Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

En plein coeur de la controverse entourant ses liens avec l’influenceur d’extrême gauche Hasan Piker, Abdul El-Sayed, candidat démocrate à l’importante élection sénatoriale du Michigan, s’est excusé samedi auprès des Juifs du Michigan. Il n’a pas fait son mea-culpa pour avoir fait campagne aux côtés de Piker, qui doit se défendre contre des accusations d’antisémitisme. Il l’a fait pour une déclaration faite dans la foulée d’une attaque contre une mosquée du Michigan.

Le 13 mars dernier, Ayman Mohamad Ghazali, un citoyen américain originaire du Liban, a défoncé au volant d’un camion les portes de la synagogue Temple Israel, à West Bloomfield, en banlieue de Detroit. Il a été abattu par un gardien de sécurité. Aucun membre de la synagogue n’a été tué ou blessé. Les médias ont rapporté à l’époque que le suspect, âgé de 41 ans, avait perdu des membres de sa famille lors des bombardements israéliens dans le sud du Liban.

Sur le coup, El-Sayed a condamné ce que le FBI a décrit comme « un acte de violence ciblé contre la communauté juive ». Puis il a ajouté que son expérience d’épidémiologiste lui avait appris que « les personnes blessées blessent à leur tour » et que « la violence est un cycle ». Ces paroles ont refait surface ces derniers jours parmi les critiques formulées par des Juifs et non-Juifs du Michigan à l’endroit du candidat démocrate. Il s’en est excusé samedi.

« À toute personne qui pourrait avoir trouvé mes propos blessants, je présente mes sincères excuses. Telle n’était pas mon intention », a déclaré El-Sayed aux journalistes après être intervenu devant le Michigan Democratic Jewish Caucus, lors du congrès du Parti démocrate de l’État à Lansing. « Mes propos ont pu être interprétés à tort comme justifiant quelque chose que je n’avais pas l’intention de justifier. Ce que j’essayais de faire, c’était de donner du contexte pour expliquer pourquoi c’était arrivé, mais ce n’était pas le bon moment pour ça, et il ne faut jamais piétiner la douleur de quelqu’un. »

Devant les membres du caucus, il avait été plus direct : « J’ai commis une erreur. J’aurais dû publier un communiqué, condamnant naturellement cet acte, et cela aurait dû s’arrêter là. »

Ces déclarations survenaient à la fin d’une semaine où une déclaration récente de Piker sur les Juifs américains qui appuient Israël a causé de nouveaux ennuis à El-Sayed, qui s’est dissocié des propos de l’influenceur, comme je l’ai expliqué dans ce billet.

Selon la moyenne des sondages du site RealClearPolitics, El-Sayed devance son rival républicain, Mike Rogers, par 1,8 point de pourcentage. Les démocrates peuvent difficilement devenir majoritaires au Sénat sans défendre avec succès le siège que quittera en janvier le sénateur démocrate Gary Peters.

(Photo Michigan Bridge)

58 réflexions sur “Abdul El-Sayed s’excuse auprès des Juifs du Michigan

  1. gamacheg dit :

    « les personnes blessées blessent à leur tour » et que « la violence est un cycle ». Qu’est ce qu’il y a de faux dans cette affirmation?

    1. Plesage dit :

      C’est faux dans le contexte politique actuel au USA, vrai ou non?

      1. Jean Bédard dit :

        C’est vrai. Les attaques visent la campagne et les exactions de Netanyahou. Pas l’ensemble de la communauté juive qui n’appuie pas nécessairement les meurtres horribles des colons juifs. De la pure récupération politique.

      2. Achalante dit :

        @Jean Bédard: Les États-Unis (ou plus exactement leur gouvernement) appuient les exactions d’Israël contre les Palestiniens, et ont couvert leur guerre contre le Liban. Il est certain que le responsable de l’attentat s’en est pris aux mauvaises cibles (une majorité de juifs états-uniens sont contre les politiques d’Israël), mais en même temps, si lui a perdu de la famille au Liban, il pouvait vouloir se venger en faisant perdre de la famille aux juifs Israéliens.

        Je ne l’excuse pas, mais il y a une certaine logique dans son geste; le genre de logique qui perpétue la violence. L’ignorer, c’est tourner le dos à la solution. Il va falloir faire un gros travail de réconciliation, et probablement un fort contingent de casques bleus dans en Israël, au Liban, enCisjordanie et dans la Bande de Gaza pour limiter la violence faite contre les Palestiniens par les colons juifs, et les velléités guerrières d’Israël (ou du moins, son gouvernement) envers ses voisins.

    2. no-name dit :

      C’est une question de sensibilité et de tact plutôt facile à comprendre quand on prend un peu de recul. Imaginez qu’un loup solitaire s’attaque à une communauté et tue quelques personnes. Imaginez si la réaction *initiale* de la classe politique consiste à dire : « Ces morts sont regrettables et nous ne pouvons jamais les permettre, mais vous savez, d’un point de vue épidémiologiste » – pas la criminologie ? – « la solitude engendre le désespoir et le désespoir mène à la violence ». Même si ce n’est pas votre intention, une partie des proches des victimes se diront « What the f*** », car le « mais » semble produire non pas seulement une rationalisation mais une justification. Ici les commentaires de El-Sayed sont d’autant plus déplacés qu’il suggère en quelque sorte qu’il est pertinent d’analyser le cycle de la violence en Palestine et de l’appliquer lorsqu’une une personne s’en prend à des citoyens Juifs des É-U (concrètemnt, c’est quoi le rapport ?).

      Ces excusent tombent à point, mais elles sont tardives.

      1. infophile2 dit :

        La vengeance aveugle, un concept pratiqué avec un zèle sadique en Israël par les temps qui courent. Pourtant, les voix la condamnant sont honteusement timorés de ce côté-ci.

      2. no-name dit :

        infophile2

        Je comprends ce que vous dites. Mais ici on parle d’une attaque haineuse ciblée contre la population juive américaine. Avoir pour réflexe de pointer du doigt les atrocités commises par l’État d’Israël en réaction à une attaque domestique, c’est amalgamer plusieurs choses qu’on devrait dissocier, je crois. Il y a moyen de parler de plusieurs choses à la fois.

        Ce que je ne comprends pas c’est que tout le monde serait d’accord avec moi si on parlait de n’importe quelle autre minorité. Imaginez : on s’attaque à une mosque à la suite d’une attaque terroriste à la Bataclan, et le commentaire consiste à dire « L’attaque contre les musulmans est déplorable mais elle se comprend, avez-vous vu les actes terroristes en France ? En fait, les musulmans, s’ils continuent à appuyer l’islamisme comme idéologie politiques, ils doivent s’attendre à ce qu’on soient violent contre eux » Comment se fait-il que dans le cas que je viens d’énoncer, tout le monde s’entendra pour dire qu’il s’agit d’islamophobie crasse mais que dans celui qui occupe le Michigan personne n’ose parler d’antisémitisme ?

        Les critiques légitimes de l’État d’Israël ne doit pas nous faire abandonner le respect des droits civiques de n’importe quelle minorité, mais si elle est juive.

      3. no-name dit :

        infophile2

        Beaucoup d’erreurs de français dans mon dernier message, je m’excuse.

      4. infophile2 dit :

        @no-name

        « En fait, les musulmans, s’ils continuent à appuyer l’islamisme comme idéologie politiques, ils doivent s’attendre à ce qu’on soient violent contre eux »

        Justement, selon ce « raisonnement », en toute logique, nous devrions sanctionner les sionistes d’ici, les modérés comme les pires, pour collaboration avec le terrorisme, du moment qu’ils supportent les leurs là-bas, moralement ou financièrement, même s’ils ont incontestablement perdu la tête.

        « Les critiques légitimes de l’État d’Israël ne doit pas nous faire abandonner le respect des droits civiques de n’importe quelle minorité, mais si elle est juive. »

        Je suis inconditionnellement d’accord là-dessus.

        N.B. Je conçois aisément qu’il soit déchirant pour un sioniste convaincu de condamner ce que cette idéologie est devenue, même si ce qu’on peut observer en est son aboutissement prévisible.

      5. no-name dit :

        infophile2

        Mon argument est relativement simple, et vous dites que vous êtes d’accord avec lui, c’est quoi le problème ? D’où vient cette idée que je suis un sioniste convaincu ? Qu’est-ce que vous voulez dire ? L’antisémitisme existe, nous sommes bel et bien d’accord (je sais que vous êtes d’accord). On peut l’observer, le qualifier et le comdamner quand il se manifeste. Je connais le réflexe des sionistes qui consiste à lancer des accusations d’antisémitisme à chaque argument antisioniste, mais nous ne parlons pas de ça ici. (Je crois aussi qu’il faut déplorer le réflexe de certains antisémites qui excusent leurs commentaires à l’aide de l’antisionisme.) On parle d’une attaque contre une synagogue aux É-U qui cible des citoyens américains Juifs et pour une raison quelconque vous revenez au génocide – c’est hors propos et ça me semblait étrange.

        « Justement, selon ce « raisonnement », en toute logique, nous devrions sanctionner les sionistes d’ici, les modérés comme les pires, pour collaboration avec le terrorisme, du moment qu’ils supportent les leurs là-bas, moralement ou financièrement, même s’ils ont incontestablement perdu la tête. » Je crois que vous avez mal lu mon commentaire. Je suis radicalement contre ce « raisonnement » parce qu’à mon sens il développe une pensée haineuse, en l’espèce islamophobe. À mes yeux ce n’est pas un bon raisonnement, et les conséquences logiques que vous décrivez me font penser au Complot de l’Amérique de Roth – c’est précisément ce que nous voulons tous les deux éviter.

        Quand on a demandé à Ilan Omar si elle appuyait le terrorisme, je crois qu’il s’agit de fait d’un commentaire islamophobe, parce qu’on supposait qu’en tant que mulsulmane elle était nécessairement rattachée à ces dérives, voire qu’elle avait le devoir de s’exprimer sur ces dérives (c’est comme ça qu’elle explique pourquoi la question est islamophobe). Tout ce que je dis c’est qu’utiliser une des pires catastrophes humanitaires de l’histoire pour décrire/expliquer un crime qui se déroule à des milliers de kilomètres aux États-Unis et qui implique des civils qui ne sont pas des acteurs politiques officiel de cette catastrophe, c’est… très maladroit. (Je viens de lire votre réponse à Apocalypse, je crois que nous sommes d’accord sur le fond.)

      6. infophile2 dit :

        @no-name

        « D’où vient cette idée que je suis un sioniste convaincu ? »

        Vous vous êtes senti visé ? En tout cas, je parlais en général.

        « On parle d’une attaque contre une synagogue aux É-U qui cible des citoyens américains Juifs et pour une raison quelconque vous revenez au génocide – c’est hors propos et ça me semblait étrange. »

        Vous ne croyez tout de même pas que le génocide de Gaza soit sans incidence sur l’antisémitisme ? Perso, je suis persuadé qu’il ajoute des arguments très fondés sur d’autres qui sont plus imaginés et, tristement, plus « antiques » qu’autre chose.

      7. Richard Hétu dit :

        Donc, vous croyez que l’antisémitisme est fondé?

      8. infophile2 dit :

        @Richard Hétu

        « Donc, vous croyez que l’antisémitisme est fondé? »

        Ouf ! Non pas du tout ! Quelle idée ! Mais il existe hélas, on ne peut le nier.

        Quant à l’antisionisme, là c’est une toute autre affaire. Perso, le sionisme est une agression avec laquelle les Palestiniens sont aux prises depuis trop longtemps.

        Autrement dit, le génocide de Gaza amplifie, non sans raison, l’antisémitisme, lequel n’a pour fondement que la plus bête et horrible intolérance religieuse.

      9. Richard Hétu dit :

        Les antisémites n’ont pas besoin de ça pour l’être. Les autres doivent se poser de sérieuses questions s’ils le deviennent à cause de ça. Nétanyahou et ses sbires n’auront pas été les premiers dirigeants à commettre des atrocités.

      10. infophile2 dit :

        @Richard Hétu

        « Les autres doivent se poser de sérieuses questions s’ils le deviennent à cause de ça. »

        Évidemment. D’ailleurs, j’ai toujours soutenu que l’antisémitisme est une puissante caution pour le sionisme. Un truisme selon moi.

        Alors, en toute cohérence, un antisioniste ne peut-être antisémite. Sauf qu’on sait bien que la cohérence n’est pas le lot de tous, surtout pas de ceux qui sont sous l’effet des bombes.

        Cela précisé, soyons lucides, beaucoup de Juifs nord-américains ou d’Europe appuient sans réserve — sinon, ils critiquent que du bout des lèvres — soit politiquement, soit financièrement, l’intransigeance, voire la violence intrinsèque au régime sioniste. Cela se voit dans leur activisme visant par les temps qui courent à taire et même à persécuter les voix d’ici qui se portent au secours des Palestiniens plutôt que de s’y joindre.

        Il arrive que la solidarité communautaire obscurcisse la raison. Il reste un important travail invitant à la réflexion. Je serais honteux d’y renoncer.

    3. lechatderuelle dit :

      gamacheg

      C’est surtout le moment qui était inapproprié…
      tout comme la généralisation du cycle…
      Ce ne sont pas toutes les personnes blessées qui blessent par la suite… c’est plus complexe que ça…

      Mais dans un moment de colère ou de stupéfaction, il peut arriver que les mots dépassent les bornes….
      Il fallait aussi que les auditeurs comprennent le contexte du propos… mais au XXI ème siècle tout est reçu avec émotivité. La rationalité est un défaut…

      Surtout que cette remarque pouvait sembler excuser le geste du « terroriste » pour certains qui prenaient le propos au 1 er degré…
      Quand une tragédie frappe, la sagesse devrait être de se taire. Attendre 48 heures et réagir en mesurant chaque mot.
      Nous sommes tous, coupables quand ça arrive de vouloir exprimer nos émotions… considérant que se taire est une insensibilité…
      Plusieurs exemples nous disent le contraire… Parler, juger, condamner trop vite est de l’insensibilité bien souvent…

  2. P.R Belley dit :

    Il a au moins la décence de s’excuser. Le croiront-ils ?

    1. Jean Bédard dit :

      Non ils ne le croiront pas. Ça fait trop l’affaire d’une certaine droite dont fait partie une bonne proportion des juifs américains. De l’eau à leur moulin.

  3. garoloup dit :

    Pourquoi s’est-il excusé? Il a pourtant dit la vérité.

    1. bidulen dit :

      Il veut éviter une distraction que vont utiliser les Rapepublicans.

  4. Le baron dit :

    Il a dit ce qu’il pensait, c’est excuses sont bidons. Il s’excuse pour grappiller quelques points de sondage dans une lutte très serrée.

    1. lechatderuelle dit :

      Le baron

      S’excuser pour cette affaire est évidemment politique.
      Il a mesuré la compréhension des autres et il a compris que le contexte à ce moment, était inapproprié.
      Des excuses bidons? Rares sont les excuses sincères! Ce sont, trop souvent, des mots lancés pour clore une situation.
      C’est devenu une phrase passe-partout trop souvent, répétée sans sincérité, hélas.
      M’excuse et J’t’aime lancés n’importe quand, n’importe où, comme point final d’une conversation étiole le sens des mots…

      Aux EU, le politiquement correct woke cloué au pilori a été rapidement récupéré par cette droite conservatrice qui tente de canceller des propos, des personnes, des façons de faire parce que trop progressiste pour eux… Sortir des mots, des citations, des paroles de musique ou des images hors de leur contexte pour les canceller est tout aussi dommageable à gauche comme à droite…
      Alors, tout le monde s’excuse. Ça ne règle rien. Les gens ne croient pas ceux qu’ils dénoncent, de toute façon.

      1. Lanaudoise dit :

        Tout le monde s’excuse? Pas les MAGAs.

  5. Alexander dit :

    Chaque élection sénatoriale sera une guerre de tranchées. Ce type est probablement une bonne tête, mais ses opposants vont le diaboliser à coups de publicités négatives.

    Remarquez que le maire de NY a réussi à passer malgré l’establishment, donc rien n’est impossible.

    Une vision plus sociale, c’est quand même un électrochoc au pays du capitalisme pur et dur, une révolution en soi.

    Les américains sont-ils prêts pour une révolution? Rien n’est moins sûr.

    Quand j’entends Madame Graham parler de ses parents morts trop jeunes et qu’elle se dit malgré tout en défaveur d’une refonte du système de santé qui aurait peut-être pu les sauver, je me dis qu’on part de loin.

    Beaucoup de gens sont fatalistes et préfèrent leur liberté individuelle au bien collectif, quitte à souffrir et mourir plus jeune.

  6. Claudine Bertrand dit :

    Il a beau être médecin, il est beaucoup plus friable et vulnérable que Mamdani. Il y a quelque chose de dérangeant chez ce gars qui essaie de trop bien faire. Il faut être en accord avec ses paroles; l’est-il? Il est vrai que la violence est parfois un cycle, mais une explication ne doit pas devenir une justification.

  7. no-name dit :

    Remarquez que El-Sayed doit sentir un peu de pression. Même J. Ossof est sorti contre les propos de Piker. (Pour Piker, les nombreux représentants – Booker, Slotkin, Jeffries, etc. – qui ont dénoncé ses propos l’ont fait en suivant les ordres de AIPAC. Remarquez l’incapacité de faire un peu de l’introspection et le réflexe qui consiste à constamment pointer du doigt Israël et AIPAC. AIPAC est devenu le G. Soros de l’extrême gauche.) Les médias le talônnent et ne comprennent pas pourquoi il a choisi de faire campagne avec un tel influenceur et pourquoi il semble hésiter à se dissocier d’une personalité médiatique qui dit ouvertement détester les E-U et qui voit en le Hamas, le Hezbollah et les Houthis de glorieux guerriers qui se battent contre les E-U (ce qui alimente les doutes sur son antisémitisme décomplexé). Comme El-Sayed le dit lui-même, il y a quelque chose d’absurde à centrer la campagne sur une telle figure, alors que le camps Rogers comprend son lot de personnes indésirables lui aussi (des suprématistes blancs). Mais ces derniers restent dans l’ombre. Et à mesure que le public se familiarise avec Piker – pour se rendre compte qu’il est très – trop – souvent ordurier et que ses idées sont plutôt douteuses -, c’est un peu le jugement de El-Sayed en tant que citoyen qui cherche à devenir sénateur qui est en cause : pourquoi ne pas simplement se dissocier officiellement de Piker ? Une déclaration et ça serait fini. Mais El-Sayed ne démord pas, ce qui suggère qu’il partage les idées de Piker. Et ensuite on comprend la curiosité du journaliste : toutes les idées de Piker, vraiment ?

    Concrètement, El-Sayed est pris dans un double bind. Soit il ne condamne pas Piker et finit par devoir faire du PR pour lui (c’est ce qui est en train d’arriver, et je ne peux que sympathiser El-Sayed pour cet exercice qui doit être humiliant pour lui), soit il condamne formellement Piker et ce dernier envoie son armée de zélotes contre lui. Il est mal pris.

    La mauvaise nouvelle est que jamais dans l’histoire du Michigan, le siège de El-Sayed a été aussi serré et que les indépendants semblent toujours attendre le premier prétexte pour voter Républicain. La bonne nouvelle est que El-Sayed reste un candidat remarquable, capable de se défendre (voir son entrevue sur Fox News), que Trump est détesté par tout le monde, que la base électorale démocrate semble très motivée et qu’il y a une forte de chance que cette dernière se rassemble autour de lui.

    En ce moment il y a un petit vent de panique parce que les gens n’ont pas oublié que El-Sayed a gagné la primaire démocrate avec moins de 1% de votes, alors que les sondages lui donnaient 10-15 points d’avance contre Stevens. Les gens ne comprennent pas que les sondages pour les primaires sont toujours plus fragiles que ceux des élections et se disent que le 1.8 d’avance dont jouit El-Sayed cache en vérité un décifit de 7-8 points.

    1. Richard Hétu dit :

      Jamais une course sénatoriale n’a été plus serrée au Michigan? « Jamais », sauf celle de… 2024 entre Slotkin et Rogers.

      1. no-name dit :

        Oh je me suis sans doute trompé dans ma manière de m’exprimer. Je voulais dire : un candidat démocrate n’a jamais joui d’une avance aussi faible dans les sondages. J’ai vu ça à CNN je crois.

        Merci pour la correction !

  8. JMB dit :

    Ce qui est incroyable dans cette histoire, c’est qu’El Sayed est obligé de se battre contre
    1/ les républicains
    2/ les médias qui le renvoient sans arrêt aux propos soit-disant antisémites de Piker (j’ai vu son intervention en Grande-Bretagne, où il dit tout le contraire, mais je ne connais pas toutes ses déclarations…)
    3/ et surtout son propre camp, qui passe plus de temps à l’assimiler à cet influenceur qu’à dénoncer les faschs au pouvoir. Certains d’entre eux disent même qu’ils ne soutiendront pas El Sayed – un comble.

    Comment se tirer une balle dans le pied, à chaque fois, et s’arracher la victoire de la mâchoire au tout dernier moment!

    Il nous dirait qu’ils préféraient voir les républicains gagner et garder la majorité au Sénat qu’on n’aurait aucun mal à les croire. Jeffries, par exemple, à fait le tour des médias où il a passé son temps à casser du sucre sur le dos du candidat dans le Michigan, et à dire qu’il est contre Universal Healthcare, contre la volonté de ses électeurs! Phew! Continue Hakeem, tu es sur la bonne voie…

    PS: ses adversaires directes aux primaires ont eu la bonne réaction en le soutenant … immédiatement.

    1. no-name dit :

      À ma connaissance, tout l’establishment démocrate (les grosses pointures) s’est empressé d’appuyer El-Sayed à la suite de son impressionnante victoire.

      Avant la campagne, c’est plutôt El-Sayed qui a été un peu lent avant d’admettre qu’il appuierait Steven, en cas d’une défaite. Et puis – je crois que M. Hétu a fait un article à ce sujet – il y avait raison de croire qu’il n’avait pas pour priorité de battre les Républicains alors qu’il mentionnait décapiter la tête de l’ogre en Pennsylvanie (Fetterman).

      Pour Piker il faut chercher un peu, mais ça saute rapidement aux yeux quand on est attentif. Sa rhétorique ressemble à celle de Charlie Kirk sur le racisme et le féminisme : « Il n’y a personne qui déteste le racisme et la misogynie plus que moi, mais (insérez propos raciste et misogyne). » Prenez la crise de Ceuta. Piker est convaincu qu’elle a été organisée par Israël. C’est un cliché antisémite qui reprend la conspiration Zog. Il y a tellement tellement d’exemples. Mais ce genre de conversation est compliqué à mener quand l’État d’Israël multiplie les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

      L’idée que l’establishment démocrate semble plus intéressé à combattre le progressisme que combattre le fascisme est poussée par plusieurs médias indépendants DSA-adjacent. C’est une idée qui est populaire depuis le mythe du sabotage de la campagne Sanders (qui a perdu le vote populaire les deux fois qu’il s’est lancé en campagne). C’est une question de perspective. Personnellement, je la trouve étrange, venant de gens qui réclament constamment la tête de Schumer et de Jeffries (voir l’article récent à ce sujet sur ce blogue). Ne perdez pas de vue que ce choix (démocratie vs fascisme) était aussi le choix des Élections de 2024, et que plusieurs personnalités médiatiques qui déplorent que l’extrême gauche se fasse attaquer par la « droite démocrate » (de manière extrêmement timide : se dissocier d’une personne qui vante les mérites du Hamas et des Houthis ne devraient pas être difficile) ont refusé d’endosser la candidature de Harris (c’est le cas de K. Kulinsky, Piker, etc.) et n’ont pas voté en 2024 ou ont voté pour un tier parti. En 2028, je vous promets que ces personnalités auront beaucoup de difficulté à voter contre le fascisme d’un Vance si le parti Démocrate finit par choisir un Newsom ou un Buttigieg. (Piker a déjà dit qu’il ne voterait pas pour Newsom contre Vance, à la grande surprise de ses amis, sous prétexte que ce dernier n’a pas de vrais principes et deviendrait transphobe du moment que l’opportunisme politique l’exigera. En réaction, au tollé provoqué par ses déclarations, il suggère maintenant qu’on ne l’a pas compris et est revenu sur son opinion.)

      1. JMB dit :

        @no-name

        «En 2028, je vous promets que ces personnalités auront beaucoup de difficulté à voter contre le fascisme d’un Vance si le parti Démocrate finit par choisir un Newsom ou un Buttigieg. »

        Franchement, pour Kulinski – que je connais plus que Piker – j’en doute fortement.
        Il n’arrête pas de répéter que, malgré ses critiques pour ces candidats-là, n’importe quel démocrate est 10 fois mieux que n’importe quel républicain.

        Et après la folie Trump, il est clair qu’il votera pour n’importe quel candidat démocrate choisi pour éviter un Vance ou un Rubio.

        Pour le reste, je reste sur mon idée que les Schumer et Jeffries ne sont vraiment pas des cadeaux pour les électeurs américains, et risquent de faire perdre le parti en raison de leur soutien inconditionnel à Israël.

        Mais je suis français, et ai du mal à me mettre dans la tête des Américains. De plus, j’ai l’impression que ce sont les indépendants qui décident finalement des élections, et que les corporate democrats ont perdu leur base et surtout les jeunes, ceux qui, qu’on le veuille ou non, suivent Piker et autres.

  9. Madalton dit :

    Le Michigan est l’État le plus touché par les tarifs, soit 5619$ par ménage en moyenne. Ce qui peut aider El-Sayed.

    https://www.axios.com/2026/08/27/trumps-tariffs-hardest-hit-states

    1. Haïku dit :

      @Madalton
      Merci pour l’info !

  10. Layla dit :

    Parlant du Michigan…la gouverneur de cet état a publié une vidéo suite au changement de nom du Lac Ontario.

    C’est une chanson pour apprendre aux jeunes le nom des Grands Lacs avec L’ACRONYME « HOMES »

    Avec le changement du nom Ontario par America ça devrait donner « HAMES »

    Une petite recherche et voici…😉

    HAMES…Expression familière : L’expression anglaise « to make a hames of something » signifie gâcher quelque chose ou faire un travail de manière maladroite ou bâclée.

    Rien de plus à ajouter.

    1. Haïku dit :

      @Layla
      Excellente remarque ! 👌

    2. Cubbies14 dit :

      J’aime bien HAMES. J’ai aussi vu SHAME.

      C’est un peu honteux ce changement de nom tellement maladroit et ridicule. C’est de l’improvisation digne d’un enfant de 4 ans.

      1. Layla dit :

        Bien d’accord que ce qu’a fait le « D***** » c’est honteux mais difficile d’insérer le h dans la chansonnette 🤪mais la rime est super.👍

      2. Layla dit :

        Cubbies 14 bien sûr que le H a sa raison d’être pour Huron désolée

    3. Sly dit :

      J’ai vu une vidéo ou le gars disait qu’à l’école, ils apprenaient le nom des Grands Lacs, en disant SHO ME. Maintenant avec le changement de nom, ça donne SHAME.

      1. Layla dit :

        Sly
        J’avais oublié le H pour Huron. Mon erreur j’adore SHAME.

    4. Lanaudoise dit :

      Mary Trump aime beaucoup: SHAME.

  11. Layla dit :

    HS Bon il s’est excusé…j’associe s’excuser à démocrate et non républicain. Ceci étant dit

    Un autre exemple du côté des républicains où les excuses se font rares.

    Le département américain de l’Éducation a publié puis supprimé une vidéo qui associait par erreur le « D***** » à une citation sur un « tigre » désignant Adolf Hitler.

    « La publication montrait un extrait du film Les Heures sombres (Darkest Hour, 2017) où Winston Churchill (joué par Gary Oldman) s’écrie : « On ne peut pas raisonner avec un tigre quand on a la tête dans sa gueule ». »

    On nous dit que…

    « c’est une bévue historique… » d’un employé qui a vu ça sur tik tok et a fait son propre montage pour l’associer au « D***** » le tout accompagné de la légende « Personne ne le fait comme nous » et d’un émoji de tigre.

    On nous dit qu’il a fait ça « sans comprendre le contexte exact de la scène originale du film. »

      1. Haïku dit :

        @Layla
        Merci pour le clip !
        Pas mal spécial !!

  12. Apocalypse dit :

    |@infophile2 – 10:27

    « La vengeance aveugle, un concept pratiqué avec un zèle sadique en Israël par les temps qui courent. Pourtant, les voix la condamnant sont honteusement timorés de ce côté-ci. »

    💯

    Une partie de la population est rendue tellement D-U-M-B que tout ce qui n’est pas « j’aime Israël inconditionnellement, même s’ils commettent des atrocités » est considéré comme antisémite.

    On est rendu qu’on s’excuse, alors qu’il n’y a aucune raison!

    La seule chose que tu ne devrais pas dire en parlant des juifs est : « je les déteste et je veux les voir morts ». Tout le reste est permis, incluant de dire que c’est un peuple d’I-D-I-O-T-S, ce qui n’est pas loin de la vérité lorsqu’on pense qu’on garde en place des gouvernements qui commettent atrocités sur atrocités.

    J’ai entendu Hasan Piker et il n’y avait aucun antisémitisme dans ses propos; il est un défenseur du peuple juif. Il est tres critique du gouvernement Netanyahou, avec raison d’ailleurs.

    Finalement, on peut se demander si lui et M. El-Sayed étaient des BLANCS – comme neige – si on ferait autant d’histoires?

    1. no-name dit :

      Je ne sais pas si vous le remarquez, mais votre commentaire est un peu nauséabond.

      La haine ne se résume pas à une déclaration franche et ouverte. Le racisme ne se résume pas à dire : « Je les déteste et je veux les voir morts. » La misogynie ne se réume pas à dire « Je les déteste et je veux les voir morts. » L’islamophobie ne se résume pas à dire : « Je les déteste et je veux les voir morts ».

      Comment le mouvement progressiste, qui a investi tant d’effort à expliquer les mécanismes subtiles du racisme (Ta-Nehisi Coates, etc.), de l’islamophobie, peut en arriver à suggérer de telle bêtise ?

      Vous reprenez à votre compte l’argumentation de Alito qui suggère que le gerrymandering des États du Sud (et le ségrégationnisme) ne relève pas du racisme parce que personne a dit explicitement qu’il faisait cela parce qu’il détestait les Noirs.

      Le monde n’est pas aussi simpliste que vous le présentez et multiplier les majuscules à la Trump et détacher les lettres de vos insultes ne leur donne pas le poids que vous pensez. El-Sayed s’excuse parce qu’il est à l’écoute de l’électorat qui lui a expliqué (à juste titre) qu’il y avait une maladresse à rattacher l’horreur en Palestine à un crime domestique ouvertement haineux sur un mode justificatif.

      (Je ne remets pas en question votre liberté d’émettre ce genre d’opinion, je suis juste surpris de les lire ici. Je suis nouveau je ne connais pas vraiment les usagés de ce blogue.)

  13. Apocalypse dit :

    @JMB – 10:54

    « Ce qui est incroyable dans cette histoire, c’est qu’El Sayed est obligé de se battre contre… »

    Tout a fait d’accord avec votre post! 👍👍

    On écoute ce que M. El-Sayed propose aux Américains, pour améliorer leur vie, et c’est de cela qu’on devrait parler la très grande majorité du temps, mais non, il doit parler, se défendre contre toutes sortes d’histoires qu’on balaierait du revers de la main en cinq (5) secondes.

    On a sans doute parlé plus de contenu dans la campagne qu’on vient de débuter au Québec que dans les trois mois que va durer la campagne de M. El-Sayed.

  14. infophile2 dit :

    Au fond, El-Sayed a dit une vérité fondamentale : qui sème le vent récolte la tempête.

    Mais dans le contexte, cela laisse entendre que la communauté autour de la synagogue Temple Israel a semé du vent. Cela me semble très abusif, même si on connait l’appui des Juifs pour le sionisme. Tous n’appuient pas les dérives du sionisme, même si elles lui sont intrinsèques.

    Ses excuses étaient nécessaires, autant politiquement qu’éthiquement.

  15. Apocalypse dit :

    @no-name – 13:09

    « Je ne sais pas si vous le remarquez, mais votre commentaire est un peu nauséabond. »

    Dans ce cas, je vous propose de quitter ce blogue, allez apprendre à lire pour comprendre le sens des mots et nous revenir!

    Vous faites justement le jeu des antisémites et vous ne vous en rendez sans doute pas compte.

    On peut sévèrement critiquer le gouvernement Netanyahou, le peuple juif.

    En fait, je pourrais faire des critiques du peuple Canadien, Américain et vous ne verriez aucun problème parce que nous avons la liberté de dire à peu près n’importe quoi, mais la même chose à propos des Juifs et voilà qu’un nombre de gens capotent.

    1. no-name dit :

      Je vous inviterais à votre tour à apprendre à lire (et à réfléchir). Comme le stipule la fin de mon message, je ne remets pas votre droit de vous exprimer. Vous passez du légal au moral, sans les distinguer, ce qui visiblement vous mélange.

      Vous avez le droit légal de dire « Tous les Juifs sont des cons qui devraient avoir honte du génocide. » Je ne conteste pas ce droit. Je défends même ce droit. Mais il ne s’ensuit pas que toutes vos paroles seront toujours dépourvues de sens et d’implications (pensez à la diffamation, aux crimes haineux, etc.).

      Une personne a le droit légal (peut-être, vraiment pas sûr au Canada pour tout avouer) de dire « Les Noirs sont biologiquement portés à commettre plus de crimes et il faudrait donc envoyer plus de policiers superviser certains quartiers. » Encore une fois, personnellement, en tant que Canadien qui comprend que nous n’avons pas de premier amendement ici (je ne suis pas sûr que vous l’ayez compris, si vous habitez au Canada) mais qui appuie la liberté d’expression, je songerais peut-être au droit d’une personne de s’exprimer ainsi – mais il va s’en dire que ce commentaire sue le racisme nauséabond et ne devrait pas avoir sa place dans la place publique et qu’un policien mérite le suicide politique s’il prononçait ou appuyait ce genre de chose.

      La question posée n’est pas de savoir si une personne X a le droit légal de dire Y, mais si Y relève du racisme/de l’islamophobie/de l’antisémitisme – de la haine quoi. Personne ne conteste le droit légal d’un El-Sayed ou d’un Piker de s’exprimer, je ne sais pas quels journaux vous lisez et si vous avez compris de quoi on parlait depuis des mois. Pour reprendre votre style d’argumentation, il s’agit de deux problèmes D-I-F-F-É-R-E-N-T-S. À ce problème un peu compliqué vous proposez qu’il n’y a jamais de problème légal ou moral avec Y tant et aussi longtemps que Y n’est pas  » Je les déteste et je veux les voir morts ».

      De toutes les solutions, cette dernière me semble un peu stupide. A) D’abord, parce que vous ne suivez pas votre propre critère à la fin de votre message, en suggérant que les questions posées à El-Sayed relèveraient d’un certain racisme parce qu’il n’est pas BLANC. Pourtant, en suivant votre critère, il ne peut pas y avoir de problème avec ces questions, parce que personne n’a dit « Je déteste et je veux les voir morts ». B) Ensuite, parce qu’il suffit d’un peu d’imagination pour comprendre que ce n’est pas seulement la formule que vous avez arbitrairement choisie qui s’inscrit dans le discours haineux et qui est susceptible de poser problème légalement ou moralement. Le discours haineux, croyez-le ou non (dans lequel j’inclus le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, etc.) cache souvent sa haine et peut être légal (aux É-U surtout, au Canada c’est vraiment plus compliqué). Pour reprendre Sartre, qui a parlé d’antisémitisme, l’antisémitisme est avant tout un plaisir innocent dont l’antisémite ne s’incommode jamais et dont on fait reporter le blâme sur le Juif. Tous les mots ont un impact, même ceux qui ne sont pas ouvertement violent. Que cela vous semble aussi invraisemblable en dit long sur votre manque de compréhension et de sensibilité. C) Votre définition est défecteuse enfin parce qu’elle en vient inévitablement à excuser tous les débordements de langage. Votre raisonnement consiste à dire : il faut faire attention à Y mais pour tout le reste… Ce qui est prondément irresponsable et finira par aliéner toutes les minorités.

      Ma conjointe s’indigne du fait que je passe mon dimanche après-midi sur un blogue. Je n’aurai pas le temps de répondre si vous le faites.

      Bonne journée !

    2. MarieFrancineF dit :

      @Apocalypse
      Minute papillon !!

      Vous dites à no-name: « Dans ce cas, je vous propose de quitter ce blogue, allez apprendre à lire pour comprendre le sens des mots et nous revenir! »

      Mais pour qui vous vous prenez là pour utiliser le « nous » comme ci vous étiez le représentant de l’ensemble des participants à ce blogue ? Contentez-vous de parler en votre nom !

      @no-name
      Personnellement, j’apprécie votre participation et espère pouvoir vous lire…sincères salutations à votre dame à qui vous manquez…
      :o)

  16. lechatderuelle dit :

    Un autre comique….
    Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a appelé les pays musulmans à s’unir contre les États-Unis et Israël dans un message écrit dimanche, six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. La solution aux problèmes de la Oumma [communauté musulmane] réside dans l’unité de parole, l’amitié et la coopération sur la voie du bien », a déclaré l’ayatollah, selon son site officiel.
    Lapresse

    C’est quasi un trump iranien ce Mojtaba!
    Il a écoeuré pratiquement tous ses voisins depuis des décennies et le voilà subitement, avec une vision d’unité!
    Eh ben…
    2 chefs d’état qui vivent dans leur monde allégorique…
    Faut pas s’étonner que rien n’évolue dans ce bourbier…
    2 gouvernements violents et fourbes….

    Ce chef sanguinaire menace même son peuple sans subtilité…

    « Vendredi, dans une précédente déclaration écrite, il avait affirmé que « commettre quoi que ce soit qui nuise à la cohésion sociale était interdit ».  »
    Lapresse

    Dire que plusieurs ont de l’admiration pour ça…. simplement parce que trump et les EU s’enfargent tout seul ….
    Ce « Guide » n’a pas été élu par le peuple. Il a été imposé au Peuple. Encore moins légitime. Les trump et netanyahou ont été élus…. Ça ne justifie pas les bêtises et atrocités commises par eux dans une logique de « protéger » leur peuple.

    Si l’Iran avait fait cette ouverture voilà 47 ans… à quoi ressemblerait le Moyen-Orient aujourd’hui???

  17. Haïku dit :

    HS,
    Voici la lettre de Heather Cox Richardson:
    *https://heathercoxrichardson.substack.com/p/august-29-2026?r=sn95e&utm_campaign=post&utm_medium=email

    1. MarieFrancineF dit :

      Toujours si pertinente HCR.

      « Qu’il s’agisse des propos d’un roi, servant de prétexte à asservir son peuple, ou de ceux d’une race, justifiant l’asservissement d’une autre, il s’agit toujours du même vieux serpent… ».

      Hem…le serpent étasunien contre les suricates du Canada !!
      https://youtube.com/watch?v=qCtpIMN3N6E&si=0oGzz4BXeoZwAxSb
      :o)

  18. titejasette dit :

    HS

    Trump invite les entreprises canadiennes à s’installer aux États-Unis

    https://www.tvanouvelles.ca/2026/08/30/trump-invite-les-entreprises-canadiennes-a-sinstaller-aux-etats-unis

  19. Apocalypse dit :

    @no-name – 14:30

    Tout le monde s’entend – ou presque – qu’Israël est un État terroriste qui a commis – et continue de le faire – des atrocités à Gaza, au Liban et en Iran où des milliers et des milliers d’innocents ont été massacrés, assassinés, c’est de cela dont on devrait parler pour que ça les force à arrêter ces horreurs, MAIS non, la plupart du temps, tous les jours, on parle de quoi, de l’antisémitisme de certains, vraiment?

    C’est comme si les gens – un grand nombre – n’étaient tout simplement pas capables de se faire une tête, de prendre la mesure des atrocités commises par Israël, MAIS lorsque quelqu’on ose émettre des commentaires un tantinet agressifs envers les juifs, oh mon DIEU, là, le jase déborde et il faut comdamner.

    La priorité des priorités devrait être de condamner les crimes d’Israël où des innocents perdent la vie tous les jours.

    Le gouvernement Netanyahou a autorisé des crimes, des horreurs, mais le peuple a aussi sa part de blâme, c’est ce peuple qui a élu ce gouvernement; ce peuple a sans doute subi un lavage de cerveau, mais lorsque des innocents – par centaines, par milliers – se font massacrer à Gaza, on aurait dû dire STOP, qu’est-ce que vous faites en notre nom? Mais on ne voit rien de cela et si on remplace Netanyahou, le prochain ne sera pas moins pire.

    Ce qui veut dire que je peux critiquer le peuple israélien. Je ne vais sûrement pas leur souhaiter du mal, car ce sont des civils, mais pour l’amour de Dieu, que ce peuple s’ouvre les yeux sur ce que fait « leur » gouvernement en « leur nom ».

    p.s. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec vous, vous êtes un excellent intervenant sur ce blogue!

    1. no-name dit :

      Ne vous en faites pas, je trouve vos commentaires intéressants aussi, même si je ne suis pas toujours du même avis.

  20. Lanaudoise dit :

    Pendant ce temps… (Billet de Jonathan Cohn, the Bullwark) A propos du candidat républicain.

    (…) when voters say they are worried about the cost of living, especially medical bills. But it comes directly from comments Rogers made to a private audience in March, via a recording later obtained by reporter Simon Schuster of Bridge Michigan.

    At that meeting, Rogers got a question about what he would do to reduce the cost of health care. He promised to introduce a plan that would “embrace the freedom of the free market” and proceeded to explain that increasing out-of-pocket costs for preventive services was one way to do that.

    But if it’s a lot of skin in the game—say, $50 for a single office visit—then chances are good people will also hold back on care they really need. They might put off a cancer screening until it’s too late, missing a tumor that might have been treatable if caught early. And if they also owe higher copays on their drugs, they might stretch the supply by cutting their blood-pressure pills in half or skipping doses, potentially increasing their risk of a heart attack or stroke.

    These things can actually drive up health care costs in the long run. And that’s not to mention the fact that they can kill you.

    That’s why more liberal and progressive Democrats have generally tried to minimize out-of-pocket costs, especially for essential services. That’s how the zero-cost requirement on preventive care became law. It was a key provision of the Affordable Care Act, designed to make sure that even with high-deductible policies, people had no barriers to basic, routine care.

    Yes, in seeking to roll back the free preventive care requirement, Rogers is seeking to roll back part of “Obamacare.” And that’s not surprising. When it comes to health care, Rogers has the posture and positions of a traditional Republican, which means he opposes government-financed health care in general and the Affordable Care Act in particular.

    La médecine préventive prévient des coûts et des morts. Ce que préconise Rogers est contraire aux faits. Mais il en est qui du moment qu’on parle de l' »Obamacare » se mettent à ne plus voir clair.

    That posture has direct, immediate implications for Michigan voters. Rogers’s position is an indicator of how he would vote—and, possibly, how the United States Senate would vote—on questions like whether to restore the extra Affordable Care Act subsidies that Donald Trump and Republicans in Congress allowed to lapse at the end of last year. When those subsidies went away, hundreds of thousands of Michiganders saw their premiums jump.

    And it’s not just in Michigan where this is happening. Nationwide enrollment in the Affordable Care Act is already falling as a result of spiking premiums, now that Trump and the GOP have let those extra subsidies expire. The number of Americans with no insurance at all is likely to jump too, and then jump again when the Medicaid cuts Trump and Republicans enacted last year really kick in.

    The public turned against the repeal effort anyway, spooked by the prospect of more than 20 million people losing insurance and insurers once again restricting coverage or charging substantially more to people because they had diabetes or were cancer survivors.

    Again, Rogers had already left Congress by the time of those particular votes. And among my questions that his campaign declined to answer was whether he still supports repeal. But in that same recorded conversation from March, he mentioned that he would also support the creation of “high-risk pools,” which were part of the 2017 GOP bills and many proposals since.

    That says a lot. The idea of high-risk pools is to create separate insurance plans for people with pre-existing conditions, rather than requiring insurers to accept them. “We take the really sick people and put them in this fund that we all pay a little bit,” Rogers said in the recording. “The government pays, the hospital pays, Medicare would pay a little bit.”

    The problem is that states have tried this approach before. The plans lacked adequate funding to serve everybody who might need them, or to guarantee the level of coverage they would need. Waiting lists were common.

    This is well known, and has been litigated publicly over and over again. Republicans keep proposing them—in part, undoubtedly, because it makes it sound like they are just as committed to protecting people with pre-existing conditions. Meanwhile, independent analyses keep finding that high-risk pools are not a substitute for protections that the Affordable Care Act put on the books.

    THIS ALL MIGHT SEEM like ancient history, or at least irrelevant history, since at the moment nobody is talking publicly about repealing the Affordable Care Act. But Trump still refers to the law as a “disaster” from time to time. It would be fair to describe recent changes to both Medicaid and the Affordable Care Act (which go beyond not extending subsidies) as weakening critical pillars of the program.

    But right now Rogers is not making that case. He’s not even trying. Instead, he’s dodging questions and talking about El-Sayed’s plans, evidently in the hopes voters won’t notice what Rogers himself is offering.

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