
« Comment reprend-on l’initiative ? On escalade. C’est très dommageable, mais en même temps, ils espèrent que cela fasse grimper les prix mondiaux du pétrole ou que cela referme complètement le détroit d’Ormuz. »
— Farzan Sabet, analyste spécialiste de l’Iran rattaché au groupe de recherche Geneva Graduate Institute, s’exprimant sur les intentions des dirigeants iraniens. Selon lui, l’Iran va vraisemblablement chercher à intensifier la confrontation militaire avec les États-Unis pour reprendre le plein contrôle du détroit d’Ormuz qui est en train de lui échapper.
P.S. : Le blocus américain rend quasiment impossible pour l’Iran l’exportation de son pétrole, sa principale source de revenus, selon une analyse du New York Times. Dans le même temps, des escortes navales américaines ont permis à un flux limité de pétroliers de franchir le détroit d’Ormuz, contournant ainsi la fermeture de la voie maritime décrétée par l’Iran.
P.P.S. : L’Iran a affirmé ce mercredi avoir visé deux bateaux américains, huit pétroliers et dix autres navires, en réponse à des frappes américaines ayant visé mardi cinq tankers iraniens dans le Golfe.
(Photo Getty Images)
Dans la meme veine que ses prétendues actions le 11 septembre, le Donald a annoncé au monde, qu’il avait revêtu son habit de plongée pour aller déminer le détroit de “our moose” et qu’il s’apprêtait à entrer à l’eau lorsque deux imposants membres des services secrets, les plus gros et les plus imposants l’ont empêché contre sa volonté de plonger en lui enlevant son respirateur
Il s’intéresse encore à l’Iran, le gros débile? On ne dirait pas tellement il se concentre sur des trucs aussi « importants » que renommer le lac Ontario ou le Nouveau-Mexique ou faire avancer sa salle de bal pour parvenu sans goût artistique.
Il faut dire que sa capacité d’attention étant plutôt faible et son narcissisme l’aveuglant quant à ses échecs, il doit tout faire pour oublier cette « excursion » lamentable. Ça doit être la faute à Biden, tiens. Et c’est à tout le monde sauf lui de réparer les pots cassés.
Donald semble avoir compris une chose. Tant qu’a avoir l’air fou, autant être fou jusqu’au bout.
…..huit pétroliers et dix autres navires, en réponse à
des frappes américaines ayant visé mardi cinq tankers iraniens dans le Golfe….
Avec tous ces déversements et déchets:
de cette pollution générée par nos belles guerres,
la planète pleure…de cette idiotie humaine…
╮(╯_╰)╭
On rapporte que suite à ces frappes, le Brent ( baril de pétrole ) a franchi la barre du 100 $ et le West Texas Intermediate (équivalent américain) est aussi en hausse.
Si la pression persiste, des hausses du taux d’intérêt sont anticipées pour plusieurs banques centrales…J’ai l’impression que c’est un autre front où l’Iran espère mettre le bordel aux USA. S’il fallait que la Fed évoque une possible hausse de son taux directeur, la chose ferait une colère noire.
https://www.lapresse.ca/affaires/marches/2026-09-09/conflit-au-moyen-orient/le-baril-de-brent-atteint-les-100-dollars-pour-la-premiere-fois-depuis-juillet.php
» P.P.S. : L’Iran a affirmé ce mercredi avoir visé deux bateaux américains, huit pétroliers et dix autres navires, en réponse à des frappes américaines ayant visé mardi cinq tankers iraniens dans le Golfe. » – Billet
En prenant connaissance du lien ci-dessous, on ne sait pas exactement lequel des deux pays a subi le plus de dommages dans le nombre de navires ou/et de pétroliers touchés par les tirs ennemis
U.S. denies claims Iran struck two American vessels in retaliation for earlier strikes
« Les États-Unis ont démenti les allégations des Gardiens de la Révolution islamique iraniens selon lesquelles leurs forces auraient frappé deux navires américains.
Le Commandement central américain a déclaré : « Aucun navire de guerre de la marine américaine n’a été touché ; toutes les tentatives d’attaque des Gardiens de la Révolution islamique ont échoué. »
Mardi, l’armée américaine a détruit cinq pétroliers iraniens transportant du pétrole brut, en riposte au tir de missiles balistiques par les Gardiens de la Révolution islamique contre un navire de guerre américain. »
Traduit avec DeepL.com
https://www.cnbc.com/2026/09/08/iran-us-sub-strait-hormuz.html
Le détroit d’Ormuz n’est plus sa priorité. Le Canada l’obsède, il devrait bientôt nous sortir son avion et nous déverser sa m…e dessus, quoique c’est déjà bien entamé.
Le détroit d’Ormuz est en train de devenir beaucoup plus qu’un théâtre d’affrontement entre Washington et Téhéran, il pourrait devenir le véritable centre de gravité de cette guerre. Car lorsque l’on ne peut plus exporter son pétrole, que les revenus s’effondrent et que l’adversaire contrôle progressivement les conditions de circulation maritime, il ne reste qu’une arme particulièrement dangereuse : faire en sorte que personne ne puisse sortir indemne de la crise.
C’est probablement là que se situe le calcul iranien. Téhéran n’a pas nécessairement besoin de rouvrir complètement le détroit pour reprendre l’initiative. Il lui suffit de rendre son fonctionnement suffisamment incertain, coûteux et dangereux pour provoquer une réaction en chaîne sur les marchés. Quelques attaques supplémentaires, des menaces contre les pétroliers, une pression accrue sur les navires américains et, surtout, la perspective d’une fermeture durable peuvent suffire à faire grimper le prix du pétrole.
Et lorsque le pétrole monte fortement, l’Iran ne récupère pas seulement un instrument militaire, il récupère aussi et surtout une arme économique et diplomatique.
C’est une stratégie du désespoir, mais pas nécessairement une stratégie irrationnelle. Téhéran sait parfaitement qu’il ne peut pas rivaliser avec les É-U sur le terrain conventionnel.
En revanche, il peut chercher à internationaliser le coût de la guerre. Si chaque baril devient plus cher, si les assurances maritimes explosent et si les grandes économies asiatiques commencent à s’inquiéter de leur approvisionnement, le conflit devient alors progressivement un problème mondial. Et c’est justement ce que Washington voudrait éviter.
Les É-U disposent cependant de plusieurs cartes.
La première consiste à maintenir les escortes navales et à sécuriser un flux minimal de pétroliers afin de démontrer que le détroit n’est pas réellement sous contrôle iranien.
La deuxième serait d’intensifier la pression sur les capacités militaires iraniennes responsables des attaques, mais en évitant soigneusement une campagne susceptible de transformer Ormuz en zone de guerre permanente.
La troisième, plus politique, serait de construire une coalition internationale suffisamment large pour faire comprendre à Téhéran que toute tentative de fermeture durable du détroit ne provoquerait pas seulement une riposte américaine, mais une réaction collective.
Il existe aussi une quatrième stratégie, beaucoup moins spectaculaire et probablement beaucoup plus intelligente : laisser une porte de sortie. Une guerre qui ne laisse à l’adversaire que deux choix — capituler ou escalader — finit généralement par favoriser l’escalade.
Washington pourrait donc combiner pression militaire, garanties de sécurité maritime et ouverture diplomatique indirecte. L’objectif ne serait pas de faire un cadeau à Téhéran, mais de lui offrir une manière de reculer sans avoir à proclamer publiquement sa défaite.
En fait, le véritable piège pour les É-U serait de confondre contrôle militaire et victoire stratégique. Les escortes américaines peuvent permettre à certains pétroliers de passer ; elles ne peuvent pas, à elles seules, empêcher le marché mondial de réagir à la menace. Une flambée durable du prix du pétrole pourrait alimenter l’inflation, fragiliser les économies alliées de Washington et transformer une opération destinée à affaiblir l’Iran en facture énergétique mondiale.
L’Iran, de son côté, joue avec une arme à double tranchant. Fermer Ormuz ou perturber durablement le trafic peut effectivement faire monter les prix du pétrole. Mais cela pourrait aussi provoquer exactement ce que Téhéran redoute : une coalition beaucoup plus déterminée à neutraliser ses capacités militaires dans le Golfe. Autrement dit, l’Iran peut gagner quelques batailles tactiques tout en déclenchant une réaction stratégique qui lui serait catastrophique.
Donc, la question essentielle n’est plus de savoir qui peut tirer le plus loin ou couler le plus de navires. Mais de savoir qui parviendra à imposer son scénario à l’autre. Washington veut démontrer que la puissance américaine garantit la circulation maritime malgré les attaques iraniennes. Téhéran cherche au contraire à démontrer que cette puissance a ses limites dès lors que quelques missiles, drones ou vedettes peuvent rendre l’une des principales artères énergétiques du monde dangereuse.
Cela dit, celui qui contrôle le détroit ne contrôle pas nécessairement la guerre.
Le véritable pouvoir appartient à celui qui parvient à contrôler » le prix de l’escalade « . Pour l’instant, Washington possède la supériorité militaire. Mais si Téhéran réussit à transformer cette supériorité en hausse durable du pétrole, en pression économique sur les alliés américains et en inquiétude sur les marchés mondiaux, les Iraniens pourraient reprendre une partie de l’initiative sans avoir remporté la moindre bataille décisive.
Dans une guerre moderne, il n’est parfois pas nécessaire de fermer une porte. Il suffit de faire comprendre au monde entier que personne ne peut être certain qu’elle restera ouverte.
@POLITICON – 07:43
« Donald semble avoir compris une chose. Tant qu’a avoir l’air fou, autant être fou jusqu’au bout. »
Et je l’écoutais hier parler des attentats du 11 septembre, sa folie n’a pas débuté à la fin janvier 2025, ça fait longtemps que le train a commencé à dérailler!
« UKMTO (1) reports tanker struck by projectile near Iraq’s Al-Faw port »
(1) UKMTO stands for United Kingdom Maritime Trade Operations, a Royal Navy–sponsored organisation that serves as the primary 24/7 liaison between commercial shipping and naval forces in high‑risk maritime regions.
Source : Briefing à 7:47 , date 9 sept (ce matin)