
À en croire leurs dirigeants et leurs candidats, les démocrates n’ont pas l’intention de lancer une troisième procédure de destitution contre Donald Trump s’ils deviennent majoritaires à la Chambre des représentants à la faveur des élections de mi-mandat. Une telle procédure est vouée à l’échec, disent-ils, compte tenu de la super majorité des deux tiers nécessaire au Sénat pour destituer un président. Cela dit, les démocrates se promettent de lancer des enquêtes et d’utiliser leur pouvoir d’émettre des assignations pour démontrer l’étendue de la corruption à laquelle se livre Trump depuis son retour à la Maison-Blanche.
Or, le service juridique du ministère de la Justice (Office of Legal Counsel) a publié un avis lundi destiné à protéger Trump contre les enquêtes d’un Congrès démocrate. Cet avis concerne l’application du « privilège de l’exécutif », cette doctrine constitutionnelle qui permet au président et aux membres de la branche exécutive de refuser de divulguer certaines informations — communications internes, délibérations, conseils reçus — au Congrès, aux tribunaux ou au public.
Selon le nouvel avis juridique, le privilège de l’exécutif ne s’applique pas seulement aux membres de la branche exécutive. « [D]e manière générale, le privilège de l’exécutif peut s’appliquer aux communications présidentielles avec des conseillers privés, à condition que ces communications (1) se rapportent à la prise de décision présidentielle officielle, (2) impliquent ou reflètent des communications avec le président ou ses conseillers directs, et (3) soient confidentielles », écrit l’OLC.
Étant donné que Donald Trump mêle allègrement ses décisions présidentielles officielles à celles liées à ses affaires, il ne devrait pas hésiter à invoquer cet avis pour refuser de dévoiler ses communications avec ses conseillers privés, et vice versa. Les démocrates contesteront évidemment cette nouvelle doctrine devant les tribunaux. Et la justice suivra son cours, permettant à Trump d’en appeler des décisions lui étant défavorables. Nous avons déjà vu ce film.
Coïncidence : l’avis juridique de l’OLC a été publié le même jour où Todd Blanche a prêté serment en tant que procureur général des États-Unis. L’avis juridique a été signé par Elliot Geiser, un jeune avocat qui a déjà contribué à élaborer des théories juridiques visant à inverser les résultats de l’élection présidentielle de 2020
(Photo Getty Images)
Depuis que la Cours Suprême a donné au président une complète immunité pour ses actes officiels (sans définir ce qu’était un « acte officiel »), c’est presque dans l’ordre des choses.
Et ce n’ est que le début de la vaste corruption de Blanche à la tête du DOJ.
Le gros va pouvoir faire ce qu’ il veut au cours des deux prochaines années. Même si les Dems vont devant les tribunaux, si le tout se retrouve devant la suprême cour, nous connaissons d’avance le résultat.
« ses décisions présidentielles officielles » prises dans le officines du pouvoir !!!
« Pour démêler ces communications, il faudrait Blanchir les zones grises et drainer la vase communicante » – Mitoyen
Je discutais avec un ami américain il y a quelques semaines et on était d’accord qu’une démarche en destitution était vaine et que ça donnerait du gaz à Trump. Il vaut mieux concentrer les énergies à enquêter toutes les magouilles de cette administration.
J’ai lu la semaine dernière que les démocrates de la Chambre des représentants, se préparant à un possible retour au pouvoir, élaborent une vaste stratégie d’enquête ciblant les entreprises et les institutions financières proches du président Donald Trump, plutôt que de lancer une procédure de destitution immédiate, selon quatre sources proches du dossier.
Des élus démocrates de haut rang à la Chambre et des collaborateurs de commissions ont évoqué la possibilité d’utiliser des auditions, des assignations à comparaître et des demandes de documents pour obtenir des informations auprès d’entités liées à l’entourage politique et commercial de Trump, ont indiqué les sources. Ils misent sur le fait qu’enquêter sur des entreprises privées et des acteurs financiers extérieurs s’avérera plus fructueux qu’une confrontation directe avec une Maison-Blanche dont ils anticipent la résistance au contrôle, ont-elles précisé.
Les dirigeants du parti envoient des courriers aux entreprises, aux sous-traitants et à d’autres organisations susceptibles de faire l’objet d’enquêtes, ont-ils indiqué. Ces demandes visent à obtenir des documents et préparent le terrain pour d’éventuelles assignations à comparaître si les démocrates remportent la majorité à la Chambre des représentants, ont précisé les deux sources.
Les représentants Robert Garcia (Californie) et Jamie Raskin (Maryland), respectivement les principaux démocrates des commissions de surveillance et judiciaire de la Chambre, ont déclaré que les enquêtes en cours seraient étendues si les démocrates remportaient la majorité à la Chambre.
Les lettres contiennent des demandes d’informations adressées à la société de médias Paramount Skydance concernant ses relations avec l’administration Trump et le projet d’acquisition de Discovery par Warner Bros., ainsi qu’à la plateforme vidéo YouTube et à sa maison mère Alphabet (GOOGL.O), au sujet de l’accord à l’amiable de 24,5 millions de dollars conclu entre la société et Trump en septembre. Des lettres ont également été envoyées à l’opérateur de prisons privées GEO Group et à la société de sécurité Salus Worldwide Solutions concernant leurs contrats avec le Département de la Sécurité intérieure (DHS), ainsi qu’aux négociants en matières premières Vitol et Trafigura au sujet de la vente de pétrole vénézuélien par l’administration, ont indiqué les deux sources.
https://www.reuters.com/legal/government/democrats-plan-trump-investigations-over-impeachment-if-they-win-house-sources-2026-08-08/
Donc les subalternes de Donald vont refuser de répondre aux questions qui leur sont posées. Et dans la même veine, certains républicains veulent accuser le Dr Fauci pour avoir refuser de répondre aux questions de sénateurs MAGA…
N’empêche que refuser de répondre à toutes les questions, plutôt que simplement mentir, pourrait favoriser le mouvement politique de Tucker Carlson qui promet de faire révéler « ce qui est caché ». Si Tucker peut voler 5 à 10% des électeurs aux républicains, on pourrait assister au même genre de scénario que Ross Perot a fait contre Bush sénior en 1992.
Hello,
Les Pères fondateurs voulaient une république, une démocratie mais on se rend compte que l’exécutif fait ce qu’il veut comme ça lui chante. Toujours une astuce pour ne pas avoir à rendre de comptes. Si ça a tenu 250 ans, on se demande si ce n’est pas uniquement lié au fait que les exécutifs précédents avaient plus ou moins le souhait d’assurer correctement leurs fonctions.
Suffit qu’un type totalement amoral et corrompu jusqu’au trognon se pointe et tout le système s’écroule.
Il est beau le « phare de la démocratie » !
🤮🤮🤮
« Le phare » a été remplacé par une lanterne de naufrageur une nuit de tempête !!!
Superbe ! 😂👌
Plus le crétin orange se défend d’être corrompu, plus il prouve qu’il est corrompu.
Trump est et restera le pire président de l’histoire américaine.
Encore une mesure qui détruit la cohésion du pays (la dictature mène au chaos, car c’est à la base un mensonge sur la réalité). C’est comme si l’inconscient collectif états-uniens voulait de grands changements en faisant miroiter un retour à la grandeur du pays. Mais il est impossible pour ce peuple de croire encore à sa grandeur, malgré les prétentions de maga, car la majorité des citoyens n’a jamais travaillé autant pour si peu.
Comme le propre des Républicains aujourd’hui c’est de dire une chose et faire son contraire, et si dans les faits ils vont contribuer au renouveau des États-Unis en poussant le peuple à un point de non-retour? Dans le langage républicain, ce qu’ils prétendent valoriser ils sont dans les faits entrain de le détruire.
Après un énorme incendie le renouveau? Après la tempête le calme? Après les iniquités sociales un retour vers plus de justice? Ce peuple est « du » pour de grands changements, et souvent, avant que nous-même on change, nous vivons d’abord de grands chamboulements intérieurs. À suivre…
Ce billet explique peut-être mieux que bien des analyses pourquoi je doute désormais de la capacité des démocrates à reprendre réellement le pouvoir. Le problème ne se limite plus à Donald. Il réside dans l’accumulation des leviers institutionnels entre les mains d’un même mouvement politique et dans l’affaiblissement progressif des contre-pouvoirs.
Sur papier, un Congrès démocrate pourrait enquêter. Dans les faits, on voit déjà se mettre en place les outils juridiques permettant à l’exécutif de retarder, de bloquer ou de soustraire des informations au regard du législatif. Le privilège de l’exécutif s’étend, les procédures s’éternisent devant les tribunaux et, pendant ce temps, le mandat présidentiel reste intouchable.
Pour modifier en profondeur les règles du jeu, il faudrait souvent réunir des majorités aujourd’hui hors de portée pour les 2 camps. Or, la discipline imposée au sein du Parti républicain laisse peu de place à une remise en question de cette concentration du pouvoir. Plus les institutions se montrent incapables de se corriger elles-mêmes, plus il devient impossible pour le législatif d’exiger quoique ce soit de l’exécutif.
Ce qui m’inquiète le plus n’est pas seulement ce qui est fait aujourd’hui, mais ce qui pourrait être considéré comme normal demain. Lorsqu’un gouvernement dispose d’une grande latitude pour invoquer le secret, contrôler le rythme des enquêtes ou repousser les mécanismes de reddition de comptes, la tentation est forte d’utiliser ces pouvoirs à des fins politiques. C’est précisément pour éviter ce genre de dérive que les contre-pouvoirs existent. Mais malheureusement pour eux, Donald à une forte tendance autocratique et une soif inextinguible de pouvoir..
La véritable menace pour la démocratie américaine n’est pas qu’un parti gagne une élection, c’est qu’elle ne la mérite pas et qu’il n’y a plus aucun contre pouvoir pour exiger et obtenir une enquête équitable.
Du point de vue systémique, cette peur que vous partagez sera très certainement, il me semble, partagée par un grand nombre de citoyens. Les gens ont voté pour Trump par peur de ne pas redevenir un grand pays, alors qu’en fait Trump & co. ont dévasté le pays.
Je vois aisément les citoyens se mobiliser si ça va trop loin. Quand tu as quelque chose de tangible à perdre, la motivation suit pour agir.
Trop facile de corrompre le système, politique ou juridique chez l’Oncle Sam. Tant que le GOP avait des valeurs morales et éthiques ça tenu mais bien avant Tromp la droite a élaboré des plans pour s’accaparer le pouvoir. Ils n’avaient sûrement pas prévu un phénomène comme lui mais ils composent avec.
L’argent et le pouvoir, c’est tout ce qui compte pour eux et lui.
Si les démocrates reprennent le Congrès – et espérons aussi, le Sénat – en novembre prochain, qu’ils se concentrent pour empêcher Donald Trump de faire davantage de dommages aux États-Unis et au reste de la planète; qu’ils ne perdent pas leur temps à faire des enquêtes qui ne vont aller nulle part.
Donald Trump va pardonner tout le monde et personne – incluant lui-même – ne verra jamais l’intérieur d’une prison.
Pour enquêter pour se faire dire qu’ils ne peuvent répondre aux questions ou utiliser le 5ème amendement à chaque question ; une perte de temps.
une autre pierre s’ajoute pour bâtir un rempart autour des sbires de la Maison-Blanche.
Ben non, disaient les gens… « ils » ne peuvent pas faire ça..
Est-ce que ce garde-fou tiendra? Suffit que ça tienne encore 2 ans…
C’est tellement long 24 mois en politique étasunienne…
Le groupe Projet 2025 aura amplement le temps de contourner les derniers petits irritants pour asseoir totalement la mainmise sur le pays par cette bande d’ultra-riches. Ils roucouleront que c’est pour le bien du pays… tout va très bien… ça n’a jamais été aussi bien…
Heureusement novembre arrive à grand pas, 86 jours pour le vote… Le bon peuple votera et tout se calmera… La démocratie parlera.
@Che Sausage -13:06
« Suffit qu’un type totalement amoral et corrompu jusqu’au trognon se pointe et tout le système s’écroule. »
Donald Trump est l’exception qui confirme la règle! On ne reverra pas cette situation de sitôt; un homme intelligent, narcissique à l’extrême, charismatique, qui exerce un ascendant indiscutable sur des millions d’Américains, ce qui fait qu’il peut tenir en otage le parti républicain au grand complet. JD Vance et M. Rubio vont devoir oublier de reprendre la recette.
On va revoir une présidence (plus) normale à partir de 2028, qu’elle soit démocrate ou républicaine.
Je vois plutôt la médiocrité incarnée, ainsi que l’arrogance, avec lesquels la majorité s’identifiait lors des deux élections qui ont mis au pouvoir un escroc de bas étage. Trump n’est pas intelligent, ce sont plutôt les citoyens qui sont crédules et naïfs. On ne peut pas s’auto-proclamer le plus grand pays au monde si on n’est pas si immensément naïfs et crédules. Ça vient aussi avec une énorme susceptibilité, parfaitement exprimée par les membres du culte maga.
MarcoUBCQ
Ce peuple est « du » pour de grands changements, et souvent, avant que nous-même on change, nous vivons d’abord de grands chamboulements intérieurs. À suivre… dites-vous.
N’est-ce pas exactement ce que l’équipe trumpienne a promis voilà 19 mois ??
Le bon peuple voulait du changement. Le cout de vie était « intenable » avec les oeufs hors de prix…
Ils en ont du changement!!!
En santé, en éducation, en sciences, en politique internationale, en aide internationale, en immigration, en protection de l’environnement, en économie… ça n’arrête pas!
trump et son équipe ont promis du changement au bon peuple. Ils sont servis!
Ils ne peuvent pas chialer. Ils ont eu ce que ce candidat présidentiel a promis.
Évidemment, fallait lire les petits caractères, en bas de page…
Comme les américains aiment bien nommé des lois en fonction de certaine personne. Lorsque les démocrates vont reprendre la totalité du contrôle de la présidence, la chambre et du Sénats. Je nommerais les lois anti-corruption en fonction de ceux qui en ont profité ou ont magouillé pour que ça arrive.
La loi sur la séparation des pouvoirs entre le judiciaire et le politque: la loi Tood Blanche
La loi qui empèche un membre de la famille de faire parti du cabinet ou de recevoir des mandats important: La loi Jared Kushner
La loi qui permet qui oblige les membres élu à ne pas bénificer d’information privilégié, la loi XXX
La loi qui oblige le gouvernement à tous divulgué au congrès sauf si c’est une information classé défense secret, la loi Eliot Geiser
J’aurais aussi amené une loi appelé la loi de réciprocité Jim Jordan : si le comité judiciaire enquête pour trouvé une fraude de 5000$ contre Hunter Biden, toute activité de plus de 5000$ effectué par la Famille Trump doit être enquêter avec la même rigueur sinon les membres qui refuse perdent leur poste au comité
Les démocrates ont juste à faire comme Trump et à ne pas tenir compte de cet avis.
???
Faque la seule justice qui reste est celle de la vie un jour il va décédé et se seras un grand bien
pour l’humanité, un jour un plus fou arrivera peu importe le pays peu importe le lieu………………….
En effet, les Americains ont choisi leur dictateur. Le Canada doit le subir. Je vous soumets ici un texte de Gordon F.D Wilson, ancien ministre libéral de l’ouest et écrivain. Ce rexte a paru sur le groupe Canadian againt Trump. Bon, est ce vraiment Wilson qui publie? Je ne sais trop, je n’ai pas pu trouver ce texte ailleurs. Cela dit, peut-être que certains d’entre vous pourront plus nous en dire. Toutefois le propos est d’intérêt pour le Canada qui au dela des négociations avec le gros taré, doit aussi éviter de devenir un vassal de Trump. Voici le texte :
Le territoire l’emporte sur le commerce
Les Américains n’ont jamais été des adeptes d’un commerce libre et équitable.
Je peux personnellement en témoigner, ayant rencontré des membres du Congrès ainsi que des représentants du lobby américain du bois d’œuvre pendant le conflit sur le bois d’œuvre résineux de 2000, alors que j’étais ministre des Forêts de la Colombie-Britannique.
Depuis l’âge doré et le tarif McKinley de 1890 — imposé pour financer le gouvernement et générer des revenus permettant de subventionner, et donc de protéger, l’industrie manufacturière nationale contre la concurrence étrangère — jusqu’aux négociations actuelles entourant la révision de l’ACEUM, les Américains ont toujours, à des degrés divers, fait pencher la balance en leur faveur.
Ceux qui négociaient au nom des intérêts commerciaux canadiens ont toujours tenu compte de l’égoïsme et de l’avidité des Américains dans l’équation commerciale et travaillé dans les marges de ce qu’on appelait un accord de « libre-échange ».
Mais ce n’est plus le cas.
En janvier 2025, Donald Trump a publiquement déclaré une guerre économique au Canada, menaçant d’utiliser la « force économique » pour faire s’effondrer notre économie et forcer les Canadiens à capituler afin de devenir un État vassal dans son grand projet de forteresse américaine.
Il a signifié à l’économie mondiale que les règles du droit commercial américain ne lieraient désormais plus les États-Unis, encore moins celles du droit commercial international. Nous avons rapidement compris que le libre-échange était mort : un nouveau Don était arrivé en ville et il comptait gouverner comme un parrain de la mafia — par les menaces, les exigences et l’extorsion et, si cela ne fonctionnait pas, par l’intervention militaire.
Depuis janvier 2025 et l’annonce par Trump de son projet de créer une forteresse américaine, le secrétaire d’État des États-Unis s’est ouvertement vanté que l’administration Trump était directement intervenue dans au moins cinq élections sud-américaines : en Équateur, en Bolivie, au Chili, au Pérou et, plus récemment, en Colombie.
Tous ces gouvernements sont politiquement alignés sur Trump, avec un autre partenaire privilégié notable : Israël.
Au cours des six derniers mois, au moins sept pays d’Amérique du Sud ont signé des accords officiels, des traités diplomatiques ou des résolutions multinationales avec Israël dans le cadre d’un important réalignement régional.
Cette coopération accrue ne se limite pas aux relations diplomatiques. Elle s’articule largement autour des nouveaux accords Isaac, inspirés des accords d’Abraham conclus avec des pays du Moyen-Orient, et s’étend à une coopération accrue en matière d’intelligence artificielle, de sécurité et de surveillance. Dans certains cas, elle comprend des accords de défense conjoints ainsi qu’un engagement à déplacer la représentation diplomatique de Tel-Aviv à Jérusalem, conformément au souhait de Netanyahou de faire reconnaître cette ville contestée comme capitale d’Israël.
Le gouvernement colombien nouvellement élu — le 7 août — sous la présidence d’Abelardo de la Espriella, que Trump a ouvertement appuyé pendant la campagne électorale, a reçu un milliard de dollars américains de Trump pour la défense et la sécurité. Il a déjà créé la Commission économique binationale Colombie-Israël et prévoit une coopération conjointe en matière de défense et de technologie.
Le Pérou a tout récemment signé un contrat de défense de 60 millions de dollars avec l’entreprise israélienne Elbit Systems afin d’acquérir le système d’artillerie avancé PULS, devenant ainsi le premier pays d’Amérique latine à déployer cette technologie. De son côté, l’Équateur vient d’ouvrir à Jérusalem un bureau de l’innovation doté d’un statut diplomatique complet.
Pendant ce temps, Greenland Energy, une jeune entreprise texane ayant de solides liens politiques avec Donald Trump, a acheminé du matériel de forage dans la région isolée de Jameson Land, sur la côte est du Groenland, sans en aviser l’Autorité des ressources minérales du Groenland ni obtenir son autorisation.
Il convient de noter que Carol Craig, ancienne combattante de la marine américaine et fondatrice de l’entreprise de technologies de défense Sidus Space, qui travaille activement au projet Golden Dome, a rejoint le conseil d’administration de Greenland Energy en juin de cette année.
Les lecteurs réguliers de mes publications se souviendront peut-être de celle que j’ai publiée l’an dernier, dans laquelle j’expliquais la véritable raison de l’intérêt de Trump pour le Groenland. Selon moi, cet intérêt a moins à voir avec le pétrole et les minerais qu’avec l’établissement de stations terrestres reliées aux réseaux Starshield et Starlink de Musk, plutôt qu’à Eutelsat, leur équivalent sous contrôle européen.
Cela s’inscrit dans le projet de la Space Force de Trump visant à militariser l’espace au moyen de Starshield, malgré les résolutions des Nations unies interdisant une telle démarche. Il suffit de considérer le refus de Musk de permettre à l’Ukraine d’utiliser Starlink pour guider ses frappes contre des cibles militaires russes, alors même que la Russie y avait accès jusqu’au début de la guerre avec l’Iran en février, moment où Musk lui en a coupé l’accès, pour entrevoir le pouvoir que nous confions non seulement à cette technologie privée, mais aussi à la personne qui la contrôle.
En juin, l’ancienne secrétaire américaine à la Sécurité intérieure Kristi Noem s’est jointe au conseil consultatif de NovaRed Mining, une entreprise établie à Vancouver qui aurait déclaré n’avoir aucun revenu, mais qui cherche à exploiter des terres rares.
Cette décision n’aurait probablement fait sourciller personne si le département d’État américain n’avait pas évoqué son nom comme émissaire pour le « Shield of the Americas », une initiative fonctionnant comme une agence de coopération stratégique et de sécurité alignée sur le département d’État et axée sur les relations avec l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud — un élément important de l’évolution politique actuelle dans cette région.
Je suis certain que certains d’entre vous qui lisez ceci pensent qu’il ne s’agit que d’une théorie du complot de plus.
Certains soutiendront que les négociations entre le Canada et les États-Unis qui se déroulent à Washington cette semaine font simplement partie de la réalité d’un pays de 42 millions d’habitants, avec un PIB de 2,32 billions de dollars américains, vivant à côté d’un pays de 349 millions d’habitants dont le PIB atteint 32,77 billions de dollars américains.
Bien sûr, cela explique une bonne partie de ce qui se passe. Et oui, nous avons toujours réussi à protéger les intérêts et les valeurs du Canada. J’ai confiance que, sous la direction du premier ministre Carney et de son équipe professionnelle de négociateurs commerciaux, tout sera mis en œuvre pour protéger ce pays.
Mais nous ne devons pas oublier qu’en janvier 2025, Donald Trump a clairement annoncé ses intentions. Il a affirmé vouloir transformer ce pays en un État vassal au service de sa vision de l’Amérique. Si quelqu’un croit que nous ne subirons aucune perte au cours de cette guerre économique, c’est qu’il n’a tout simplement pas été attentif.
Le fait que Danielle Smith ait orchestré la tenue d’un référendum sur la souveraineté canadienne quelques semaines seulement avant les élections de mi-mandat aux États-Unis n’est pas le fruit du hasard. Kerry-Lynne Findlay, largement associée à la philosophie MAGA de Trump, a accordé la priorité au caucus conservateur de la Colombie-Britannique afin qu’il puisse rencontrer directement le controversé ambassadeur américain Pete Hoekstra et discuter des concessions que le Canada pourrait faire lors des prochaines négociations commerciales.
Le chef du PCC, Pierre Poilievre, a activement miné l’unité de l’équipe canadienne de négociation commerciale en proposant publiquement que le Canada exploite ses terres rares, les stocke et les offre directement aux États-Unis en échange de la garantie d’une exemption de droits de douane sur d’autres exportations canadiennes essentielles, comme l’aluminium et les automobiles.
C’est une proposition ridicule, que Trump accepterait volontiers avant de ne pas respecter sa parole ni sa signature, comme il l’a déjà fait pour de nombreux autres documents — notamment l’ACEUM, accord qu’il a lui-même négocié et signé et qu’il viole maintenant.
Il se joue ici beaucoup plus qu’une négociation sur les produits laitiers canadiens, le bois d’œuvre, l’aluminium, les pièces automobiles et les véhicules assemblés. Trump consacre peu de temps à penser au peuple américain et n’accorde aucune importance aux préoccupations des travailleurs ou des dirigeants d’entreprise canadiens.
Nous sommes assis à la table de négociation face à l’un des gouvernements américains les plus corrompus, malhonnêtes et moralement défaillants de l’histoire, porteur d’un programme que même les plus naïvement optimistes doivent reconnaître.
Aujourd’hui, Benjamin Netanyahou a annoncé qu’Israël rejetait le plan de paix en quatorze points pour Gaza et confirmé qu’Israël ne respecterait pas son engagement de retirer ses troupes parallèlement au désarmement du Hamas. Il a également déclaré que le Conseil administratif de Gaza, qui opère depuis l’Égypte, ne serait pas autorisé à entrer dans la bande de Gaza, contrairement à ce que prévoit l’accord.
Cette annonce est survenue le jour même où des colons israéliens ont incendié les maisons de six familles agricoles palestiniennes et où les Forces de défense israéliennes ont démoli toute une rangée de maisons palestiniennes en Cisjordanie occupée, arrêtant neuf Palestiniens, dont deux possèdent également la citoyenneté américaine.
Au cours des six mois écoulés depuis que Trump a annoncé qu’il n’approuverait ni l’expansion des colonies ni l’annexion israélienne de la Cisjordanie, Israël a approuvé la création de 34 nouvelles colonies. Le cabinet de sécurité a pris cette décision le 25 mars 2026 et l’a rendue publique en juillet.
Les Canadiens feraient bien de se rappeler le genre d’homme auquel nous avons affaire de l’autre côté de la table de négociation commerciale avant de se lancer, depuis leur fauteuil, dans des critiques sur le trop grand nombre de concessions accordées ou sur la façon dont ils auraient eux-mêmes mieux négocié.
Trump, et la base de pouvoir qui le soutient, a un programme pour le Canada — et ce programme n’est pas un accord de libre-échange. Il possède des relais dans ce pays qui adhèrent à son projet. Il suffit de demander à n’importe lequel des gouvernements fantoches que ses agents ont installés en Amérique du Sud.
Nous avons une solide équipe de négociation commerciale dirigée par le premier ministre Carney, qui est assez intelligent pour comprendre que ce qui est véritablement en jeu dépasse largement la question des tarifs douaniers et pourrait être beaucoup plus dommageable.
Pour ma part, je lui souhaite, ainsi qu’à son équipe, la meilleure des chances et j’espère que nous pourrons maintenir le nombre de victimes aussi bas qu’il est humainement possible de le faire.
Ah oui… et merci !
HORS SUJET ?? Il semblerait que la crosse du package de 1milliard 776 millions de $ est la suivante : les ex detenus doivent intentés une poursuite de xxxx montant de $$$$ et évidemment le Gouvernement i.d Todd Blanche va regler hors cours fantastique personne ne la voit venir celle la on dirait.
Excellent. Tous les étatsuniens devraient poursuivre le gouvernement pour avoir fait monter le prix des aliments et de l’essence. Etre pris en otage par le ministère de la guerre, c’est aussi pire que d’avoir été en prison. Et pas un recours collectif … une demande individuelle pour chaque personne. Pour inonder le DOJ de demandes.
Et il me semble qu’un juge a dernièrement déclaré que Joe Biden ne pouvait pas garder certaines conversations privées ou confidentielles.
On parle de conversations ayant eu lieu alors qu’il écrivait ses mémoires, alors qu’il n’était pas président.