Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Au moment où vous lirez ces lignes, plus d’un million de New-Yorkais, seront massés le long du « Canyon des héros », ce tronçon historique de Broadway dans le Lower Manhattan, allant de Battery Park à l’hôtel de ville, où défilent les équipes sportives ou les personnalités qui ont réussi des exploits. Cinq jours après leur conquête du championnat de la NBA, les Knicks de New York auront droit à leur propre défilé, ayant fait vibrer la ville tout au long d’un parcours extraordinaire en séries éliminatoires. Mais y a-t-il parmi ces Knicks un joueur qui mêlera sport et politique, thème de la deuxième campagne de financement de ce blogue en 2026, comme l’a fait Bill Bradley (photo), All-American à l’Université de Princeton, médaillé d’or aux Jeux olympiques de 1964, deux fois champions de la NBA, avant de devenir sénateur du New Jersey et candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 2000 ?

Ce Bill Bradley, boursier Rhodes par-dessus le marché, était à l’image des Knicks qui ont remporté le titre de la NBA en 1970 et 1973 : un joueur d’équipe à l’intelligence supérieure. En parlant de sa carrière de basketteur, il a confié : « Tout ce dont je suis sûr, c’est que, pendant quelques courtes années de ma vie, je me suis senti en harmonie avec le monde qui m’entourait. » Cette phrase est tirée de son autobiographie, Rolling Along: An American Story, dont il a tiré un one man-show et un documentaire dont voici un bref aperçu :

Dans le portrait que je lui consacrais pour La Presse en octobre 1999, j’écrivais : « Le style de jeu de Bradley est peut-être symbolique du président qu’il veut devenir. Le numéro 24 des Knicks, surnommé « Dollar Bill », est un passeur hors du commun. Il permet aux autres de sortir tout leur talent. […] Mais l’ex-sénateur insiste pour dire qu’il n’est pas un candidat comme les autres. Il veut défendre de « grandes idées », pas de « petites idées », comme Bill Clinton et Al Gore. Il parle de sa volonté de rapprocher les Noirs et les Blancs, de venir en aide aux pauvres, de réduire l’influence de l’argent en politique, de faciliter l’accès aux soins médicaux. »

Pendant un bref moment, les sondages ont souri à cet idéaliste. Mais Gore a fini par reprendre le dessus et par remporter la course à l’investiture démocrate. Ce que personne ne pourra enlever à l’ex-Knick, cependant, ce sont ses deux championnats de la NBA et la joie de voir le titre revenir à New York après 53 longues années.

Sur ce, faisons le point sur la campagne de financement. Comme l’illustre le thermomètre ci-contre, un petit miracle sera nécessaire pour atteindre l’objectif, compte tenu où nous en sommes à l’amorce de l’avant-dernière journée. J’encourage donc tous ceux et celles qui fréquentent ce blogue régulièrement mais qui n’ont jamais contribué à son maintien à le faire à la hauteur de leurs moyens. Et je remercie tous ceux et celles qui sont déjà passés à l’action.

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(Photo NBA)

18 réflexions sur “Contribuez à ce blogue, jour 4

  1. Lanaudoise dit :

    Le monde aurait bien besoin d’idéalistes. Cela ferait changement des dictateurs. Et des oligarques à la Musk.

    1. Haïku dit :

      Bien vu ! 👍

  2. Toile dit :

    Cette fois ce fut long et pénible mais contribution finalement versée. Ouf…..

    1. chanounou dit :

      Moi , cette fois ci, ça a été très rapide. Mais C.C Visa et pas PayPal.
      La dernière fois, il ne semblait pas prendre volontiers le choix C.C… et privilégier PP que je n’ai pas…

  3. MarcoUBCQ dit :

    Wow! Ça existe des politiciens comme lui? Peut-être que nous nous apprêtons à un nouvel extrême: des politiciens qui ont à coeur le bien-être de tous. Au contraire de Dump, qui se fout de tous.

    1. MarcoUBCQ dit :

      Musk:

      « I am stealing resources from humanity to extend the massive stupidity I have always shown I’m capable of: I love power for its sake, for I am abysmally empty inside. I am unaware, dark and hateful and contemptuous of humanity. I am only interested in « free speech » for the most hateful and dangerous psychos of the world, of which I am the leader. I am not a star, I am death with a mask of virtue. »

  4. Dekessey dit :

    Contribution faite.
    GO Blog GO!

  5. monsieur8 dit :

    Y a pas meilleur site pour suivre et comprendre l’actualité politique aux Etats-Unis. Merci M. Hétu.

    Contribution faite.

  6. Gilles Morissette dit :

    Bill Bradley n’a peut être pas connu une glorieuse carrière comme politicien (On pourrait en discuter longtemps) mais comme joueur de basketball, il était dans un classe à part, tant par ses qualités physiques que morales.

    Il était un leader, un rassembleur , une inspiration pour ses coéquipiers. En cette période ou certains « stars » sont devenus des « hommes d’affaires » davantage préoccupés par leur gros salaire que le bien de leur équipe, il faisait partie d’une génération pour qui les succès du club passait avant la célébrité.

    Si on veut faire une comparaison avec le hockey, il était l’équivalent d’un Guy Lafleur, Mario Lemieux, Sydney Crosby ou Wayne Gretzky.

    Comme politicien, il a défendu des idées généreuses parce qu’il y croyait.

    Il aura été un exemple à suivre pour tous ceux et celles qui croient encore à l’idéalisme, à la noblesse, aux valeurs qui permettent d’élever l’humanité à un niveau supérieur que ce soit dans le domaine du sport, de la politique ou dans d’autres domaines.

    Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, une contribution de votre part permettra de garder ce blogue en vie en une époque ou tout va trop vite et ou on a de la difficulté à comprendre ce qui se passe.

    1. Madalton dit :

      On pourrait ajouter Ken Dryden à votre liste.

  7. Montérégien dit :

    En termes de mélange de sport et de politique, difficile de battre le geste des Américains (noirs) Tommie Smith et John Carlos, aux Jeux olympiques de 1968, où les médaillés d’or et de bronze du 200 m (en athlétisme) ont levé un poing ganté de noir lors de l’hymne national, en soutien au mouvement pour le respect des droits civiques et des droits de la personne, pour les Noirs vivant aux États-Unis et d’autres pays où ils étaient traités comme une minorité de rang inférieur.

    Il y avait d’autres symbolismes : ils ne portaient pas de chaussures, seulement des chaussettes noires, pour représenter la pauvreté chez les Noirs. Smith portait une écharpe noire pour représenter la fierté noire et la fermeture éclair du survêtement de Carlos était partiellement ouverte, en solidarité envers les cols bleus américains. Carlos portait aussi un collier (de perles ?) évoquant le lynchage et le meurtre de nombreux Noirs dans une totale absence de dignité.

    Carlos avait oublié sa paire de gants noirs au village olympique, alors le médaillé d’argent, l’Australien Peter Norman (qui venait d’établir un record pour l’Océanie sur la distance qui a tenu 56 ans !) lui a suggéré d’utiliser le gant de la main gauche de Smith. Norman, comme les deux Américains, portait aussi un écusson OPHR (Olympic Project for Human Rights), étant lui-même opposé à la politique de l’Australie blanche qui avait alors cours dans son pays.

    Le CIO a demandé au Comité olympique américain (COA) de suspendre les deux ahtlètes américains et de les expulser du Village olympique. Devant le refus du COA d’obtempérer, le président du CIO Avery Brundage a menacé d’expulser toute l’équipe américaine d’athlétisme.

    La suite n’a pas été facile pour Smith et Carlos, mais ils ont tout de même pu continuer leur carrière en athlétisme, puis en football américain ou canadien (Smith a joué pour les Bengals et Cincinnati et Carlos a disputé une saison avec les Alouettes). Au fil des ans, la perception de leur geste a évolué et aujourd’hui, la plupart des commentateurs semblent percevoir celui-ci de façon très positive. Ils ont tous deux reçu le Arthur Ashe Courage Award en 2008. L’Australien Norman a été réprimandé, n’a pas été sélectionné pour les Jeux de 1972 et n’a pas été invité aux célébrations lors des Jeux de Sydney, en 2000.

    1. Haïku dit :

      @Montérégien
      Merci pour l’info ! 👌

  8. Gilles Morissette dit :

    HS

    Un clip de Lincoln Project qui résume bien la présidence de L’ESCROC EN CHEF

    1. Haïku dit :

      @Gilles Morissette
      Merci du partage !
      Bravo Lincoln Project !!

  9. gl000001 dit :

    HS: WordPress a des problèmes !! Depuis ce matin, je ne peux accéder au blogue par WordPress.com. Ca me ramène toujours à Richardhetu.com. J’aime mieux le format de WordPress.

  10. littlerob dit :

    @ M. Hétu: Petite précision–Les Knicks ont remporté le championnat de la NBA en 1970, et non pas en 1971. Les champions de 1971 étaient les Bucks de Milwaukee, menés par le jeune Lew Alcindor (plus tard Kareem Abdul-Jabbar).

    1. Richard Hétu dit :

      Merci.

  11. Maria Botero dit :

    Contribution faite, merci M. Hétu pour votre excellent travail.

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