui! … Oups!

    Hrm! Mais cette fois-ci, avec Biden, ce sera différent… N’est-ce pas? Renvoyer un autre candidat « plain », une « tranche de pain blanc », c’est un excellent plan.

    Au moins avec Sanders, ils peuvent essayer une approche différente… Et je suspecte qu’il ferait mieux contre Trump que Biden.
    Biden va se faire dévorer tout rond par Trump sur le stage. Biden d’il y a 8 ans aurait été un bon candidat. Pas la version 2020.

    1. jeani dit :

      Agir en rustre, dire des menteries, radoter toujours les mêmes mots (incredible, wonderfull, tremendous, etc), ce n’est pas « dévorer tout rond ». Les membres de sa secte vont raffoler, pas les électeurs sensés.

      1. Christian Boulanger dit :

        @jeani

        Trump a un speech limité, mais son langage est aisément encrypté par le cerveau. On se souvient facilement de ses mots.
        Parlant de langage, Biden est entrain de devenir sénile sous nos yeux, et ceux du Monde.

        Oui, il va effectivement se faire manger tout rond.
        Et si ce n’est pas sur sa régression physique, ce sera sur ses votes passés.
        Trump va passer sur sa droite sur l’économie, et sur sa gauche sur certains points sociaux, comme sur les votes de Biden sur les différentes entrées en guerre sur lesquelles il a voté.

        Vous pouvez pensez ce que vous voulez de Sanders, mais outre les citations sur Castro (c’était un peu bête de la part du Sénateur du Vermont), il est téflon et inattaquable sur ses positions.

        Si les démocrates votent pour Biden, ils méritent 4 ans de Trump à nouveau.

      2. kelvinator dit :

        Je crois que vous avez une très forte opinion de Sanders qui ne concorde pas avec la réalité. Vous avouez qu’il est capable de se mettre le pieds dans les plats, alors imaginez si les républicains avaient repris sa citation? Trump ne le fait pas, il laisse Sanders son momentum, car c’est évident que Trump préfère se battre contre Sanders, parce que Sanders est colérique et accepte mal la critique. Sanders aurait du mal à survivre des mois à se faire critiquer quand sa fait 4 ans qu’il est épargné des républicians.

  7. FlorentNaldeau dit :

    Cette gouverneure est effectivement assez populaire et donne l’impression d’être efficace et axée sur les résultats, dans un État où la situation n’est pas facile (fermeture ou attrition de grandes compagnies, infrastructure négligée pendant des années, etc.). Je la vois ou l’entends souvent à la télé puisque ce sont les postes de Détroit qui sont distribués ici.

    On peut donc comprendre que BS s’inquiète de la voir déclarer son appui à JB, dans un État qu’il avait remporté la dernière fois. Il serait assez humiliant pour lui d’y subir une dégelée. D’autant plus qu’un de ses principaux porte-voix, Abdul El-Sayed, provient du Michigan et avait été défait par GW pendant la primaire pour l’élection du gouverneur. Elle avait remporté tous les districts de l’État dans cette primaire, ce qui donne une idée de sa popularité aurpès des électeurs Démocrates.

    GW peut notamment contrer les déclarations de BS sur l’effet soi-disant dévastateur des accords de libre-échange puisque son État en connaît les avantages concrets autant que les inconvénients.

    En attendant, JB répond aux récentes pubs de BS, par Obama interposé lui aussi: une pub pendant laquelle on entend des extraits d’un discours au cours duquel BO rendait hommage à son VP disant qu’il avait fait de lui un meilleur Président et Commandant-en-chef, et que JB était loin d’avoir terminé son parcours politique.

    Ce n’est pas un appui officiel, mais c’est peut-être encore mieux.

    1. z6web dit :

      J’ai essayé de te lire FlorentNaldeau mais l’utilisation des initiales au lieu des noms ont fait que je n’ai pas terminé la lecture de ton commentaire car c’est pénible d’avoir à trouver de qui tu parles

      1. Michèle dit :

        BS= Bernie Sanders
        JB= Joe Biden
        BO= Barak Obama

      2. Michèle dit :

        Barack

      3. papitibi dit :

        @ Michèle

        Sur le fond, Z6Web a raison.

        Faire SYS-TÉ-MA-TI-QUE-MENT appel aux seules initiales pour désigner Untel ou UneTelle, ça fait un brin élitiste.

        Bien sûr, ça facilite la tâche du Naldeau, mais en même temps, ce ne sont pas tous les lecteurs de ce blogue qui suivent l’actualité américaine d’assez près pour pouvoir associer à tout coup deux majuscules à un Sénateur, un milliardaire, un conseiller en communications ou à la Gouverneure du Michigan.

        Débrouille-toé pour décoder mon langage ésotérique pis si t’es pas kapab, bin… va te faire foutre! – un clone de FN (tiens, mais de qui donc s’agit-il?)

        Transparence totale: j’ai beau partager 99% des opinions de ce FN (!), le moins que je puisse dire, c’est que lui et moi, nous avons bien peu d’atomes crochus.

  8. Gilles Morissette dit :

    Incroyable lorsqu’on y pense. Il y a 3 semaines, Sanders voguait allègrement vers l’investiture et Biden était pratiquement hors-course. Aujourd’hui, BS se bat pour sauver sa campagne.

    Une défaite au Michigan, jumelé à la dégelée appréhendée en Floride (Biden a une forte avance dans les sondages) pourrait mettre du plomb dans sa candidature. Des victoires dans l’un ou l’autre des 4 autres États en lice seraient une bien mince consolation pour lui.

    Le momentum est du côté de Biden. Les abandons de Bloombreg (qui lui a donné son appui) et de Warren (qui a préféré rester neutre) vont le favoriser.

    BS pourra gueuler autant qu’il le voudra contre l’Establishment, ses « Bernie Bros » auront beau crier autant d’insultes qu’ils le voudront envers Biden (Ils sont très doués pour ça), cela ne changera rien au fait que le sort de l’investiture pourrait se jouer mardi prochain.

    Reste à voir comment « Bernie et ses Bros » vont se comporter en cas de défaite cinglante comme celle subi mardi dernier.

    1. Henriette Latour dit :

      Gilles Morrissette

      « Reste à voir comment… ». Ils vont bouder comme d’habitude. Sa secte est majoritairement composée de jeunes qui ont l’habitude d’obtenir ce qu’ils veulent immédiatement. Ils n’ont pas assez vécu pour savoir qu’il faut semer avant de récolter et le temps des semences est une période d’espoir et non de résultat.

  9. Mabuse dit :

    Ne mordez pas la main qui vous est tendue, vous pourriez recevoir une baffe!….

  10. el_kabong dit :

    Sur le fil twitter de notre hôte, le nouveau spin du clan Bernie : « Nous croyons que Sanders est dans la continuité du mouvement progressiste démarré par Barack Obama »…

    Et moi qui croyais que les bernie-bros considérait Obama comme l’incarnation de l’establishment et du statu quo…

    1. kelvinator dit :

      La preuve que leur campagne surf plus sur l’oportunisme que sur une plate-forme bien défini si ils peuvent changer de mentor quand ils veulent.

      Ça ne m’étonne pas, ils continue de mentir et dire que Biden coupe les services sociaux, et que Sanders a créer le salaire à 15$ chez Amazon… Toujours prêt à se donner le mérite des autres. Tiens, ça me fait pensé à un autre populiste!

  11. ducalme dit :

    Si Bernie Sandres n’obtient pas la nomination, son ralliement (et celui de ses supporteurs) à Joe Biden devrait se faire assez facilement, même si ce n’est pas avec le sourire.

    Cela n’a rien de comparable avec 2016 où, pour une bonne partie des pro-Sanders dont j’étais, se rallier à Hillary Clinton était un geste contre-nature.

    Joe Biden est peut-être l’image du bon grand-père chaleureux et rassembleur dont l’Amérique aurait besoin. Il y a des plaies à guérir dans ce pays.

    P.S. Bonne idée pour la vice-présidence que la candidature de Nikki Haley, mais qu’est ce que Trump pourrait bien offrir à Pence en compensation ?

    Mais (et ça n’arrivera pas), la meilleure colistière que pourrait avoir Donald Trump serait Condoleezza Rice.

    1. el_kabong dit :

      @ducalme
      « Cela n’a rien de comparable avec 2016 où, pour une bonne partie des pro-Sanders dont j’étais, se rallier à Hillary Clinton était un geste contre-nature. »

      Même question qu’à votre co-disciple monsieur8 : pourquoi?
      (vous aurez p-e une meilleure réponse)

  12. marcandreki dit :

    Je pense que les carottes sont cuites pour Bernie. La gaffe majeure sur Cuba (même s’il n’a rien dit de bien terrible, d’un point de vue objectif ) va le couler entièrement en Floride ( 61% Biden contre 15% Sanders aux dernières nouvelles). Au Michigan, Biden a de l’histoire avec les working class de l’automobile, comme l’a rappelé la gouverneure. Clinton ne s’y était presque pas présentée, à mon souvenir. Sanders n’ira pas plus loin que sa base.

    La course sera finie dès mardi prochain. Et dès que ce sera fait, Warren se rangera derrière Biden. C’est d’abord un vraie démocrate. Ensuite Les électeurs de son État ont tout de même voté pour Biden, loin devant elle. Warren est une femme hautement intelligente ( c’était ma préférée dans la course). Ce sera Joe Biden all the way.

    Et reviendront l’Ukraine, et Hunter Biden.

    Mais à ce sujet ça grouille au parti pour courir après Jared, Ivanka, Don Jr, Eric. «How that swamp looking today? »
    Tu veux jouer sale, el gros?

    https://www.rawstory.com/2020/03/cnns-jake-tapper-on-jared-kushner-cashing-in-on-gop-tax-bill-hows-that-swamp-looking-today/

    1. Haïku dit :

      marcandreki
      Merci pour le lien. C’est très révélateur.

  13. lyonelk dit :

    Les différents et derniers propos de Donald Trump (avec un soutien indirect à Sanders) + ses manoeuvres ukrainiennes (dé)montrent que celui-ci craint avant tout d’affronter Joe Biden en novembre. Le résultat de Joe Biden au Michigan pourrait alors bien donner un petit avant goût de novembre.

  14. InfoPhile dit :

    Un beau et efficace survol qui donne, entre autres, une bonne idée du financement du programme de Bernie :

    Question d’intérêt
    28 | Que proposent les démocrates pour l’économie américaine?

    https://ici.radio-canada.ca/premiere/balados/6942/gerald-fillion-finance-economie-analyse

  15. Apocalypse dit :

    @el_kabong – 17:09

    ‘Rappelez-moi déjà en quoi ce pouvait être « douloureux » de se rallier à Clinton…’

    En effet, c’était douloureux de se rallier à Madame Clinton pour quelles raisons déjà?

    Plusieurs haïssent cette femme pour s’en confesser et ne savent même pas pourquoi 😢.

  16. Boileau dit :

    Je me fais l’avocat du diable trumpeux!

    « Plusieurs m’ont dit que je devrai y aller en deux étapes » dixit l’élu !

    1- divisé les forces : facile avec les bernies et peut importe qui gagne l’investiture, la division donnera le même effet.

    2- si c’est crasy Bernie = communisme
    Si c’est sleepy Joe, on revient avec l’Ukraine

    Espérons qu’un virus vienne gripper l’engrenage!

  17. Apocalypse dit :

    @monsieur8 – 17:23

    ‘Trop drôle! Vous savez aussi bien que moi à quel point elle était impopulaire…’

    Vous avez raison, vous êtes trop drôle!

    Elle était impopulaire parce que la majorité des gens sont incapables de se faire une opinion sur quelque chose, sur quelqu’un par eux-mêmes; une personne, pour ne pas mentionner Donald Trump, leur dit c’est une criminelle, qu’elle devrait aller en prison et que font plusieurs, ils prennent cela pour du cash sans se poser de questions; bienvenue au 21ième siècle où la capacité de réflexion va bientôt disparaître de notre civilisation. Il nous restera toujours les téléphones intelligents 😢.

  18. monsieur8 dit :

    Connaissez-vous la Loi de Huit?

    « Dès qu’un débat en ligne implique Bernie Sanders, la probabilité qu’on fasse mention d’Hillary Clinton est de 1.000. »

    1. danielm dit :

      C’est peut-être parce que Bernie Sanders n’a jamais la paix avec lui-même sur cette défaite de 2016. Malheureusement la plupart des américains ont progressé (du point de vu du calendrier) jusqu’en 2020 et ce n’est plus Clinton qu’il faut faire référence.

      C’est souvent dans la façon de réagir à une défaite qu’on mesure la grandeur ou la petitesse d’une personne. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer Donald Trump, un mauvais perdant notoire.

    2. ducalme dit :

      Excellent commentaire et qui se vérifie parce que l’un et l’autre sont la thèse et l’antithèse.

      Comme Hillary Clinton est affaire du passé, je n’userai pas mon clavier à rappeler les raisons pour lesquelles elle m’horripile.

      Je l’ai déjà comparée à Robert Mugabe, ce qui m’a valu un «Quand même !» de Richard Hétu, mais je n’étais pas loin de la vérité.

      Avec Sanders ou Biden, je suis rassuré.

      Maintenant, c’est la question des candidats (et surtout des candidates) à la vice-présidence qui m’intéresse.

      1. kelvinator dit :

        « Je l’ai déjà comparée à Robert Mugabe »

        Je présume que vous ne croyez pas au Pizzagate, alors c’est curieux que vous la compariez à un meurtrier de masse… A-t-elle vraiment fait quelque chose de comparable, ou est-ce une autre incarnation d’une haine irrationnelle contre un politicien comme nous en avons tous vu?

    3. kelvinator dit :

      C’est sa course contre Clinton qui l’a rendu populaire.
      C’est normal quand même qu’on en parle, non?
      C’est comme parler de Sanders sans parler de socialisme, non?

  19. danielm dit :

    Et j’ajouterais que Bernie Sanders ne semble pas une personne très à l’écoute, réceptive à la critique et conciliante envers autrui. Cependant ses idées ont du mérite mais ce mérite cède trop souvent sa place à des affirmations qui relèvent presque que de la paranoia répétée. Il m’inquiète car il me rappelle quelqu’un d’autre lors de l’élection de 2016.

    Je ne suis pas non plus un chaud partisan de Joe Biden mais s’il peut apporter un apaisement chez les démocrates et dans la vie politique américaine, ce sera déjà un grand pas vers la lumière.

  20. ducalme dit :

    @danielm

    Vous écrivez : «C’est souvent dans la façon de réagir à une défaite qu’on mesure la grandeur ou la petitesse d’une personne».

    Justement, Clinton n’arrête pas de gémir sur sa défaite de 2016.

    Comment se fait-il qu’en 2016, elle ait été la SEULE démocrate connue a se présenter à l’investiture ?

    Et pourquoi y en avait-il 23 cette année ?

    Qui a magouillé pour éliminer la concurrence en 2016 ?

    1. el_kabong dit :

      @ducalme
      « Justement, Clinton n’arrête pas de gémir sur sa défaite de 2016. »

      Où ça? Quand ça?…

      « Qui a magouillé pour éliminer la concurrence en 2016 ? »

      Et revoilà les magouilles imaginaires…

      Dites-moi, qui gémit ici?…

  21. lentagoniste dit :

    Environ 60 délégués séparent les deux candidats présentement, il est beaucoup trop tôt pour parler de jouer le tout pour le tout.

  22. Amazonia dit :

    Du jeu, du jeu, du jeu jusqu’à sang! Je souhaite que Sanders survive à cette étape. Pour le spectacle.

  23. Moma dit :

    Reprendre son destin en main.
    Article intéressant ecrit par un Professeur de Sciences Politiques Paris.
    http://eclairs.fr/wp-content/uploads/2020/03/LESECHOSDAMONSanteTravailDeatonTaylor.pdf

    1. Amazonia dit :

      Merci pour le lien
      Une synthèse Claire et concise.😀

  24. citoyen dit :

    plutôt que d’avoir une démocratie de nivellement, il devrait y avoir une démocratie multimédiocrité de niveau un, une démocratie neutre de niveau deux et une démocratie dominante de niveau trois

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