Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Le New York Times a publié ce week-end une série d’articles explorant les nombreuses façons dont les quelque 11 000 gazouillis publiés par Donald Trump depuis son investiture ont transformé la présidence américaine. Ce n’est pas une nouvelle pour personne : en plus de se servir de Twitter pour insulter ses adversaires, dénigrer des villes et des pays, promouvoir ou décréter des politiques nationales et internationales, le chef de la Maison-Blanche explore les recoins les plus nauséabonds de la Twittosphère pour y trouver et recycler des messages racistes, islamophobes et conspirationnistes. On peut lire les textes du Times ici, ici et ici.

L’importance de Twitter dans la présidence de Donald Trump n’est donc plus à démontrer. Mais il est toujours étonnant de constater jusqu’à quel point ce phénomène affecte chaque aspect de l’administration américaine. On en trouve un nouvel exemple dans la retranscription de la déposition de l’ex-ambassadrice des États-Unis en Ukraine devant les élus enquêtant en vue d’une procédure de destitution éventuelle contre Donald Trump, retranscription publiée aujourd’hui.

On peut y lire que Marie Yovanovitch a essayé en vain d’obtenir une déclaration d’appui du secrétaire d’État Mike Pompeo quand elle faisait l’objet d’une campagne de dénigrement menée par Rudolph Giuliani et Donald Trump fils, entre autres. Cette déclaration d’appui de Pompeo n’est jamais venue, a-t-elle expliqué, parce que le chef de la diplomatie américaine craignait de voir apparaître un tweet contradictoire de Donald Trump père qui aurait miné son autorité.

Yovanovitch a par ailleurs raconté avoir été réveillée à 1 heure du matin à Kiev et informée qu’elle devait quitter son poste et rentrer à Washington dare-dare, à défaut de quoi elle risquait d’être attaquée par le président dans un tweet.

Avant d’en arriver là, cependant, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland, avait conseillé à Yovanovitch de redorer son blason auprès du président en le complimentant sur Twitter, ce qu’elle a refusé de faire. Cette femme n’est ni aussi veule ou flagorneuse que Pompeo ou Sondland, semble-t-il.

Marie Yovanovitch a choisi de témoigner devant les commissions de la Chambre enquêtant sur l’affaire ukrainienne même si elle s’est sentie menacée en écoutant l’appel téléphonique du 25 juillet dernier entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Lors de cet appel, le président américain la qualifie de «mauvaise» personne et ajoute : «Il va lui arriver des choses.»

«Je ne savais pas ce que cela voulait dire. J’étais très inquiète. Je le suis encore», a-t-elle dit lors de sa déposition.

«Vous êtes-vous sentie menacée?», lui a-t-on demandé. «Oui», a-t-elle répondu.

Les démocrates de la Chambre ont publié les retranscriptions des dépositions de deux témoins de l’enquête ukrainienne au cours d’une journée où quatre employés de la Maison-Blanche ont refusé de se soumettre à une assignation à comparaître devant les trois commissions menant l’enquête à huis clos.

L’avocat principal du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Eisenberg, est l’un de ceux qui ont fait faux bond aux enquêteurs. Selon le témoignage fourni la semaine dernière par le colonel Alexander Vindman, il est celui qui a placé la retranscription de l’appel téléphonique du 25 juillet dernier entre les présidents américain et ukrainien dans un système information réservé aux informations hautement sensibles.

(Photo AP)

 

41 réflexions sur “Trump, Twitter et Marie Yovanovitch

  1. ghislain1957 dit :

    Elle s’est aussi sentie menacée par le gros clown orange:

    Recalled US ambassador felt ‘threatened’ by Trump

    « Ex-envoy to Ukraine Marie Yovanovitch told Congress she was « very concerned » by President Donald Trump’s comment in the phone call with Ukraine’s leader. »

    https://www.bbc.com/news/world-us-canada-50293139

    Mr Trump told his counterpart: « Well, she’s [Ms Yovanovitch] going to go through some things. »

    Elle a même été avisée de surveiller ses arrières par le ministre de la justice Ukrainien.

  2. Dekessey dit :

    Que se passe-t-il quand quelqu’un refuse de comparaître? Rien??

    1. treblig dit :

      @Dekessey

      C’est un chose que les tribunaux n’ont jamais eu à trancher par le passé. Est-ce qu’il existe un outrage au congrès comme un outrage à magistrat ?

      En 240 ans , la question ne s’est jamais posé comme tel.

      1. sifu26 dit :

        https://www.cairn.info/revue-politique-americaine-2006-2-page-53.htm# . Ce n’est pas clair du tout, le site que j’ai mis explique la procédure complexe de l’outrage au congrès dans l’histoire américaine.

  3. jeanlouischarette dit :

    Coudonc, on est tu à la veille de déterrer des assassinats commandés par la chrIst d’ordure qui souille la Maison Blanche ?

  4. Mouski dit :

    C’est rendu très loin. Ça ressemble à un régime politique totalitaire ou les menaces sont choses courantes. Nous en somme pas loin des paroles aux actes. Rendus là, les Américains vont réaliser que ce président est un bandit mais il sera possiblement trop tard.

    1. Mario Dupuis dit :

      Malheureusement, il est deja trop tard

  5. V-12 dit :

    Pour paraphraser un slogan des déplorables lors de la campagne de 2016;

    Républicains – corde – arbre.
    Assemblage requis.

    1. Haïku dit :

      V-12
      Bon rappel ! Je l’avais oublié celle-là.

    2. kintouai dit :

      Les tshirts en question portaient plutôt la mention : Rope. Tree. Journalist.

      De la graine de nazis, toutes ces pourritures de Trumpiens…

  6. Micheline dit :

    Très dangeureux toute cette histoire, quand on te menace comme ces dictateurs le font à la m.b, c’est criminel. Ces despotes devraient être sortis de leurs postes à coup de pieds dans le cul. Honteux et tactique mafieuse. WAKE UP AMERICA.

  7. Gilles Morissette dit :

    Madame Yovanovitch est une femme remarquable qui a préféré garder sa dignité et son intégrité plutôt que de s’abaisser (comme l’ordure à Pompeo) à flatter l’ego du Gros Enfoiré. Elle a refusé d’être la complice des coups fourrés de la Crapule-En-Chef et de son complice Giuliani. Elle mérite notre respect.

    La publication des témoignages rendus à huit clos devraient nous prouver avec encore plus d’éloquence, jusqu’où cette administration de fripouilles à commencer par son « Boss » est prêt à aller pour arriver à ses fins.

    Soyons rassuré, Faux News, notamment par la voie de la juge Jeanine Pirro, saura trouver les mots justes afin de défendre leur gourou.

    1. Haïku dit :

      @Gilles Morissette
      Merci pour le lien ! En effet, Jeanine Pirro est folle à lier.

      1. gl000001 dit :

        Je dirais même plus … une crisse de folle !!

      2. constella1 dit :

        J’ai commencé à écouter cette c.. de folle et puis j’ai arrêté
        Car… j’en peux plus 😳😞
        Point de saturation de crazy News atteint

  8. Louise dit :

    C’est complètement fou de gérer ainsi un pays à coups de tweets. Le graphique présenté par le Times indiquant en orange les tweets où Trump attaque,menace ou dénigre ses adversaires est très révélateur du degré de décadence où est rendu ce faux président.
    Et ça ne va pas en s’améliorant, au contraire.
    C’est presqu’incroyable qu’il écrive toutes ces insanités sans que personne ne puisse l’arrêter. À la place de madame Yovanovitch j’aurais peur moi aussi. Et c’est le but que le bully poursuit, entretenir la peur pour faire plier les gens et les amener à faire ses volontés.
    Quand on pense que ses collaborateurs embarquent dans sa folie et n’osent pas le contredire, ça donne des sueurs froides.

    1. kintouai dit :

      Ne vous faites pas. Il n’y a pas que ces collaborateurs qui embarquent dans sa folie. Il y a plus de 125 millions d’Américains et leur nombre ne fait apparemment qu’augmenter.

      Ce pays n’est plus un shithole, c’est LE shithole de la planète.

  9. Lily D. dit :

    Alors que Melania dit s’être donné pour mission de combattre l’intimidation chez les jeunes, son mari utilise l’intimidation à toutes les sauces et dans toutes les circonstances défavorables pour lui. Il maintient les gens qui l’entourent dans la crainte de représailles. Les Républicains du Congrès n’osent pas le contredire de peur qu’il présente un autre candidat contre eux aux prochaines élections. Les dirigeants étrangers ont l’impression de marcher sur des œufs face à cet homme imprévisible. Certains ont compris qu’ils devaient user de flatterie pour être dans ses bonnes grâces. Il agit en roi et maître et ceux qui l’entourent font la courbette: In cash we trust… Il se nourrit des vagues qu’il crée. Quel bel exemple pour les jeunes : mentez, trichez, frondez, insultez, attrapez les femmes par…, et vous pourrez devenir président!

    1. franlabrecque dit :

      Mélanine ne sait pas ce qu’elle dit, est tenue à l’écart de tout ça de toute façon faut écouter le boss de bécosse par ce que c’est la maison brune et non blanche. Unfit for president …..

  10. Apocalypse dit :

    ‘Marie Yovanovitch’, une citoyenne américaine, s’est sentie menacée par Donald Trump, président des Etats-Unis …

    Est-ce qu’il y a encore quelqu’un qui pense qu’on ne doit pas crier: ‘Enfermez-le’ ?

  11. Louise dit :

    « Madame Yovanovithch est une mauvaise personne. Il va lui arriver des choses. »
    Et cela n’est qu’une goutte d’eau dans les 11000 tweets de Trump sans que cela lui nuise. C’est aberrant et incompréhensible.

    Imaginons un instant que ce tweet ait été écrit par Justin Trudeau au sujet de n’importe quel ambassadeur canadien.
    Le lendemain il serait obligé de remettre sa démission.

    1. Richard Hétu dit :

      Ceci n’est pas un tweet mais des propos tenus par Trump lors de sa conversation téléphonique du 25 juillet dernier avec Volodymy Zelensky.

      1. Louise dit :

        Merci pour cette précision, je l’avais oublié.

  12. Apocalypse dit :

    @Louise – 16:30

    ‘C’est complètement fou de gérer ainsi un pays à coups de tweets.’

    A coups de tweets et maintenant, on peut ajouter, de menaces … ça donne froid dans le dos et il pourrait garder le pouvoir en novembre 2020.

    Donald Trump et ses soixante(60) millions de supporteurs, on aimerait envoyer tout ce beau monde à l’asile. Pas certain qu’on doive essayer de les soigner, sans doute bien trop tard.

  13. RICK42 dit :

    « Quand on pense que ses collaborateurs embarquent dans sa folie et n’osent pas le contredire, ça donne des sueurs froides. »
    Oui, car ces gens ont très peur de la tornade orangée qui peut gâcher leur avenir en les accablant de ses injures et menaces… qui prendrait leur défense??? Par exemple, le premier lanceur d’alerte est constamment harcelé par les tweets rageurs de tRump…même que son nom circulerait sur Internet… qui va le défendre? Ce devrait être à Barr de le faire… mais cette carpette a peur de perdre son poste prestigieux .

  14. Carl Poulin dit :

    Réjouissons – nous que tout cela est retraçable sur le compte Twitter du gros salopard en chef. Ça va être difficile de nier tout cela devant un juge fédéral. Pour nos inséparables trolls qui sévissent ici on appelle ça des FAITS HAUTEMENTS INCRIMINANTS. Encore une dure journée au bureau pour votre idole mes deux schyzo-maso favoris: poursuite pour diffamation, judiciairement poursuivable selon un juge fédéral Newyorkais pour des infractions érectorales, possible défaite électorale en Virginie et au Kentoqué et j’en passe. Zettes où aujourd’hui mes deux adeptes du Néandertal profond lors d’une des plus glorieuses journées de votre trouducul-en-chef? Ha oui, dans la grotte de Grosse Tartine entrain de griller des guimauves et de jouer à celui qui en bouffera le plus.

  15. Richard Desrochers dit :

    Donald Trump est une mauvaise personne. Il va lui arriver des choses.

    1. Haïku dit :

      @Richard Desrochers
      Bien d’accord !👌
      Avec ajout:
      -« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. »(Montesquieu).

    2. Dekessey dit :

      😁👍🏻

  16. CBT dit :

    J’en reviens pas que les républicains appuient encore Trump, aucun ne veut se présenter devant le Congrès, ce sont des complices du parrain, ceux-là appuient des menaces de sévisses envers cette dame.

    Je me demande si ces élus ou les supporteurs perçoivent un appel à la violence, mais c’est la façon que Trump utilise de suggérer sans se compromettre directement, toujours manipuler les autres en se défendant d’avoir demandé quoi que ce soit dans ce sens.

    C’est ahurissant que Trump puisse avoir un comportement aussi toxique, qu’il continue à prendre le micro et que la majorité des américains ne crient pas haut et fort au scandale.

  17. Pierre dit :

    Qui fait appliquer les lois aux USA? C’est rendu que tu peux menacer Pierre, Jean, Jacques… sans coup férir… c’est une république du far far West qui se redessine au sud de notre pays… le FBI fait rien, n’a t’il pas la légitimité d’arrêter une personne qui en menace une autre?

  18. Henriette Latour dit :

    Peut-être qu’un jour il y aura un metoo pour tous ces Républicains à qui l’enfant de … fait peur comme tous les hommes et femmes agressés physiquement, psychologiquement et sexuellement!

  19. gl000001 dit :

    J’en reviens pas de leur sur-utilisation du mot « injuste ». Calvince, ça ne se peut pas de jouer autant à la victime. Comme Benjen et Ouistitine font , c’est s’humilier en public comme Pierre S. disait.

  20. Layla dit :

    Les trois textes soumis sur ce billet du NYT j’en ai lu un seul, comment voulez vous que les américains avec deux ou trois jobs soient informes correctement.
    Dans un des textes on peut lire ceci, je n’en reviens tout simplement pas et après on se demande comment il se fait que personne ne le contredit, ils savent que c’est un fou qui n’a rien à son épreuve.

    Ici un exemple parfait de menace et d’intimidation.

    « In the Oval Office, an annoyed President Trump ended an argument he was having with his aides. He reached into a drawer, took out his iPhone and threw it on top of the historic Resolute Desk:

    “Do you want me to settle this right now?”

    There was no missing Mr. Trump’s threat that day in early 2017, the aides recalled. With a tweet, he could fling a directive to the world, and there was nothing they could do about it.

    C’est vraiment révoltant.

  21. Lecteur-curieux dit :

    Je vais parfois sur le compte Twitter de Trump mais je n’y suis plus abonné et j’étais abonné à Obama et Clinton aussi et je les ai laissés tombés les trois.

    Sauf que les personnes  » louches » politisées outre de la porno bien cela venait de Trump. Oui de la droite peut-être intellectuelle dans un sens mais qu’on a bloqué. Même s’ils n’attaquent pas cela semble mener à du nauséabond.

    Trump n’a pas le droit de bloquer mais nous si.

    Sur Facebook je suis abonné à sa page ou je la suis sans qu’il y ait le j’aime la page. Je sais que jamais je n’écrivais dans les commentaires là c’est la guerre entre républicains et démocrates. Certains peut-être ok mais cela ne semble pas agréable du tout pour un débat sain pour la grande majorité si ce n’est pas la presque totalité des commentaires.

    Bien sûr, les journalistes préfèrent Twitter à Facebook mais ce n’est pas mon vécu. Sur Facebook, on choisit nos amis. Sur Twitter si on ne met pas notre compte privé, n’importe qui peut nous suivre.

    Twitter est plus narcissique ou solo que Facebook. Ou moins pertinent même pour ceux qu’on aime suivre. Bien oui Twitter est bon pour les émetteurs d’abord.

    Juste à faire chacun son monologue sinon c’est une très mauvaise place pour discuter sauf très court ou bien par messages privés ou avec des gens qu’on connaît que ce soit public importe peu.

    Trump est POTUS il ne sera certainement pas un usager qui suit plus de gens qu’il est suivi.

    Hey je suis plus de monde que Trump et cela est peut-être normal mais il y a aussi plus de monde qui me suivent que Trump en suit.

    Et il est POTUS. Il ne s’intéresse donc qu’à très, très peu de gens et qui vont tous dire comme lui.

  22. Lecteur-curieux dit :

    47 abonnements pour le Donald, 66,5 millions d’abonnés.

    Pas obligé d’avoir 7500 abonnements mais il pourrait en avoir plus que 47 certain.

    Il faut un peu être un récepteur et donc à l’écoute et non un seul émetteur. Lire les commentaires sous ses gazouillis c’est encore plus inutile que ceux de Facebook. Cela dit que Trump est narcissique mais ils le sont tous bien que pas au sens disons malin ou au rang du trouble de la personnalité. Ce sont des luttes d’égo pareil.

    Qui sont les pires à commenter? Ceux de Facebook ou Twitter ? En faire une sélection cela peut être bien mais c’est comme une folie collective envahissant la planète quand on en lit plus.

    Est-ce Trump qui est fou ou la planète au complet qui le devient bien que c’était déjà le cas c’est juste pire.

    Qui croyait avoir un POTUS modèle ? Personne. Trump est encore pire que ce que ses adversaires imaginaient. Non ce n’est pas possible, pitié…

  23. Mariette Beaudoin dit :

    On a affaire à quelqu’un qui se prend pour un être plus grand que Dieu. Ça n’a aucun sens, d’autant plus qu’il est à la tête d’un pays puissant. Alors, c’est un peu normal que le chaos s’installe. Mais il oublie que dans l’Histoire, tous les mégalomanes comme lui ont mordu la poussière.

    1. Haïku dit :

      @Mariette Beaudoin
      Bien d’accord avec vous.👌
      Ajout de circonstance:
      « Les lois claires en théorie sont souvent un chaos à l’application »(Napoléon B.).😉

  24. Madalton dit :

    Le Sécrétaire d’État ou un autre haut placé aurait appelé Sean Hannity pour savoir si Yovanovitch devait conserver son poste d’ambassadrice. 🤔

    https://www.politicususa.com/2019/11/04/sean-hannity-marie-yovanovitch.html

  25. Pierre S. dit :

    ———————–

    Un pour qui ca va commencer a chauffer c est le gros jambon à Pompeo.
    Il est mouillé jusqu’au cou dans ce plan foireux ukrainien organisé par Rudy
    au profit de la grosse andouille.

  26. theophileraulet dit :

    J’admire le courage et l’honnêteté de cette ex-ambassadrice.

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