Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Joe Scarborough, co-animateur de la matinal de MS NOW, a relaté ce mardi matin la conversation téléphonique qu’il a eue avec Donald Trump. L’ancien représentant républicain de Floride a précisé qu’il avait interpellé son interlocuteur sur les « comparaisons avec l’occupation ratée de l’Irak par les États-Unis » et sur la façon dont la rhétorique du président ces derniers jours « suscite de vives inquiétudes en raison du désastre en Irak ».

« La réponse du président : “Joe, la différence entre l’Irak et cette situation, c’est que [George W.] Bush n’a pas gardé le pétrole. Nous, nous allons garder le pétrole.” Et pour insister sur son propos, Trump a précisé que ses commentaires n’étaient plus confidentiels et a ajouté : “En 2016, j’ai dit que nous aurions dû garder le pétrole. Cela a provoqué une vive controverse. Eh bien, nous aurions dû garder le pétrole.” Le président a déclaré : “Et nous allons reconstruire leurs installations pétrolières délabrées, et cette fois, nous allons garder le pétrole” », a ajouté Scarborough.

L’animateur a comparé l’« audace » de Trump à « l’impérialisme du XIXe siècle.

(Photos Getty Images)

90 réflexions sur “« Cette fois, nous allons garder le pétrole »

  1. Mcdodo dit :

    Gardé le pétrole,cela inclus le pays entier

    1. SERGE POULIN dit :

      Il ne veut pas du pays, trop d’ouvrage, il veut l’argent du pays, son pétrole

  2. Syl08 dit :

    Quand il dit « Nous allons garder le pétrole », parle-t-il des USA ou de sa famille?

    1. Haïku dit :

      Très bonne question !

  3. Duduche dit :

    Aucune surprise venant de Corrompu-47 et sa bande de fasciste. Toutefois, si plusieurs analystes suggèrent que l’action américaine n’est pas totalement illégale, il faudra revoir cette opinion si le pillage s’ajoute à la piraterie.

  4. marylap dit :

    Au moins il a le mérite d’être honnête pour une fois. Ça ne va vraiment pas l’aider par contre.

  5. Pierre Belley dit :

    Il a décidé ça ? Ça lui appartient maintenant ? C’est un pétro voleur en plus. Il faut ajouter ça à son CV criminel. Ne manque qu’une flammèche pour mettre le feu au gaz…

  6. jfk999 dit :

    Un peu HS, quoique toujours dans la veine impérialiste américaine actuelle.

    Concernant le Groenland, je pense qu’il va forcer l’Europe à choisir entre le soutient à l’Ukraine contre la Russie ou le Groenland. Et très franchement, je n’aimerais pas être en position de devoir faire ce choix, car, c’est perdant-perdant pour l’Europe.

    Qu’en pensez-vous ?

    1. gl000001 dit :

      C’est un peu trop direct mais d’un autre coté … il a dit tout haut qu’il voulait voler le pétrole vénézuélien.

      Il pourrait demander à Putin d’envoyer des bateaux vers le Groenland et DT arriver avec sa cavalerie pour les sauver. Ils n’auront pas le choix de se vendre aux USA pour rester libre 😉
      On souhaite que l’OTAN arrive avant DT ou Putin !|!

      1. jfk999 dit :

        L’idée est plutôt de menacer l’Europe de lâche l’Ukraine à la Russie si l’Europe (le Danemark) ne lui cède pas le Groenland.
        En tout cas, c’est le move que je pense qu’il va tenter.

      2. MarcB dit :

        Les USA n’ont pas déjà laissé tomber l’Ukraine et pris le parti de la Russie?

      3. gl000001 dit :

        Tout est possible avec lui. 😉

    2. fournc282b52cfc dit :

      Bonjour j’en pense que vous êtes beaucoup trop optimiste. Il va les fourrer sur les deux.

      S’il fait ce que vous suggérez, alors c’est un faux dilemme, car il ne tiendra pas parole de toute façon.

      Il faut tout simplement ne faire aucun deal avec cette chose.

  7. MarcoUBCQ dit :

    « La réponse du président : “Joe, la différence entre l’Irak et cette situation, c’est que [George W.] Bush était con, mais quand même nettement pas autant que je le suis. Nous, nous allons garder l’illusion que ce pays est le plus grand. Le pétrole est essentiel à la folie états-unienne, alors nous saisirons celui du Venezuela, comme nous saisissons toutes les ressources que nous pouvons dans le monde.” Et pour insister sur son propos, Trump a précisé que ses commentaires n’étaient plus confidentiels et a ajouté : “En 2016, j’ai dit plein de conneries, comme d’habitude, alors ne me demandez pas de m’en souvenir. Cela provoque une vive controverse encore aujourd’hui.” Le président a déclaré : “Et nous allons reconstruire leurs installations pétrolières délabrées, et cette fois, nous allons voler leur pétrole, car le vol c’est ma spécialité.” », a ajouté Scarborough.

    L’animateur a comparé l’« audace » de Trump à « l’impérialisme du XIXe siècle.

  8. gl000001 dit :

    Bush leur a donné la Liberté. Bush était un grand homme (sarcasme) 😉
    Maduro a fait torturer et tuer ses opposants. Mais DT veut leur pétrole. Il se fout de leur liberté ou de leur vie. DT est un bien petit homme !!!

  9. Philippe Deslauriers dit :

    Le principe de trump, utilisé l’armé pour prendre le controle d’un pays puis vendre au plus offrant des droits de le violer.

    Le meme modus operandi qu’avec les filles de ces concours de beauté dont c’Est inspiré Epstein.

    Une belle gang de trou d’cul.

    1. bachibouzoukk dit :

      D’ailleurs, pendant qu’on y est, maintenant qu’en arrive-t-il de ces fameux dossiers ???

      On dirait que c’est « mission accomplie » pour le 🤡🍊.

  10. Haïku dit :

    HS en complément.
    Voici la lettre de Heather Cox Richardson:

    https://open.substack.com/pub/heathercoxrichardson/p/january-5-2026-monday?utm_campaign=post&utm_medium=email

    1. infophile2 dit :

      C’est vraiment à lire. C’est magistral !

      1. Haïku dit :

        Oui certain !

  11. MarcoUBCQ dit :

    N’oublions pas que ce qui se passe aujourd’hui est un retour au passé. L’humanité dérive de délire en délire, répétant les mêmes erreurs, comme si elle n’apprenait rien. Mais l’inconscient lui est toujours actif, comme les plaques tectoniques dont personne ne perçoit réellement les mouvements; on peut savoir que ça a lieu, mais pas le sentir. Le cirque obscène qui a cours aux États-Unis provoque des ressacs qui vont de plus en plus mettre à mal la bande de psychopathes à la tête du pays. Car si la peur a élut Trump, c’est aussi la peur qui sera sa fin.

    1. jfk999 dit :

      Il y a tout de même un élément nouveau qui agite sans doute beaucoup les esprits, c’est la crise climatique et la crise des ressources. Ce n’est pas parce qu’officiellement ils n’y croient pas qu’ils n’intègrent pas ces faits dans leur calcul.

      Et ces deux crises seront l’essence du moteur de la crise civisationnelle que nous nous apprêtons à traverser. Je pense que les scientifiques et les penseurs nous ont prévenu qu’au plus tard nous réagirions au plus dur sera l’adaptation. Et nous ne pouvons pas réellement dire que nous avons été pro-actif face à ce qui s’en vient. Du coup, je pense qu’on va très solidement le sentir passer.

      1. Boileau dit :

        @ Marco

        L’intelligence humaine est très limitée et surestimée, surtout l’intelligence collective.
        L’accumulation des connaissances scientifiques devraient permettre à l’humanité de faire plus souvent le bon choix que le simple hasard, mais la rationalité est devenu une denrée rare.
        Le raccourci de l’intuition est souvent utile, mais ce n’est qu’une solution temporaire et risquée.

  12. Charlot dit :

    Le chat goudronné sort du sac. Ne manquent que les plumes…..

  13. Capucine dit :

    Trump tente de camoufler sa pedophilie avec de la pétrophilie

    1. gl000001 dit :

      Excellent !!!!

      1. Haïku dit :

        Je seconde !!

  14. Layla dit :

    « Et nous allons reconstruire leurs installations pétrolières délabrées, et cette fois, nous allons garder le pétrole” »

    Oui mais à quel prix?

    Il précise à NBC News sans être vraiment précis mais bon…mais je retiens

    « subventionner »
    « des sommes colossales »
    « remboursées par nous ou par le biais des recettes »

    Autrement dit « concepts of a plan »

    ……………………………

    « De plus, a-t-il ajouté, les États-Unis pourraient subventionner les efforts des compagnies pétrolières pour reconstruire les infrastructures énergétiques du pays, un projet qui, selon lui, pourrait prendre moins de 18 mois. »

    « « Je pense que nous pouvons le faire en moins de temps que cela, mais cela coûtera beaucoup d’argent », a-t-il déclaré.

    « Il faudra dépenser des sommes colossales, que les compagnies pétrolières débourseront, puis elles seront remboursées par nous ou par le biais des recettes. » »

    1. gl000001 dit :

      « les compagnies pétrolières débourseront, puis elles seront remboursées par nous  »
      Que ces compagnies demandent le cash d’avance sinon ils vont se retrouver le bec à l’eau.

      1. Layla dit :

        « Rembourser par nous ou par le biais des recettes »

        Ou 🤪Des recettes

    2. Philippe Deslauriers dit :

      Reconstruire les installation… on parle de plusieurs années!

      Pour que leur plan fonctionne, il devront tenir le pays stable pour les prochains 20 ans.

    3. Louise dit :

      Layla

      « Je pense que nous pouvons le faire en moins de temps de temps que 18 mois…..»
      Comme il a réglé la guerre d’Ukraine en 24h. ? Imbécile au cube.

    4. Dekessey dit :

      Citer cet imbécile est une perte de temps. Ses sornettes sont basées sur des croyances, des voeux ou des rumeurs, et elles peuvent être totalement contredites le lendemain, ou alors il peut affirmer n’avoir jamais dit ça s’il sent que ses mensonges l’ont mis dans l’eau chaude.

  15. gl000001 dit :

    HS: Il garde la cash également. Il coupe $10 milliards d’aide à des états démocrates parce qu’ils fraudent (tout le monde sait ca !!!! Believe me.)
    https://www.cnn.com/2026/01/06/politics/funding-child-care-democratic-states

  16. Apocalypse dit :

    @Syl08 – 12:54

    « Quand il dit « Nous allons garder le pétrole », parle-t-il des USA ou de sa famille? »

    S’il y a de l’argent à faire avec le pétrole vénézuélien, ce n’est pas le peuple qui va en profiter, mais une poignée de milliardaires.

    On disait hier qu’il faudrait des dizaines de milliards d’investissement sur plusieurs années, alors la manne n’est pas pour demain pour ces riches, si seulement ils embarquent dans l’aventure.

    1. gl000001 dit :

      Ca serait drôle si les grandes pétrolières lui diraient « Non merci » !!

      1. Philippe Deslauriers dit :

        Je ne sais pas a quel point qu’il y a des pétrolières qui le pousse a cette folie.

        Ca leur prendras des année et des milliards pour dévellopé le pétrole du Venezuela.

        Il est très possible que aucune pétrolière de veulent y perdre des milliards.

      2. J’ai lu qu’aucune pétrolière n’a été consultée ou informée ni avant ni après l’attaque.
        J’espère qu’elles vont lui dire « t’es malade ?! ».

      3. gl000001 dit :

        Qui dit vrai ?

        MB : Les pétrolières ont hâte d’aller arranger leurs infrastructures pétrolières et de produire du pétrole.

        Pétrolières : Heu non. Trop cher. Trop incertain. Trop de chances de se faire nationaliser à nouveau.

        https://www.cnn.com/2026/01/05/business/venezuela-trump-oil-chevron

  17. Albert dit :

    Quand je lis toutes les déclarations de ce triste président du 6 janvier, et surtout cette dernière « perle » qui s’ajoute à toutes les autres, je ne peux m’empêcher de comparer ses agissements et paroles aux réactions d’une personne qui s’enfonce dans des sables mouvants.

    Je le vois marcher sur un terrain couvert d’une boue semi solide, semi liquide qui lui paraît stable, mais qui se ramollit sous son poids, le faisant couler progressivement. Le sable se durcissant et se stabilisant aux parties de son corps où il est moins dense (pour lui, il n’y a que le cou, je dirais. Encore que ;-)))

    Le danger réside non pas dans l’ensevelissement total, mais dans le fait de rester coincé, surtout s’il s’enfonce complètement (risque de noyade) ou si la boue se fige et qu’il reste pris, s’auto-coince et pète au frette à force de gesticuler pour s’en sortir.

    Pour éviter de s’enliser, il pourrait rester calme, éviter les activités brusques et impulsives, faire de petits mouvements circulaires pour liquéfier la boue autour de lui, se coucher à plat ventre pour répartir son poids, et ramper lentement. Toutes choses qu’il est incapable de faire.

    Après tout ce que j’ai vu et entendu sur lui, je crois de plus en plus qu’il va s’enfoncer et disparaître. Mais je ne sais pas quand. Bientôt j’espère.

    1. gl000001 dit :

      « une boue semi solide, »
      Ou du pétrole très lourd

    2. Haïku dit :

      @Albert
      Très bon texte ! 👌

      1. Albert dit :

        @Haïku
        Merci !

    3. Louise dit :

      Albert

      La partie de son corps qui est la moins dense c’est son cerveau.

      1. gl000001 dit :

        C’est drôle car en anglais « Dense » est une insulte. Synonyme de idiot.

      2. Albert dit :

        @Louise
        Bien vu ! 🤣

    4. Che Sausage dit :

      Hello Albert,

      En images, ça donne ça :
      *https://www.youtube.com/watch?v=IR4WwSv39-E

      😀

      1. Haïku dit :

        @Che Sausage
        Belle trouvaille ! 😉

      2. Albert dit :

        @Che
        Superbe souvenir ! Merci.

  18. treblig dit :

    Le pétrole vénézuélien est lourd , visqueux et remplis d’impuretés comme le souffre. Les raffineries de Houston aptes à traiter ce pétrole sont en nombre limité et la mise à niveau sera coûteuse. Donc, pour transformer ce pétrole en produits consommables, un effort économique intense sera nécessaire. Et les compagnies américaines vont demander des assurances sur la livraison régulière du pétrole vénézuélien avant de plonger. Le risque est trop grand sans un engagement de l’administration Trump.

    Ce sont les chinois qui sont les plus gros consommateurs actuels de l’énergie vénézuélienne. Et les Chinois vont consommer plus de pétrole de l’Alberta pour compenser. Un simple réanlignement de produits pétroliers.

  19. Roger Allard dit :

    Revue de presse de Julie Drolet .

    Intêressant. À lire.

    Revue de presse, 6 janvier, – 10 –

    Par Ben Rhodes, chroniqueur politique. Ex-conseiller adjoint à la sécurité nationale sous la présidence de Barack Obama.
    Publié dans le New York Times.

    Au lendemain de la victoire américaine lors de la guerre du Golfe de 1991, le président George H.W. Bush s’accorda un instant de triomphalisme : « Par Dieu, nous en avons enfin fini avec le syndrome du Vietnam ! » s’exclama- t-il . Il faisait référence à la réticence des États-Unis face aux conflits militaires après la guerre du Vietnam. Avec la libération du Koweït, royaume pétrolier désormais libéré, les Américains pouvaient enfin tourner la page sur ce bourbier moral, militaire et social.

    La destitution du régime vénézuélien par le président Trump s’inscrit dans cette tradition d’oubli historique. Sa déclaration de samedi, selon laquelle les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela, a été à la fois choquante et, dans son affirmation de la volonté d’une superpuissance, malheureusement familière. De même, l’absence de tout plan clair, de justification légale ou de calendrier pour cette prise de contrôle de facto d’un autre pays et de ses ressources pétrolières l’était tout autant. Pour saisir les dangers de la situation actuelle, les Américains doivent résister à la tentation d’occulter le passé, à moins de vouloir le revivre.

    Tout d’abord, nous devons tirer les leçons des guerres menées par les États-Unis au XXIe siècle. Elles ont souvent débuté par l’élimination spectaculaire d’un adversaire odieux : la déroute des talibans par les forces spéciales, dont certaines à cheval, dans les semaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre ; la chute de la statue de Saddam Hussein, symbole de la fin de son régime ; Mouammar Kadhafi se cachant d’une foule en colère dans un tuyau d’évacuation. À chaque fois, le moment du changement de régime a constitué l’apogée : presque tout ce qui a suivi s’est avéré contraire aux plans des politiciens, des chefs militaires et des élites de la sécurité nationale (dans le cas de la Libye, j’en faisais partie).

    M. Trump tente d’inverser cette tendance en s’appuyant sur les membres restants du régime vénézuélien pour administrer l’État, tout en lui accordant son approbation sur les sujets qui lui tiennent à cœur, principalement le pétrole. Mais l’État vénézuélien est exsangue, gangrené par la corruption, paralysé par les sanctions et miné par des factions – dont certaines lourdement armées – qui se disputeront le pouvoir. Il peut s’écouler de nombreux mois avant que cette lutte ne dégénère en violence ou en chaos. Et la reconstruction des infrastructures pétrolières du Venezuela pourrait prendre de nombreuses années.

    Deuxièmement, nous devons tirer les leçons de notre longue histoire en Amérique latine. Si les interventions ont servi certains intérêts américains – renverser les dirigeants de gauche pendant la Guerre froide ou garantir l’accès aux ressources naturelles –, elles se sont généralement soldées par des conséquences désastreuses pour les populations des pays laissés sous le joug de gouvernements de droite répressifs , de guerres civiles ou d’une criminalité endémique. Les invasions américaines de la Grenade et du Panama constituent des exceptions, mais ces pays sont bien plus petits que le Venezuela.

    Un réaliste – ou un cynique – pourrait rétorquer que les intérêts américains étaient protégés même si les populations de la région ne l’étaient pas. Or, il n’en est rien. Des pays comme le Guatemala, le Salvador et le Nicaragua – ravagés en partie par notre participation à des conflits brutaux – sont devenus des foyers de migration massive vers nos frontières. De plus, le soutien américain aux forces d’extrême droite à Cuba et au Venezuela a contribué à la montée, dans ces pays, de la gauche qui a été un fléau pour les États-Unis pendant des décennies.

    La conviction de M. Trump de pouvoir contrôler l’hémisphère occidental par la force militaire et économique nous amène à une leçon encore plus essentielle. C’est le mélange particulièrement dangereux de nationalisme, d’autoritarisme et de militarisme qui a incité le monde à établir de nouvelles règles encadrant l’usage de la force après la Seconde Guerre mondiale. M. Trump a ignoré ces règles en destituant Nicolás Maduro au Venezuela, tout comme Vladimir Poutine en Ukraine et Benjamin Netanyahu au Moyen-Orient, tandis que la Chine fait régulièrement étalage de sa puissance militaire autour de Taïwan. La guerre peut se révéler contagieuse, surtout parmi les dirigeants nationalistes autoritaires qui s’affranchissent de toute règle.

    Cette instabilité à l’étranger est intimement liée à la santé de la démocratie américaine. Une opération militaire visant à destituer M. Maduro sans autorisation du Congrès, sans justification juridique internationale ni menace imminente aurait été quasiment impensable jusqu’à la première administration Trump. Elle n’a été possible en 2026 qu’en raison de la capitulation d’un Congrès à majorité républicaine face au président, de l’immunité accordée à M. Trump par la Cour suprême et de la transformation d’un ministère de la Défense apolitique en un ministère de la Guerre dirigé par Pete Hegseth.

    Il est parfois difficile de réaliser que les événements que l’on redoute sont déjà en train de se produire. Soyons clairs : nous avons un dirigeant autocratique qui cherche à accroître son pouvoir et son influence par la conquête de territoires et de ressources. Outre le Venezuela, M. Trump a menacé d’attaquer Cuba, la Colombie, le Mexique et l’Iran, tout en envisageant l’annexion du Groenland, du canal de Panama et même du Canada.

    Tout cela ne laisse pas présager un dirigeant dont les ambitions s’arrêtent à Caracas, ni que M. Trump succombera facilement aux lois de la gravité politique américaine : chute de sa popularité, défaite aux élections de mi-mandat et fin de mandat.

    C’est cette combinaison de délitement de la démocratie américaine et de l’ordre international qui rend la situation actuelle si inquiétante. En effet, même si l’administration Trump parvient tant bien que mal à se sortir d’affaire au Venezuela, nous semblons revenir à l’ère d’avant la Première Guerre mondiale, celle des hommes forts et des sphères d’influence. Que nous choisissions de l’ignorer ou non, l’histoire nous montre où cela nous mène.

    Comment expliquer cette tendance américaine à ignorer le passé ?

    Notre taille, notre richesse et notre puissance militaire nous ont persuadés que nous pouvions nous permettre de minimiser les erreurs et les aventures militaires ; les superpuissances bénéficient d’une marge d’erreur considérable. L’éloignement des États-Unis des champs de bataille des XXe et XXIe siècles nous a également été profitable : à maintes reprises, nous avons laissé à d’autres le soin de reconstruire des territoires dévastés, d’accueillir des réfugiés et de gérer l’instabilité politique. De fait, et c’est unique parmi les grandes puissances, les États-Unis n’ont jamais été conquis ni démembrés, ce qui a inculqué une certaine humilité et une prudence accrues en Europe et en Asie.

    Les forces d’une nation peuvent aussi se transformer en faiblesses. Les Américains ont naturellement tendance à privilégier les scénarios optimistes et à croire en leur propre exceptionnalité : la justesse fondamentale de leurs actions, quelles qu’elles soient. Nombre d’autres pays, reconnaissants du rôle moteur des États-Unis dans la construction de l’ordre d’après-guerre et craignant un monde dominé par la Russie ou la Chine, ont accepté l’hégémonie américaine malgré leur malaise. Or, à mesure que l’administration Trump abandonne toute prétention de partage d’intérêts ou de valeurs, ce lien se fragilise.

    L’histoire nous rattrape. Prenons l’exemple de la guerre du Golfe, où nous avons « vaincu le syndrome du Vietnam ». Si l’on en croit Oussama ben Laden lui-même, c’est le déploiement de troupes américaines en Arabie saoudite – pour mener cette guerre et défendre le royaume – qui l’a motivé à attaquer l’Amérique. La réinvasion de l’Irak qui a suivi a délégitimé le leadership mondial américain. La Chine et la Russie ont affirmé leur position. Une guerre contre le terrorisme interminable, coûteuse et belliciste a préparé le terrain pour qu’un populiste comme Donald Trump arrache le contrôle du Parti républicain aux élites discréditées. La machinerie de la guerre contre le terrorisme est devenue le fondement de l’appareil sécuritaire mis en place par M. Trump – des opérations de l’ICE au raid nocturne complexe qui a destitué M. Maduro.

    La roue de l’histoire a tourné, et nous y voilà. Le second mandat de Trump n’a qu’un an. Au cours des trois prochaines années, nous serons confrontés au danger d’une rupture de la transition démocratique du pouvoir et d’une guerre mondiale. L’opposition récente à M. Trump de la part des tribunaux et même du Congrès a suscité un optimisme prudent sur le plan intérieur, mais la montée de l’agressivité à l’étranger devrait susciter des inquiétudes qui dépassent le seul sort du Venezuela.

    Jusqu’à présent, la politique étrangère a été reléguée au second plan sous la seconde administration Trump. Les républicains, et même certains démocrates, ont largement fermé les yeux sur les agissements de M. Trump, notamment ses bombardements sur l’Iran, le Nigeria et maintenant le Venezuela. Cela ne doit plus durer. Le Congrès doit déployer des efforts concertés pour limiter sa capacité à mener guerre sur guerre à l’étranger, en réaffirmant ses pouvoirs de guerre et son contrôle sur les ressources nécessaires à la réalisation des ambitions impérialistes de M. Trump.

    L’histoire récente pourrait bien se révéler un allié. L’un des rares points de consensus au sein de l’électorat est la lassitude et la frustration face aux guerres sans fin. M. Trump a été élu sur la promesse d’y mettre fin. Or, il en a déclenché une nouvelle en Amérique latine, qu’il présente ouvertement comme une intervention au service des compagnies pétrolières. Difficile d’imaginer une justification publique d’une action militaire plus susceptible de susciter l’opposition populiste, tant à gauche qu’à droite, surtout en pleine crise du coût de la vie. Un changement décisif de l’opinion publique pourrait freiner les impulsions de M. Trump.

    Les Américains ont de plus en plus tendance à vivre dans le présent . Pour éviter de futures catastrophes, nous devons montrer que nous sommes prêts à tirer les leçons de l’histoire qui nous rattrape à grands pas.

    ****Note de Julie Drolet
    NB: Comme journaliste, je ne prends pas position sur le contenu des textes que je partage sur FB. Mon objectif est de partager avec vous mes lectures du jour.

    1. darrylfzanuck dit :

      Ben Rhodes est toujours bon,ses observations sont toujours a point.

  20. Kelvinator dit :

    Trump fabule comme d’habitude. Rien de ce qu’il dit ne va arriver. Le Venezuela sera toujours dirigé par le même parti antiamericain, allié aux ennemis des USA comme l’Iran et la Russie. Trump essaie de se créer une image forte pour remonter sa cote record d’impopularité et tenter de faire oublier tous ses désastres, comme Epstein et l’économie.

  21. titejasette dit :

    Pour convaincre les opposants (ceux qui sont réticents à cette intervention US au Venezuela) Trump a tenté (à raison) de les convaincre de la rentabilité de la frappe. Trump sait que sa cupidité est contagieuse et partagée par peut-être la majorité des USA.

    « Cette fois, nous allons garder le pétrole »

    Pas bête comme arguement ?

  22. le_furote dit :

    Encore une fois nous tombons dans le piège habituel de cet emmerdeur de 1ière classe, cet allumeur de réverbère. Il est en plein délire de promoteur immobilier. Il en un micro devant lui et il en profite. Il n’imagine même pas les Vénézuéliens assez solides et fiers pour défendre ce qui est à eux: son petit côté raciste qui dépasse.

    Il n’a même pas de plan pour aller piller ce pays. C’est encore l’histoire du mur que va payer le Mexique. Il improvise au gré de ce qu’il entend à la tivi à son sujet. Il écoute l’un des nombreux abrutis de son entourage avec des idées tartampionnes. Mais tout le monde s’imagine qu’il en a un plan. Il ne vaut pas plus que celui de Riviera Gaza (vous vous souvenez de ce concept dont il ne parle même plus?).

    Qu’est-ce qu’il a accomplit au juste? Il a envoyé un commando kidnapper Maduro. Point barre. Rien d’autre. Et on croit tous qu’il a conquis le Venezuela. Franchement. Quel bande d’idiots nous sommes. Dans quelques semaines nous passerons à l’appel suivant, ce qu’il a déjà fait en passant (le Groenland).

    Quand est-ce qu’on l’embarque pour pédophilie?

    Ciao

    1. Louise dit :

      le_furote

      « Il n’imagine même pas les Vénézuéliens assez solides et fiers pour défendre ce qui est à eux….»
      Exactement ça !

      Comme Poutine qui s’imaginait qu’il allait conquérir l’Ukraine en 3 jours. Ça fait quatre ans que ça dure et il ne s’attendait pas que les ukrainiens allaient se défendre comme des hommes courageux qu’ils sont.
      Poutine et Trump sont deux dirigeants qui se surestiment et comme ils se croient supérieurs à tout le monde, ils pensent faire avaler leur mégalomanie aux pauvres humains ordinaires que nous sommes. Ils sont sur une pente descendante et ils ne s’en rendent même pas compte.

    2. Roger Allard dit :

      Le furote:

      « Qu’est-ce qu’il a accomplit au juste? Il a envoyé un commando kidnapper Maduro »

      Sans oublier les exécutions sans sommation des équipages de bateaux lui servant de prétexte au kidnapping.

      1. le_furote dit :

        Il y a plus de Fentanyl qui traverse des USA vers le Canada que l’inverse. Je dis que les USA sont un narco-état et le Canada devrait prendre les choses en main et envoyer un commando kidnapper Trump pour le ramener ici pour être jugé.

        Un commando la nuit? Ben voyons. On organise une marche de 10 Canadiens de Burlington, VT, à Washington DC (ou DT?) et tu peux être sûr que le commando va passer à 2 millions de citoyen(ne)s US ramassés en chemin pour aller arrêter ce crisse de pédophile. Un 6 janvier à l’envers.

        Qui part?

        (Ok, je rêve.)

        Ciao

  23. citoyen dit :

    c’est gênant.

    1. Bartien dit :

      Répéter ses âneries aussi ça peut être gênant.

  24. Alain dit :

    GRAND absent depuis quelques jours: JD Vance!!! Mais où est-il? Sur son sofa ou encore en vacances? Il ne veut pas être associé à cette supercherie, ce qui le hanterais lors des elections de 2028

    1. gl000001 dit :

      Il est roulé en boule dans un coin de son sous-sol. Quelqu’un a brisé une vitre de sa maison avec un marteau. Il a peur. Il va démissionner comme MTG.
      Oups … rêve éveillé 😉

      1. Haïku dit :

        😅 !!!

    2. le_furote dit :

      Je pense qu’il est occupé à gérer son mariage. La honte qu’éprouve son épouse est plus forte que tout, plus que l’amour. Elle n’est pas de la trempe de Mélania, pour qui l’amour de l’argent est sans égal.

      Ciao

    1. Haïku dit :

      @Madalton
      Wow !!
      En plein délire X2 !! 🙉

      1. Che Sausage dit :

        Hello,

        Il est vraiment totalement cinglé ! On est les meilleurs, on est les meilleurs, on est les meilleurs.

        Il a juste kidnappé deux personnes et ça a coûté combien ? Je suis sûr que dans les cartels, ça prend deux bonhommes, une mitraillette, un Toyota Hilux et 10000 $ !

        Bon, j’ai pas pu regarder la vidéo jusqu’au bout, trop pénible !

  25. gl000001 dit :

    HS: Carney défend l’intégrité du Groenland. La Canada ouvrira un consulat au Groenland bientôt.
    https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-06/revendications-de-donald-trump/mark-carney-defend-l-integrite-territoriale-du-groenland.php

    Moi, j’aurais rajouté pour faire suer Donald, que si le Groenland veut se joindre à un autre pays, ça devrait être le Canada avant les USA car, comme eux, on connait ça vivre dans le froid. Et les vikings sont allé au Groenland et au Canada avant les reste des européens. Et on a des inuits nous aussi. Phoque les USA !!!

    1. chanounou dit :

      Bravo. Il faut que tous les pays européens fassent la mm chose. Pourrait être un signal fort, même si Trumpf le tournera en dérision, bien évidemment….Sa seule arme quand il est déconcerté ou dépassé

      1. gl000001 dit :

        De l’article :
        « Les réactions des leaders européens ont été vives. Plus tôt en journée, mardi, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont déclaré leur soutien au Danemark face aux revendications de Donald Trump sur le Groenland. »

  26. Madalton dit :

    Voici le milliardaire qui a contribué des millions aux campagnes du gros et qui va bénéficier du kidnapping de Maduro.

    Il a racheté Citgo, la filiale américaine de la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, pour 5,9 milliards de dollars – une vente imposée par un tribunal du Delaware après le défaut de paiement des obligations du Venezuela.

    Singer a acquis les trois immenses raffineries côtières de Citgo, ses 43 terminaux pétroliers et plus de 4 000 stations-service à un prix fortement réduit en raison de sa situation financière précaire. Les conseillers du tribunal supervisant la vente ont estimé sa valeur entre 11 et 13 milliards de dollars, tandis que le gouvernement vénézuélien l’évaluait à 18 milliards de dollars.

    Comme l’a expliqué Legum, l’embargo imposé par l’administration Trump sur les importations de pétrole vénézuélien aux États-Unis est la principale cause de la chute vertigineuse de la valeur de l’entreprise :

    Les raffineries de Citgo sont conçues spécifiquement pour traiter le pétrole brut lourd et acide vénézuélien. De ce fait, Citgo a été contrainte de s’approvisionner en pétrole auprès de sources plus coûteuses au Canada et en Colombie. (Le pétrole produit aux États-Unis est généralement de qualité inférieure.) Cette situation a considérablement réduit la rentabilité des opérations de Citgo.

    https://www.rawstory.com/meet-the-billionaire-trump-megadonor-set-to-make-a-on-venezuela-oil/?utm_source=superhead

    1. gl000001 dit :

      Le légume orange a parlé avec Legum avant l’invasion !!!

      Que se sont-ils dit ? Au choix :

      Quel est le légume-feuille le plus explosif?…La roquette
      Qu’est-ce qui est vert et se déplace sous l’eau?..Un chou-marin
      Quel est le légume préféré des robots?…L’automate
      Quel est le légume le plus méprisé des amateurs d’œuvres d’art et de peintures et des cinéphiles?… Le navet
      Quel est le légume qui se consomme le plus dans les parties de danse et de musique techno?…La rave
      Quelle est la légumineuse préférée des optométristes?…La lentille
      Quel est le légume préféré des affamés?…Le mange-tout
      Comment s’appelle le légume qui a gagné plusieurs championnats de Formule 1 ?…Choumacher (Shumacher)
      Comment s’appelle le légume qui est vêtu d’une cape et qui vole?…Chouperman (Superman)
      Quel fruit fait le moins de bruit?…La mûre mûre
      Un grand-père citron dit à ses petits-enfants :…« Pour vivre longtemps, il ne faut jamais être pressé. »
      Deux laitues se parlent sur le bord d’un rang. Que se racontent-elles?…Des salade

      1. Haïku dit :

        @gl000001
        💯Excellent 💯

    2. Samati dit :

      @Madalton

      En fait le pétrole produit aux États Unis est un pétrole léger et ultra léger de qualité supérieure qui est surtout utilisé pour produire de l’essence. Le pétrole lourd est surtout utilisé pour produire du diesel et du jetfuel.

      Les États Unis produisent trop de pétrole léger et doivent en exporter une partie, et en retour importe du pétrole lourd du Canada (également du pétrole à densité moyenne et du pétrole synthétique de haute qualité).

      Ce sont les raffineries qui décident de leurs approvisionnement dans le cadre d’un système de libre entreprise, le gouvernement américain n’exerce aucun véritable contrôle à l’importation sauf lorsqu’il y a des sanctions envers un pays (russie, Venezuela, Iran).

      L’achat de Citgo à un prix réduit s’explique en partie par la détérioration partielle des équipements qui n’ont pas eu les investissements nécessaires à leur entretien et à leur modernisation. Le produit de la vente sera versé à des sociétés américaines dont les actifs avaient été saisis au Venezuela.

  27. infophile2 dit :

    Désormais, en raison du blocus naval, le Venezuela ne peut plus commercer comme il l’entend, ni avec Cuba ni avec la Chine, mais bien au gré de Washington, de sorte que, veut, veut pas, le pétrole sera obligatoirement raffiné aux États-Unis. Ni Rodriguez ni personne à Caracas n’y peut quoique ce soit. À moins de saboter l’extraction !

    C’est de la piraterie.

  28. Duduche dit :

    Sujet connexe: est-ce le type de « démocratie » que Corrompu-47 et sa clique veulent imposer (en plus rugueux) au Vénézuéla: https://www.youtube.com/shorts/OgZdxWIzGmc

    Si cette vidéo est vraie, c’est plus qu’inquiétant.

    1. gl000001 dit :

      « obstructing a roadway » sur un trottoir ?????

  29. Madalton dit :

    Bon, le DOJ retire les accusations que Maduro est le chef d’une organisation narco-terroriste, le Cartel de los Soles. La DEA n’a jamais reconnu cette organisation comme des trafiquants.

    L’un des principaux arguments utilisés par l’administration Trump pour justifier le renversement du président vénézuélien Nicolás Maduro et qualifier son gouvernement d’« illégitime » est l’allégation selon laquelle il serait le chef d’une organisation narco-terroriste multinationale connue sous le nom de « Cartel de los Soles ».

    Mais maintenant que le ministère de la Justice doit prouver ces allégations devant un tribunal suite à l’enlèvement de Maduro par l’armée américaine la semaine dernière, les procureurs font marche arrière et admettent, de fait, ce que les critiques dénonçaient depuis longtemps : le Cartel de los Soles n’est en réalité pas une organisation.

    Dans les mois précédant l’invasion américaine illégale qui a renversé Maduro, le département du Trésor et le département d’État avaient tous deux désigné le Cartel de los Soles comme organisation terroriste étrangère.

    Il s’agit en réalité d’une expression vénézuélienne, datant des années 1990, désignant des officiers militaires vénézuéliens corrompus par l’argent de la drogue. Ce terme, qui signifie « Cartel des Soleils », est une allusion moqueuse aux soleils que les généraux vénézuéliens portent comme insigne de grade, à l’instar des étoiles pour leurs homologues américains.

    https://www.rawstory.com/trump-s-doj-quietly-backs-off-key-accusation/

    1. gl000001 dit :

      « Cartel des Soleils »
      Cousins de l’Ordre du Temple Solaire ?
      Je lis ça en vitesse et la tête me tourne. Comment tu peux tomber si profond dans un trou !!!!
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_du_Temple_solaire#

    2. Che Sausage dit :

      Hello Ma,

      Il me semble que « soles » en anglais signifie « plante des pieds ». Si Maduro s’est fait kidnapper, c’est parce que bone spurs est jaloux ! Il doit trouver Maduro casse-pieds.

    3. Philippe Deslauriers dit :

      Ils ont capturer Maduro pour être le chef d’un groupe terroriste qui existe autant que l’antifa.

      Les autre chef d’accusation sont de port d’arme automatique pour supporter le groupe terroriste… qui n’existe meme pas!

      Si il n’ont plus de charge contre lui… ils vont en inventé d’autre? ou le retourner dans son pays avec des excuse plat?

    4. Layla dit :

      @Madalton
      Je lisais aussi

      « Le président Trump a déclaré que le Tren de Aragua opérait en collaboration avec le gouvernement de M. Maduro, une conclusion que les agences de renseignement américaines ont contredite. »

      Pourtant dans le même article je lis

      « L’acte d’accusation en quatre chefs vise également
      l’épouse de M. Maduro,
      son fils,
      deux hauts fonctionnaires vénézuéliens et
      un présumé chef du groupe Tren de Aragua »

  30. POLITICON dit :

    Voici ce que ce passage révèle, au-delà du scandale immédiat — et c’est lourd de sens.

    Trump ne dérape pas. Il confesse. Il dit tout haut ce que l’impérialisme moderne murmurait encore : la guerre n’est plus un « mal nécessaire », elle devient une opération commerciale. On n’exporte plus la démocratie, on sécurise l’actif. Le pétrole n’est pas un dommage collatéral : c’est l’objectif.

    La rupture avec l’Irak n’est donc pas morale, elle est comptable. Bush aurait échoué non parce qu’il a détruit un pays sur de faux prétextes, mais parce qu’il n’a pas su encaisser. Trump, lui, promet de faire mieux : occuper, reconstruire juste assez… puis garder la ressource. Comme au XIXe siècle, quand les empires plantaient leur drapeau là où se trouvaient l’or, le caoutchouc ou le charbon.

    Ce qui est vertigineux, ce n’est pas seulement l’audace de Trump. C’est qu’un président américain puisse dire cela sans honte, sans détour, sans sanctions politiques immédiates. Le masque est tombé : l’ordre international fondé sur le droit cède la place à un ordre fondé sur la prédation assumée.

  31. Samati dit :

    Je ne peux croire qu’aucune société pétrolière sérieuse voudra risquer d’investir dans un pays où les risques politiques et sociaux sont extrêmement élevés, sans oublier une corruption généralisés et une gouvernance presque absente.

    Trump raisonne comme un enfant de 10-11 ans et ses propos sont basés sur une profonde ignorance de l’industrie pétrolière qu’il ne connaît pas. En fait, il ne connait pas grand chose en dehors de l’immobilier.

    Avant d’investir des milliards pour un pétrole qui présente un intérêt mitigé pour les sociétés américaines, elles voudront avoir des garanties importantes au départ et vont probablement exiger que le gouvernement US paie la note.

    Il y a des zones géologiques qui possèdent du pétrole de meilleur qualité et où les sociétés occidentales avaient l’essentiel de leur investissement. Ces puits faute d’entretien devront être forés de nouveau. Pour le pétrole lourd et de mauvaise qualité, la société d’état et ses filiales vont probablement continuer à les exploiter et devront utiliser tous leurs profits pour en augmenter la production et assurer leur entretien.

    Cela a pris plus de 15 ans et des $milliards pour développer les gisements de pétrole en Guyane, dans un pays où régnait une certaine gouvernance. On peut imaginer que dans un pays extrêmement corrompu comme le Venezuela, les délais seront beaucoup plus longs.

  32. ghislain1957 dit :

    Hors sujet, mais toujours en rapport au clown orangé…

    Trump reproche à Maduro d’avoir copié sa danse

    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2026-01-06/trump-reproche-a-maduro-d-avoir-copie-sa-danse.php

    1. Haïku dit :

      @ghislain1957
      Wow, hilarant !! 😂

    2. gl000001 dit :

      Haha !! Maduro danse mieux. Et il n’a pas tué des millions de gens. Juste des milliers. 🙁

      DT par-contre, en coupant dans l’USAID en condamne des centaines de milliers à mourir assez vite. Et 750,000 morts en trop de la COVID à cause de son ineptitude.

  33. Apocalypse dit :

    @Samati – 16:13

    « Je ne peux croire qu’aucune société pétrolière sérieuse voudra risquer d’investir dans un pays où les risques politiques et sociaux sont extrêmement élevés, sans oublier une corruption généralisés et une gouvernance presque absente. »

    Vous répondez à une question que je me posais! 😊

    Espérons que l’administration Trump ne sera pas assez « folle » pour prendre ce risque à leur place.

    1. Madalton dit :

      Pour sauver la face du gros, ils vont investir dans ce puit sans fond.

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