Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Le mot-valise « hopium », combinaison des mots « hope » (espoir) et « opium », est généralement utilisé de manière humoristique ou péjorative pour désigner quelqu’un qui exprime un optimisme irrationnel. Mais ce n’est pas vraiment dans cet esprit que le site d’information Bulwark l’utilise dans le titre d’un article portant sur l’optimisme des démocrates à l’approche des élections de mi-mandat : « Les démocrates planent à l’hopium ». Car la journaliste qui signe l’article, Lauren Egan, semble prendre au sérieux l’optimisme de ces démocrates.

Egan cite d’entrée de jeu l’opinion de Zac McCrary, stratège démocrate, selon laquelle les démocrates pourraient réaliser un gain net de 35 à 40 sièges à la Chambre des représentants – plutôt que les 15 à 20 sièges envisagés il n’y a pas longtemps – et un gain net de quatre à cinq sièges au Sénat, ce qui leur donnerait le contrôle des deux chambres du Congrès.

« Un peu de contexte peut être utile ici », commente la journaliste de Bulwark. « McCrary n’est pas du genre à offrir une vision excessivement optimiste simplement pour jouer les bons soldats du parti ; il vit dans une circonscription très conservatrice en Alabama et connaît le danger qu’il y a pour les démocrates à se faire des illusions sur des scrutins qu’ils n’ont aucune chance de remporter. Il n’y a pas si longtemps, il me disait que le Sénat était presque certainement hors de portée. Mais il fait partie d’un nombre croissant de démocrates qui s’autorisent à se laisser griser par un peu de “hopium” électoral.

« Et, franchement, pourquoi pas ? De nombreux signes indiquent que les Américains ne se sentent pas très confiants quant à la direction que prend le pays. Malgré des chiffres sur l’emploi en mars meilleurs que prévu, le moral des consommateurs est en baisse. Les jeunes s’inquiètent de leurs perspectives d’emploi. Les familles se demandent comment resserrer leur budget pour faire face à la hausse des prix de l’essence. Et les Américains sont profondément préoccupés par l’accès à des soins de santé abordables. Sans parler de la perspective inquiétante de s’enliser dans un nouveau conflit au Moyen-Orient. »

Egan cite également David Jolly, un ancien représentant républicain qui espère causer une des surprises des élections de mi-mandat en remportant l’élection pour le poste de gouverneur de Floride en tant que candidat démocrate.

« Ce cycle électoral pourrait très bien ressembler davantage à celui de 1974 après le Watergate, où les électeurs ont dit : “Brûlons les vaisseaux” », a-t-il déclaré.

L’optimisme des démocrates, aussi justifié soit-il, ne les met évidemment pas à l’abri d’une déception, comme le souligner Egan. « Alors, qu’est-ce qui pourrait endiguer une vague bleue ? Quelques éléments. Trump pourrait tenter d’interférer dans l’élection d’une manière qui avantagerait son parti. Ou il pourrait voir sa popularité augmenter s’il met fin plus rapidement à la guerre. Et il y a ensuite la question de l’argent », écrit la journaliste avant d’évoquer l’avantage financier du Parti républicain sur le Parti démocrate à ce stade-ci de la campagne.

Or, pour le moment, ces éléments ne suffisent pas à diminuer le buzz des démocrates.

(Photo Washington Post/Getty Images)







57 réflexions sur “L’« hopium » des démocrates”

  1. Mcdodo dit :

    D’ici 6mois, il a l’temps de s’en passer des choses, les ‘’magouilles’’des répus.
    Ok, je reste Optimiste pour la suite.

    1. PovDeRire dit :

      Une scène de la perte d’oreille, la gauche cette fois!
      Un match de lutte serré , arrangé , ça fonctionne au Zétats!

  2. Jocnob dit :

    Ils devraient plutôt continuer à craindre. Cela les obligerait à redoubler d’efforts et à ne rien prendre pour acquis. À mon avis, trop d’optimisme peut devenir un obstacle.

  3. Alexander dit :

    L’optimisme?

    Faudra que les démocrates développent le vieux réflexe des films de Rocky, typiquement américain:

    L’œil du tigre. L’esprit de prédation.

    Bouffer les trumpistes sans aucune chance. Avec un leader dur et charismatique qui va accepter d’emblée la guerre de ruelle.

    Ces derniers trumpistes les ont toutes accumulées, les gaffes, depuis leur retour, mais on les a laissé faire, par attentisme ou par faiblesse.

    Mais en même temps, les républicains ont eu la clairvoyance de cibler les besoins des américains moyens, lassés des discours intellos et woke des démocrates.

    Mais il faut évaluer le Boss sur ses réalisations de ses promesses électorales et leurs impacts sur la vie de l’américain moyen.

    Derrière la grandiloquence et sa vantardise vulgaire, il y a les résultats. Ou le manque de résultats de promesses non tenues.

    C’est là dessus que ça va se jouer dans l’isoloir.

    Les démocrates font front commun dans les sondages, les indépendants semblent bien déçus et les minorités qui ont voté GOP sont trahies les unes après les autres.

    Ça fait pas mal d’insatisfaits ça. Genre 65% de la population.

    Il ne faut pas baisser la garde, il faut se garder des forces pour asséner les coups fatals en temps et lieux, comme une arène de boxe.

    1. gl000001 dit :

      Ils l’ont fait en 2018 avec nu DDT un peu moins « poison ». Ils sont bons pour faire sortir le vote.

    2. Igreck dit :

      Guerre de ruelle. En effet, les Démocrates n’ont pas le choix de descendre dans le caniveau car malheureusement c’est là que la bataille politique est désormais. Souillée par un escroc devenu un faux président qui ne cherche qu’à s’enrichir au détriment de ses compatriotes. Mots d’espoir : « Your fired, idiot 🤡 ! »

  4. POLITICON dit :

    Le billet de M. Hétu sur le « hopium » des démocrates met le doigt sur quelque chose de réel — mais il en sous-estime profondément la gravité.

    Parce qu’à lire cette montée d’optimisme, on a l’impression d’assister à une scène déjà vue. Une sorte de rituel politique où, face à une situation objectivement inquiétante, une partie des démocrates choisit de s’en remettre… à l’espoir. Pas à une stratégie claire, pas à une rupture assumée, pas à une mobilisation structurée — non. À l’espoir. Comme si le simple fait que le pays aille mal allait mécaniquement se traduire en victoire électorale.

    C’est là que le mot « hopium » cesse d’être une blague et devient un diagnostic.

    Car pendant que certains stratèges s’autorisent à rêver de gains spectaculaires au Congrès, Donald, lui, ne rêve pas. Il agit. Il occupe le terrain, il impose ses thèmes, il teste les limites — et surtout, il redéfinit les règles du jeu. Penser qu’une conjoncture économique morose ou une inquiétude diffuse suffiront à renverser la vapeur, c’est confondre mécontentement et basculement politique.

    L’histoire récente aurait pourtant dû servir de leçon. Le rejet d’un camp ne garantit jamais l’adhésion à l’autre. Et dans un climat aussi polarisé, aussi saturé de désinformation et de cynisme, croire qu’une « vague bleue » va se lever presque naturellement relève moins de l’analyse que de l’incantation.

    Ce qui est troublant, ce n’est pas tant que des militants espèrent — c’est humain, c’est même nécessaire. Ce qui l’est davantage, c’est que des stratèges expérimentés, des gens qui devraient savoir lire les dynamiques profondes, semblent eux aussi se laisser griser. Comme si, à défaut de pouvoir contrôler la réalité, on choisissait d’en adoucir la perception.

    Et pendant ce temps, les obstacles bien réels, eux, restent en place — voire se renforcent. L’argent, d’abord, toujours déterminant. Les tentatives d’influence sur les processus électoraux, ensuite, qui ne sont plus de l’ordre de l’hypothèse. Et surtout, cette capacité du camp républicain à transformer chaque crise en levier politique, pendant que les démocrates débattent encore de leur message.

    Le parallèle évoqué avec l’après-Watergate scandal est séduisant — mais il est trompeur. À l’époque, les institutions tenaient encore solidement. Aujourd’hui, elles sont fragilisées, contestées, parfois contournées. On ne joue plus sur le même terrain.

    Au fond, ce « hopium » est peut-être moins un excès d’optimisme qu’un aveu d’impuissance. Quand on ne parvient plus à structurer une réponse à la hauteur des enjeux, on se raccroche à l’idée que la réalité finira par faire le travail à notre place.

    Mais la réalité, justement, a changé. Et s’obstiner à ne pas le voir, c’est prendre le risque de revivre — encore une fois — une défaite que l’on n’aura pas su anticiper, ni empêcher.

    1. Richard Hétu dit :

      L’histoire des élections de mi-mandat démontre que les « stratégies » ne pèsent pas beaucoup dans les résultats. Les électeurs votent en général contre le parti au pouvoir à la MB, et avec d’autant plus de férocité quand le président est impopulaire. En 2018, la vague bleue est intervenue à la fin d’une campagne où les démocrates ont mis l’accent sur les soins de santé. Cette année, ce sera l’accessibilité financière, ou’l’abordabilité, problème exacerbé par la guerre. Il est erroné de dire que les démocrates débattent encore de leur message. Ils frappent sur ce clou depuis l’automne dernier.

      1. POLITICON dit :

        Je comprends — et, oui, l’histoire des élections de mi-mandat montre clairement qu’un réflexe de sanction du parti au pouvoir existe. Personne ne nie cet effet mécanique. Mais s’y fier presque exclusivement, aujourd’hui, me semble justement être le cœur du problème.

        Parce que ce « réflexe » appartient à un cadre démocratique relativement stable — un cadre où les règles du jeu sont acceptées par tous, où les institutions jouent leur rôle, et où l’alternance reste une évidence. Or, vous en conviendrez, c’est précisément ce cadre qui est en train de se fissurer sous nos yeux.

        Comparer la situation actuelle à 2018, c’est faire comme si rien n’avait changé. Pourtant, entre-temps, Donald a démontré qu’il ne se contente pas de jouer la partie : il en redéfinit les règles. Il ne s’agit plus simplement de convaincre des électeurs sur un enjeu comme les soins de santé ou l’abordabilité — il s’agit de naviguer dans un environnement où la perception de la réalité elle-même est devenue instable.

        Oui, les démocrates martèlent le thème de l’abordabilité depuis des mois. Mais la question n’est pas de savoir s’ils ont un message — c’est de savoir s’il est audible, s’il est structurant, et surtout s’il est capable de rivaliser avec une machine politique qui fonctionne désormais à la saturation, à la polarisation et à la désinformation.

        C’est là où je reste sceptique. Parce que frapper sur un clou ne garantit pas qu’on construise quoi que ce soit. Répéter un message, aussi pertinent soit-il, ne suffit plus dans un contexte où l’attention est fragmentée, où les faits sont contestés, et où l’émotion l’emporte systématiquement sur l’argument.

        Autrement dit, oui, les dynamiques historiques existent. Mais elles reposent sur des conditions qui, elles, ne sont plus garanties. Et c’est précisément ce décalage qui m’inquiète : continuer à analyser la situation actuelle avec les réflexes d’hier, c’est peut-être se préparer à être surpris… encore une fois.

      2. gl000001 dit :

        « un cadre démocratique relativement stable  »
        Ce n’était pas stable en 2018 et il y a eu une vague bleue. C’est encore plus instable en 2026.
        Vous semblez défaitiste aujourd’hui (?).

      3. garoloup dit :

        Le gouverneur Newcom de Californie a cette arrogance de combattant de ruelle nécessaire à terrasser Trump et sa gang de suiveux. Puisse-t-il être choisi par son parti pour diriger son parti lors des mid-terms!

    2. Lanaudoise dit :

      Rappel: un des mes premiers gestes de cette administration a été de démanteler la surveillance de l’ingérence étrangère:
      https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-02-06/lutte-a-l-ingerence-electorale-etrangere/l-administration-trump-supprime-une-unite-du-fbi.php
      On peut compter sur Vladimir pour s’en mêler et au profit de qui on sait.
      En plus qu’il a les bros de la Silicon valley de son bord. Et les oligarques possédant les médias…

      1. POLITICON dit :

        C’est inquiétant, en effet !

      2. Achalante dit :

        Peut-être, mais toute la mauvaise information du monde de peut changer le compte en banque des électeurs. S’ils ont de plus en plus de mal à se maintenir au-dessus du zéro, ça va affecter leur vote. Si TACO ne peut faire augmenter les salaires et baisser les prix, il est fait à l’os. C’est probablement pourquoi il vitupère autant ces jours-ci: il a besoin que le coût de l’essence baisse, et vite! Plus longtemps les États-Uniens en souffrent, plus longtemps ils s’en souviendront.

    3. gigido66 dit :

      HS, mais souvent pris pour exemple en ce qui concerne la mémoire du peuple des USA:
      Le poisson rouge.
      On a tout faux, semble-t-il, il pourrait même accompagner notre « Je me souviens »sur nos plaques d’immatriculation! .

      Aperçu IA
      Contrairement à la croyance populaire, le poisson rouge ne possède pas une mémoire de 3 secondes, mais une mémoire solide pouvant durer plusieurs mois. Capables d’apprendre, de reconnaître des objets et des visages, et de mémoriser des labyrinthes, ces poissons peuvent se souvenir d’informations pendant des semaines.
      Capacité de mémorisation : Des études montrent qu’ils retiennent des informations pendant au moins 5 mois.
      Capacités cognitives : Ils peuvent apprendre à utiliser un levier pour obtenir de la nourriture, preuve d’une adaptation à leur environnement.
      Associations : Ils associent des sons ou des signaux visuels à l’heure du repas.
      Orientation : Ils sont capables de mémoriser des parcours et des itinéraires d’évasion.
      En résumé, la « mémoire de poisson rouge » est un mythe ; ils ont une mémoire fonctionnelle et une capacité d’apprentissage sur le long terme.

      Comme quoi on peut en apprendre encore tous les jours, il va nous falloir trouver un autre animal emblème de «  mémoire courte»…comme par exemple, l’éponge ou la limace de mer….😉

      1. Haïku dit :

        @gigido66
        Merci pour l’info ! 😉

  5. MarcB dit :

    Les « bookies » pour les paris de polymarket établissent aujourd’hui à 53% les chances que les démocrates prennent contrôle du sénat, avant l’intervention en Iran, les chances des démocrates se situaient à 36%.
    https://polymarket.com/event/which-party-will-win-the-senate-in-2026

    Il n’y a rien de scientifiques à ces paris, ce ne sont pas des sondages. Par contre, ça reste quand même l’opinion de gens qui mettent de l’argent sur le résultat, et qui doivent suivre un peu la politique avant de parier leur argent.

    On verra…

  6. Pierre dit :

    Faquev faudrait un très bon LEADER en tête d’affiche pour mener les troupes
    à bon port Mais sera ce LEADER ? Pour l’instant il n’y en a pas qui sort du lot…………………..

    1. gl000001 dit :

      Ce sont les USA. Lorsqu’un parti n’est pas au pouvoir, il n’y a pas vraiment de leader tant qu’ils n’ont pas choisi de leur candidat pour les présidentielles.

  7. treblig dit :

    J’en profite pour clarifier les propos de Karl Marx à l’effet que la religion est l’opium du peuple. Au temps de Marx, au milieu des années 1850 , l’opium était le premier anti douleur effectif. Il ne servait pas pour partir sur un «  trip » comme il sera perçu plus tard mais bien a soulager les douleurs.

    Donc la religion servait à atténuer/soulager les douleurs du peuple .

    1. rogiroux dit :

      « … la religion est l’opium du peuple… »
      C’est un peu réducteur comme citation !
      Tout d’abord, quand on parle de Karl Marx, il faut se rappeler
      le contexte de la période pendant laquelle il a écrit ses œuvres majeures.

      En 1867, lorsque Marx a commencé à écrire DAS CAPITAL,
      l’esclavage aux États-Unis d’Amérique n’avait été aboli que deux ans auparavant.
      En Europe, les ouvriers (et leurs enfants !) travaillaient six jours sur sept dans les mines ou les industries lourdes… 10 à 12 heures par jour pour des salaires qui ne leur permettaient même pas de nourrir et de faire vivre leur famille.
      L’éducation publique et les soins de santé étaient inexistants, l’apanage du clergé qui ne s’intéressait qu’à contrôler la classe ouvrière et à la maintenir docile et obéissante à la classe dirigeante dont elle faisait partie intégrante !

      Cette citation tronquée de Marx est utilisée avec beaucoup trop de désinvolture de nos jours …
      Cette citation est reproduite abondamment et est probablement la seule citation de Marx que la plupart des gens connaissent. Malheureusement, si quelqu’un la connaît, il n’en connaît probablement qu’une petite partie qui, prise isolément, tend à donner une impression déformée de ce que Karl Marx avait à dire sur la religion.

      « La détresse religieuse est à la fois l’expression
      d’une détresse réelle et la protestation contre une détresse réelle.
      La religion est le soupir de la créature opprimée, le cœur d’un monde sans cœur,
      tout comme il est l’esprit d’une situation sans esprit.
      C’est l’opium du peuple.
      L’abolition de la religion comme bonheur illusoire du peuple est nécessaire pour son vrai bonheur.
      La demande de renoncer à l’illusion sur sa condition est la demande de renoncer à une condition qui a besoin d’illusions. » – Karl Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel.

      Habituellement, tout ce que l’on obtient de ce qui précède est « La religion est l’opium du peuple »
      (sans ellipse pour indiquer que quelque chose a été supprimé).
      Parfois, « La religion est le soupir de la créature opprimée » est inclus.
      Si vous les comparez avec la citation complète, il est clair que beaucoup plus est dit
      que ce dont la plupart des gens sont conscients.

      Dans la citation ci-dessus, Marx dit que le but de la religion est de créer des fantasmes illusoires pour les pauvres.
      Les réalités économiques les empêchent de trouver le vrai bonheur dans cette vie, alors la religion leur dit que c’est OK parce qu’ils trouveront le vrai bonheur dans la prochaine vie.
      Bien qu’il s’agisse d’une critique de la religion, Marx n’est pas sans sympathie :
      les gens sont en détresse et la religion apporte du réconfort, tout comme les personnes blessées physiquement reçoivent un soulagement des drogues à base d’opiacés.

      La citation n’est donc pas aussi négative que la plupart le décrivent (au moins à propos de la religion).
      À certains égards, même la citation légèrement allongée que les gens pourraient voir est un peu malhonnête parce que dire « La religion est le soupir de la créature opprimée… » omet délibérément l’affirmation supplémentaire qu’elle est aussi le « cœur d’un monde sans cœur ». ”

      Ce que nous avons, c’est une critique de la société devenue sans cœur
      plutôt que de la religion qui essaie d’apporter un peu de réconfort.
      On peut soutenir que Marx offre une validation partielle de la religion
      en ce qu’elle tente de devenir le cœur d’un monde sans cœur.

      La religion est un symptôme d’une maladie, pas la maladie elle-même.

  8. lechatderuelle dit :

    Ah l’argent… Zéro idée mais full cash… donc avantagé…
    On voit les résultats de cette manie… manipuler, maquiller la réalité et même mentir effrontément et ensuite le bon peuple se demande ce qui s’est passé…

    Tout le monde voit le travail incompétent des républicains.
    Même les républicains le voient et ils accepteraient ce suicide collectif sans rien faire?
    C’est incohérent.
    Se battre âprement pour récupérer le pouvoir, y installer une bande d’idéologues extrémistes et à peine 2 ans plus tard se laisser battre…. sans rien faire…
    ça parait trop simple.

    Les démocrates se feraient offrir les 2 chambres comme ça…
    Les idéologues du Projet 2025 accepteraient de se retirer à mi parcours avec grâce et respect ??
    Ou, sachant que le pays est dans un tel état de délabrement qu’ils laisseraient un cadeau empoisonné aux démocrates, en profitant de la mémoire de poisson rouge du bon peuple pour revenir encore plus déterminés en 2028…..
    Ou encore, les républicains sont véritablement imbus d’eux-mêmes et imaginent vraiment se faire réélire ???

    Ce pays et à l’image des élucubrations trumpiennes…. n’importe quoi.
    Tout est bancal, en toc, faux… y’a que le fric qui compte, celui qui entre dans les poches des « ultra-riches » qui sont maintenant , le vrai pouvoir.
    Don démocrate ou républicain, peu importe… les vrais dirigeants sont les ultra-riches.
    Ils empochent abusivement sous le règne républicain et réajustent leur tir sous les démocrates … les uns défaisant ce que les autres ont tenté de faire… sans nuire aux ultra-riches…

    La démocratie est tenue en otage aux EU….

  9. Toile dit :

    Drôlement similaire à l’illustre estampe japonaise de la grande vague de Kanagawa , assurément inspirée de. Mon flash. Cependant la maison brune n’inspire pas la dévotion que le Mont Fuj, du moins dans le sens de divinité.

    https://www.singulart.com/blog/fr/2023/12/16/la-grande-vague-de-kanagawa/?srsltid=AfmBOopOo6qpzxlJEjY1IY2dA2_r5CQ74nkFEFuIqA7cD_RINd-_2Gtx

    1. Haïku dit :

      Bon rappel !!

  10. Layla dit :

    « Le mot-valise « hopium », combinaison des mots « hope » (espoir) et « opium », est généralement utilisé de manière humoristique ou péjorative pour désigner quelqu’un qui exprime un optimisme irrationnel. »

    En 2018, il a perdu 40 sièges à la House, donc avec ses comportements pendant ce deuxième mandat il n’est pas d’un optimisme irrationnel de croire qu’il perdra un minimum de 40 sièges c’est juste réaliste.

    Mais advenant qu’il en perde beaucoup moins , il sera juste d’employer le mot surréaliste en fait le mot juste sera horrible, tellement surréaliste que même l’opium ne pourrait nous faire planer.

    Pourquoi les démocrates seraient sur l’opium. Pourquoi il ne serait pas possible un raz de marée comme avec Ronald Reagan avec tout ce que l’on vit sous « cette présidence » . Pourquoi? Parce qu’ils ne sont pas des républicains?

    Depuis un an, comme beaucoup, je trouvais les démocrates faibles devant la folie de « cette présidence » qui est devenue meurtrière, un tsunami meurtrier, mais ils ne peuvent qu’espérer « Hope » qu’il ne tuera pas tout sur son passage.

    S’il y a quelqu’un qui était sur « l’hopium » le 28 février sur la base de son « succès » avec le Vénézuéla c’est bien lui.

  11. Apocalypse dit :

    « Or, pour le moment, ces éléments ne suffisent pas à diminuer le buzz des démocrates. »

    Les démocrates devraient se garder une petite gêne et s’acheter un gros brin d’humilité.

    Si les perspectives semblent si bonnes pour eux, c’est parce que Donald Trump et les républicains sont HORRIBLEMENT mauvais. 🤮

    Y a-t-il quelqu’un qui suit les démocrates et qui pense qu’ils font un travail formidable?

    Le leadership des démocrates est HORRIBLE et les sondages envers ce leadership le montrent chez les supporteurs.

    Cela dit, comme tout le monde, je souhaite un balayage pour les démocrates en novembre, pas parce qu’ils le méritent, mais parce qu’ils sont une moins mauvaise option que les républicains.

    1. POLITICON dit :

      Comme vous, je crois que les démocrates ont beaucoup de travail à faire et n’ont pas le luxe de rester assis pendant que Donald navigue à tâtons et fait le travail à leur place.

  12. Charlot dit :

    Ma le craire quand ma l’woire 😉. Que ferait Charlot sans les répus et leur gourou😢

    1. gl000001 dit :

      On observera le chaos. Le gros (lire … son équipe millerienne) a assis son gros derrière sur tout. Une fois ce poids enlevé, le monstre du marais disparu, ça va grenouiller en ta…

      1. Charlot dit :

        Ah, je n’avais pas vu ça comme ça. Des heures de plaisir en perspective. Merci de me remonter le moral 😁

      2. gl000001 dit :

        Pour vous remonter le moral encore plus, voici votre statue à Vevey en Suisse. A coté, à Montreux, il y a la statue de Freddie Mercury. C’est beau la Suisse mais c’est cher en ta….

      3. Haïku dit :

        Cool ! 👌

  13. peperecussion dit :

    Mr Gougeon, est-ce que l’intelligence est un pré-requis pour faire partie de ce blogue ?!

    1. PovDeRire dit :

      @¯\_( ͡° ͜ʖ ͡°)_/¯peperecussion:

      Lorsque nos mains sont liées par l’écoeurantite,
      et que seul l’humour te fait encore vivre
      de cette dérision par cette situation planétaire illogique
      auquel nous sommes exploités…..
      Humour ou intelligence?
      Ou on se bourre de pilules!
      Je préfère l’humour!
      va ▬ ▬ ▬ ▬ ▬

  14. Charlot dit :

    Puis-je me permettre de répondre Monsieur Gougeon? Merci. L’intelligence est certes un atout, mais le sens de l’humour et de la dérision ne nuisent pas non plus. Question de survie et d’hygiène mentale si vous voulez (ou pas) mon avis.

  15. Philippe Deslauriers dit :

    Les deux parti n’ont aucun leader et n’en auront jamais.

    Leur idéologie est préfabriqué par des groupes politisé financé par des milliardaires.
    Ces milliardaires sont les vrai « leader » du pays et il n’ont pas la bonté pour la population comme priorité.

    Le democrate sont moins pire, mais sont tout autant a la solde de milliardaires.
    Voir hakeem et shumer se vautrer dans les don Israeliens et les supporter inconditionnellement quel que soit ce qu’il font… ca me lève le coeur.

    J’ai bien hate de voir en 2028 il y aura combien de nouveau politicien socialiste a la AOC et Memdani qui pourront remplacer la vielle garde a la solde d’Israel.

    1. gl000001 dit :

      Voila !! Comme je disais plus haut, le parti qui n’est pas au pouvoir n’a pas de leader. Le président est un leader mais pas nécessairement pour son parti.

  16. Philippe Deslauriers dit :

    « Alors, qu’est-ce qui pourrait endiguer une vague bleue ? Quelques éléments. Trump pourrait …  »

    Trump ne sortira pas de la guerre de si tot, israel ne lui donnera pas la permission.
    Les domages causé par cette guerre seront en parti permanente et ca prendras longtemps avant que les prix de l’essence reviennent a la normal.

    Meme si miraculeusemement les amaricain retirent toutes leurs bille du moyen orient et laisse Israel se démerder tout seul… les effets de cette guerre ridicule se feront sentir pour longtemps, les prix de la nourriture seront a la hausse pour longtemps.

    L’inflation repartira pour de bon, l’économie ne sera vraiment pas bonne pour la classe moyenne et les plus pauvres.
    L’agriculture mondial sera en mal.
    Les bronzé ne seront pas de retour dans les champs au US.

    Moi je me fait un Jardin intérieur qui me fournira e toute l’année… efin c’est le but!

  17. Helene dit :

    HS
    Très édifiant de voir le commandant en chef dormir debout pendant que le dirigeant de la CIA Ratcliffe et le bon Hegseth du ministère de la guerre nous raconte l’histoire du sauvetage des pilotes en Iran.

  18. Duduche dit :

    Les Démocrates devraient quand même s’inquiéter des purges militaires que soutient Corrompu-47. Non seulement il peut sans doute compter sur la gICEstapo comme force paramilitaire mais s’il prend en plus le contrôle de l’armée, en prétextant plus ou moins que le pays est en guerre (sans admettre qu’il l’a provoquée), cela peut mener à une forme de putsch.

    C’est bien joli de compter sur les élections mais pas forcément adapté dans un pays qui dérive vers un système autoritaire, avec le support de pas mal de politiciens (dont plusieurs risquent un retour de bâton advenant une victoire démocrate) et le fric de multimilliardaires ou de compagnies.

    Il faudrait voir à ce que les élections se fassent, et que le résultat soit appliqué.

  19. Mcdodo dit :

    HS:
    Tout un discours à la nation à la télé 🤡
    L’iran leurs target: centrale nucléaire de bibi , ça promet

    1. Haïku dit :

      Misère de misère !

    2. joker dit :

      Une chemise cravate au ton plutôt doux et apaisant!

  20. Sjonka dit :

    Je ne suis pas vraiment amatrice de « l’hopium » car d’habitude les démocrates sont passé maîtres dans l’art de se tirer dans les deux pieds en même temps.
    J’ai espoir mais je ne retiens pas mon souffle pour qu’ils gagnent les deux chambres.

  21. Louise dit :

    test ultime

    1. MarieFrancineF dit :

      Bon courage Louise…ça semble pas simple tous ces « tests » pour participer au blogue.
      Lâchez pas… car vos commentaires sont bien appréciés.

  22. Gina dit :

    là trump radote,il veut devenir le président du Venezuela et apprendre l’espagnol.

    1. simonolivier dit :

      Il a de la difficulté à parler anglais, alors l’espagnol oubliez ça

    2. _cameleon_ dit :

      Notre génie d’écurie qui prétend vouloir apprendre l’espagnol !!!

      Alors il ne besoin que de trois mots: Mi (Me), et Mi mismo (myself) et Yo (je) ou pê el (il) quand il se prends pour un roi.

  23. MarcoUBCQ dit :

    Les Démocrates ont toujours eu la sale habitude de se moquer de façon impolie des Républicains, élus et citoyens. Encore et toujours c’est un suicide politique venant de l’arrogance qui a lieu en partie dans le parti démocrate. Le second problème, relié au premier, c’est la tendance à vivre dans les nuages, ce qui les éloignent du citoyen moyen. Dans ce pays l’arrogance et la suffisance sont un vrai problème, et s’ils connaissaient l’histoire les Démocrates se garderaient une petite gène avant de célébrer. Les Républicains n’ont jamais hésité à utiliser des coups de cochons pour gagner.

  24. Louise dit :

    Enfin ! Je suis sortie (avec de l’aide) du bogue de mon blogue. J’ai dû tout changer: mon courriel, mon identifiant et mon avatar, il y a juste mon prénom que j’ai gardé. Très contente d’être de retour. 🤪

    1. Haïku dit :

      Bravo ! 👏👏👏

    2. MarieFrancineF dit :

      Fiou !!!

    3. gl000001 dit :

      Les voies de WordPress sont impénétrables !!

  25. Louise dit :

    Les démocrates ont plusieurs raisons d’être optimistes mais il doivent éviter d’être trop confiants.
    C’est encore très loin les élections de novembre et il peut se passer des dizaines d’événements d’ici là.
    À mon avis, ils doivent augmenter leur présence médiatique pour démontrer l’absurdité des comportements et des décisions de Trump afin de ne pas laisser les citoyens s’endormir en comptant sur une victoire assurée dès maintenant.

  26. Gilles Morissette dit :

    La pire erreur que pourrait faire les Démocrates serait de prendre pour acquis que la vague de mécontentement de l’électorat envers l’administration de « 47 » serait suffisante pour les propulser vers la victoire.

    Rien n’est acquis. Oui, la victoire est à portée de main mais ils devront travailler fort pour atteindre leur objectif et surtout , cesser leurs futiles querelles internes sur « le sexe des anges ». En politique, le vent peut tourner rapidement et rien ne dit que les Républicains ne pourraient pas remonter la pente.

    Il suffirait de quelques « belles embellies » pour convaincre les électeurs qu’après tout, « 47 » n’est pas si mal que ça ».

    Non, ne riez pas, c’est possible. L’électeur moyen. selon certaines études, aurait la mentalité d’un adolescent de 15-16 ans. Il l’a démontré lors de la dernière présidentielle. Il peut facilement se laisser berner par « les belles promesses » de « 47 », comme en 2024.

    Tout ça pour dire que les Démocrates doivent montrer aux électeurs avec des messages courts, percutants que laisser « 47 » faire ce qu’il veut pour un autre deux (2) ans soit jusqu’en 2028, équivaut à une condamnation à mort pour ce pays.

    Passer à l’offensive. Attaquer sans relâche l’ennemi, utiliser tout le matériel que leurs a fourni TACO pour lui « rentrer dedans ». Ne pas faire de quartier, se « salir les mains » s’il le faut.

    En résumé, faire ce qu’il faut pour GAGNER.

Laisser un commentaire