
« On ne s’aide pas vraiment aujourd’hui en décidant de renommer le lac Ontario “lac Amérique”. Enfin, ce n’est pas vraiment ça qui va arranger les choses, n’est-ce pas ? » La représentante républicaine d’Oklahoma Stephanie Bice a fait cette déclaration jeudi soir dernier lors d’une rencontre privée avec des étudiants républicains de l’Université d’État d’Oklahoma. Au cours de cette rencontre, elle a également lancé un cri d’alarme au sujet de l’impact de l’impopularité de Donald Trump et de son leadership chaotique sur les électeurs de son parti.
« Le défi auquel nous sommes confrontés, c’est qu’il nous faut surmonter ce discours du genre “je n’aime pas [Trump], donc je vais voter pour le candidat démocrate” », a déclaré Bice, selon un enregistrement audio obtenu par le site d’information The Bulwark. « Parce que je peux vous le dire dès maintenant, je l’entends déjà. »
« Et ce qui se passe, c’est que cela aura un impact sur moi parce que […] deux choses peuvent alors se produire », a ajouté la représentante. « Soit les électeurs vont voter pour le candidat démocrate […], soit — et c’est là ma plus grande crainte en ce moment — les gens ne vont pas voter du tout. »
L’Oklahoma, faut-il préciser, est l’un des États les plus conservateurs des États-Unis. Et si la circonscription de Bice n’est pas la plus rouge de l’Oklahoma, elle ne fait pas partie des cible des démocrates. Du moins, pour le moment.
Bice en a rajouté en relayant aux étudiants les propos d’un chef d’entreprise d’Oklahoma selon lesquels il souffre de « Trump fatigue ». Un des porte-parole de la représentante a déclaré au journaliste Joe Perticone du site Bulwark que la représentante n’avait fait que rapporter une opinion qu’elle ne partageait pas.
N’empêche : si une représentante fait état en privé de sa grande crainte concernant l’impact négatif de Trump sur l’électorat républicain, c’est que tout ne tourne pas rond. Et l’apparition de « lac Amérique » sur Google Maps aux États-Unis n’est probablement pas une solution à la situation qui l’inquiète.
(Photo Stephanie Bice)
J’aimerais croire que si les Républicons mangent une volé en novembre, il vont finir par lâcher Trump. Mais malheureusement, je doute que ça arrive.
Le jour où le cholestérol va faire sa job, je sens que les Républicons vont faire comme après la mort de Staline. Sans complètement le renier, ils vont prendre leur distance du régime.
On peut douter que Vance soit le Krouchtchev qui mettra délibérément fin au culte. Il y mettra fin par son seul manque de personnalité.
« si la circonscription de Bice n’est pas la plus rouge de l’Oklahoma »
Si DDT a entendu ses propos, il va peut-être tout faire pour la débarquer de là. Il déteste les repus qui parlent contre lui (des RINO, des traitres) et il aime se saborder. Est-il trop tard pour des primaires dans son comté ?
Les républicains commencent à sentier la soupe chaude? Vous l’avez voulu le Donald, ben vous l’avez eu!
Ca doit plutôt être la soupe froide à MTG. Sa fameuse « gazpacho police » !!!
💯Délicieux 💯
Il est rendu si bas dans les sondages qu’il doit monter dans un escabeau pour laver son plancher
– Stephanie Bice
Elle était pourtant tout sourire de montrer au monde un autre de ces décrets immondes.
A Lanaudoise
Mais elle devait faire *bonne figure*
« … soit — et c’est là ma plus grande crainte en ce moment — les gens ne vont pas voter du tout. »
Elle a bien raison! Un petit nombre – on en a vu quelques-uns dans des vidéos qui ont fait un 180 degrés sur Donald Trump – vont voter démocrates, mais plusieurs ne vont tout simplement pas se donner la peine de voter.
Pourtant le parti républicain ne fait aucun geste pour essayer d’atténuer les impacts de la catastrophe ambulante qui leur sert de Président…
Ou bien ils sont réellement convaincus de la betise généralisée des électeurs ou alors ils savent qu’Ils vont tricher.
C’est rare devoir un gouvernement et un parti politique ignorés les clignotants rouges, les sirènes d’alarme alors que plein de gens courent partout avec leur veste de sauvetage sans que rien ne se passe….
Bon quand on y pense, y’a aussi eu le parti Libéral avec Justin et la CAQ avec Legault… ça leur a pris du temps, mais y’ont fini par changer le chef.
Les républicains changeront-ils de Président???
N’est pas Carney qui veut… Même Fréchette est un meilleur choix que… Vance.
Peut-être que les Républicains se disent, Vance? ouais… aussi bien continuer avec trump… il bullshitte mieux….
Tu aurais dû y penser avant. Stephanie Bice dehors…
Si les communicateurs trumpistes pouvaient juste arrêter leurs publications un peu débiles, ça serait déjà un commencement.
Google Maps peut bien changer des noms sur les cartes, mais y a pas grand monde qui va changer ses entêtes de lettres trop vite.
On passe d’une stratégie de noyer le poisson dans une mer d’insanités à une mer d’insanités tout court.
Ça amuse peut-être la galerie, mais ça agace sûrement les personnes dites sérieuses. Et pas juste les canadiens. C’est gênant aussi pour les américains qui endurent ce vieux débile qui devrait prendre sa retraite à MAL avec son or et ses drivers.
Ce sont ces personnes sérieuses qui sont prises avec les conséquences.
Le risque pour les républicains est que leurs électeurs restent chez eux et ne votent pas, par dépit, bien plus que de voter démocrate.
Tu peux essayer de bloquer le vote par correspondance, mais encore faut-il que tes propres électeurs votent.
Un fou au pouvoir, quoi dire de plus…
@lechatderuelle – 17:26
« Pourtant le parti républicain ne fait aucun geste pour essayer d’atténuer les impacts de la catastrophe ambulante qui leur sert de Président… »
💯
Les sondages sont catastrophiques dans toutes les catégories – même l’économie – et comme vous dites, pas la moindre tentative de corriger le tir.
En pire, on voit des efforts pour tricher afin de sauver la mise en novembre prochain.
À n’y rien comprendre…
Je me répète mais c’est en ligne avec la déclaration de Brice :
https://www.threads.com/share/BAaTUsSU6R/
Et elle aurait aussi pu faire état de ses réalisations:
https://www.threads.com/share/BAYhxiCSTj/
Il y a probablement beaucoup plus à retenir des propos de Stephanie Bice que son entourage ne voudrait maintenant nous le faire croire. Quand une élue républicaine de l’Oklahoma, un des territoires les plus rouges des États-Unis, commence à s’inquiéter de la « Trump fatigue » et de l’effet du chaos trumpiste sur ses propres électeurs, c’est que la machine commence sérieusement à grincer. Et elle a raison d’avoir peur.
Parce que Donald ne peut plus éternellement servir d’excuse à tous les candidats républicains. Il a transformé le Parti républicain en parti de soutien à sa personne. Pendant des années, les élus ont accepté de se taire, de s’écraser et d’applaudir en espérant que la popularité de Trump leur permettrait de conserver leur siège. Mais voilà que la facture arrive.
L’économie va mal. Les guerres tarifaires de Trump ont créé de l’incertitude, augmenté les coûts et nui aux entreprises et aux consommateurs. Sa confrontation commerciale avec le Canada n’a certainement pas produit la grande victoire qu’il promettait. Au contraire, le Canada a démontré sur la scène internationale qu’il était capable de tenir son bout et de chercher d’autres partenaires pendant que Washington transforme ses relations commerciales en règlement de comptes personnel.
Pendant ce temps, il continue de semer le chaos partout où il passe. Les tensions internationales, les conflits qu’il alimente et ses aventures géopolitiques ne font qu’ajouter de l’incertitude à une économie qui n’avait certainement pas besoin de cela. À l’intérieur du pays, il divise les Américains comme rarement un président l’a fait. Et, fidèle à lui-même, il n’est responsable de rien. Quand ça fonctionne, c’est grâce à Donald. Quand ça ne fonctionne pas, c’est la faute de Biden, des démocrates, des médias, des immigrants, du Canada ou de quelqu’un d’autre. Toujours quelqu’un d’autre.
Et pendant que les dossiers Epstein lui collent aux talons comme un boulet, pendant que les questions s’accumulent et que la confiance s’effrite, Trump et son entourage donnent l’impression de vivre dans une réalité parallèle où tout tourne autour de l’argent, du pouvoir et des intérêts de la famille présidentielle. Alors oui, Stephanie Bice devrait s’inquiéter.
Parce que les électeurs républicains commencent peut-être à se poser une question extrêmement dangereuse pour le GOP : pourquoi aller voter pour un candidat qui devra, de toute façon, passer son temps à défendre les frasques, les insultes, les guerres et les caprices de Donald Trump ? Et la réponse de Trump à cette fatigue politique est tout simplement extraordinaire : faire des vidéos ridicules sur sa guerre contre le Canada et rebaptiser le lac Ontario « lac Amérique ». Voilà donc le grand programme. L’Américain qui peine à joindre les deux bouts, qui voit les prix augmenter et qui s’inquiète pour son emploi peut dormir tranquille : Donald Trump a trouvé une priorité nationale. Il change le nom d’un lac, construit une salle de bal et appose son nom et son image partout.
C’est à ce moment précis que les candidats républicains qui ont encore une ambition politique devraient se réveiller. Trump n’a aucun avenir politique après 2028. Mais eux, peut-être. À condition de comprendre qu’ils ne peuvent pas tous disparaître avec lui. Le moment de commencer à prendre leurs distances, c’est maintenant. Avant les élections de mi-mandat. Avant que le rejet de Trump ne devienne un rejet automatique de tout candidat portant l’étiquette républicaine. Avant que l’abstention des électeurs conservateurs ne fasse autant de dégâts que le vote démocrate.
Donald Trump n’a pas seulement attaqué les contre-pouvoirs américains. Il a aussi profondément détruit le Parti républicain. Il a remplacé les principes par la loyauté personnelle, les idées par les slogans et le courage politique par la peur de ses représailles. Et cela ne peut pas durer éternellement.
Même J.D. Vance devrait commencer à réfléchir. S’il veut réellement avoir un avenir après Trump, il devra éventuellement décider s’il veut être l’héritier d’un mouvement politique ou simplement le dernier gardien d’un mausolée dédié à Donald Trump.
Stephanie Bice vient peut-être de dire tout haut ce que plusieurs républicains pensent tout bas : Trump est devenu un problème politique pour son propre parti. Un boulet impossible à défendre et à supporter. Et plus ils attendront avant de l’admettre, plus la chute risque d’être brutale.
Parce qu’à force de suivre aveuglément un homme qui laisse derrière lui le chaos, la division et les ruines politiques, le Parti républicain pourrait finir par découvrir qu’il n’était pas en train de suivre un chef vers l’avenir. Il était simplement en train de le suivre vers le précipice.
Son propos ressemble à « le bateau coule et je ne sais pas où sont les chaloupes ».
Elle trouve que rebaptiser le bateau n’est pas une solution viable.
@richard des rochers
Dans une de ses pieces de théâtre, Maïakovski fait dire a un apparatchik confronté aux problèmes de transport … « si les bus marchent mal repeignez les en rouge ». (Citation de mémoire… lointaine!)
😉
Ouch !! 🎯
Je suggère de renommer le domaine de Trump, Mar a Pedo
HS, c’est reparti. L’armée américaine a mené dimanche une frappe sur l’île iranienne de Larak, où des forces iraniennes se préparaient à lancer des roquettes chargées de mines dans le détroit d’Ormuz, a déclaré un responsable. Il s’agit des premières frappes américaines depuis plus d’un mois.
Les forces américaines ont touché deux lanceurs iraniens sur l’île, a précisé le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central américain. Des habitants ont rapporté avoir entendu une explosion près de l’île de Larak dimanche, selon l’agence de presse semi-officielle iranienne Fars.
https://www.cnn.com/2026/08/30/politics/us-iran-strikes-larak-island
Peu importe ce qu’il se passera, ces cons ne cesseront pas d’exister après le passage de cette vidange inhumaine. Il a de la relève en plus.
« Soit les électeurs vont voter pour le candidat démocrate […], soit — et c’est là ma plus grande crainte en ce moment — les gens ne vont pas voter du tout. »
Too bad, so sad. C’était à vous et aux autres ripoux-blicains de ne pas lui lécher le cul ebn pensant avoir trouvé le pouvoir éterpour le parti.
***en pensant avoir trouvé le pouvoir éternel pour le parti.***
Les doigts m’auriont fourché.