Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Retenez bien ce nom : Bernie Moreno. Si cet homme d’affaires de la région de Cleveland remporter la primaire républicaine pour l’élection sénatoriale de l’Ohio mardi prochain, il pourra remercier non seulement Donald Trump et ses alliés dans cet État du Midwest, dont le sénateur J.D. Vance, le représentant Jim Jordan et l’entrepreneur Vivek Ramaswamy, mais également les démocrates. Dans la dernière ligne droite de cette course pour un siège que défendra le sénateur démocrate Sherrod Brown, un comité d’action politique pro-démocrate diffuse une pub soulignant que Moreno est appuyé par Trump et l’accusant d’être « trop conservateur pour l’Ohio ».

La pub a pour objectif de détourner les électeurs républicains du candidat le plus dangereux aux yeux des démocrates, le sénateur d’État Matt Dolan, qui a reçu l’appui de l’establishment républicain de l’Ohio, y compris le gouverneur républicain Mike DeWine et l’ancien sénateur Rob Portman. En rappelant que Morena a reçu l’appui de Trump et qu’il est « trop conservateur », les démocrates pensent que les républicains seront plus enclins à voter pour lui.

Ce n’est pas la première fois que les démocrates moussent ainsi la candidature d’un républicain « trop » conservateur ou extrémiste qu’ils espèrent voir remporter la primaire de son parti, en pensant qu’il sera plus facile à battre. Ça marche souvent, mais pas toujours.

(Photo AP)

9 réflexions sur “Quand les démocrates moussent la candidature d’un trumpiste

  1. gl000001 dit :

    Les démocrates ont-ils consulté Stephen Miller qui décide comment l’argent doit être utilisé pour les répus ? Si non, quel manque d’éthique. Franchement, les démocrates ne « vont pas plus haut » 😉 😉 😉

  2. Igreck dit :

    🪄 Maaaagie❗️

  3. math dit :

    je déteste ces méthodes, peut importe de qui ils viennent.
    C’est du nivellement par le bas des députés. rien d’autre.

    1. Kelvinator dit :

      Est-ce qu’une analyse détaillées des cas du genre fut faite lors de la dernière élection pour laquelle on annoncait une vague rouge, qui n’est finalement jamais venue? Bien sur Trump a subit une dégelée avec les candidats qu’il appuyait, mais je doute que cela fonctionne toujours comme l’indique M. Hétu en conclusion…

  4. Gilles Morissette dit :

    Ça fait un peu bizarre mais c’est de bonne guerre. Tant mieux pour les Démocrates si ce « plan » plutôt audacieux fonctionne. Il faudra s’attendre à tout lors de cette élection.

  5. NStrider dit :

    J’ai l’impression dans ces cas de revoir la version politique de « Moneyball » et des SABRmetrics. On joue les stats et l’information qu’on sur nos adversaires.

  6. Treblig dit :

    Je déteste ces calculs politiciens. Présentez un bon candidat démocrate et assurez-vous d’avoir une bonne machine électorale pour le faire élire. Point.

    C’est tripoutaillez avec le diable ce genre de calcul. En plus que ça risque de nous exploser en pleine face à l’élection si jamais il est élu.

  7. Madalton dit :

    Comme dit ma mère: qui choisit prend le pire.

  8. Cyto dit :

    Aux partielles, ils avaient pas essayé la même tactique? Me semble que ça s’était retourné contre eux, mais je retrouve pas les références…

    D’une manière ou d’une autre, c’est cheap mais les dems se font tellement faire des coups de cochon!

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