
« Le Conseil d’administration du Kennedy Center a accepté aujourd’hui, presque à l’unanimité, de fermer le Bâtiment pour des raisons de Sécurité, et afin qu’il puisse entamer le processus de Reconstruction », a annoncé ce mardi sur Truth Social Donald Trump, qui a nommé les membres dudit conseil. Mais il y a un hic : aux dires du président, le processus de reconstruction « ne pourra pas commencer avant que la Cour d’appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia ne se soit prononcée sur le nom approuvé par le Conseil ». Ce nom, évidemment, est le sien, qu’il veut encore inscrire sur la façade de l’édifice.
Trump et le conseil d’administration se sont exprimés après qu’un juge fédéral de Washington a interdit au Kennedy Center d’ajouter à nouveau le nom de Trump sur ce lieu dédié aux arts de la scène et à la mémoire de Kennedy. Dans son message sur Truth Social, le président a ajouté que la rénovation du centre n’aura pas lieu « [s]i la décision [de la Cour d’appel] s’avère négative, ce qu’elle ne devrait pas être, et si elle n’est pas annulée par la Cour suprême des États-Unis ».
Bref, Trump a pris le Kennedy Center en otage et ne le libérera pas tant que son nom ne retournera pas sur l’immeuble. Dans ce bras de fer, la question des rénovations n’est qu’un prétexte pour justifier la fermeture « immédiate » du centre. Dans un autre message publié ce mardi sur Truth Social, le président a fait grand cas du fait qu’une partie du plâtre du plafond du Grand Foyer s’est détachée lors d’une violente tempête au début du mois. Mais il faut toujours se méfier de ce qu’il raconte.
« Des détracteurs accusent les dirigeants du centre d’exagérer les problèmes structurels du bâtiment afin de justifier une fermeture qui, selon eux, pourrait dissimuler une mauvaise gestion financière sous la direction de Trump », estime le Washington Post.
Trump, mêlée à une mauvaise gestion financière ? Ça serait surprenant…
(Photo Getty Images)
Il faut être un Ostie de BÉBÉ pareil. C’est pathétique, est-ce qu’il y a des adultes autour de lui. Oups je viens de vérifier; mon erreur.
Superbe !! 👍
Plus je regarde Trump, plus je pense à cette célèbre réplique écrite par Michel Audiard pour le film Les Tontons flingueurs : « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. »
Audiars était fantastiquue et avec Gabin il avait parfait véhicule,je paraphrase ‘quand ils pourront mettre les cons en orbite toi tu as pas fini de tourner’
Je pense que psychologiquement, il s’agit d’un viol.
C’est un comportement digne d’un conjoint abusif. Si je ne peux pas t’avoir, personne le peut.
Il n’a pas compris que 5 minute après son départ du poste qu’il fait semblant d’occuper, son nom sera rayé de tous les endroits où il l’aura imposé….
La surprise serait une bonne gestion 🤔
Effectivement ! 😉
Un vrai mécène lève des fonds comme priorité, un narcissique ne veut pas lever les fonds si on ne le met en avant en premier. Pas de nom pas de fonds
Minable comme attitude, mais encore plus provenant de la personne qui ,présentement, occupe la fonction de potus
Le gros criminel trouve toujours un moyen de contourner les décisions des juges qui ne lui sont pas favorables. C’ est tellement évident que je ne peux pas croire que des gens approuvent ses méthodes pour arriver à ses fins.
À part les deux plus corrompus de ses juges Thomas et Alito, les autres l’appuyeraient pour ce défi à la justice?
À suivre…
Je croyais qu’il fallait être décédé pour avoir son nom sur un édifice ou un porte-avions…je crois q’on devrait lui permettre de mettre son nom partout…
Il y aura une autre manifestation ce vendredi autour du Kennedy Center.
On dit que ce sera un grand rassemblement.
Gros problème du plâtre a tombé du plafond.
Ils ont reçu 257 millions du Congrès ce n’est pas assez pour réparer du plâtre.
J’ai aussi lu qu’en 1977 du plâtre est tombé du plafond et cela n’a pas fait fermé ce Centre.
Il a changé le Conseil d’administration, ces nominations sont en dette avec lui.
Il va apporter zéro soutien financier si son nom n’est pas apposé sur le Centre.
Son chantage est indigne d’un président mais digne de ses techniques mafieuses.
Ça commence à être répétitif ses techniques mafieuses.
Il n’a aucune honte à faire ce chantage sur la place publique.
Je veux et j’exige, j’exige et je veux.
Qu’il crève au plus vite, son nom passera à l’histoire. On lui nommera des toilettes publiques comme au BC ou des stations d’épuration.
Il veut absolument son nom sur une plaque pas vrai ? Alors on pourrait inscrire son nom et demander au dems de lui faire graver une obituary avec toute la merde qu’il a causé genre’ here lies the first convicted felon elected as a President etc etc ou quelque chose du genre,il l’aura a l’avance , cette affaire est dans sa tete depuis des années et il n’en démord pas, il est a espérer que l’Egypte ne tombe pas en guerre contre les USA je m’inquieterais pour les noms actuels des 3 pyramides
Pourtant ils avaient du budget pour son nom sur l’édifice…
Euh, DT a pas rien de plus important à s’occuper que du Kennedy Center, à titre de président des USA? Est-ce que Mark Carney est occupé à choisir la tapisserie du Musée des beaux arts du Canada et personne ne nous a mis au courant???? Et il y a encore des électeurs qui vont croire que DT est l’Homme de la situation pour diriger ce pays? Unbelievable!
C’est fou comment il détruit tout sur son passage. Il est pire qu’un ouragan, il dure plus longtemps. Que ce passe-t-il au-dessus de son cou? Il mène une multitude de combats qui n’ont que pour but d’avoir le dernier mot. Il est en train de transformer Washington et pas nécessairement avec goût. Y a-t-il un médecin dans la salle?
Rien de surprenant venant du Toddler-in-chief, Liar-in-chief ou Troudecul-in-chief.
Il veut graver son nom? Parfait, une pierre tombale pourrait-elle faire le travail?
Il veut tout détruire si son nom n’est pas en façade. Le laissez faire et ce sera le Mont Rushmore par la suite
« …dissimuler une mauvaise gestion financière sous la direction de Trump »
Le sénateur Whitehouse a réclamé les livres comptables du Centre et sans surprise il ne les reçoit pas.
On peut lire sans surprise ou presque.
« Le sénateur démocrate Sheldon Whitehouse mène une enquête approfondie et critique la gestion du John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington, dont le conseil d’administration a été nommé par Donald Trump »
Encore un lanceur d’alerte :
« Le sénateur Whitehouse a rendu publiques des allégations de lanceurs d’alerte (transmises notamment par le Government Accountability Project) pointant des travaux de construction bâclés et du gaspillage de fonds fédéraux. »
« Contrats controversés : Un contrat de 8 millions de dollars pour le plancher de la salle de concert aurait été attribué sans appel d’offres à une entreprise sans expérience pertinente »
« Caprices esthétiques : Un sol de salle de bains flambant neuf aurait été détruit et refait uniquement parce que le président Trump n’aimait pas la couleur. »
« Vote de fermeture : Le conseil d’administration nommé par Trump a voté la fermeture du bâtiment principal pour une durée de deux ans pour de prétendues rénovations d’urgence, ce que Whitehouse dénonce comme une manœuvre pour masquer les échecs de gestion et bloquer l’accès aux documents. »
LE TERRITOIRE DE DONALD
Il y a quelque chose qui me revient en tête en lisant cette histoire du Kennedy Center. Imaginez un chien qui arrive dans un nouveau quartier. Il renifle un arbre, lève la patte et pisse. Un lampadaire? Il pisse. Une borne-fontaine? Encore une petite giclée. Un poteau déjà marqué par dix autres chiens? Il lève quand même la patte. Et s’il revient le lendemain, il recommence. Ce n’est pas vraiment une question de nécessité. C’est une obsession : laisser sa trace, rappeler aux autres que ce territoire lui appartient.
Donald me fait penser à ce chien. Il entre quelque part et, avant même de se demander à quoi sert l’endroit, il cherche où apposer son nom. Un immeuble, une institution, un conseil d’administration, un monument, un lieu chargé d’histoire : il faut que Donald y laisse sa marque. Et si quelqu’un lui dit que l’endroit ne lui appartient pas, il ne comprend pas. Il s’indigne, menace, congédie ceux qui ne pensent pas comme lui et revient à la charge. Parce que pour Donald, exister semble signifier être visible partout.
Le plus fascinant, c’est qu’un chien marque son territoire parce qu’il sait qu’un autre chien pourrait y passer après lui. Donald, lui, semble vouloir marquer l’histoire comme s’il craignait désespérément qu’on puisse l’effacer. Voilà peut-être la différence essentielle : le chien marque un poteau quelques secondes et passe à autre chose. Donald, lui, peut prendre en otage une institution culturelle entière simplement parce qu’un juge refuse de lui laisser graver son nom sur un édifice qui portait celui de Kennedy.
Et c’est là que la comparaison devient presque cruelle. Le chien lève la patte pour dire : « Je suis passé ici. » Donald, lui, veut renommer les lieux pour dire : « Je veux que vous vous souveniez que je suis passé ici. » Mais l’histoire a une drôle de façon de traiter ceux qui confondent la grandeur avec leur propre nom. Un jour, les chiens auront depuis longtemps cessé de lever la patte sur les poteaux de Washington. Et peut-être que, sur les murs du Kennedy Center, il ne restera de Donald qu’une vieille tache que l’Histoire aura enfin pris le temps de nettoyer.