
Avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le mouvement MAGA réclamait à hauts cris la publication des dossiers Epstein, histoire de faire enfin la lumière sur les liens entre les élites financières, hollywoodiennes et démocrates avec l’un des plus grands pédophiles de l’histoire américaine. La publication de millions de documents liés au défunt financier et délinquant sexuel continue à produire des révélations dont les effets se font ressentir en France, au Royaume-Uni et en Norvège, entre autres. Or, jusqu’à présent, le parti américain qui semble le plus souffrir de ces révélations n’est pas celui auquel on s’attendait. Et il n’est pas interdit de penser que les démocrates ne pourront profiter lors des élections de mi-mandat des efforts apparents de l’administration Trump pour protéger Donald Trump des retombées des dossiers Epstein.
Cette réflexion découle en partie d’un discours prononcé le weekend dernier par le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff, qui devra défendre son siège en novembre prochain. Je cite un extrait de ce discours remarqué qui pourrait être adopté par d’autres candidats démocrates en cette année électorale : « On nous avait dit que [le mouvement] MAGA était pour les Américains de la classe ouvrière. Mais ce gouvernement est celui des ultra-riches, par les ultra-riches et pour les ultra-riches. C’est le cabinet le plus riche de l’histoire. C’est la classe Epstein. Ils sont les élites qu’ils prétendent détester. Si vous êtes Steve Bannon, comment pouvez-vous faire accepter tout cela ? [Trump] ferme littéralement des hôpitaux ruraux pour réduire les impôts de George Soros et Elon Musk. »
Ossoff: We were told that MAGA was for working-class Americans. But this is a government of, by, and for the ultra-rich. It’s the wealthiest Cabinet ever. This is the Epstein class. They are the elites they pretend to hate. If you’re Steve Bannon, how do you sell any of this?… pic.twitter.com/CtZmBl1MYB
— Acyn (@Acyn) February 7, 2026
L’allusion à Steve Bannon n’est pas gratuite. L’ancien stratège de Donald Trump, héraut du populisme trumpiste et de l’Amérique d’abord, est l’un des protagonistes les plus remarquables et détestables des dossiers Epstein. À travers courriels et textos, on découvre qu’il préparait un documentaire visant à réhabiliter Epstein et à faire oublier son statut de délinquant sexuel découlant de son plaidoyer de culpabilité de 2008 en Floride. Seule l’arrestation d’Epstein pour des crimes encore plus graves a mis fin à cet odieux projet de documentaire.
L’allusion à George Soros est également intéressante. Elle démontre que les démocrates – ou des démocrates – sont prêts à tourner le dos aux ultra-riches de leur propre camp, et ce, même s’ils n’ont pas entretenu de relations avec Epstein. Les républicains, dont le porte-étendard est un ancien ami d’Epstein, ne peuvent afficher pareille indépendance. En fait, ils ne savent même pas s’il ne découvriront pas d’autres aspects de la relation Trump-Epstein qu’ils ne pourront défendre devant les électeurs d’ici novembre.
(Photo WABE)
L’AFFAIRE EPSTEIN OU LE MIROIR DÉFORMANT DE NOS POUVOIRS
Source: https://jpetgp.blogspot.com/2026/02/laffaire-epstein-ou-le-miroir-deformant.html
Arrêtez de vous rincer l’œil sur les détails sordides de cette chronique de mœurs. C’est une diversion, une de plus, pour ne pas regarder l’abîme. L’affaire Epstein n’est pas un scandale sexuel ; c’est l’autopsie clinique, à ciel ouvert, d’une aristocratie qui s’auto-protège. C’est une claque monumentale à notre naïveté collective. Ce que nous avons sous les yeux, c’est la démonstration brutale que tout en haut de la pyramide, le pouvoir ne rend pas de comptes : il se barricade. Le refus de la société de voir cette vérité n’est pas de l’aveuglement, c’est une trouille bleue de découvrir que le système ne dysfonctionne pas, il opère exactement comme prévu.
Cette opacité n’est pas un bug informatique dans notre démocratie. C’est une mécanique de protection systémique, un blindage froid que nous devons maintenant désosser.
Pourquoi le silence est-il devenu la norme dès que l’on effleure les noms qui pèsent ? Ce n’est pas une pudeur juridique, c’est une nécessité structurelle. Si un nom tombe, c’est tout l’édifice qui vacille. Observez la différence de style entre les deux rives de l’Atlantique. En Europe, on sauve les apparences : quand l’odeur de la corruption devient insupportable, on sacrifie quelques têtes. Des ministres, des ambassadeurs, des pions de luxe démissionnent. Ne vous trompez pas, ce n’est pas de la vertu, c’est de la cosmétique pour maintenir l’illusion d’une responsabilité publique.
Aux États-Unis, on joue la guerre d’usure. On noie la vérité sous des millions de pages caviardées, un océan d’encre noire destiné à épuiser les curieux et à vider la mémoire citoyenne. Cette stratégie de l’asphyxie n’est pas un accident, c’est une doctrine. Le « So What ? » est ici terrifiant : ce n’est plus seulement la justice qui est bafouée, c’est le contrat social que l’on déchire sous nos yeux. L’opacité n’est plus une bavure, c’est une stratégie officielle pour garantir l’impunité totale au sommet. On ne nous gouverne plus, on nous sature de silence.
Regardons en face cette justice devenue un marché de dupes. C’est un bazar où la vérité est une monnaie d’échange, rien d’autre. L’offre de Ghislaine Maxwell est à cet égard d’une clarté de cristal : « Je parle… si on me gracie. » La vérité n’est plus un droit, c’est un levier de négociation pour acheter sa liberté. Et dans ce pacte de non-agression, les géants du numérique jouent les complices de luxe. On s’indigne sur les réseaux sociaux, mais ces mêmes plateformes ont servi de passerelles, d’accélérateurs, de facilitateurs.
Les algorithmes ne sont pas neutres ; ils sont les proxénètes technologiques d’un système qui privilégie le clic au détriment de la chair. Quand on pille la vulnérabilité des gosses pour gonfler les dividendes trimestriels, on n’est plus dans l’innovation, on est dans la complicité criminelle. Ce qui cloche, c’est ce mariage incestueux entre l’argent sale et la technologie propre, où le coût humain n’est qu’une variable d’ajustement pour des milliardaires en quête de sensations fortes.
Prenons maintenant de la hauteur pour saisir la logique interne du clan. Dans ces sphères, la boussole morale ne pointe plus le nord, elle pointe le chef. Le mensonge n’est plus une faute honteuse qu’on cache maladroitement ; il est devenu un galon, un signe d’appartenance. Plus le mensonge est énorme, plus le fait de le relayer prouve votre loyauté absolue envers la structure. Comme un pilote qui ignorerait ses instruments de navigation par fidélité aveugle à un amiral ivre, l’élite navigue à vue dans le déni.
La vérité ? Elle est devenue secondaire, voire encombrante. Elle est sacrifiée sur l’autel de la survie du groupe. Sommes-nous encore à la hauteur de nos prétentions démocratiques quand la protection du système supplante systématiquement celle des victimes ? Posez-vous la question. La chute ne viendra pas d’un soudain éveil moral des coupables — n’attendez pas de rédemption là où il n’y a que des calculs. L’effondrement survient quand le système perd son utilité protectrice, quand le bouclier se fissure et que l’appartenance au clan devient plus coûteuse que la trahison.
Le système ne tombera que lorsque le prix personnel du silence dépassera les bénéfices de la protection. C’est une question de physique sociale, pas de morale. Tant que se taire est plus rentable que de hurler, l’impunité aura les coudées franches.
La question n’est plus de savoir quand ce théâtre d’ombres s’arrêtera. Elle est beaucoup plus brutale :
Combien te coûtera ton silence d’ici là ?
En 1789 on a dû couper quelques têtes pour solutionner un problème du même genre, mutâtes mutandis. Quelle sera la solution cette fois-ci et, plus important, sera-t-elle vraiment efficace?
Ben c’est ça que ça donne la tête dans le sable.
Oui, mais la Chine va voler la Coupe Stanley!- Karolyn Leavitt
Vite, (comme dans leavitt), renommons-là la coupe Trump, et la Chine ne s’y intéressera plus.
Ceci dit, j’avais déjà entendu ces propos d’Ossof, et c’était percutant. La « classe Epstein » est une expression qui devrait faire boule de neige, même chez les MAGA.
Je ne comprends pas la phrase « Et il n’est pas interdit de penser que les démocrates ne pourront profiter lors des élections de mi-mandat des efforts apparents de l’administration Trump pour protéger Donald Trump des retombées des dossiers Epstein. »
Cette phrase semble contredire le reste de l’article. Vouliez-vous dire « républicains » au lieu de « démocrates » ?
Non, c’est un peu lourd, mais si on enlève les deux négations au début, en simplifiant un peu : on peut penser que les démocrates pourront profiter… des efforts de cette administration pour protéger DT etc.
« Et il n’est pas interdit de penser (…) » Si ce n’est pas interdit (deux négatifs), alors c’est permis.
« que les démocrates ne pourront profiter (…) » Le « ne » (3e négatif) indique une négation, même si le mot « pas » est absent.
Donc, il est permis de penser que les démocrates ne pourront [pas] profiter (…)
Il faut toujours se méfier des triples négations. On finit par s’y perdre.
Montérégien: Il existe en français une négation redondante, où une négation renforce l’autre, plutôt que de l’infirmer. Un peu comme: « Je n’ai pas trouvé cet item nulle part! » Toutes les fois où on s’exprime avec emphase, juste pour se faire dire qu’on a mis deux négations, donc le contraire de ce qu’on veut dire est vrai, c’est ça. https://fr.wikipedia.org/wiki/Double_négation_(linguistique)
Mais c’est une formulation souvent lourde, peu claire, et généralement à éviter. Mais dans le cas qui nous préoccupe, il n’est pas interdit de penser que M. Hétu n’avait pas une idée derrière la tête quand il l’a écrit! 😉
@Achalante: Effectivement, on peut dire, « il ne manque plus personne » ou « ce type ne fait jamais rien » et ce n’est pas un double négatif. On pourrait dire, avec le même sens, « il ne manque personne » ou « ce type ne fait rien ». Mais le début de phrase « Il n’est pas interdit de penser » ne peut signifier que « on peut penser ».
Il reste le « ne » de « les démocrates ne pourront profiter ». Il existe effectivement un « ne » qui n’est pas négatif, le « ne » explétif : « Il existe en français un ne dit explétif, c’est-à-dire qui n’est pas indispensable au sens ou à la syntaxe de la phrase et qui n’a pas son rôle habituel de négation. On le rencontre dans différents types de constructions, presque exclusivement à l’écrit, dans la langue soignée. » (Banque de dépannage linguistique)
Il y a :
1. Ne employé avec un adverbe de comparaison (exemple : Elle est moins timide qu’elle ne le semble
2. Ne employé avec un verbe exprimant la crainte (exemple : Nous tenterons d’éviter qu’il n’apprenne la nouvelle avant son départ.
3. Ne employé avec un subordonnant composé (exemple : Ferme la porte avant que le chat ne sorte!
Je n’ai pas l’impression que la construction de phrase de M. Hétu (ne) corresponde à l’une ou l’autre de ces situations, mais je peux me tromper.
@Montérégien: Le contexte fait tout. Lorsqu’on demande « N’aviez-vous pas pensé à cela? », on assume que la personne avait omis de considérer ce détail. Mais si on demande « N’aviez-vous pas une idée derrière la tête quand vous avez écrit cela? », on soupçonne que la personne avait bel et bien une idée derrière la tête. Les règles du français sont complexes, et on crée des effets littéraires en jouant avec ces règles. Le lecteur doit alors comprendre l’intention de l’écrivain, plutôt que d’appliquer les règles de manière stricte. Et c’est ainsi que la double négation d’insistance devient possible.
Idem pour moi. Il faudrait lire GOP…
Texte solide de Hétu, et surtout texte dangereux pour Trump — pas parce qu’il révèle quelque chose de totalement nouveau, mais parce qu’il renverse enfin le cadre narratif.
La trouvaille de Jon Ossoff est redoutable : parler de « classe Epstein ». En une expression, il pulvérise le mythe fondateur du trumpisme. MAGA n’est pas la révolte des oubliés, c’est la revanche des milliardaires compromis qui se déguisent en porte-voix du peuple. Quand le « populisme » sert à protéger les plus riches, les plus connectés, les plus cyniques — et parfois les plus sordides — il ne reste plus que l’imposture.
Et là où ça fait très mal, c’est que les dossiers Epstein ne frappent pas l’ennemi désigné par Trump. Ils éclaboussent son monde, ses proches, ses idéologues, ses anciens amis. Steve Bannon, autoproclamé croisé anti-élite, pris à vouloir réhabiliter un prédateur sexuel pour des raisons stratégiques ? C’est l’effondrement moral du récit populiste, noir sur blanc, textos à l’appui.
Pendant ce temps, les républicains sont coincés. Incapables de dénoncer les ultra-riches sans se tirer une balle dans le pied. Incapables d’attaquer Epstein sans risquer d’atteindre Trump. Incapables même de garantir qu’il n’y aura pas d’autres révélations encore plus explosives d’ici novembre. Le silence devient leur stratégie… et leur aveu.
Là où Hétu a raison d’insister, c’est sur le contraste avec les démocrates. Pour la première fois depuis longtemps, certains d’entre eux semblent prêts à dire clairement : peu importe le camp, l’argent n’achète pas l’immunité morale. Soros n’est plus un totem intouchable. Et cette rupture — même partielle — pourrait peser lourd lors des élections de mi-mandat.
Si Trump croyait que les dossiers Epstein allaient être une arme contre ses adversaires, il risque de découvrir qu’ils sont en train de devenir un miroir. Et ce miroir renvoie l’image d’un mouvement qui se disait anti-élite, mais qui ressemble de plus en plus à une confrérie de puissants terrifiés à l’idée que la vérité sorte entièrement.
La « classe Epstein », ce n’est pas un slogan. C’est un piège politique. Et pour une fois, c’est Trump qui est dedans.
Jean Paul Pépin
Bien d ‘accord à une nuance près…
des pièces peuvent tomber que ça ne change rien à la structure.
La structure surpasse les hommes… La structure est ce qui fait les hommes…. pas le contraire.
Cette structure existe depuis des siècles.
Les rois, les papes, les premiers riches du système capitaliste qui s’inventait l’ont « amélioré »….
Les premiers « puissants » débarquant en Amérique l’ont reproduit pour dominer les Amériques et en 2026, cette structure est encore bien solide et elle s’étend partout, sur tous les continents, dans tous les systèmes politiques… Tous s’adaptent…
En 2026, le 1% dopé par leur richesse, leur immunité quasi totale ont tenté de prendre le « pouvoir » absolu…. le pouvoir politique et économique de la 1 ère puissance du monde.
Ils y sont presque…
Epstein c’est du menu fretin… une distraction pour eux…
Les démocrates ont raison… cette affaire Epstein ne les aidera en rien s’il n’y a pas d’élections… ou qu’elles soient hyper truquées…
Utilisé le nom de Soros est un gentil clin d’oeil aux complotistes. Rien d’autre.
Bannon? Le gouvernement étasunien travaille sur son cas pour faire tomber les accusations contre lui…
Ça fait partie de la suite de la « vraie » game… après trump.
Giuliani l’a dit La Vérité n’est pas la Vérité.
La Vérité est la parole du gagnant. Comme l’Histoire est celle du gagnant.
Les religions ont bien dompté les bons peuples avec leur mantra. Vérité, sacrifice, paradis terrestre à la fin de vos jours, dieu aime les pauvres… faites ce qu’on vous dit, les traditions, les cultes, les mantras…. ils parlent, on répète.
Amen
La structure est là bien en place. Ceux qui se sont installés sont quasi intouchables. Si un tombe, ça ne nuit pas aux autres. Ils corrigent la faille, le remplacent et ça continue…
« … Et il n’est pas interdit de penser que les démocrates ne pourront profiter lors des élections de mi-mandat des efforts apparents de l’administration Trump pour protéger … »
Un peu de misère avec cette phrase!
Quand bien même les démocrates ne pourraient tirer le plus grand profit des dossiers Epstein, ils ne manqueront pas de munitions pour attaquer cette administration et les presque deux(2) premières années de cette présidence.
Nommez-moi un seul « bon » coup – pas dix(10), pas cinq(5) mais juste UN – de cette administration; on ne compte que les mauvais coups et ils sont nombreux: ICE, Medicaid, désastreux tarifs sur une aussi désastreuse économie, nombreuses pertes d’emplois, aliéner le reste de la planète (ex. Canada, Mexico), le Venezuela, Cuba, Groenland, Iran, Palestinien(ne)s, etc. 😖
Un bon coup (mais pas pour eux), après moults tergiversations et atermoiements, ils ont sorti les dossiers Epstein 😉
Le dossier Epstein a été ignoré par la justice pendant plusieurs années, Donald a voulu le faire revivre pendant sa campagne électorale et là, il fuit les révélations comme la peste, tout se fait dans le mystère pour protéger des personnalités puissantes, les victimes sont bafouées encore une fois, certaines identifiées et apparues dénudées dans des photos non caviardés.
L’administration et le DOJ ont manipulés les éléments de preuve, les messages et les photos pour empêcher que toutes implications embarrassantes dans leur cercle soit révélées, tant pis pour les victimes non protégées. Lutnick s’en tire facilement, rien n’affecte les républicains, ils tolèrent les mensonges et l’inacceptable sans éprouver une once de honte nulle part.
C’est plus dégoûtant que si le dossier n’avait pas refait surface, le but n’était que politique et non pour révéler la vérité. Maxwell serait toujours dans une prison plus sévère que dans un club Fed et vivrait avec ses secrets qu’elle ne révélera jamais, mais aujourd’hui, elle avoue sans gêne qu’elle est disposée à se parjurer pour se faire gracier.
Cette femme est maléfique, Donald disait la même chose à une époque révolue, mais il lui procure des douceurs inespérées depuis quelques mois. Un autre scandale qui ne lui fera pas de tort aux élections mi-mandat ? Reste à voir, il n’en mène pas large dans les sondages, ni le parti républicain un peu partout au pays, à moins qu’ils trichent, ce qui n’est pas exclu par leur chef criminel, il est occupé à déverser son fiel sur le Canada pour faire diversion.
« ….les effets se font ressentir en France, au Royaume-Uni et en Norvège, entre autres… »- Billet
Les Européens ci-dessus mentionnés sont une classe à part, ce sont des descendants de l’aristocracie, noblesse oblige… Le terme est généralement utilisé pour impliquer que la richesse, le pouvoir et le prestige s’accompagnent de responsabilités. Dans les discussions éthiques, le terme est parfois utilisé pour résumer une économie morale dans laquelle le privilège doit être équilibré par le devoir envers ceux qui ne bénéficient pas de ce privilège ou qui ne peuvent pas accomplir ce devoir. (les pauvres fillettes sans défense) Récemment, il a été utilisé pour désigner les responsabilités publiques des riches, des célèbres et des puissants, notamment pour donner de bons exemples de comportement ou dépasser les normes minimales de décence.
Les Amaricains sont de nouveaux riches qui cherchent à s’élever pour atteindre le même niveau aritocratique européen. Allez Hop ! Dans le même panier !
Si Trump continue de faire la sourde oreille, c’est pour éviter une situation désagréable qui pourrait lui arriver (perdre sa couronne princier comme le Prince Andrew). Vous n’allez pas me faire croire qu’il va pousser Lutnick sous l’autobus ?
‘il va pousser
En lien avec le lien précédent. Le propriétaire du pont Ambassador, actuel lien entre Détroit et Windsor, a rencontré Trump lundi. Ceci explique cela.
Matthew Moroun, dont la famille contrôle depuis longtemps le pont Ambassador entre Detroit et Windsor (Ontario), a rencontré Lutnick à Washington lundi, ont indiqué au Times deux responsables informés de la réunion. Ces responsables ont précisé que Lutnick s’était ensuite entretenu par téléphone avec Trump à ce sujet.
Peu après, le leader du parti MAGA a utilisé sa plateforme Truth Social pour s’en prendre au nouveau pont international Gordie-Howe, menaçant de bloquer sa construction si le Canada ne répondait pas à « une longue liste de griefs », a rapporté le Times mardi.
La famille a passé des décennies à tenter de bloquer la construction de ce pont international, soutenu par des fonds publics, par le biais de poursuites judiciaires et d’actions de lobbying, et « avait déjà demandé à M. Trump d’arrêter la construction du pont — qui, une fois ouvert, concurrencerait le pont Ambassador pour les plus de 300 millions de dollars d’échanges commerciaux transfrontaliers quotidiens », selon le rapport.
https://www.rawstory.com/jd-vance-2675257398/
HS, une autre défaite juridique pour l’administration Trump. Un grand jury de Washington a rejeté la tentative du DOJ d’inculper les 6 membres du congrès qui ont rappelé aux militaires qu’ils devaient refuser les ordres illégaux.
Les procureurs fédéraux de Washington ont cherché et ont échoué mardi à obtenir un acte d’accusation contre six législateurs démocrates qui ont publié une vidéo cet automne qui a enragé le président Trump en rappelant aux membres actifs de la communauté militaire et du renseignement qu’ils étaient obligés de refuser les ordres illégaux, ont déclaré quatre personnes familières avec l’affaire.
Il était remarquable que le bureau du procureur américain à Washington – dirigé par Jeanine Pirro, une alliée de longue date de M. Trump – ait autorisé les procureurs à entrer dans un grand jury et à demander un acte d’accusation contre les six membres du Congrès, qui avaient tous servi dans l’armée ou les agences d’espionnage du pays.
Mais il était encore plus remarquable qu’un groupe de citoyens ordinaires siéger au grand jury de la Cour fédérale de district de Washington a rejeté l’effort, envoyant un signal qu’ils ne croyaient pas que les législateurs avaient commis des crimes.
Il avait été extrêmement rare pour les grands jurés de rejeter les demandes des procureurs demandant des actes d’accusation, bien que cela soit arrivé de plus en plus fréquemment au ministère de la Justice sous M. Trump, alors que ses nommés avancent avec des affaires douteuses.
https://www.nytimes.com/2026/02/10/us/politics/trump-democrats-illegal-orders-pirro.html?unlocked_article_code=1.LVA.DHIo.zfoCn0P_pj8w&smid=nytcore-ios-share
@Jean Paul Pépin – 18:53
Un autre texte où l’auteur est en amour plus avec les mots qu’avec des idées représentant des faits!
Silence de qui?
Les victimes parlent depuis des années, personne en position d’autorité n’écoute.
Des gens sont tellement riches, tellement puissants qu’ils peuvent littéralement tenir le système en otage et cacher la vérité.
Donald Trump a été placé en position de pouvoir par des gens puissants et riches qui travaillent pour lui: cela inclut contrôler le FBI et le DOJ. On cache des informations qui pourraient permettre de poursuivre des gens qui ont commis – selon toute vraisemblance – des crimes sur des mineures et des injustices risquent fort de perdurer.
Le problème n’est pas le silence, mais des gens qui ont acheté le système.
Toujours le problème des Inégalités. L’augmentation de ces dernières mettent la démocratie en danger.
HS – Article sur Cyberpresse qui parle de cette histoire du nouveau pont qui relie Detroit et Windsor; encore une fois, les « dons » aux politiciens pourraient être au coeur de la sortie de Donald Trump contre ce pont.
https://www.lapresse.ca/actualites/national/2026-02-10/nouveau-pont-entre-windsor-et-detroit/les-proprietaires-du-pont-ambassador-ont-des-liens-avec-le-parti-republicain.php#
Nouveau pont entre Windsor et Detroit – Les propriétaires du pont Ambassador ont des liens avec le Parti républicain
Les deux(2) premiers paragraphes du texte:
« (Ottawa) Les dons de la famille Moroun au Parti républicain expliqueraient-ils l’intention du président Donald Trump de bloquer l’ouverture du pont Gordie-Howe ? Cette famille est propriétaire du pont Ambassador, qui relie Detroit et Windsor, et elle a déjà tenté de bloquer la construction de ce deuxième pont qui lui ferait concurrence. »
« Le New York Times a rapporté mardi après-midi que Matthew Moroun a rencontré le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, lundi, quelques heures avant que le président américain publie sa nouvelle salve contre le Canada sur son réseau Truth Social. Après sa rencontre, M. Lutnick aurait discuté avec le président des doléances de M. Moroun. »
…
Il y a un lien entre Soros et epstein.
Epstein a recu llusieurs millions de Soros.
Personnes ne sait pour quoi et surtout, personne ne demande!
Théorie de conspiration selon plusieurs sources. On verra …
» Avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le mouvement MAGA réclamait à hauts cris la publication des dossiers Epstein, histoire de faire enfin la lumière sur les liens entre les élites financières, hollywoodiennes et démocrates avec l’un des plus grands pédophiles de l’histoire américaine »
TRUMP:
»C’est pourquoi que j’ai passé de démocrate à républicain….
je vais en leur en passer une petite vite! »
Apocalypse
Je crois que les flics ont écouté les victimes.
Avant MeToo ça prenait du courage, du fric et du temps pour faire tomber un milliardaire pour une agression sexuelle.
Même après!!
Le flic écoute une jeune fille accuser Epstein ou un « monsieur » qui s’appelait Bob.
Il appelle Epstein on va dire et celui-ci lui radote des conneries, pas de preuve, pas de témoins sinon une jeune fille et son histoire de massage sur une ile…
Probable qu’après 7, 8 ou 20 plaintes à des flics de comté que le FBI a fait des liens… mais encore là ça prend des preuves.
Même pas besoin de gérer le FBI… aux E-U il doit avoir des lois différentes dans chaque état, des prescriptions et que sais-je pour compliquer les poursuites des femmes agressées sexuellement…. pas de preuves « physiques », pas de témoins… les bonhommes sont safes et les jeunes filles laissées en plan….
C’est même pas un « système »… c’est platement la réalité des lois et de la justice…
Robert Miller au Québec ne contrôlait pas le gouvernement, la SQ, ou le ministre… Non il était milliardaire.
Pas de témoins sinon des gamines… victimes manipulables et craintives… il a sévi toute sa vie!! Sans crainte!
C’est la loi du plus fort.
Bêtement.
Epstein c’est ça. Un osti de milliardaire qui a utilisé ses contacts, sa fortune…
Les gens derrière trump, les Miller, Vough, Navarro, Wiles sont avec le Projet 2025, donc Thiel un libertarien…
Eux veulent le pouvoir. Pas trump….enfin trump aime le pouvoir mais ce n’est pas sa manigance qui l’a mené là… c’est qu’Il était utile pour le but de ces idéologues….
Les déboires d’Epstein ne préoccupent aucunement les idéologues… ça fait même leurs affaires comme distraction…
C’est un fait divers pour eux.
Au pire trump sera destitué…. le vrai poulain c’est Vance, un adepte de Thiel….
Euh non. Robert Miller a bel et bien manipulé les autorités en sa faveur. Tout comme Epstein s’est arrangé pour avoir une condamnation bidon.
HS,
R.I.P. Ralph Towner 🙏🎵
(Un compositeur, guitariste et pianiste plutôt remarquable.)
——
-Le voici à la guitare avec des musiciens scandinaves remarquables:
« Nimbus »
https://youtu.be/0ynojqxmOPI?feature=shared
-Le voici en piano solo:
« The Silence of a Candle »
*https://youtu.be/A48MEhnGKUU?si=JZUdFOGnXKJ1iZ3A
-Le voici en duo avec John Abercrombie:
« Caminata »
**https://youtu.be/H3dKqZ0fEVw?si=B7aPBx3dYiXzy5Fu
-Le voici ‘live’:
« Jamaican Stopover »
****https://youtu.be/uBGWkxwL7vU?si=GGiXnLyVwpvqbLPt
Ici une version (1972) absolument renversante de « The Silence of a Candle » par Oregon.
*https://www.youtube.com/watch?v=BF0NXb-Ng6I&list=PLfdMKJMGPPtwXWTmDjKKl6xmA3ILQSbX2&index=5
Cette pièce à une parenté d’âme avec une autre belle pièce : « Biplane » de l’Orchestre Sympathique (1979) enregistré à La Grande Passe.
*https://www.youtube.com/watch?v=HxPQ7ZMCfxo
@infophile2
Fait cocasse:
J’ai fait le boeuf avec l’Orchestre Sympathique.
Ils aimaient bien que je jouais du saxo comme Wayne Shorter.
@Haïku,
Et le voici jouant « Anthem » à la guitare en 2017 :
*https://youtu.be/egFYjj4ihU8?si=D-SwwpDn_dRoOVN1
R.I.P. Ralph Towner (1940-2026) ❤️
@Albert
R.I.P. Ralph Towner 🤎 X2
HS … mais …
Il faut qu’on se parle … des facultés cognitives du 🤡
Les signaux s’accumulent: discours décousus; associations d’idées improbables; confusions répétées; publications impulsives; fixations étranges; menaces lancées sans cadre ni logique diplomatique. Que faudrait-il de plus pour se poser des questions sur les capacités cognitives du 🤡 et sur sa capacité à assumer les responsabilités qui sont les siennes?
https://www.journaldemontreal.com/2026/02/11/il-faut-quon-se-parle-des-facultes-cognitives-de-trump
Moi je trouve que ce n’est pas si décousu que ça:
Groenland, froid, hockey, glace, sel, Windsor, royauté, Lord Stanley, or, pont d’or, DT, Moroun et finalement MORON. Gros crisse de MORON
HS: Tuerie en Colombie-Britannique. Au moins 9 morts à l’école et à la maison. C’est contagieux. Il faut couper les ponts avec les USA. 🙁
https://www.cnn.com/2026/02/10/americas/canada-british-columbia-school-shooting-intl-hnk
Au moins 25 blessés !!!
https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2026-02-10/colombie-britannique/une-fusillade-dans-une-ecole-fait-huit-morts-deux-autres-corps-decouverts-dans-une-maison.php
Tiré de l’article:
« Selon la description diffusée par une alerte envoyée au public, le tireur serait une femme aux cheveux bruns portant une robe. »
Une femme?
Les étatsuniens attardés vont dire que si les femmes restaient à la maison, ça ne serait pas arrivé. 🙁
HS – Marie-France Bazzo sur Cyberpresse qui commente, à son tour, sur l’affaire Epstein:
https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2026-02-10/affaire-epstein/l-indecence.php
Affaire Epstein – L’indécence
Je vous passe la fin de son texte:
« Il existe un monde parallèle où des milliardaires qui se cooptent et qui partagent des goûts inavouables décident de ce que nous allons consommer, regarder, comment nous allons nous informer. Un monde à part où une clique amorale a les moyens d’acheter journaux, réseaux sociaux, même la Maison-Blanche. Un monde qui se protège, mais où le chantage atteint des dimensions épiques.
À ce niveau, ça ne relève pas du complotisme.
Mais plutôt d’une nécessaire critique radicale du capitalisme dévoyé. »
HS, selon Bloomberg, le président Donald Trump réfléchit en privé à la sortie du pacte commercial nord-américain, ont déclaré des personnes familières avec l’affaire, injectant davantage d’incertitude quant à l’avenir de l’accord dans des renégociations cruciales impliquant les États-Unis, le Canada et le Mexique. À suivre…