
Donald Trump et ses alliés républicains lancent ce lundi un effort aussi controversé que risqué visant à redessiner la carte électorale du Texas afin d’ajouter cinq sièges républicains à la délégation de l’État à la Chambre des représentants. Ils veulent ainsi augmenter leurs chances de préserver la majorité du Grand Old Party à la Chambre le 3 novembre 2026, date des élections de mi-mandat. Il s’agit d’un « gerrymandering », ou découpage électoral partisan, auquel les démocrates s’opposent – mais qui pourrait se retourner contre les républicains.
Les parlementaires texans se réunissent à l’occasion d’une session spéciale convoquée par le gouverneur républicain du Lone Star State, Greg Abbott, dans la foulée des inondations qui ont frappé le centre de l’État. Pour parvenir à combler les voeux de Trump, ils devront, par exemple incorporer un certain nombre d’électeurs républicains dans la circonscription du représentant démocrate Vincente Gonzalez dans la vallée du Rio Grande, manoeuvre qu’ils devront répéter dans quatre autres circonscriptions démocrates, s’ils vont au bout de leur projet.
Le hic, c’est que les électeurs démocrates qui se retrouveront dans une circonscription républicaine pourraient la faire basculer dans leur camp si des électeurs républicains ne participent pas au vote ou décident de voter pour le candidat démocrate.
Le Texas a 38 sièges à la Chambre des représentants, dont 25 sont aujourd’hui occupés par des républicains, 12 par des démocrates et un est vacant.
De commenter l’Associated Press : « La crainte de créer accidentellement des sièges vulnérables est l’une des raisons pour lesquelles les républicains du Texas ont dessiné leurs lignes avec prudence en 2021, lorsque le processus de redécoupage prévu par la Constitution a débuté dans les 50 États. Les cartographes – dans la plupart des États, c’est le parti qui contrôle le corps législatif – doivent ajuster les lignes du Congrès et du corps législatif de l’État après chaque recensement décennal afin de s’assurer que les districts comptent à peu près le même nombre d’habitants. C’est une occasion en or pour un parti de truquer la carte au détriment de l’autre, une tactique connue sous le nom de “gerrymandering”. Mais il existe aussi un terme pour désigner un redécoupage si agressif qu’il met en péril les sièges de son propre parti : un “dummymander”. »
Avouez-vous que vous n’aviez jamais entendu ce mot. Je vous tiendrai au courant de la suite.
(Photo AP)
Justement, voici le dernier message de Common cause. Bravo pour le sens des priorités…
I want to tell you what’s really going on in Texas because it’s honestly unlike anything I’ve seen in my life.
Instead of dealing with real emergencies—like our state’s deeply flawed flood response—Governor Greg Abbott has decided the real crisis is that Trump’s party might lose seats in Congress.
So now, he’s dropping everything to rig our congressional maps, right in the middle of the decade, just to lock in power for Trump and his allies.
Here’s the deal: Every ten years, states are supposed to redraw congressional maps. That’s the rule. But Abbott—under pressure from Trump’s desperate team—is forcing our state through another contentious redistricting process, years ahead of schedule.
Why now? Because Trump just signed a hugely unpopular bill that puts over 1.6 million Texans at risk of losing healthcare coverage and threatens food aid for more than 3 million Texans – and they’re worried that voters won’t take kindly to the 25 Texas Republican representatives and both GOP senators that voted for it in next year’s midterms.
And keep in mind, this disgusting political power grab is happening as Central Texas is still reeling from the recent floods.
The districts the Governor identified as “problematic” make his intentions clear. Texas Republicans want to disenfranchise Black and brown communities across the state in a vile attempt to pick up a few extra seats in the next election.
It gets even crazier: We sued after they pulled a similar scheme in 2020, and our allies are still in court fighting that map in a similar case. But before the judges even rule, Trump, Abbott, and his allies want to start over—just because they’re afraid of losing. That’s not how democracy is supposed to work.
If the last map—which they’ve spent huge sums of taxpayer money defending in court—isn’t unfair enough for them, imagine how much worse, how much more controversial, and how much more expensive this next round of rigged maps will be.
Here’s why I’m emailing you about this, – if they get away with this, it won’t stay put in Texas. Self serving politicians in other states, maybe even yours, will try the same. Already, Governor Gavin Newsom of California has threatened to throw out California’s nonpartisan maps to advantage his party.
And with control of Congress in 2027 likely coming down to just a few seats, our nation’s future should be in the hands of voters… not whichever party’s politicians do a better job of rigging the system.
I’ve spent my whole life in Texas. I’ve seen people in power try to get away with whatever they want. But I’ve also seen communities come together and fight back—loudly, bravely, and together.
That’s what Common Cause does best. We organize. We show up in court. We fight, and we don’t give up
@Lanaudoise
Merci du partage ! 👌
Il y aura peut-être un nouveau mot pour expliquer ce découpage: Donnymander ou l’art de se tirer dans les pieds. On peut aussi penser à Sharpiemander.
Hé hé hé ! 😅
Moi j’aimerais mieux qu’on parle d’impeachmandering.
Non je n’avais jamais entendu ce mot, mais je dois avouer que cela me fait rigoler au plus haut point.
J’ai comme l’impression que la gestion catastrophique des inondations va jouer en la défaveur des Républicons. Encore plus si le Texas est touché par un ouragan. J’ai bien l’impression que plusieurs électeurs du GOP vont rester à la maison.
Ça démontre aussi la panique chez les Républicons. Ils savent qu’ils vont manger une volé et prépare déjà leur plan de triche.
Avec cette administration, je dirais que ce préfixe pourrait être accolé à plusieurs suffixes différents…
Découper la carte électorale pour qu’ elle ressemble le plus possible à un patchwork en favorisant des Reps.
J’ espère que leur » dummymander » leur pète en pleine face…
Les meilleurs façons des républicains pour gagner est de mentir, de tricher ou de voler.
DeepL vient de me fournir une traduction pour « dummymander » : S’autopeluredebananiser
Les amerloques devraient mettre à date leur si belle Constitution.
Revoir le financement des partis, cesser le gerrymandering, ne pas laisser leur président ou les chambres des représentants et du sénat sans le consentement d’un conseil d’experts dans les domaines de la justice, de la défense et autres.
La plus grande démocratie(hypocrisie) sur la planète.
URGENCE!
Bientôt on reconnaîtra aussi à cette posture républicaine l’art de se tirer dans le pied quand on l’a dans la bouche ! SALISSANT !
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Le gros idiot aimerait bien découper la liste de clients privilégiés de Jeffrey Epstein
également. Il doit d’ailleurs y travailler en coulisse.
Ca doit s’appeler du Pedo mandering.
Hello,
Les Démocrates aimeraient que le gerrymandering soit de l’histoire ancienne. Ils sont généralement défavorisés par cette pratique. Qui pourrait leur en vouloir ? C’est une posture à moindre coût pour se faire bien voir. Et d’un autre côté, bien sûr, c’est pas le graboïd qui a inventé le principe.
Mais puisque c’est un moyen tout de même assez douteux pour récupérer des voix et des circonscriptions (enfin, je dis douteux, si ça ne tenait qu’à moi, je parlerais sans ambages de « triche »), on peut faire confiance à sa MAGAjesté pour se lancer à corps perdu dans les manoeuvres. Ah ça, la triche, il connaît ! C’est son fond de commerce. Toute une vie de triche, il ne va pas s’arrêter en si bon chemin.
Quand on y pense, c’est petit. C’est petit pour un type qui, depuis le mois de novembre, ressort à l’envi qu’il a gagné les élections comme aucun « président » avant lui. Une avance jamais vue (ah ben oui, 0,5 %, c’est pas de la gnognotte). C’est aussi petit pour un type qui passe son temps à dire que les sondages concernant son action et sa personne explosent le plafond. Tout est petit chez lui, à l’exception de son bide, de ses chevilles et de son melon.
S’il est vraiment si bon qu’il le dit, a-t-il vraiment besoin de ces manoeuvres de bas-étage pour s’assurer une victoire ?
Je le dis et je le répète, ce type est vraiment pourri jusqu’au trognon. Y en a encore pour longtemps avant qu’il se fasse cueillir dans le Bureau Ovale, qu’on lui passe les menottes pour l’envoyer ensuite à Alligator Alcatraz ? Ca uuuuuuurge !
Parlant de la popularité « huge » de sa dorée MAGAjesté, Je me permets de vous soumettre le dernier billet de Jamel Bouie (je l’adore):
JULY 19, 2025
On Friday, during an interview on CNBC, the House speaker, Mike Johnson, claimed that President Trump was among the most popular people to ever occupy the Oval Office.
The president is the most maligned and attacked political figure in the history of American politics. There’s no question about it, but he’s also the most resilient. And you see at the same time, his approval ratings are skyrocketing. CNN had a story, I think, a day or two ago. He was at 90 percent approval rating. There’s never been a president that high.
You can decide for yourself if you think this president is “the most maligned and attacked political figure in the history of American politics” (Abraham Lincoln might disagree), but it is frankly ludicrous to say that Trump’s approval ratings are “skyrocketing” or that he represents a high-water mark of presidential popularity.
Recent surveys from YouGov, Quinnipiac University, The Associated Press-NORC and Reuters/Ipsos place Trump at roughly 40 percent approval. CNN, contra Johnson, puts Trump at 42 percent approval and 56 percent disapproval. Overall, according to the Strength in Numbers presidential approval average, 42.6 percent of Americans approve of the president’s performance while 53.5 percent disapprove, for a net negative of -10.9 points, a low for his second term so far.
But the substance of Johnson’s absurd claim about the president’s popularity is less interesting to me than the fact that he would even say it. The House speaker’s assertion that Trump was at a “90 percent approval rating” is the kind of falsehood you might hear from authoritarian state media. It is a servile display of allegiance as much as it is an attempt to mislead viewers. It’s Johnson telling Trump he is his man.
In the neo-republican ideology that shaped the American founding, civic virtue is a key part of self-government. A corrupt people cannot, in this vision, form a free government. “Just as good customs require laws in order to be maintained,” Machiavelli observed, “so laws require good customs in order to be observed.”
For Frederick Douglass — the great abolitionist and thinker whose political philosophy was shaped by republican thinking — virtue includes self-respect, cultivated through education, and self-reliance. “Liberty has its manners as well as slavery,” Douglass wrote to the Black abolitionist and journalist Martin Delany in 1871, “and with those manners true self-respect goes hand in hand with a just respect for the rights and feelings of others.”
My immediate thought upon seeing Johnson’s performance on air was to reflect on this relationship between self-respect and self-government. To tell such egregious lies for the approval of some higher authority is to prostrate yourself — to show, for the world to see, your lack of self-respect. This becomes all the more egregious when one considers that Mike Johnson, as speaker of the House of Representatives, is more an equal to the president, in the American constitutional order, than he is a subordinate. He should have the dignity, at least, to act as a peer and not a supplicant.
With that said, Johnson’s behavior as speaker makes sense if he lacks the self-respect befitting a free citizen of a republic. A man who takes every opportunity available to show his belly to his leader would sign his constitutional authority away to an aspiring tyrant, ceding his power like Esau did his birthright. But where Isaac’s firstborn son could at least get a bowl of stew, all that Johnson really has is the idle approval of Donald Trump, a man not known for loyalty or even appreciation. That, I’d say, is thin gruel for what one must sacrifice to receive it.
Un texte qui m’a fait bien rire au sujet de l’autre grand État MAGA teindu:
This torture proves Florida is way ahead of the crazy curve
https://www.rawstory.com/this-torture-proves-florida-is-way-ahead-of-the-crazy-curve/
Et vive les catastrophes.
@Lanaudoise
Excellent article ! 👍
Merci !
çela serait plus simple d’avoir un nouvel état démocratique pour séparer partisanerie, gouverneur, état, car tout le monde veut tirer la couverture de son bord..
Le redessinage des districts se fait environ après un an chaque recensement. Les mouvements de population y sont, en principe , reflétés. Comme le nombre de représentants est fixe (435), ce qu’un état perd, un autre le gagne. Ainsi donc, à cause des changements démographique la Californie perd des représentants et le Texas en gagne. Chaque états a au moins 1 représentant et 2 sénateurs.
Sauf que la distorsion démographique entre les états rouges ( perdants) et les états bleus ( gagnants) devient plus aiguë d’année en année. Pire, la distorsion entre les villes ( démocrate) et le milieu rural ( républicain) est encore plus évidente.
Alors la tâche des républicains est plus compliquée pour réaliser le gerrymandering. Il y a des limites à la créativité.
Dummymander ? Voilà ce qui arrive quand notre idole est un « dummyboss ».
Demi-boss ? 😉
Après tout, il semble contrôlé/dirigé/influencé par Project 2025. 😉
Faque le GROS lui manquait un NICKNAME de plus et le sobriquet le plus
nouveau lui va comme gant GROS DUMMY……………..
Dummymandering me fait penser aux skippers de voiliers de course qu cherchent à prendre le vent très serré, trop serré même. Ça augmente la vitesse du voilier, mais ça risque tout aussi bien qu’une lame de vent venant soudain trop de face prenne la voile à rebours et fasse « virer le bateau en boeuf ». Fin de la course, sinon perte d’une victoire assurée.
« Virer en boeuf » est une expression du terroir agricole qui décrit l’imprévisibilité d’un boeuf mené avec excès, dans sa réponse aux commandements d’un laboureur junior. Qui lui commande avec trop d’insistance d’aller un peu à droite… le boeuf comprend qu’il faut faire un 180 degrés. Et de loin son papy sourit de voir la scène.
Au souper,
Le père: Coudonc, Junior a viré en boeuf dans le champ après-midi?
Le fils: Ouais, parmesanpas, c’t’idée de virer boutte pour boutte et de se planter les pattes de d’vant dans charrue!
Le gouverneur du Texas me semble sur un High depuis plusieurs semaines. Il va surement aller à la course au devant du vent. C’est si grisant de serrer au près.
@onbo
Très intéressante remarque ! 😅👍
Merci Haïku !!!
Merci! je ne connaissais pas l’expression virer en bœuf.
Pendant que les Texans continuent d’enterrer leurs morts, nettoyer les dégâts, rebâtir leurs vies, leur minable et insignifiant gouverneur l’imbuvable Gregg Abbott décide de faire de la « petite politique de bas étage » afin de plaire à son « Boss ».
Peut on descendre plus bas? il semble que OUI.
Y a pas à dire, les Républicains nous montrent une fois de plus qu’ils sont des experts en magouille de toutes sortes. Ils feraient n’importe quoi, se livreraient à tous les « crosses » possibles et impossibles pour gagner une élection.
25 sièges sur une possibilité de 38. Ce n’est pas assez. Ils en veulent plus. Ils voudraient éradiquer le Parti Démocrate de l’État qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
« Lorsque tu ne peux pas gagner selon les règles en vigueur, tu changes les règles afin qu’elles t’avantagent ». Voilà une maxime qui s’applique très bien aux ESCROCS que sont les Républicains.
En espérant (même si je n’y croit pas trop) que les électeurs ne seront pas dupes de cette manoeuvre et qu’ils feront payer aux Républicains, le prix de leur incompétence lors de la catastrophe et celles à venir qui ont frappé et frapperont cet État.
JE SUIS À UN FIL DE NE PLUS Y CROIRE
Ce qui me sidère, c’est qu’on continue encore à s’étonner, comme si Kekloune et ses sbires allaient soudain jouer franc jeu. Ces gens-là n’ont jamais eu la moindre intention de perdre quoi que ce soit, et surtout pas le contrôle du Congrès.
Kekloune et sa bande ne reculeront devant rien. Ils truqueront tout ce qui peut l’être, tricheront partout où c’est faisable, achèteront tout ce qui s’achète, manipuleront tout ce qui se laisse manipuler et intimideront quiconque osera se dresser sur leur route. Et il leur reste encore des mois pour bétonner leur majorité, redessiner les cartes électorales à leur convenance et étouffer la démocratie sous un vernis hypocrite de pseudo-légalité.
Qu’on ne vienne pas me dire qu’il suffirait que les électeurs démocrates se réveillent pour tout renverser. Ils sont encore groggy depuis la défaite de novembre, et l’opposition au Congrès tient à peine debout. Kekloune, lui, ne laisse jamais le hasard décider : il écrase la concurrence, il incline le terrain en sa faveur avant même qu’un seul bulletin ne soit déposé. Son modèle, ce n’est pas la démocratie américaine, mais l’autocratie à la Orbán ou à la Poutine, repeinte aux couleurs MAGA. Si tu refuses de jouer selon ses règles tordues, tu perds d’avance. Et ça, eux, ils le savent parfaitement.
Alors oui, ils vont gerrymander jusqu’au ridicule. Et oui, ils s’en moqueront éperdument si, au passage, ça piétine quelques principes constitutionnels. Et si, par miracle, ça finit par se retourner contre eux, ils crieront aussitôt à la « fraude », hurleront au complot et repartiront de plus belle. Mais cette fois, qui aura encore le courage – ou même l’audace – de contester Kekloune devant les tribunaux ? Ca ira un jour ou l’autre devant la cour suprême.
Parce que dans leur tête, perdre n’est pas une option. La démocratie ? Un obstacle gênant qu’on contourne, qu’on déforme ou qu’on piétine. Et chaque jour qui passe leur donne le temps d’affûter les armes pour 2026.
Voilà pourquoi il faut arrêter de croire qu’ils joueront un jour selon les règles. Parce que pour Kekloune et sa clique, ces règles n’ont jamais existé. Les démocrates ne font pas face à un simple adversaire politique, mais à une autocratie déjà solidement enracinée, prête à tout pour ne rien lâcher. Suis-je le seul à voir que dans les coulisses du pouvoir, les lois, la Constitution et le respect des institutions ne sont plus qu’un décor fané, vidé de sens ? Il y a eu les USA avant le 5 novembre 2024, ces USA n’existent plus aujourd’hui. Et les règles non plus !
au lieu des états-unis, on devrait avoir une sorte d’union d’amérique avec le mexique et le canada…