Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Le représentant démocrate de Californie Eric Swalwell s’est fait connaître en tant que procureur au procès de Donald Trump devant le Sénat lors de la deuxième procédure de destitution ayant visé le 45e président. Ce rôle lui a valu de figurer parmi la liste des ennemis de Trump. Mais cela n’a pas nui à sa carrière politique, si l’on se fie aux plus récents sondages, qui font de lui le candidat démocrate ayant probablement les meilleures chances d’être élu au poste de gouverneur de son État en novembre. La question est aujourd’hui de savoir si sa campagne survivra aux allégations d’agression sexuelle le visant.

Le San Francisco Chronicle a publié ce vendredi un article citant une ancienne employée de Swalwell qui a affirmé que ce dernier avait eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle travaillait pour lui, et qu’il l’avait agressée sexuellement à deux reprises alors qu’elle était trop ivre pour consentir. Plusieurs employés de la campagne du représentant ont démissionné depuis, certains de ses alliés l’ont abandonné et plusieurs de ses rivaux démocrates l’ont sommé de se retirer.

L’ancienne représentante démocrate de Californie Katie Porter, l’une des plus sérieuses rivales de Swalwell, a laissé entendre que la femme citée par le Chronicle n’est pas la seule à avoir accusé le représentant d’agression sexuelle.

Swalwell, lui, a clamé son innocence. « Ces allégations sont fausses et viennent à la veille d’une élection contre le favori de la course au poste de gouverneur », a-t-il déclaré. « Pendant près de 20 ans, j’ai servi le public – en tant que procureur et membre du Congrès et j’ai toujours protégé les femmes. Je me défendrai avec les faits et, le cas échéant, j’apporterai une action en justice. Mon objectif dans les prochains jours est d’être avec ma femme et mes enfants et de défendre nos décennies de service contre ces mensonges. »

La primaire en vue de l’élection pour le poste de gouverneur de Californie aura lieu le 2 juin. Les électeurs pourront commencer à voter par correspondance le 5 mai.

(Photo AP)

26 réflexions sur “Des allégations d’agression sexuelle chamboulent la course au poste de gouverneur de Californie

  1. Marcel Niquet dit :

    Depuis quand le fait d’être dénoncé comme agresseur sexuel est-il susceptible de nuire à une carrière politique aux USA?

    1. Laurent Pierre dit :

      Les zamerloques ont même élu à 2 reprises un pédo agresseur sexuel comme président et des dizaines de millions de chrétiens le vénèrent encore. Où est le problème? Bien sûr, il n’est pas dans le bon parti!

    2. Igreck dit :

      Dixit : 🤡

  2. Charlot dit :

    Bon. Il reste une solution pour régler ce genre de problèmes une fois pour toutes. C’est lassant et répétitif à la fin!

    Castration immédiate dès qu’un homme, quelque soit son âge, manifeste le désir de se lancer un jour en politique. Bien sûr la solution peut aussi être appliquée pour tous les emplois.

    Idiot, je sais, mais parfois vaut mieux rire (jaune) que pleurer. 🙄

  3. Roger Allard dit :

    Qui vit par le cul périra par le cul.

    Cul-de-sac

    1. Pierre Belley dit :

      Cul par dessus tête ca donne ça.

  4. Divk Tryki dit :

    Coudonc aux USA faut-il avoir des problèmes sexuels pour faire de la politique?

  5. POLITICON dit :

    Il y a quelque chose de profondément obscène dans ce théâtre politique américain où la morale est brandie comme une arme… mais jamais appliquée avec cohérence.

    On découvre aujourd’hui que Eric Swalwell est éclaboussé par des allégations graves. Immédiatement, la machine s’emballe : démissions, indignation, appels à se retirer. Le rituel est bien rodé. On feint la stupeur, on invoque les principes, on exige des têtes. Très bien. C’est ce que devrait être une démocratie digne de ce nom. Mais alors, qu’on m’explique.

    Dans ce même pays, Donald Trump a été reconnu responsable d’agression sexuelle par un tribunal civil. Pas accusé — reconnu responsable. Et non seulement il respire encore politiquement, mais il domine, dicte, menace, et galvanise une base qui a fait de l’indignation sélective un sport national. Mieux encore : il distribue les certificats de moralité comme un prêcheur en faillite.
    Et c’est là que l’hypocrisie atteint son apogée.

    Parce que dans cette Amérique-là, tout dépend de qui vous êtes et de quel camp vous servez. Si vous êtes du bon côté de la barricade idéologique, vos fautes deviennent des « controverses ». Sinon, elles sont des condamnations à mort politique. On ne juge plus les faits — on juge les affiliations.

    Alors oui, que les allégations visant Swalwell soient prises au sérieux. Qu’elles soient enquêtées, rigoureusement, sans complaisance. C’est le minimum. Mais qu’on ne vienne pas nous vendre cette indignation comme une soudaine illumination morale du système politique américain. C’est une posture. Rien de plus.

    Et pendant ce temps, des figures comme Katie Porter se positionnent — parfois à juste titre, parfois opportunément — dans ce ballet où la vertu est aussi une stratégie électorale. Là encore, difficile de ne pas voir le calcul derrière le principe. Le plus troublant, ce n’est pas que des politiciens soient accusés. C’est que le système tolère l’intolérable… à condition qu’il soit utile.

    M. Hétu nous présente les faits avec rigueur, comme toujours. Mais derrière ces faits, il y a une réalité plus brutale : la morale politique américaine est à géométrie variable. Elle se plie, se tord, se négocie. Et au final, le message envoyé est limpide, presque cynique : ce ne sont pas les gestes qui disqualifient — c’est le rapport de force.

    Bienvenue dans une démocratie où l’indignation est devenue un outil partisan, et non un principe.

  6. MarcB dit :

    CNN mentionne que 4 femmes en tout semble avoir publiquement reproché ces faits.

    « Exclusive: Four women describe sexual misconduct by Rep. Eric Swalwell, including a former staffer who says he raped her »
    https://www.cnn.com/2026/04/10/us/eric-swalwell-sexual-misconduct-allegations-invs

  7. Rick dit :

    Si ça continue ces dénonciations, il va finir comme Mussolini, pendu par les pieds! Son sort est décidé sur les réseaux sociaux avant la moindre preuve de culpabilité. C’est ça qui est ça….

  8. Apocalypse dit :

    @POLITICON – 19:49

    « On découvre aujourd’hui que Eric Swalwell est éclaboussé par des allégations graves. Immédiatement, la machine s’emballe : démissions, indignation, appels à se retirer. »

    Donald Trump, l’exception qui confirme la règle; démissionner, c’est exactement cela que devrait faire Eric Swalwell.

    On parle d’accusations, d’allégations très graves de crimes sur des femmes, alors il est indigne de servir la population, incluant les 50% de femmes qui la composent.

    1. ctbourgeois dit :

      Aucune raison valable que Don le criminel et agresseur sexuel soit une exception, les républicains sont les éternels responsables de son élection illégitime, mais lancer des pierres aux opposants, c’est le sport préféré de tous les républicains.

      Swalwell ne devrait pas se présenter comme candidat s’il est mis en accusation, mais les républicains devraient montrer une décence et se fermer la trappe, ils n’ont aucune leçon à donner à un démocrate qui a commis des agressions sexuelles, ils sont aussi éclaboussés par des saletés dans leur parti.

      En plus de leur roi de la décadence à la MB, il suffit de regarder les minables avec un passé controversé et incriminant qui ont été nommés dans des postes stratégiques.

  9. Apocalypse dit :

    HS – Un post, d’un certain George, sur Bluesky qui m’a fait rire: 🤣

    https://bsky.app/profile/george7272.bsky.social/post/3mj5f4lqlns2p

  10. Haïku dit :

    HS,
    C’est vendredi…
    —–
    Oups, je peaufine la blague pour demain.

    En attendant, voici une pause musicale extraordinaire de Miles Davis,
    « Fat Time »:
    *https://youtu.be/xGd9_atxTfo?si=41NlrGllix8W-9VN

    1. gl000001 dit :

      La basse est le fun ! On dirait une marche avec des amis en se comptant des blagues. C’est peut-être le scotch qui parle. Who cares 😉

      1. Haïku dit :

        Peut-être un Chivas Régal qui parle ? 😉

      2. gl000001 dit :

        Glenmorangie Nectar d’Or

    2. _cameleon_ dit :

      Wow ! Un super exemple du génie de Miles Davis. ♪♥♫

      1. Haïku dit :

        Effectivement ! 🎵

  11. _cameleon_ dit :

    Ouais, c’est un peu comme le monument qu’a érigé BC à WC, DC, en l’honneur de sa légendaire virilité.
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/80/Washington_Monument_2022.jpg/960px-Washington_Monument_2022.jpg

  12. Nimai dit :

    Toujours risqué la politique avec des cadavres dans le placard. N’est pas Donald qui veut.

  13. Apocalypse dit :

    HS – Je viens juste de voir sur Cyberpresse!

    Donald Trump, un des exemples les plus navrants de l’humanité peut offrit, et il veut mettre son empreinte sur TOUT. 🤦‍♂️

    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2026-04-10/washington/l-administration-trump-devoile-les-plans-d-un-arc-de-triomphe.php

    Washington – L’administration Trump dévoile les plans d’un arc de triomphe

  14. Apocalypse dit :

    *correction -23:30

    … peut offrir, …

  15. Gilles Morissette dit :

    Une allégation d’agression sexuelle, que ce soit dans le monde politique ou dans d’autres domaines, est ce qu’on appelle: « L’accusation qui tue ».

    Peu importe que cela soit vrai ou faux, vous serez toujours « coupable ». La présomption d’innocence n’existe pas avec ce genre d’allégations. C’est plutôt la présomption de culpabilité.

    Même sil était déclaré non coupable d’une telle accusation par un Tribunal ou après une enquête policière, il y aura toujours un odeur de soupçon qui flottera au dessus de la tête de Swalwell.

    D’après ce que je peux lire, les allégations seraient sérieuses. Il y aurait même plusieurs « présumés victimes ». Tout ça bien sûr, reste à confirmer.

    Cependant, le mal est fait. Swalwell traînera ces casseroles tout au long de sa campagne à l’investiture et devra passer une bonne partie de son temps à se défendre.

    Quand même ironique de voir qu’on fasse tant d’histoire avec une affaire qui, pour l’instant, n’est qu’au stade des allégations alors que les Américains ont choisi comme président un agresseur sexuel condamné par la Justice.

    On pourrait également parler de JFK et de son frère RFK et même de Ted Kennedy qui ont connu de multiples relations extra conjugales alors qu’ils étaient mariés.

    On pense également à tous ces salopards de Républicains (et probablement quelques Démocrates) qui jouent les « vertueux » en public mais qui dans leur vie privée, ont eu ou ont des maîtresses qu’ils ont mis enceinte et qui les ont obligé à subir un avortement.

    Foutu belle société de « faux culs ». L’Hypocrisie érigé en dogme. À lever le coeur.

    Voilà ce qu’est devenu l’Amérique moralisatrice qui donne des leçons à la planète mais qui tolère un tel niveau d’hypocrisie.

  16. lanaudoise dit :

    Décès d’un Hongrois québécois exceptionnel :
    Le photographe Gabor Szilasi s’éteint à 98 ans
    Sur qui existe un documentaire à voir.
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2245379/mort-photographe-gabor-szilasi

    1. Haïku dit :

      @lanaudoise
      Merci pour l’info !
      R.I.P. 🙏

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