Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

On se souviendra du premier discours de l’état de l’Union du deuxième mandat de Donald Trump pour ses mensonges, ses médailles et ses insultes. La liste de ses mensonges est longue et impressionnante, comme on peut le constater en parcourant celle que Daniel Dale, vérificateur des faits de CNN, a dressée. Elle touche à presque tous les sujets abordés par le président américain, y compris l’économie, l’inflation, les droits de douane, l’immigration et la criminalité.

Un exemple parmi d’autres : Trump a dit avoir hérité « une nation en crise, avec une économie stagnante ». En fait, les États-Unis ont connu une croissance économique de 2,2 % en 2025, en baisse par rapport aux 2,3 % enregistrés lors de la dernière année du mandat de Joe Biden. Un autre exemple : Trump a attribué le meurtre horrible d’une réfugiée ukrainienne à Charlotte, en Caroline du Nord, à un migrant ayant profité des « frontières ouvertes » par Biden pour entrer aux États-Unis. L’homme a vu le jour Charlotte. Dernier exemple : il a répété faussement que les pays exportateurs payaient les droits de douane.

Au cours d’un discours sur l’état de l’Union d’une durée record – une heure et 48 minutes -, Trump a distribué autant de médailles qu’il a proféré de mensonges, ou presque. Plusieurs commentateurs l’ont comparé à un animateur de jeu télévisé qui distribue les prix à des concurrents. Il a notamment annoncé sa décision d’accorder la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile des États-Unis, au gardien de but Connor Hellebuyck, dont les prouesses ont fait la différence dans l’issue de la finale olympique contre l’équipe canadienne. L’honneur est habituellement réservé à un individu pour souligner sa contribution exceptionnelle à la sécurité ou aux intérêts nationaux des États-Unis, à la paix mondiale ou à des initiatives publiques, privées ou culturelles. En temps normal, quelques arrêts clés dans un match important ne suffisent pas.

Trump a également décerné plusieurs médailles à des militaires retraités ou actifs, dont la médaille d’Honneur, la plus haute distinction militaire des États-Unis. « J’ai toujours voulu la médaille d’honneur du Congrès [sic], mais on m’a informé que je n’étais pas autorisé à me la décerner à moi-même », a déclaré celui qui obtenu cinq sursis pendant la guerre du Vietnam. « Et je ne saurais pas pourquoi je la recevrais. S’ils modifient un jour cette loi, je serai avec vous un jour », a-t-il ajouté en s’adressant à l’un des deux récipiendaires de cet honneur.

Et puis Trump a insulté les démocrates avec férocité, faisant d’eux les vilains de son spectacle. Il les a traités de « fous » pour n’avoir pas manifesté leur accord à sa proposition d’interdire les soins d’affirmation de genre pour les adolescents. Il les a accusés de vouloir ruiner le pays. Et il les a enguirlandés après avoir demandé aux élus présents de se lever s’ils étaient d’accord avec son affirmation selon laquelle le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, non ceux qui se trouvent illégalement dans le pays.

« Vous devriez avoir honte de vous, de ne pas vous lever », a-t-il déclaré en constatant le refus des démocrates de se lever. La représentante démocrate du Minnesota Ilhan Omar a répliqué : « Tu as tué des Américains ! Tu devrais avoir honte ! »

Plusieurs commentateurs conservateurs et trumpistes ont affirmé que le clip de cette confrontation allait hanter les démocrates lors des élections de mi-mandat. « Le moment fort de la soirée : les démocrates refusant de se lever pour affirmer leur allégeance aux citoyens américains plutôt qu’aux immigrants illégaux. Ce sera le moment marquant de ce discours. Trump les a cloués au pilori », a écrit sur X le commentateur Scott Jennings.

Autre fait marquant, peut-être plus que l’autre : Trump a à peine parler de l’Iran et de la justification de l’attaque qu’il semble préparer contre ce pays pour des raisons qui restent nébuleuses. Il était trop occupé à mentir, à distribuer les prix et à insulter les démocrates.

Oups ! J’allais oublier. Malgré la présence dans l’auditoire de victimes de Jeffrey Epstein, Trump n’a pas pipé mot des dossiers Epstein.

P.S. : Le discours sur l’état de l’Union en deux minutes :

(Photo AP)

67 réflexions sur “Des mensonges, des médailles et des insultes

  1. marlap dit :

    Je sais pas pour les autres, mais le refus de se lever des Démocrates montre leur humanité. Surtout que Trump se sacre éperdument de la population de son pays. Toutes ses politiques vont leur nuire.

    1. Orphee dit :

      Bien d’accord avec vous:
      « …le clip de cette confrontation (VA) hanter les (RÉPUBLICAINS) lors des élections de mi-mandat. (puis) «…  Ce sera le moment marquant de ce discours. Trump (S’EST CLAIREMENT AUTOcloué au pilori »

  2. Jocnob dit :

    Son instabilité mentale présentée à la planète.

  3. belwet dit :

    Donc, il est resté à lui-même. Vantard, revanchard, jamais de sa faute, meilleur que tous, etc.

  4. MarcB dit :

    « les pays exportateurs payaient les droits de douane »
    Donc nous avons droit au remboursement? 😉

    « médaille présidentielle de la Liberté, (…) Connor Hellebuyck »
    Bientôt la Médaille d’Honneur du Congrès (Medal of Honor) aux frères Tkachuk pour leur nombreux combats sur la patinoire. Quand même mieux qu’à Donald dont les efforts militaires se résument à esquiver la conscription…

    1. gl000001 dit :

      Ils vont faire partie du show de lutte de cette à été à la MB.

      1. MarcB dit :

        Je ne serais pas surpris….

  5. Bidulen dit :

    The Best hateful speech! Bravo Adolf tRump!

    1. Gabriel Ferland dit :

      C’est pedo hitler

    2. Robert T dit :

      Donald-le-péso peut mentir tant qu’il veut, la stupide population états-unienne qui l’a élu démocratiquement boit ses paroles…

  6. Louise dit :

    Ce discours honteux était une épreuve d’endurance que je n’ai pas réussie.
    Je suis allée me coucher au bout d’une heure.
    Il n’y avait rien sur l’État de l’Union, rien de ce que Trump compte faire pour répondre aux préoccupations des américains, surtout sur le coût de la vie.
    Que des mensonges et du bla, bla, bla comme d’habitude.
    Un discours de démolition.

    «Ça prend juste un imbécile pour démolir une grange mais un charpentier expérimenté pour la reconstruire»
    Cité par Gavin Newsom hier dans un post.

    1. Dekessey dit :

      Une heure!!!
      Comment avez-vous fait? VOUS méritez une médaille.
      10 secondes m’a suffit, j’ai facilement trouvé mieux à regarder.

    2. PovDeRire dit :

      @ Louise:
      Sainte Louise…1 heure!
      Vous avez sûrement prier avec tous les mots d’église…d’usage!

  7. monsieur8 dit :

    « le clip de cette confrontation allait hanter les démocrates lors des élections de mi-mandat. »

    Cette « confrontation » n’était qu’un piège pour faire mal paraître les dems: si tu te lèves, tu applaudis Trump et ça fait un clip viral; si tu restes assis, tu montres que tu refuses de « protéger » les citoyens… et ça fait un clip viral.

    Lose-lose.

    Chez nous, ce genre de piège à l’Assemblée Nationale est généralement tendu à QS. Tu peux pas en sortir gagnant. Tu peux juste espérer que les électeurs ne sont pas si cons et voient le stratagème.

    1. Achalante dit :

      Mais surtout, ça sera vite oublié face à la liste des citoyens états-uniens que sa police de l’immigration aura bousculé, agressés, illégalement arrêtés et tués. Et puis peut-être aussi la liste des touristes et personnes d’affaires arrêtées aux frontières et détenues pendant des jours, voire des semaines sans raison valable.

  8. Philippe Deslauriers dit :

    J’ai lu le titre et je me suis dit: Ouais, c’est ce que l’on s’entendait. Donc rien de special?

  9. Charlot dit :

    Pensée religieuse du jour: on raconte que la Vierge de Fatima aurait déclaré avec les larmes aux yeux: « Pauvre Canada »

    Nous avons ici une preuve irréfutable que la mère du Christ (pour son père, c’est plus flou) a de grandes lacunes en géographie. Elle confond les pays!! Ça va mal là-haut 🙄

    1. MarcB dit :

      Ou peut-être voulait-elle dire « Pauvre Canada, vous aurez bientôt le pire voisin *de l’Univers* »?

  10. Le train train habituel quoi !

  11. gl000001 dit :

    « Il les a accusés de vouloir ruiner le pays.  »
    Peut-être que lui, il ne veut pas le ruiner mais il est en train de le faire.

  12. HéBenMonVieux! dit :

    Quel bel exemple pour la jeunesse américaine et le reste du peuple: tu peux traiter les gens avec qui tu as des désaccords politiques ou philosophiques de FOU, de faire preuve d’un manque de respect aux institutions de la justice en critiquant les juges de la SCOTUS parce qu’en désaccord avec leur décision, mentir, mentir et re-mentir sans gêne, faire croire au peuple que des mesures anti-corruption vont être mise en place alors que lui, sa famille, ses amis et de nombreux élus républicains ont profité des déstabilisations des marchés boursiers causés par ses mesures politiques pour s’en mettre plein les poches et j’en passe.

    On se serait attendu à ce genre de discours en Corée du Nord, pas aux USA!

    Pathétique !

  13. gl000001 dit :

    « le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, non ceux qui se trouvent dans le pays. »
    Méfiez-vous touristes. Il se calissse de vous !!

    1. Madalton dit :

      Et ceux qui ont un visa ou ayant droit de séjour aux ÉU.

  14. Roger Allard dit :

    Les longues élucubrations du Duce n’étaient destinées qu’à lui-même pour nourrir sa vacuité.

  15. ghislain1957 dit :

    Un fact check de la BBC confirmant toute la bullshit répandue par Cheetos 1er hier soir.

    https://www.bbc.com/news/articles/cgmlzg0p8k2o

    1. Haïku dit :

      @ghislain1957
      Merci du partage !

  16. PATlecamer dit :

    Il y a des moments où la politique cesse d’être une pratique du pouvoir pour devenir un régime du sens. Le discours sur l’état de l’Union du Trumpeur appartient à cette catégorie rare et inquiétante : non pas un simple exercice de propagande ou de démagogie, mais un acte de redéfinition implicite de ce que signifie gouverner dans une démocratie avancée. Ce que nous avons vu n’est pas juste un président qui ment, décore et invective — c’est aussi un chef d’État qui reconfigure la hiérarchie même entre vérité, symbole et autorité.

    Dans la tradition républicaine américaine, la PAROLE présidentielle est censée opérer sous contrainte de RÉALITÉ. Elle peut sélectionner, dramatiser, enjoliver — mais elle ne peut durablement nier le réel sans entamer sa propre légitimité. Le Trumpeur inverse cette équation : la légitimité ne dérive plus de la conformité au réel, mais de la capacité à imposer un récit qui supplante le réel. Autrement dit, la vérité factuelle cesse d’être le socle de l’autorité ; elle devient un matériau parmi d’autres dans la construction d’une souveraineté narrative.

    Cette mutation éclate dans la trivialisation des décorations. Accorder la médaille présidentielle de la Liberté à Hellebuyck pour une performance sportive n’est pas une simple INCONGRUITÉ protocolaire. C’est un geste de désinstitutionnalisation symbolique. Dans toute communauté politique, les distinctions suprêmes condensent une mémoire collective : elles disent ce qui mérite d’être honoré au nom de la nation. En les redistribuant selon la logique du… spectacle, le 47e substitue à la mémoire civique une économie de visibilité. L’honneur cesse d’être une reconnaissance de contribution historique ; il devient un accessoire d’instantanéité médiatique !

    La plaisanterie sur l’auto-attribution de la médaille d’honneur révèle le même glissement, mais sous forme plus nue : l’effacement de la distance entre la fonction et la personne. Dans les démocraties libérales, le pouvoir est impersonnel par principe — même incarné, il ne se confond jamais entièrement avec l’individu qui l’exerce. Le Trumpeur, lui, opère une fusion : la dignité institutionnelle est aspirée vers le moi présidentiel. Le chef de l’exécutif ne reçoit plus l’honneur de la nation ; il en devient la source potentielle. C’est la logique des régimes patrimoniaux, transplantée dans une république constitutionnelle.

    Le traitement des adversaires politiques complète cette architecture. En sommant les démocrates de se lever pour prouver leur ALLÉGEANCE morale, puis en exploitant leur refus comme stigmate, le 47e transforme le désaccord en hérésie civique. La réplique de Ilhan Omar — accusation de meurtre politique — montre que le champ conflictuel a quitté la délibération pour entrer dans l’anathème réciproque. La démocratie suppose un adversaire légitime ; le trumpisme prospère sur l’ennemi intérieur. Ce n’est plus un conflit de visions, mais une lutte pour la définition de qui appartient moralement à la nation.

    Et c’est précisément là que le quasi-silence sur l’Iran devient intellectuellement décisif. Une possible guerre — décision ultime de souveraineté étatique — est reléguée derrière la dramaturgie identitaire domestique. Cela signifie que, dans cette configuration, la politique étrangère n’est plus le domaine tragique de la responsabilité historique ; elle devient une variable subordonnée à la scène intérieure de mobilisation. La hiérarchie classique des enjeux — guerre au sommet, polémique au-dessous — est inversée par la logique du SPECTACLE permanent.

    Ce discours, au fond, matérialise une transformation anthropologique du pouvoir démocratique : le passage d’un régime de véridiction à un régime de performance. La présidence n’y est plus jugée sur sa relation au vrai ou au juste, mais sur sa capacité à produire des affects, des identifications et des images dominantes. La fonction cesse d’être magistrature pour devenir dispositif de présence. Le chef n’est plus garant d’un ordre commun ; il est le centre narratif d’une communauté émotionnelle.

    Bref, on peut analyser cela comme populisme, césarisme médiatique ou nationalisme performatif. Peu importe l’étiquette : le fait brut est plus dérangeant. Quand la vérité devient décorative, les symboles échangeables et l’adversaire illégitime, la démocratie ne disparaît pas — elle change de nature. Elle glisse d’un ordre fondé sur la réalité partagée vers un ordre fondé sur la croyance mobilisée. Et dans ce passage, la présidence américaine cesse d’être une institution parmi d’autres : elle devient, dangereusement, le théâtre où la réalité elle-même est mise en concurrence avec la volonté de celui qui parle.

    1. Dekessey dit :

      Très bon texte.

  17. gl000001 dit :

    « Now we’re the hottest country anywhere in the world, the hottest »
    Il admet finalement croire au réchauffement climatique 😉

    1. Haïku dit :

      LOL ! 😎

  18. Syl08 dit :

    Quand tu dis que le moment fort du discours c’est une équipe de hockey qui a gagné une médaille d’or aux Olympiques, c’est qu’il n’avait pas grand chose pour se pavaner. Ce que reflète bien les sondages.

    1. gl000001 dit :

      La Norvège a eu 8 médailles de plus que les USA. Et 18 or contre 12. 5.5 million d’habitants 😉
      Ca, c’est un vrai pays riche.

  19. Paul-Émile Allais dit :

    Un pays qui s’enfonce tout droit dans le mur ni plus, ni moins.

    1. Dekessey dit :

      Ouais, et qui appui sur l’accélérateur.

      1. Haïku dit :

        X2

  20. ghislain1957 dit :

    « Le moment fort de la soirée : les démocrates refusant de se lever… »

    Mon moment fort de la soirée : tous les idiots de ripoux-blicains se levant pour applaudir chaque mensonge et chaque insulte de Cheetos 1er.

  21. lechatderuelle dit :

    trump a transformé une autre institution des E-U en un mauvais spectacle de variétés.
    Gênant, absurde, grotesque… et les castrés qui comme à l’église au signal de leur curé se lèvent, applaudissent, s’assoient, se lèvent, crient leur mantra, applaudissent, se lèvent … il ne reste qu’à les dompter à s’agenouiller…

    ça donne leur vision du bon peuple. Un tas d’idiots qui croient et avalent tout ce que le Président radote. ..
    Zéro respect envers le Peuple, qui encore hier, a été roulé dans la farine des mensonges et aspergé de faits alternatifs.
    Un peu plus et il faisait courir les nominés vers son lutrin « Come on down! » avec une petite musique niaiseuse pour leur remettre une médaille, un stylo, une photo de lui…

    Zéro explication à propos du statu quo en Ukraine, zéro explication sur les bombardements à Gaza qui se poursuivent, rien à propos des raisons pour le Venezuela, pour l’Iran, pour Cuba…
    Silence à propos du Groenland… aucune mise à jour à propos des 8 guerres arrêtées alors que 2 ou 3 ont repris… Rien sur son copain Epstein…. aucun mot sur les assassinats de ICE, sur les bavures quotidiennes de ICE… pas un mot sur les rénovations de la salle de bal, du Kennedy Centre, des futurs arcs de Triomphe ….
    Une déferlante d’inepties, d’insultes et de mensonges. Faut croire que c’est ça la valeur du Peuple à ses yeux…

    Les Grands Chefs de l’armée avaient fière allure en cautionnant ce cirque avec des remises de médailles sans décorum… un discours fleuve comme aimaient bien en faire Castro et Khadafi, entre autre….

    Quand un Président ment sciemment au Peuple en modifiant les chiffres « officiels » et que le bon Peuple réagit peu ou pas…
    Il a parlé des élections de mi-mandat. Ce sera tellement compliqué, tellement stressant que des millions d’électeurs n’iront pas voter. Il a été plutôt limpide à ce sujet…

    Mensonges, mensonges, mensonges…. et les 2 faces de rats derrière lui… Vance condescendant et Johnson tout sourire laissent voir que ce cirque n’est pas affaibli, pas ébranlé par les échecs trumpiens un peu partout… ils s’estiment en plein contrôle…
    Même Dieu a été invité!

    L’organisateur du show a réuni, Dieu, les soldats, le patriotisme, le rêve américain, la richesse dans cette heure et 48 minutes.
    Le bon Peuple sera ravi ? Rassuré?

    Baisse d’impôt de 5 000 $… assurance médicament négocié individuellement pour chacun… achat d’une maison facile… électricité pas chère…. du gaz à une piastre le gallon… tout va bien. Ceux qui chialent sont des ingrats!

    Ce sera encore une année de conneries.

  22. Charlot dit :

    Je ne sais pas pour vous tous, mais certaines photos du Duce prises hier illustrent un ou deux graves problèmes aux USA:
    1. Il y a une pénurie de make-up dans le pays
    ou
    2. Certain(e)s maquilleur(euse)s ont fait du sabotage hier soir.

    Que ce soit l’option 1 ou 2, quelqu’un devra rendre des comptes c’est certain!

  23. André dit :

    Y sait même pas patiner ! (dans les deux sens du terme).

  24. Linda dit :

    Pour ceux qui ont écouté en totalité ou même en partie, je vous félicite. Je n’étais pas capable de regarder plus de 2 minutes à la fois et même là, je parlais à ma télévision.
    Tellement de mensonges et d’auto-gratulations, mais quand il dit ne pas avoir besoin du Congrès et que les républicains au Congrès applaudissent , c’est irréel. Je me dis que les Américains qui regardaient cela devait être assommés. Donc hier, rien de nouveau sous le soleil, il est toujours aussi « dérangé ».

    1. gl000001 dit :

      Trop d’auto-gratulations rend sourd 😉

  25. treblig dit :

    Je n’ai pas écouté ce discours pour de simples raisons matérielles. Je tiens trop à mon iPad pour le lancer sur le mur. C’est ma réaction primale aux discours de Trump.

    Selon le New York Times ( je crois), 90% des tarifs sont payés en fin de compte par les entreprises américaines qui refilent la facture à leurs clients. Et les tarifs, selon la cour suprême, sont la responsabilité exclusive du congrès. Mensonges sur mensonges

  26. Lise dit :

    Même si on dit que pour faire une bonne critique, il faut avoir écouté ce discours, mais pour ma part, il n’était pas question que je perde mon temps à écouter les délires de Trump qui nous casse les oreilles avec ses mensonges depuis trop longtemps.

  27. Toile dit :

    Moi non plus, je n’ai pas ni regardé. Lire sera suffisant.
    En passant, M. Hetu, vous êtes bien en plume ce matin :
    « Trump n’a pas pipé mot des dossiers Epstein »

  28. Alexander dit :

    Trump est moins con qu’il n’y parait.

    Il a bien compris que Helleybyuck a goalé le match de sa vie et a volé la victoire aux canadiens par ses prouesses. Sinon, pourquoi cette médaille?

    Mais Trump étant ce qu’il est, il carbure à l’auto vantardive et à l’exagération.

    Pour le reste, toujours des demies vérités et ben des menteries montées en épingle en propagande.

    Au moins il s’est retenu un peu dans ses insultes. Un peu.

    1. gl000001 dit :

      « Il a bien compris que Helleybyuck a goalé le match de sa vie »
      Ou quelqu’un de son entourage 😉

      1. Madalton dit :

        Hellebuyck ça ne somme pas américain. On devrait le déporter.😉

      2. gl000001 dit :

        Héhé !!

    2. C’est surtout pour revaloriser la « puissance masculine »… et tous les comportements stupides qui viennent avec.

      1. gl000001 dit :

        Aerin Frankel, la goaleuse des USA féminines a joué tout un match contre les canadiennes elle aussi. Elle n’a pas de médaille de la part de DDT ?

    3. Selon moi, c’est simplement que l’équipe a gagné l’or contre un pays qui faisait chier DT, et elle n’a pas tenu de propos désobligeants envers son administration.

  29. Toile dit :

    Je comprends le départ tout en le regrettant. J’imagine la réaction de Nancy Pelosi assise en arrière du clown.

    Chose serait un bon animateur à la tv russe…. Sauf que les dissidents se retrouvaient en Sibérie. À ce train, on est pas trop loin.

  30. Haïku dit :

    HS
    Voici la lettre de Heather Cox Richardson :

    *https://open.substack.com/pub/heathercoxrichardson/p/february-24-2026?utm_campaign=post&utm_medium=email

  31. le_furote dit :

    Ah, les Américains ont bien ce qu’il méritent. L’écureuil pédophile est lâché lousse dans le salon chic des symboles et des institutions américains. Le voilà qui fait pipi et caca partout. Il salit et mordille tout: la Constitution, le centre Kennedy, la médaille d’honneur, la SCOTUS, la Maison-Blanche, etc, etc.

    Ciao

  32. Duduche dit :

    « Plusieurs commentateurs l’ont comparé à un animateur de jeu télévisé qui distribue les prix à des concurrents »

    The Apprentice n’a jamais pris fin. Corrompu-47 est bien plus compétent en tant qu’animateur tivi qu’en tant que président de compagnie ou, pire, des USA.

  33. Gilles Morissette dit :

    C’est exactement le genre de discours auquel il fallait s’attendre.

    Mensonges par dessus mensonges, boulechite à la puissance Mille, insultes par dessus insultes.

    Hier soir, les Américains n’ont pas vu et entendu un président. Ils ont vu un clown qui déblatérait des conneries pendant que les adorateurs de sa secte (Les Républicains) applaudissaient à chacune de ses paroles.

    On aurait dit un gourou en train de pratiquer une séance de lavage de cerveau sur ses adeptes.

    J’imagine facilement la réaction que Nancy Pelosi aurait eu face à un tel discours. Quel moment d’anthologie cela aurait été !!!

    Finalement, je n’ai pas manqué grand chose du spectacle ou plutôt du « freak show » auquel nous avions eu droit.

    Je ne m’étendrai pas sur son contenu car d’autres intervenants sur ce blogue en ont fait une excellente analyse. Je les en remercie. J’admire leur patience pour avoir écouté un discours qui ressemblait davantage à de la vomissure.

    Les commentateurs « néo cons » ont tort (Comme à leur habitude). Les moments forts de la soirée ont été:

    1. L’absence totale d’allusions à l’Iran ou sur d’autres enjeux (Ukraine, Gaza, la décision de la SCOTUS sur les tarifs douaniers,)
    2. Le silence radio sur les dossiers Epstein;
    3. Le comportement lâche des Républicains lesquels ont fait honneur à leur réputation de poltrons.;
    4. La séance d’auto congratulation auquel s’est livré « 47 ».
    5. Le délire auquel les Américains ont assisté durant 108 minutes.
    6. Etc

    Mention spéciale à la représentante Ilhan Omar pour son intervention lors de ce « discours ». Elle a envoyé à « 47 »un « jab » en pleine gueule. Elle aura droit à un message rageur, rempli de haine, de hargne, de racisme sur « Truth Social » quelque part entre 02:00 et 04:00 la nuit prochaine.

  34. jeani dit :

    C’était attendrissant de voir les élus republicains applaudir à tout rompre le clone du fuhrer.

    Tout ce qu’il manquait, c’était les larmes. Quelques séjours de certains de ces Républicains en Corée du Nord pourraient les aider à comprendre.

    Pour ce qui est de l’incompétent, il devrait apprendre à lever un peu plus son nez pour commencer à ressembler un peu plus à mussolini ou adolf.

    1. jeani dit :

      J’oubliais que l’apprenti dictateur a fait le plus long discours de l’histoire.

      Tout ce qu’il manquait c’était de le faire en italien ou en allemand. La ressemblance aurait été encore plus frappante.

    2. Madalton dit :

      En privé, ils le méprisent et ils ont peur de perdre leur élection à cause de lui.

  35. POLITICON dit :

    Ce discours de l’état de l’Union restera peut-être dans l’histoire, mais certainement pas pour la dignité de la fonction. Avec Donald, on a assisté à quelque chose qui ressemble moins à un moment de responsabilité qu’à un spectacle de propagande brute : un mélange de mensonges répétés, de ressentiment et de mise en scène creuse.

    Le symbole le plus absurde est cette médaille offerte à Connor Hellebuyck. Sérieusement. Un gardien de but récompensé par la plus haute distinction civile parce qu’il a empêché une rondelle de franchir une ligne. Pendant que, dans la même salle, se trouvent des victimes liées au dossier Epstein — des personnes marquées par des agressions sexuelles bien réelles — et que le président n’a pas jugé utile de dire un mot. Pas un. Ce contraste est brutal : on célèbre le spectacle sportif, mais on met une muselière morale quand il s’agit de souffrance et de justice.

    Ce n’est pas seulement déplacé. C’est révélateur d’un mépris total pour ce que devrait être la gouvernance. La vérité devient accessoire, la responsabilité disparaît, et tout est remplacé par une performance politique nourrie de haine, de rejet et de vengeance contre des adversaires présentés comme des ennemis du pays.

    Et les mensonges, eux, ne sont même plus maquillés. Ils sont lancés avec aplomb, répétés, amplifiés, comme si la réalité n’avait plus d’importance. On ne cherche plus à convaincre par les faits; on cherche à saturer l’espace avec des affirmations jusqu’à ce que certains finissent par y croire. C’est un déni de la réalité transformé en méthode politique méprisante.

    Ce qui me dérange profondément, c’est que ce genre de discours ne sert pas à diriger un pays. Il sert à flatter, à exciter, à polariser. On ne gouverne pas une démocratie en distribuant des trophées symboliques et en attisant la rancœur. On la gouverne en respectant la vérité et en assumant le poids de ses décisions.

    Or, dans ce spectacle-là, la vérité était absente. Et le respect des institutions aussi. C’est peut-être ça, au fond, le message le plus inquiétant de cette soirée.

    1. Haïku dit :

      @POLITICON
      Fort bien résumé !

    2. Madalton dit :

      Il devrait donner une médaille aussi à Charlie McAvoy qui a arrêté une rondelle juste avant qu’elle pénètre dans le but.

  36. Philippe Deslauriers dit :

    C’est au point que ca ne vaut meme plus la peine de faire du « fact check ».
    On sait qu’il ment comme il respire.
    Et on sait que sa gang de MAGAné s’en foutent totalement.

    Pour les MAGAné tout ce qui compte c’est l’émotion du moment et la cultivation de la haine.

    Essayer de les raisonné ne fonctionne pas, ils n’écoutent meme pas.

    La seul chose qui fonctionnent est de ridiculisé pedo donald, de le traité de loser et de mettre en évidence le fait que c’est un pédo-prédateur.

  37. Méchant Boris dit :

    Élisabeth Warren a même applaudi l’instauration d’un régime de retraite pour les travailleurs qui n’en ont pas. Il y a aussi ce mécène qui crée un fonds (montant exact?), ce qui pourrait signifier que Trump est un super « génie politique ou un traitre » (Lech Walesa) à la solde de Poutine…

  38. 430a dit :

    Une mention pour le cameraman qui nous a montré les regards sidérés du juge Roberts, de Conney Barret ou du général Dan Caine qui, tous, mesuraient la vraie nature de Donald Trump: celle du « joker » dans la vie culturelle américaine. Pure incarnation du chaos social et de la folie malfaisante. Le vice et le crime réunis.

  39. citoyen dit :

    on devrait être capable de coloniser le colonisateur.

  40. nefer111 dit :

    Si cette armée de porcs obèses avait ne serait-ce que 10 vrais patriotes dans ses rangs, ces vermines à exterminer ne serait déjà plus au pouvoir …
    #TimeForPeaceIsOver
    #BurnThemAll

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