
En 2018, Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump, a plaidé coupable à des accusations de fraude fiscale et de violations des lois sur le financement des campagnes électorales. Condamné à une peine d’emprisonnement de trois ans, il a présenté son ancien client devenu président comme l’instigateur de ses agissements criminels. « Je regrette d’avoir fait pour lui des choses que je n’aurais pas dû faire », a-t-il déclaré sous serment. « Pour rester loyal et faire ce qu’il me demandait, j’ai trahi ma boussole morale. »
Trump a traité Cohen de tous les noms, y compris de « rat ». Après sa sortie de prison, son ancien avocat a signé un contrat lucratif pour écrire deux livres, Disloyal: A Memoir et Revenge: How Donald Trump Weaponized the US Department of Justice Against His Critics. Il a aussi animé un balado et servi de témoin à charge lors du procès de Trump dans l’affaire Stormy Daniels. Rien pour arranger ses relations avec Trump.
Or, le New York Times a révélé l’an dernier que les deux hommes avaient amorcé un rapprochement lors d’une rencontre à Bedminster, au New Jersey. Cohen a par la suite déclaré publiquement que les procureurs de New York avaient exercé des pressions sur lui, voire l’avaient contraint à fournir des informations et un témoignage qui correspondaient à leurs accusations contre Trump.
Cette sortie a évidemment plu à Trump, qui tente encore de faire annuler les 34 chefs d’accusation pour lesquels il a été reconnu coupable à l’issue de son procès new-yorkais. En échange, Cohen espérerait obtenir une grâce présidentielle et l’aide de Trump pour renverser la décision qui l’empêche de pratiquer la profession d’avocat.
Ce long préambule met la table pour l’interview que Trump vient d’accorder à Cohen et qui sera diffusée après 18 h sur la station radiophonique WABC de New York où Cohen anime depuis quelque temps une émission hebdomadaire.
« Parfois, l’acte de courage le plus extraordinaire n’est pas de gagner le combat », a écrit Cohen sur le site Substack à quelques heures de la diffusion de l’entrevue. « C’est de décider que le combat n’a pas à durer éternellement. »
Il a aussi écrit : « Comment deux hommes qui se sont livré une guerre très publique pendant des années, qui se sont lancé des missiles verbaux à travers un immense canyon juridique et politique, peuvent-ils un jour se retrouver assis à la même table ? La réponse est en réalité bien plus simple que ce que l’on voudrait croire. Nous nous sommes pardonné. »
Amis lecteurs, séchez vos larmes et admirez le pouvoir du pardon.
(Photos AP)
Trois règles: Toujours attaquer, toujours nier, ne jamais admettre la défaite. J’ajoute une quatrième en suite il te met à genoux au risque de te ruiner financièrement. Surtout quand tu contrôles la justice. Je me demandes qui est le « RAT ».
Méchante putain ce Cohen
Sa face le confirme
J’allais écrire la même chose. Il a été acheté comme Stormy pour qui j’ai plus de respect que pour Cohen 👎
Au moins Stormy n’a jamais cachée ses vraies « activités » …
C’est de même que ça marche au Sud: https://www.youtube.com/watch?v=MZBXQZ5iCSE&list=RDMZBXQZ5iCSE&start_radio=1
Superbe !! 🎵
Très à propos !!!
Donc Cohen a vendu son âme pour redevenir avocat. Mais s’il décide d’aider Trump, il risque de perdre sa licence encore une fois. Comme plusieurs autres avocats avant lui.
Prochain livre de Cohen: Comment suis-je redevenu une guidoune?
Comment suis-je redevenu un « cloune » !
Misère! Cohen va t’ il retourner sa veste encore une fois, moyennant….
Cette histoire de pardon est risible quand on sait que le gros psychopathe ne pardonne jamais à personne. Il veut utiliser Cohen pour qu’elle raison?
Nous verrons si Cohen va succomber au $$$…
Une réponse à votre question se trouve dans le billet.
Voulez-vous dire que, le témoignage de Cohen ayant été fait sous la contrainte (qu’il dit), il pourrait y avoir révision du verdict ?
Trump fait appel du verdict. Les déclarations de Cohen apportent de l’eau à son moulin.
HS ???
« La démocratie est particulièrement vulnérable lorsque les électeurs ne parviennent plus à distinguer les véritables abus de pouvoir des attaques partisanes. Les dirigeants autoritaires exploitent cette incertitude en brouillant la frontière entre faute professionnelle et mise en scène politique, faisant passer toute critique légitime pour une simple chasse aux sorcières. »
https://www.project-syndicate.org/commentary/how-strategic-trolling-undermines-democracy-by-robert-gulotty-1-and-zhaotian-luo-2026-08
HS le « D***** » a convoqué les journalistes pour une conférence de presse à l’improviste.
Ce qui était important… du granit blanc de la Californie.
Pourquoi? Parce que l’asphalte très basique est inappropriée pour une telle demeure.
C’est une véritable jungle ce pays, il n’y a pas des rats. Il y a beaucoup de charognes humaines. Je serais incapable d’y vivre, rien que de savoir qu’ils sont proches de notre pays me donne des nausées et de la diahrée 😉
Cohen a déjà dit qu’i prendrait une balle pour (sauver) Trump. J’avais pas eu besoin d’en savoir plus sur lui pour me faire une idée du personnage.
@gl000001
La question de la frontière Québec-Terre-Neuve dans la péninsule du Labrador a fait l’objet du travail de la Commission d’étude sur l’intégrité du territoire du Québec présidée par la sommité Henri Dorion.
Le rapport 3 fouille cette question.
Je m’étais procuré mon exemplaire pendant mes études à Ottawa aux Presse de l’Université et récemment, il était disponible à la Librairie Henri Julien.
Une seule mise en garde : c’est plus dense que Humour en uniforme dans Selections du Reader’s Digest.
Après 1927, le gouvernement du Québec aurait pu acheter la partie litigieuse de Terre-Neuve en faillite, mais on a préféré investir dans les lots de colonisation avec Irénée Vautrin.
So what ?
« Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me ».
Trump et Cohen, le pardon, version tarif préférentiel !
Ah, le pardon ! Quelle magnifique vertu. Il paraît qu’il faut savoir pardonner, tourner la page, déposer les armes et retrouver la paix intérieure. Cohen vient précisément de nous offrir une démonstration bouleversante de cette grande sagesse humaine. Après avoir accusé le Trumpeur d’avoir détruit sa boussole morale, après avoir plaidé coupable, purgé une peine de prison, publié des livres ravageurs contre son ancien patron et témoigné contre lui devant la justice, le voilà désormais assis à la même table que celui qu’il décrivait hier encore comme l’homme à l’origine de ses malheurs.
Quelle merveilleuse réconciliation ! 🤠
On dirait presque un conte de Noël. À ceci près que, dans cette version, le Père Noël pourrait éventuellement s’appeler « le voyou du bureau ovale » et que le cadeau espéré serait une grâce présidentielle.
C’est là que le pardon devient soudain beaucoup moins mystique.
Parce qu’il faut être d’une naïveté remarquable pour croire que cette spectaculaire conversion sentimentale n’a absolument rien à voir avec les intérêts très concrets de Cohen. L’homme ne demande pas seulement à retrouver la paix avec son ancien patron. Il aimerait aussi récupérer le droit d’exercer son métier d’avocat et, si possible, voir sa condamnation annulée. Et qui pourrait éventuellement lui faciliter les choses ?
On pourrait presque croire que le pardon est parfois plus facile lorsqu’il possède une valeur marchande.
Cohen mérite toutefois une certaine admiration pour une chose : il a compris avant beaucoup d’autres que, dans l’univers trumpien, les ennemis d’hier peuvent parfaitement devenir les alliés de demain. Il suffit d’attendre que les circonstances changent. Chez le 47e, la mémoire politique semble fonctionner comme une application. On peut supprimer une ancienne version, redémarrer le système et prétendre que la précédente n’a jamais existé.
Le 47e, de son côté, n’est évidemment pas moins pragmatique. L’ancien avocat qui l’accusait hier devient soudain beaucoup plus fréquentable dès lors qu’il commence à contester les procureurs qui l’avaient incriminé. Le pardon, chez lui, semble avoir une étonnante capacité à apparaître exactement au moment où il devient POLITIQUEMENT utile.
C’est justement ce qui rend cette réconciliation si drôle. Les deux hommes ont passé des années à se démolir publiquement. L’octogénaire traitait Cohen de traître et de rat ; Cohen expliquait avoir sacrifié sa morale pour satisfaire son patron voyou. Chacun avait soigneusement construit son personnage dans cette GUERRE. Et maintenant, les voilà réunis dans une sorte de sommet diplomatique entre deux hommes qui auraient pu se poursuivre en justice pour crimes….contre l’amitié.
Il ne manque finalement qu’une poignée de main solennelle et une déclaration commune : « Nous avons décidé de laisser derrière nous nos différends, nos accusations, nos témoignages, nos insultes, nos livres, nos procès et nos déclarations sous serment. » Puis, en tout petit : « Sous réserve, naturellement, que certaines décisions judiciaires soient également laissées derrière nous. »
Bon…. il reste cette idée selon laquelle le véritable courage serait de mettre fin au combat. Peut-être. Mais quand un homme qui souhaite une grâce présidentielle et la restauration de sa carrière juridique décide soudain que la guerre n’a plus besoin de continuer, on est tout de même autorisé à se demander si la colombe de la paix ne serait pas arrivée avec une calculatrice….
Je ne doute pas que Cohen puisse sincèrement regretter certaines choses et souhaiter tourner la page. Les êtres humains changent, les rancœurs s’épuisent et même les ennemis peuvent finir par se réconcilier. Mais ici, le calendrier est tout de même curieux.
Après avoir raconté pendant des années comment son patron avait détruit sa vie, Cohen redécouvre précisément maintenant les vertus du pardon, alors que ce dernier dispose potentiellement des leviers dont il aurait besoin pour réparer une partie de cette même vie.
Il faut donc rendre hommage aux deux hommes : ils viennent de démontrer que, dans la politique américaine contemporaine, L’AMITIÉ est parfois une question de circonstances, la FIDÉLITÉ une question de mémoire et le PARDON une négociation qui peut parfaitement se conclure autour d’un café.
Quant à nous, pauvres spectateurs, il ne nous reste plus qu’à sécher nos larmes. Ce n’est peut-être pas le miracle du pardon que nous venons de voir.
C’est peut-être simplement le miracle d’une excellente occasion.
Hello,
J’ai bien failli exploser de rire à la lecture du billet !
Un pardon ?
De Cohen pourquoi pas. du son of a bleach, en revanche, j’ai de gros gros gros gros doutes !
Ça sent l’entourlespoules ça ! Un truc du genre « si le “rat” a fait un faut témoignage dans l’affaire Stormy, alors c’est une occasion de faire annuler la condamnation ». Sauf que bon, le « rat » n’a pas été le seul à témoigner durant le procès et je suis pas sûr que le fait que son témoignage soit mis en doute change grand-chose à l’issue de l’affaire.
J’ai l’impression que Cohen apprécie tout particulièrement de prendre l’autobus (surtout quand ce dernier lui roule dessus).
Lindsey Graham, Ted Cruz, Michael Cohen. Il faudrait un nouveau mot du dictionnaire pour bien faire comprendre le niveau d’abaissement et de retournement qu’une personne comme eux est prête à accepter pour le pouvoir et l’argent. Comme d’autres phrase célèbres (« Heureux qui comme Ulysse fait un beau voyage »), on pourrait dire « Honteux qui comme LG, TC et MC, retourne ainsi sa chemise ».
Sa boussole morale a viré de bord. Combien l’a-t-il payé avec le fruit de sa trahison???
La « boussole morale » de Cohen doit s’être encore déboussolée, bâtard.
Elle spinne comme une girouette
Le pardon selon Trump et Cohen
Au fond, cette histoire ne parle pas de pardon. Elle parle d’intérêts. Deux hommes qui se sont mutuellement démolis pendant des années découvrent soudain les vertus de la réconciliation au moment précis où chacun peut encore tirer profit de l’autre. Voilà une définition bien particulière de la grandeur d’âme.
@POLITICON
Fort bien résumé !
Le témoignage de ce gars vaut que dalle plus que jamais.
«Amis lecteurs, séchez vos larmes et admirez le pouvoir du pardon. »
Ou n’est-ce pas plutôt:
« Amis lecteurs, séchez vos larmes et le pouvoir du patron »
Trump carbure à quoi pour que tous se jettent à ses pieds et embrassent l’anneau ? Même Cohen !
Mystère!😳
Ce n’est pas à quoi DT carbure (ça on le sait) la question. C’est à quoi carburent ceux qui le soutiennent, ou l’aident, ou l’approuvent. Ou simplement craignent son pouvoir.
Il n’y a plus beaucoup de lois et d’ordres qui tiennent dans ce pays. Qui voudrait embaucher Cohen comme avocat. Il n’a plus aucune crédibilité. Ce pays ce n’est pas chez moi et pourtant ça me désole profondément. L’ordure orange est un trou noir, une fosse abyssale où il n’y a aucune lumière. Et il entraîne toute une nation dans cette noirceur.
Cohen n’a aucune moral et c’est pour ça qu’a chaque fois que les actions contre Trump lui sont lié il faut pas y prêter foi dun coté comme de l’autre
Tiens, le crapaud Cohen vient de se garrocher dans le marais
La réconciliation de deux corrompus, l’un veut réintégrer sa profession juridique et l’autre veut faire annuler le verdict dans un procès qu’il a perdu, mais qui fera confiance à un ex détenu pour être son avocat et quel juge se pliera à la volonté d’un criminel notoire qui nie toujours sa culpabilité ?
Cohen a 55 ans, son avenir est en jeu, mais Donald a un avenir limité devant lui et sa vie restante est tapissée de privilèges.
Ceci étant dit, en quoi cet échange tordu de services rapporte quelque chose au pays ? Tout fait dur au maximum dans cette présidence et il en rajoute chaque jour, il financera son appel devant la CS avec l’argent public.