Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« C’est une très bonne résolution pour les producteurs d’aluminium. Il y a eu de très importants gains et on est très content de pouvoir continuer d’appuyer les producteurs d’aluminium. Ce sont des gains. Nous avons des protections pour les producteurs d’aluminium et ce sont des très bonnes nouvelles. »

Justin Trudeau, premier ministre du Canada, écartant l’idée d’accorder des compensations à l’industrie de l’aluminium, malgré les critiques formulées par l’Association de l’aluminium du Canada au sujet de la version modifiée de l’ALENA 2.0.

P.S. : Selon les correspondants de La Presse à Ottawa, le gain évoqué par le premier ministre concerne la garantie que 70 % de l’aluminium utilisé dans la construction d’automobiles doit provenir du continent nord-américain – une clause qui n’existait dans l’ALENA qui été conclu en 1993. L’Association de l’aluminium du Canada affirme de son côté que le nouvel accord, une fois ratifié, permettra au Mexique de continuer à importer à sa guise du métal en provenance de Chine.

(Photo La Presse Canadienne)

23 réflexions sur “La citation (canadienne) du jour

  1. MarcoUBCQ dit :

    Justin prêche pour sa paroisse: Où est la surprise? La délocalisation se poursuit inexorablement. La compagnie Porsche montre clairement ce qu’il faut faire, dans les pays riches: Trouvez une « niche » et vous pourrez continuer à construire localement, même que ce modèle d’affaires l’exige (Rolls-Royce, propriété de BMW, construit ses modèles dans une usine qui lui est entièrement spécifique en Angleterre (Goodwood)).

  2. MarcoUBCQ dit :

    HS #1: Encore une fois, lorsque Donald se trouve en compagnie d’un Russe étant sous le joug de Vladimir Tipoune, il est tout souriant (un vrai sourire, ici); voir le fil twitter de Richard Hétu. HS #2: Crapo la crapule, qui participe au projet de destruction des États-Unis en votant contre une loi protégeant les États-Unis d’une ingérence russe dans les élections à venir. Selon lui, c’est mauvais pour FOCKUS et les Répoubellesicains: Bien sûr que c’Est mauvais pour eux, car c’est contre leur projet de destruction des États-Unis! Voir le fil twitter de Richard Hétu.

  3. treblig dit :

    Alors ? Plus ou moins d’aluminium canadien pour le marché nord américain?

    Seul le temps va le dire. Comme beaucoup d’autres produits, les débouchés canadien en aluminium vont dépendre de l’ offre et de la demande ( et de la règlementation gouvernementale). Rappelons qu’ aucunes alumineries n’ ont été construites aux États-Unis depuis 1986. Trop chères en électricité comparativement au Canada mais surtout au Québec ( 9 des 10: aluimineries canadiennes sont Québécoises).

    Le Mexique ne fait pas le poids non plus en production d’électricité. Par contre la Chine produits un aluminium moins cher mais de moindre qualité. L’ offre et le demande vont faire la différence.

  4. Madalton dit :

    Lui, pu capable de l’entendre dire des insipidités.

    À Radio-Canada, hier, Gérard Fillion montrait un tableau où les importations américaines de jantes en aluminium en provenance de la Chine étaient en baisse de 60 % depuis les tarifs avec la Chine et que les importations du Mexique de jantes d’aluminium chinoises était à la hausse de 240 %. Les importations de jantes d’aluminium des USA en provenance du Mexique étaient en hausse de 260 %. Le Mexique ne fabrique pas d’aluminium en passant.

    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1426566/aluminium-aceum-libre-echange-systeme-gestion-offre

    1. treblig dit :

      Simple. Les alumineries canadiennes produisent un aluminium de qualité qui est plus cher? On garde les marchés de l’ aluminium de haute qualité et on spécialise deux ou trois alumineries dans la production  » low cost » pour contrer le marché chinois. Qui peut le plus, peu le moins.

      Mais ça demande aux compagnies de sortir de leur zone de confort

  5. Gilles Morissette dit :

    Les craintes de l’Association canadienne de l’aluminium sont-elles fondées? Difficille à dire car l’aluminium canadien semble protéger par une clause qui n’existait pas dans l’ancien ALENA (La clause du 70%).

    Par contre l’Association devrait s’abstenir de faire la morale au Mexique quant à la question de l’importation d’aluminium. À ce que je sache, le Mexique est un pays indépendant qui peut bien importer son aluminimum du pays qui lui convient.

    Au lieu de pleurnicher à l’avance pour quelque chose qui risque de ne pas arriver, l’industrie de l’aluminium devrait plutôt essayer de rendre son produit plus compétitif et de s’ouvrir à d’autres marchés en diversifiant son offre de service..

    Ce serait nettement plus constructif.

  6. Apocalypse dit :

    ‘…écartant l’idée d’accorder des compensations à l’industrie de l’aluminium’

    Avec raison d’ailleurs; Justin Trudeau fait bien d’écarter cette idée. Rappelons qu’au Québec, les alumineries ont l’électricité à gros rabais, ce qui est toute une subvention en soi. De plus, les salaires sont plus qu’excellents pour ceux qui travaillent dans ce domaine.

    J’écoutais des commentateurs à RDI hier et on disait que le secteur de l’aluminium n’a avait rien perdu par rapport à ce qu’il y avait dans l’Aléna, mais qu’on avait gagné quelque chose dans le cas de l’acier et alors, il faut bien que ça cri du côté des gens de l’aluminium.

    Ca serait bien le boutte du boutte de subventionner davantage cette industrie avec NOTRE argent.

    1. Pat dit :

      Rappelons qu’au Québec, les alumineries ont l’électricité à gros rabais????

      Faites vos calculs, c’est surprenant!

  7. Apocalypse dit :

    @treblig – 11:42

    ‘Par contre la Chine produits un aluminium moins cher mais de moindre qualité.’

    et avec une source d’énergie nettement plus polluante que l’électricité qu’on utilise au Québec.

  8. Superlulu dit :

    Pour une fois qu’il ne pliera pas aux Alcoa de ce monde.
    C’est bien beau les bons emplois, mais les milliards que les actionnaires se mettent dans les poches, ça va faire.
    Rabais sur l’électricité, subventions pour ci et pour ça.
    Mais ils ne seront jamais contents

  9. bleuetdaa dit :

    ————————————

    Il reste que l’acier a une protection que l’aluminium n’a pas. Pourquoi.

    Il reste qu’il y a Alcoa une entreprise américaine présente au Québec et qu’il y a des choses à faire.

    Identifier l’origine de l’aluminium des différents produits pour que les consommateurs puissent faire un choix éclairé. Il me semble que l’industrie de l’aluminium pourrait faire un certain travail du coté du marketing.

  10. Apocalypse dit :

    @Superlulu – 12:09

    ‘Pour une fois qu’il ne pliera pas aux Alcoa de ce monde…’

    On a l’impression que ces gens sont incapables de s’adapter, aussitôt que des problèmes surviennent, que la compétition s’intensifie, on pleurniche pour être compensé. Etes-vous vraiment incapable de résoudre quelques problèmes que ce soit?

  11. Pierre S. dit :

    ————————–

    Inquietez vous pas Trump va mettre la Chine en faillite avec sa petite guerre commerciale facile a gagner.

  12. Ziggy9361 dit :

    HS. .Horrowiitz est présentement en train de comparaître devant sénile à t Hill tv.

  13. FlorentNaldeau dit :

    @MarcoUBCQ, 11h30. « Justin prêche pour sa paroisse »

    De quelle paroisse s’agit-il? Celle des faits dirais-je à ce stade.

    La nouvelle entente inclut un quota entièrement nouveau pour le contenu en aluminium nord-américain des automobiles; les tarifs punitifs sur l’aluminium seront abolis par les ÉU; ce pays va recommencer à nommer des juges aux tribunaux internationaux du commerce; etc.

    À moins que JT et ses ministres mentent, un comportement auquel on s’attendrait de la part de DT mais pas vraiment de notre PM puisque le texte de l’entente permettrait de mettre en lumière ce genre de tromperies.

    Ou alors ils ont mal compris l’accord qu’ils ont signé. Et tant qu’à être soupçonneux, peut-être qu’en lisant les dispositions de cette entente on découvrira que le Mexique peut contourner impunément les obligations qu’on nous annonce et que le Canada ne pourra rien faire.

    Certains ne sont pas heureux que l’aluminium ne soit pas couvert par des dispositions identiques à l’acier. Il est pourtant peu surprenant que dans un contrat ou une entente les modalités diffèrent entre divers secteurs, puisque les conditions commerciales et de marché sont différentes. Tout comme dans une convention collective par exemple les compensations diffèrent entre des catégories de personnel qui font un travail différent, selon des horaires particuliers, ou dans des conditions de travail plus difficiles ou contraignantes.

    Des situations différentes donnent lieu à des traitements différents.

    Le secteur de l’aluminerie semble pour l’instant alarmiste et animé par une certaine jalousie. Une des premières tâches de Mme Freeland devrait être de voir à qu’ils soient bien breffés sur la substance réelle de l’entente.

    À moins que leurs craintes soient confirmées par le texte complet de l’accord, lorsqu’il sera disponible (dans les trois langues rappelons-le, ce qui nécessite toujours beaucoup de vérifications de conformité entre chaque version dans ce genre de texte international).

    1. papitibi dit :

      Transparence totale: non, je n’ai pas lu le traité tel que remanié. Au moment de signer, Freeland ne l’avait pas lu non plus – il n’y a que 24 heures dans une journée. Et ce n’est qu’à la toute dernière minute que la nouvelle définition de l’aluminium ‘nord-américain’ est apparue.

      L’acier qui entre dans la fabrication d’un véhicule doit provenir de matériaux d’origine nord-américaine et être transformé dans l’un des trois pays signataires. L’aluminium doit être transformé dans l’un des trois pays signataires pour que la pièce soit considérée ADMISSIBLE. Mais… l’aluminium de provenance asiatique, lui, peut être importé au Mexique SANS LA MOINDRE RESTRICTION et dès lors qu’il est transformé au Mexique, il devient de l’aluminium visé par le traité. Bingo!

      Notre bon florent-naldolologue pontifiait déjà du haut de sa Chaire il y a quelques jours:
      . https://richardhetu.com/2019/12/10/aceum-entente-entre-les-democrates-et-la-maison-blanche/#comment-170719

      Il ne va quand même pas reconnaître que c’est lui a avalé la couleuvre – ah, que dis-je, le nid de couleuvres! Ce dont il accusait Yves-François Blanchette. Le malingreY-F.B…

      Je prends à témoin cette perle florentine, particulièrement navrante de naïveté

      Le secteur de l’aluminerie semble pour l’instant alarmiste et animé par une certaine jalousie. Une des premières tâches de Mme Freeland devrait être de voir à qu’ils soient bien breffés sur la substance réelle de l’entente.

      Je reconnais à Madame Freeland plein de qualités… mais elle n’est pas qualifiée pour interpréter les clauses d’un traité international.

      La substance réelle de l’entente, très cher Naldo, ça n’est PAS ce que la vice-PM y voit; c’est ce qui se cache derrière les mots, autant ceux qui sont dits que ceux qui ne le sont pas, ou qui ne le sont plus.

      Je n’ai PAS lu le Traité, soit. Personne, ici, ne l’a lu, btw. Mais il semble acquis que le Mexique pourra profiter d’un loophole pour importer de l’aluminium chinois et en faire de l’aluminium mexicain. Tsé, moi, Alcoa, Rio Tinto, je m’en torche. Mais sur le marché de l’aluminium, 90% des emplois créés au Canada l’ont été dans les huit alumineries québécoises. Ça fait beaucoup de pesos dans l’économie du Québec, ça. Et puisque je vis au Québec, on me permettra d’être en osto.

      Et oui, le petit Justin, il n’a pas besoin de s’appeler Donald pour mentir comme un arracheur de dents.

  14. Apocalypse dit :

    @FlorentNaldeau – 13:15

    Excellent post!

    Certains ont l’air d’avoir oublié qu’on négociait avec les … Etats-Unis …, alors il fallait en avoir fumé du bon pour penser qu’on gagnerait sur toute la ligne. Selon plusieurs, le Canada s’en est très bien sorti dans les circonstances; Merci Madame Freeland.

    Cette négociation en était une entre un éléphant et une souris. J’ose croire qu’on a pas besoin de dire qui était la souris dans l’équation.

  15. Danielle Vallée dit :

    Faudrait pas s’emballer trop vite. Les sénateurs républicains ne sont pas contents parce que l’entente accorde trop de gains aux syndicats (et à Pelosi). Et Mitch McConnell a dit que le Sénat n’étudiera pas le dossier avant que le vote sur la destitution ait eu lieu, ce qui laisse une effluve de chantage ma foi.
    Les politiciens vont s’en mêler et tout détruire, c’est certain.

    1. Layla dit :

      @Danielle Vallée
      Pour faire simple ce ne sont plus les démocrates qui bloquent cette merveilleuse entente qui annulait la pire entente.

  16. Samati dit :

    Le Canada est un important producteur d’aluminium primaire (feuilles, lingots, barres, etc.), mais un petit producteur de produits ouvrés contenant de l’aluminium (jantes par exemple). Le prix est négocié sur les bourses de métaux (London Metal Exchange par exemple) et sert de référence à toutes transactions internationales.

    Les prix sont relativement bas en raison d’une surproduction provenant de la Chine. Selon des experts la Chine produit de l’aluminium primaire à perte pour favoriser le secteur de la transformation manufacturière plus payantes (les jantes par exemple).

    Le Mexique s’il importe de l’aluminium primaire paiera le même prix de base peut importe sa provenance. Les frais de transport peuvent augmenter le prix selon l’origine.

    Le marché américain pour l’aluminium primaire devrait continuer de favoriser les producteurs canadiens en raison de la proximité et de l’intégration des deux économies.

    Il sera important de connaître le détail des critiques des producteurs d’aluminium canadien pour comprendre leur point de vue vis-à-vis la nouvelle entente.

  17. citoyen dit :

    au lieu de parler de libre échange sur le marché, on devrait plutôt parler de protection du marché de l’offre et de la demande.

  18. Benton Fraser dit :

    Il y a longtemps qu’Alcoa et Rio Tinto (Anciennement Alcan) on compris que le gouvernement du Québec est « open bar » dans les subventions aux Alumineries et qu’il en va de même au fédéral.

    Il ne faut pas oublier que Legault a fait une première lors du lockup d’ABIen prennant position pour l’entreprise contre les travailleurs en affirmant que les travailleurs demandaient trop… alors que ces derniers n’avaient aucune demande, seule l’entreprise avait des demandes!!!

  19. FlorentNaldeau dit :

    @Apocalypse, 13h28.  » (…) il fallait en avoir fumé du bon pour penser qu’on gagnerait sur toute la ligne. Selon plusieurs, le Canada s’en est très bien sorti dans les circonstances; Merci Madame Freeland. »

    Plusieurs personnes, dont les chefs du NPD et du BQ à Ottawa et nombre d’intervenants sur le Web, me semblent avoir un conception assez réductrice d’une négociation de cette nature. Pour eux la seule issue acceptable est celle qui est correspondrait parfaitement et en tous points avec les intérêts du Canada, comme si ceux des autres partenaires en présence n’avaient aucun effet. De plus une négociation dépend des personnes en présence et des circonstances particulières au moment de la négociation; le résultat obtenu avec cet accord serait différent si les discussions avaient lieu dans 5 ans ou il y a 5 ans, i.e. après ou avant la présidence de DT. D’une part les dirigeants des pays changent, mais aussi les conditions financières et commerciales peuvent varier.

    De plus, les divers secteurs industriels ont un poids différent dans chaque pays; par exemple l’acier compte plus que l’aluminerie aux yeux des ÉU et ce lobby a plus d’influence dans l’établissement des priorités de négociation de ce pays.

    Somme toute une négociation est l’art de ce qui est réalisable à un moment précis dans le temps. Si on décide de s’accrocher à un inatteignable idéal platonicien, autant ne même pas prendre la peine d’engager des négociations en vue d’accords sur les échanges commerciaux.

    @citoyen, 15h46

    Il est vrai que les accords de libre-échange ressemblent parfois à un mode d’encadrement et de relativisation du protectionnisme.

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