
Zohran Mamdani a remporté son audacieux pari mardi. Les trois candidats à la Chambre des représentants qu’il a appuyés ont remporté leur primaire en vue des élections de mi-mandat contre des adversaires soutenus par l’élite du Parti démocrate, dont deux étaient des représentants sortants. Il s’agit d’un exemple de l’influence de Mamdani, nouveau faiseur de rois à New York. Il s’agit aussi d’un séisme socialiste.
Comme le maire de 34 ans, deux des candidates qui ont joui de son appui, Darializa Avila Chevalier (photo) et Claire Valdez, sont membres des Démocrates socialistes d’Amérique (DSA). Chevalier, une militante sans expérience politique, a remporté la victoire la plus remarquable en défaisant le représentant Adriano Espaillat, qui était en passe de devenir le président du groupe hispanique du Congrès. La décision du maire d’appuyer cette candidate qui a dû renier certaines de ses déclarations passées a irrité au plus haut point Hakeem Jeffries, chef des démocrates à la Chambre, qui représente une circonscription de Brooklyn. Chevalier devrait être facilement élu en novembre dans une circonscription qui comprend une partie du Bronx et du nord de Manhattan, dont Harlem.
« On m’a demandé à maintes reprises pourquoi je soutenais cette campagne », a déclaré Mamdani devant les partisans de Chevalier mardi soir. « Et j’ai répondu que je ne voyais personne de mieux que la fille d’une assistante sociale célibataire qui s’est battue toute sa vie pour les travailleurs, qui a pris la défense des New-Yorkais injustement détenus par l’ICE, et qui a plaidé pour une politique étrangère consistant à investir dans les bébés plutôt que dans les bombes. »
Si la victoire de Chevalier a été serrée, il n’en a pas été de même pour celle de Valdez, qui a écrasé le président de l’arrondissement de Brooklyn Antonio Reynoso lors d’une primaire tenue dans cet arrondissement. Reynoso jouissait pourtant de l’appui de la représentante Nydia Velázquez, qui part à la retraite et qui était furieuse de la décision de Mamdani de se mêler de cette course. Valdez, contrairement à Chevalier, n’est pas une néophyte politique, ayant déjà été élue à l’Assemblée de New York.
Brad Lander, l’autre poulain de Mamdani, n’est pas socialiste, mais il est très à gauche du représentant démocrate sortant Dan Goldman, qui sollicitait un troisième mandat dans une circonscription comprenant une partie de Brooklyn et le Lower East Side de Manhattan. Goldman s’était fait connaître comme conseiller juridique de la commission du Renseignement de la Chambre lors de la première procédure de destitution visant à Donald Trump. Ses liens avec l’AIPAC, l’influent lobby pro-Israël, ont nui à cet héritier de la fortune Levis Strauss.
Pendant leur campagne, les candidats appuyés par Mamdani ont mené de front des attaques contre les dirigeants du Parti démocrate, les groupes pro-israéliens, dont l’AIPAC, et Trump. Ils ont également su tirer parti de la profonde colère des électeurs face au statu quo et de leur mécontentement à l’égard des institutions politiques.
De commenter Basil Smilke, ancien directeur exécutif du Parti démocrate de New York : « Les électeurs ne croient pas que l’establishment démocrate puisse éteindre un incendie dans une maison en feu. Ils ne font pas confiance aux institutions. Ils ne soutiennent pas les tentatives de réformer quelque chose qu’ils pensent être intrinsèquement brisé et ils veulent trouver un moyen de recommencer à zéro et de le reconstruire à partir de zéro. »
Mamdani a déjà laissé entendre qu’il ne voulait pas circonscrire son influence à New York. Il pense aussi à 2028, année de la prochaine élection présidentielle. En analysant les résultats des primaires de mardi à New York, une autre socialiste qui a créé un séisme politique il y a huit ans dans cette ville, Alexandria Ocasio-Cortez, réfléchira peut-être encore plus sérieusement qu’avant aux ambitions présidentielles qu’on lui prête.
En attendant, Trump semble déjà avoir défini la façon dont son parti réagira aux succès électoraux du faiseur de rois de New York et de ses poulains. « L’Amérique la belle ne sera JAMAIS un pays communiste !!! », a-t-il écrit sur Truth Social à 2 h 38 du matin.
(Photo AP)
Après avoir confié les clés du pays pendant deux mandats à un dirigeant d’extrême droite, les États-Unis auront peut-être droit à un effet de balancier. Le succès des idées progressistes pourrait bien ouvrir la voie à un président démocrate plus à gauche que ceux auxquels le pays est habitué.
Il faut dire qu’après le passage du clown orange, entre mensonges en série et chaos permanent, beaucoup d’Américains pourraient avoir envie d’essayer autre chose.
@radiant657
Le peuple états-unien est stupide, il carbure à l’argent, aux armes à feu et à la religion. Je lui fais confiance pour prendre les pires décisions électorales possibles…
Trump traite de communiste toutes les personnes qui sont contre la droite extrémiste. On pourrait dire de lui par contre, qu’il est en train de changer une démocratie en régime autocratique à la sauce Poutine.
Ce qui vient de se produire à NY dépasse largement le cadre de quelques primaires locales. Ceux qui y voient simplement une victoire de la gauche du Parti démocrate passent à côté de l’essentiel. Le véritable événement, c’est L’EFFONDREMENT progressif de l’autorité politique de l’establishment démocrate dans l’une de ses places fortes historiques !
Pendant des années, les dirigeants du parti ont cru pouvoir contenir leur aile progressiste en lui accordant quelques concessions symboliques tout en conservant le contrôle réel des structures de pouvoir. Cette stratégie fonctionne de moins en moins. La victoire de Mamdani et de ses candidats soutenus n’est pas seulement un succès électoral; c’est un vote de DÉFIANCE contre une classe politique démocrate que beaucoup d’électeurs considèrent désormais comme INCAPABLE de répondre aux crises du logement, du coût de la vie, des inégalités et du sentiment général de déclassement.
D’ailleurs, ce qui frappe dans cette séquence, c’est que les candidats adoubés par Mamdani n’ont pas cherché à rassurer l’establishment. Ils l’ont frontalement attaqué. Ils ont défié les chefs du parti, les réseaux d’influence traditionnels et les groupes de pression les plus puissants. Il y a quelques années encore, une telle stratégie aurait probablement conduit à une marginalisation politique.
Aujourd’hui, elle devient une recette gagnante.
Le facteur israélo-palestinien joue également un rôle qu’il serait naïf de minimiser. Depuis le début de la guerre à Gaza, une fracture profonde s’est ouverte entre une partie importante de la base démocrate et plusieurs dirigeants du parti à Washington. Les positions perçues comme trop proches du gouvernement israélien ont coûté cher à plusieurs élus lors de ces primaires. Là encore, ce n’est pas seulement une question de politique étrangère. Pour de nombreux électeurs progressistes, le soutien à Israël est devenu le symbole d’un système politique où l’argent, les lobbys et les intérêts établis semblent disposer d’un poids SUPÉRIEUR à celui des citoyens ordinaires.
L’ironie est que cette poussée de la gauche radicale constitue à la fois une opportunité et un danger pour les démocrates.
Une opportunité parce qu’elle injecte de l’énergie dans un parti qui manque souvent d’enthousiasme populaire.
Un danger parce qu’elle fournit au Trumpeur un adversaire idéal. Depuis une décennie, le 47e cherche à présenter les démocrates comme des socialistes hostiles aux valeurs américaines traditionnelles. Chaque victoire d’un candidat associé aux DSA lui offre de nouveaux arguments pour alimenter cette stratégie.
La réaction du voyou était donc parfaitement prévisible. Lorsqu’il affirme que les É-U ne deviendront jamais un pays communiste, il ne s’adresse pas aux électeurs new-yorkais. Il parle aux électeurs indépendants des États charnières qui décideront de l’élection présidentielle de 2028. Son objectif est de transformer Mamdani, Ocasio-Cortez et toute la gauche progressiste en VISAGE officiel du Parti démocrate aux yeux du reste du pays.
Bref, je pense que la véritable question est donc moins de savoir si Mamdani est devenu un « faiseur de rois » que de savoir si le Parti démocrate est en train de perdre le contrôle de son propre récit politique. Les récentes défaites de figures soutenues par l’appareil montrent qu’une partie croissante de la base ne croit plus aux promesses graduelles ni aux ajustements technocratiques. Elle réclame une RUPTURE. Or l’histoire politique est remplie d’exemples où les partis traditionnels ont sous-estimé la PUISSANCE de ce désir de rupture jusqu’au moment où il est devenu impossible à contenir…
Je crois que les démocrates se trouvent aujourd’hui devant un choix difficile. Soit ils intègrent cette énergie populiste de gauche et acceptent une transformation profonde de leur identité. Soit ils tentent de la freiner, au risque d’aggraver encore davantage la FRACTURE avec leur propre électorat.
Dans les deux cas, les résultats de NY montrent que le débat n’est plus théorique.
Ce qui s’est passé cette semaine ressemble moins à une simple victoire électorale qu’à un avertissement. Le centre du Parti démocrate n’est plus le seul à dicter les règles du jeu. Et quand les électeurs commencent à considérer les institutions comme irréformables plutôt que perfectibles, les secousses politiques qui suivent sont rarement limitées à une seule ville. NY pourrait bien être en train d’offrir un aperçu de la bataille idéologique qui définira la politique américaine de la prochaine décennie.
Je réaffiche mon commentaire qui a mystérieusement disparu
En ce 24 juin, c’est la fête de la ville d’Alma en Georgie USA, reconnu pour son « Blueberry Festival ». Ceci avait donné lieu à un reportage de Radio-Canada lors des Jeux Olympiques d’Atlanta. Bonne Saint-Jean à tous.
Difficile d’être contre cette impression à propos du parti démocrate… On a cette impression en les suivant de très loin… Donc de loin ou de près, ça ressemble à ça à tort ou à raison…
Avoir de l’expérience en politique est une fausse compétence.
Une étude d’une Université à Montréal dont je ne me souviens plus en a fait une étude et le contexte social et l’esprit d’équipe des partis qui dirigeaient étaient les caractéristiques des réussites politiques….
Moins d’establishment et plus de sang neuf est meilleur pour tout…
Sommes-nous à l’aube d’une fracture sociale aux EU entre les états urbains et les ruraux ??
Un autre Eux vs Nous???
Rien pour arranger les choses…
Mais bon pendant qu’ils se chicaneront entre eux, ils ficheront peut-être la Paix au reste de la planète….
Séisme socialiste. On aurait dû rajouter “ à New York” au titre cependant.
C’est intéressant de voir l’évolution, mais je suis loin de croire que la vague va s’étendre au reste des EU. New York et la Californie sont des sociétés pas mal différentes que le Texas, la Pennsylvanie ou la Floride par exemple.
Les cowboys, les latinos, les hillbillies et les cols bleus ont tous des réalités un peu différentes. Ils ne sont pas autant sensibles aux grandes valeurs sociales que le Canada ou les pays scandinaves peuvent l’être, par exemple.
Malgré que je l’adore, je ne vois pas une AOC présider ce pays de sitôt.
Mais si ça peut juste ramener un effet de balancier dans ce pays parfaitement déséquilibré, ça ferait ça de gagné.
Avez-vous lu le titre du billet?
Oui, désolé.
Mon point est surtout que NY n’est pas les EU.
C’est illusoire tant qu’à moi d’imaginer des “socialistes” essayer de prendre le pouvoir dans l’ensemble de ce pays.
Les candidats d’extrême gauche seraient-ils le canari dans la mine des républicains ?
Je sais que ce ne sont pas tous les États qui vont voter pour la gauche mais ce mouvement est le contre-poids de l’extrême droite qui va peut-être ramener le pays au centre.
C’est habituellement la position des démocrates mais c’est bien qu’il y ait quelques voix qui défendent des mesures sociales qu’un pays riche peut offrir aux citoyens de la classe moyenne et même sous la moyenne.
Quand c’est rendu que ce sont les riches et les ultra riches qui dirigent un pays, il y a péril en la demeure, surtout quand ces riches sont aussi des escrocs.
Trump essaie de convaincre les électeurs que les « gauchistes » sont communistes parce que lui et ses pareils ont peur d’être obligés de partager une partie de leur immense richesse pour soulager une partie de la population qu’ils considèrent comme des paresseux et des sans génie.
Qui est le vrai sans génie dans ce pays ? Son seul talent c’est de s’en mettre plein les poches avec l’argent des autres.
Vivement le grand changement !
Permettez-moi maintenant de parler du cas du 47e, les Républicains et l’élection de novembre, puisqu’il en parle…
En 2024, le Trumpeur a recueilli 66 % des voix des électeurs blancs sans diplôme universitaire, mais un récent sondage de CBS News révèle que 54 % de ce groupe démographique désapprouvent son action. Ce chiffre est en HAUSSE par rapport aux 45 % de désapprobation enregistrés en février (avant qu’il ne commence à bombarder l’Iran) et en forte augmentation par rapport aux 32 % de février 2025.
Cela révèle de profondes DIVISIONS au sein de la base électorale blanche et ouvrière du 47e, un groupe que le candidat avait séduit en promettant de lutter contre l’immigration clandestine, de baisser les prix dès son entrée en fonction , de relocaliser les emplois industriels et de ne pas s’engager dans de nouvelles guerres à l’étranger. Nombre d’électeurs ouvriers constatent qu’il n’a tenu aucune de ces promesses, à l’exception de sa répression massive contre les immigrés – une répression devenue toutefois impopulaire.
Le Trumpeur a lamentablement échoué sur un autre engagement important envers les Américains de la classe ouvrière : la création d’emplois dans le secteur manufacturier. Depuis son retour au pouvoir, le nombre d’emplois dans ce secteur a diminué de 68 000. (https://fred.stlouisfed.org/series/MANEMP )
Le fait qu’une part importante de l’électorat ouvrier du 47e se soit détournée de lui devrait être un ATOUT pour les candidats démocrates dans l’Iowa, la Caroline du Nord, l’Ohio, le Texas et d’autres États où la classe ouvrière blanche est importante. N’oublions pas non plus que ce ne sont pas seulement les électeurs blancs ouvriers qui se sont détournés de lui : de nombreux Afro-Américains, Hispaniques et Américains d’origine asiatique issus de la classe ouvrière sont également mécontents.
Les Américains constatent l’accroissement rapide des inégalités de revenus et de patrimoine dans le pays. D’ailleurs, un titre du NYT résumait bien le sentiment de nombreux Américains modestes : « Les salaires baissent. La richesse explose. Pas étonnant que les Américains soient mécontents. »
Cet article du Times soulignait que, la même semaine où Musk devenait le premier trillionnaire au monde, un rapport du Bureau des statistiques du travail révélait que la flambée des prix de l’énergie avait anéanti 18 mois de gains salariaux pour le travailleur américain moyen !!!
Alors bonne nouvelle pour les démocrates : un récent sondage NPR/PBS News/Marist a révélé que 44 % des électeurs blancs SANS diplôme universitaire se disent plus susceptibles de voter pour un candidat démocrate au Congrès cette année que pour un républicain, contre 30 % juste avant les élections de mi-mandat de 2018.
Le 47e a aggravé la situation des Républicains avec des déclarations insensibles qui ont révélé une indifférence SIDÉRANTE envers les dizaines de millions d’Américains en difficulté financière. Le « J’adore l’inflation. » en passant par « Je ne me soucie pas de la situation financière des Américains ».
Ces commentaires feront d’excellents sujets de publicité pour la campagne des Démocrates…
Mais ces derniers doivent faire PLUS que simplement attaquer le Trumpeur. Ils doivent proposer des idées qui enthousiasmeront les Américains de la classe modestes, comme l’instauration de nouvelles taxes sur les milliardaires afin de dégager des milliards de dollars pour, par exemple, rendre la garde d’enfants beaucoup plus abordable. Les Démocrates devraient également s’appuyer sur certaines des idées défendues par le groupe progressiste du Congrès , notamment celle de rendre l’essence plus abordable en imposant une taxe sur les superprofits des grandes compagnies pétrolières et en utilisant les recettes pour subventionner les achats d’essence. ( Les profits des grandes compagnies pétrolières ont explosé récemment en raison de la guerre avec l’Iran.) Face à la flambée des prix de l’immobilier, les Démocrates devraient proposer des mesures pour rendre le logement plus abordable, comme une aide de 20 000 dollars pour l’apport initial des primo-accédants.
Bref, de plus en plus de démocrates comprennent l’importance d’un discours favorable aux travailleurs. Il est de plus en plus évident que le 47e et les républicains ne font quasiment RIEN pour améliorer le sort des Américains de la classe moyenne et les pauvres, ce qui signifie que les démocrates doivent prendre leurs responsabilités. À mesure que la base électorale du Trumpeur se détourne de lui, les chances des démocrates aux élections de mi-mandat s’améliorent considérablement.
« Alors bonne nouvelle pour les démocrates : un récent sondage NPR/PBS News/Marist a révélé que 44 % des électeurs blancs SANS diplôme universitaire se disent plus susceptibles de voter pour un candidat démocrate au Congrès cette année que pour un républicain, contre 30 % juste avant les élections de mi-mandat de 2018. »
C’est possiblement la nouvelle la plus rassurante pour les midterms. Parce qu’au pays du bipartisme façonné par le l’importance du fric dans la politique, beaucoup de gens votent pour leur parti sans considération de ce que ça va entrainer. C’est pourquoi les « indépendants » jouent un rôle important. Si Corrompu-47 a été élu c’est en grande partie parce que beaucoup de gens ont voté « républicain » sans se poser de question sur les mensonges dont il les gavaient.
Si ces gens ainsi que pas mal d’indépendants se mettent à voter pour l’alternative, cela va changer les choses. Et l’argument avancé par les MAGAnés à l’effet que « s’ils sont élus, les dems vont destituer votre président chéri » pourrait même augmenter le vote anti-Corrompu-47 🙂
Espaillat et Reynoso n’ont pas gagné parce qu’ils n’étaient pas mes choix.-Donald Trump.
Mais Mr le Président, c’était des primaires démocrates.- Un conseiller.
C’est moi qui décide tout, partout.- Donald Trump
C’est la seule chance des Républicains pour éviter un balayage au mid-term… les démocrates qui glissent à gauche… Mamdani un faiseur de roi? À New York oui… dans l’Amérique profonde, C’MON! Tsé quand on étais jeune pis qu’on écoutait Price is right… il y avait toujours un esti de set de salon hideux qui valait 300-400 $ et un moron disait 800… ben criss pour gagner fallait dire 799😉
Lisez bien l’article. Ces candidats sont dans des districts bleus foncés. Et personne ne parle de glisser partout à gauche dans l’ensemble des USA.
@ le baron
Et ???
HS
Voici la lettre de Heather Cox Richardson:
« https://open.substack.com/pub/heathercoxrichardson/p/june-23-2026?r=sn95e&utm_campaign=post&utm_medium=email
Un véritable tsunami a frappé New York hier. On ne parle pas de la victoire des Knicks mais de celle des candidats progressistes qui étaient soutenus par Mamdani, le maire de NYC.
Celui ci aura déjoué tous les pronostics et a « passé la gratte » dans l’univers du Parti Démocrate.
Les électeurs démocrates de New York viennent d’envoyer un coup de semonce sans équivoque aux vieux bonzes du Parti. Il est temps de commencer à écouter ce que la classe moyenne a à dire et de cesser de se « coller » aux élites qui ne pensent qu’à profiter du système.
C’est une véritable révolution qui s’est passé hier, une sorte de « Coup d’État » contre les idées trop conservatrices qui ont éloigné le Parti Démocrate de sa véritable base électorale.
Personne ne pourra plus nier l’importance ainsi que l’influence de Mamdani au sein du Parti Démocrate.
Ses idées rejoignent de plus en plus de gens car il leurs parle de choses concrètes comme le coût de la vie, le prix de l’essence, des denrées alimentaires, les dommages causés par l’inflation, les politiques rétrogrades de la présente administration américaine, etc..
Ce ne sont certainement les sujets qui vont manquer au cours de la campagne électorale qui s’en vient.
L’effet Mamdani aura t il autant de succès ailleurs au pays? Ça reste à voir. Tout dépendra des leçons qu’en tirera le Parti Démocrate au regard des résultats de ces scrutins.
Chose certaine, le Parti ne pourra pas les ignorer. Il devra en prendre acte et faire ce qu’il faut pour se reconnecter avec l’électorat américain.
Agir autrement serait à mon avis, une grave erreur qui ne pourrait faire autrement que de favoriser « 47 ».
La balle est dans le camp démocrate. à veux de décider ce qu’ils en feront.
Juste un mot pour souhaiter à tous et à toutes une Bonne Fête nationale.
Passez une belle et bonne journée en compagnie de vos proches.
Peu importe vos convictions politiques, la façon dont nous voyons l’avenir du Québec, soyons fier de ce que nous sommes en tant que nation.
Nous venons de vivre une grande tragédie qui nous aura tous bouleversé. C’est en restant uni et solidaire que nous passerons au travers comme nous l’avons déjà fait dans le passé
BONNE ST-JEAN !!!
@ Gilles
Bonne St-Jean en compagnie des gens qui nous entourent et que nous aimons
Ayoye ! Un électrochoc politique. Les passées dates de tous les partis confondus devront en tenir compte. Espérons que le meilleur est à venir, j’espère qu’il est bien protégé M. Mandani…
Enfin des nouvelles rafraîchissantes, surtout que l’Amérique Latine semble se diriger vers l’extrême droite. Espérons que les élections de mi-mandat seront en faveur des démocrates.
Ce que je vois en Mamdani, c’est du Obama+. C’est la suite logique à la vague de 2008-2012.
D’ailleurs, il est grandement temps que la voix du plus grand nombre se fasse entendre. Et lorsque ceux qui ont mis leurs espoirs en Trump se rendront compte de leur grossière erreur, il se pourrait bien que même l’Iowa bascule du côté de la raison. Pourquoi pas en fait ?
Il faut profiter de cette rafraîchissante percée en commençant par savoir l’apprécier.
Quant à l’AIPAC, tout puissant soit-il, cet organisme mené par une clique toxique de suprémacistes messianiques – comme ceux qu’Einstein avait dénoncés en tant que terroristes dans une lettre au NYT en compagnie d’autres signataires, dont des rabbins -, encoure rien de moins qu’une mise à l’index (1) de par son activisme criminel.
Que ceux qui se croient tout permis au spécieux motif d’avoir des ascendants victimes d’affreuses injustices, le sachent. Votre horrible « powertrip » tire à sa fin.
1 – Tout organisme qui soutient moralement ou financièrement le génocide à Gaza doit être sanctionné.
@ infophile
@ infophile
Ce que j ai retenu et adoré * Ce que je vois en Mandani, c est Obama+.* Très bon point.
L’ironie dans tout cela c’est que Trump envie Putin et sa dictature. Il ne veut que les avantages et pas les inconvénients. Pour citer un célèbre journaliste sportif montréalais: « C’est un opportuniste dans les moments opportuns »!
Hello,
« […] L’Amérique la belle ne sera JAMAIS un pays communiste !!! […] »
Ah ben ça tombe bien, Mamdani et ses poulains ne le sont pas non plus.
Mais c’est tellement facile d’agiter l’épouvantail rouge. J’me d’mande bien qui peut, en 2026, encore croire à ça. Un peu moribonde si ce n’est totalement anachronique, cette idéologie.
On n’en dira pas autant de l’extrême-droite, que l’agent 47 défend de toutes ses tripes.
2 h 38 du matin. Va donc te coucher, bonhomme.
Heh heh heh !!
« Ils ne font pas confiance aux institutions. Ils ne soutiennent pas les tentatives de réformer quelque chose qu’ils pensent être intrinsèquement brisé et ils veulent trouver un moyen de recommencer à zéro et de le reconstruire à partir de zéro. »
C’est le problème de cet aile radicale des démocrates à mon avis. Ils vivent dans leur bulle de New York, qui n’est pas du tout un état pivot, et croit que la situation est similaire dans l’ensemble du pays. Alors ils croient qu’ils peuvent imposer leurs idées les plus progressistes au pays entier. C’est ce que croit l’aile radicale du parti républicain dans son deep south et le Texas. Deux ailes radicales qui cherchent à imposer plutôt que le consensus, qui est la base de la démocratie.
Bien entendu, attaquer les juifs, démoniser l’AIPAC et le parti démocrate est dans la même lignée que l’aile radicale républicaine. Attaquer les centristes et se trouver un bouc-émissaire plutôt qu’attaquer les vrais responsables du problèmes. Dans ce cas le radicalisme des palestiniens.