Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

On croirait quasiment lire le mémoire d’un professeur de communication adressé à la commission parlementaire sur l’avenir des médias au Québec, dont les travaux font la manchette ces jours-ci. Il s’agit en fait d’une tribune signée par l’un des candidats démocrates à la présidence, Bernie Sanders, sur l’avenir des médias aux États-Unis. Son diagnostic d’un des problèmes majeurs auquel font face les médias américains sera familier aux Québécois :

«Le vrai journalisme nécessite des ressources importantes. L’une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas assez de vrai journalisme en Amérique aujourd’hui tient au fait que plusieurs médias sont éviscérés par les mêmes forces cupides qui pillent notre économie.

«Par exemple, deux entreprises de Silicon Valley – Facebook et Google – contrôlent 60% de l’ensemble du marché publicitaire numérique. Ils ont mis à profit leur position monopolistique pour siphonner les revenus publicitaires des entreprises d’information. Une étude récente réalisée par la News Media Alliance (…) révèle qu’en 2018, au moment où les revenus des journaux déclinaient, Google a empoché 4,7 milliards de dollars grâce à des reportages journalistiques pour lesquels Google n’avait rien payé.»

Les solutions de Sanders à ce problème qui a contribué à la disparition de journaux locaux dans plus de 1 400 communautés américaines au cours des 15 dernières? Elles passent notamment par le renversement des politiques favorisant les fusions des grands médias et le renforcement des lois antitrust contre les géants de la technologie comme Facebook et Google.

Tout socialiste soit-il, le sénateur indépendant du Vermont ne propose pas que l’État fédéral injecte directement de l’argent pour garantir la survie d’une «presse vraiment indépendante et diversifiée».

(Photo Getty Images)

36 réflexions sur “Bernie Sanders et l’avenir des médias

  1. Dekessey dit :

    Lui au moins il voit clair.
    Lâche pas Bernie.

  2. Apocalypse dit :

    Bernie Sanders, ‘Two Thumbs Up’ pour le diagnostic du problème. Pour ce qui est de sa solution, pas certain que ça changerait quelque chose aux problèmes auxquels font face les médias traditionnels, du moins, pas rapidement et le temps presse.

    Pour ceux qui l’ont peut-être manqué, je vous passe cette excellente chronique d’Isabelle Hachey paru dans la Presse:

    https://www.lapresse.ca/actualites/201908/25/01-5238696-pourquoi-pas-la-presse-ecrite-.php

    A court terme, que le gouvernement investisse pour sauver les médias, peut-être bien inévitable. Au vu de l’orgie des dépenses que font nos gouvernements, pas certain que ça m’empêcherais de dormir étant donné l’importance d’avoir une information de qualité et la survie de notre démocratie.

  3. Apocalypse dit :

    ‘… Google a empoché 4,7 milliards de dollars grâce à des reportages journalistiques pour lesquels Google n’avait rien payé.»’

    Consternant et indécent!

    Dire que Donald Trump voudrait punir la France qui veut imposer une taxe sur ces géants; cet homme a toujours le mot pour rire.

    Google et ces géants sont devenus un problème et il faudra s’y attaquer un jour ou l’autre. Au Canada, imposer une taxe est impossible vu notre proximité avec les Etats-Unis et … leur président actuel, mais en Europe, on a sans doute plus de marge de manoeuvre, alors: ‘go for it’.

  4. NStrider dit :

    Les gouvernements doivent faire des Taylor Swift deux même et exiger que les GAFAM de ce monde versent des redevances aux créateurs d’informations. Sinon le bandeau du WAPO prendra une teinte très réelle: “ Democracy dies in darkness”

    1. gl000001 dit :

      C’est la grande contradiction. Les GAFAM sont là pour informer et connecter les gens. Et ça fait le contraire pour certains aspects. Le superficiel et le faux passe bien. La réalité passe mal et la rémunération ne va pas à la bonne place.
      Le Dr Juckerstein a perdu le contrôle de son monstre !! 🧟🧟🧟

      1. Haïku dit :

        gl000001
        Bien dit !👌

      2. NStrider dit :

        J’apporterais une nuance à votre propos. On nous a vendu l’idée que le web était là pour nous informer et nous connecter pas les GAFAM qui ne sont là que pour “ faire une piastre”.
        Et là où je suis entièrement d’accord avec vous, c’est qu’effectivement le faux et le superficiel passent beaucoup mieux. Pourquoi? Jean-Jacques Rousseau et sa philosophie de l’homme est fondamentalement bon se serait-il complètement planté et ce serait Hobbes avec sa prémisse de “l’homme est un loup pour l’homme” qui aurait raison? J’espère que non et qu’il y d’autres raisons parce que ce serait particulièrement déprimant si c’était le cas.

    2. NStrider dit :

      On dirait bien que notre gouvernements québécois va faire comme d’habitude et en laisser d’autres décider ce qui est bon pour nous. Je ne peux pas croire qu’ils n’ont aucune idée de la direction que va prendre l’OCDE et qu’ils ne peuvent pas prendre des mesures transitoires qui feraient état de leur volonté de rétablir un équilibre dans la fiscalité de ces entités qui se croient tout permis avec nos données personnelles, ce qu’ils veulent qu’on voit avec leurs algorithmes et avé la fiscalité des états nations. Bon, c’est dit. Je viens de m’épargner un tour chez le psy.😤

      1. NStrider dit :

        Oups, javais oublié ça: https://lp.ca/96nTAB

  5. jeani dit :

    Hein? Il veut taxer les plus pauvres, dont Google et Facebook?

    Le simili-très-petit-président va nous sortir un autre brûlot de son acabit: « Je suis le seul à pouvoir ordonner de telles initiatives »

  6. Chrystal dit :

    A titre d’exemple, quand on constate la désinformation véhiculée par les médias français sur le Brésil, les caricatures systématiquement partiales et négatives des actions menées par le gouvernement (pas parfait bien sûr mais respectant les règles démocratiques) de ce pays depuis 2019, nous ne devrons pas être surpris par la mort programmée de la presse traditionnelle, qui d’ailleurs ne survit pour sa grande majorité que par les financements d’état (contraire à ce que préconise le socialiste Bernie SANDERS) et la main mise de quelques propriétaires milliardaires sur l’information. (lire « CREPUSCULE » de Juan BRANCO). Un seul média a-t-il à un moment présenté le programme complet du nouveau Président brésilien ? qui le connait de se fait ? Et pourtant cela éviterait beaucoup des critiques infondées de gens non informés ! Le constat de la descente aux enfers de la presse traditionnelle au Brésil aura été l’élection de BOLSONARO, menant sa campagne exclusivement via le web, et massacré pendant toute la période électorale par l’ensemble des médias … et cela continue … Une grande partie de la population a pourtant pris conscience de cette partialité. (lire http//m.Huffingpost.fr/amp/entry/forêt amazonienne-poumon-planete_fr duProfesseur Alain PAVE ex directeur CNRS programme Amazonie art du 23/08/19/16H29) autre exemple très intéressant pour ne pas se laisser abuser les médias, sans contester bien évidemment le drame que représentent tous ces incendies sur la planète (Amsud, Afrique, Russie, Europe, etc). Cordialement

    1. Henriette Latour dit :

      Chrystal

      Tellement extraordinaire le président du Brésil qu’il refuse l’aide du G7 pour combattre les incendies à moins que Macron lui fasse des excuses. Ce dernier a été très poli dans sa déclaration à la suite des insultes faites à sa femme par un moron de service.

      1. Richard Desrochers dit :

        L’ego de ce président est plus grand que la forêt équatorial. C’est son ego qui devrait s’envoler en fumée.

      2. Chrystal dit :

        Madame avec mon plus grand respect je constate une fois de plus les méfaits du manque d’information ou de la désinformation véhiculée par les média traditionnels. Reprenez le comportement du Président MACRON et de notre gouvernement depuis l’élection de BOLSONARO, laissant se propager les insultes les plus graves, allez écouter les électeurs brésiliens (ce que j’ai la chance de pouvoir faire, j’y passe une partie de ma vie) de la rue qui furent outrés et blessés par les commentaires du Président français, indirectement, à leur encontre. Reprenez l’insulte du président français traitant BOLSONARO de menteur devant le monde entier, étudiez l’histoire de l’Amazonie pillée, et dont les richesses sont détournées aux profits de puissances étrangères, demandez-vous pourquoi les ONG sont aux lieux stratégiques de l’Amazonie, écoutez une partie des populations indiennes qui voudraient aussi, comme vous et moi, avoir accès aux soins, à l’éducations et un avenir pour leurs enfants et vous comprendrez pourquoi aujourd’hui la situation est dégradée et incomprise par les populations occidentales non informées. Cela ne m’empêche pas bien évidemment de déplorer les incendies dans le monde et les dégradations monstrueuses que l’occident a créé et continue de créer à travers le monde … tout en donnant des leçons de morales ! Quant aux lamentables 20 M€, quel effort à 7 ! Je rappelle que le BRESIL produit un PIB comparable à celui de la FRANCE et que acceptation cette aide sera uniquement politique … et je vous invite dans les années qui viennent à constater que ce pays passera alertement devant notre économie. Allez faire votre expérience au BRESIL, voyez dans quel état était le pays et vous comprendrez pourquoi le patriote BOLSONARO a été élu et que respectant la démocratie dans sa dimension la plus entière, les insultes qui le caractérise sont démesurées. Cordialement

      3. kelvinator dit :

        @Chrystal
        WOW
        Vous défendez bec et ongle Bolsonaro, sans jamais parlé du fait qu’il a insulté Macron et sa femme…

        Si 20M est si peu, pourquoi Bolsonaro l’a rejeté pour ensuite l’Accepter??

      4. Chrystal dit :

        Chère Madame, sans vous offenser, je pense que vous n’avez pas pris connaissance de mon message qui vous rappelait que les insultes de la France au Brésil et son Président ont commencées le 1/01/2019. En premier lieu, par le non déplacement de notre Président à Brasilia. A cette occasion, vous avez peut-être raté le merveilleux discours des signes que Madame BOLSONARO a adressé à la population mal entendante et cela avait une portée bien plus grande que tous types de toilettes ou de représentations médiatiques chères à nous européens. Il serait par ailleurs surprenant que cette femme remarquable ait choisi un homme sans valeur humaine. Les insultes et vexations furent bien plus graves et sans commune mesure avec les maladresses, que je ne cautionne pas, envers Madame MACRON. Mais si vous souhaitez ne pas connaître les informations en direct du Brésil et non véhiculées par nos médias, je cesserai donc mes commentaires. Dernière petite remarque, je pense que de nombreux industriels français doivent commencer à se poser quelques questions … N’en doutez pas, les allemands (avez-vous pris connaissance du message de Madame MERKEL adressé à Mosieur BOLSONARO ? très explicite non ?) et israélien et autres pays asiatiques doivent se réjouir de ce qui se passe entre la France et le Brésil … Se fâcher avec ce pays aux ressources incommensurables et à l’influence incontournable, je pense que c’est une énorme erreur. Mais le français ne changera pas et continuera à vouloir donner des leçons de morale au monde entier (historiquement, c’est fort !) mais cela ne flatte que l’égo de ceux qui les dispensent. Vu de l’étranger je vous assure cela parait bien ridicule. Je stoppe donc là mes commentaires qui, venus de l’étranger, je pense ne vous intéresseront jamais. Cordialement

      5. kelvinator dit :

        « je constate une fois de plus les méfaits du manque d’information ou de la désinformation véhiculée par les média traditionnels. »

        Donc vous pensez que les médias mentent, vous vénérez Bolsonaro, et pensez qu’il ne peut être mauvais puisque sa femme semble être une bonne personne… Melania Trump n’est pas une mauvaise personne à mon avis, cela ne fait pas de Trump une bonne personne, bien au contraire…

        Je vous rappel que Bolsonaro a accusé les ONG environementalistes d’avoir commencé les incendies, prouvant par là même qu’il est l’égale de Trump en mensonge, lâcheté et conspiration. Je plaind grandement le Brésil de l’avoir élu.

      6. Chrystal dit :

        Bonne journée Madame. Cordialement

    2. kintouai dit :

      Quand le grand écrivain brésilien Paolo Coelho se sent obligé de s’excuser pour les propos tenus par la bande de crapules qui entoure la fripouille-en-chef Bolsonaro et qu’il écrit « C’est un moment de ténèbres au Brésil, ça va passer comme la nuit passe…»…

      Quand on sait que la majorité des salopards de députés de la droite brésilienne ne restent députés que pour conserver leur immunité, car ils nagent dans une mer de corruption…

      Quand on sait que, dès son arrivée au pouvoir, la fripouille Bolsonaro s’est empressé de dissoudre les seuls organismes gouvernementaux chargés du respect de l’environnement, afin de pouvoir, lui et les saligauds de capitalistes qui tirent les ficelles, s’en mettre encore plus dans les poches…

      Quand on sait que votre canaille de Bolsonaro rêve de rétablir une dictature de droite au Brésil…

      …N’essayez pas de nous entourlouper avec votre argumentation à la mords-moi-le-noeud, qui pue à plein nez la transpiration d’un ancien bourreau à chemise brune, du temps où l’armée brésilienne torturait à qui mieux mieux.

      D’ailleurs votre lien n’a absolument rien à voir avec le sujet. Cet article ne fait que répondre à la question :« L’Amazonie est-elle le poumon de la planète ?» Bien sûr que la réponse est non. De plus, citer le fils de Sarkozy-le-Corrompu dans ce texte est loin d’être une référence valable.

      Je vous soupçonne d’être un disciple (voire un avatar) de notre célèbre Bizoune Slaque…

  7. Superlulu dit :

    Et Trump de répondre: Je vous l’avait dit qu’il n’y avait pas de vrai journalisme en Amérique.
    All fake news.
    Et à son habitude, comme si on ne comprenait pas la 1ere fois.  »Fake News »

  8. Rustik dit :

    On sait comment compter le « nombre de clics ». N’y aura-t-il pas moyen d’instaurer un système de redevances publicitaires (pas juste redevances de droits d’auteur) pour les géants du web?

  9. Benton Fraser dit :

    Pourquoi changer un système qui avantage la droit et les populistes ?

    Le premier réflexe des gens n’est pas porté sur la rigueur mais sur la peur!

    (D’autant plus que l’ignorance nourit les peurs!)

  10. gl000001 dit :

    HS mais pas trop : L’avenir, c’est d’intimider les gens des médias. Et c’est la Maison Swampeuse qui le fait.
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201908/26/01-5238824-le-new-york-times-dit-etre-victime-dune-campagne-dintimidation.php

    1. Benton Fraser dit :

      Les chemises brunes du Net trouveraient beaucoup plus d’infos embarrassants s’ils colligeraient leurs propres comptes!

  11. Layla dit :

    HS
    Mais c’est impayable cette courte vidéo, il a tellement l’air idiot que je me dis c’est un montage😉

    https://www.nouvelobs.com/monde/20190827.OBS17595/cette-phrase-de-donald-trump-a-bien-fait-rire-angela-merkel.html

    1. Richard Desrochers dit :

      Ça lui fait une belle jambe d’avoir du sang allemand.
      Toutes les fois qu’il veut « honorer » un pays (ou du moins tenter de ne pas l’insulter), il y a va de remarques tellement pertinentes :
      • Les Iraniens sont un peuple fantastique. Je connais des gens qui y construisent des bâtiments. Il y a plein d’Iraniens à New-York, je les connais bien. (J’ai sûrement refusé de leur louer des logements)
      • J’adore l’Angleterre. J’y ai des hôtels et des résidences.

      Tous les pays où on peut faire du cash sont magnifiques,

      1. Layla dit :

        👏😂

      2. Dekessey dit :

        Dans la même veine:

        J’aime bien les États-Unis, j’ai déjà mangé des hamburgers.
        Tu viens du Québec! Sans blague! J’ai un cousin qui habite Toronto.

      3. Haïku dit :

        Dekessey
        😉 !

    2. RICK42 dit :

      On pourrait se demander si madame Merkel n’aurait pas pris un petit verre de vino de trop… elle est vraiment relax, cette chère Angela…

  12. jcvirgil dit :

    Le diagnostic de Sanders sur le rôle des GAFA dans la crise des médias est à peu près unanime. Pourquoi donc les gouvernements à part la France qui a montrée la voie à suivre il y a quelques semaines , ne trouvent-ils pas le moyen d’imposer ces géants?

    Ils pourraient prendre une partie de cet argent pour aider les médias en péril, même si plusieurs sont septiques, en vertu du fameux dicton *on ne mord pas la main qui nous nourrit*, quand à ce qui adviendrait de la liberté de presse advenant une telle éventualité.

    1. jcvirgil dit :

      Oups il manque un *c* à sceptiques… écrit comme ça , ça fait fosse septique , quoique en suivant les aléas de la politique américaine et les frasques présidentielles, on a souvent l’impression d’être en plein dedans 🙂

  13. Danielle Vallée dit :

    J’ai cru comprendre que le problème vient d’une pratique que nous mêmes utilisons souvent.
    Google n’a pas besoin de payer des journalistes pour rechercher et écrire des articles. Ils affichent des titres et nous sommes redirigés vers un article qui provient d’un journal, d’un tweet ou d’une thèse universitaire.
    Il faudrait vraiment que les journaux soient payés au clic.
    Mais qu’est-ce qui arrive avec les tweets ? Leur but n’est-il pas d’être propagés.

    Il faudrait peut-être créer un fonds journalistique auquel tous ces médias sociaux devraient contribuer, sinon ils sont bloqués. Ou créer une déduction fiscale pour les dons qui seraient faits à un ONG journalistique.

  14. Alexander dit :

    Si la Standard Oil a été démembrée au siècle dernier avec des lois anti monopoles, aujourd’hui, à l’ère du numérique, ce sont les Google et Facebook de ce monde qu’il faut encadrer.

    Pour qu’ils payent leurs impôts par territoire, pour qu’ils aient de meilleures règles éthiques sur leur diffusion, pour qu’ils soient redevables du partage des recettes publicitaires.

    C’est bien beau la libre entreprise, mais si ça pose préjudice à la société, la société doit réagir et encadrer les abus.

    Et les fake news, pas d’encadrement, ça donne ce que ça donne: de la propagande et de la manipulation. Rien à voir avec un journalisme éthique. Et c’est dangereux si on laisse tout aller.

  15. Haïku dit :

    « The medium is the message. »(Marshall McLuhan).

    Traduction boiteuse: »Le voyant est le message. »

  16. Lecteur-curieux dit :

    https://www.journaldemontreal.com/2019/08/28/pkp-contre-laide-gouvernementale-aux-medias

    Pour PKP il diverge des autres médias québécois mais ne parle pas de la valeur du contenu, il reste que la convergence est leur façon de réussir même si je n’ai jamais été un fan du Journal. Je vais pareil sur leur site.

    Alors qu’avant juste dans les lieux publics la copie du commerce pour le bénéfice des clients. Mais payer pour ce Journal? Une fois ou deux dans toute ma vie par moi-même.

    La Presse a raison de dire que l’information est un bien public et on le voyait dans nos cours d’économie où le journal étudiant était utilisé comme exemple et pouvant servir la cause étudiante, un autre bien public et il faut que les Free riders payent leur part pareil pour le syndicat, l’association étudiante ou l’artère commerciale.

    Cependant ce n’est pas qu’un bien public, il y a du bien semi-public et même privé.

    Ce qui attirait alors vraiment le lectorat à venir. La chroniqueuse télé apportait bien plus de lecteur qu’un austère éditorialiste à cette époque. Mais l’éditorialiste avait une opinion dans le sens des intérêts politiques de Paul Desmarais. On les lisait pareil en dernier ou en diagonal si on avait le temps. C’est Foglia, les sports et les comics qui font vivre ton journal. Les autres peuvent être rentables en économie et en arts et spectacles ou mode mais une faible rentabilité. Ceux dans l’information dans les actualités et la politique étaient dès subventionnés mais qu’on veut avoir ou qu’on doit donner mais qui commercialement n’ont pas de valeur ajoutée. Sauf exceptions, les gens peuvent vouloir payer si on leur enlève.

    Pour attirer les annonceurs il faut un contenu intéressant pour l’auditoire. C’est comme en musique il faut leur donner du bonbon, des tounes catchy et simples mais qui financent les vrais génies avec qui il faut ou faudrait avoir de la patience et pareil au cinéma. Cette façon de faire c’était autrefois, un commercial qui était un fou des arts.

    Le matraque se faisait graduellement pour les génies découverts à l’intuition et au flair. Et un moment donné cela lève comme jamais et entretemps on donne toujours du nanane pour garder l’auditoire. Si l’auditoire est vraiment là, les annonceurs sont intéressés à venir.

    Un vrai auditoire. Fidèle ou encore qui lisait et relisait le journal alors les annonces aussi étaient regardées bien que pas toutes mais ils finissaient par avoir des clients.

    Les hebdos régionaux qui survivent c’est là pub locale d’agents immobiliers et d’offres d’emplois et autres services bien mieux ciblés que sur Facebook où ils peuvent nous montrer des entreprises de la Rive-Nord ou des publicités pour un nouveau pain absolument pas présent aux dépanneurs et à l’épicerie la plus proche.

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