
La colère des fermiers pourrait être l’un des facteurs déterminants des élections de mi-mandat. Cette colère tient notamment au prix du diesel, qui s’établit en moyenne à 6,51 $ du gallon à l’échelle nationale, et à celui de la potasse, qui a atteint des niveaux historiques dans la foulée de la guerre en Ukraine.
Or, pour s’attaquer à au moins l’un de ces problèmes, le président américain a affirmé ce lundi travailler à la conclusion d’une entente qui permettrait aux États-Unis d’acheter de la potasse en Biélorussie afin de réduire leur dépendance vis-à-vis des engrais canadiens. Dans un message sur Truth Social, Trump a estimé qu’il s’agissait là d’une « très bonne nouvelle » pour les agriculteurs et les éleveurs américains. Selon lui, ces derniers pourraient ainsi se procurer du potasse à des prix « nettement inférieurs ».
C’est l’histoire qu’a racontée Trump, dont la parole vaut ce qu’elle vaut. L’ancien premier ministre de l’Alberta Jason Kenney en a raconté une autre concernant la potasse sur X. Ce faisant, il a fait passer le président des États-Unis pour un ignorant ou un menteur.
« La Saskatchewan possède les plus grands gisements de potasse au monde, produisant deux fois plus de potasse que a Biélorussie, a-t-il écrit. 85 % des importations américaines de potasse proviennent de la Saskatchewan, acheminées de manière efficace et fiable par voie ferroviaire.La Biélorussie est une dictature brutale et un État fantoche de Vladimir Poutine, sous sanctions internationales (y compris américaines) pour de graves violations des droits humains. La production de potasse biélorusse est entièrement sous contrat avec des acheteurs asiatiques (par exemple la Chine et l’Inde) depuis l’imposition des sanctions occidentales. Le dictateur biélorusse Loukachenko a d’ailleurs déclaré : “Même si nous voulions approvisionner ailleurs, les marchés occidentaux, nous n’avons tout simplement pas ces volumes, tout a déjà été contracté.” Le gouvernement américain n’achète pas de potasse. Ce sont les entreprises d’engrais et les producteurs agricoles américains qui le font. Ces acheteurs du secteur privé ont constamment démontré leur préférence pour la potasse canadienne. »
Bref, à quelle histoire de potasse prêtez-vous foi ?
(Photo Reuters)
Il nous hait vraiment ce sale type. Il est fou le tbk ! Et il le laisse faire tout ce qu’il veut. Ils ne sont pas mieux. Gardons là chez nous notre potasse et le reste aussi.
La parole de Jason Kelley est autrement plus crédible que celle de l’autre. De plus, M. Kelley a fait passer l’autre pour un ignorant ET un menteur.
Je pense que le DJT « le Dé-Jan-Té » aurait dû potasser le sujet plus longuement.
@Layla
💯Excellent 💯
Le gros taré se dépasse pour afficher son ignorance des marchés internationaux. De plus, il ignore les sanctions imposées par son propre pays à la Biélorussie!
Jason Kelley a raison sur toute la ligne .
Le gros cave n’a pas pensé juste aux coûts de transport et il fait croire aux fermiers que la potasse va leur coûter moins chère..
Encore un mirage! C’ est sa spécialité!!
Une victoire à la Trump ? Je pense qu’une victoire à la Pyrrhus est encore préférable.
Ah, pardon, c’était une victoire à la pire Russe.
Un p’tit moteur de recherche sur Google et les fermiers voient bien que l’gros 🤡 est un menteur.
En plus, le prix du transport va faire tripler les coûts. Donc à moins que la Biélorussie donne sa potasse, ça ne va pas coûter moins cher.
Trump est en mode panique. Les 2 prochains mois vont être dur pour sa santé mentale.
Trump, il s’y connaît autant en potasse qu’en intelligence artificielle.
@Probert
La potasse artificielle, ça prend de l’intelligence, la vraie pour savoir comment en consommer à l’état pur. – Trump junior
@titejasette
Très bonne celle-là !!
Ben oui, toi , mon Don, on sait ben, le Bélarus, c’est ben plus proche que la Saskatchewan. Le transport va coûter combien à tes agriculteurs? Et Xi, penses tu va partager ses contrats d’approvisionnement de potasse.
Donald ne sait vraiment plus sur quoi mentir. Maintenant, il nous sort la potasse biélorusse comme si traverser la moitié de la planète par bateau était soudainement devenu plus économique que faire rouler un train depuis la Saskatchewan jusqu’au Midwest américain. Il faudrait peut-être que quelqu’un lui montre une carte avant de lui faire croire qu’un pays enclavé comme la Biélorussie possède un accès maritime direct aux fermes de l’Iowa.
J’ai regardé les chiffres. Le problème, c’est qu’il n’existe encore aucun prix américain pour cette fameuse potasse « nettement moins chère ». En 2026, un contrat biélorusse destiné à l’Inde a été conclu à 383 $ US la tonne CFR, donc transport maritime jusqu’en Inde inclus. Aux États-Unis, le MOP tourne actuellement autour de 494 $ la tonne au détail et 582 $ FOB selon les données disponibles. Mais comparer ces chiffres directement serait trompeur : ce ne sont ni les mêmes marchés ni les mêmes conditions de livraison. Ce que Donald ne dit surtout pas, c’est combien coûtera la potasse biélorusse une fois qu’elle aura parcouru le trajet Biélorussie–Russie–océan–port américain–réseau intérieur-etc.
Et c’est là que son histoire commence à prendre l’eau. La Biélorussie est enclavée et ses anciennes routes d’exportation par la Lituanie demeurent bloquées par les sanctions européennes. Sa potasse doit donc emprunter des routes beaucoup plus complexes, notamment par les ports russes. Pendant ce temps, la Saskatchewan possède les plus grands gisements du monde et le réseau ferroviaire canadien achemine déjà sa potasse directement vers les marchés américains, notamment le Midwest. Ce n’est pas une théorie : c’est une chaîne d’approvisionnement qui fonctionne déjà à grande échelle.
Et le plus beau dans cette nouvelle histoire de Pinocchio, c’est que même Loukachenko vient compliquer le scénario : il affirme que les volumes biélorusses disponibles sont déjà engagés par contrat. Alors Donald nous promet une potasse miraculeusement moins chère dont le prix américain n’est pas connu, dont le volume disponible est incertain et dont la route vers les États-Unis est beaucoup plus compliquée. Pour les agriculteurs américains, la vraie question n’est pas de savoir si Donald peut écrire « CHEAPER » sur Truth Social. C’est combien coûtera réellement la tonne rendue à la ferme. Au pire, Donald fera ce qu’il fait toujours, subventionner encore plus les agriculteurs américains. Mais pour l’instant, ses chiffres sont aussi solides que ses promesses : beaucoup d’encre, pas beaucoup de potasse.
C’est un bully de cour d’école. Un ostie de baveux.
La potasse Biélorussie est interdite de territoire européen ( dont les ports Lituaniens) depuis 2022. Pour parvenir jusque dans le midwest américain, il devra transiter en train par la Russie, puis la Chine, transféré en bateau pour le Pacifique, puis re-retransférer à nouveau en train, disons Seattle jusqu’au centre des USA.. pendant ce temps, les mines de la Saskatchewan sont à environ 500 kilomètres de la frontière américaine.
Et je ne vous parle pas de la qualité et la qualité du produit de la Biélorussie
Tout ça pour un produit dont le coût est fixée à la tonne de manière internationale ( offre\demande). C’est une simple opération d’intoxication de Trump qui laisse croire qu’il’ travaille pour les agriculteurs. C’est de l’esbrouffe encore une fois
Pauvre bougre. L’exportation de la potasse canadienne est au coeur même du système de santé alimentaire au Canada et aux USA. Lolllllll
Ca va très bien un démenti dans la même journée d’ Alexandre Loukachenko.
« Le Bélarus affirme n’avoir plus de potasse en stock après que Trump a annoncé un accord massif sur les engrais. »
Jason Kenney va se faire traiter de woke communiste!
J’ai fait mes recherches,
Le Canada produit 15M de tonnes de potasse annuellement, le Belarus 6M.
*https://www.statista.com/statistics/1376220/worldwide-largest-potash-producing-nations/
Les USA importent 7.9M de tonnes.
*https://www.nationmaster.com/nmx/ranking/potash-fertilizer-imports
Quand bien même les USA achèteraient la totalité de la potasse du Belarus, ce ne serait pas assez pour satisfaire leurs besoins d’importation.
De plus, un cargo typique (Panamax) peut transporter environ 60 000 tonnes de Potasse. Donc cela prendrait environ 130 voyages de cargo… Et ensuite il faut transporter cette potasse des ports vers le mid-west!
Mais bon, on parle de Donald qui promet de réduire le coût des médicaments par 1100%….
DDT … quel mauvais potache
Le mot potache désigne familièrement un collégien ou un lycéen, et qualifie par extension un humour lourd, farceur et puéril propre aux adolescents
@gl000001
😂 !!!
On dirait lire du Papitibi !
Il s’agit d’un compliment bien sûr !