
Rappel : le 16 juin 2025, le ministère de la Justice congédie abruptement Maurene Comey, alors procureure fédérale. À ce titre, la fille de James Comey avait notamment obtenu un verdict de culpabilité, fin décembre 2021, contre Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein, à l’issue d’un procès à New York. Elle faisait également partie de l’équipe qui devait mener le procès contre Epstein avant que celui-ci ne soit retrouvé sans vie dans sa cellule. Selon la rumeur, son congédiement tenait au simple fait que Donald Trump ne voulait pas avoir de Comey au sein de son administration.
Retour dans le présent : un juge fédéral de New York a conclu ce lundi que le ministère de la Justice a agi de façon illégale en virant la fille de l’ancien directeur du FBI. Cette dernière avait fait valoir qu’elle avait été ciblée par le ministère à cause de son père, que le président avait congédié lors de son premier mandat, ainsi qu’en raison de ses convictions politiques supposées.
Le ministère de la Justice avait répliqué en affirmant que le président jouissait d’une large habileté de révoquer une agente du pouvoir exécutif comme Comey. Selon le juge Jesse Furman, cette argumentation « va à l’encontre de près de deux siècles de jurisprudence de la Cour suprême ».
« De fait, accepter l’argument des défendeurs reviendrait à bouleverser l’équilibre même qu’a instauré le système constitutionnel de notre Nation », a ajouté le juge nommé par Barack Obama dans une décision de 55 pages.
Le ministère de la Justice a recyclé l’argumentation rejetée par le juge Furman pour justifier le congédiement de plusieurs autres procureurs et enquêteurs fédéraux depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche. Plusieurs des personnes virées ont contesté leur congédiement devant les tribunaux. La décision du juge Furman pourrait être le prélude à une série de défaites juridiques pour l’administration Trump.
En attendant, le ministère de la Justice a promis d’interjeter appel.
La photo qui coiffe ce billet montre Maurene Comey et sa mère lors d’une comparution de James Comey dans l’affaire de la tentative de meurtre de Trump par coquillages. Affaire dont les avocats de Comey tentent d’obtenir l’annulation.
P.S. : Pendant que je rédigeais ce billet, NBC News et d’autres médias ont annoncé que le ministère de la Justice avait intenté une troisième poursuite contre James Comey, cette fois-ci pour avoir transmis des informations touchant à la défense nationale et de complot en vue de transmettre de telles informations. Comey a réagi via vidéo : « Eh bien, les revoilà. Ce serait presque amusant si ce n’était pas un abus aussi consternant du département de la Justice, un abus auquel nous ne devons pas nous habituer. »
(Photo Getty Images)
Quelqu’un est surpris. Si tu n’as pas d’argent au Sud tu plainte coupable…
En regardant cette photo, c’est sûr que James Comey n’aurait jamais pu renier sa fille. C’est le portrait tout craché de son père. Et je suis aussi certain qu’elle est aussi honnête et intègre que son père pouvait l’être.
Toujours le même modus operandi: on congédie, les victimes, s’ils en ont les moyens, essaieront de se dépêtrer devant les tribunaux. Ensuite, si le jugement nous est défavorable, on conteste jusqu’en court suprême.
En plus d’être liée à Comey, il y a le fait qu’elle soit impliquée contre Maxwell et Epstein. Peut-être qu’il serait bon de la laisser dans l’ombre, elle doit savoir beaucoup de choses, il ne faudrait pas qu’elle ait un certain pouvoir.
Quant à Comey, il aurait coup sur coup demandé que ne soient plus scellés les actes d’accusation et demandé que les accusations soient rejetées, avant même de (ou sans) passer devant un grand jury. Il faut être sûr de soi pour faire ça.
C’ est à se demander si les décisions du gros corrompu ne sont pas toutes criminelles!
SES juges de la suprême cour lui ont donné l’ immunité et le gros en use et en abuse. Ça le place au- dessus des lois?
La décision finale reviendra probablement dans leur cour. C’ est là que nous verrons l’ étendue de leur allégeance à un criminel…