Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Stephen Miller a soulevé une possibilité qui a glacé le sang de plusieurs Américains vendredi dernier. Le conseiller de cabinet adjoint de la Maison-Blanche a affirmé que Donald Trump et son équipe « envisagaient activement » de suspendre l’habeas corpus dans le cadre de la répression de l’immigration clandestine menée par l’administration républicaine. L’habeas corpus, traduit généralement par « sois maître de ton corps », est un principe fondamental du droit anglo-saxon qui garantit à tout individu de pouvoir contester devant un juge son arrestation ou sa détention. Selon la Constitution américaine, l’habeas corpus peut être suspendu par le Congrès en cas de rébellion ou d’invasion, lorsque la sécurité publique l’exige.

De toute évidence, Kristi Noem n’a pas appris cette leçon. Lors d’une audition devant une commission sénatoriale ce mardi, la secrétaire à la Sécurité intérieure a donné la définition suivante de cette notion juridique remontant à la Rome antique et introduite dans la tradition anglo-saxonne sous le règne du roi Jean d’Angleterre via la Magna Carta de 1215 :

« L’habeas corpus est un droit constitutionnel qui permet au président d’expulser des personnes de ce pays et de suspendre leur droit de… »

Celle qui est surnommée « Ice Barbie » a été interrompue par la sénatrice démocrate du New Hampshire Maggie Hassan, qui l’interrogeait.

« C’est faux », a déclaré la sénatrice. « L’habeas corpus est le principe juridique qui exige du gouvernement qu’il fournisse une raison publique pour détenir et emprisonner des personnes. Sans cette protection, le gouvernement pourrait simplement arrêter des personnes, y compris des citoyens américains, et les détenir indéfiniment sans raison. »

La sénatrice a ensuite demandé à Noem si elle soutenait « la protection fondamentale qu’offre l’habeas corpus, à savoir que le gouvernement doit fournir une raison publique pour détenir et emprisonner quelqu’un ? »

La réponse de Noem : « Je soutiens l’habeas corpus. Je reconnais également que le président des États-Unis a le pouvoir, en vertu de la Constitution, de décider s’il doit être suspendu ou non. »

En fait, ce pouvoir appartient au Congrès, selon la Constitution. Quand Abraham Lincoln l’a revendiqué au début de la guerre civile, sa décision a suscité une telle opposition qu’il a demandé et obtenu l’autorisation du Congrès.

(Photo Reuters)

52 réflexions sur “L’ignorance de Kristi « Ice Barbie » Noem

  1. marie4poches4 dit :

    Ce surnom de ICE Barbie n’est sûrement pas pour Immigration and Customs Enforcement….

    1. Haïku dit :

      @marie4poches4
      Bravo !
      Excellente observation ! 👏👏👏

  2. gl000001 dit :

    Et au Congrès, ça prend quoi pour l’enlever ? 50% ? 60% ? Le 2/3 ?

    De toute façon, il va faire un décret. Il sera contesté. Un moyen juge d’appel va le bloquer. Ils vont chialer et demander à la Cour Suprème. La CS va dire non à 5 contre 2.

    Suis-je un bon devin ??? 😉

    1. Charlot dit :

      🎯

    2. Jean-Guy Pouliot dit :

      Il sera débouté à la SCOTUS car la Cour va déclarer qu’il n’y a ni de rébellion ni d’invasion comme elle l,a fait pour la loi de 1798.

    3. Denis Dallaire dit :

      @gl000001…..en janvier 2029….les tribunaux américains seront comme la dette américaine….des milliards de procès en attentes….ce sera un foutoir total….pi crapule premier sera riche comme crésus…..

  3. Jacques Bellehumeur dit :

    Il y a dans ce pays une dichotomie flagrante entre les gens instruits et intelligents et ceux qui sont peu éduqués et/ou stupides. Ces derniers ruminent une colère profonde contre les « élites » et c’est exploité de manière efficace par la droite.

    Malheureusement c’est la stupidité qui est au pouvoir. Cette gonzesse écervelée en est la preuve flagrante

    1. Rick dit :

      Cette kristi d’imbécile obtient par correspondance un Bachelor of Arts en science politique à l’université d’État du Dakota du Sud. [Wikipedia]. Comme procureure générale des USA, un baccalauréat en Droit aurait dû être une qualification obligatoire. Only the Best, a dit Trump!

      1. Rick dit :

        Mes excuses… j’ai confondu Kristi Noem avec Pat Bondi, qui est l’actuelle Proc. Générale… probablement à cause de leur figure aux babines botoxées. Elles ont l’air de deux Barbies, une aux cheveux blonds et l’autre aux cheveux noirs.Les deux font aussi montre d une rare incompétence professionnelle.

    2. delightfullypoetry872ef48916 dit :

      Rien de nouveau sous le soleil, le progamme des populistes est partout le même, abattre les élites, mettre la justice au pas, juguler les médias, mettre la police et l armee au garde à vous, crier au complot des qu une décision est contestée, et tout ça avec la bénédiction des MAGA, GAGA.

  4. gl000001 dit :

    Ca me fait penser au jeux d’échecs. Lorsqu’une personne pas trop expérimentée est sur le bord de perdre et qu’elle essaie n’importe quoi plutôt que de reconnaitre la situation et abandonner.

    1. chrstianb dit :

      Moi aussi. Sauf que là, on a un pigeon qui se promène sur le jeu en renversant les pièces, fait des crottes partout et qui déclare avoir gagné la partie.

  5. POLITICON dit :

    KLAUS ‘ICE’ BARBIE : QUAND L’IGNORANCE DEVIENT UNE ARME D’ÉTAT

    Il y a des moments où l’ignorance n’est plus simplement une tare individuelle, mais une menace pour l’ensemble du corps démocratique. Kristi Noem, en récitant une définition de l’habeas corpus aussi absurde qu’inquiétante, vient d’en offrir un exemple éclatant — ou plutôt accablant.

    Ignorer l’essence même de l’un des principes fondateurs du droit occidental, c’est déjà grave. Mais le faire devant une commission sénatoriale, en tant que secrétaire à la Sécurité intérieure, c’est frôler la trahison intellectuelle. Noem n’a manifestement aucune idée de ce qu’est l’habeas corpus — ce droit fondamental qui protège les citoyens contre les détentions arbitraires. Pire, elle en tord volontairement le sens pour justifier une répression autoritaire à saveur trumpiste.

    Son intervention est plus qu’un simple dérapage. C’est une démonstration éclatante d’incompétence, et plus encore, une preuve du mépris abyssal dans lequel cette administration tient la démocratie américaine. En insinuant que le président peut suspendre l’habeas corpus à sa guise, Noem alimente une vision dangereusement totalitaire du pouvoir exécutif.

    Mais le pire, c’est que cette ignorance n’est pas isolée. Elle est partagée, encouragée, et normalisée par ceux qui occupent le Bureau ovale. Stephen Miller, fidèle artisan des pires dérives de l’ère Trump, en appelle à la suspension du droit de ne pas être emprisonné sans justification. Ce n’est plus de la politique. C’est un programme de déconstruction de l’État de droit, un pas de plus vers l’autoritarisme.

    Kristi Noem et ses semblables ne sont pas seulement incompétents. Ils sont dangereux. Parce qu’en jouant avec les principes fondamentaux de la justice, ils jouent avec la liberté même du peuple américain. Ce ne sont pas des gardiens de la sécurité nationale. Ce sont les fossoyeurs des libertés constitutionnelles.

    Et tant que des individus aussi désinformés — et aussi fiers de l’être — continueront à occuper des postes de pouvoir, les États-Unis demeureront à un souffle de la dérive autocratique.

  6. marie4poches4 dit :

    Des fois j’me dis qu’ils ne peuvent pas tous être aussi cons. Il y en a sûrement qui font semblant afin justement de pouvoir plaider leur ignorance en cas de pépins.
    Si son rôle est d’arrêter, emprisonner ou expulser des personnes elle ne peut pas donner la bonne définition, ça la rendrait coupable.

  7. M Beauregard dit :

    Ostie que des fidèles et loyaux serviteurs du Gourou…il leur fait dire ce qu’il veut.

  8. Charlot dit :

    Tiens tiens. Ç’aurait été revendiqué au début de la guerre civile. Ne dit-on pas que l’Histoire se répète 🤔. Si oui, sont pas sortis de l’auberge.

  9. Duduche dit :

    Si on suit ce que dit Miller, Kristi Dogkiller souhaiterait retirer au président « un droit constitutionnel qui [lui permet] d’expulser des personnes de ce pays et de suspendre leur droit de… »

    On a beau savoir que les membres de cette administration ne sont pas choisis pour leur compétence ou leur prouesses intellectuelles, ça fait toujours un choc de découvrir jusqu’où ils peuvent descendre. Enfin, pour le moment, le niveau va sans doute baisser d’ici la fin de l’année, voire de l’été.

  10. Richard Desrochers dit :

    Noem a confondu « sois maître de ton corps » et « sois maître de son corps ».

    Cette version est préférée par les Républicains. Surtout par DT.

    Remarquez que « corpus » n’est pas marqué pour la personne grammaticale.

  11. Apocalypse dit :

    @gl000001 – 17:14

    « Et au Congrès, ça prend quoi pour l’enlever ? 50% ? 60% ? Le 2/3 ? »

    Bonne question!

    On espère que c’est sérieusement difficile; comme c’est le cas pour changer la constitution.

  12. Apocalypse dit :

    « L’habeas corpus est un droit constitutionnel qui permet au président d’expulser des personnes de ce pays et de suspendre leur droit de… »

    O-U-C-H! 🤦‍♀️🤦‍♂️

    Nous tous et toutes sur ce blogue – et nous ne sommes pas américains – savons ce qu’est le ‘habeas corpus’.

    1. MarieFrancineF dit :

      Vous dites: « …et nous ne sommes pas américains »…!

      ???

      En 1970, l’Habeas corpus a été suspendu lors de la crise d’Octobre.

  13. Toile dit :

    La madame est assez nulle en latin. Déjà corpus réfère au corps. Au sein de l’église catholique ( et autres), on a le corpus sancti. En droit, c’est l’un des brefs d’évocation. L’haebas corpus: une notion juridique qui énonce une liberté fondamentale, celle de ne pas être emprisonné sans jugement. Mandamus, certiorari en sont d’autres.

    La pauvre conne pourrait en être l’objet ( si ça existe en droit américain) : mandamus et quo warranto. Veilles connaissances retenues de mon cours de droit sur la preuve au Canada donné par feu juge Sacchitelle,à l’époque avocat à l’aide juridique.

    En fait elle est nulle en tout….sauf dans l’art de tuer des chiens. A l’image de tous ces clowns. Non mais c’est ti complément fou cette dérive.

  14. Alain dit :

    Ce n’est pas compliqué: Trump et ses maniganceux crasseux vont créer une condition épouvantable (comme la conséquence de la libération du policier tueur de Floyd; et des émeutes subséquentes qui seront appelé une rebellion) pour exiger la mise en place de mesures qui donne tous les pouvoirs à Trump.

  15. monsieur8 dit :

    Elle passe son temps à se déguiser en flic, en pompier, en cowboy… c’est pas signe d’une grande intelligence, ça.

    Faut pas trop lui en demander.

    Des trucs en latin en plus. Wow!

    1. Richard Desrochers dit :

      Elle n’a pas pu se déguiser en constitutionnaliste.

  16. ghislain1957 dit :

    Stephen « Goebbels » Miller pourrait lui expliquer tout ça à Ice Barbie.

    Entretemps Nazi Barbie, AKA Karoline Leavitt, pourra pousser la propagande de Miller.

  17. Richard Desrochers dit :

    « « L’habeas corpus est un droit constitutionnel qui permet au président d’expulser des personnes de ce pays et de suspendre leur droit de… » — Kristi Noem

    C’est le droit constitutionnel [des personnes] qui INTERDIT au président d’expulser des personnes [… ] sans recours à… l’habeas corpus et au Congrès.

    Ce qui frappe quand on entend Noem dans toutes ses réponses au comité, c’est à quel point, plus que tous les autres de sa gang qui ont été interrogés au Congrès, elle ne répond que par des talking points et des formules du petit catéchisme maga pour ne pas répondre à une question. Les autres au moins inventaient leurs mensonges, la plupart du temps.

  18. Richard Dufour dit :

    Combien de temps toute cette incompétence peut durer ?

    Il va bien arriver une action qui va faire s’effondrer cette montagne de bêtises.

    Je pense aux menaces voilées, sur l’autre discussion, de pmurt envers les républicains. Imaginons que ces derniers en ont assez et décide de ne pas suivre pmurt.

    Y fait quoi le pmurt ? Avec la mince avance qu’il a au congrès, a t’il les moyens de lancer des primaires par vengeance et courir le risque de les perdre ?

    La situation de pmurt et ses vaillants est de plus en plus intenable.

    Ce qui me conforte dans ma prédiction, il ne passe pas le mois de septembre.

    1. Roger Allard dit :

      Si cela s’avère, vous serez mon oracle.

    2. Richard Desrochers dit :

      Les menaces de DT comptent pour peu, quand on sait ce que ses fanatiques peuvent faire comme menaces ou comme gestes. Les élus républicains craignent bien plus pour leur intégrité physique ou pour leur famille, ou simplement le harcèlement, que le risque de leur non-réélection.

  19. loulaf dit :

    Une MAGA finie ,complètement dépassée par l’ importance de son poste et qui cultive au plus haut point le culte du gourou.

    Il n’ y a pas à dire , les States sont en sécurité avec cette ignorante de la moindre notion de droit et qui obéit au doigt et l’ œil à son idole le criminel!

    Dans le cas des États- Unis, le danger vient de l’intérieur!

  20. bachibouzoukk dit :

    Cette simple petite phrase en anglais décrit bien le mouvement MAGA au pouvoir à la Maison présentement Brune :

    Ignorance can be cured.

    Stupidity is forever.

  21. Anizev dit :

    Contrairement à ce qui est écrit sur l’affichette, elle n’est pas très honorable.

  22. Plesage dit :

    Pas déguisée en Laura Croft, en fait je pense qu’elle est elle dans sa petite tête, je ne l’avais pas reconnue

  23. brady4u dit :

    UN PEU PLUS SUR L’HABEAS CORPUS

    L’habeas corpus est un bref de common law par lequel une cour supérieure ordonne à une personne détenant un individu — typiquement un officier de détention ou toute autorité publique — de le présenter physiquement devant la cour et de justifier la légalité de cette détention.

    Ce mécanisme de contrôle judiciaire constitue l’une des plus anciennes garanties des libertés civiles dans la tradition juridique occidentale. Issu du droit anglais médiéval, il est demeuré, au fil des siècles, un instrument fondamental de protection contre l’arbitraire étatique. Il vise à prévenir les détentions illégales ou abusives en imposant un contrôle judiciaire immédiat et indépendant.

    L’expression latine habeas corpus ad subjiciendum, dont la version abrégée habeas corpus est passée dans l’usage courant, signifie littéralement : « que tu aies le corps [devant nous] ». Le principe sous-jacent est résumé par la formule anglaise consacrée : « produce the body », en ce sens que la cour exige que le corps du détenu soit amené devant elle afin de statuer sur la légalité de la privation de liberté.

    Bien que son usage soit historiquement associé au droit pénal et aux détentions gouvernementales, l’habeas corpus s’applique également en matière civile, notamment dans les situations où un parent qui n’a pas la garde d’un enfant refuse de le remettre au parent ayant la garde légale, ou au Directeur de la protection de la jeunesse. Dans ces cas, le bref permet d’obtenir une ordonnance enjoignant au parent récalcitrant de produire l’enfant devant le tribunal, aux fins de vérifier la conformité de la situation avec l’ordonnance de garde ou les règles de droit applicables.

    En droit canadien, fondé sur la tradition britannique de common law, ce droit fondamental est également protégé, notamment par l’article 10(c) de la Charte canadienne des droits et libertés. Il convient toutefois de rappeler qu’il a été suspendu pendant des mois après octobre 1970 par le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, à la faveur de la proclamation de la Loi sur les mesures de guerre, invoquée pour répondre à une crise provoquée par une poignée d’exaltés de droit commun gravitant autour du Front de libération du Québec (FLQ). Cette suspension exceptionnelle, bien que juridiquement possible à l’époque, a depuis suscité de nombreux débats quant à la proportionnalité et à la justification de telles atteintes aux libertés fondamentales.

    Dans une décision célèbre, le Conseil privé de Londres — alors cour de dernier ressort pour plusieurs juridictions du Commonwealth et de l’Empire — a souligné le caractère quasi sacré de l’habeas corpus en déclarant que :

    « The habeas corpus stands on such a footing that it can’t be put aside by a mere wind. »

    Par cette affirmation, il consacrait l’idée selon laquelle l’habeas corpus ne saurait être écarté à la légère ou pour des motifs d’opportunité politique passagère.

    La volonté exprimée par Kristi Noem, secrétaire à l’Intérieur des États-Unis, de remettre en question ce principe fondamental, démontre une ignorance manifeste des règles constitutionnelles les plus élémentaires, ainsi qu’une méconnaissance d’un ordre tout aussi grave des limites juridiques des pouvoirs présidentiels. Une telle déclaration, venant d’une haute responsable de l’exécutif fédéral, illustre à quel point les garanties les plus anciennes et les plus sacrées de l’état de droit peuvent être menacées par l’improvisation politique ou l’inculture institutionnelle.

    L’habeas corpus demeure aujourd’hui un recours extraordinaire, mais essentiel, qui transcende la seule sphère pénale pour protéger la liberté de la personne dans toutes ses manifestations, y compris contre les excès du pouvoir exécutif — qu’il soit colonial, fédéral ou prétendument démocratique.

    1. Lanaudoise dit :

      Excellent!

  24. Pierre S. dit :

    ——————–

    Cette administration est incompétente et stupide … hallucinant.

  25. Apocalypse dit :

    @brady4u – 19:00

    Merci pour l’information! Très intéressant! 👍👍

  26. Syl08 dit :

    Pauvre Kristi, elle avait compris What is le BS corrompu. C’est pour ça qu’elle a automatiquement parlé des droits du Président.

  27. Layla dit :

    HS oui et non

    Cet après midi, je voulais faire du ménage dans tous les articles que j’ai gardé, sur le sujet DJT « le Dé-Jan-Té » je me suis attardée sur celui-ci. Remarquez que l’article date du 8 novembre 2017.

    En Titre « L’année où D** s’est fâché avec la Terre entière »

    Entre vous et moi il n’a jamais décoléré.
    De toute évidence il se sent important d’ être en colère contre la terre entière. Donc il est capable d’en prendre.

    Marie-Adélaïde Scigacz le mercredi 8 novembre 2017

    On peut lire

    « Bref, il a appliqué à sa présidence le mantra des candidats de téléréalité qu’il a longtemps côtoyés du temps où il présentait « The Apprentice » :
    Je ne suis pas venu ici pour me faire des amis. Je suis venu pour gagner. »

    « Gagner quoi ?
    La guerre qu’il mène contre (presque) le reste du monde ».  

    Il s’en est pris à répétition contre « Le Congrès, les tribunaux, les démocrates, les républicains, le ministère de la Justice, Hollywood, l’armée, les agences de renseignements, les acteurs d’une comédie musicale et de l’émission humoristique « Saturday Night Live », les athlètes professionnels… »

    L’article développe un peu sur le « D***** »
    —-contre les anti-Trump
    —-contre le « quatrième pouvoir »
    —-contre ses collègues républicains
    —-contre le reste du monde

    https://www.franceinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/l-annee-ou-donald-trump-s-est-fache-avec-la-terre-entiere_2453348.html

    1. gl000001 dit :

      Et par-dessus tout, il est en guerre contre celui qu’il voit dans son miroir à tous les matins. Il le hait et fait tout pour lui nuire.

  28. Gilles Morissette dit :

    « ICE Barbie » vient de nous donner un bel exemple de toute l’incompétence, l’ignorance qui caractérise toute cette administration.

    QU’une personne occupant une fonction aussi névralgique de celle de Secrétaire à la Sécurité intérieure soit incapable de donner une définition d’un concept aussi fondamental que « L’Habeas Corpus » est non seulement inquiétant mais dangereux.

    Sa définition malhonnête, tendancieuse, mensongère ouvre la porte à l’instauration d’un régime autoritaire ou l’État de Droit. la Constitution seraient bafoués.

    Ce pays vient donc de franchir une nouvelle étape dans le démantèlement de la démocratie. Pas étonnant que l’infect Stephen Miller soit derrière cette idée complètement tordue. C’est typique d’un salopard de son espèce.

  29. treblig dit :

    Pour compléter l’excellent commentaire de Brady4u, Jean sans terre et la plupart de ses successeurs de l’époque royale absolutiste, ont tenté à plusieurs reprises d’abolir l’habeas corpus. Sous prétexte que le Roi détient le pouvoir absolu en son royaume, il pouvait aussi emprisonner qui il voulait sans rendre de compte à qui que ce soit.

    Si cette mesure a bénéficié au peuple par la suite, c’est l’aristocratie qui a mené au début le combat. Le Roi emprisonnait ses adversaires politiques dans de sombres donjons qu’ils soient nobles, chevaliers , barons et autres dignitaires sans raisons valables et, surtout , sans procès public devant un jury dûment constitué.

    Cette mesure à mené partout en occident à abolir le droit d’ abuser du pouvoir royal. C’est une mesure centrale du droit moderne.

    1. gl000001 dit :

      Comme je disais plus tôt aujourd’hui, Ben Salmane a fait ça en 2017. Est-ce à dire qu’ils ne sont pas … modernes en Arabie saoudite ?

    1. Haïku dit :

      R.I.P. 😪🙏

  30. nefer111 dit :

    Je l’haï tellement que jme lève la nuit pour l’imaginer devant un peloton d’exécution … 😈

  31. lanaudoise dit :

    Kristi Noem’s presidential power claim debunked by Amy Coney Barrett: CNN analyst
    https://www.rawstory.com/kristi-noem-daniel-dale/

  32. lanaudoise dit :

    Il y a des vies qui en valent plus que d’autres…
    La famille d’Ashli Babbitt va toucher 5 millions
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-05-19/abattue-lors-de-l-assaut-du-capitole/la-famille-d-ashli-babbitt-va-toucher-5-millions.php

  33. Cubbies14 dit :

    Kristi Noem est une tarte. Elle occupe un poste stratégique à cause qu’elle est une tarte. C’est voulu.

    1. lanaudoise dit :

      L’ignorance au pouvoir, en effet.

  34. Charles IV dit :

    La compétence n’est pas une priorité dans les choix de ce président… Avec ce ti-coune au pouvoir, on peut s’attendre à n’importe quoi…

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