Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

«C’était comme si ma seule présence à la Maison-Blanche avait déclenché une panique profonde, le sentiment que l’ordre naturel avait été perturbé. C’est exactement ce que Donald Trump a compris lorsqu’il a commencé à colporter des allégations selon lesquelles je n’étais pas né aux États-Unis et que j’étais donc un président illégitime. Pour les millions d’Américains effrayés par un Noir à la Maison-Blanche, il a promis un élixir pour leur anxiété raciale. […] L’une des raisons pour lesquelles j’avais choisi Joe [Biden] comme intermédiaire – en plus de son expérience du Sénat et de ses connaissances en matière législative – était ma compréhension que dans l’esprit de [Mitch] McConnell, les négociations avec le vice-président n’enflammaient pas la base républicaine de la même manière que toute apparence de coopération avec Obama (Noir, musulman socialiste) pouvait le faire.»

Barack Obama, 44e président des États-Unis, analysant le rôle de sa présidence dans la montée de Donald Trump et l’obstructionnisme des républicains du Congrès dans A Promised Land, ses mémoires qui seront publiés le 17 novembre et dont CNN a obtenu un exemplaire.

(Photo AP)

77 réflexions sur “La citation du jour

  1. Emalion dit :

    Moscow-Mitch est un connard de longue date

  2. Claude dit :

    Ouf. Analyse lucide et pragmatique d’Obama, mais quelle dramatique illustration du cynisme qui prévaut chez les leaders Républicains.

    1. FBeauchamp dit :

      Vous avez raison, Obama très lucide et réaliste. Mitch une douleur dans le bas du dos…

  3. Jean dit :

    Belle analyse.C’est clair. Bref, 40% des Américains sont racistes.

    1. chicpourtout dit :

      @Jean
      En fait, il y a une tel clivage aux E.U. entre les bien nantis et les moins fortunés… c’est incroyable.
      Et vous le savez, le manque de formation et d’éducation crée les pires manquements… les préjugés, etc.

      1. P Lacerte dit :

        Vrai…. mais leur racisme commun les a tous uni derrière Trump

      2. chicpourtout dit :

        Fort possible… @P Lacerte
        Ça et certains fortunés à l’esprit étroit…

    2. kintouai dit :

      Au vu des derniers résultats, je dirais plutôt : un sur deux.

  4. Dekessey dit :

    « I am the least racist person in the world »

    C’est d’ailleurs pour ça que ses supporteurs aiment Trump.

  5. gl000001 dit :

    « promis un élixir pour leur anxiété raciale »
    Mais le médicament s’est avéré bien pire que la maladie. Menteur un jour, menteur toujours.

    1. ProMap dit :

      gl000001- Je vous rappelle que vous aviez très bien identifié ce médicament : le Degenerons.😉

  6. Mystik dit :

    Quand on voit Joe Biden, qui a passé la moitié de sa campagne à la maison, se faire élire une main dans le dos, difficile d’arriver à un autre constat qu’Hilary Clinton était le problème. J’irai dans ma tombe avec cette conviction.

    1. gl000001 dit :

      « Une partie » du problème.

    2. Benton Fraser dit :

      Plus Sanders le problème en 2016…

    3. onbo dit :

      Bravo! Ça c’est ce qui s’appelle avoir des convictions!

    4. Guy Pelletier dit :

      @Mystik

      Au contraire d’Hillary Clinton même si Joe Biden n’était pas très présent sur le terrain du moins comparativement à Donald Trump lui et son équipe ont travaillés très forts dans les États clés qui ont donnés la Maison Blanche à Trump en 2016. Ne pas non plus sous-estimé l’effet de l’histoire du coulage des courriels d’Hillary Clinton et tout ce qui s’en est suivi. Ce facteur a été tellement important que Trump a travaillé très fort pour recréer la même situation avec le quiproquo Ukrainien pour tenter de nuire à la campagne électorale de Joe Biden mais cette fois-ci heureusement le coup de main extérieur des États-Unis n’a pas fonctionné. Soyez assuré que s’il avait lancé cette histoire pendant la campagne électorale Trump dirigerait les USA pour quatre autres années. Heureusement que des lanceurs d’alerte ont sortis l’affaire juste à temps……………..

    5. Achalante dit :

      Mme Clinton n’était pas le problème. La misogynie était le problème. Au moins, Mr. Obama était un homme; être dirigé par une femme? Impensable. Alors ils ont menti sur plus de fronts, et plus insidieusement, pour que les gens ne sortent pas voter. Combien de fois ai-je entendu « je veux bien voter pour une femme, mais pas *elle* », sachant pertinemment qu’ils diraient exactement la même chose pour n’importe quelle femme? Celle-ci a une voix criarde; celle-là est laide, si elle ne peut pas s’occuper d’elle-même, comment peut-elle s’occuper du pays; cette autre a trop d’égo; et la suivante pas assez d’empathie… Il y a *toujours* une raison pour ne pas aimer une femme.

      1. igreck dit :

        Vous avez raison. Les valeurs de cette société sont « staulées » quelques décennies derrière le reste des pays développés. Leurs attitudes et leurs discours frôlent parfois ce que l’on voyait dans les Fifties ! La présidence : pas pour une femme, peut-être pour un demi-Noir mais quelle calamité, pas pour un homosexuel, surtout pas un-e transgenre, pas pour un handicapé… physique (pour le mental il semble que cela était acceptable). Alors si vous êtes une femme racisée handicapée (physique) homosexuelle vos chances d’atteindre le sommet sont assez minces mettons !!!

  7. MarcB dit :

    Ouch! Constat tristement vérédique.
    C’est d’ailleurs probablement pourquoi Kamala Harris fait face à beaucoup d’attaques du genre « Si Biden meurt, imaginez-vous Harris comme présidente! OMG! ». Autant les milieux urbains et éduqués, y compris dans les états républicains, acceptent généralement bien la diversité raciale, de genre, etc… Autant les châteaux forts républicains sont effrayés par l’inconnu qui entâcherait leur status quo.
    C’est a même chose au Québec, ce sont généralement les milieux ruraux qui ont peur « des immigrants de la mulsumanie qui vieulent imposer la Shakira au Kébek ».

    1. Mystik dit :

      @MarcB Mais pourtant, la campagne de Kamala Harris à la course d’investiture a fait patate et elle a dû se retirer avant le caucus de l’Iowa sans tambour ni trompette. Les électeurs démocrates noirs, blancs et toutes autres races confondues lui ont tournés le dos.

      1. MarcB dit :

        @mystik
        A mon avis, les démocrates-centristes se sont rapidement alignés sur Joe Biden qui avait le plus de chance de gagner contre Trump. Je ne crois pas que c’était un désaveux de Harris. Les seuls candidats qui sont allés plus loin étaient surtout associés à la gauche du partie (Warren&Sanders).

    2. Madalton dit :

      Kamala serait blanche et leur réaction serait semblable. Ils ne veulent pas d’une femme comme POTUS.

    3. igreck dit :

      😂

  8. Ziggy9361 dit :

    À ceux qui cherchent une définition du racisme systémique en voici une exemple dans toute sa laideur.

    1. Dekessey dit :

      On peut aussi appeler ça du racisme tout court.

  9. Louise dit :

    Barack Obama est un homme intelligent, compétent et compatissant. Tout ce que Donald Trump n’est pas.
    Dans son esprit dérangé et sa haine des non blancs, il ne pouvait pas concevoir qu’un noir puisse lui être supérieur, occuper un poste aussi prestigieux et surtout être autant aimé.

    C’est alors qu’à commencé sont travail de destruction envers celui qui n’aurait pas dû être là.
    Sa haine n’avait pas de limites et lorsque Obama s’est moqué de lui à la soirée des correspondants, son seul but était de démontrer qu’il ne se laisserait pas humilier par cet homme.
    Comme il s’est toujours perçu comme étant le meilleur, il allait démontrer au monde entier que c’est lui le King.
    Les républicains racistes ne demandaient pas mieux que d’avoir quelqu’un qui partage leur mépris et leur haine envers tous ceux qui ne sont pas comme eux, particulièrement les noirs.
    Cela a donné le désastre que nous vivons depuis quatre ans et qui se termine par une catastrophe humanitaire.

    1. Haïku dit :

      Sages paroles ! 👌👌

  10. ghislain1957 dit :

    Joe Biden doit s’y faire, si les ripoux-blicains emportent le sénat, il devra s’attendre à au moins deux années d’obstruction. Moscow Mitch a tellement de projets de lois empilées sur son bureau que même le concierge ne s’y retrouve plus.

  11. Danton53 dit :

    Éclairant, lucide comme toujours, cette déclaration de Barack Obama. Le racisme est tellement imbriqué dans les consciences sudistes (et d’une bonne partie de la population blanche vivant ailleurs sur le territoire) que cela influe automatiquement sur leurs choix politiques. Le GOP surfe allègrement sur ces peurs, sur cette haine de la différence. Ils en ont fait un programme sur mesure pour tous ceux qui considèrent que leur nombril blanc est sans l’ombre d’un doute, le centre du monde… Pour eux, en dehors de leur façon de voir le monde, l’altruisme est une menace…

    Biden et Harris devront se montrer déterminés devant les attaques républicaines parce que, vivant dans cet univers de sépulcres blanchis, personne ne leur fera de cadeaux.

    1. lechatderuelle dit :

      Danton53 je ne crois pas que les républicains surfent sur le racisme… Tout aux USA surfe sur ce phénomène jamais réglé….

      les républicains sont plus opportunismes pour exploiter un état d’être, positif ou négatif de leur population….

      et malheureusement plus la politique va à droite et plus le racisme se tient à ses côtés…..

  12. chrstianb dit :

    J’essaie d’imaginer si Obama n’avait pas été au pouvoir et que l’ACA n’avait pas été mis sur pied. Avec la pandémie actuelle, combien de personnes supplémentaires seraient décédées aux États-Unis?

    1. ProMap dit :

      Et dire qu’il villipendait Obama pour le 2 victimes de l’Ebola.

      1. MarcB dit :

        lol.
        Trump aurait fait beaucoup mieux qu’Obama! Il aurait ajouter quelques 0 au nombre des victimes de l’Ebola!

  13. Loufaf dit :

    M. Obama a senti tout le poids du racisme lorqu’ il a pris ses fontions à la MB et le gros fêlé , un raciste notoire, n’ a cessé de faire croire au peuple que la présidence de M.Obama était illégitime.
    Tant qu’ à Moscow Mitch, un autre raciste, mais également adepte du principe : du parti avant la patrie, nous verrons s’ il capable de concessions avec Joe Biden.

  14. jeanfrancoiscouture dit :

    «c’était ma compréhension que dans l’esprit de [Mitch] McConnell, les négociations avec le vice-président n’enflammaient pas la base républicaine de la même manière que toute apparence de coopération avec Obama (Noir, musulman socialiste) pouvait le faire.»

    On reconnait ici l’humanité d’un Barack Obama, sa confiance dans la possibilité pour deux êtres humains (Biden et le sinistre McConnell) de collaborer pour le bien de la nation. On reconnait aussi cette naïveté humaniste dont il a persisté à faire preuve tout au long de ses deux mandats.
    Malheureusement, nous avons aussi pu constater que quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse et quel que soit l’émissaire qu’on lui envoie, Mitch McConnell n’est qu’une version procédurière de l’innommable squatteur de la Maison Blanche. McConnell nous en a fourni la preuve dans la non-nomination du juge Garland à la CS, dans l’affaire de l’impeachment et pour finir avec l’effarant marathon de la toute dernière nomination à la CS. Et c’est sans compter toutes les petites «crosses» auxquelles il s’est livré dans les coulisses du sénat.

    Il n’y a que deux personnes qui sortent intactes de toute cette pagaille: Barack Obama et Joe R. Biden.

  15. treblig dit :

    On les reconnais. Ils traitent Obama de O’bummer, O’bongo, de Barry Soherto ( du nom de son beau-père par alliance) de Hussein en insistant lourdement sur ce middle name, et tout autres noms méprisants. Ils n’ont jamais accepté qu’un noir soit leur président. Ni une femme par ailleurs. La lie de la lie.

  16. L’analyse du président Obama est on ne peu plus juste.

    Plusieurs racistes se réveillaient la nuit pour détester le président et Bunker Boy leurs a fourni une occasion supplémentaire de le faire.

    Déjà, à l’époque, il avait commencé à flatter les bas instincts des éléments les plus laids, les plus sales, les plus dégoûtants de la société américaine, bref ce qui se fait de pire.

    Disons le franchement. La société américaine est gangrené par le racisme, le sexisme, la violence et beaucoup d’autres tares. C’est profondément ancré dans ses gênes. Tous les efforts de Biden et de Harris afin d’endiguer ce cancer ne changeront pas cette réalité.

    Le Canada et le Québec ne sont hélas pas à l’abri de ses dérives.

    La crise de santé publique que nous traversons présentement est justement une occasion rêvée pour un démagogue, genre « Bunker Boy 2.0 » d’attiser les frustrations grandissantes de la population face à une situation qu’elle ne contrôle pas.

    Il est alors tentant d’écouter le « chant des sirènes » qui propose des solutions simplistes et surtout qui identifie un ou des coupables (généralement un « étranger » )

    Le GOP finira par se remettre de sa défaite à la présidentielle et trouvera un autre porte-voix « un peu plus présentable » qui vendra la même boulechite aux Américains mais en y mettant le forme.

    Bienvenue dans la réalité.

  17. Benton Fraser dit :

    Obama mets les bonnes personnes aux bonnes places.

    On est loin de l’égo démesuré de Trump!!!

  18. ProMap dit :

    Le racisme est semblable au coronavirus. Il est latent dans la communauté. Donnez-lui un membre affaibli de cette communauté et il l’envahira, s’y renforcera et se propagera dans cette communauté jusqu’à l’arrivée d’un vaccin. Alors, il changera de forme, d’apparence, reprendra sa phase d’attente d’une faiblesse communautaire.

    Malheureusement, une histoire sans fin. L’espoir, étirer au possible ses périodes de latence.

    1. gl000001 dit :

      Je compare toujours ça à rouler à vélo du coté gauche de la rue. Les écoles montrent aux jeunes qu’il faut rouler à droite du même coté que les voitures. C’est plus sécuritaire. C’est prouvé. C’est dans le code de la route.
      A la maison, ils vont faire du vélo avec leurs parents et eux leur disent de rouler à gauche. « C’est plus sécuritaire. Les policiers se trompent, ton prod d’éduc aussi ».
      Ca fait que le jeune va toujours rouler du mauvais bord. Il va à son tour influencer ses enfants …

      1. ProMap dit :

        Vous soulignez un élément clé : l’éducation… à la.maison. Le vrai remède en somme.

      2. gl000001 dit :

        Quelqu’un me racontait qu’en France pour les cours de conduite automobile, ils invitaient les parents des jeunes élèves à suivre les cours avec les jeunes. Dans le but de les éduquer eux aussi. La plupart n’ayant jamais suivi de cours de conduite.
        Je ne sais pas c’était à quelle époque et si ça se fait encore mais c’est brillant.

      3. Madalton dit :

        selon vos post, vous êtes né au début des années 60 comme moi. À l’école, au début des années 70, on nous enseignait de rouler à gauche SEULEMENT sur les routes de campagne pour voir venir les véhicules venant vers nous et pouvoir se tasser sur le bas côté.

      4. gl000001 dit :

        Je suis né en 64 et le policier qui est venu nous expliquer comment se comporter à vélo nous a dit de toujours rouler à droite. Partout. Ca doit dépendre de votre coin de pays et de si le policier avait fait sa douzième année (joke des Cyniques).

  19. Analyse qui démontre que Bunker Boy ne fait plus sa « job » de président depuis sa défaite électorale.

    https://www.cnn.com/2020/11/12/politics/donald-trump-coronavirus-leadership/index.html

    1. ProMap dit :

      L’image qui me revient en vous lisant est celle de sa sortie de l’hélicoptère après le rally manqué de Tulsa.

      « Pu le goût de rien. Vous êtes méchants. Je joue.plus. »

  20. Yolande C. dit :

    WELCOME TO AMERICA

    Un bon papier qui nous vient de l’Alaska.

    https://tinyurl.com/yxgyy4t5

    1. Achalante dit :

      Intéressant, mais je ne suis pas d’accord avec sa conclusion. Comment trouver un point d’entente entre ceux qui refusent d’admettre que des gens puissent être différents et ceux qui célèbrent la différence, et pensent qu’elle peut être protégée? Qui, à votre avis, sera jeté au poubelles si une telle coalition pouvait se faire? Les personnes qui n’ont pas ou peu de représentation; les Noirs, les Hispaniques; les musulmans, les LGBTQIA+… Et les femmes. Sir vous croyez qu’un seul républicain est capable de faire campagne en s’aliénant les religieux, vous rêvez. Le droit à l’avortement est la principale raison pour laquelle le GOP a endossé ce type. Du moment qu’il nommait de « bons » juges, le reste ne comptait pas.

  21. Yolande C. dit :

    @jeanfrancoiscouture

    À mon avis, le sénat se devait de tenir des audiences de confirmation pour le juge Garland, quitte à rejeter sa nomination en bout de ligne.

    Je n’ai jamais compris pourquoi Mitch McConnell a décidé de ne pas tenir ces audiences.

    Joe Biden et Mitch McConnell devraient privément s’entendre comme larrons en foire, comme le firent François Mitterand et Charles Pasqua.

    Pour la galerie, ils étaleront leurs divergences.

    Je ne sais pas ce que Lying Ted et Little Marco pensent d’une possible candidature de Donald Trump en 2024.

    1. xnicden dit :

      Ma crainte est que M. Biden se dise que maintenant que McConnell est libéré de Trump, il redeviendra parlable…Ce serait oublier l’épisode du juge Garland que vous évoquez de même que son obstructionnisme pendant la seconde moitié du mandat de M. Obama.

    2. Achalante dit :

      Parce qu’il y avait un risque qu’ils soit confirmé. Voilà pourquoi il n’a pas voulu tenir d’audience. Et fait, il a empêché M. Obama de nommer de nombreux juges aux échelons inférieurs.

      https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_presidents_of_the_United_States_by_judicial_appointments

      Voyez comment ce type a presque autant de nominations en un seul mandat que M. Obama en deux; comparez avec GHW Bush (aussi un seul mandat), et Bill Clinton ou Ronald Regan (deux mandats chacun).

  22. Nicole Desrochers dit :

    Ce constat est d’une lucidité apeurante, ces racistes et autres êtres supérieurs sont une honte pour l’humanité. Toutes les autres caractéristiques sont bien plus importantes que la couleur, la race, la religion, etc., et DJT en est la preuve la plus éclatante…

    1. Achalante dit :

      Ce que je trouve le plus parlant? Ces gens qui craignaient que le monde les voient comme des racistes… Ont réagi en prouvant qu’ils sont racistes. Bravo, champions!

  23. Gilles Gougeon dit :

    Dans cette période baignée d’incertitude et parfois d’angoisse sur l’avenir des USA, on a évidemment le nez collé sur Trump et le populisme dont il est le symptôme plutôt que le responsable. Dans le fleuve des commentaires intéressants publiés sur ce site, je sens beaucoup d’anxiété, émaillés par beaucoup de dérision, d’insultes et un peu de délire « conspirationiste ». Plusieurs se demandent de quoi l’avenir immédiat sera fait.
    Je suggère alors de prendre un peu de recul. Remplaçons le mot « populisme » par celui de
    « macarthisme ».
    L’obsession du communisme de l’après-guerre était compréhensible. Dans ce contexte politique, le sénateur républicain Joseph McCarthy dénonçait la mainmise des communistes au sein des milieux les plus stratégiques du pouvoir. S’en est suivie, de 1950 à 1954, une « chasse aux sorcières » ignoble (qui a aussi englobé l’homosexualité).
    C’était le début de l’influence de la télévision aux USA. Le débat public a angoissé des millions de citoyens. Des voix puissantes se sont toutefois élevées. Albert Einstein a dénoncé le mouvement en soulignant qu’il menaçait même la démocratie. Arthur Miller y a ajouté sa voix par sa pièce « Les Sorcières de Salem » (1953). Pendant ce temps, plus de 25,000 employés fédéraux ont fait l’objet d’une enquête approfondie qui a mené à des milliers de démissions.
    Finalement, en juillet 1954, le sénateur (R) Flanders déposait une motion de censure contre McCarthy. En décembre suivant le Sénat adressait un blâme à McCarthy (67 voix contre 22). McCarthy fut marginalisé politiquement, a sombré dans l’alcoolisme et est mort en 1957. Tout cela en seulement quatre ans.

    Les médias sociaux se sont aujourd’hui ajoutés à la télévision pour arroser la planète d’informations et de « fake news ». On s’interroge à juste titre sur l’impact de Trump et de ses ouailles. Des voix fortes se dressent contre le populisme. Certains vont jusqu’à mettre en doute la solidité des structures légales et démocratiques des USA. La société américaine ne pourrait survivre à l’érosion de ses valeurs historiques. Une certaine hystérie enflamme les débats, comme si le « Trumpisme » allait détruire le pays. Pourtant, en Europe, ce populisme (Hongrie, Pologne) et l’islamisme radical font partie des embûches qui forcent les dirigeants politiques à garder la tête froide et à corriger et protéger les structures politiques et démocratiques de leurs pays et de l’Union européenne.

    Nos réseaux sociaux tolèrent heureusement l’humour, certaines injures et des sarcasmes. Mais, un peu plus de réflexion et de sagesse nourriraient mieux le débat actuel. Dans le ciel politique, Trump pourrait n’être qu’une étoile filante comme le fût McCarthy. Mais l’expérience du « maccarthisme » peut sans doute nous aider à mieux décoder le « trumpisme ».

    1. danielm dit :

      Je peux difficilement réduire l’impact du mandat présidentielle de Donald Trump à une série de déclarations fantaisistes, extrêmes et provocantes. Plusieurs de ses politiques de dé-constructions institutionnelles et réglementaires ont profondément miné le progrès socio-économique des États-Unis.
      Pire encore l’influence de Donald et son organisation reste marquante pour une catégorie de citoyens qui se sont marginalisé dans le déni de la nécessité d’un consensus social surtout sur certaines questions fondamentales.
      En conclusion, la présence historique de Donald Trump dans la politique américaine est tout sauf anodine.

    2. 430a dit :

      Merci M. Gougeon, votre commentaire sur l’histoire permet de relativiser le présent. Un baume sur nos esprits.

  24. renalavo dit :

    @ jeanfrancoiscouture 10:18.

    Vous traduisez exactement è 100% le fond de ma pensée. J’ajouterais que sil n’y avait pas eu de présidence Obama, il n’y aurait pas eu non plus de présidence Trump, aussi simple que ça.

  25. Tom de Boston dit :

    Au revoir la démocratie! Triste de le voir succomber à la pourriture qui continue de ronger une nation autrefois grande.

  26. monsieur8 dit :

    Obama nous dit que plus de 40% de ses concitoyens sont des racistes anxieux et insécures.

    Merci, on avait déjà noté.

    Chez nous, quel pourcentage?

    1. jcvirgil dit :

      @monsieur 8

      Pas mal moins si on se fie aux sondages… Même si certains voudraient qu’on partage le fardeau historique de la société américaine. La richesse relative du Québec n’a pas été bâtie sur l’importation à grande échelle d’esclaves africains arrachés à leur terre pour servir de bêtes de sommes à de grands planteurs comme ça été le cas dans le sud des États-Unis.

  27. renalavo dit :

    @ monsieur8.

    Probablement le même pourcentage, mais en mois exubérant, en moins décomplexé.

  28. Tom de Boston dit :

    Je sais que j’ai déjà publié ces mots sur ce forum au cours des dernières années, mais je pense que ces mots de Marcus Tellius Cicero d’il y a plus de deux mille ans méritent d’être répétés dans les circonstances:

    « Une nation peut survivre à ses imbéciles, et même aux ambitieux. Mais elle ne peut pas survivre à la trahison de l’intérieur. Car le traître n’apparaît pas comme un traître — Il parle avec les accents familiers à ses victimes, et il parle de la bassesse qui est profonde dans le cœur de tous les hommes. Il pourrit l’âme d’une nation – il travaille secrètement et inconnu dans la nuit pour saper les piliers d’une ville – il infecte le corps politique pour qu’il ne puisse plus résister. Un meurtrier est moins à craindre. »

    1. igreck dit :

      Des mots d’une force inouïe qui devraient ouvrir les yeux des esprits perdus dans le marais intellectuel de la Bêt(is)e !

  29. Pierre S. dit :

    —————————-

    Tom de Boston.

    Voila exactement la situation.
    Un sabotage de l’intérieur aux vues et aux sues de tous.

    1. Tom de Boston dit :

      Je suis témoin de la pourriture de mon pays chaque jour. Chaque jour, il se propage plus loin … triste de voir une nation autrefois grande être réduite à la misère morale!

  30. MarcoUBCQ dit :

    À écouter sur le fil twitter de Richard: Jon Voight qui cite Muhhamed Ali et lui fait dire le contraire. Sont fous ces républicains.

  31. jcvirgil dit :

    Évidemment le côté raciste d’une partie de la population américaine explique l’arrivée d’un hurluberlu comme Trump à la tête du pays mais ça n’explique pas tout.

    Si le gouvernement Obama avait pu ou voulu mettre en place des mesures qui auraient véritablement amélioré les conditions de vie de l’ensemble des Américains , comblé un tant soit peu l’écart de richesses de cette société fondamentalement inégalitaire et empêché que presque toute la richesse produite par l’économie du pays soit captés par une minorité , Trump n’aurait jamais été élu .

    Bref si les démocrates en étaient revenus à leur rôle traditionnel de défenseur de la classe moyenne et des gens ordinaires au lieu de se transformer en parti de droite à peine moins dur que les républicains , Trump n’aurait jamais pu se prendre la position absurde dans son cas de défenseur des ouvriers contre l’élite de Washington.

    1. Samati dit :

      Vous oubliez que les deux chambres du congrès étaient contrôlées par les républicains pendant 6 des 8 ans du règne d’Obama. Il n’avait qu’un pouvoir mitigé sur le budget (véto) et a mis ses efforts dans la mise sur pied du Obamacare (toujours contesté devant les tribunaux).

      1. jcvirgil dit :

        J’ai rien oublié c’est ce à quoi je faisais référence en écrivant * si le gouvernement Obama avait PU ou voulu…*
        Quand à l’Obamacare,Il aurait pu au début de son mandat alors qu’il était majoritaire dans les deux chambres forcer un régime d’assurance publique et il aurait eu l’appui de la majorité des Américains.

        Admettez que les démocrates ont délaissé la défense des intérêts des gens ordinaires du pays.

        D’ailleurs ça devait culminer avec les propos inacceptables d’Hillary Clinton sur les * déplorables * , des propos qui ont eu une incidence certaine sur leur défaite dans les états pivots traditionnellement démocrates..

  32. Apocalypse dit :

    Twitter – Richard Hétu

    Richard Hétu
    @richardhetu
    L’ancien directeur de campagne de Trump en 2016 teste positif à la COVID-19. Il aurait contracté la maladie à Philadelphie, où il se trouvait pour crier à la fraude au nom de POTUS.

    Poetic Justice! 👏👏

  33. Samati dit :

    In memoriam

  34. 430a dit :

    essai

  35. Guy LB dit :

    HS, mais en plein dans le mille
    (La contradiction n’est qu’apparente, vous comprendrez après avoir lu),
    il faut lire la dépêche satirique d’Isabelle Hachey dans La Presse d’aujourd’hui [https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2020-11-12/la-depeche-satirique-du-jour.php]. Personne n’a mieux rendu l’insolite de la crise étrange dans laquelle se trouvent plongé les États-unis.

  36. treblig dit :

    HS ( mais hilarant)

    Trump est sur le sentier de la guerre avec FoxNews. Il souhaite même créer un réseau concurrent représentant la droite pure.

    Tel un docteur Frankestein des temps moderne, la créature ( Trump) échappe à son créateur.

    1. gl000001 dit :

      « Droite pure »
      Lui, il est de la Droite Sale. Très sale !!!

  37. Nefer111 dit :

    Il a TELLEMENT raison !!!!
    Même les sales flics racistes et dégénérés, c’était mis a assassinés
    – plus qu’à l’habitude – les citoyens Afro-américains, en défoulement du fait qu’ils ne pouvaient pas atteindre l’homme noir qu’ils désiraient vraiment abattre et qui était devenu
    – par dessus le marché – leur commandant en chef …

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