Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« Je pense que mon pronostic était exact. [Benyamin Nétanyahou] a peut-être obtenu ce qu’il voulait. Que ce soit ce qu’il y a de mieux en fin de compte pour le peuple israélien, j’en doute. Que ce soit ce qui est bon pour les États-Unis et le peuple américain, j’en doute également. Je crois qu’il existe un nombre suffisant de témoignages de mes divergences avec M. Nétanyahou. »

Barack Obama, 44e président des États-Unis, confirmant avoir rejeté les mêmes arguments en faveur d’un affrontement armé avec l’Iran que ceux que le premier ministre israélien a avancés auprès de Donald Trump.

P.S. : Obama a fait cette déclaration lors d’une interview accordée au journaliste Peter Slevin de l’hebdomadaire The New Yorker. Slevin lui a notamment demandé ce qu’il pensait de la menace de Trump d’éliminer « une civilisation entière ». Après avoir pris une longue respiration, l’ex-président a répondu : « Je pense que le leadership américain, incarné par le président des États-Unis, doit refléter un respect fondamental pour la dignité humaine et la décence, non seulement à l’intérieur de nos frontières, mais aussi au-delà. Cela fait partie de la responsabilité du leadership. Si nous ne donnons pas voix à ces valeurs fondamentales – à savoir qu’il y a des innocents dans des pays aux gouvernements terribles et que nous devons nous soucier de ces personnes, que nous pouvons commettre des erreurs si nous ne nous prémunissons pas contre l’arrogance et le pur intérêt personnel… Si nous n’avons pas ces éléments, le monde peut s’effondrer de manière très grave. » Je reviendrai sur d’autres aspects de cette interview.

P.P.S. : La trêve de quatre semaines entre les États-Unis et l’Iran semble vaciller après que les Émirats arabes unis ont accusé l’Iran d’avoir lancé des attaques sur leur territoire et que l’armée américaine a affirmé avoir coulé six navires militaires iraniens. Ces brèches de la trêve se produisent après l’annonce par Trump d’une opération pour escorter des navires bloqués dans le détroit d’Ormuz.

(Photo AP)

31 réflexions sur “La citation du jour II

  1. Karine Arakelian dit :

    Au risque de me répéter, il me manque tellement…! 😔🩷

    1. Haïku dit :

      Idem de ma part !

    2. bravelyearthquaked2850f1fc9 dit :

      À moi aussi, tellement!

    3. Michel Tremblay dit :

      Il manque à la majorité des êtres humain.

    4. @Karine Arakelian: Effectivement, ce n’est plus pareil depuis que Poutine dirige les États-Unis 😉

  2. Réjean Caisse dit :

    C’est fou , ont est plus habitué d’avoir des propos intelligents, pas de menace, pas d’insultes, pas de vengeance, simplement l’intelligence de la chose politique.

  3. Kelvinator dit :

    Les négociations mené par l’équipe d’Obama avec l’Iran était de loin un meilleur accord que ce qui est en jeu présentemment. Aucune négociation n’est parfaite, mais c’était la meilleure solution pour les deux partis.

    Netanyahou était contre cet accord parce qu’il n’arrêtait pas complètement le programme nucléaire iranien, mais celui-ci était surveillé ee en contre-partie l’Iran voyait les sanctions levés. Aujourd’hui en voulant détruire le programme, Trump et Neyanyahou l’ont simplement rendu caché tout en obligeant l’Iran à chercher des moyens de contourner les sanctions économiques. Netanyahou, tout comme Trump, ne comprennent pas qu’ils ne peuvent pas empècher totalement l’Iran d’avoir un programme, tout comme c’est impossible d’empècher la Corée du Nord d’en avoir un, ou même Israël.

    1. Michel Tremblay dit :

      Au Canada nous sommes habitués d’avoir des commentaires toujours positifs de notre Premier Ministre Carney

    2. Dekessey dit :

      Le jour où l’Iran aura sa bombe, car rien ne les empêche maintenant de la développer, j’espère qu’on se rappellera du parcours qui a mené là, et surtout j’espère qu’on mentionnera les 2 responsables.

  4. MarcB dit :

    « Obama critique Saint-Donald, mais il ne s’est pas encore excusé d’avoir porté un habit beige! »
    – un MAGA…

    Méchante différence entre le discours de Donald et celui d’Obama. Alors que Donald se contrefout des conséquences de ses gestes, et fustige ceux qui lui portent ombrage, Obama se soucie du bien-être de tous et chacun. Et en plus, il réussit à critiquer Trump sans lancer le genre d’insultes scatologiques qui inondent son compte TrouSocial.

    1. Haïku dit :

      @MarcB
      Fort bien énoncé ! 👌

  5. Gilles Morissette dit :

    L’ex président Obama a su, une fois de plus, trouver les mots justes afin de décrire le genre de leadership que les citoyens d’un pays sont en droit d’attendre de leu président.

    Voilà le genre de déclaration qui rendra sûrement « 47 » complètement « fou de rage ».

    Se faire mettre le nez dans ses contradictions. Voilà bien la pire insulte qu’on puisse faire à l’ego du « best president ever ».

    M. Obama vient de lancer des critiques qui nous montrent ou il place ses priorités. Non pas sur le fric mais sur des valeurs humaines comme la vie et la sécurité des gens.

    À prévoir. Un déluge d’insultes, d’attaques personnelles et de tout ce dont « 47 » est capable sur le réseau « Truth Social » entre 02:00 et 04:00.

    De toute façon, c’est tout ce que cet ABRUTI sait faire.

  6. loulaf dit :

    Voilà la différence entre un vrai président et un président de pacotille.
    L’ un comprend parfaitement son rôle de leader en tenant compte des gens et des enjeux pour son pays.
    L’ autre est en poste pour sa gloriole personnelle et s’ enrichir le plus possible, de toutes les manières possibles, même illégales….

  7. Jacques Bellehumeur dit :

    Tromp et Obama symbolisent pour moi les contradictions profondes de ce pays. Ils sont aussi américains l’un que l’autre. Pour le meilleur et pour le pire.

    Le seul aspect positif de la situation avec l’Iran est que ça risque de s’enliser suffisamment longtemps pour être encore là jusqu’aux élections de mi-mandat. Et donner une marée bleue qui va permettre à tout le monde de respirer un peu mieux.

    Espérons-le.

    1. @Jacques Bellehumeur: Ca c’est dans le meilleur des cas, si le grand saboteur en chef ne bousille pas les élections d’ici là. Si la vague bleue se concrétise, ca va prendre plus que du gerrymandering pour sauver la mise, il va devoir sombrer encore plus dans l’illégalité et les machinations machiavéliques pondues par ses bons amis Stephen Miller et Steve Bannon.

  8. Apocalypse dit :

    Imaginer, si un président pouvait faire plus de deux(2) mandats à la Maison-Blanche, Barack Obama aurait – à nouveau – gagné en 2016 et il n’y aurait jamais eu de présidence Donald Trump.

    Bien curieuse idée qu’on a eue de limiter à deux(2) mandats; c’est « toujours » la population qui devrait décider: on garde celui qu’on a ou on le remplace. 🤔

    Un vingt(20) que les États-Unis seraient dans une (bien) meilleure situation si on n’avait pas changé les règles.

  9. Pierre dit :

    Faque Obama est d’une intelligence digne de la fonction d’un PRESIDENT Merci Mr Le Président…………….

  10. citoyen dit :

    on devrait avoir un nouveau Framework Démocratique, c’est le fun les lois et la diplomatie étrangère, mais il manque quelque chose.

  11. Che Sausage dit :

    Hello,

    – Obama = leadership ;
    – l’orang(e dég)outan(t) = leadercheap.

    Et même very cheap !

    ‘Nuff said ! 😛

    1. Haïku dit :

      Songé ! 😎

  12. MarieFrancineF dit :

    HS… lecture de fin d’après-midi

    Extrait:
    Soyons assez intelligents pour cesser de débattre des symptômes et attaquons-nous enfin aux causes.

    Le coût de la vie? Parlons des vraies causes | JDQ
    *https://share.google/gLJgNRJe0lMlV3fmG

    1. Haïku dit :

      @MarieFrancineF
      Merci pour le lien vers l’article !

  13. Apocalypse dit :

    @Kelvinator – 15:23

    « Aujourd’hui en voulant détruire le programme, Trump et Neyanyahou l’ont simplement rendu caché tout en obligeant l’Iran à chercher des moyens de contourner les sanctions économiques. »

    Avez-vous décidé de faire une imitation du « lechatderuelle » avec du n’importe quoi? 🤔

    L’entente sous M. Obama marchait et était respectée par les Iraniens; il y a eu de multiples confirmations de cela, incluant les inspecteurs qui surveillaient de près ce qui passait sur le territoire iranien.

    Pour les sanctions, elles font souffrir le pays et la population depuis des décennies, alors on repassera sur leur contournement. Dans toutes les propositions des Iraniens, on demande la levée de ces sanctions.

    Briser l’entente signée avec M. Obama fut une erreur biblique et on l’a brisée pour plaire à Israël – encore une fois – parce que ce « petit » pays se voit grand – avec l’argent des contribuables américains – et veut devenir l’hégémonie dans la région; l’Iran est l’empêcheur de tourner en rond, alors on veut sa destruction et on a trouvé le pantin – Donald Trump – qui a dit oui a Israël pour essayer d’atteindre cet objectif.

  14. POLITICON dit :

    Il y a, dans cette sortie de Barack Obama, quelque chose de troublant et révélateur. Pas parce qu’il dit quelque chose de spectaculaire. Justement l’inverse. Il rappelle l’évidence. Et aujourd’hui, dans le climat politique imposé par Donald Trump, rappeler l’évidence est devenu un acte presque subversif.

    Obama ne prétend pas avoir toutes les réponses. Il ne joue pas au chef de guerre providentiel. Il dit simplement : j’ai entendu ces arguments, je les ai pesés, et j’ai choisi de ne pas entraîner mon pays — et potentiellement le monde — dans une logique d’escalade. Ce que Benyamin Nétanyahou proposait hier, Trump l’embrasse aujourd’hui sans distance, sans nuance, sans même cette hésitation minimale qui distingue normalement la prudence de la témérité. Et c’est là que le contraste devient accablant.

    D’un côté, une conception du pouvoir comme responsabilité morale, où la force est un dernier recours, et où chaque décision est hantée par ses conséquences humaines — y compris pour « les innocents dans des pays aux gouvernements terribles ». De l’autre, une conception brutale, presque primitive, où la menace d’« éliminer une civilisation entière » devient un outil rhétorique parmi d’autres, lancé comme on tweeterait une provocation. Ce n’est pas simplement une divergence stratégique. C’est une rupture anthropologique.

    Obama parle de dignité humaine, de décence, de la nécessité de se méfier de l’arrogance. Trump, lui, incarne précisément ce contre quoi Obama met en garde : l’arrogance érigée en doctrine, l’intérêt personnel déguisé en intérêt national, et une vision du monde où la puissance dispense de la réflexion.

    Et pendant ce temps, la réalité rattrape tout ce beau monde. La trêve avec l’Iran vacille. Les incidents se multiplient dans le détroit d’Ormuz. Les engrenages militaires s’enclenchent — toujours de la même manière, toujours avec les mêmes justifications, toujours avec les mêmes illusions de contrôle. L’histoire est pourtant limpide : les guerres qu’on croit maîtriser sont précisément celles qui nous échappent.

    Ce que dit Obama, au fond, est d’une simplicité désarmante : un président n’est pas seulement un chef, c’est un garde-fou. Quelqu’un dont le rôle est de résister à la tentation de la facilité — celle de la force, du spectaculaire, du court terme. Aujourd’hui, ce garde-fou a sauté.

    Et le plus inquiétant, ce n’est même pas Trump. C’est le fait qu’une partie du système politique américain semble s’être habituée à cette dérive, comme si la normalité pouvait être redéfinie à coups d’excès répétés. Le monde, lui, n’a pas ce luxe.

    1. Haïku dit :

      @POLITICON
      Excellent texte ! 👍

  15. Apocalypse dit :

    @Kelvinator – 15:23

    Suite…

    Et plusieurs l’ont dit: avec les États-Unis et Israël dans le paysage, la seule manière que l’Iran va avoir la PAIX est d’avoir cette fameuse bombe.

    Et les commentateurs – ex-militaires et ex-CIA – que j’écoute sur Youtube l’ont dit: si l’Iran avait cette bombe, ils n’auraient aucune crainte qu’ils fassent des bêtises avec.

    En fait, on a vu qu’on était plus proche de faire une bêtise avec la bombe de la part des États-Unis et d’Israël.

    1. Pierre Belley dit :

      On va devoir peut y penser nous aussi, de l’avoir, avec ce fou au sud ce serait une protection.

  16. Louise dit :

    44 reviens, tu nous manques.

    Quand Obama était au pouvoir, une grande partie des américains ne réalisaient pas à quel point ils avaient un président qui se préoccupaient d’eux, qui travaillait pour améliorer leur conditions de vie et qui était un exemple vivant de respect et de dignité non seulement par sa parole qui était convaincante mais aussi par son action qui était toujours orientée vers le mieux-être de ses concitoyens.

    Ceux qui l’ont élu n’ont jamais regretté leur choix, eux aussi le respectaient et même l’admiraient.
    Certains lui reprochaient de réfléchir trop longtemps avant d’agir mais on voit aujourd’hui que la réflexion est absolument nécessaire avant de passer à l’action, même si les citoyens sont souvent impatients.
    Comme le monde a changé depuis dix ans.
    Aujourd’hui tout le monde paye pour les conséquences des actions d’un président impulsif qui est incapable de réfléchir avant d’agir.

    J’espère que le prochain président sera intelligent, bien dans sa tête et qu’il sera là pour les bonnes raisons. Je le souhaite non seulement pour les américains mais pour le monde entier.

  17. Pierre Belley dit :

    Je suis bien content qu’il parle, j’aimerais tellement que les autres fassent de même, le feu est pris à la grandeur de la place, il faut que ça rue plus dans les brancards que ça.

  18. Marcel Niquet dit :

    On utilise toujours le terme « narcissique » pour qualifier Donald Trump, mais ce n’est pas ce qui le caractérise le plus adéquatement. Il est avant tout PERVERT! S’il comprend que ça va faire mal, il le fait; sinon, il peut oublier et perdra l’intérêt rapidement. Il a été comme ça toute sa vie. Il partage cette disposition avec Netaniahou et Poutine.

    1. MarieFrancineF dit :

      Pile dans l’mille !!

      Dicto:

      n.c.: Décrit une personne dont le comportement est considéré comme immoral, déviant, ou « sale type ».
      Il peut désigner des comportements sexuels non consentis ou inappropriés.

      V. : Signifie détourner de ce qui est bon, vrai ou juste ; corrompre.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le blogue de Richard Hétu

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture