Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Quelle naïveté de ma part ! Mercredi, j’ai consacré un billet à la décision controversée de l’administration Trump de démanteler le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder, dans le Colorado, qui est à l’origine de nombreuses avancées scientifiques majeures dans la compréhension de la météo et du climat par l’humanité depuis sa création en 1960. J’avais noté le prétexte fourni par Russ Vought, directeur du bureau du Budget de la Maison-Blanche, selon lequel le NCAR était « l’une des plus grandes sources d’alarmisme climatique du pays ». J’aurais dû évidemment me méfier.

Le chef des démocrates au Sénat Chuck Schumer a allégué jeudi que la décision de l’administration Trump découlait du refus du gouverneur démocrate du Colorado Jared Polis de transférer dans une prison fédérale Tina Peters, une adepte du Grand mensonge qui a reçu la semaine dernière une grâce présidentielle symbolique alors qu’elle purge dans une prison d’État une peine de neuf ans de prison pour avoir donné à des personnes qui n’y étaient pas autorisées un accès à des machines à voter. Selon Trump, le transfert de Peters dans une prison fédérale mènerait à sa libération en vertu de la grâce présidentielle qu’il lui a accordée. Or, le gouverneur Polis s’y oppose.

« Tina Peters a été reconnue coupable par un jury de ses pairs, poursuivie par un procureur de district républicain, et déclarée coupable d’avoir enfreint les lois de l’État du Colorado, notamment pour usurpation d’identité criminelle. Aucun président n’a compétence en matière de droit des États ni le pouvoir d’accorder une grâce pour des condamnations prononcées au titre du droit d’un État », a déclaré le gouverneur Polis.

Interviewé jeudi sur cette affaire par le site Punchbowl, Schumer a répondu : « Ce que le président a fait est répugnant, et nos collègues républicains devraient l’amener à changer d’attitude. »

En attendant, les deux sénateurs démocrates du Colorado bloquent un projet de loi budgétaire pour forcer l’administration à annuler une décision qui, selon un expert, est « symbolique de la destruction du savoir ».

(Photos Reuters et Getty Images)





47 réflexions sur “Une grâce présidentielle ignorée et la vengeance de Trump

  1. PierredeMontréal dit :

    Toujours plus bas..
    Scraper la science et le savoir pour une « amie » proche de pmurt.
    À quand le fond du baril svp…

    1. Linda dit :

      @PierredeMontréal
      Trump n’a pas de fond, il est comme l’univers qui s’étend

      1. Soso dit :

        @linda
        Dans l’univers, il existe des trous noirs peut-être qu’il pourrait être aspiré… On s’entend, tout est théorique ou plutôt onirique… (voire ironique)

      2. Louise dit :

        «Quelle naïveté de ma part !

        Ne vous désolez pas de votre naïveté M.Hétu, c’est la preuve que vous n’avez pas perdu votre capacité à faire confiance, une qualité essentielle dans nos rapports avec les autres.

        Dans le domaine de la politique, votre lucidité et votre capacité d’analyse ne vous font pas défaut, c’est pourquoi autant de personnes vous font confiance.

  2. gl000001 dit :

    Après le Dieu-Vengeur … le Président-Vengeur. Dans un pays près de chez vous.
    Ca pourrait également être les Croisades 2.0.

    1. Che Sausage dit :

      Hello gl,

      Le terme « vengeur » est encore trop noble pour l’ordure. 😀

      Même « revanchard », désormais, je le trouve encore trop doux. A la réflexion, je dirais plus vindictif, mesquin, retors.

      Sachant que vindictif évoque la vengeance punitive et obsessionnelle. Quant à mesquin et retors, ils sont sur le même fil : vengeance basse et toxique.

      Mais bien sûr, l’affreux se verra comme vengeur, voire comme justicier ou comme redresseur de torts.

      Va bientôt falloir inventer de nouveaux mots avec un spécimen pareil.

      1. De King I dit :

        Trump est à combler les phantasmes capitalistes

        d’une vie de mégalomane !

  3. marylap dit :

    J’essaie d’être surprise, mais j’y arrive pas.
    Trump récompense la corruption parce qu’il est corrompu à la moelle lui-même.

    1. Che Sausage dit :

      Hello marylap,

      Et sans vouloir aucunement le disculper, je serais pas étonné d’apprendre qu’il a même pas le bagage psychologique pour se rendre compte de l’impair moral de ses positions. Jamais personne n’a dû lui dire « c’est mal » ou « c’est bien ». C’est un pauvre type sans éducation et comme son instruction a été elle aussi très limitée, on ne lui a pas inculqué la notion de l’effort ni l’envie de s’améliorer (à quoi bon quand tout tombe tout cuit dans le bec ?).

  4. Syl08 dit :

    De toute façon, nous n’avons pas besoin de ce centre car nous avons le plus +++++ meilleur météorologue en la personne de Sharpie Weather. – Karoline Leavitt

    1. Haïku dit :

      LOL 😅

    2. infophile2 dit :

      CQFD ! 🤣​🤣​🤣​

  5. nexmoveamerica dit :

    Je souhaite une tornade a Marde a Lago

    1. gigido66 dit :

      Ça fait longtemps que je la souhaite, mais ça passe toujours à côté!

    2. gl000001 dit :

      Faites tourner DT sur lui-même … vous verrez une mini-tornade de marde !!

  6. gl000001 dit :

    Un maitre-chanteur !!!
    En plus d’être président du Kennedy Center for the Arts, il pourrait en devenir le soliste attitré. Je le verrais en contre-ténor. Il est contre tout !!!

    1. Haïku dit :

      Fort bien formulé ! 👍

    2. MarcoUBCQ dit :

      Vous avez visé dans le mile: le narcissisme incite à dire non à tout car la personne affectée par ce trouble a perdu contact avec son soi authentique. Elle ne peut être satisfaite car elle ne sait pas ce que sont ses besoins véritables. Seule la validation absolue, ou l’hyper aplaventrisme, peut les garder en équilibre. Mais cet équilibre est un château de cartes car leur insécurité est titanesque. Seule une personne qui peut s’acheter un entourage qui dit oui à toutes ses demandes peut espérer garder cet équilibre. Mais la peur mène ces gens alors ils attaquent tout ce qui ne les valide pas à 2000%. La chute est inévitable.

      1. gl000001 dit :

        On assiste à la kimjungunisation de DT 😉

    3. Linda dit :

      @gl000001
      Un peu comme son semblable Néron qui donnait ses concerts de harpe

  7. Anne-Marie dit :

    Vous dites que vous auriez dû vous méfier Monsieur Hétu. Votre imagination est sans doute incapable d’être aussi tordue que criminel 47. C’est mission impossible de croire qu’il y a un fond à son baril. Seule la mort l’empêchera d’aller toujours plus bas. Il est tout simplement insondable.

  8. Duduche dit :

    Schumer rêve en couleur s’il pense que quelqu’un est capable de faire changer d’idée une ordure comme Corrompu-47 quand il a une envie de revanche. Et faire des victimes innocentes au passage ne le dissuadera pas.

    1. Che Sausage dit :

      Hello Duduche,

      Je pense que l »idée même d’avoir des victimes collatérales est même comme un bonus pour lui.

      En fait, on a là une espèce de boss final du narcissisme, qui montre des strates différentes de la maladie.

      – à la base, le narcissisme fragile (estime de soi extrêmement instable, dépendance au regard extérieur, incapacité à tolérer l’humiliation) ;
      – la deuxième couche serait plus théâtrale, un narcissisme disons grandiose (dans la mise en scène permanente, l’hyperbolisation de soi, le besoin d’être vu comme le plus grand, le plus fort, le plus, plus plus plus) ;
      – et encore par dessus, tu as la strate narcissisme vindicatif, le passage à l’acte (toute critique devient une attaque existentielle, vengeance = restauration du moi, les punitions sont là pour rétablir la hiérarchie) ;
      – on saupoudre le tout de narcissisme paranoïde (monde perçu comme hostile, les opposants se transforment en ennemi, la persécution est inventée et parfois même anticipée). C’est la strate justification (je frappe avant qu’on ne me frappe) ;
      – et on a une dernière couche qui, à mon sens explique pourquoi les victimes collatérales représentent un bonus) : ces victimes lui procurent un sentiment de toute-puissance, il jouit de la peur provoquée et du chaos déclenché.

      Le problème c’est que chaque strate alimente la suivante et renforce le sentiment d’impunité. Chaque revers appelle à une vengeance plus forte, plus bruyante, plus large et plus destructrice. D’où la gradation dans ce qui se passe depuis qu’il est au premier plan sur la scène publique.

      Et bien sûr, faudra pas lui demander de s’arrêter de lui-même, il en est incapable. Il ne sera éventuellement satisfait que lorsqu’il y aura une domination totale. D’où la fuite en avant permanente.

      Un kaléidoscope, un empilement de narcissismes dysfonctionnels. Et dire qu’il y en a qui suivent ce spécimen aveuglément. Ca donne froid dans l’dos !

  9. PATlecamer dit :

    Je suis sidéré de constater que parmi les bénéficiaires des grâces et des commutations de peine accordées par le Trumpeur, il existe un GROUPE qu’on peut considérer comme l’une des PREUVES les plus claires de la façon dont de telles actions présidentielles sapent l’état de droit : ceux qui ont été libérés de prison puis arrêtés à nouveau pour différents crimes présumés.

    Durant son premier mandat, le 47e a accordé 237 grâces, notamment à un trafiquant de drogue, et à un escroc…. (Je reviendrai sur ces deux cas plus tard dans mon commentaire). Depuis sa réélection, il en a accordé plus de 1 600, principalement aux bandits de l’attaque du Congrès le 6 janvier 2021.

    Or, au moins une douzaine des personnes à qui il a accordé sa grâce depuis 2016 ont été arrêtées pour des crimes distincts après le 6 janvier !
    Cela ne devrait surprendre personne, car le Trumpeur n’a pas suivi la PROCÉDURE d’examen habituelle pour l’octroi de telles grâces, ce qui rend plus probable que ces personnes aient déjà commis d’autres crimes ou aient interprété la clémence comme la preuve qu’elles n’avaient rien fait de mal !

    À quoi d’autre s’attendre ? Par le passé, des personnes ont été graciées APRÈS avoir exprimé des remords, purgé une longue peine ou présenté des excuses crédibles et regretté d’avoir commis le crime – voire les deux. Mais dans ces cas présent, le 45e-47e semble leur indiquer qu’il était acceptable de faire ce qu’ils ont fait.

    Les rédacteurs de la Constitution américaine n’ont accordé au président qu’un seul pouvoir unilatéral et sans contrôle : celui d’accorder des grâces et des sursis. Cela reposait sur l’hypothèse que les présidents exerceraient leur pouvoir discrétionnaire et leur jugement dans l’intérêt public.

    Ce qui ne signifie pas pour autant que tous les présidents, avant l’actuel, ont accordé des grâces dans l’intérêt public. Le dernier jour de son mandat, Clinton a gracié Marc Rich, un négociant en matières premières qui avait fui le pays après avoir été accusé de fraude fiscale et de commerce illégal de pétrole avec l’Iran. Son ex-femme avait fait des dons aux démocrates et à la bibliothèque présidentielle Clinton.

    Biden est également revenu sur sa parole et a gracié son fils Hunter après sa condamnation pour fausse déclaration sur une demande de permis de port d’arme et pour fraude fiscale. Cependant, il ne serait pas saugrenu d’affirmer que l’ampleur des grâces accordées par le Trumpeur est différente. La GRAVITÉ des accusations et des délits pour lesquels des personnes ont été condamnées n’était absolument pas la même que dans le cas de Hunter.

    D’ailleurs, avant même que le “ somnoleur “ du bureau ovale n’entame son second mandat, le v-p élu JD Vance a déclaré à propos de ceux qui ont commis des violences le 6 janvier 2021 : « De toute évidence, vous ne devriez pas être graciés. » Voilà ! Le ton était donné…. Sauf que, l’histoire nous apprend que non seulement Vance s’est très rapidement DÉGONFLÉ, mais certains bandits du 6 janvier ont commis d’autres crimes après leur grâce.

    Voici quelques exemples édifiants :

    — Edward Kelley, l’un des premiers émeutiers à pénétrer dans le Capitole, a été condamné à la prison à vie pour avoir comploté l’agression d’un agent du FBI et l’assassinat de policiers enquêtant sur ses actions le 6 janvier.
    — David Daniel a plaidé coupable d’agression ou de résistance à un agent de police le 6 janvier. Il avait été arrêté en septembre 2024 pour possession de pornographie infantile et exploitation sexuelle d’un mineur. Il sollicite aujourd’hui….une seconde grâce, s’appuyant sur l’argument avancé avec succès par un autre émeutier : les preuves relatives à l’autre infraction auraient été découvertes lors d’une perquisition du FBI concernant l’attaque du Capitole, selon le site Politico.
    — Brent Holdridge a été condamné à 60 jours de prison pour un délit mineur commis le 6 janvier. Il a été arrêté de nouveau en mai 2025 dans le cadre d’une série de vols présumés de cuivre industriel, d’après le Times.
    — Zachary Alam a été condamné à huit ans de prison pour huit chefs d’accusation, dont agression contre les forces de l’ordre le 6 janvier. Alam n’a exprimé aucun remords et un juge l’a décrit comme « de loin le plus bruyant, le plus agressif et le plus violent des émeutiers ». Il a été de nouveau arrêté en mai pour cambriolage et vandalisme.

    Il va s’en dire que la clémence et, dans certains cas, les crimes ultérieurs auraient pu être évités si le bureau du procureur chargé des grâces avait examiné leurs dossiers !

    Cela dit, les émeutiers du Capitole ne sont pas les seuls à avoir été graciés par le 47e et à avoir ensuite commis des actes répréhensibles :

    — En 2019, Jonathan Braun a été condamné à 10 ans de prison fédérale après avoir plaidé coupable de… trafic de drogue. Le 47e a commué sa peine juste avant la fin de son premier mandat.
    Braun, qui avait également été condamné à une amende de 20 millions de dollars pour prêts abusifs, a été renvoyé en prison en novembre pour avoir violé les conditions de sa libération, notamment en brandissant un pied à perfusion contre une infirmière et en la menaçant de mort, et en agressant sexuellement la nounou de sa famille.
    — Toujours en novembre, Eliyahu Weinstein a été condamné à 37 ans de prison pour avoir escroqué des investisseurs de 35 millions de dollars. Durant son premier mandat, le Trumpeur a commué la peine de Weinstein pour une escroquerie de type Ponzi et d’autres fraudes commises, entraînant des pertes cumulées d’environ 230 millions de dollars aux investisseurs.

    Bref, on voit clairement que les grâces et les commutations de peine du Trumpeur font office de clin d’œil complice et d’invitation à recommencer.

    En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque sait flatter l’ego du Trumpeur, pourra commettre n’importe quel crime fédéral, car sa grâce le sauvera de l’enfer des prisons.

    1. MarieFrancineF dit :

      « En vérité, en vérité, je vous le dis… »

      Eh ben…cette répétition me rappelle de vieux textes hébreux !!!
      :o)

    2. Madalton dit :

      On the the best…

  10. Sebb dit :

    Drain the swamp because I am going to need space for all the swamp I am going to bring. The most new swamp in history beleave me. The other day I met a guy who told me SIR, I haven’t s’en so much swamp in my life. Beleave me…

  11. Dekessey dit :

    « Ce que le président a fait est répugnant, et nos collègues républicains devraient l’amener à changer d’attitude. »
    Schumer n’a rien compris. Il faut demander poliment, voyons!: « Nos collègues devraient l’amener à changer d’attitude s’il-vous-plaît ».

  12. Réjean Caisse dit :

    C’est tu assez méprisant, quel grandeur ce président.

    1. Haïku dit :

      X2

  13. POLITICON dit :

    Il faut toujours se méfier des prétextes chez Trump. Ils sentent la poudre idéologique, mais cachent presque toujours une vengeance personnelle.

    Le démantèlement du Centre national de recherche atmosphérique n’est pas une décision budgétaire, ni même une croisade contre le « climatisme ». C’est un règlement de comptes. Brut. Assumé. Mafieux, presque. Le message est limpide : si un État ose rappeler à Trump les limites de son pouvoir, il sera puni — même si la cible n’a aucun lien direct avec l’offense.

    Une grâce présidentielle ignorée devient ainsi un affront. Et l’affront appelle la sanction. Peu importe que la science climatique mondiale en paie le prix. Peu importe que le NCAR soit un joyau intellectuel, un pilier de la connaissance collective depuis 1960. Peu importe que la décision soit juridiquement absurde. Trump ne gouverne pas par le droit, mais par l’humiliation.

    Ce qui est le plus inquiétant, ce n’est pas que Trump tente d’imposer une grâce qui ne s’applique pas. C’est qu’il pénalise un État entier parce qu’un gouverneur respecte la loi. Dans l’Amérique trumpienne, l’État de droit devient une provocation. L’indépendance des États, une insubordination. Et la science, un otage.

    La destruction du savoir n’est pas collatérale : elle est stratégique. Elle sert à intimider, à discipliner, à rappeler qui décide. Comme dans tous les régimes autoritaires, la connaissance indépendante est dangereuse, car elle ne se plie ni aux caprices ni aux rancunes.

    Que deux sénateurs bloquent le budget est presque dérisoire face à l’ampleur du problème. La question n’est plus celle d’un centre de recherche ou d’une prison d’État. La question est de savoir jusqu’où un président peut aller lorsqu’il considère la loi comme une option et la vengeance comme un outil de gouvernance.

    Et surtout : combien de temps encore les républicains feront semblant de ne rien voir.

  14. Haïku dit :

    HS en complément;
    Voici un article très intéressant du Guardian.

    « Comme des disciples de Maga » :
    découvrez les envoyés de Trump qui font jaser en Europe. »:
    *https://www.theguardian.com/us-news/2025/dec/19/trump-european-envoys-charles-kushner-andrew-puzder-stacey-feinberg-kimberly-guilfoyle?CMP=share_btn_url

    1. infophile2 dit :

      Ciel, Charles Kushner, le père de l’ineffable Jared et ex-taulard, est ambassadeur des États-Unis en France !

      « Le 19 mai 2025, le Sénat des États-Unis approuve sa nomination en tant qu’ambassadeur à Paris (à 51 voix contre 45). Il prend ses fonctions le 11 juillet suivant.

      En août 2025, Charles Kushner provoque une crise diplomatique en publiant une lettre ouverte dans le Wall Street Journal adressée au président de la République française Emmanuel Macron dans laquelle il accuse la France de ne pas agir suffisamment contre la montée de l’antisémitisme. Il y critique aussi les positions françaises favorables à la reconnaissance d’un État palestinien, dont il estime qu’elles alimentent les incidents antisémites.

      La France le convoque immédiatement au ministère des Affaires étrangères et rappelle que la convention de Vienne de 1961 interdit aux ambassadeurs d’interférer dans les affaires intérieures d’un pays,. Il ne se rend pas à la convocation, envoyant à sa place son chargé d’affaires. » …

      1. Haïku dit :

        Effectivement, ciel au cube !!

    2. MarieFrancineF dit :

      Article des plus distrayant !
      Méchante brochette de représentants MadeInUSA en vacances outre-mer !!!

      Je rigole mais…j’ai de l’empathie pour certains qui doivent supporter tous ces idiots/idiotes…
      Ouf !

  15. Gilles Morissette dit :

    On croyait avoir tout vu, tout entendu de la part de L’ESCROC EN CHEF.

    Et bien non. Ce que cet enfoiré s’apprête à faire s’appelle du « Chantage ».

    Il va démanteler un organisme dont le mandat est de produire des analyses sur les phénomènes météorologiques afin de guider les chercheurs dans leur compréhension de ce qui se passe au niveau des changements climatiques.

    Pourquoi? Simplement par « esprit de vengeance », parce l’ENFANT ROI a été contrarié par une décision du gouverneur du Colorado de refuser d’obtempérer à une demande de celui-ci. Le gouverneur a pris une décision légitime pour les raisons expliqués par M. Hétu.

    Il s’agit, ni plus ni moins d’une « forme de punition », du genre de celle qu’on inflige à une enfant qui ne veut pas obéir à une demande de « papa ». Tellement puérile, enfantin, immature, digne du « vieux grincheux » qu’il est.

    Il n’y a, pour lui, plus aucune limite à sa méchanceté, son manque d’empathie, son manque de respect. Il vient de prouver, une fois de plus, qu’il récompense les personnes corrompus probablement parce qu’il se reconnaît en eux.

    Le sénateur Schumer rêve en couleurs s’il croit que « 47 » va changer d’idée. Il ne le fera pas parce qu’il ne veut pas, selon son schème de pensée, ‘ »perdre la face » et passer pour un faiblard.

    Par contre, si Schumer se prosterne devant lui, « baise l’anneau divin » et louange la grandeur du « greatest president ever », il aurait peut être une mince chance de réussir.

    « Lécher le postérieur de « 47 » est habituellement une recette gagnante pour ceux qui l’ont déjà essayé. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.

  16. treblig dit :

    Il faut revenir au début de l’indépendance américaine pour connaître l’origine et la motivation des grâces présidentielles. Les Britanniques, qui contrôlaient encore difficilement les USA. Et les juges anglais, qui étaient tous des Londoniens fraîchement débarqués, condamnaient à tour des bras les patriotes américains indépendantistes pour sédition ou autres mobiles injustifiés.

    La grâce présidentielle visait à mettre fin à ces abus et à gracier les patriotes. C’était légitime. Par la suite, les présidents ont continué à gracier, mais parcimonieusement, pour des raisons humanitaires la plupart du temps.

    Nous sommes loins des grâces en série de Trump pour les amis du régime

    1. Che Sausage dit :

      Merci Gilbert, pour l’éclairage historique ! 🙂

      1. Haïku dit :

        Je seconde ! 👌

  17. Pierre Belley dit :

    Grosse vidange !

  18. Niouininon dit :

    FAUSSE MÉTÉO : Pourtant j’y avais cru à la raison de fermer NCAR à cause des « faussetés sur les changements climatiques », attitude qui rejoint le Projet 2025 pour mettre fin à ces allégations qui briment le lobby du pétrole et du charbon, ainsi que les donateurs de la campagne de Pmurt. La seconde raison mentionnée ci-haut est tout aussi plausible, un bras de fer entre RÉP et DÉM qui risque de ne mener nulle part…

    Pourtant, le 47e devrait écouter ses AMIS ÉMIRS qui, ces jours-ci, en arrachent avec les pluies intenses tombées sur leurs capitales désertiques (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar). Ils regardent leur population se noyer dans les inondations, ils n’osent pas aller mouiller le bas de leur robe dans la boue… Ils avouent que cette météo hors normes est en raison des CHANGEMENTS CLIMATIQUES, rien de moins! Perturbations amenées par leur pétrole, leur charbon, leur gaz, etc…

  19. MarcoUBCQ dit :

    « … le prétexte fourni par Russ Vought, directeur du bureau du Budget de la Maison-Blanche, selon lequel le NCAR était « l’une des plus grandes sources d’alarmisme climatique du pays » ».

    Remplaçons par « une source parmi tant d’autres qui ose démasquer la folie de cette administration. » Ironiquement, étant donné que le GOP sous Trump projette à tout mieux mieux, son administration ne peut que créer des sources d’alarmisme car cette elle provoque ces alarmes.

    Tel un enfant-roi Trump est devenu le roi d’enfants-rois moins délirant que lui. « Ouain, ouain, je veux tout tout de suite! ». L’empire des États-Unis s’effondre dans un grand fracas.

  20. MarcoUBCQ dit :

    “When a president gives a primetime televised speech, it is typically about something of serious import: to make the case for a major new policy or to announce the beginning of a war.
    President Donald Trump’s speech on Wednesday night had no grave significance. In fact, there didn’t seem to be much of a point at all,” writes senior correspondent Zack Beauchamp.
    “The speech was a jumble of his usual false or even impossible claims — like a promise to reduce prescription drug costs by an impossible 400% — smashed together in no particular order. The speech began with a discussion of the cost of living, a subject he would drop and then return to as if just remembering that it was the number one reason his polls were low. Even the delivery was weird: Seemingly under network time constraints, the president read off the teleprompter angrily and quickly, speaking with the motormouth intensity of a 20-something banker who just discovered cocaine and now has a really great idea for a new restaurant.
    So why am I writing about it at all?
    Because the fact that it happened at all tells us something much more important: that the Trump administration is sinking, and his White House has no idea what to do about it.” The full story is linked in the comments below.

    « Donald Trump’s speech on Wednesday night had no grave significance. In fact, there didn’t seem to be much of a point at all,”:

    C’est exactement comment a été décrit Adolph par un diplomate anglais avant la guerre.

  21. Anizev dit :

    Trump ne recule devant aucune bassesse et adore mettre son nom partout comme sur Kennedy Center, sûrement sur la salle de bal, ou son arche machin.

  22. rogiroux dit :

    Comme le disent si bien les Anglos … « Hell hath no fury like a trump scorned, »

  23. ghislain1957 dit :

    « Ce que le président a fait est répugnant, et nos collègues républicains devraient l’amener à changer d’attitude. » »

    M. Hétu, il manque un mot dans votre phrase: le mot TOUT qui doit être placé au début de celle-ci. Merci!

  24. politicon58 dit :

    On croit encore que les décisions d’un gouvernement servent à gouverner. Erreur de débutant. Elles servent d’abord à régler des comptes.

    Démanteler un centre de recherche scientifique fondé en 1960 parce qu’il ferait trop bien son travail, c’est déjà étrange. Mais découvrir que le geste serait une punition infligée à un État récalcitrant, là on entre dans autre chose. Pas la politique. La vendetta.

    Une grâce présidentielle qui ne fonctionne pas, voilà ce que Trump ne pardonne pas. Une grâce symbolique, inutile, coincée contre le mur têtu du droit des États. Et comme on ne peut pas gracier la loi, on s’attaque à ce qui dépasse : la science, les budgets, les institutions. On coupe ailleurs. Pour que ça fasse mal.

    Le gouverneur du Colorado rappelle une évidence juridique, presque scolaire : un président n’a pas le pouvoir d’effacer une condamnation prononcée par un État. C’est clair, net, précis. Trop précis, peut-être, pour une époque qui préfère les slogans aux règles.

    Alors on se venge autrement. On ferme un centre. On brandit le mot « alarmisme ». On transforme la météo en idéologie. Et on envoie le message, bien compris : si vous résistez, voilà ce qui vous attend.

    Ce n’est plus une querelle partisane. C’est une démonstration de force. Le savoir devient une monnaie d’échange. La recherche, un dommage collatéral. L’État de droit, une contrariété administrative.

    Et pendant que deux sénateurs tentent de bloquer la machine avec les moyens du bord, la leçon est déjà donnée : dans l’Amérique de Trump, une grâce qui échoue est une offense personnelle. Et toute offense appelle sa punition.

    Pas besoin de complot. La vengeance, ici, est publique. Presque assumée.

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