
« Le général Randy A. George prendra sa retraite de son poste de 41e chef d’état-major de l’armée, avec effet immédiat. Le département de la Guerre remercie le général George pour ses décennies de service à notre nation. Nous lui souhaitons le meilleur pour sa retraite. » Cette déclaration publiée sur X jeudi par le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, est l’équivalent d’un bras d’honneur à un général quatre étoiles qui a osé tenir tête à Pete Hegseth sur une question qui ne relevait pas du secrétaire à la Défense.
J’ai déjà consacré un billet à la décision de Hegseth de bloquer la promotion au grade de général une étoile de deux Noirs et de deux femmes qui se trouvaient sur une liste contenant une trentaine de noms préparée par le secrétaire de l’Armée Daniel Driscoll. Ce dernier avait refusé à plusieurs reprises de les exclure de la liste à la demande de Hegseth en citant leurs décennies de service exemplaire.
Or, selon un article New York Times (lien gratuit), le général George appuyait le secrétaire de l’Armée dans cette affaire. Il y a deux semaines, il a même demandé de rencontrer Hegseth pour discuter du retrait des quatre officiers de la liste des généraux une étoile, « ainsi que de son opinion selon laquelle M. Hegseth intervenait inutilement dans les décisions relatives au personnel de l’armée dans son ensemble, ont indiqué les responsables », précise le quotidien.
Hegseth a refusé. Selon le Times, les différends entre le chef d’état-major de l’Armée et le secrétaire à la Défense n’étaient pas considérés comme étant liés à des divergences de fond concernant l’orientation de l’armée, ce qui ajoute au malaise que le limogeage du général George provoque au sein de l’armée.
« Des responsables supérieurs de l’armée ont décrit le renvoi du général George comme un coup dur pour une institution qui a vu nombre de ses principaux officiers trois et quatre étoiles, dotés d’une grande expérience des combats en Irak et en Afghanistan, être limogés ou mis à l’écart ces derniers mois », écrit le Times. « En octobre, le général James J. Mingus, vice-chef d’état-major de l’armée, a été contraint de quitter ses fonctions un an plus tôt que prévu. Sa retraite a été annoncée à la hâte, avec peu de consultation des hauts responsables de l’armée. Les officiers supérieurs de l’armée ont réagi avec colère et frustration à l’annonce du renvoi du général George, le qualifiant de nouveau coup porté à une institution qui se sent déjà assiégée par M. Hegseth. »
Le secrétaire à la Défense a viré deux autres généraux jeudi, dont le principal aumônier de l’armée, qui ne devait pas être assez chrétien à son goût.
(Photo Getty Images)
Ta…y va rester quoi a la fin?
Des soldats et un looser à la tête de l’armée! Mais rassurez-vous,mes amies le 🤡a le contrôle du bouton rouge
Ben des chess-bras
La photo, il était en train de serrer la main du diable ! Next !
J’ai oublié, pourquoi ne font-ils pas un renversement militaire ? Nettoyer ces plaies politiques infectées. Amputer les membres gangrénés. Et repartir en neuf.
Oui, ce serait le temps idéal pour un putch!
Possiblement parce que la moitié des effectifs militaires appuit le gros taré en cheuf
et qu’un coup d’état risquerait de déclencher une guerre civile !
Pete est la bactérie mangeuse de chair de l’armée !!
Très vrai ! 😅
Quand un ti cul comme Hegseth , un incompétent, donne des ordres à un général 4 étoiles …..ça fait des flammèches, ça ressemble à la grosse citrouille qui se prend pour un roi et veut donner ses ordres à plus intelligents que lui (pas difficile) de toute façon.
Ça va être beau tantôt..
« Le secrétaire à la Défense a viré deux autres généraux jeudi, dont le principal aumônier de l’armée, qui ne devait pas être assez chrétien à son goût. »
Ça ressemble de plus en plus à la purge que vient de faire Xi Jinping chez les hauts gradés de son armée pour cause de corruption.
Rappellez-vous aussi de la purge de Staline parmi ses plus hauts gradés, purge qui a pris Staline les culottes baissées lorsque Hitler a décidé d’attaquer son supposé allié.
En décapitant ainsi l’armée de ses généraux avec une grande expérience au combat, Hegseth et Cheetos 1er rend leurs forces armées vulnérables et tout ce qui peut arriver, c’est que leurs ennemis comme la Chine et la Russie en profitent pour mettre le bordel sur la planète.
Je le répète encore une fois, la voie de la troisième guerre mondiale a été ouverte par les zétats-zunis.
« En décapitant ainsi l’armée de ses généraux avec une grande expérience au combat, Hegseth et Cheetos 1er rend leurs forces armées vulnérables et tout ce qui peut arriver, c’est que leurs ennemis comme la Chine et la Russie en profitent pour mettre le bordel sur la planète. »
À ce sujet je vous suggère de jeter un œil sur la caricature de Chapleau dans LaPresse d’hier
HS en complément.
Voici la lettre de Heather Cox Richardson:
*https://open.substack.com/pub/heathercoxrichardson/p/april-2-2026?utm_campaign=post&utm_medium=email
Faque EGGSET quel gros connard comment font les AMARICAINS pour supporter les
décisions les plus stupides de ce NO GOOD, NOBOBY,INCOMPÉTENT EGGSET……………………….
@ Pierre , les états-uniens supportent les décisions stupides car ils sont pour la plupart stupides eux-mêmes. Après tout, ils ont élu démocratiquement et en toute connaissance de cause un dangereux criminel à la présidence de leur shit hole country… Donald-le-pédo er sa bande mafieuse n’ont pas terminé de foutre le bordel sur la planète. Si vous croyez que ça va mal maintenant, attendez de voir comment ça ira plus tard…
La compétence est un gros défaut au Trumpistan. Surtout quand le ministre de la défense est un animateur de télé alcoolo qui se prend pour Napoléon même s’il est plus doué pour poser pour la galerie au frais du contribuable (comme lorsqu’il s’est organisé un petit tour d’avion de chasse pour se la jouer Top Gun).
Hegseth en est un autre que le pouvoir corrompt absolument. Il faudra voir ce qu’il adviendra de sa tête enflée quand Corrompu-47 ne le soutiendra plus.
H.S.: elle est amusante la tête que fait Pam Bondi sur cette caricature: https://www.politico.com/dims4/default/e2abe03/2147483647/resize/1160x%3E/quality/90/?url=https%3A%2F%2Fstatic.politico.com%2F7c%2Fe2%2F369af3af48a9bb6819b7fcb382ca%2Frick-mckee-cagle-com2.jpg
Excellent ! 😅
La tension entre civils et militaires n’est évidemment pas nouvelle. La subordination de l’armée au pouvoir civil est un principe cardinal depuis la fondation de la République. Mais ce principe repose aussi sur un ÉQUILIBRE implicite : les responsables politiques fixent l’orientation stratégique, tandis que les militaires gèrent la chaîne professionnelle, notamment les nominations et promotions, selon des critères institutionnels. Lorsque cet équilibre est rompu par des interventions directes dans des listes de promotion, on sort du domaine de la supervision civile pour entrer dans celui de la POLITISATION.
Le problème ici ne réside pas seulement dans la contestation d’un choix administratif. Il tient à la logique qui semble guider ces décisions. Depuis plusieurs mois, on observe une volonté assumée de remodeler l’appareil militaire américain autour d’une vision idéologique de la hiérarchie et de la loyauté. Les purges de hauts gradés se multiplient, notamment parmi ceux qui ont façonné l’armée pendant les guerres d’Irak et d’Afghanistan. Pour beaucoup d’officiers supérieurs, cela ressemble moins à une mise au pas !
Il faut mesurer ce que cela signifie pour une institution qui repose précisément sur la STABILITÉ de ses règles internes.
Les promotions au rang de général ne sont pas des récompenses politiques distribuées au gré des préférences d’un ministre. Elles résultent d’un processus long, validé par plusieurs niveaux de commandement et, en dernière instance, par le Sénat. En s’immisçant dans ce mécanisme pour écarter certains profils, le pouvoir politique envoie un message simple mais corrosif : la compétence ne suffit plus, l’alignement idéologique devient un critère implicite.
L’effet sur le corps des officiers est prévisible. Une armée peut absorber des désaccords stratégiques ; elle digère beaucoup plus mal l’impression que les règles du jeu changent selon l’humeur du moment. Dans un système militaire professionnel, la confiance dans la neutralité du processus de promotion est ESSENTIELLE. Lorsqu’elle disparaît, les carrières se redéfinissent autour d’un autre réflexe : plaire au sommet plutôt que servir l’institution.
Ce climat n’est pas apparu par hasard. Depuis plusieurs années, une partie du débat politique américain s’acharne à décrire le Pentagone comme infiltré par des agendas culturels ou idéologiques, ce qui sert ensuite de justification à des interventions brutales dans sa structure interne. L’idée d’une armée qu’il faudrait « reprendre en main » circule ouvertement dans certains cercles politiques et médiatiques. Ces limogeages successifs s’inscrivent dans cette logique de reconquête symbolique.
Mais il y a une ironie dans cette stratégie. Une armée forte ne se construit pas en intimidant ses chefs ou en transformant ses promotions en champ de bataille culturel. Elle se construit en protégeant l’intégrité de ses institutions professionnelles. L’histoire américaine regorge d’exemples où la politisation excessive de l’appareil militaire a fini par affaiblir la crédibilité du pouvoir civil lui-même.
Bref, la question n’est pas la carrière d’un général, ni même la nomination de quelques officiers. La question est de savoir si l’armée américaine reste une institution professionnelle guidée par ses règles internes, ou si elle devient progressivement un terrain d’affrontement IDÉOLOGIQUE. Et lorsqu’un gouvernement commence à traiter ses propres chefs militaires comme des ADVERSAIRES à discipliner, il révèle moins sa force que sa méfiance envers l’institution qu’il est censé diriger.
Correction :
À la fin du 2e paragraphe, lire plutôt :
…cela ressemble ( plus ) à une mise au pas !
Merci Pat pour cette analyse fouillée des enjeux de de la dé-professionnalisation de l’armée américaine. Dans ce contexte assisterons-nous au retour du service militaire obligatoire aux USA avec un biais dans sa sélection de candidats pour en faire une armée de conscrits au service du politique? La question se pose…
@ Daniel
Votre question est intéressante, mais je reste sceptique quant à l’hypothèse d’un retour du service militaire obligatoire aux É-U, du moins à court terme.
D’abord pour une raison très simple : politiquement, ce serait explosif. Depuis la fin de la conscription en 1973, décidée dans le sillage de la guerre du Vietnam, le système de l’armée entièrement volontaire est devenu un pilier du consensus américain. Chaque tentative de rouvrir le débat provoque immédiatement une levée de boucliers au Congrès comme dans l’opinion publique. AUCUN responsable politique sérieux ne semble aujourd’hui prêt à porter ce fardeau électoral.
Ensuite, l’armée américaine elle-même n’en veut pas vraiment. Le Pentagone privilégie depuis bien longtemps un modèle professionnel très technologique, qui nécessite des soldats hautement qualifiés et engagés sur la durée. Une conscription de masse produirait l’effet inverse : des effectifs plus larges mais moins formés, moins expérimentés et beaucoup plus coûteux à encadrer !
Dans l’histoire, la politisation d’une armée commence rarement par la conscription, elle commence beaucoup plus souvent par les nominations, les promotions et les mises à l’écart.
Autrement dit, le cœur du problème n’est pas tant la composition de l’armée que L’INDÉPENDANCE de ses règles professionnelles. Et c’est précisément ce terrain qui semble aujourd’hui devenir un champ de bataille.
@ Pat Vous avez tout à fait raison que le modèle d’une conscription semble aujourd’hui hors de propos mais. pour me faire l’avocat du diable, n’aurions pu penser de même il y a dix ou quinze ans à propos de la Russie, ancienne URSS. Avec une démocratie élective et médiatique muselée, qui sait ce que le visage de l’avenir deviendra. De plus la resurgérence des nationalismes sur fond de sectarisme racial ou culturel devrait nous inquiéter encore plus. Souhaitons que la raison prédomine les émotions!
« AUCUN responsable politique sérieux »
DDT et Hegsett ne sont pas sérieux. Donc, tout est possible.
Daniel 8h48
Votre remarque n’est pas dénuée de sens. L’histoire récente nous a effectivement rappelé que des trajectoires politiques que l’on croyait impossibles peuvent redevenir plausibles lorsque les institutions se fragilisent et que les contre-pouvoirs s’affaiblissent. La Russie est un bon exemple : au début des années 2000, peu d’observateurs imaginaient qu’un système aussi centralisé et autoritaire pourrait se reconstituer aussi rapidement.
Cela dit, il existe encore des différences STRUCTURELLES importantes avec les É-U. Le système américain reste traversé par de multiples centres de pouvoir — le Congrès, les États fédérés, les tribunaux, mais aussi une presse très combative et une société civile extrêmement active. Ce sont précisément ces frictions permanentes qui rendent les dérives plus difficiles à consolider durablement.
En revanche, je suis d’accord avec vous sur le climat idéologique actuel. La montée des nationalismes identitaires, souvent nourris par des peurs culturelles ou démographiques, exerce une pression réelle sur les institutions, y compris militaires. Dans ce cas, la tentation de politiser des structures qui étaient jusqu’ici protégées par des normes professionnelles devient plus forte.
Mais… l’os difficile à croquer est celui de la résilience des institutions. Tant que celles-ci continuent à fonctionner — parfois bruyamment, parfois imparfaitement — elles constituent encore la meilleure protection contre les glissements que vous évoquez.
Et dans ce genre de période, ce sont rarement les émotions collectives qui réparent les institutions, mais la lucidité et la vigilance civique.
Pete Hegseth – un incompétent – qui indique la porte à des gens compétents… appartenant à l’armée: « What could possibly go wrong? »
Voila pourquoi le Col. Col. Lawrence Wilkerson traitait cette administration de « baboons » il y a quelques jours.
Assistés ?
Les militaires devraient connaitre les techniques de reponse : Principe central : “lawful order”
« Dans l’armée américaine, un militaire doit obéir uniquement à un ordre légal (lawful order).
Si un ordre est illégal, il a non seulement le droit, mais le devoir de refuser. »
J’avais hâte que qqn la ramène celle là!! En effet vas t’on assister à un refus quelconque en Iran ????? 🙏🙏
Il faudrait peut-être y penser sérieusement : décerner à Donald Trump les plus hautes distinctions de la Russie. Pas par provocation. Par cohérence.
L’Ordre de Lénine. La Bannière rouge. Et pourquoi pas, tant qu’à y être, le titre de Héros de l’Union soviétique ⭐ — version 2.0, adaptée au XXIe siècle. Parce qu’objectivement, qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, aura fait autant pour fragiliser le bloc occidental de l’intérieur? Même Vladimir Poutine n’aurait pas osé rêver d’un tel scénario.
Aujourd’hui, on ne parle plus d’erreurs diplomatiques. On parle d’un travail de sape méthodique. Trump menace l’OTAN, pilier de la sécurité mondiale, tout en humiliant ses alliés, en leur imposant des tarifs improvisés, et en exigeant d’eux une loyauté aveugle dans des conflits qu’il attise lui-même. Résultat? Une alliance fragilisée, des partenaires qui doutent, et un Occident qui se fissure sous les coups de boutoir d’un président censé le diriger.
Mais le texte de M. Hétu sur le limogeage du général Randy A. George vient ajouter une pièce encore plus inquiétante à ce puzzle déjà désastreux. Parce que là, on touche au cœur du système : l’armée. Quels sont désormais les critères pour servir au sommet de l’institution militaire américaine? L’expérience? Le mérite? Des décennies de service? Manifestement non.
Le message est limpide : on ne promeut plus les meilleurs, on élimine ceux qui résistent.
Quand un général quatre étoiles ose défendre des officiers compétents — en l’occurrence deux femmes et deux officiers noirs — contre une intervention politique arbitraire, il est remercié séance tenante. Quand il rappelle que le secrétaire à la Défense n’a pas à manipuler les promotions selon ses préférences idéologiques, il est poussé vers la sortie. Et pendant ce temps, Pete Hegseth s’arroge un pouvoir qui n’a rien à voir avec la sécurité nationale et tout à voir avec la loyauté politique et l’alignement idéologique.
Ce n’est plus une armée professionnelle. C’est une cour. Une cour où l’on récompense la docilité et où l’on purge les esprits indépendants qui se préoccupent de la vie des soldats. Et ça, c’est exactement le genre de transformation dont rêvent tous les régimes autoritaires. Ce qui se joue ici dépasse largement une querelle interne. En affaiblissant l’état-major, en écartant des officiers expérimentés, en semant la peur au sommet de la hiérarchie militaire, l’administration Trump ne fait pas que politiser l’armée — elle la fragilise structurellement. Erreur grave !
Une armée où les généraux doivent plaire plutôt que dire la vérité devient une armée aveugle. Et une armée aveugle, dans un monde instable, c’est une bombe à retardement. Ajoutez à cela une diplomatie erratique, des alliances sabotées, une justice instrumentalisée, et vous obtenez un tableau cohérent — terrifiant, mais cohérent.
Car tout se tient. Détruire les alliances à l’extérieur. Détruire les contre-pouvoirs à l’intérieur. Détruire la compétence au sommet. Ce n’est pas une série d’accidents. C’est une trajectoire. Et au bout de cette trajectoire, il n’y a pas une Amérique plus forte, mais une Amérique isolée, affaiblie, méfiante envers elle-même — et de moins en moins capable de jouer son rôle dans le monde.
Pendant ce temps, ailleurs, certains observent. Et ils n’ont même plus besoin d’intervenir. Le travail se fait tout seul. Alors oui, à ce rythme, décerner une médaille à Trump ne relèverait même plus de la satire. Ce serait simplement reconnaître un fait : rarement un dirigeant aura autant contribué à affaiblir son propre camp avec une telle constance.
Dans un autre contexte, on appellerait ça de la trahison stratégique. Dans celui-ci, c’est devenu une méthode de gouvernement. À mon avis, les dommages causés par Donald Trump et son entourage sont d’une telle ampleur qu’ils risquent de laisser une empreinte durable dont les États-Unis pourraient ne jamais se remettre. Le tout s’inscrit dans un climat de fracture sociale profonde, où les deux grands partis semblent paralysés à la fois, tandis que le Congrès apparaît de plus en plus affaibli, voire incapable de jouer pleinement son rôle maintenant que les contre-pouvoirs ont disparus.
@Duduche – 07:33
« La compétence est un gros défaut au Trumpistan. »
L’incompétence de Donald Trump est « légendaire »; il n’a pas une once d’humilité qui lui permettrait d’en prendre conscience et d’écouter des gens qui savent quelque chose.
Il se pense une sommité sur tout, alors qu’il ne connaît rien de l’économie, rien du fonctionnement d’une société, rien de la diplomatie entre les pays et clairement rien sur comment se font les guerres.
@PATlecamer – 07:34
Tres interessant texte! 👍👍👏
Je ne suis pas un spécialiste du monde militaire, mais mon impression est qu’il y avait une « décence » – ou du moins une certaine – dans le comportement de l’armée américaine dans le passé, MAIS avec cette administration, on est carrément tombé dans l’indécence: on leur demande littéralement de commettre des crimes de guerre.
On l’a vu avec les attaques sur des bateaux de pêche au Venezuela et contre l’Iran, on est tombé dans le niveau de barbarie de l’armée israélienne (IDF); qu’on se rappelle que le seul exemple de l’école où on a assassiné 168 jeunes enfants.
Espérons que les démocrates, lorsqu’ils reprendront le contrôle, remettront les choses comme elles l’étaient avant le désastre de la présente administration.
J’écoute souvent des ex-militaires, des ex-CIA – qui sont commentés sur Youtube – et ma perception est que ce sont des gens très intelligents et décents.
@ Apocalypse
il est vrai que certaines opérations récentes soulèvent des questions très sérieuses. Plusieurs juristes et experts en droit international ont d’ailleurs publiquement évoqué la possibilité de violations du droit de la guerre dans certaines frappes américaines, notamment celles menées contre des embarcations soupçonnées de trafic de drogue dans les Caraïbes.
Mais je crois qu’il faut faire attention à une chose : ne pas confondre les décisions politiques prises au sommet et la culture professionnelle de l’institution militaire. L’armée américaine, comme toutes les grandes armées occidentales, est structurée autour de règles d’engagement, d’un système juridique interne et d’une formation très poussée au droit des conflits armés. C’est précisément pour cela que des TENSIONS apparaissent aujourd’hui entre certains responsables civils et une partie de la hiérarchie militaire.
Autrement dit, le MALAISE que nous observons ne vient pas nécessairement d’une armée devenue « barbare », mais plutôt du fait que certaines décisions politiques mettent cette institution dans des situations où ses propres normes professionnelles sont bousculées. Et c’est souvent à ce moment-là que surgissent les frictions, les mises à l’écart de certains officiers… ou les débats publics que nous voyons aujourd’hui.
L’histoire montre d’ailleurs que la solidité d’une armée ne se mesure pas seulement à sa puissance, mais à sa capacité à résister à la politisation et à préserver ses règles professionnelles. C’est précisément ce point qui mérite d’être surveillé avec attention.
@POLITICON – 07:44
« À mon avis, les dommages causés par Donald Trump et son entourage sont d’une telle ampleur qu’ils risquent de laisser une empreinte durable dont les États-Unis pourraient ne jamais se remettre. »
Vous n’êtes pas le seul qui pense cela; j’ai entendu la même chose dans plusieurs vidéos.
Les dommages causés par l’administration Trump aux États-Unis pourraient bien être « permanents ».
« Tout ce que touche Trump, meurt! », ça se vérifie de plus en plus à chaque jour.
Pourtant ça n’est qu’un être humain …comment se fait-il que tant de gens se coalisent autour de lui? Il agit comme un « super aimant » ou comme un appât qui leurre le gros bon sens.
Il a su trouver des gens pour qui le pouvoir et l’argent sont des addictions et ils sont incapables de se sortir de ces drogues puissantes qui les mèneront à leur propre déchéance.
Le narcissique en chef est un genre de « carcajou »(wolverine) qui domine et contamine son espace qu’il élargit de plus en plus et ce, avec férocité.
L’aumônier de l’armée qui a été viré a peut-être dit que Jésus est le Christ et que Trump est un c…
L’image choisie par M. Hétu est d’une éloquence brutale. D’un côté, un chef d’état-major couvert de décorations gagnées à la force d’un engagement réel — un parcours fait de rigueur, de constance, de respect des hommes et des rangs, quelqu’un qui a connu le terrain, le danger, le poids des décisions. Sa posture est tournée vers l’avant, son regard porte la trace d’une compétence éprouvée.
De l’autre, un patron en complet-cravate, affublé de verres fumés comme d’un accessoire de cinéma, qui se donne tous les droits. Même celui d’humilier un homme dont la stature, à tous les sens du terme, le dépasse.
Toute l’Amérique de Donald tient dans cette image : une caricature de pouvoir, arrogante et creuse, face à la dignité du service réel. C’est pathétique, honteux, humiliant — et profondément révélateur d’un système désormais corrompu, fragilisé, presque à l’abandon. Sous Donald, la compétence n’est pas un critère pour servir, c’est la fourberie désormais.
Ce départ n’est pas vraiment important. Un de plus, un de moins, c’est pas grave. Quand tu as le plusss meilleur commandeur en chef à la tête de l’armée, ils peuvent tous les limoger. Il ne faut pas oublier que ce Commandeur en chef, qui voit des étoiles par les temps qui court , en connaît plus que tous ces stupides généraux étoilés. The show must go on.
Il y avait autour de 800 hauts commandants aux EU… En temps de Paix! Rappelons-le…
Le Pentagone était devenu un immense parking de personnages gravissant les échelons hiérarchiques en fonction de leur ancienneté.
Non pas que Hegseth a raison de les pousser vers la sortie et surtout pas par idéologie. Le décorum et le respect doivent primer. Encore plus quand le Secrétaire de la Guerre est un opportuniste.
Évidemment que ça choque ces médaillés, bien emmitouflés dans leur ancienneté. Bien sûr que ça les déstabilise et les distrait dans leur travail.
Il y a 2 visions.
En temps de guerre, dégommer des ronds de cuir médaillés dynamise les troupes qui profitent du momentum des nouveaux arrivés. En Ukraine, en Russie entre autre on l’a vu….
Parfois, ça déstabilise les troupes si les mutations ne font aucun sens dans l’esprit des soldats…
Les soldats sur le terrain ont-il un lien tacite avec ces commandants du Pentagone, loin des camps et zones de conflit? Aucune idée.
Est-ce comme changer un ministre pour les fonctionnaires dudit ministère?
Est-ce si « dramatique » de changer Joe par Jim, réellement??
800 commandants en temps de Paix… C’est lourd comme chaine de commandement…
Les changements parmi les « étoiles » sont tellement loin du quotidien des soldats que ça secoue plus l’administratif que tout le reste.
Oui, y’a un manque de savoir-vivre mais qui peut en être étonné?
Ce gouvernement ne sait pas vivre…. Combien de fonctionnaires, de scientifiques ont été congédiés depuis 14 mois???
En quoi ce serait « pire » pour un type qui a monté dans l’organigramme par ancienneté qu’un fonctionnaire du climat???
Faut se rappeler que le Pentagone est un puits sans fond, opaque, qui n’a jamais de reddition de comptes à faire.
La « retraite » forcée pour réorganiser les Forces Armées en fonction d’une philosophie idéologique et politique est un geste dangereux. Les effets seront à court terme, non visibles. À moyen terme, difficiles à évaluer. À long terme, tout ira en fonction de la direction que prendra l’idéologie politique du pays.
Auparavant les pas très utiles étaient probablement dirigés vers une voie de garage avec toutes ses étoiles pour le laisser finir son temps… Ce gouvernement préfère les foutre à la porte plus rapidement… ça va avec le type du Président…. pas de classe.
Comment des hauts commandants, en Temps de Paix peuvent-ils se retrouver autant médaillés? La Somalie, l’Irak et l’Afghanistan n’ont pas été des théâtres de réussites militaires…. d’exploits remarquables au point d’avoir un rack de médailles sur son veston….
À part grossir et exiger de plus en plus de fric, l’administration du Pentagone fait quoi pour les soldats démobilisés qui deviennent des itinérants? Parmi ces 800 étoilés, qui s’assurent d’un encadrement humain des soldats pour qu’ils ne se radicalisent pas pour joindre des milices suprémacistes, racistes et d’idéologies violentes?
Comme toutes les boites devenues immenses, ça devient ingérable, lourd et aveugle.
Cette retraite ne changera absolument rien pour la suite des choses… du genre congédier la Directrice du DoJ … même poutine … ou remplacer un haut fonctionnaire de Saaqlic…
@POLITICON – 07:44
« Une armée où les généraux doivent plaire plutôt que dire la vérité devient une armée aveugle. »
Vous vous rappelez la démission spectaculaire de Joe Kent il y a quelques semaines suivant le déclenchement de la guerre contre l’Iran; il disait qu’en juin 2025, on les avait consultés pour l’opération de 12 jours de bombardements, mais pour la guerre actuelle: RIEN! La décision a été prise par Donald Trump et quelques personnes autour de lui.
La CIA et l’armée étaient sûrement contre cette guerre, mais on n’a tout simplement pas écouté, et ça explique le désastre auquel on assiste et qui pourrait affaiblir les États-Unis de manière permanente et peut-être annoncer la fin de l’État d’Israël.
Je partage entièrement votre analyse. On y sent une improvisation inquiétante, mais plus grave encore, Hegseth et Donald n’ont ni la fiabilité ni la compétence requises pour assumer des responsabilités où la vie d’autrui est en jeu.
@PATlecamer – 08:48
« Autrement dit, le MALAISE que nous observons ne vient pas nécessairement d’une armée devenue « barbare », … »
J’apprécie votre réponse, mais je ne suis pas d’accord!
On a tu sciemment de nombreux civils et on savait ce qu’on faisait; on sait que cette décision venait de Pete Hegseth – et de Donald Trump – mais il reste que l’armée a exécuté ce qu’on lui a demandé de faire.
Si les gens de l’armée n’étaient pas d’accord, tu refuses – comme des politiciens l’ont mentionné – ou tu démissionnes.
Très malheureusement, cette administration a terni l’image de l’armée, qui j’espère pourra réparer les pots cassés avec les démocrates de retour à la Maison-Blanche.
Votre raisonnement repose sur une exigence morale parfaitement légitime : si un ordre est illégal, on devrait le refuser. En théorie, c’est exactement ce que prévoit le droit militaire américain. Les soldats et les officiers ont l’obligation de ne pas exécuter un ordre manifestement illégal, notamment en matière de crimes de guerre.
Mais dans la PRATIQUE, la situation est rarement aussi CLAIRE qu’elle peut l’être vue de l’extérieur. Les opérations militaires passent par toute une chaîne d’évaluations juridiques, avec des conseillers spécialisés dans le droit des conflits armés qui examinent les cibles, les règles d’engagement et la proportionnalité des frappes. Autrement dit, au MOMENT où l’ordre est exécuté, il est généralement présenté aux militaires comme étant LÉGAL au regard du droit de la guerre.
C’est ce qui rend ces situations particulièrement COMPLEXES. Refuser un ordre ne consiste pas simplement à exprimer un désaccord moral ou politique ; il faut pouvoir DÉMONTRER qu’il est manifestement illégal, ce qui est une barre juridique très élevée pour un officier en OPÉRATION !
Par contre, je suis d’accord avec vous sur l’effet politique et symbolique de ces décisions. Même lorsqu’une opération est juridiquement défendable, certaines stratégies ou certaines frappes peuvent profondément abîmer la perception publique de l’armée, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Et sur ce point, les choix faits au sommet du pouvoir ont effectivement des conséquences durables sur la réputation d’une institution entière.
La purge continue. Après avoir « politisé » plusieurs institutions comme le DOJ, le FBI, le DHS et combien d’autres, c’est au tour de l’armée américaine de « passer dans le tordeur ».
Le SOULON n’est que l’exécutant des « ordres » qui viennent directement du Bureau Ovale. L’expérience, la compétence ont été remplacé par l’incompétence, l’obéissance aveugle, l’aplaventrisme.
On comprend un peu mieux tout le cafouillage , l’improvisation dont a fait preuve cette administration depuis le début de l’intervention militaire en Iran.
Ce gouvernement agit selon son « pif », sans plan précis, un peu comme un navire sans gouvernail qui va dans tous les sens. En un peu plus d’un (1) an, « 47 » aura transformé la plupart des institutions de ce pays en officine non pas pour servir l’intérêt public mais celui de l’ESCROC EN CHEF.
Comme je l’ai déjà écrit, i faudra des années, voire une ou plusieurs décennies pour rebâtir le lien de confiance qui a été brisé par le plus beau ramassis de TDC de l’histoire de ce pays.
Pete est à l’armée ce que le ver de cerveau est à RFK Jr. !!!
MDR !!!
@gigido66 – 09:11
« … comment se fait-il que tant de gens se coalisent autour de lui? »
En effet, assez particulier!
Il peut même les humifier et ils (elles) vont rester avec lui!
@ Apocalypse
D’ailleurs, je c’est pas si vous rappellez du film USS Alabama produit en 1995 ( avec Denzel Washington et Gene Ackman )
Ce film vous fera comprendre la complexité des décisions militaires en opération.
Décidément, les erreurs d’orthographe me poursuivent aujourd’hui !
Lire plutôt : » Je sais pas si vous vous rappelez…. »
On dirait que T–mp et Cie n’envisagent pas la possibilité d’un genre de putsch, ou en tout cas une armée qui refuserait de suivre leurs ordres.
Tout criminel est taraudé par sa conscience. Bien des psychologues ont supposé, sans jamais vérifier, que les psychopathes n’ont pas de conscience. La recherche à ce sujet a prouvé le contraire. Leur conscience est même bien active car elle se trouve refoulée dans leur inconscient, et ce dernier peut les pousser à l’auto-destruction. En effet, une conscience où règne le doute et la peur poursuit inlassablement ceux qui font du mal, car ils savent au plus profond d’eux-mêmes qu’ils sont dans le mauvais chemin.
Plus une personne est impulsive et plus elle devient l’esclave de son inconscient. Ça explique entre pourquoi tant de criminels laissent derrière eux des documents prouvant leur culpabilité.
Est-ce que ça explique les « actes manqués » ?
Vos commentaires sur la psychologie sont toujours très intéresssantds.
Une armée US qui bientôt ressemblera à son secrétaire et nous rappellera les « belles » années des croisades.