
« Le président des États-Unis fait erreur s’il estime que les inquiétudes suscitées par les dispositions de son règlement à l’amiable dans l’affaire fiscale se limitent à ma personne et à celle du sénateur Tillis. »
— John Cornyn, sénateur républicain du Texas, réagissant jeudi sur X à l’annonce de Donald Trump selon laquelle il envisage de retirer temporairement la nomination de Todd Blanche au poste de procureur général des États-Unis, quitte à retenter sa chance l’an prochain une fois Cornyn et Thom Tillis partis.
P.S. : Au moins trois sénateurs républicains ont exprimé leur soutien à la démarche de Cornyn et Tillis : Lisa Murkowski (Alaska), Bill Cassidy (Louisiane) et John Curtis (Utah). Qui plus est, Cornyn et Tillis pourraient être remplacés par des démocrates en janvier prochain. L’ancien gouverneur de Caroline du Nord Roy Cooper jouit d’une forte avance dans sa course contre le républicain Michael Whatley, alors qu’un deuxième sondage publiée cette semaine (Fox News) donne l’avance au représentant d’État du Texas James Talarico face au procureur général de cet État Ken Paxton.
P.P.S. : La demande de Cornyn est pourtant modeste, comme l’explique le New York Times : « Il veut que le ministère de la Justice garantisse ce que M. Blanche a déclaré sous serment lors de son audition de confirmation : que l’immunité accordée par le fisc américain (l’IRS) ne s’appliquerait qu’à M. Trump, à deux de ses fils et à la Trump Organization, et qu’elle se limiterait aux contrôles fiscaux portant sur les déclarations de revenus passées. “Tout ce que nous demandons, c’est qu’ils le mettent par écrit”, a déclaré M. Cornyn. Il faut préciser que l’immunité accordée à Trump est déjà considérée comme étant une décision corrompue par plusieurs experts ou illégale par d’autres.
(Photos AFP/Getty Images)
Ça l’air compliqué et tordu leur système politique…Tout ça pour du cash et du pouvoir. L’histoire qui se répète.
Bof! Par écrit, oralement ou en langage des signes, que vaut un engagement de ces gens tant que Trump est là pour les faire chanter, les membres de cette belle chorale🙄
» Au moins trois sénateurs républicains ont exprimé leur soutien à la démarche de Cornyn et Tillis : Lisa Murkowski (Alaska), Bill Cassidy (Louisiane) et John Curtis (Utah). »
Murkowski, une autre girouette qui va changer d’idée et rentrer dans les rangs comme tous les autres invertébrés du parti ripoux-blicain.
Même si l’entente ne se limitait qu’aux déclarations passées, ce n’est pas déjà trop généreux?
Oublions son rôle de président et comment beaucoup de gens, dont je fais partie, haïssent le personnage de Trump. Accorder une immunité fiscale à:
– un milliardaire,
– reconnu coupable de fraude fiscale dans l’état de NY,
– ayant réglé hors cours d’autres accusations de fraudes (Trump University),
– ayant fait 6 faillites avec des casinos,
– à la tête de multiples entreprises nébuleuses (Trump watch, Trump coin, Trump media, etc…),
Etc…
Dans ma tête, il y a mille et une alarmes qui s’allument! Un individu avec un tel bagage devrait être enquêté à chaque années par l’IRS! Comment le public américain réagirait à une telle entente avec un tel personnage, s’il n’était pas Le Chef des MAGA? (Oui, vous pouvez traduire Le Chef en allemand)
Et pourquoi bénéficierait-il d’une telle faveur? Parce que ses déclarations d’impôts, qu’il avait promis de rendre publique, ont été divulguées? Quel dommage Donald a-t-il subit suite à cette divulgation? Il est toujours POTUS et continue à brasser des affaires nébuleuses, profitables, et potentiellement frauduleuses.
En plus, il veut que E J Carroll rembourse le 5,8 M$ que la Cour lui a remboursé à la suite du refus de la SCOTUS d’entendre sa cause. Il veut que l’argent retourne en fiducie le temps que la SCOTUS révise sa décision. Le taux de succès est de 0,08%. Un hostie d’enfant de chienne. E J Carroll devrait quitter le pays avec son argent.
https://www.rawstory.com/trump-panics-carroll-payout/
Et il a demandé à la CS d’annuler le $83 millions
@gl000001
La logique derrière l’annulation du 83 M$, c’est qu’il était POTUS au moment de diffamation et qu’il est protégé par l’immunité que la SCOTUS a statué pour les président en exercice. Cousu de fil blanc.
Le problème est que le délai pour faire une demande de révision à la SCOTUS est passé. Donc, qui mange de la m. Il sait où en trouver.
« Un individu avec un tel bagage devrait être enquêté à chaque années par l’IRS » : avez-vous déjà vu un dictateur ce faire enquêter par un de ces sous-fifres.
Scott Bessent qui est à la tête de l’IRS à été nommé par …. 🥁et 🎺 : Donald Trump.
Comme je l’ai déjà dit dans un billet précédent la signature de Blanche ne vaut rien comme pas plus la parole de Trump.
Si Trump est blanc comme neige, il n’aurait aucune objection à déposer ses déclarations de revenus ou le dossier Epstein. Dans les deux cas, il cache quelque chose.
Mais voyons, une belle signature au Sharpie!
Que de sparages …
ça donne une impression d’efforts, de travail, de rigueur alors que ça demeure du surplace sans une once de concret.
Ça occupé plusieurs personnes, utilisé des ressources, fait les nouvelles pour, au final, rien.
Ensuite des élus s’étonnent de leur réputation, du cynisme, de l’intolérance…
Les républicains sont grossiers dans leur volonté de transformer le rôle vital des politiciens dans la vie des gens en une entreprise de détournements de fonds qui assure à tous les républicains de s’enrichir et de spolier le pouvoir politique comme un groupe criminaliser s’incruste dans une société.
Ils utilisent les lois, règles, conventions déjà en place en poussant à son maximum chaque décision, geste, vote dans une lecture hors contexte des mots. L’interprétation particulière que ce parti politique fait de chaque situation, chaque mot plonge la société dans une confusion qu’ils utilisent à leur avantage,même si ça ne fait aucun sens, que ce ne soit pas éthique ou moral. Le fameux « J’ai le doua! »
Et le bon peuple qui hoche la tête en répétant, « Si j’étais à sa place, moi aussi je ferais ça d’même…. Y’ont l’doua! »
Ils ne changent pas leur projet de loi, ils changent ceux qui votent! vison inversée de la réalité basée sur l’évolution.
Comme l’a dit Trump hier, Blanche peut rester à la tête du DOJ par intérim indéfiniment.
HS
Hier, un billet de ce blog portait sur les sondages de CNN et Quinnipiac désastreux pour Donald. Un troisième sondage vient de confirmer la tendance. Le sondage de AP-NORC le place à 33% d’opinion favorable. Ça fait 3 sondages à 32%, 33%, et 34%. La tendance est lourde.
*https://www.nytimes.com/interactive/polls/donald-trump-approval-rating-polls.html
*https://apnorc.org/wp-content/uploads/2026/07/July-2026-Topline-Iran-1.pdf
Effet boule de neige !!
Tout à fait !
Blanche, le pari du Trumpeur pourrait se retourner contre lui.
Il faut regarder au-delà du bras de fer entre 47e et deux sénateurs républicains. Ce qui se passe autour de Blanche est en réalité beaucoup plus important. Pour la première fois depuis le retour du Trumpeur à la M-B, une partie suffisamment significative de son PROPRE camp semble vouloir lui rappeler que le Sénat n’est pas une simple chambre d’enregistrement des décisions présidentielles.
Cornyn et Tillis ne sont d’ailleurs plus tout à fait seuls. Murkowski, Cassidy et Curtis ont également fait entendre leurs réserves. C’est encore peu au regard de la majorité républicaine, mais c’est politiquement beaucoup plus embarrassant pour le voyou du bureau ovale qu’un simple accident de parcours. Surtout à quelques mois des élections de mi-mandat. La fronde donne à ces sénateurs quelque chose qu’ils ont rarement eu face au 47e : un levier de négociation réel.
Et ce levier porte sur un dossier particulièrement explosif. Le problème n’est pas juste son contenu, mais le principe même. Comment expliquer qu’un président puisse obtenir, par l’intermédiaire d’un ministère placé sous son autorité, des garanties fiscales dont l’étendue dépasse manifestement les intérêts ordinaires d’un contribuable ? Une juge fédérale a d’ailleurs sévèrement critiqué les conditions dans lesquelles le contentieux avait été engagé, allant jusqu’à considérer que la procédure avait été utilisée à une fin IMPROPRE.
Ce que Cornyn demande est aussi que de dire « bonjour » : si tout est aussi propre et aussi clair que l’administration le prétend, pourquoi le Trumpeur refuse-t-il à ce point de le coucher sur le papier ? C’est probablement la question la plus embarrassante de toute cette affaire.
Le réflexe du 47e est pourtant parfaitement reconnaissable. Plutôt que de céder sur le fond, il change le terrain du combat. Il menace de retirer la nomination de Blanche, de le conserver comme procureur général par intérim, puis de le représenter l’année prochaine lorsque Cornyn et Tillis auront quitté le Sénat. C’est du Trump classique ! Transformer une difficulté institutionnelle en affrontement PERSONNEL, désigner les sénateurs récalcitrants comme les responsables du blocage et tenter de leur faire comprendre qu’ils n’ont rien à gagner à tenir tête au président…ou plutôt au Roi.
Mais cette fois, le calcul pourrait être mauvais….
Car il parie implicitement sur deux choses : que Cornyn et Tillis seront remplacés par des républicains plus dociles, et que la majorité républicaine sera suffisamment solide après les élections de novembre pour lui permettre de faire confirmer Blanche…sans difficulté. Or il ne possède aucune garantie de ce genre. Les courses de Caroline du Nord et du Texas auxquelles le billet fait référence montrent manifestement POURQUOI ce pari est INCONGRU. Si les démocrates reprennent des sièges, il pourrait se retrouver en janvier avec un Sénat moins accommodant qu’aujourd’hui.
Cornyn l’a compris : le 47e pourrait très bien découvrir que la porte qu’il veut fermer aujourd’hui est la seule qui lui permettrait encore de faire passer Blanche demain.
Voilà pourquoi l’« enterrement » temporaire de la nomination de Blanche pourrait être moins un enterrement qu’une prise d’otage politique. Le 47e ne veut manifestement pas abandonner Blanche. Il veut pouvoir dire au Sénat : vous pouvez refuser de le confirmer, mais vous ne pourrez pas m’empêcher de le garder. Juridiquement, cette stratégie n’est pas aussi absurde qu’elle en a l’air. Blanche est déjà procureur général par intérim tout en conservant son poste de deputy attorney general, qu’il avait obtenu avec la confirmation du Sénat. Le DOJ le présente toujours officiellement comme l’acting attorney general.
Il faut cependant nuancer fortement l’idée selon laquelle Blanche pourrait rester ainsi éternellement. La Federal Vacancies Reform Act prévoit des limites précises. Une fois une nomination retirée, l’intérimaire peut généralement rester en fonction jusqu’à 210 jours supplémentaires ; si une deuxième nomination intervient, une nouvelle période peut courir selon les conditions prévues par la loi. Mais la situation particulière de Blanche est plus confortable pour le voyou que celle d’un simple intérimaire : il est déjà deputy attorney general, et des juristes ont estimé que le mécanisme de succession propre au DOJ pouvait permettre une continuité beaucoup plus longue.
Autrement dit, le Trumpeur peut probablement gagner du temps, beaucoup de temps même.
Mais il ne règle pas le problème politique. Un procureur général par intérim pendant des mois, voire au-delà, n’aura jamais exactement la même légitimité qu’un titulaire confirmé par le Sénat. Et plus cette situation s’éternisera, plus elle donnera aux adversaires du 47e un argument simple : le président préfère maintenir son ancien avocat à la tête du ministère plutôt que d’accepter les conditions de contrôle posées par ses propres sénateurs.
Reste une autre question : le Trumpeur a-t-il déjà un autre candidat dans sa poche ?
Pour l’instant, rien ne permet de l’affirmer. Dès le mois d’avril, plusieurs noms circulaient autour du poste, mais la M-B avait surtout laissé entendre que Blanche était celui qui avait la préférence présidentielle. Le WP rapportait alors que d’autres prétendants gravitaient autour du poste, sans qu’il ait arrêté son choix. Je ne vois donc pas, dans les informations publiques disponibles aujourd’hui, la preuve d’un « plan B » arrêté. Et c’est précisément ce qui rend le bluff du voyou intéressant : il menace de retirer Blanche sans montrer qu’il dispose d’un remplaçant capable de franchir plus facilement le même Sénat.
Car remplacer Blanche ne ferait pas disparaître le problème. Cela pourrait même l’aggraver. Un autre candidat devrait passer devant les mêmes sénateurs, avec les mêmes questions sur l’indépendance du DOJ, l’accord fiscal, le financement controversé et la relation personnelle avec le 47e. Et si le Trumpeur choisissait un profil encore plus idéologique ou plus personnellement lié à lui, il pourrait transformer une difficulté avec deux sénateurs en véritable rébellion républicaine.
C’est pourquoi je crois qu’il joue ici un jeu dangereux, mais pas nécessairement irrationnel. Il cherche à tester jusqu’où ses propres sénateurs sont prêts à aller, tout en conservant Blanche à portée de main. Il espère surtout que les élections lui fourniront une Chambre haute plus docile. Mais en politique, attendre une élection pour obtenir un Sénat plus favorable, c’est aussi accepter la possibilité de recevoir exactement l’inverse.
Et c’est peut-être le plus ironique dans cette affaire.
Il pense punir Cornyn et Tillis en menaçant de retirer Blanche jusqu’à leur départ. Mais il pourrait leur offrir exactement ce dont ils avaient besoin : le temps de transformer une contestation individuelle en test collectif de l’indépendance du Sénat. Si la fronde républicaine s’élargit, Blanche ne sera plus seulement le candidat du Trumpeur empêché par deux sénateurs. Il deviendra le symbole d’une question autrement plus lourde : jusqu’où un président peut-il utiliser le département de la Justice pour régler ses propres affaires avant même que son propre parti ne décide de lui dire stop ?
Et si le 47e perd cette bataille, ce ne sera peut-être pas parce que les démocrates auront réussi à l’arrêter. Ce sera parce que quelques républicains auront découvert, à quelques mois des élections, qu’ils avaient ENFIN quelque chose de plus précieux que la faveur du président : leur propre pouvoir de dire… NON.
Selon des experts, Blanche pourrait être par intérim indéfiniment. À suivre…
Anne Joseph O’Connell, a Stanford Law School professor, said the statute does not impose time limits and that Blanche could serve the remainder of Trump’s term without Senate confirmation.
She pointed out that during Joe Biden’s presidency, Julie Su served as acting Labor secretary under a Labor Department succession provision for nearly two years. Su was dubbed Biden’s “forever nominee.”
The Trump administration has embraced workarounds to Senate confirmation in other offices, most notably within U.S. attorney offices around the country, where at least 10 are being led indefinitely by the person in the No. 2 role.
And Trump has disclosed his preference for acting Cabinet officials. At one point in 2019, during his first term, one quarter of his Cabinet members were serving in an acting capacity.
“I like acting,” Trump told reporters at the time. “It gives me more flexibility. Do you understand that? I like acting.”
https://www.politico.com/news/2026/04/27/todd-blanche-attorney-general-justice-department-00892530
Plusieurs bons points dans votre commentaire mais je crois qu’il y a une exception dans la Federal Vacancies Act pour le poste de procureur général par intérim lorsqu’il est comblé par le procureur général adjoint : Under 28 U.S.C. § 508, the Deputy Attorney General automatically performs the duties of the Attorney General during a vacancy without a strict time frame imposed by that specific statute.
J’ai fait mes recherches. (Merci Copilot)
L’exception faite pour Julie Su l’a été en vertu des règlements internes du Labor Department qui enlève le temps limite.
29 U.S. Code § 552 – Deputy Secretary; appointment; duties
« There is established in the Department of Labor (…) The Deputy Secretary shall (1) in case of the death, resignation, or removal from office of the Secretary, perform the duties of the Secretary until a successor is appointed, and (2) in case of the absence or sickness of the Secretary, perform the duties of the Secretary ******until such absence or sickness shall terminate.***** »
*https://www.law.cornell.edu/uscode/text/29/552
Cette exception a été confirmée par l’Office of the General Counsel:
« Section 552 directs that in the event of a vacancy the Deputy Secretary of Labor shall perform the duties of the Secretary until a successor is appointed or, in the case of absence or sickness of the Secretary, until the absence or sickness has terminated. Because section 552 expressly requires the Deputy Secretary to perform the duties of the Secretary temporarily in an acting capacity, the provision provides authority, independent of the Vacancies Act, for an official to serve as the Acting Secretary. »
« We also conclude that the Vacancies Act’s time limitations on acting service do not apply to the Acting Secretary’s service. »
*https://www.gao.gov/products/b-335451
Pour le AG, il n’y a pas de ce même passage ***until such absence or sickness shall terminate.***.
*https://www.law.cornell.edu/uscode/text/28/508
Donc, contrairement à Su, il n’est pas clair que Blanche pourrait rester légitimement « Acting AG » indéfiniment.
@ Hétu, Madalton
Vous avez raison, et votre précision est importante. Je nuancerais même mon analyse sur ce point : j’ai été trop catégorique en évoquant la limite de 210 jours.
Le 28 U.S.C. § 508 constitue bien une disposition spécifique au Department of Justice. En cas de vacance du poste d’Attorney General, le Deputy Attorney General peut exercer les fonctions de celui-ci, et le texte ne prévoit effectivement PAS de limite temporelle comparable à celle que l’on associe généralement à la Federal Vacancies Reform Act. Le règlement du DOJ confirme d’ailleurs expressément ce mécanisme.
La subtilité juridique est donc ailleurs : il faut distinguer le statut d’un « acting officer » soumis aux restrictions générales de la Vacancies Reform Act et celui du Deputy Attorney General qui exerce les fonctions d’Attorney General en vertu du § 508. Dans le cas de Blanche, cette distinction est loin d’être théorique.
Quoique 28 U.S. Code § 508 réfère à la section 3345 title 5 en ce qui concerne le rôle de « premier assistant au AG »
28 U.S. Code § 508 – Vacancies
« the Deputy Attorney General may exercise all the duties of that office, and for the purpose of section 3345 of title 5 the Deputy Attorney General is the first assistant to the Attorney General. »
*https://www.law.cornell.edu/uscode/text/28/508
Qui mentionne que c’est une affectation temporaire, dont la limitation est décrite dans 3346.
« (1)the first assistant to the office of such officer shall perform the functions and duties of the office temporarily in an acting capacity subject to the time limitations of section 3346; »
*https://www.law.cornell.edu/uscode/text/5/3345
Qui établi la limite de 210 jours…
« (1)for no longer than 210 days beginning on the date the vacancy occurs; or »
*https://www.law.cornell.edu/uscode/text/5/3346
Il y a des exceptions si la candidature du prochain AG est rejeté par le sénat, mais dans ce cas-ci, la candidature de Blanche ne s’est même pas rendue au sénat. Ce n’est pas clair que le mandat de Blanche puisse être étendu au-delà de 210 jours.
@Madalton – 07:46
Vous êtes brutal et on partage vos sentiments! 👍👍
Il est riche de plusieurs millions de dollars et fait une histoire, à n’en plus finir, pour quelques millions de dollars; tu payes, mets cette histoire derrière toi et passe à autre chose, mais non, quelqu’un a osé défier Donald Trump et il doit se venger.
Rêver d’être le plus grand homme qui a foulé le sol de cette planète et être exactement le contraire.
C’est un trait de famille d’être brutal. Regardez mon fils Joe.😉
@Madalton
Je préfère Averell. Plus soft.
Non mais, quel pays d’attardés donnerait un tel passe droit à qui que ce soit? En plus, en sachant très bien qu’il y aura plusieurs raisons de poursuivre cette famille de crosseurs tarés!
Ce qui est sidérant dans cette affaire, ce n’est pas seulement l’entêtement de Donald à vouloir imposer Todd Blanche, son ancien avocat personnel, comme procureur général. C’est qu’une simple demande d’obtenir par écrit les limites d’une immunité fiscale déjà jugée douteuse par de nombreux experts suffise à provoquer des menaces contre des sénateurs de son propre parti.
John Cornyn ne réclame ni une enquête ni le rejet de la nomination. Il demande simplement que les engagements pris sous serment soient respectés et consignés officiellement. Dans un État de droit, cela devrait aller de soi. Sous Trump, cela devient un acte de défiance.
Lorsqu’un président considère qu’un sénateur républicain faisant son travail de surveillance institutionnelle mérite d’être écarté plutôt qu’écouté, le problème n’est plus Todd Blanche. Le problème est la conception même du pouvoir que défend Donald Trump : la loyauté personnelle prime sur la Constitution, et l’obéissance remplace l’indépendance des institutions.
Le fait que plusieurs sénateurs républicains appuient Cornyn montre que l’inquiétude dépasse désormais les démocrates. La véritable question est donc la suivante : combien de temps le Congrès acceptera-t-il que la fonction de procureur général soit perçue comme le prolongement du cabinet d’avocats personnel du président plutôt que comme le garant impartial de l’application des lois? Pour faire simple, doit-on remettre les clés de la démocratie et de l’état de droit à Donald et enterré la Constitution et la protection des droits fondamentaux ?
En négociant l’immunité pour lui et ses descendants (quel malheur, il s’est reproduit) , il n’y a pas de faute aux yeux des républicains . Il me semble que si tu n’as rien à te reprocher, tu n’as pas besoin d’immunité. Mais quand Fauci utilise le 5e amendement, alors là c’est un délit inacceptable.
Cornyn en manque de jugement total! Il conditionne son vote à l’ immunité fiscale du gros corrompu..
Il ferme les yeux sur la liste de vengeance du gros criminel, dont le but est de se servir du DOJ pour punir ses « ses ennemis » .
Mettre fin à l’ indépendance du département de la justice, voilà son but! Le département est à ses ordres…et le Cornyn n’ y voit aucun inconvénient…
Je pense que Cornyn tente de livrer un combat en terrain sûr, sachant qu’il sera seul s’il va au-delà de sa modeste demande. Il s’agit d’un combat symbolique qui n’est pas sans intérêt ou sans importance.
Il protège aussi sa famille et lui-même de plusieurs coucous qui pourraient se venger au nom du parrain.
Un article du New York Times fait un bon résumé des « succès » 😉de la « star » du « D***** » au DOJ
Voici un exemple où M. Blanche a critiqué un juge fédéral qui a osé arrêter l’administration du « D***** » de renvoyer au Guatemala des dizaines de mineurs qui étaient arrivés non accompagnés aux États-Unis.
« M. Blanche a qualifié la décision de « dégoûtante » dans une interview sur Fox News et a accusé le juge d’empêcher le gouvernement de renvoyer les enfants « à leurs parents au Guatemala » »
Cette déclaration trompeuse de Todd Blanche rétablie par un juge
« Il n’y a aucune preuve devant le tribunal que les parents de ces enfants ont demandé leur retour. » En fait, les responsables guatémaltèques « n’ont même pas pu retrouver les parents de la plupart des enfants ».
On peut lire New York Times
« M. Blanche et d’autres hauts fonctionnaires du ministère de la Justice se sont déclarés disposés à prendre des raccourcis juridiques et éthiques pour plaire à la Maison Blanche. »
« La fuite des avocats de carrière du département signifie que les avocats inexpérimentés doivent combler les lacunes. Un ministère de la Justice désespéré recrute maintenant des procureurs criminels directement sortis de la faculté de droit et offre des primes de signature pour les nouvelles recrues. »
Mon idée ces avocats seront ainsi disposés à plaire à « cette administration »
« Avec les avocats du gouvernement de plus en plus liés par une éthique professionnelle, les poursuites sans fondement, les condamnations injustifiées et les résultats injustes se produiront plus souvent. Les juges et les jurys hésiteront à accepter les représentations du gouvernement, même lorsque les affaires sont appropriées. Même si les conséquences sont moins graves, les contribuables ne devraient pas avoir à faire la facture de la profession d’avocats de mauvaise qualité qui est devenue monnaie courante. »
Contrairement au prétention du « D***** » l’article se termine ainsi « M. Blanche n’est pas une star. Il n’est même pas un très bon avocat. Le Sénat devrait rejeter sa nomination, chaque fois qu’elle se présente. »
« les avocats inexpérimentés doivent combler les lacunes. »
« I love the poorly educated » disait l’Autre. Ils sont plus manipulables.
En effet, le bureau de Pirro à DC opérerait avec environ 30% des effectifs de décembre 2024. Beaucoup de démissions et de renvois pour refus de faire des gestes non conformes au droit. Comme dans le cas de Hearn où le jeune procureur refuse de divulguer toute la preuve à la défense avant le procès ce qui est une raison pour le juge d’annuler les accusations.
@POLITICON – 08:19
« Pour faire simple, doit-on remettre les clés de la démocratie et de l’état de droit à Donald et enterré la Constitution et la protection des droits fondamentaux ? »
Les mauvaises langues – dont je suis – vont dire que c’est le cas depuis la fin janvier 2025.
Espérons qu’à partir de novembre, au moins un contrepoids va s’activer. 🤞🤞
Je partage votre analyse, Apocalypse.
Une bonne partie du Project 2025 est déjà en place. L’exécutif et le législatif est à la solde du président. D’ailleurs, gouverner par décrets sans passer par le Congrès est devenu le modus operandi du président pour éviter d’être confronté publiquement par son propre parti, qui pourtant possède les 2 chambres En ce qui concerne l’exécutif, il est roi. À mes yeux, il manque toutefois une pièce essentielle : un procureur général dont la loyauté irait d’abord au président plutôt qu’à l’institution. C’est précisément ce que représenterait Todd Blanche.
C’est ce qui m’inquiète le plus. Si le ministère de la Justice cesse complètement d’agir de façon indépendante, il deviendra beaucoup plus facile de contester, de retarder ou de judiciariser les résultats électoraux dans certains comtés sous prétexte d’allégations de fraude, surtout si ces plaintes étaient orchestrées à des fins partisanes. Même si ces accusations s’avéraient finalement infondées, le simple fait de retarder la certification ou l’entrée en fonction de candidats élus – démocrates surtout – pourrait avoir des conséquences politiques majeures. Bill Barr avait refusé à Donald en décembre 2020, Blanche ne le fera pas.
J’espère sincèrement que ce scénario ne se réalisera jamais. Mais lorsque Donald cherche à placer son ancien avocat personnel à la tête du ministère de la Justice, je considère qu’il est légitime de se demander jusqu’où il est prêt à aller pour conserver le pouvoir après 2028. Make America Great Again est à 2 doigts de devenir la république de bananes la plus puissante au monde.
En résumé, Blanche est et sera tjrs l’avocat de Trump malgré un poste Attorney general.
Trump ne respectait, ne respecte et ne respectera pas sa signature. Et finalement, une large partie des républicains sinon tous sauf quand ils ne se représentent pas, ainsi que les secrétaires sont devenus du bois morts au main d’un gouvernement trumpiste. Triste de voir ce parti devenir une gang d’ilotes
Blanche aura-t-il deux salaires ? 😉
Selon vous, est-ce que le gros plouc a payé les honoraires de Blanche ou il lui a promis un job bien payé?
Héhé !! Il a du lui dire qu’il lui trouverait un bon poste dans le gouvernement
a propos de Todd Brun il a touché $9 millions de Trump en honoraires il y a quelques années, pardon son cabinet.Quand c’est le gouvernement ou le superpack qui paye Trump ne regarde pas la facture…
Blanche s’était rattrapé lors de son audition en répondant à la question du sénateur qui lui demandait s’il aimait Trump, ou s’il était son ami (je ne sais plus): « Je suis l’avocat de Donald Trump, enfin, j’étais son avocat. »
La correction était inutile – il EST bien toujours l’avocat personnel de Trump, et est là pour ça.
Que seuls deux ou trois républicains « hésitent » à voter pour sa confirmation – ce qu’ils finiront par faire, à l’usure – il est là le scandale: tous devraient refuser de le confirmer.
Le parti républicain n’existe plus – c’est le parti de Donald Trump.
@JMB
Fort bien dit !! 👍
Justement le parti républicain est mort, il est maintenant MAGA. Trump a réussi ce que où le Tea party a échoué. Les reps sont devenus des limaces.