Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

S’il faut se fier aux primaires républicaines tenues mardi dans l’Indiana, Donald Trump continue à régner sans conteste sur le Parti républicain. Le président avait appuyé les candidats s’opposant à sept sénateurs républicains d’État ayant réussi en décembre dernier à bloquer le redécoupage de la carte électorale du Hoosier State qu’il réclamait haut et fort. Au moment d’écrire ces lignes, cinq des sept candidats ayant reçu l’appui de Trump avaient remporté de larges victoires et un sixième avait des chances de les rejoindre dans la colonne des gagnants.

Le sénateur républicain d’Indiana Jim Banks, farouche allié de Trump, a offert ce commentaire au cours de la soirée électorale : « Tous les acteurs de la vie politique de l’Indiana devraient tirer une leçon importante aujourd’hui : le président Trump est le républicain le plus populaire auprès des électeurs de l’Indiana. L’Indiana est un État conservateur, et nous méritons d’avoir au Sénat de l’État des conservateurs qui soient à l’écoute des électeurs républicains. »

Ce résultat devrait ajouter du poids aux pressions que Trump continue d’exercer sur les États républicains afin qu’ils changent leurs cartes électorales avant les élections de mi-mandat, histoire d’augmenter le nombre de sièges à la Chambre des représentants que son parti pourrait gagner. Mais il n’aidera en rien sa cote de popularité déclinante au sein de l’ensemble de l’électorat, y compris auprès des électeurs qui l’ont appuyé en 2024 mais qui n’appartiennent pas au mouvement MAGA.

Rappelons que l’Indiana était la première étape de la « tournée de revanche » de Trump, comme je l’expliquais mardi dans un billet. Suivront la Louisiane (le 16 mai) et le Kentucky (le 19 mai), où le président veut détrôner, dans l’ordre, le sénateur républicain Bill Cassidy et le représentant républicain Thomas Massie pour leur manque de loyauté à son égard. Si la défaite de Cassidy semble assurée, celle de Massie l’est moins.

(Photo capture d’écran)

23 réflexions sur “Trump, toujours roi du Parti républicain

  1. ghislain1957 dit :

    « Tous les acteurs de la vie politique de l’Indiana devraient tirer une leçon importante aujourd’hui : le président Trump est le républicain le plus populaire auprès des électeurs de l’Indiana.  »

    Et les ripoux-blicains sont des idiots de première classe de suivre le gros enfoiré et de voter pour ses lèche-cul.

    1. galgator dit :

      Il rêve d’éliminer à la Poutine les gens à au pouvoir qui ne pensent pas comme lui.
      L’Indiana vient de prouver qu’il est un état profond et qui encourage les dictateurs

      1. Robert T dit :

        @galgator
        L’Indiana est représentative des états ayant une population conservatrice, religieuse et stupide…

  2. Mcdodo dit :

    Populaire l’épais 🤡
    Il doit parader dans sa marchette pour avoir soutenu un vrai loser républicain contre un républicain de droite

  3. POLITICON dit :

    Trump ne semble pas seulement vouloir gagner des élections; il veut discipliner, corriger et humilier publiquement ceux qui ont manifesté la moindre autonomie. C’est politiquement efficace, sans doute. Mais institutionnellement corrosif.

    Car un parti qui remplace graduellement le débat interne par l’allégeance personnelle cesse d’être une coalition politique normale. Il devient une structure hiérarchique dominée par la peur du bannissement. À court terme, cela peut produire des victoires comme en Indiana. À long terme, cela fragilise la capacité même du parti à survivre à son propre chef.

    Donald Trump règne encore sur la base républicaine, c’est indéniable. Mais à mesure que son emprise se resserre, une question devient inévitable : que restera-t-il du Republican Party le jour où il disparaîtra de l’équation politique?

    Et surtout, quel avenir attend ceux qui ont avalé sans broncher le récit qu’il leur sert — un récit façonné par un narcissisme sans filtre, où le pouvoir devient un levier personnel? Un homme qui, pendant qu’il prêche le populisme, consolide ses intérêts, fragilise économiquement ceux qu’il prétend défendre et trouve encore le moyen de rêver à des projets démesurés comme une salle de bal à un milliard.

    1. Pierre Belley dit :

      @ POLITICON. «Donald Trump règne encore sur la base républicaine, c’est indéniable. Mais à mesure que son emprise se resserre, une question devient inévitable : que restera-t-il du Republican Party le jour où il disparaîtra de l’équation politique? » Un champ de ruines et le chaos.

      1. POLITICON dit :

        « Un champ de ruines et le chaos. » Après moi le déluge, comme il disait.

  4. Pierre Belley dit :

    Ils sont fous à chier ! Scuzez là !

  5. Syl08 dit :

    Qu’ils soient pro ou anti Trump ne change pas grand chose quand vient le temps, pour les républicains, de s’opposer à Trump. Ils finissent tous par s’écraser et rentrer dans le rang.

    1. Richard Hétu dit :

      L’Indiana a pourtant prouvé le contraire quand des républicains ont refusé de changer la carte électorale de l’État. Ces républicains en paient aujourd’hui le prix mais ils ne se sont pas écrasés.

  6. Philippulus dit :

    Essentiellement le problème il est là!
    Des électeurs républicains qui continuent, encore aujourd’hui, d’appuyer un président que la grande majorité d’américains ne peuvent plus «  blairer »!
    C’est cette minorité d’américains qui mènera de plus en plus les « States « vers leur déclin et c’est cette minorité qui confirme, malheureusement, la légitimité à ce gouvernement de continuer d’emmerder l’ensemble de la planète.
    Sans oublier, que la notoriété relative que ce pays pouvait avoir à travers le monde, il est entrain de la perdre.
    Mais bon, on continuera de suivre les prochains mois d’ici novembre.
    On peut et on doit toujours garder espoir.

  7. Duduche dit :

    Je croyais que les fermiers de l’Indiana avaient connus quelques problèmes suite aux décisions économiques de Corrompu-47. Soit ça n’est pas vrai, soit ils ont de la difficulté à se souvenir ou à comprendre de qui bousille leurs conditions de vie.

  8. Luc Castonguay dit :

    Trump continu de faire « fureur » sur sa base ripoublicaine qui considère que Trump les représente bien. Après le déluge, il n’y aura pas plus de salut pour les É-U.

  9. Math dit :

    J’ai un questionnement suite à cela.
    Est-il possible savoir combien de votes total ont été enregistrer lors de ces partiels ?
    C’est possible que Trump mène encore le parti. Mais est-ce possible aussi que les républicains ayant délaisser Trump aient boudé le vote, n’ayant pas l’intention de les supporter lors des Mi-Terms, et que seul les pro-Trump dur-de-dur restants aient été faire leur choix ?

    Ça peut faire toute la différence en novembre.

    1. Charlot dit :

      « De toutes façons l’élection était sans truquée »

      Un perdant républicain qui a appris du meilleur ou un démocrate qui a de la mémoire et un sens de l’humour acidulé 😁

    2. Madalton dit :

      Exact. Il reste à voir si les candidats démocrates ne remporteront pas la majorité de ces sièges en novembre.

  10. gl000001 dit :

    $13.4 millions dépensés contre $280,000 en 2024. La revanche coute cher.
    Et au Michigan dans une élection spéciale au sénat de l’état, le démocrate a gagné par beaucoup alors que la dernière fois, c’était par un très faible pourcentage.
    https://www.cnn.com/2026/05/05/politics/takeaways-indiana-ohio-primary-elections

  11. lechatderuelle dit :

    les chefs autoritaires purgent leur parti de temps à autre… ce n’est que la normalité des choses qui se produit aux EU…
    Si le bon peuple s’intéressait, un peu, à l’Histoire des autres pays, plusieurs y auraient vu des similitudes avec…Erdogan, Orban, frite-sauce, Xi …. pas nécessaire de reculer jusqu’à Néron ou Caligula…

    Les résultats de cet état renversent la tendance que les sondages présentaient… trump est bien en selle.
    Les républicains marchent au pas. Ce n’est plus une lutte politique républicains-démocrates. Ça va plus loin que ça. C’est idéologique. Crois ou meurs.

    Le phénomène qui se passe aux EU était déjà en place avant trump.
    Et il demeurera après trump.
    trump n’aura été utile que pour fédérer les troupes, les décomplexer et leur donner le gout du pouvoir…

    trump gigote, attire les spots, occupe la galerie … pendant ce temps, les métastases des extrémistes se répandent et occupent les moindres niveaux du gouvernement, des organismes… favorisent les « amis » grâce à une équipe de démarcheurs qui aide les amis à obtenir une écoute ou mieux une aide financière. Les autres se perdent dans les limbes des procédures administratives de requêtes en requêtes…
    Les oligarques en mènent large aux EU et bientôt, tout passera par eux ou une de ses filiales.

    Ça défie toute logique mais le « pouvoir » trump est bien réel et sensiblement intact.
    Ça permet de voir que les chambres d’échos sont en place depuis longtemps… Elles sont plus larges, plus complexes qu’on ne le croyait.
    Ce qui fait un effet pour ceux qui n’achètent pas cette politique républicaine extrémiste n’est même pas vu ou entendu dans le camp trumpien. Et vice-versa.
    Les algorithmes, anonymement, séparent le bon grain de l’ivraie et tous se croient « informer »… Alors qu’il semble que nous soyons simplement « diriger » vers ce qui nous fait du bien…

    On le voit avec l’agression en Iran. Encore là, rien n’est clair et pourtant des gens se sentent « favorables » à une victoire de l’Iran pour satisfaire leur aversion envers trump.
    Malgré eux, des gens prennent position.
    Alors que les 2 camps sont des voyous, des dangers publics.
    On n’a pas à prendre position. La neutralité est de mise. Mais en 2026, on prend position, sur tout.

    G.W. Bush avait pourtant été clair. Vous êtes avec nous ou contre nous.
    Depuis, lentement, les sociétés se fragmentent en 2 courants. Ça englobe large maintenant. Finies les nuances. C’est droite ou gauche.
    Peu importe le degré de gauchisme ou de droitisme, on tranche.
    Pour tout.

    Aux EU, ils tranchent.
    Faut toujours suivre la ligne du parti. Sinon dehors.
    Si tu veux faire partie de la gang, tu t’habilles de même, tu penses de même et tu fais de même.
    Tactique éprouvée depuis longtemps. Mise au point par les religions puis récupérer par la mafia, les motards et les gangs de rue… en politique ça mène directement au totalitarisme et à la dictature…

    Changement de paradigme en Occident…
    Et comment!

  12. Linda dit :

    On constate que chez les républicains mais aussi les MAGAS, on continue de baiser la bague du mafioso.

  13. MarcB dit :

    Les républicains sont environ le tiers de l’électorat; les indépendants et les démocrates forment chacun un autre tiers. Les MAGAs sont par contre majoritaire au sein des républicains. Donc la majorité (MAGA) d’une minorité (républicain) essaie de prendre le contrôle complet du gouvernement.

    On pourrait dire que Donald essaie d’établir une dictature de la minorité; la minorité étant ses fidèles.

  14. André dit :

    Donald, c’est un si petit royaume !

  15. citoyen dit :

    MANA : Make America New Again.

  16. Gilles Morissette dit :

    Pathétique de voir la façon dont les électeurs Républicains en Indiana et d’ailleurs continuer à s’écraser comme des carpettes devant un tel individu. Ces gens sont non seulement sans honneur mais ils ont perdu tout contact avec la réalité.

    Le Parti Républicain est devenu l’équivalent d’une secte, un jouet entre les mains d’un gamin frustré qui s’en sert pour empiler le fric et flatter son ego.

    Ce à quoi on a assisté hier e soir, c’est le spectacle d’un sale individu qui s’est payé un « trip de pouvoir » (13,4 millions de dollars), et ce, au détriment de la démocratie.

    Le jour ou « 47 » disparaîtra (Le plus tôt sera le mieux) ce Parti implosera et se divisera en deux parties: Les MAGAs ou du moins ce qu’il en restera et les autres.

    Pendant ce temps, au Michigan, les Démocrates ont remporté une victoire plus que convaincante lors d’un élection pour un siège de sénateur à la législature de cet État.

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