Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Les images qui resteront de la visite britannique de Trump, et de sa famille, seront celles de son accueil royal. Mais au-delà d’un portrait officiel avec la reine, les Britanniques en garderont un autre souvenir : les Américains ne sont pas là pour les sauver du naufrage.

En pleine crise politique, alors que la première ministre Theresa May a annoncé sa démission et qu’il n’y a toujours pas de stratégie pour un Brexit, cette visite est sensible. Trump a donc le pouvoir d’influencer les prochains mois en donnant de la visibilité et de la crédibilité à certains politiciens.

D’abord, le 26 mai dernier, la Grande-Bretagne a dû organiser des élections au parlement européen. La campagne a été organisée en catastrophe alors que Westminster prévoyait d’avoir quitté l’Union européenne. Les résultats ont donné premier Nigel Farage, un leader nationaliste, et son parti pro-Brexit. Ensuite ont suivi les libéraux-démocrates, quatrième force politique au parlement britannique. Finalement, les deux partis traditionnels, le travailliste et conservateur,  ont été respectivement troisième et quatrième. S’il est difficile de vraiment saisir la donne avec l’élection européenne, alors que le mode de scrutin n’est pas le même que pour une élection nationale et que les électeurs ont visiblement voté en fonction de leur position sur le Brexit, elle souligne tout de même une crise politique profonde et une possible reconfiguration des forces.

Que Donald Trump ait rencontré Nigel Farage, et aucun autre leader de l’opposition, devient donc un sacré coup de main à un politicien britannique qui, souvent perçu comme un guignol en Grande-Bretagne, tente désormais de tirer son épingle du jeu, notamment en ayant le support de Stephen Bannon, l’ancien conseiller de Trump qui multiplie les interventions en politique européenne.

Boris Johnson, un des favoris à la succession de May pour prendre la tête des conservateurs, a refusé de rencontrer Trump, mais a tout de même échangé un coup de téléphone. Johnson, tout comme Farage, avait été louangé par Trump avant sa visite. Michael Gove, un autre candidat à la tête des conservateurs, devrait aussi rencontrer Trump… mais vu que le président ne se souvient plus de son nom, c’est mal parti.

Trump a refusé de rencontrer le principal leader du Parti travailliste et chef de l’opposition, Jeremy Corbyn, jugeant qu’il est une « force négative ». À ceci, il s’est attaqué à Sadiq Khan, le maire de Londres, une des têtes montantes chez les travaillistes.

Côté britannique, Trump n’est pas particulièrement populaire auprès des résidents de l’archipel, comme le confirme un sondage récent, le mettant loin derrière Bill et Hillary Clinton, Justin Trudeau, Angela Merkel et, évidemment, Barack Obama. Toute association avec le président pourrait donc être toxique. On peut voir pourquoi Boris Johnson a évité une occasion de poser avec Trump et ainsi faire la Une des tabloids britanniques.

Trump cherche à donner un coup de main à ses alliés politiques, alors que la Grande-Bretagne, isolée à la veille de son départ de l’Union européenne et devant faire face à un éventuel « Brexit dur » qui la laisserait sans accord économique. C’est donc une opportunité de créer des liens transatlantiques que Trump tente d’utiliser.

Déjà, les Britanniques craignent plusieurs aspects de cet accord. Dans les derniers mois, un des débats forts a été sur les règles sanitaires américaines, notamment sur la question des poulets traités au chlore.

Mardi, Trump a rajouté un cran en s’attaquant au réseau public de santé britannique, le National Health Service (NHS). Dans un commentaire, Trump a laissé plané qu’il aimerait que la santé soit dans un accord de libre-échange.

Le terrain est miné, car les Britanniques tiennent à leur système de santé public : la campagne pour le Brexit avait été faite notamment sur la promesse d’utiliser l’argent envoyée à Bruxelles pour renforcer la NHS. Boris Johnson pourrait faire face à des accusations de fraudes pour avoir fait campagne pour le Brexit avec un autobus prétendant faussement que le Brexit permettrait de réinjecter 350 millions de livres sterling (environ 600 millions de dollars canadiens) dans le système de santé. La levée des boucliers des politiciens britanniques n’est donc pas surprenante.

Et alors que la possibilité d’un second référendum sur le Brexit refait surface, Trump donne des armes à ceux qui croient que la Grande-Bretagne sera beaucoup plus faible hors de l’Union européenne. Si cette visite se voulait un signe de rapprochement, il laissera tout de même un froid dans le dos pour beaucoup de Britanniques qui commencent à réaliser la fragilité de leur position à l’international.

P.S. : En prime, la une du Daily News de New York :

(Photo Reuters)

43 réflexions sur “Trump et l’inconfort britannique

  1. JOCELYN NOBERT dit :

    Il serait grandement temps que cette comédie cesse. Elle s’étire indûment. Que les Démocrates lancent la procédure de destitution et qu’ils démontrent l’ampleur de la malhonnêteté de ce personnage destructeur, vassal de Poutine.

    1. Pierre dit :

      & Jocelyn

      Je préfère qu’il soit lavé en 2020, et par la suite pour ces crimes qu’on le poursuive avec toute la sévérité des lois contre la trahison. Ce Potus mérite en ce moment de mariner et de sentir la pression monter de chaque côté de la chambre, les répu qui doivent se faire ré élire vont lentement le laisser tomber s’il persiste à écrire et se croire meilleur dans toutes les sphères d’activités.

    2. Fran labrecque dit :

      Je seconde Jocelyn Nobert, comme vous avez raison, je commence à penser que les Dems n’ont pas de couilles, les prédictions d’Alan Lithman ne m’inspirent pas du tout pour 2020…..

  2. Pierre S. dit :

    —————————————

    Trump as usual ….

    grossier, menteur, impertinent et profiteur …..

    Ceci dit, la grande bretagne vit une crise politique importante justement à cause
    d’une bande de clowns inculte et stupides comme Boris Johnson, et Nigel Farage entre autre.
    De voir le gros débile à Trump en rajouter une couche c est totalement indécent.

    Le peuple britannique ne voulait rien savoir d’accueillir ce salopard et ils l’ont manifester.

    Par contre …. honte à la Royauté et au gouvernement Britannique qui ont joué le jeu de ce
    gros incompétent narcissique pour se donner du Hype en vue du douloureux Brexit à venir.

  3. Léo Miquis dit :

    Les commentaires de Trump et ses visites à des membres de l’opposition sont tout simplement de l’ingérence.
    Je ne comprends pas comment la Grande-Bretagne peut tolérer ça.

  4. Pierre S. dit :

    ——————————

    La Grande Bretagne est présentement à genoux.
    Et cette tentative de rapprochement avec Trump en est l’exemple parfait.
    Au grand bonheur de V Poutine qui rève de voir le bloc européen éclater.

    1. Réal Tremblay dit :

      Tout n’est pas joué. Quand les anglais réaliseront les vrais impacts dans la réalité du Brexit, nous pourrions avoir une autre surprise. Un autre (encore) référendum ?

  5. Benjen Stark dit :

    Quand on dit qu’une image vaut mille mots…
    http://i.imgur.com/gJeLWgH.jpg

    1. ghislain1957 dit :

      @ Benji Starkovsky

      « …qu’une image vaut mille mots… »

      Vous avez raison, Hillary est près du peuple tandis que tRumpy est assis sur son trône blanc à twitter…

    2. Gilles Morissette dit :

      @Benjen Stark (11h38)

      Lorsqu’on regarde les deux photos (dont la une du « Guardian) ornant ce billet, on ne peut que constater tout ce que les Britanniques pensent de votre gourou. Un gros enfoiré pas-de-classe qui fait passer Elvis Gratton pour un gars intelligent.

      Le TDC-EN-Chef a, encore une fois, fait honte à son pays et en nous montrant qu’il n’est qu’un minable petit politicien sans envergure qui, en outre, a le front de s’ingérer dans le processus électoral à venir en GB. Il faut croire qu’il a retenu les leçons que lui a donné son ami Putin lors de la dernière présidentielle !!

      Pendant ce temps, le président Obama a reçu une ovation monstre à Toronto dimanche dernier lors du match de basketball Warriors-Raptors. Il faut croire que les Canadiens savent reconnaître un politicien qui a de la classe et un autre qui n’en n’a pas. Je vous laisse deviner lequel est lequel !!

      Lorsque vous dites « qu’une image vaut mille mots », vous ne pouviez pas si bien dire !!!

  6. Apocalypse dit :

    Wow … excellent billet M. Boisvert!

    En votant pour le ‘brexit’, les britanniques pensaient avoir le beurre et l’argent du beurre … Comme quelqu’un a déjà dit: ‘Si c’est trop beau pour être vrai, c’est probablement le cas’.

    Au final, vous risquez fort de vous retrouvez bien moins avancé que vous l’étiez avant le vote pour sortir de l’union européenne. Autrement dit, vous êtes dans la m*rde.

    De plus, si vous êtes assez fou pour penser que Donald Trump veut votre bien en vous prodigant toutes sortes de conseils, eh bien, nous avons un beau pont à vous vendre!

    1. Mrmiketi dit :

      Vieux gag des Cyniques je crois! On veut votre bien et nous l’aurons!! 😁

  7. ghislain1957 dit :

    « Trump a donc le pouvoir d’influencer les prochains mois en donnant de la visibilité et de la crédibilité à certains politiciens. »

    Visibilité, pas de problèmes, tout le monde voit ses niaiseries. C’est au niveau de la crédibilité que ça se gâte. On le voit bien avec l’accord de libre échange ACEUM et les menaces de tarifs de Trump envers le Mexique, Comment se fier à la parole d’un clown qui change d’idée l’instant d’un tweet, assis confortablement sur son trône blanc?

  8. quinlope dit :

    Je crois que cette visite a été organisée par Teresa May et comme c’était en quelque sorte une de se dernières volontés Bebeth II s’est prêtée de bon coeur à la réception en prenant soin de garder le goujat américain loin des chambres de Buckimham Palace (apparamment toutes en rénovation).

    Les British, que j’aime bien pour leur politesse et leur bienséance, n’ont rien à gagner à faire des «deals» avec le gros enfoiré qui ne tient aucune de ses paroles et qui a démontré que tout ce qu’il a fait depuis le début de son «trônage» à la Maison Brune a été de mettre fin à tous les accords précédemment signés par Obama, à dénigrer l’OTAN et à insulter ses alliés comme les Canadiens, les Allemands et les Français.

    Pas surprenant que seulement 21% des British puissent encore le soutenir. Ce sont des supporteurs de Farage et de Bannon.

  9. Niouininon dit :

    J’adore l’humour britannique et les images exagérées mais oh combien drôles et véridiques, que ce soit de leurs politiciens ou des guignols des autres pays. Le POTUS est assez mal placé pour donner des leçons aux autres, sont propre pays allant de tueries en bombes économiques négatives. « Forces négatives et positives », voilà donc le nouveau mantra de cette imitation de simili gourou pour qualifier son entourage, selon qu’ils sont de son bord ou pas. Je me demande de qui il tient cette nouvelle façon de s’exprimer… Aurait-il compris que ses discours, quand il essaie de recruter de nouveaux électeurs, tombent dans le néant?

    Mais quelle bande de cons, tout de même!

  10. Réal Tremblay dit :

    Pour ceux connaissant l’humour corrosif et cinglant des anglais je ris jaune en pensant que Trump pense influencer le Brexit à son avantage. Continuer M. le Président et c’est exactement le contraire qui risque de produire.

  11. Martin cote dit :

    Que du tape à l’œil avec la royauté pour flatter l’ego du grossier personnage…..pendant que les gens manifestent dans la rue……Trump est un gros pas de classe qui ne connaît rien à la politique étrangère…ces années comme président auront fait beaucoup de tort à l’image des USA….espérons que çeci prenne fin l’an prochain….

  12. Cagibi maussade dit :

    Pour remplacer May, pourquoi pas June? Tellement plus facile pour m’en souvenir! Potus45

  13. Pierre S. dit :

    ———————————–

    Chose sure …..

    Trump n’a pas le début du commencement de l’intelligence et de la finesse d’esprit pour
    décrypter quoi que ce soit dans le succulent humour Britannique. Cette visite en est un pur exemple.

    1. Constella1 dit :

      Vous m’enlevez les mots de la bouche 😬

    2. Lecteur_curieux dit :

      Trump apprécierait probablement Benny Hill.

      Mais sans comprendre Mr Bean.

      1. Haïku dit :

        Laisse faire Monty Python.

  14. Henriette Latour dit :

    J’aime bien la Une du Daily News. Elle décrit très bien Sa Tromperie qui ne sait rien faire d’autre que déféquer verbalement et analement.

  15. Lecteur_curieux dit :

    Donald Trump est mieux perçu par les Britanniques dans ce sondage qu’Emmanuel Macron et que Bernie Sanders.

    Il reste septième. Ils sont presque tous avec une cote négative de popularité mais Obama lui en a une fortement positive.

  16. titejasette dit :

    Extrait de l’opinion du journaliste Nesrine Malik du The Guardian. » The reason Britain rolls out the red carpet for Trump? It’s what Britain does ».

    « …Cette sorte d’invitation sur le tapis rouge n’a été lancée qu’à deux présidents américains auparavant. Alors pourquoi Trump ? La politique britannique est fébrile ; le gouvernement est dans l’impasse et sans chef. L’Europe, l’immigration, la race et l’islamophobie sont des plaies sensibles. Accueillir Trump en ce moment même, un homme qui nous a déjà donné sa propre bande-annonce pour la visite avec des opinions sur des questions allant de Brexit à Meghan Markle, la « méchante », c’est comme demander à votre voisin pugnace de venir au milieu de votre rangée familiale.

    La politique étrangère britannique envers des alliés problématiques peut être officiellement décrite comme une langue fourchue. Condamne et dorlote. Jeremy Hunt a fait la démonstration d’un classique du genre l’année dernière, en annonçant un engagement en faveur d’une nouvelle  » politique étrangère fondée sur des valeurs  » post-Brexit, tout en déclarant dans le même temps que la Grande-Bretagne continuerait à exporter des armes vers l’Arabie saoudite. L’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi a été  » totalement et terriblement choquant « , a-t-il reconnu, mais faire pression sur les Saoudiens pour qu’ils changent leurs façons de faire  » serait probablement contre-productif  » et entraînerait  » des conséquences non voulues « . C’est une autre pierre angulaire de la politique étrangère britannique, une pierre angulaire de la politique étrangère britannique, une pierre qui effraie ceux qui disent que si la Grande-Bretagne osait jamais avoir des discussions avec ses alliés, ce serait le chaos, l’escalade, les guerres au Moyen-Orient. La complicité tranquille et passive de la Grande-Bretagne est en fait le maintien actif de la stabilité.

    « …En fait, c’est très britannique – c’est d’ailleurs une marque de l’identité britannique – que nous déroulons le tapis rouge pour les despotes étrangers. Pour une nation si sûre de ses nobles valeurs et de sa place supérieure dans le monde, de son arrogance qui se manifeste dans les bousculades et la boxe de l’ombre autour de Brexit, la Grande-Bretagne rencontre tout le relativisme moral, l’humilité et l’indifférence quand il s’agit de l’Arabie saoudite ou l’indulgence de la domination blanche aux USA. Qui sommes-nous pour dire ce que Trump devrait faire au sujet des enfants qui meurent dans des camps de détention frontaliers ou des Saoudiens exécutés pour sorcellerie ?….

    Rien dans la longue histoire de la Grande-Bretagne qui célèbre les despotes étrangers, ni dans l’histoire plus récente de sa politique qui se rapproche de plus en plus de la manière dont ces despotes vivent, ne suggère le droit d’être précieux au sujet de Trump comme ne nous appartenant pas. Il y a un exceptionnalisme britannique qui reflète celui de l’Amérique dans son déni de la façon dont les deux pays se sont retrouvés, en 2019, à l’écart des pactes mondiaux, polarisés à l’intérieur et de plus en plus dangereux pour les minorités. Tout comme Trump n’est pas une aberration pour les Etats-Unis, mais plutôt l’aboutissement et la continuation d’un système politique qui minimise le danger de la suprématie blanche, de la misogynie et de l’enracinement du système de lobbying des entreprises, la réception de Trump en Grande-Bretagne ne constitue pas une exception.

    Et c’est une pilule difficile à avaler, mais cette politique étrangère cynique, dans toute sa confusion, son automutilation et sa faillite morale, en est une qu’une partie importante du public britannique a cosignée aux urnes. Nous devons absolument protester, faire entendre notre voix pendant la pantomime royale de cette semaine et dire à quel point nous détestons l’étreinte somptueuse de Trump par nos souverains sur le sol britannique.

    Mais ne nous faisons plus d’illusions sur le pays que la Grande-Bretagne est devenue, et sur le pays qu’elle a toujours été.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

  17. gl000001 dit :

    Il veut qu’ils se défassent de leur bon système de santé … pour le remplacer par un moins bon mais qui respecte les diktats du capitalisme sauvage à la sauce étatsunienne ?
    trump est un rustre d’allégeance russe et d’inspiration banonniène !! Il veut être fort car il est faible. Et tout le monde prend avantage sur lui.
    Un pantin. La balloune bébé-trump ferait une meilleur job que lui.

  18. Gilles Morissette dit :

    Excellent billet de M. Boisvert qui illustre bien le dilemme dans lequel les Britanniques sont enfoncés.

    Les tenants du Brexit ont menti. Leur slogan « Take back control » était de la grosse « Bullshit » destiné à endormir le peuple et lui faire croire que tout ça se ferait en douceur et que le pays connaîtrait une sorte de « nirvana économique.

    L’excellent télé film « Brexit:The Uncivil War  » (2019) démontre de façon non-équivoque toute la campagne de manipulation de l’opinion publique sorti tout droit du cerveau de Dominic Cumming (joué par l’acteur Benedict Cumberbatch) qui s’est empressé de disparaître de la circulation, tel un couillon, plutôt que d’avoir à répondre aux questions de ceux qui lui ont demandé de rendre des comptes.

    Les Britanniques seraient bien avisés de se méfier des belles promesses du « vendeur de minounes » (Potus 45) qui essaie, à nouveau, de leurs faire avaler tous les mensonges proférés par les tenants du Brexit durant la campagne électorale. Cet enfoiré n’a aucune parole et il est n’hésitera pas à renier sa signature si l’envie lui prend. Le Mexique est bien placé pour le savoir­.

    La seule force négative dans ce dossier est le TDC-En-Chef qui se permet de faire la leçon aux autres et d’intervenir de façon grossière dans le processus électoral qui va s’enclencher en GB.

    « Dégage connard et retourne dans ton « shit hole country ». On t’a assez vu. »

  19. gl000001 dit :

    HS : La russie appelle à ne pas exagérer le rôle du Débarquement.
    Je me demande ce que trump va dire là-dessus ? Il va s’aligner sur son Maitre PalPoutine ?
    https://www.lapresse.ca/international/europe/201906/05/01-5228884-moscou-appelle-a-ne-pas-exagerer-limportance-du-debarquement.php

    1. Benton Fraser dit :

      Poutine veut oublier que l’URSS se serait effondré sans les millions de tonnes en matériel que les alliées et les États-Unis ont fournit dès le début.

      Poutine veut oublier que la seconde guerre mondiale a débuté avec un accord entre l’URSS soviétique et l’Allemagne nazi qui a permit l’attaque et le partage de la Pologne.

      Poutine veut oublier que des millions de morts russes sont dû à Staline directement, envoyant des soldats russes avec une arme pour deux soldats et gardant les mitrailleuses à l’arrière…. pour tirer sur les russes qui fesaient demi-tour….

      Poutine, comme tout bon dictateur, oublie ce qui ne fait pas son affaire, quitte a en faire payer son propre peuple!

      1. gl000001 dit :

        « une arme pour deux soldats » Oui. J’ai vu le film. Très tragique !!

      2. chrstianb dit :

        Poutine veut oublier aussi les purges de Staline parmi les officiers de l’Armée Rouge dans les années 30.
        Poutine veut oublier aussi que Staline n’a pas cru l’espion Richard Sorge qui lui avait envoyé la date de l’opération Barbarossa.
        Sorge qui a été jeté comme un vulgaire torchon par Staline en 1944…
        https://www.wikiwand.com/fr/Richard_Sorge

  20. Pâquerette Palardy dit :

    L’Angleterre présentement n’a pas les moyens d’ignorer Trump, la preuve sa visite en UK. La reine a invité 3 présidents des EU en 66 ans de règne dont Donal Trump, ça en dit long sur l’importance qu’il lui accorde.

    1. Benton Fraser dit :

      En réalité, la reine a reçu des trois derniers présidents.

      Comme quoi le protocle évolue, même pour la reine…. et l’importance qu’on lui accorde n’a rien a y voir!

      1. Pâquerette Palardy dit :

        @Benton Fraser
        Le timing par contre a tout à y voir.

    2. Gilles Morissette dit :

      @Pâquerette Palardy (12h54)

      La GB est présentement dans une position où elle ne peut ignorer personne même pas un malotru comme votre gourou.

      La Reine et le gouvernement britannique ont simplement appliqué les règles les plus élémentaires du savoir vivre lors de la visite du Bouffon-En-Chef, ce qui ne veut pas dire qu’ils l’ont en haute estime, bien au contraire, comme le démontrent les nombreuses manifestations qui ont eu lieu un peu partout dans ce pays.

      Votre gourou est comme le « gros mononcle colon  » qu’on invite dans les réunions de famille parce qu’on a pas le choix de le faire. Si je me rappelle bien, le président Obama avait reçu, à l’époque, un accueil pas mal plus chaleureux et sincère que celui qu’à reçu le TDC-En-Chef.

      Parlant « d’accueil chaleureux », allez donc jeter un coup d’oeil, sur les vidéos (disponibles sur You Tube) montrant l’ovation monstre qu’a reçu le président Obama lors du match de basketball Warriors-Raptors à Toronto dimanche dernier. Je doute fort que votre gourou aurait reçu un accueil semblable de part des spectateurs présents.

      Comme je l’ai déjà dit, les Canadiens savent reconnaître un politicien qui a de la classe de celui qui n’en n’a pas.

      1. Pâquerette Palardy dit :

        @Gilles Morissette
        Je n’ai aucun intérét dans tout ce qui touche votre chouchou Barack Obama, son ère est révolue et c’est tant mieux.

      2. Gilles Morissette dit :

        @Pâquerette Palardy (13h33)

        HA ! HA! .Non mais quel commentaire stupide. Décidément, ça ne s’améliore pas votre affaire. Il faut croire que j’ai touché une corde sensible avec mon commentaire de 13h19. On vous comprend de préférez un président qui n’a pas de classe à un président qui en a.

        C’est un président qui correspond davantage à votre image quoi !!

        Ne vous en faites pas, On dira la même chose de votre gourou lorsque les Américains se décideront enfin à le foutre dehors de la MB à grands coups de pied au « cul ».

        Obama mon chouchou ! Heureusement pour vous, le ridicule ne tue pas.

  21. treblig dit :

    Le but de Trump est de mettre fin à l’union Européenne.Objectif quz’il partage avec Poutine. On l’a déjà écrit sur ce blogue, c’est la variante moderne du diviser pour règner. Les États-Unis préfèrent négocier avec chaque pays européen individuellement plutôt que de faie face à un front commun de 27pays qui parlent d’une seule voix

    Parce que le rapport de force est supérieur lorsque les États-Unis négocient directement avec des pays plus pauvres. Par exemple, le rapport de force est supérieur lorsque les États-Unis font face à la Roumanie ou à la Bulgarie.

    Mais Trump est un très mauvais diplomate en ciblant déjà le système de santé publique anglais pour une privatisation.

    1. Lecteur_curieux dit :

      Et madame Thatcher dans le temps elle aurait été pour cette voie là du privé aussi ?

      Trump a une vision politique d’il y a 35 ans et plus.

      Libéralisme économique intérieur, protectionnisme/mercantilisme/nationalisme LUI avec les frontières alors qu’on associe Reagan au libre-échange.

      Bien oui il veut le vote des conservateurs, des libertariens et des populistes. Il est contre l’aile gauche un des quadrants du diagramme de Nolan. Il reste que des libertariens et des conservateurs s’opposent à lui. Des libéraux en principe s’opposent à lui. Les socio-libéraux et socio-démocrates sont assurément contre lui. Les socialistes il est un ennemi juré. Les libertaires encore plus. Tous les anticapitalistes Trump représente parfaitement ce qu’ils détestent le plus au monde.

    2. Guy Pelletier dit :

      @treblig dit :
      05/06/2019 à 12:54
      Tout a fait mais comme Trump n’a qu’une bien faible connaissance de l’économie mondiale le nez collé sur les  »USA first and only » ne se rend même pas compte qu’en affaiblissant l’UE c’est tout l’occident qu’il affaibli. Tout comme il ne se rend pas comte qu’en affaiblissant l’Amérique au seul profit des États-unis c’est toute l’Amérique qu’il affaibli tout cela au profit net de la Chine qui déjà entre en Europe via les accords qu’elle est a passer avec l’Italie.

      L’histoire dira que les USA gouvernés par Trump au lieu de fédérer l’occident en un bloc économique solide l’aura démoli laissant toute la place au puissant bloc Asiatique entrain de se former la Chine comme leader.

  22. Lecteur_curieux dit :

    Voterais-je pour les libéraux-démocrates être british ? Peut-être.

    Pour ou contre le Brexit ? Ce sont des choix dits de société avec des avantages et des inconvénients. On peut être attiré par le côté Brexit pour réduire la bureaucratie et technocratie européenne mais ne rien vouloir savoir d’un nationalisme ultra-fermé et s’allier à des dits populistes mais plutôt autoritaristes. Des gens pas sympas.

    C’est philosophiquement qu’on voudrait débattre mais cela dépend avec qui vous allez le faire. Un groupe de personnes agréables et cela prend une place pour aller souper même que le restaurant serait numéro 8 dans mes préférences c’est pas grave. Mais avec des gens avec qui on ne s’entend vraiment pas sauf qu’ils ont le même choix de restaurant. Hey on va tout faire pour y aller un autre jour qu’eux.

    Faire des débats sans pouvoir vraiment se coaliser sauf les plus partisans qui veulent gagner leurs points plutôt que de bien gérer pour tous.

    On peut choisir des politiques un peu plus à gauche ou un peu plus à droite l’important c’est qu’elles soient appliquées avec jugement. Alors que dans l’arène politique cela se dispute pour que cela soit beaucoup trop à droite et devenant très réactionnaires ou une gauche d’illuminés , d’utopistes ne vivant pas dans le même monde.

    Tiens 4 partis politiques seraient tous de la junk food. Votez ! Aussi bien y aller en solo.

  23. V-12 dit :

    C’est moi, ou la famille Trump avait l’air des Beverly Hillbillies en tentant désespérément de s’acoquiner à la Royauté britannique? Les bling bling américains qui confondent leur snobisme tape-à-l’oeil pour de la bourgeoisie innée.

    À lui seul, en mentionnant le NHS, il vient de fournir aux anti-Brexit une arme de destruction massive. Tout un politicien.

    Et sa seule prèsence rappelle aux anglais de quoi aurait l’ai un Farage ou un Johnson au pouvoir. Du bonbon pour recréer chez les anglais ce qui se passe actuellement aux USA. Car ne l’oublions pas, les premiers sursauts de l’option Brexit étaient générés par une insatisfaction face aux politiques d’immigrations du pays permettant aux gens de l’Union européenne de circuler librement.

  24. Haïku dit :

    HS:
    (RE: Le titre du billet). »Inconfort Britannique ».
    Oxymore ?

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