
« Nous vivons à une époque où il peut être difficile d’espérer. Chaque jour, nous nous réveillons face à une nouvelle attaque contre nos institutions démocratiques. Un nouveau revers pour l’idée de l’État de droit. Une offense à la décence commune. Chaque jour, vous vous réveillez face à des choses que vous ne pensiez tout simplement pas possibles. Chaque jour, ceux qui occupent de hautes fonctions nous disent de nous craindre les uns les autres et de nous retourner les uns contre les autres, que certains Américains comptent plus que d’autres, et que certains ne comptent même pas du tout. Partout, nous voyons la cupidité et le sectarisme célébrés, et l’intimidation et la moquerie se faire passer pour de la force. Nous voyons la science et l’expertise dénigrées, tandis que l’ignorance, la malhonnêteté, la cruauté et la corruption récoltent des récompenses incalculables. Chaque jour. Nous voyons cela, et il est difficile d’espérer. Mais cet homme, le révérend Jesse Jackson, nous incite à emprunter un chemin plus difficile. Sa voix nous invite tous à être les hérauts du changement, les messagers de l’espoir. »
— Barack Obama, ancien président des États-Unis, s’exprimant ce vendredi à Chicago lors du service commémoratif en hommage du pasteur, militant et politicien Jesse Jackson. Deux autres anciens présidents, Joe Biden et Bill Clinton, ont également pris la parole au cours de la cérémonie, de même que l’ancienne vice-présidente Kamala Harris.
Obama: Each day we wake up to some new assault on our democratic institutions.
— Acyn (@Acyn) March 6, 2026
Another setback to the idea of the rule of law. An offense to common decency. Every day you wake up to things you just didn’t think were possible. Each day we’re told by those in high office to fear… pic.twitter.com/yuDgx3PeZX
P.S. : « J’avais prédit beaucoup de choses sur ce qui se passe actuellement. Je ne suis pas là pour dire « je vous l’avais bien dit », mais nous avions vu venir les choses », a déclaré Harris au début de son allocution.
Kamala Harris: "I predicted a lot about what's happening right now. I'm not here to say 'I told you so,' but we did see it coming." pic.twitter.com/AGMgqmU0MT
— Aaron Rupar (@atrupar) March 6, 2026
(Photo AP)
Il n’y a rien à ajouter à ce que le président Obama a dit aux funérailles de Jesse Jackson.
Tellement la réalité. Il ne reste pas beaucoup de temps pour restaurer l’état de droit dans ce pays qui est présentement l’état de la corruption.
Trompe, au vocabulaire de 200 mots dont la moitié de superlatifs nauséabonds.
Kamala ne veut pas dire « je vous l’avais bien dit » mais elle le dit quand même.
Dans les circonstances, elle aurait pu éviter cette petite phrase à saveur politique.
Bien d’accord avec toi Louise…elle aurait du éviter…ce trop peu subtil rappel.
« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Ce genre de discours, particulièrement celui de Obama, rend ceux de Trump encore plus ridicules, et nauséabonds.
C’est tellement vrai. Je ne suis pas américain, mais le Président Obama nous manque tellement .
Le PEW research center a justement rendu public une étude mené dans 25 pays dans le monde.
On posait une simple question :
Voyez-vous vos compatriotes comme étant moralement bon? (people see their fellow citizens as moraly good)
Les USA étant les pires, avec seulement 47% voyant leurs compatriotes comme bons, alors que 53% les voient comme moralement mauvais.
Le Canada arrive en meilleure position, avec 93% voyant leurs compatriotes comme bons, alors que 7% les voient comme moralement mauvais.
C’est vraiment les deux opposés!!
Obama frappe en plein dans le mile, avec une brieveté et une précision remarquable, comme toujours. Quel leader remarquable quand même!!
https://www.pewresearch.org/religion/2026/03/05/in-25-country-survey-americans-especially-likely-to-view-fellow-citizens-as-morally-bad/
Les états-uniens forment un peuple décadent, obsédé par leur immense amour de l’argent, des armes et de leur stupide religion. C’est pas possible de sortir rapidement d’un cercle vicieux qui vous oblige à vénérer le superficiel et le clinquant…
Ils sont embarqués dans une guerre catastrophique dont on ne connaît pas tout le dénouement !! Quoique on en dise, la cause de ce conflit est simple. Les trois religions qui s’affrontent au moyen orient sont la cause de cet immense massacre. Il faut être aveugle pour nier ce fait. Et pourtant nos sociétés schizophrènes n’en parlent pas. Ben si on en parle pas, l’espèce humaine mérite de disparaître. La religion est la pire invention stupide de l’humanité…
Il est pourtant possible de vivre dans un État multi-religieux en paix et en harmonie. Ce ne sont pas toutes les personnes religieuses qui sont mauvaise, ce sont seulement des personnes mauvaises qui utilise la religion. La religion peut aussi être utilisé pour faire le bien. Bien qu’étant moi-même athée depuis très tôt, je reconnait que croire en une religion ne fait pas de vous une personne mauvaise. Tout comme il existe aussi des régime athée qui furent parmi les pires de l’histoire. La religion, et l’absence de religion, devient un outil plutôt qu’une finalité.
Quelle différence d’élocution entre 44 et farty-45-farty-seven. Je m’ennuie
Pour les comparer il faudrait qu’ils aient des points communs.
Ils sont parfaitement opposés.
Comment dire, opposé n’est pas assez fort. D’un côté un homme intelligent, réfléchi, empathique, lorsqu’il était président il cherchait des solutions pour le peuple américain. De l’autre, un illettré, un égocentrique, un corrompu, et je pourrais continuer la liste sur plusieurs pages. En finissant, ne pas oublier que les républicains ont mis les bâtons dans les roues d’Obama de nombreuses fois.
Laurel & Hardy: chanson thème « C’est moi le gros…gaffes, j’essaie vite de les réparer!»
Laurel & Hardy: chanson thème « C’est moi le gros…gaffes, j’essaie vite de les réparer!»
@Reno:
un seul mot:
Jalousie…
Ça devait être dit. Et Barack Obama l’a dit de belles façons.
C’est avec ce genre de discours qu’ils pourront rendre sa grandeur à l’Amérique.
C’est avec ce genre d’hommes qu’ils pourront rendre sa grandeur à l’Amérique.
Mais Dieu seul sait à quel point ils sont sur une bien mauvaise pente.
C’est dans la catégorie « bon jusqu’à la dernière goutte » et ça mérite de ma part un copier -coller, avec la mention À conserver.
Je comprends ce que vous voulez dire, mais le problème est ailleurs. Lâchons le concept de nation un instant, qui ne fait que nous entraîner vers le bas tout le temps.
C’est à l’être humain qu’il faut donner de la grandeur. Et ce n’est pas en perpétuant notre vieille culture épaisse que l’on va y parvenir.
@Jesuisfoubraque Je comprends aussi ce que vous voulez dire, mais mon point c’est exactement que c’est l’humain qui fait la nation,l’humanité du « D***** ne rendra jamais la grandeur de l’Amérique , juste en disant qu’il va rendre la grandeur de l’Amérique. L’humanité de Barack Obama c’est peut-être une goutte dans l’océan présentement, mais ils ont besoin de cette humanité, nous avons besoin de cette humanité.
Cest ca la différence entre un grand leader et une grosse mère.
Merde* évidemment. Maudit correcteur
Il manque un D ? 😉
Mais de qui parle-t-il grand Dieu 🤔
Ceux et celles qui trouvaient qu’Obama mettait du temps à prendre la parole pour stimuler les troupes démocrates viennent de comprendre que tout est dans le « timing ». Il a fort à propos utilisé cette oraison funèbre pour nourrir le débat d’arguments sérieux sur l’avenir de son pays. Aux Démocrates de s’en inspirer, non en attaquant Trump mais en éclairant l’avenir.
HS: En parlant de se retourner les uns contre les autres. Le GOP veut que le DOJ accuse Cassidy Hutchison de parjure dans son témoignage sur le 6 janvier. Crime de lèse-majesté plutôt !!!!
https://www.cnn.com/2026/03/06/politics/cassidy-hutchinson-january-6-house-republicans-criminal-referral
Paraphrasons Leavitt :
« des accusations complètement infondées, ne reposant sur aucune preuve, de la part d’un parti perturbé qui a un abondant passé judiciaire ».
@Kelvinator – 16:53
« Les USA étant les pires, avec seulement 47% voyant leurs compatriotes comme bons, alors que 53% les voient comme moralement mauvais. »
Intéressant! Merci! 😊
Aux États-Unis, tout est vu à travers le prisme de la politique, ce qui explique – peut-être – ce « split » 50-50!
Mr.Obama va s’impliquer au élection mi-mandat.(j’espère)
Et sans dire son nom, tout le monde sait qu’Obama parle de Donald et ses amis.
C’est vrai que « Barack « Hussein » Obama » aurait pu mentionner « Donald JACKASS Trump ». Passez le message.
Hahaha !
Excellent ! 😂🤣
Faque Quel homme extraordinaire ce Monsieur Obama ,républicain qui avez une conscience protéger
vos enfants de ce clan despotique et de faire de vous un IRAN 2.0 qui se sert de la religion pour arriver en enfer……………..
N’ai rien vu de cette cérémonie. Pas retransmis ici. Mais une chose m’intéresserait.
Mr Hetu dit que J.Biden a pris la parole.
Quelqu’un saurait-il comment s’est déroulée son intervention? Autrement dit, J.Biden , comme le répandent partout Trumpf, ses acolytes et défenseurs ( même ici) s’est-il montré
» gâteux » et » à côté de ses pompes »???
Desolee: sais pas pourquoi le correcteur a traduit » ses adversaires » par » ses defenseurs » ???? 🤷♀️🤷♀️🤷♀️🤷♀️
Je penserais que c’est l’antécédent de « ses » qui pose problème. Les acolytes et défenseurs de Trumpf (ou, dirait Leavitt, « Tchrump ») ou de Biden ? Un traducteur automatique (ou même un interprète qui n’a pas le temps de s’en poser) ne se pose pas trop de questions.
Le lien de son intervention sur You Tube:
https://youtu.be/XIS6iChn2h8?si=dWHPAAn122zvwf7F
@ dellfine
thanks
@dellfine,
Merci. Mon anglais est loin d’être parfait mais je ne crois pas déceler de gâtisme ds cette intervention. Et vous???
Je lui trouve même une aisance que tous n’ont pas. Et non, je ne parle pas de 45/7. Lui on sait ce qu’il produit dès qu’il est derrière un micro . Du gloubi-boulga…
@Chanounou
À vous de juger… ce que je sais et de ce que j’ai entendu, si le même discours avait été prononcé par Barack Obama le rendu aurait été différent, mais l’essentiel c’est le contenu.
Voici la transcription intégrale du discours de Biden :
Selon mon traitement de texte il a prononcé le nom de Jesse 28x. Il parle de son bégaiement parce qu’il a eu un peu de difficulté et cela a fait rire les gens. Que les gens en rit je pense que cela ne lui pose pas de problèmes mais je crois qu’il pensait aux autres.
Merci.
Je crois que cette horloge est cassée. Je vais essayer de ne pas dépasser deux minutes.
La famille Jackson, je sais que nous célébrons une vie perdue.
Perdre une femme, une fille et un fils, c’est un choc brutal, ce n’est pas facile, peu importe combien on les aimait, peu importe la proximité des liens.
Je voulais simplement exprimer à quel point j’ai compris l’essentiel : la lumière qu’il a laissée. Il vous a légué quelque chose d’unique. Il vous a légué du caractère, du discernement, de l’honnêteté. Ne vous leurrez pas sur la frontière entre le bien et le mal.
Monsieur le Président Obama, Monsieur le Président et Madame Clinton, Madame la Vice-Présidente Harris, Jesse croit que la Bible nous enseigne que ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force et s’élèvent comme des aigles. Ils courent sans se lasser, ils marchent sans faiblir. J’espère que vous avez tous compris ça si vous avez besoin d’aide pour vous en sortir, hein ?
Je viens de Scranton, en Pennsylvanie, où, en fait, j’étais catholique irlandais. Ce n’était pas très bien vu. Ensuite, j’ai déménagé à Wilmington, dans le Delaware, une ville ségrégationniste, et ça l’est resté pendant une grande partie de ma vie. Et vous savez, c’est intéressant, car avant de connaître Jesse Jackson, j’ai été élevé avec l’idée que l’espoir est tout ce qui nous reste. Il ne faut jamais perdre espoir.
Mon père disait toujours : « Quand tu tombes, Joey, relève-toi. Relève-toi, tout simplement. »
Eh bien, j’étais enfant. J’étais un athlète relativement doué et un assez bon élève, mais je bégayais.
Si je vous avais dit plus tôt que, enfant, j’avais une fente palatine ou un pied bot, vous n’auriez pas ri. Mais on peut rire du bégaiement. Je ne vous critique pas, mais réfléchissez-y. C’est le seul domaine où les gens vous prennent pour un idiot. Ah bon ? Je suis bien plus intelligent que la plupart d’entre vous ! Bon, blague à part, ça vous fait vous sentir vraiment petit.
Vous savez, quand j’ai déménagé de Wilmington à Claymont, dans le Delaware, une ville de renommée internationale, j’ai été surpris. Je me souviens qu’on me déposait à la petite école catholique où j’allais en CE2, et je voyais passer son bus tous les jours. J’essayais d’appeler la Philadelphia Pike, qui relie Wilmington à Philadelphie, et il passait devant l’embranchement pour le grand lycée, le lycée de Claymont, alors que la petite école catholique où j’allais, Holy Rosary, était juste au coin de la rue. Je me souviens avoir demandé à ma mère : « Maman, pourquoi est-ce arrivé ? » Elle m’a répondu : « Eh bien, dans le Delaware, les enfants noirs n’ont pas le droit d’aller à l’école avec les enfants blancs. »
Et, vous savez, plus j’y pensais, plus je me disais : comment est-ce possible ? Comment cela peut-il fonctionner ? Comment cela peut-il être juste ? Et donc, aussi étrange que cela puisse paraître, je me suis impliquée dans cette cause. Je ne connaissais absolument rien au mouvement des droits civiques. J’entrais en CM1.
Mais vous savez ce qui est juste, et vous savez ce qui est faux, et vous le sentez.
Vous savez, la vérité, c’est que Jesse était un homme de Dieu et que, durant toute cette décennie d’amitié et de partenariat, je l’ai connu. Nous étions tous les deux jeunes. Je n’ai que 83 ans. Je vous le dis en riant, plus de 40 fois deux, mais blague à part, nous avons grandi à la même époque.
J’ai connu Jesse et l’histoire s’en souvient. Je le connais comme un homme déterminé et tenace. Je le connais comme un homme sous-estimé, inébranlable et courageux, un homme à prendre au sérieux.
Et plus que quiconque, Jesse était dévoué de tout son être à racheter l’âme de l’Amérique. L’âme de l’Amérique.
Vous savez, Jesse et moi avons fait nos débuts ensemble au sein du Parti démocrate. Nous avions des parcours très différents, et même parfois des opinions divergentes, mais jamais sur la question raciale.
Parfois, nos opinions étaient tranchées. Nous avions des désaccords sur certains points, mais c’est justement ce que j’admirais le plus chez Jesse : sa passion. Il était passionné. Sa passion, le courage de ses convictions.
Vous savez, son courage a inspiré un sacré nombre d’entre nous, même si nous avions le même âge.
Vous savez, avec sa présence captivante, ses paroles enflammées, il serait facile pour l’histoire de prendre Jesse pour un agitateur. Je pense qu’ils se trompent. Jesse a certainement semé sa part de troubles salutaires.
mais à travers des décennies de service, le message constant de Jesse est un message d’unité.
Comme il l’a raconté, tout au long de ses décennies de service, le message d’unité constant de Jesse a guidé les gens dans la bonne direction. Par-dessus tout, il a toujours recherché un terrain d’entente. Je me souviens avoir dit à Jesse que je savais que
Je connaissais un type en Afrique du Sud que j’allais voir, il s’appelait Nelson Mandela, et Jesse me demandait comment vous alliez faire pour le voir.
Au fait, tu sais, d’ici 2050, le continent africain sera le plus peuplé du monde. Tu verras bien.
En fait, je me souviens que leur groupe de sénateurs… J’ai été élu à 29 ans. Je n’avais pas l’âge légal pour prêter serment. Certains n’étaient pas assez mûrs pour ça, mais le fait est que je devais attendre 17 jours avant de pouvoir être élu sénateur des États-Unis. L’un des avantages, c’est que je n’allais pas quitter le Sénat. J’allais… enfin, je n’allais pas prêter serment, car j’ai reçu un appel le 18 décembre, avant la cérémonie de janvier, m’annonçant que ma femme et ma fille venaient d’être tuées et que mes deux garçons allaient mourir. Alors j’ai décidé de reporter ma prestation de serment. Il y a eu un accident, un magasin de Noël, un semi-remorque.
J’ai donc décidé de ne pas me présenter au Sénat. On me l’a souvent fait remarquer. Je disais : « Mes enfants peuvent toujours avoir un autre sénateur avec un gouverneur démocrate, et l’État du Delaware peut toujours en avoir un autre, mais mes enfants, eux, ne peuvent pas avoir un autre père. »
Mais grâce à quelques personnes, à commencer par Teddy Kennedy et un certain Fritz Hollins de Caroline du Sud, d’où vient Jesse, et quelques autres, Hubert Humphrey et d’autres encore, ils m’ont pris sous leur aile et m’ont dit : « Écoute, reste. Reste juste 10 mois et ensuite pars. »
Comme Hillary peut vous le confirmer, et comme vous trois pouvez le confirmer, ils savaient que j’allais partir : quand on est nouveau, on n’intègre pas les commissions les plus importantes. Les commissions les plus convoitées sont celles des crédits, des finances, de la justice et des affaires étrangères.
Alors ils m’ont maintenu à ce poste. Ils m’ont nommé à deux commissions très importantes : la commission judiciaire, qui m’a permis de nommer le premier juge noir à la Cour suprême, et la commission des affaires étrangères. Le véritable avantage, c’est que j’ai tellement d’ancienneté que, littéralement – et je ne critique pas mes collègues –, je connais plus de chefs d’État que n’importe quel autre président des États-Unis, ce qui signifie que je connais très bien les autres pays. J’y consacre énormément de temps.
Voilà le point essentiel. Vous savez, le fait est que, comme je l’ai appris – et d’ailleurs, j’en sais plus sur les agissements de Poutine, de ces gens et de Xi que la plupart des gens –, j’ai rencontré Poutine à plusieurs reprises.
Et n’oubliez pas, Barack était un homme formidable, un vice-président exceptionnel. Je le pense vraiment, Barack. Merci.
Barack et moi avions un accord : nous nous rencontrions. Chaque matin, nous étions les deux premières personnes à qui nous parlions, et chaque soir, les deux dernières.
Et Barack pourrait me poser une question ou quelque chose comme ça. Je dirais : « Vous savez, ce ne sont que des relations personnelles. » Vous répondriez : « Je sais. Je sais, Joe, assez parlé de relations personnelles, mais le fait est que c’est pour ça que vous êtes un si bon président, et ce que j’essaie de dire, c’est que Jesse a vraiment bien géré la situation. »
Il faut apprendre à connaître les gens. Il faut comprendre ce qu’ils pensent. Il faut en quelque sorte leur parler. Il faut être capable de dialoguer avec eux. Et surtout, Jesse trouvait toujours un terrain d’entente.
Bien sûr, il prêchait l’espoir, car, malgré tout ce qu’il a enduré en grandissant, malgré la douleur et la déception qu’il a vécues, Jesse était un optimiste dans l’âme. Quoi qu’on en dise, au fond de lui, il était optimiste.
Je ne sais pas si cela découlait de croyances religieuses, je ne sais pas comment c’est né, ni comment c’est arrivé. Mais cela est arrivé aux gens de différentes manières. Et c’était très important. Très important.
Il a tenu parole envers le peuple américain.
Chaque fois que je quittais Scranton, nous allions passer nos étés ici. Chaque fois que je quittais la maison de mon grand-père Ambrose Finnegan, ancien joueur de football américain vedette à Santa Clara (à une époque où les catholiques irlandais n’étaient pas très en vogue là-bas, comme Hillary le sait bien), je le faisais.
Chaque fois que je sortais de la maison, il criait : « Joey, garde espoir ! » et ma grand-mère répondait : « Non, Joey, répands la foi ! » Eh bien, mes amis, j’ai eu la chance de faire mes premiers pas en politique à une époque où des gens comme Jesse étaient présents, et Jesse en particulier, qui parlait d’espoir. Il parlait d’espoir. Il croyait profondément en la promesse de l’Amérique : nous sommes tous créés égaux à l’image de Dieu.
On entend ça tout le temps, mais je me demande combien de personnes y croient vraiment. Il croyait que chacun méritait une retraite égale et tout au long de sa vie.
Et même si nous n’avons jamais pleinement tenu notre promesse, je ne pense pas que les choses auraient été les mêmes sans Jesse, car il a décidé de consacrer sa vie à faire en sorte que nous ne l’abandonnions jamais complètement. Parce qu’il y a des moments difficiles comme celui-ci. Nous sommes dans une situation délicate, et nous avons une administration qui ne partage aucune de nos valeurs. Je ne pense pas exagérer.
Il savait donc qui nous étions à notre meilleur, et il a tout simplement refusé de nous laisser nous en tirer à si bon compte, que ce soit en tant que parti, en tant que nation ou en tant qu’individus. Et à maintes reprises, dans le triomphe comme dans la tourmente, avec une insistance implacable sur ce qui est juste et bon, il nous a aidés à nous rapprocher de la réalisation de la promesse de notre nation de restaurer son âme.
Il a mis ses dons au service de générations d’Américains et d’innombrables élus, y compris des présidents, comme vous le voyez aujourd’hui. Par ses discours enflammés en campagne et par des moments de courage discret, Jesse a marqué l’histoire de multiples façons, et de façon profonde.
En fait, je tiens à remercier une fois de plus la famille Jackson, car rien de tout cela n’aurait été possible sans lui. Mon père avait une expression favorite, Madame Jackson : « La famille, c’est le début, le milieu et la fin. »
C’est une affaire de famille et de coalition Rainbow PUSH, vous savez, la famille, vous êtes tout simplement incroyables, mais je vous promets, même si nous faisons la fête ici, quand vous partirez d’ici, vous rentrerez chez vous et vous ressentirez un petit vide dans votre cœur.
Il est parti. Il est parti. Mais tout ce que je peux vous dire, par expérience d’avoir perdu tant de personnes dans ma famille, c’est que le jour viendra où son souvenir vous fera sourire avant même de vous faire verser une larme. Ce jour viendra.
À mon avis, cela arrivera bientôt. Voyez-vous, la légion d’Américains et tous ceux qui considéraient Jesse comme un mentor, un ami, un héros, soyons ce que Jesse nous appelait à être : une lueur d’espoir, parfois juste une lueur. Vous changez des vies. Vous changez la vie de la communauté. Relevez ce pays. Éclairez le chemin pour que nous devenions la nation que Jesse a toujours cru que nous pouvions être.
Tu sais, il y a trois ans cette semaine, Jesse et moi nous sommes retrouvés sur le pont Edmund Pettus. On l’a traversé à pied. Quand on vient d’un État comme le Delaware, on comprend ce qui se cache de l’autre côté : des voyous à cheval prêts à te tabasser.
Eh bien, laissez-moi vous raconter une scène que nous avons rejouée tant de fois, mais cette fois-ci, Jesse était en fauteuil roulant. Pourtant, il ne s’est pas laissé décourager. Sa foi lui a redonné des forces et, grâce à elle, il n’a pas faibli et ne nous a pas laissé faiblir. Non, vraiment pas. Je sais que ça paraît étrange, mais c’est pourtant vrai.
J’ai repensé à la force et à l’esprit de Jesse, et je voudrais conclure en partageant un cantique qui compte beaucoup pour la famille Biden, et tout particulièrement pour mon fils. Beau. Beau était un homme formidable. C’est lui qui aurait dû être ici, pas moi. Beau était procureur général de l’État du Delaware, un homme vraiment bien, aimé de tous dans la communauté, et qui s’est porté volontaire pour aller en Irak plutôt que d’y aller quand tout était réservé à la Garde nationale.
et il est mort là-bas parce qu’il a été exposé à ces fosses d’incinération.
Vous savez, cette citation a beaucoup de sens pour moi : « Il vous élèvera sur des ailes d’aigle et vous portera sur le souffle de l’aube. Que cette lumière brille sur vous comme le soleil, jusqu’à ce que, la prochaine fois qu’il vous verra, il vous tienne dans la paume de sa main. »
Je prie pour vous tous, et je vais abréger mon discours car je crains d’être attaqué. Alors, en un paragraphe, je crois que je pourrais tout dire : ne perdez pas espoir.
Dès mon retour dans le Delaware, je commençais chaque matin par m’investir dans ma communauté. J’ai quitté mon emploi dans l’un des plus grands cabinets d’avocats du Delaware, je suis devenu avocat commis d’office et j’ai consacré beaucoup de temps à la vie communautaire.
J’étais le seul Blanc à travailler dans l’est de Wilmington, dans le Delaware. Pour la petite histoire, ils ont baptisé la plus grande piscine en mon honneur : la piscine Biden. Plus sérieusement, j’étais l’un des treize seuls maîtres-nageurs. J’étais le seul Blanc parce que je voulais comprendre. Je pensais connaître les enjeux, mais je voulais comprendre les individus.
Je me souviens, j’avais une vieille Chevette. Je me souviens d’un demi-arrière, un joueur vedette avec qui je jouais. Il m’a dit : « Joe, tu as un jerrican, tu sais, un gros de 20 litres. » Il a demandé : « Je peux te prêter ta voiture ? » J’ai répondu : « Tu as une voiture. Bien sûr que tu me l’empruntes, mais à quoi bon un jerrican ? » Il a dit : « Espèce d’idiot ! Je vais voir ma mère en Caroline du Nord. Je ne peux pas m’arrêter à une station-service. Je ne peux pas m’arrêter à une station-service. »
Ce que je veux dire, c’est que plus nous nous connaissons, plus nous comprenons ce que nous vivons, plus il y a de décence dans la nature humaine de ce pays pour tendre la main et s’entraider.
Vous savez, Jesse a entretenu l’espoir pour nous de son vivant, et nous devons continuer à le faire pour nos enfants, car rien n’est impossible quand nous travaillons ensemble, absolument rien. Alors, levons-nous et achevons son œuvre.
@Layla,
Un immense merci.
Suis contente, j’avais compris pas mal de choses.
Et cela me confirme que cet homme n’est nullement gâteux…
On ne saura jamais ce qu’il s’est passé au fameux ”debat”…
Merci encore
Obama pose un diagnostic lucide. La vraie question, cependant, est: « ‘Comment une démocratie constitutionnelle peut-elle en être venue là? Ou encore, « Nous reste-t-il toujours une démocratie? » Vu de l’étranger, la question ne se pose plus lorsque le président agit dans l’illégalité et voit tous ses crimes ratifiés par les élus.
« Démocratie », « constitutionnel » « illégalité », les MAGA ne vont pas plus loin que trois syllabes (« U.S.A. ! » et « Four more years » ça les épuise déjà).
Ce n’est pas ce langage qui va les convaincre.
Peut-être que plus de 3 $ à la pompe et 3 $ pour un mauvais café aura plus d’effet.
Il faut lui donner ça… le Président Obama a uns éloquence et une recherche des mots hors du commun…
et c’est encore plus frappant pendant le mandat d’un des plus cancres et peu instruits des Présidents des EU….
Le contraste est presque choquant…. et les EU devraient ressentir de la honte de s’être abaissé aussi bas.
Quelle chute de prestance en 10 ans….
R.I.P. Jesse Jackson 🙏
« Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides
achète à crédit sa propre mort spirituelle. »
(Martin Luther King)
Pour le moment les cancres frustrés ont pris le contrôle de la classe. On les reconnait à leur manque de vocabulaire et à leurs raisonnements médiocres. Comme toujours, ils échoueront.
(Un vieux prof)
Toutes les nations produisent des hommes stupides.
Mais ils ne forment pas tous tout le gouvernement.
Et remplaçons « hommes » par « individus ». Pourquoi Noem et bientôt Bondi seront les premières à être licenciées, mais pas Kennedy, Hegseth, Hasset ou Besset ? Leur dossier n’est pas plus reluisant.
Mais il faut reconnaître que les femmes jusqu’ici font un meilleur spectacle. À leur détriment en plus.
Parce que les femmes n’ont pas mis la culture que l’on traîne en place.
Mais vous savez ça déjà, puisque vous le dites vous-même (à leur détriment…). Vous vous donnez la réponse.
C’est le propre du concept de nation à produire des êtres stupides. En fait, c’est à ça que ça sert.
https://youtube.com/shorts/o-lf4NdOZ90?feature=shared
I Am Somebody
Rev. JJ
@MarieFrancineF
💯Excellent 💯
HS,
C’est vendredi….
-‐——————————–
Un homme est marié depuis quelques mois,
et souhaite faire un tour au bar pour revoir ses vieux copains.
Il dit à son épouse:
-« Chérie, je reviens tout de suite.
-« Tu vas où, mon coeur?
-« Je vais au bistrot, ma beauté, boire une bière.
-« Tu veux une bière mon amour?
J’ai mis une demi-dizaine de bonnes bières belges au frigo.
-« Mais chérie, en plus, au bistrot ils ont des verres gelées.
-« Tu veux un verre gelé mon amour ?
La femme ouvre alors le congélateur, et en sort une chope froide.
Le mari dit alors:
-« Oui, mais en plus ma chérie, ils ont des petits biscuits apéritifs délicieux.
Je ne serais pas long.
-« Mon amour, le frigo est plein d’ailes de poulet, de crevettes et de jambon.
Et l’armoire est pleine de craquelins santé.
L’homme est décontenancé:
-« Mais, chérie… au bar, tu sais…on jure…on dit des gros mots.
-« Tu veux entendre des gros mots mon chéri.
OK, en voici quelques-uns :
Bois ta putain de bière dans ta chope de naze,
et bouffes ces foutus snacks assis dans ton canapé pourri, parce que tu ne vas nulle part ! T’as compris l’connard ! »
—————————-
NDLR:
J’ai tenté de faire un lien ironique,
avec « l’amour » que Melania ressent à l’endroit de son 47. (😉 )
(PS:
Désolé.
C’est parfois difficile pour moi de bien ficeller une blague dans un temps record,
comme notre ami Papitibi le faisait à tour de bras).
Bel essai. C’est réussi 😉
Gracias !
@Haiku,
Plus tout à fait Vendredi, mais vous savez, le décalage horaire, toussa toussa…
J’en connais une avec la même chute ou presque mais un contexte très différent . En plus on peut la contextualiser avec aujourd’hui…
”C’est un Monsieur bloqué à Dubaï qui après 7h dds un bus ds le desert finit par dégotter une chambre d’hôtel ds un autre Emirat ds l’attente d’un vol pour Paris. Il s’installe, se douche, dîne et qq mn avant de se coucher, la réception l’appelle et lui demande si, compte tenu des circonstances, il accepterait de partager sa chambre avec une dame d’âge mur qui attend elle aussi le vol du lendemain pour Montréal et que…. plus une chambre de libre ds tout Manama et tout et tout.
Pas ravi, il accepte car ”à la guerre comme à la guerre ”…!
La dame arrive, discrète, salutations polies, 3mn de ”smalltalk”… et se couche.
Deux heures plus tard, il l’entend gémir
”Oh mon Dieu qu’il fait chaud, je n’y tiens plus. Quelle horreur sans clim’!”.
Lui, un peu hagard…se lève en titubant
”Voulez-vous que j’ouvre la fenêtre ?
”Oh, c’est trop gentil. Merci, vraiment ! ”
Il essaie de se rendormir. Une Bonne heure plus tard:
”Oh j’ai tellement froid maintenant… Les nuits sont tellement fraîches en Mars…”
Et elle se rapproche de lui en se pelotonnant contre lui…. Il lui susurre alors
” Pour vous réchauffer, voulez-vous que nous fassions comme si nous étions mariés ? ”
”Oh ouiiiiiiii…..!
”Eh ben tu lèves ton gros c*l , tu fermes c’te put*in de fenêtre, tu prends une sal0perie de couverture ds ce b0rdel d’placard et tu m’laisses dormir, b0rdel de M💩”
@chanounou
Superbe ! 😂👌
Ce n’est que lors des funérailles des noirs qu’il reste encore de la beauté et de l’humanité aux usa.
Merci beaucoup Monsieur OBAMA pour votre discours aux funerailles de Jesse Jackson . Des paroles d’humanite , d’empathie et d’espoir si beaucoup de vos concitoyens ouvrent leurs yeux et se manifestent pour rendre a ce pays une vraie democratie qui en ce moment est baffouee par des usurpateurs de pouvoir .
Barack me manque tellement… 😢 Mon politicien préféré! 🥰
La très nette différence . Obama transpire l’humanisme et la compassion, centré sur l’autre. Taco sue, pue l’antithèse. Centré sur lui même. Danger planétaire toxique.
Deux univers.
Quel plaisir d’entendre et de lire un discours sensé, digne ( on est à des funérailles quand même !) dont on se demandait s’il n’avait pas disparu de la société étasunienne, tellement l’olibrius à crête rousse du Potomac occupe le terrain nuit et jour en déblatérant des c0nneries toutes plus bêtes que les autres dans un gloubi-boulga de superlatifs qui n’ont plus aucun sens… ni politique ni social ni tout simplement humain. Merci Sir, vous qui vous démarquez tellement de l’autre imposteur.
Si seulement vos paroles pouvaient faire réfléchir les indécis qui ne se sont pas déplacés et surtout ceux qui, pensant que leur voix ne ferait pas la différence ont émis un vote de protestation. Sauf qu’ils ont été des millions et que justement, ce sont eux qui avec les autres de la 1ere catégorie ont fait la différence … pour tomber dans un puits sans fond de sottise et de complexe de supériorité gravissime pour le Monde
Gloubi goulda quelle jolie expression 😉
*Gloubi- boulda