Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

On a souvent dit que Joe Biden a acquis une capacité de compassion plus grande que la moyenne en raison des morts tragiques qui ont marqué sa famille. Mais il faut se demander si l’évocation fréquente de ces deuils ne peut parfois tromber à plat et se retourner contre lui. C’est ce qui m’était apparu jeudi dernier lorsque le président avait très vite fait allusion à la mort de son fils Beau, vétéran des guerres d’Irak et du Kosovo, en réagissant au décès des 13 soldats américains dans l’attentat suicide contre l’aéroport de Kaboul.

« Nous avons une certaine idée, comme beaucoup d’entre vous, de ce que les familles de ces braves héros ressentent aujourd’hui », avait déclaré Biden. « Vous avez ce sentiment d’être aspiré dans un trou noir au milieu de votre poitrine. Il n’y a pas d’issue. Mon cœur souffre pour vous. »

Joe Biden a de nouveau évoqué la mort de Beau lors de ses rencontres privées avec les familles des soldats tués en Afghanistan sur la base aérienne de Dover, au Delaware. Or, selon ce reportage du Washington Post, certains des parents n’ont pas apprécié que le président passe autant de temps, sinon plus, à parler de son fils que de leurs enfants morts dans l’explosion.

Ces parents, faut-il préciser, étaient loin d’être des admirateurs inconditionnels de Joe Biden. L’un des pères endeuillés, Mark Schmitz, ne voulait même pas le rencontrer ou lui serrer la main. Il a changé d’idée, mais les allusions à Beau Biden ont fini par l’excéder. Après un moment, il a dit au président, en lui montrant une photo de son fils Jared : « N’oubliez jamais ce nom. N’oubliez jamais ce visage. N’oubliez jamais les noms des 12 autres. Et prenez le temps d’apprendre leurs histoires. »

Selon Schmitz, Biden a répondu, sur un ton un peu sec : « Je connais leurs histoires. »

Tous les membres de la famille du caporal Rylee McCollum ont refusé de rencontrer Joe Biden, sauf sa veuve, Jiennah, qui a trouvé les paroles du président « scriptées et superficielles ».

Il va sans dire que la perte d’un être cher doublé d’une certaine hostilité politique a pu teinter l’expérience de certaines familles. Mark Schmitz l’a lui même reconnu. Il a aussi admis être déchiré par des sentiments partagés sur la fin de la guerre d’Afghanistan. Il appuie la décision du président de retirer les troupes américaines de ce pays mais pas la façon dont le retrait a été effectué.

Et il avoue avoir quand même été touché par un geste de Joe Biden lors de sa rencontre à Dover. Ce dernier lui a dit qu’il gardait dans la poche intérieure de son veston un carton sur lequel se trouvent les nombres de soldats morts en Irak et en Afghanistan. Schmitz a vu que le président avait ajouté la mention «plus 13» au total des pertes américaines en Afghanistan. « Je sais que ce n’est qu’un chiffre, mais c’est une chose qu’il regarde. Je vais lui donner des félicitations là-dessus », a dit le père de Jared Schmitz, mort à 20 ans.

(Photo AP)

62 réflexions sur “Les limites de la compassion de Joe Biden

  1. citoyen dit :

    en parlant seulement de guerre, de covid et d’avortement cela n’est pas long qu’on a fait le tour du jardin.

    1. gl000001 dit :

      C’est pour ça que Biden se fait … planter !!!

  2. gl000001 dit :

    On parle des limites de Biden mais le 45 n’a jamais donne ses phony toughts and prayers pour les morts de la Covid. Ca fa que … Biden a une quantité infinie de compassion comparé à l’autre. C’est de la très basse politique d’en douter. Biden est là pour tous les étatsuniens. L’autre avant lui, non !

  3. Maximilien dit :

    Le problème c’est la mort de son fils est une béquille qui est fragile.

    À force d’en parler, ça réduit son importance.

    1. Vox Populi Vox Dei dit :

      @Maximilien Exact, en anglais on appelle ça un « prop » et c’est clair que la mort de Beau est un « prop » politique pour Biden.

    2. Sueurs dit :

      Il parle des souffrances qu’il a vécu lui aussi par compassion pour les soutenir et qu’il est bien placé pour comprendre leurs souffrances.
      Dans un autre ordre d’idées depuis le 3 novembre que le 45e radote qu’on lui a volé l’élection et ça ne semble pas trop dérangé….

      1. Guy Pelletier dit :

        @Sueurs

        Évidement ce serait une plus grande souffrance pour un narcissique comme Trump d’avoir perdu le pouvoir, la face la puissance et visibilité mondiale que lui donnait d’être le président des USA d’être pour toujours un loser qui a perdu sa réélection que d’avoir perdu un de ses enfants. C’est clair que pour quelqu’un d’humain comme l’est Joe Biden tout ce qui lui rappelle son fils décédé lui fait mal le vire à l’envers ce qui n’arrive qu’aux gens de coeur qui ont des sentiment. Dommage que certains parents des soldats tués en Afghanistan ne l’ait pas compris, trop pris dans leur propre souffrance.

  4. Helene dit :

    J’ai peine à comprendre, pourquoi cherche-t’on toujours la paille dans les yeux de Joe Biden après avoir ignoré la poutre dans ceux de t!!!!!

    1. Vox Populi Vox Dei dit :

      @Helene Euh, on n’a jamais arrêté de parler du manque de sympathie de Trump envers les morts de la COVID ou la famille de George Floyd ou environ 375 millions d’autres exemples.

      1. kelvinator dit :

        Je crois qu’elle faisait référence aux supporter de Trump qui cherche des poux à Biden, alors qu’ils ont laissé passé tant d’erreurs de Trump. Le modèle de l’hypocrisie des pro-Trump en général.

      2. Haïku dit :

        kelvinator
        Bien d’accord avec vous !

      3. Benton Fraser dit :

        Euh…. parce que contrairement à l’ensemble des américains, les républicains n’ont jamais voulu voir la poutre dans l’oeil de Trump!!!!

      4. Guy LB dit :

        @ Vox Populi Vox Dei : votre réplique à @Helene
        dégouline de mauvaise foi ! L’explication de @kelvinator, par contre, remet généreuse les pendules à l’heure juste, en respectant le sens de ce que Helene nous faisait remarquer.

        Ça n’est pas une bonne idée, même si c’est redoutablement efficace, d’étirer jusqu’au ridicule les propos d’un autre pour le contredire, une pratique à laquelle vous me semblez abonné.

  5. Youno dit :

    Parler des choses qu’on peut partager, en tant que parent qui a perdu un enfant, peut aider à connecter avec les personnes en deuil qu’il veut réconforter est une chose.

    Introduire ces propos à l’égard de familles dont le Président Biden est «responsable» de la mort de leur enfants est une autre chose.

    En tant que commander in chief et consoler in chief, il doit seulement écouter, tant les choses faciles que dures à entendre, leur demander qu’il lui parles de qui était leur enfant et dire qu’il comprend leur douleur point

    Il ne faut pas ramener cela à lui et son fils. Depuis le temps qu’il en parle tout le monde est au courant de son histoire doublée dans les décès de gens proches

  6. Réal Tremblay dit :

    « Scriptées et superficielles» À quoi la veuve s’attendait-elle? Sans avoir entendu ce qu’il s’est dit entre eux, j’imagine qu’elle devait s’attendre que le Président lui parle comme comme s’il connaissait personnellement le soldat. Aurait-elle préféré qu’un Président comme Trump lui dise que son mari était un homme tellement formidable même s’il n’en savait rien? Probablement. Qui est superficiel dans cette histoire?

    1. Haïku dit :

      Réal Tremblay
      Bon retour. C’est toujours un plaisir de vous lire. 👌

    2. Benton Fraser dit :

      C’est déjà mieux qu’improvisé et sans scrupule d’un Trump!
      Pour Trump, les soldats morts ne sont que des losers….

    3. Madalton dit :

      Il avait aussi dit à la veuve d’un soldat noir, qui était dans une limousine sur le tarmac en attendant que le cercueil sorte de l’avion, que son mari devait s’attendre à mourir en s’engageant. La politicienne qui accompagnait la veuve n’en revenait pas.

    4. Franlabrecque dit :

      Je seconde Réal Tremblay, le poudré orange est concentré sur lui d’abord, de plus il aurait fallu qu’il lise ce qu’il devait dire personnes endeuillées pôvre idiot.👎

  7. marie4poches4 dit :

    C’est toujours préférable à  » he knew what he was signing up for, when he joined the military. »

  8. gigido66 dit :

    Dans ce cas-ci, peut-on dire « beaucoup d’empathie c’est assurément mieux que pas du tout »?
    On ne peut lui reprocher d’être humain et de ressentir la peine de ces familles pour avoir vécu les mêmes sentiments.
    Ces endeuillés ne veulent rien savoir de Biden pour quelques raisons qui leur sont propres, il n’en demeure pas moins que la vie de leur enfant qui a choisi l’armée comme métier était déjà mise à risques.
    Toutes les fois que l’armée les appelait pour une mission, toutes ces fois, les parents étaient submergés par la crainte d’une mauvaise nouvelle. Métier à hauts risques, où ce sont les jeunes qui sont au front.

    Et la guerre et son rouleau compresseur continuait.

    Que l’EI ait profité de la situation pour attaquer lâchement des civils et des soldats américains, ne relève pas de la volonté de Biden, la guerre est sale, le terrorisme est sale.

    Ces jeunes hommes et femmes sont morts au tout début de leur vie pour en sauver d’autres dans ce pays envahi depuis 20 ans et encore dangereusement instable.

    Ce qui est plus atroce, c’est que c’est à la toute fin de ce conflit, au moment même où les familles se réjouissent et espèrent revoir enfin leur enfant à la maison que le destin a frappé.
    Ils ne sont pas les seuls d’une longue liste et probablement pas les derniers.

    La compassion, c’est le propre de l’humain et le président actuel en a à revendre.

  9. cotenord07 dit :

    Outre les considérations politiques propres à chaque famille, il faut tenir compte du fait que ces familles viennent de vivre un très grand choc émotif, qui est traumatisant, et que certaines personnes endeuillées ont les nerfs à fleur de peau.

    En allant à Dover, ces gens vivent aussi leur deuil en public et doivent subir l’intrusion des médias dans leur espace privé.

    Pour Joe Biden, mentionner le fait qu’il a lui aussi perdu un fils à la guerre est sûrement un moyen spontané et naturel de tenter de faire preuve d’empathie avec les familles endeuillées, mais il y a un risque « d’overexposure » si cette perte douloureuse est mentionnée trop souvent.

    Ça ne doit pas être facile d’être dans les souliers de Joe Biden.

    Sans tomber dans de l’âgisme facile et injuste, le président Biden doit vivre avec le fait qu’il n’est plus jeune, qu’il a beaucoup d’information à recevoir, à intégrer et à mémoriser, ainsi que des décisions très difficiles à prendre, ce qui doit accaparer une bonne partie de ses pensées.

    Dans ces circonstances, ça n’est pas facile de s’adapter adroitement aux particularités et aux sensibilités de chaque famille endeuillée que l’on rencontre…

    1. monsieur8 dit :

      Beau Biden est mort d’un cancer.

      Chaque fois que Joe Biden évoque son décès ET son passé militaire, je me demande s’il ne crée pas volontairement une confusion, nous amenant à croire qu’il est mort en service.

      C’est tordu, je sais.

      1. cotenord07 dit :

        @ monsieur8 :

        Merci pour la précision.

        De toute évidence, je suis moi-même tombé dans le panneau causé par ce récit paternel un peu flou de la fin de Beau Biden…

      2. gl000001 dit :

        Il était attorney general du Delaware à la fin. Il voulait se présenter comme gouverneur. Ca aurait été tout un politicien selon plusieurs.

  10. PROBERT dit :

    La polarisation excessive, la manipulation, les mensonges n’ont pas fini de déchirer et de faire souffrir les américains, et nous aussi dans une certaine mesure. C’est toute une culture néfaste qui s’est graduellement développée depuis trente ans, et qui s’est considérablement accélérée depuis l’élection de Trump.

  11. Layla dit :

    « Mais il faut se demander si l’évocation fréquente de ces deuils ne peut parfois tromber à plat et se retourner contre lui. »

    A choisir entre un président qui nous rappelle fréquemment lors de la perte d’un être cher qu’il comprend notre peine pour l’avoir vécu et un ancien président qui nous rappelle fréquemment qu’il sait c’est quoi que d’être le plus smart président le plus méprisé par les fake médias…

    Comme on dit chacun sa rengaine ou sa marotte.

    Mais je crois que Joe Biden ressent beaucoup de peine et l’autre ne se donne pas la peine de ressentir de la peine envers la peine des autres.

    Je crois que l’un parle de ce qu’il sait et que l’autre parle comme s’il savait.

    1. Toile dit :

      « Je crois que l’un parle de ce qu’il sait et que l’autre parle comme s’il savait« 

      Bingo. Biden a fait sa boucle avec le décès de son fils. Il connait tout le cycle du deuil pour l’avoir vécu sinon subi. L’autre commence.

      1. gl000001 dit :

        Et la mort de sa première femme et sa fille dans un accident de voiture.

  12. Toile dit :

    Ceux qui ont décliné la rencontre avec Biden avaient surement des allégeances politiques diamétralement différentes, à la limite ça devait être pour eux comme une collusion avec l’ennemi. Obama n’en pouvait plus de rencontrer les familles endeuillées par des fusillades mais cela reste du devoir du commander en chief particulièrement envers ses troupes. En a t il trop mis avec son fils? Peut être. C’est une question de dosage. Trop, peut être décodé par certains comme un manque d’écoute envers la douleur ressentie et pourtant l’impolitesse suprême c’est bien «  il savait ce qu’il faisait quand il a signé ». En final, cet égard possible de Biden relève quasiment de l’anecdote. Rien de dramatique. Anodin.

  13. treblig dit :

    Permettez-moi un très gros HS

    Adil Charkaoui appui les talibans

    Ce serait drôle si ce n’était pas si triste.

    1. cotenord07 dit :

      @ treblig :

      Ce type n’a pas beaucoup d’ascendant chez les musulmans qui habitent au Québec et dans le reste du Canada.

      Il recherche ostensiblement beaucoup l’attention médiatique.

      C’est peut-être davantage un cas de narcissisme maladif que d’extrémisme véritable…

    2. Haïku dit :

      @treblig
      Merci pour l’info.
      Non mais……..CQFD !

      1. gl000001 dit :

        Celui Qui nous Fait Dégueuler !

      2. Haïku dit :

        @gl000001
        Vous êtes un maître des acronymes alternatifs. 😉

    3. Madalton dit :

      En lisant l’article ce matin, je me disais que l’on devrait le déporter en Afghanistan. Tout le monde serait heureux ainsi. Have fun Adil.

      1. Haïku dit :

        Madalton
        C’est une excellente idée ! 😂👌

  14. Apocalypse dit :

    On a l’impression que cette présidence est de plus en plus difficile pour Joe Biden, un homme qui semble parfois (souvent?) dépassé par ce qui passe autour de lui. La suite de cette présidence risque d’être encore plus difficile, encore plus avec une année 2022 que nous redoutons. 😱

    1. gl000001 dit :

       » dépassé par ce qui passe autour de lui. »
      ??? Il a dit qu’il y aurait des conséquences et le lendemain, un drone tuait un des responsables et il serait dépassé ? Perception, perception perception …

      1. Vox Populi Vox Dei dit :

        @gl00001 On n’a aucune preuve « qu’un des reponsables » a été tué, l’administration n’a pas voulu donner de nom.

      2. gl000001 dit :

        Il a répondu le lendemain. C’est ça qu’il faut retenir !!!

      3. Vox Populi Vox Dei dit :

        Ce qu’on sait de leur réponse est qu’ils ont « droner » une famille de 6 enfants, on retient plutôt ça, non?

      4. gl000001 dit :

        Je vais vous citer « On n’a aucune preuve » 😉

  15. Apocalypse dit :

    @Youno – 11:10

    ‘Il ne faut pas ramener cela à lui et son fils.’

    Exactement! Et je suis tout à fait d’accord avec vous sur:

    ‘En tant que commander in chief et consoler in chief, il doit seulement écouter, …’

  16. Layla dit :

    Il est vrai que Beau est décédé des suites d’un cancer et non à la guerre.

    Lorsque qu’une personne décède des suites de son cancer l’on dit souvent à tort ou à raison qu’il a perdu son combat contre le cancer. Il a fait face à l’adversité avec courage…

    Une de mes connaissances décédée d’un cancer, disait en parlant de tous ses efforts pour s’en sortir que c’était ses petits soldats.

    On dit de Flo « la petite princesse guerrière »

    Quand ton enfant part pour la guerre et qu’un de ses compagnons décède tu te dis et si c’était le mien, le prochain sera peut-être le mien, puis tu te ressaisis et tu gardes espoir.

    Quand l’autre perd un être cher, immanquablement celui que tu as perdu te revient en tête, et tu dis je comprends ta peine .

    Qu’il nomme ou non le nom de son enfant, cela n’empêchera pas quelqu’un de penser et dire, on sait bien il parle encore de son enfant.

  17. Alexander dit :

    Je suis convaincu de la douleur réelle de Biden d’avoir perdu son fils. Rien à voir avec le manque absolu d’empathie de Trump des derniers 4 ans.

    Par contre, le problème des politiciens, c’est la cassette. Toujours répéter les mêmes affaires dans les mêmes circonstances. Ils ont le cerveau programmé. Nos politiciens canadiens et québécois ne sont pas différents. Infoman en fait la démonstration par l’absurde régulièrement.

    C’est juste que les pitch de vente de communicateurs professionnels, ça tombe sur les nerfs ;à la longue.

    Et, par les temps qui courent, on ne donne aucune chance à Biden, pas plus qu’on a donné une chance à Trump avant lui.

    Vivement, il doit se concentrer à rebâtir les EU avec ses programmes d’investissement. L’Afghanistan était un cimetière pour les occidentaux depuis 20 ans. Il a été à la mauvaise place au mauvais moment, mal conseillé par ses services de renseignements et dirigeants militaires. Le pire c’est que Trump serait sorti de là 6 mois plus vite et en catimini. Peut-être que les 120 000 personnes exfiltrées qui en sont sorti n’auraient pas eu la même chance autrement.

    Ce que Biden n’avait pas vu venir, c’est la débandade de l’armée afghane. Et surtout pas ses services de renseignements.

  18. NStrider dit :

    HS pas tout à fait HS et tellement ironique.
    Les présidents précédents auraient dû écouter la sagesse de ce film 😋😋😋

    https://youtu.be/WsCNZN3v2l0

    1. Haïku dit :

      @NStrider
      Pertinente trouvaille !! 😂👍👍

  19. Haïku dit :

    RE: « …limites de la compassion.. »
    ————————-
    « Triste compréhension, voilà ce que signifie compassion. »(Jack Kerouac)

  20. Mona dit :

    Je ne sais pas.
    Qui d’entre nous, perdant un fils de 20 ans ne trouverait pas toutes expressions convenues, dérisoires ou même insupportables.
    Je ne comprends pas ce vilain acharnement contre Biden, cette émotion utilisée pour l’affaiblir, ces critiques sur cette sortie d’une crise de 20 ans, salement négocié (et on ne sait pas encore tout) par ce voyou numéro 45 et précipitée par une corruption de l’ancien état qui s’est enfuie après que l’armée pactise avec l’ennemie.
    De quel échec, de quelle trahisons parle t on ?
    Et cette guerre de propagande en Irak ?
    Et ce bourbier afghan ?
    En un claquement de doigts Joe Biden devait nettoyer, tel Hercule, les écuries d’Augias et laver plus blanc que blanc ?
    Je suis choquée par cet autisme volontaire et cette schizophrénie ambiante qui « oublient » les causes profondes pour se focaliser sur les conséquences mêmes si elles sont critiquables.
    Cette malhonnêteté intellectuelle fait le lit de stratége bien plus dangereux.

    1. gl000001 dit :

      Ils font de la politique avec des morts. C’est très bas en effet !!

    2. Haïku dit :

      @Mona — 12:25
      J’adhère !!

  21. Apocalypse dit :

    @gl000001 – 12:01

    ‘Il a dit qu’il y aurait des conséquences et le lendemain, un drone tuait un des responsables et il serait dépassé ?’

    Ah oui, quel homme courageux ce Joe Biden! Il a dit qu’il y aurait des conséquences; on tire un drone et plusieurs enfants innocents sont morts. Effectivement, il y a eu des conséquences 😭.

    Comme je disais, un homme dépassé par ce qui se passe durant cette présidence! On se demande comment, et si, il franchira le fil d’arrivée de … 2024 🤔.

    1. gl000001 dit :

      Vous disiez qu’il était souvent dépassé. On parle de ça. Pas de son courage et aucun rapport avec les enfants. Un président dépassé n’aurait rien fait. Laissez faire vos amalgames douteux. Et comme j’ai dit à Vox Machin, « On n’a aucune preuve ». Et le premier drone n’a pas tué d’enfants !!

      Tout le monde s’accordait pour dire qu’il maitrisait bien sa fonction au début de son mandat. Le dernier mois a tout fait s’écrouler ? Vous me rappelez un patron qui lors des évaluations de fin d’année se rappelait juste du dernier mois. Les onze autre avant, ça ne comptait pas.

      1. gl000001 dit :

        « Les onze autre avant, ça ne comptait pas. »
        Ca fait partie justement de la définition d’être dépassé. Vous faites de la projection vous aussi ?

  22. Toile dit :

    Ton sec, scriptées, superficielles : des qualificatifs que les familles rapportent donc de nature subjectives. Je n’y étais pas et je n’ai pas entendu de video. Je ne lancerai pas la pierre.

  23. jcvirgil dit :

    Que ce soit le président Biden ou une autre personnalité ,la compassion a ses limites. Les sondages nous disent que les Américains en général en ont plus qu’assez des guerres de l’Empire et d’envoyer leurs enfants y mourir

    Toute *bonne chose* a une fin et les discours patriotiques et de la reconnaissance de l’État pour leurs sacrifices se heurtent de plus en plus à cette réalité , surtout que les dernières guerres n’ont pas été victorieuses et engagées sous de faux prétextes elles n’ont pas prouvées qu’elles étaient nécessaires pour la sécurité du pays.

  24. jeanfrancoiscouture dit :

    @cotenord07,12:02: «@ treblig :Ce type n’a pas beaucoup d’ascendant chez les musulmans qui habitent au Québec et dans le reste du Canada.»

    Il a quand même eu assez «d’ascendant» pour convaincre un quarteron de CEGEPIENS de tenter leur chance en Syrie. Et son «école de formation» en avait attiré encore davantage mais apparemment, ils n’ont pas suivi l’exemple des autres. Quoiqu’il en soit, le CEGEP Maisonneuve a mis fin à son association avec ce sulfureux personnage en annulant la location de locaux. Sa seule présence ici et la tolérance devant ses abus est un exemple de la mollesse de nos mesures de gestion de l’immigration et d’un usage pernicieux d’une Charte des droits qui ne devrait as avoir été conçue pour permettre de saper les fondements d’une société mais bien de la protéger contre les abus quels qu’ils soient.

    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/724071/pepiniere-jeunes-djihadistes-liens

  25. jeani dit :

    Eh ben! Je ne savais pas qu’un être humain, qu’il soit chef d’État ou non, ne pouvait pas utiliser son vécu pour comprendre et consoler une personne qui souffre.

    C’est comme si la mort de sa femme et de sa fille dans un accident et la mort de son fils, d’un cancer, ne pouvaient pas affecter Joe lors de la rencontre avec ces familles. On se permet de déduire que Biden utilise cela comme un « prop politique »

    J’imagine que les touch and prayers du pas de classe, étaient vraiment sincères.

  26. C’est quand même mieux que de se faire dire « Il savait dans quoi il s’embarquait »

    1. jeanfrancoiscouture dit :

      « Il savait dans quoi il s’embarquait »
      Donald Trump sait exactement de quoi il parle avec cette expression. En effet, au moment de faire son service militaire en pleine guerre du Vietnam, il savait tellement dans quoi il se serait embarqué qu’il s’est organisé pour se faire porter malade. Le tire-au-flanc qui joue au dur et fait semblant d’avoir de la compassion. Pénible, comme d’habitude.

  27. Morin R dit :

    Je reconnais que la perte d’un enfant est une terrible stratégie. Cependant le président des USA que j, admire énormément doit tourné la page sur la mort de son Fils et considérer que les Parents dont le fils meurent pour défendre les USA doivent être sur le devant de la scène et non seulement son fils.

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