Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Pourquoi les Américains refusent-ils de reconnaître et de se réjouir de la baisse importante de la criminalité en 2023 ou du succès actuel de leur économie, pour ne donner en exemple que ces deux phénomènes positifs ? On entend souvent dire que la réponse tient à l’inflation, qui fait broyer du noir aux concitoyens de Joe Biden, dont la présidence est plombée par cette morosité ambiante. Or, deux médias – le quotidien The New York Times (lien gratuit) et le magazine The Atlantic (lien gratuit) – publient ces jours-ci des articles qui offrent une autre réponse : c’est la pandémie, idiot !

« Élus, stratèges, historiens et sociologues affirment que les effets durables de la pandémie sont visibles aujourd’hui dans les débats sur l’inflation, l’éducation, la santé publique, l’endettement étudiant, la criminalité et la confiance dans la démocratie américaine elle-même. Le traumatisme persistant de cette époque, selon eux, contribue à un sentiment de malaise national que les électeurs expriment dans les sondages et les groupes de discussion – une sorte de gueule de bois pandémique qui semble nuire à M. Biden et aider M. Trump dans leur revanche présidentielle », écrit le Times.

Ce traumatisme est d’autant plus persistant qu’il n’a jamais été traité. Après avoir fait adopter un gigantesque plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars, Biden a vite tourné la page sur le million d’Américains et plus qui ont perdu la vie et les 7 millions qui ont été hospitalisés à cause de la COVID-19. Il n’a jamais songé à lancer une enquête digne de ce nom sur la crise ou même à commémorer de façon permanente l’hécatombe.

George Makari et Richard Friedman, les deux psychiatres qui signent l’article du magazine The Atlantic, estiment que ce refus d’examiner les causes et les effets de la crise sanitaire de 2020 peut avoir des conséquences semblables à celles que vivent les soldats qui évitent de parler ou de penser aux horreurs du champ de bataille. Ceux-ci éprouvent souvent « une tristesse et une colère latentes, qui peuvent s’attacher aux circonstances actuelles », écrivent-ils.

Et d’ajouter : « Nous ne suggérons pas que l’ensemble du pays souffre d’un syndrome de stress post-traumatique à cause de la COVID-19. En fait, la majorité des personnes exposées à un traumatisme ne présentent pas les symptômes du syndrome de stress post-traumatique. Mais cela ne signifie pas qu’elles ne sont pas profondément affectées. De notre vivant, la COVID-19 a constitué une menace sans précédent, tant par son ampleur que par sa gravité ; la plupart des Américains se sont retrouvés dans l’incapacité de se protéger et, parfois, dans l’impossibilité de comprendre ce qui se passait. Cela correspond à la définition clinique du traumatisme : une expérience accablante au cours de laquelle vous êtes menacé d’un grave préjudice physique ou psychologique. »

Sur le plan politique, ce traumatisme tend à favoriser Donald Trump, pour la simple et bonne raison que de nombreux Américains tentent d’effacer de leur mémoire ce qui s’est passé en 2020 et blâment plutôt Joe Biden pour le malaise qu’ils ressentent aujourd’hui.

Ce sujet fait également l’objet du dernier épisode du balado Offline animé par Jon Favreau, qui interviewe le professeur de sociologie de l’Université de New York Eric Klinenberg, auteur d’un nouveau livre intitulé 2020 : One City, Seven People and the Year Everything Changed.

(Photo AP)


57 réflexions sur “COVID-19 : les Américains souffrent-ils du trouble de stress post-traumatique ?

  1. Steve dit :

    Population de 300 millions. il ne faut pas chercher à comprendre, c’est incomprenable. Prenez ce qui passe pcq jamais un portrait juste du pays ne sera décrit.

    1. Robert Giroux dit :

      335 millions pour être plus exact … sans compter les migrants !

  2. gl000001 dit :

    La faute est trop souvent à ceux qui ont de la misère à éteindre les feux. Une enquête sur les ratées du gouvernement ciblerait encore une fois DT. Et comme il a l’immunité présidentielle, il ne pourrait être poursuivi pur les 500,000 morts en trop à cause de sa très mauvaise gestion.

    1. marylap dit :

      Non, mais ça pourrait servir de rappel clair de l’incompétence crasse de Trump et faire en sorte que plus de gens refuse de voter pour lui.

      1. gl000001 dit :

        Oui. Ma première phrase est mal écrite.
        La faute perçue semble trop souvent revenir à ceux qui éteignent les feux allumés par les vrais fautifs.
        C’est comme l’été passée ou beaucoup blâmaient le SOPFEU pour tous les feux de forets. On a su plus tard qu’une personne en avait allumé pas mal dans le coin du Lac St-Jean et Chibougamau.

      2. lechatderuelle dit :

        gl000001

        Les feux de forêt dans le secteur Chibougamau Baie James ont été allumés à 98 % par la foudre….
        le pyromane en a allumé une dizaine le long d’un chemin forestier… sa « contribution » aura été marginale bien que débile….

        La SOPFEU ne pouvait pas prévoir que des orages de cette intensité passeraient à quelques jours d’intervalle en frappant le sol à plus de plusieurs dizaines de milliers de fois….

        L’organisation, après les feux, pour les combattre a été un tantinet laborieuse et parfois carrément improvisée… mais au final, ce ne fut pas déterminant sur la superficie brûlée car tous les ingrédients étaient en place….

  3. lechatderuelle dit :

    ça en revient au déni…
    Rares sont les gens, dans le déni, qui sont heureux….

  4. gl000001 dit :

    Le trauma vient de DT et ses suiveux qui répètent les mêmes mensonges sur l’économie à tous les jours.
    « On peut dire la vérité à un homme et il pourra toujours faire un mauvais choix. Mais si on ne donne que des mensonges à cet homme, il ne pourra jamais prendre de bonne décisions. Ca le rend moins qu’un homme » -Je cherche encore de qui vient cette citation.

  5. _renaud dit :

    Les spécialistes évoquent l’inflation mais la vraie cause serait plutôt le remède pour combattre l’inflation, la hausse du taux directeur. C’est ça présentement qui tue les petits épargnants et les petites entreprises et qui contribue à cette morosité ambiante.

    La hausse du taux directeur c’est comme un boa constricteur sur l’économie au complet. D’ailleurs les baisses de taux annoncées lors des prochains mois devraient aider Biden.

    Le taux directeur à un impact direct chez les gens. Beaucoup plus que disons les chiffres d’emplois ou le taux de criminalité.

  6. Cyto dit :

    Je veux pas sonner dramatique, mais j’ai été diagnostiqué TSPT il y a deux ans, et je vousgaranti que ça peut rester à vie, aténué généralement, mais très handicapant.

    J’habite seule. J’avais pas de bulle où je pourrais avoir des contacts humains pendant des mois et des mois.

    En ce qui concerne une population générale, je vous garanti que le stress cumulé dans l’inconscient social ne disparaitra pas à coup de subvention.

    1. Cyto dit :

      Vous me connaissez pas, je vous raconterai pas ma vie, j’ai de l’aide. Je suis une rationelle par tempérament, je sais que ce que j’ai vécu est lié à une situation anormale, un cas de force majeure, et que tout ce qui pouvait être fait a été fait, dans l’urgence de la situation. Je n’en veut à personne.

      Je suis restée informée des faits, pas de bad trip conspirationiste pour moi. Quand c’était trop, je reculais pour ne pas être submergée. Je n’ai jamais fait d’anxiété, ni de dépression, ni de trouble d’adaptation avant ça. Je ne suis pas soldat, ni ex-con. Juste une vieille médame qui jardine et aime les chats, la politique et la mécanique quantique. J’ai fais de l’exercice, pris l’air, bien mangé, dormi de mon mieux, ça n’a pas suffit.

      Pourtant, je suis en train de soigner mon stress post-traumatique. Je ne sais pas si je vais pouvoir vivre normalement un jour. Comme la quasi totalité de la population, je n’étais pas prête.

      L’intensité du stress que la situation a imposé, agravé par des imbéciles à la trump, et la panique des conspirationiste, est au fond une réaction humain à une intensité de stress anormale vécu par des humains qui étaient pour la plupart sains d’esprit, et qui sont en train de décompenser un trouble d’adaptation.

      Après l’anormalité de la crise du COVID, il faut encore s’adapter à la normalité. Il ne faut pas sous-estimer l’impact de ce stress sur le long terme. On a les béquilles qu’on peut pour passer à travers.

      1. Bojarski dit :

        @Cyto
        De tout cœur avec vous.

      2. Haïku dit :

        @Cyto
        Je seconde @Bojarski.

  7. Philippe Deslauriers dit :

    PTSD??? Je dirais plutôt le syndrome de la femme battu.

    Avec un PTSD tu es constamment sur les nerf qu’un évènement horrifique se reproduisent.

    Les US sont plutot; la crise de la pandémie était effroyable et le donald n’as fait que jetter de l’huile sur le feu de la division. mais bon… il me confortait en me disant que c’était les autres le probleme, ré-essayons avec le donald. Il a dit qu’il a changer, que se seras mieux et que cette fois il mettras la swamp en prison pour de vrai.

    1. gl000001 dit :

      Il y a plusieurs manifestations au PTSD. Chez certains, c’est assez constant. Chez d’autres, ça prend un déclencheur.

  8. loulaf dit :

    Cette théorie n’ explique pas tout. La terre entière a vécu la COVID et du moins, les pays occidentaux ont repris leur vie sans subir de choc post traumatiques.
    Je crois plutôt que le fou criminel élu à la MB et qui s’ est emparé du parti républicain a semé la discorde parmi la population et décomplexé une bande d’ hurluberlus incapables de s’ adapter à la réalité d’ aujourd’hui.

    1. Cyto dit :

      Il y a une augmentation de l’axiété et des diagnostics de stress post-traumatique entre 30 et 80% selon les études et les échantillonages.

      Cet article parle d’un pays qui était dirigé par un malade mental avec cette crise de confiance déjà là. Mais les autres pays, incluant le nôtre, ont aussi des problèmes sociaux qui n’étaient pas là ou ont agravé.

      Le stress n’a pas été vécu de la même manière par tous, mais les conspirationistes, les vaccins-deniers, etc, ont explosé en nombre partout dans le monde, et sont encore une plaie sociale, aussi.

      1. Louise dit :

        Cyto

        « …..un pays qui était dirigé par un malade mental…. »
        Vous avez raison et pour confirmer ce que nous pensons tous ici, voici un article qui donne l’avis de psychiatres qui disent que Trump devrait subir un examen neurologique complet parce qu’il présente tous les signes d’un déclin mental. Très intéressant.

      2. Achalante dit :

        @Louise: Le problème, c’est que ce type montrait déjà certains de ces symptômes dès 2015, à sa première campagne électorale. Mensonges, fabulation, réécriture de l’histoire, faible vocabulaire, tendance à partir sur des tangentes, moqueries grossières et inappropriées… Était-il déjà atteint?

  9. _renaud dit :

    La COVID à apporté 3 crises. Une crise sanitaire, une crise sociale et une crise économique. Ironiquement la crise sanitaire a été la plus facile à régler. Les dirigeants ont décidés de retarder la crise économique en donnant aidant les gens durant la Covid mais je crois qu’on est sur le point de la terminer.

    Maintenant il reste la crise sociale. Probablement le plus insidieuse et celle qui prendra le plus de temps à régler.

    1. NStrider dit :

      Il faut en ajouter une c’est la crise financière. Elle est de plus longue durée que la crise économique vécue durant la pandémie.
      Et non seulement les petits commerces et les grandes entreprises en subissent-elles les contrecoups, mais les gouvernements cherchent encore à en atténuer l’impact.
      À titre d’exemple le ralentissement de la construction occasionne actuellement d’importants problèmes de logement qui affectent financièrement tous les paliers de gouvernement.
      Un autre exemple, dans « l’île communissss » où je fais actuellement du vélo, la population subit actuellement les impacts de la réduction massive de l’apport de devise forte durent presque 3 ans et conséquemment la population vit de plus grandes difficultés que durant la période spéciale ( pannes de courant de longue durée, absence de biens essentiels, réduction des quantités des articles habituellement couverts par le carnet de rationnement, etc)

      1. _renaud dit :

        Effectivement, et le problème de logement affecte également beaucoup l’île communisss de Montréeal. D’ailleurs c’est un vrai problème au Canada. On a accepté trop d’immigrants depuis quelques années par rapport aux logements.

        Et c’est une question délicate étant donné que ce sujet peut donner l’impression d’être anti-immigrants sauf qu’au contraire. Si on acceuille des gens au pays en retour il faut s’engager à leur donner la possiblité de se loger et de vivre convenablement.

    2. Cyto dit :

      Exact! Le stress, même si il n’a pas résulté en TSPT pour tous (heureusement!) a quand même généré un trouble d’adaptation plus ou moins pernicieux selon les groupes.

      Version courte, tout le monde a passé un sale mauvais quart d’heure qui a duré deux ans. ça laisse des traces, et maintenant qu’on essaie de retrouver une normalité, on se rend compte que les traces de ce stress ont pénétré la société civile.

  10. NStrider dit :

    @M. Hétu, les deux liens fournis sont identiques et mènent au NYT.

  11. Jean Létourneau dit :

    La politique de l’autruche favorise DJT ?

    On se souviendra de :
    0. La phase du rejet des acquis l’administration Obama (Ignorer le manuel de 69 pages du Conseil national de sécurité sur la lutte contre les pandémies),
    1. La phase de l’aveuglement (Pas de covid dans notre beau pays),
    2. La phase de négation (Très peu de covid ici, tous est sous contrôle),
    3. La phase de garder le territoire continental propre (refus d’autoriser les passagers de bateaux de croisières de débarquer),
    4. La phase de la pensée magique (Tout va disparaître avec le beau temps),
    5. La phase du Dr SpicAndSpan (Cure au désinfectant en intraveineux ou aux rayons solaires),
    6. La phase de temporisation (Dr Fauci et le CDC fouteurs de troubles, pas de directives nationales claires), et
    7. Tout cela pendant que DJT savait que le pays était confronté à une pandémie aussi dangereuse que la grippe espagnole.

    La gestion de la crise de cette façon a causé ½ million de décès qui auraient pu être évités. Elle a aussi laissé des traces amères. Incapable de voir les problèmes de front. Le pays a besoin d’un preneux de taureau par les cornes, pas d’un balayeux sous le tapis…

    1. gl000001 dit :

      A votre étape 3, il faut ajouter l’étape 3A tout à fait contradictoire. Au début de la pandémie, laisser entrer les étatsuniens qui arrivent de l’étranger par avion sans leur demander de se confiner ou de se faire tester.

      1. Philippe Deslauriers dit :

        Le  »spring break free for all » avait été un des grands facteur de la propagation du virus jusque dans les coins les plus reculé des US.

    2. Madalton dit :

      Vous oubliez la phase de blâmer la Chine et de parler de China virus.

      1. Achalante dit :

        Ça n’était pas une phase, mais le bruit de fond… 🤪

      2. gl000001 dit :

        Le Kung Flu. Il faut lui donner ça, il est bon pour les mauvais jeux de mots !!

  12. Gilles Gougeon dit :

    Pendant plus d’un demi-siècle (55 ans) mon métier m’a amené à séjourner dans une quarantaine de pays. C’est cependant aux USA où j’ai circulé et travaillé le plus souvent. J’ai dès le départ été fasciné par une contradiction étonnante: autant les Américains carburent à la puissance et à l’effort, autant ils sont toujours inquiets de leur propre sécurité. Je n’ai jamais vu un pays où autant d’individus sont armés. Aussitôt que vous rencontrez ou croisez simplement une personne qui ne vous connaît pas, elle s’empresse de savoir d’où vous venez. C’est un peuple fort et souvent généreux mais constamment replié sur lui-même.
    Dans ce contexte sociologique, je ne m’étonne pas d’apprendre que la Covid ait pu laisser un impact non négligeable sur une importante portion de la population. Pour la première fois, toutes générations comprises, nous devions affronter un ennemi puissant, inconnu, imprévisible et contre lequel nous n’étions pas « armés ».
    Il est donc tout à fait possible que la Covid, plus que le terrorisme interne ou les « méchants communistes », ait impacté quelques millions de personnes qui trouvent en Trump un « Superman » qui semble être capable de les « protéger »…. jusqu’à ce qu’on révèle ses pieds d’argile et ses muscles gonflés aux stéroïdes. Quant au « bon docteur Biden » il reflète l’expérience et le calme mais progète l’image d’un bon monsieur qui semble être issu d’une époque lointaine.

    1. Jean Létourneau dit :

      Dans la même veine, ce qui m’avait impressionné négativement, ce sont les communautés fermées (“Gated Communities”), des enclaves résidentielles protégées par des gardiens privés. Cette solution cache un stress ou une peur mal gérée pour décider de s’emprisonner volontairement dans ces carcans dorés.

      https://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2001-1-page-81.htm&wt.src=pdf

    2. Gilles Gougeon dit :

      Correction: « projette » et non « progète »

    3. Louise dit :

      La semaine dernière nous avons eu droit au rapport annuel sur l’indice du bonheur dans le monde.
      Aux États-Unis cet indice est tombé pour la première fois en dessous des 20 premiers.
      L’étude a cherché à savoir quelles en étaient les causes et pour cela les enquêteurs ont divisé la population en tranches d’âge.
      Pour les plus de 60 ans, l’indice du bonheur se situe dans au 10è. rang
      Ils ont réalisé la plupart de leurs rêves, ils sont à la retraite ou proche de l’être, ils sont moins stressés que les plus jeunes, la plupart n’ont pas de problèmes financiers et ils vivent un sentiment de gratitude.
      Pour les moins de 30 ans, la pandémie les a beaucoup affectés alors qu’ils entraient dans l’âge adulte où les relations sociales sont tellement importantes, ils ont moins d’espoir de pouvoir réaliser leurs rêves à cause du coût de la vie, ils sont très préoccupés par les changements climatiques. De plus, l’impact du travail à domicile et des réseaux sociaux limite beaucoup les contacts en personne et finalement les prochaines élections les décourage du fait que les deux choix ne leur conviennent pas: Trump qui sème le chaos et la destruction et Biden qui ne les représente pas vraiment.
      L’humeur est plutôt morose dans cette catégorie d’âge.
      Pour eux, l’indice du bonheur se situe au 62è. rang.

  13. Gilles Morissette dit :

    J’irais avec le « Syndrome de Stockholm », soit l’identification à l’agresseur.

    Dans le cas présent, il est clair que Matricule PO1135809 est responsable de la désastreuse gestion de la pandémie et de ses conséquences sur l’ensemble de la société américaine. Pourtant, les Américains rejettent le blâme sur le président Biden qui a non seulement jugulé la menace mais a réussi à relancer l’économie.

    Tous les experts vous diront que c’est un phénomène normal de voir par exemple, les victimes d’une prise d’otages finir par s’identifier aux revendications du preneur d’otages et de blâmer ceux qui ont tenté ou tentent de mettre fin à cette situation.

    Le phénomène est bien documenté. La pandémie a provoqué un traumatisme majeure qui a affecté nos vies. Plusieurs s’en sont remis, d’autres pas encore. Certains, comme le souligne les spécialistes consultés, veulent même éradiquer cet épisode traumatisant de leur mémoire, tout oublier, revenir à l’avant-pandémie au temps ou LA CHOSE était président, ce qui bien sûr est impossible.

    Chacun évolue à son rythme. Le processus de guérison peut parfois être long et laborieux. Espérons que nous aurons tous appris des leçons de cette crise lorsque la prochaine pandémie nous frappera et cela risque d’arriver plus vite que l’on croit.

    1. Philippe Deslauriers dit :

      J’y avais pensé au Syndrome de Stockholm et je trouvais que ca ne s’appliquais pas.

      Dans le syndrome de stockholm les personne kidnappé developpe de la sympatie pour le drame que le kidnapeur a vécu et pour lequels il cherche réparation.
      Les Tchéchènes qui ont pris en otage un cinema car le peuple se faisait massacrer par l’armé de poohtine… C n’as rien a voir avec  »les maheurs » de la grande victime orangé.

      L’orangé offre une vengeance (pour ceux qui vénère la loi du plus fort et qui sont coincé dans le bas de l’échelle sociales – désespéré que le  »travail fort du plus fort » les garde quand meme dans la pauvreté – mais n’allez pas leur parler de socialisssss!!).
      L’orangé effronté qui insulte tout le mondes n’as pas de misère que le commun des mortels peut sympatisé.

      Je trouve que le syndrome de la femme battu s’applique mieux a la situation.
      Le donald les détruits mais ils croient que c’est ca la vie et ils ont le miroitement de l’attention qu’ils demandent.
      Et ils vous diront tout plein de sornette qui ne font pas de sense pour expliqué leur choix, comme qu’ils ont un PTSD social à cause de la pendémie.

      Ils ont un eu un traumatise sociale par la manière dont la pandémie a été gérer… c’est ca qui explique les sondage élevé pour le donald?????
      Ca fait aucun sense!

      1. Cyto dit :

        Je ne sais pas pour le syndrome de la femme battue, j’avoue que ça pourrait être vu comme pervasif sur un groupe large.

        Je pense que son appel tient à ce que, si on n’écoute pas ce qu’il dit, il est drôle, en fait.

        Un peu clown. Et le haine partagée, c’est un méchant moteur: on partage tous ici, je pense, le même mépris pour le jésus orange. C’est rassembleur, détester la même chose.

        Il faut lui donner ça, trump est très fort pour diriger la haine, l’espèce de frustration difforme qui fermente. Il la dirige, se l’attribue, donne une cible.

        La société américaine est malade de la crainte et la haine des autres, plus que la plupart des autres sociétés démocratiques.

  14. probert dit :

    Et il pourrait y avoir un autre traumatisme en novembre. C’est toute une manière de se remettre du premier traumatisme.

  15. Layla dit :

    Je ne nie pas qu’il y a des conséquences encore aujourd’hui. Il y a eu l’avant, le pendant et l’après avec DT. Les trois phases sous sa direction ont eu des conséquences graves que Joe Biden doit gérer.

    Mais il est clair pour moi que le COVID et Joe Biden ont le dos large.

    Après les pseudos recettes miracles des plus risibles pour guérir du COVID amenées par un pseudo président qui a refusé de limiter ses rassemblements, un simple constat Joe Biden a dû gérer cette pandémie qui avait pris de l’ampleur quasi hors contrôle, les chiffres des USA versus mondialement étaient lamentables.

    Joe Biden a géré comme un futur leader, en faisant sa campagne dans son « sous-sol ».

    Joe Biden a attendu si longtemps pour accéder à la présidence, se voyant sans doute accueilli à son inauguration avec une immense foule en délire, une grande fête, c’est très humblement qu’il a fait son entrée. Pensez vous qu’il en aurait été de même si DT avait été réélu? Son inauguration aurait tué juste plus de gens, rendue plus de gens malade.

    Pensez vous qu’il aurait commandé une enquête? Non il aurait continué sa destruction de la démocratie, il aurait investi tout son temps à se venger de ses pseudos ennemies. Il aurait devancé l’invasion en Ukraine par les russes, il se serait servi des deniers publics juste un peu, beaucoup plus.

    C’est ça la réalité.

    Chanceux que nous sommes qu’il n’a pas été réélu.

    Alors on ne me dira pas que Joe Biden néglige les conséquences, mais ces enquêtes ne serviraient qu’à maintenir les gens dans le problème. De toute façon je pense qu’il est trop tôt pour cette enquête.

    C’est évident que la pauvreté a rendu les gens encore plus pauvres, alors qu’ils mettent l’argent là où ça compte.

  16. Réjean Caisse dit :

    Ont cherche, cherche, la petite fleur de l’impossible, sitôt que tu là dans la main elle est fanée le lendemain. Quand t’est rendue à croire que le crise sanitaire joue contre Biden, c’est quand même oublier celui qui était là pendant la crise et qui n’a rien fait, sauf suggérer un traitement à l’eau de javel. Un point noir sur une page, ça fini que toute la page est noir.

  17. Madalton dit :

    HS, le conseil de sécurité de l’ONU a approuvé une résolution pour un cessez-le-feu à Gaza.

    1. gl000001 dit :

      Qu’est-ce qui s’est passé. Les deux pays (Chine, Russie) qui ont apposé leur véto l’autre jour, ont fait des sondages auprès de leur population et ils ont changé d’idée ?
      😉

      1. Haïku dit :

        Est bonne ! 😅

      2. Madalton dit :

        Les ÉU se sont abstenus de voter sur une résolution du conseil de sécurité de l’ONU.

    2. Kelvinator dit :

      La Russie réclamait un cesse-le-feu « permanent », alors ce mot fut remplacé par « immédiat ». LE but est toutefois d’en arriver à un cessez-le-feu permanent, mais pas avec cette résolution, puisqu’il y a plein de choses à négocier avant d’en arriver à un plan de paix. Qui est impossible selon moi tant que le Hamas et Netanyahou seront là…
      https://news.un.org/en/story/2024/03/1147931

  18. marie4poches4 dit :

    HS

    Scott MacFarlane
    @MacFarlaneNews
    Alert: Per my teammate
    @GrahamKates

    An appeals court judge in New York has granted Trump’s request to stay (pause) the $464 million judgment in his New York fraud case, granting him 10 days to pay a reduced bond of $175 million.

    https://x.com/MacFarlaneNews/status/1772282534073598345?s=20

    1. ProMap dit :

      M4P – pourquoi etes-vous toujours plus vite que moi (hihihi)? C’est pas juste.

      1. marie4poches4 dit :

        Désolée 😂

  19. ProMap dit :

    HS – CNN – la cour d’appel aurait donné encore 10 jours à DT pour fournir le bond et réduit le montant à 175 millions. SaD.

  20. Madalton dit :

    Trump a gagné. Il a 10 jours pour déposer un montant de 175 M$ au lieu de 454 M$ selon la décision de la Cour d’appels.

  21. jeani dit :

    Drôle de bebitte que l’être humain.

    Suite à la crise du verglas de 1998, j’avais assisté à une réunion avec plusieurs personnes (+/- 20), tous travailleurs du domaine de la santé.

    Un ou une participante avait suggéré que nous partagions ce que nous avions vécus

    On commence le tour de table immédiatement sur ma gauche. Ce fut un ensemble de témoignages, parfois avec beaucoup d’émotion, pour décrire le drame vécu. Plus les témoignages se rapprochaient de mon tour de parole, plus j’étais découragé. Un ou deux intervenants avant moi s’exprime pour dire qu’il avait trouvé du positif à vivre cet événement.

    C’était exactement ce que je pensais. J’avais aussi dit qu’au même moment il y avait eu un tremblement de terre localisé où plusieurs résidents ont trouvé la mort et avaient perdu leurs maisons.

    Pour ma part, je pense que lorsqu’on se compare à autrui, il y a tout lieu de se consoler.

    1. jeani dit :

      Le tremblement de terre … en Chine.

  22. lechatderuelle dit :

    Eh ben, une cour d’appel couillonne le juge qui préside le procès en réduisant le 454 millions à 175… comme ça.. parce que…
    il se base sur quoi pour sortir 75 millions d’un chapeau???
    et 10 jours en prime…

    ce juge se base sur quoi?

    ça laisse une étrange sensation de vol en plein jour…
    un désabusement face à la justice américaine et de leur impact nocif sur la planète finalement car plusieurs pays et personnes aspirent à leur ressembler ….

    une gang de sans génie…. un peuple malade que le politique, la justice et les médias démontrent en symptômes de leur laxisme….

    toujours trop facile pour le 1 % de s’en sortir et d’imposer leur cadence aux autres…

    1. ProMap dit :

      Gageons, oh surprise, qu’il a 175 millions sous la main?

    2. marie4poches4 dit :

      La cour d’appel n’a pas donné de justification mais il semblerait qu’elle ait une réputation de pro-business

  23. onbo dit :

    Comme le bassin rempli de liquide révélateur dans une chambre noir de photographie, la Covid 19 a agi comme un révélateur de la capacité du président élu en 2016 de faire face à l’adversité dans sa gestion de la pandémie. Il s’est montré passablement nul, a persisté à mentir, et a osé revendiquer un second terme qui lui a été refusé.

    Si je pouvais, je dirais à nos bons voisins: Remerciez le ciel, le cosmos Dieu ou la destinée, car la Covid a épargné les États Unis d’Amérique d’une dictature certaine.

    Le blond au gros toupet jaune n’a pas été réélu! Il a manqué sa shot. Il se voyait déjà Empereur des nations et vous, ils vous voyait comme des choses qui parlent, qui travaillent pour sa gloire, sans plus.

    Je partage les propos plus haut de Layla et de Jeani. Nos voisins vont sortir plus aisément et plus vite de leur PDST quand ils constateront que c’est bien vrai qu’ils sont encore vivants et libres, que le toupet jaune glisse vers ce qu’il mérite.

    Mes amis du New-Jersey (ils sont 4 ) ont recommencé à vivre et à sourire à la vie lorsqu’ils ont pris l’engagement de verser un dollar dans un pot commun chaque fois que l’un d’entre eux prononçait le nom de qui vous savez. Rien que pour cela, je dis avec nos voisins: Merci la Covid!

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