
Le hasard voulait que le secrétaire au Commerce Howard Lutnick ait rendez-vous ce mardi matin avec les membres d’une commission du Sénat américain. Le sénateur démocrate du Maryland Chris Van Hollen a profité de l’occasion pour lui demander d’expliquer sa présence sur l’île de Jeffrey Epstein en 2012 après sa déclaration d’octobre dernier selon laquelle il avait été tellement dégoûté par une visite du domicile new-yorkais du financier en 2005 qu’il s’était juré de ne jamais plus se retrouver dans la même pièce que lui. Lutnick a confirmé avoir cassé la croûte avec Epstein dans son île. Autrement dit, il a admis avoir menti, mais il l’a fait en fournissant moult détails susceptibles de lui donner l’air d’un bon père de famille.
« J’ai effectivement déjeuné avec lui lors d’une traversée des Caraïbes en bateau pour des vacances en famille », a-t-il déclaré. « Ma femme, mes quatre enfants et leurs nounous étaient avec moi. Un autre couple et leurs enfants étaient également présents. Nous avons déjeuné sur l’île. C’est exact. Pendant une heure. Puis nous sommes repartis avec tous mes enfants et les nounous. »
VAN HOLLEN: Did you in fact make the visit to Epstein's private island?
— Aaron Rupar (@atrupar) February 10, 2026
LUTNICK: I did have lunch with him as I was on a boat going across on a family vacation. My wife was with me as were my 4 children and nannies. I had another couple with their children. And we had lunch on… pic.twitter.com/o6GGyNsr5M
Dans un pays comme le Royaume-Uni, un tel mensonge vaudrait peut-être à Lutnick de perdre son poste. D’autant plus que cette visite dans l’île d’Epstein s’accompagnait de liens d’affaires et sociaux entre les deux hommes qui se sont poursuivis bien après 2005, et tout particulièrement 2008, année où le financier new-yorkais est devenu un délinquant sexuel aux yeux de la loi.
Tout en reconnaissant qu’il n’y avait aucune preuve que Lutnick ait commis des actes répréhensibles avec Epstein, le sénateur Van Hollen l’a accusé d’avoir « totalement déformé la réalité quant à l’étendue de votre relation avec lui devant le Congrès, le peuple américain et les survivants de ses actes criminels et prédateurs odieux ».
(Photo Politico)
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Pas nerveux le bonhomme, laisser ses enfants côtoyer Jeffrey Epstein.
Ils mentent, ils ferment les yeux, ils camouflent la vérité à propos d’Epstein
uniquement pour protéger la pourriture Trump qui est depuis toujours le
principal complice du couple Epstein – Maxwell.
Les enfants n’ont pas à s’inquiéter des vieux mâles libidineux
tant et autant qu’ils sont pré-pubères … On ne peut pas en dire autant pour les nounous !!
La seule chose qu’il regrette est de ne pas avoir pensé à cette dernière excuse avant d’avoir dit l’autre.
@Francois C
Très bon commentaire ! 👌
Les démocrates et autres doivent laver plus blanc que blanc mais chez les ripoublicains on lave dans les eaux marécageuses.
Oui, mais à la différence des dems, ce qui en sort est orange.
C’est rare qu’on aille prendre une bouchée chez les gens qui nous dégoûtent, sauf si on n’a pas le choix.
Surtout sur une île déserte.
Lutnick, à l’évidence, avait ce choix. Il savait ce qu’il faisait.
Un chum s’t’un chum.
et sa femme ?????????
Pas de danger, elle était surement trop vieille pour Epstein. Ses enfants par contre…
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La question principale …
Qu’est qui pousser un homme à aller déjeuner avec sa famille en compagnie d’une pourriture comme Jeffrey Epstein qui accumule les fréquentations douteuse en terme de trafic sexuel de mineurs et également de transactions financiaires douteuses et frauduleuses.
Bref, kesé tu fais a aller déjeuner avec ta famille en compagnie d’un homme peu fréquentable
Il ne s’en souvient plus. C’est pas de sa faute, pauv’ti-chou.
Howard Lutnick a menti et s’est discrédité; il devrait – dans un monde où la rationalité existe – perdre son poste.
Le problème lorsqu’on découvre que quelqu’un a menti: tu doutes de tout ce qu’il a déjà dit et de tout ce qu’il va dire! Un tel personne ne peut conserver son poste.
« Un si bon gars! » – keklouwne
Il était tellementé dégouté, qu’il amena sa famille directement sur son île lorsqu’ils étaient en vacance, alors qu’il pouvait très bien manger sur son bateau.
Il cache ses liens, après avoir dit être « outré ». Monsieur joue les vierges offensés. Compter sur les podcasts de droite pour le défende et dire qu’il n’a rien fait de mal, alors qu’ils accuseront Clinton d’avoir fait parti du complot alors qu’il ne ment pas aussi éffrontément.
Les nounous qui accompagnaient Lutnick, étaient-ce les mêmes dont il avait fourni le CV à Epstein?
Est-ce que Epstein les a passé en entrevue?
Est-ce que les entrevues ont eu lieu dans la salle de massage, ou dans le jacuzzi?
Vous m’avez devancé. Pré-entrevue sur l’île.
Lever la main qui croient que quelqu’un qui a eu des liens d’affaire avec epstein, travaillera pour le bien du peuple a une position gouvernementale?
N’importe qui qui a eu des liens avec epstein devrait être bani du gouvernement amaricain (ainsi que tout autre gouvernement), des ces agences et sous-traitant.
J’incluerait une interdiction de faire affaire avec eux si il sont engagé par un autre gouvernement.
Qui a déformé un jour, déformera …
Bon, quand un haut responsable affirme avoir coupé tout lien par dégoût moral, puis reconnaît des années plus tard une présence dans un lieu devenu symbole de prédation et d’impunité, est-ce une « imprécision » ? Non. C’est une réécriture consciente des faits, calibrée pour rassurer l’opinion et neutraliser toute question dérangeante. Le vernis familial, les détails intimes, les mises en scène de normalité ne changent rien à l’essentiel : il a dit une chose, puis admis son CONTRAIRE.
En fait, le vrai scandale, c’est la BANALISATION de ce type de mensonge au sommet de l’État américain. Dans d’autres démocraties occidentales, une telle contradiction publique devant des élus suffirait à rendre une fonction intenable. Aux É-U, elle devient un exercice rhétorique : on ment d’abord, puis on nuance, on contextualise, on humanise — et… on passe à autre chose. Ce glissement est inquiétant.
Il faut aussi cesser de faire semblant de ne pas comprendre pourquoi ces liens posent problème. Après la condamnation judiciaire d’Epstein, continuer à évoluer dans son orbite — socialement ou professionnellement — n’est pas neutre. Cela signifie qu’on accepte l’idée que certains comportements, aussi graves soient-ils, peuvent être relativisés tant que les intérêts, les réseaux ou le confort personnel sont préservés. C’est exactement ce qui nourrit l’impunité systémique !
Le fait qu’aucune preuve criminelle n’existe contre Lutnick ne l’absout en rien sur le plan politique et moral. On peut donc se demander : pourquoi a-t-il estimé nécessaire de travestir la réalité ? On ne ment pas par hasard. On ment parce que la vérité est politiquement COÛTEUSE.
Ce type de comportement alimente une DÉFIANCE profonde, notamment chez les survivantes et survivants de violences sexuelles, à qui l’on demande constamment de dire la vérité, toute la vérité, pendant que des hommes puissants s’autorisent l’arrangement, l’omission et le flou stratégique sans CONSÉQUENCE réelle. Cette asymétrie est insupportable.
L’affaire Lutnick illustre une pathologie plus large : une élite convaincue que la compétence économique ou le statut social offre une immunité morale. Tant que cette logique perdurera, l’ombre d’Epstein continuera de planer, non parce qu’il était exceptionnel, mais parce qu’il était parfaitement intégré à un système qui tolérait l’inacceptable….
L’Amérique ne souffre pas d’un déficit d’informations sur Epstein. Elle souffre d’un effondrement des conséquences. Tant que des responsables pourront travestir les faits, être pris en flagrant délit de réécriture, puis rester en place sans coût réel, le message est limpide : l’honnêteté est exigée des faibles, pas des puissants.
Dans ce contexte, Epstein n’est pas un fantôme du passé, mais un révélateur permanent. Il montre que le problème n’est pas la déviance individuelle, mais un système politique qui accepte le MENSONGE comme prix de la stabilité. Et tant que ce seuil de tolérance ne sera pas brisé, chaque nouveau scandale ne fera que confirmer une vérité plus dérangeante : L’IMPUNITÉ est devenue une norme, pas une exception.
On devrait demander à ses nounous si elles n’ont été jeté dans la gueule du loup.
« LEURS nounous, probablement bronzées et sous payées.
Bien hâte de voir ce TDC qui se permet de juger le Canada qui fait affaire avec la Chine, expliquer son ou ses mensonges concernant epstein.
« On a déjeuné mais on a pas mangé de pizza, nous !! Wink ! Wink ! Say no more !! »
(Monty Python pour ceux qui connaissent 😉 )
Bon rappel ! 😉
« D’autant plus que cette visite dans l’île d’Epstein s’accompagnait de liens d’affaires et sociaux entre les deux hommes qui se sont poursuivis BIEN APRES 2005, et tout particulièrement 2008, année où le financier new-yorkais est devenu un délinquant sexuel aux yeux de la loi. » – Billet
Question à TOUS (et à M. Hétu):
a) 2008, année où le financier new-yorkais est devenu un délinquant sexuel aux yeux de la loi.
b) Lutnick a-t-il OUI ou NON fréquenté Epstein après l’année 2008 ? « les deux hommes qui se sont poursuivis BIEN APRES 2005… » – Billet.
Dans ce cas, Lutnick ne pourrait pas plaidé l’ignorance ?
c) Tous les autres qui l’avaient fréquenté après 2008 ne pouraient pas prétendre être ignorants des crimes d’Epstein ?
Ca ne doit pas être un problème pour eux car ils ont probablement tous été un peu délinquants de la même façon.
@ titejasette
Vos questions sont légitimes, et elles pointent exactement là où le malaise commence.
a) En effet, 2008 est bien l’année charnière. À partir de ce moment-là, Epstein n’est plus un homme « controversé » ou entouré de rumeurs : il est officiellement reconnu par la justice comme délinquant sexuel. Ce fait est public, documenté, médiatisé. L’ignorance devient, au minimum, extrêmement difficile à soutenir.
b) Sur Lutnick précisément, le problème, loin d’être seulement chronologique, il est NARRATIF. Le billet affirme que des liens sociaux et d’affaires ont perduré bien après 2005, et les éléments révélés montrent au moins une présence en 2012. Donc oui, il y a fréquentation postérieure à 2008. À partir de là, plaider l’ignorance ne tient plus moralement — et politiquement encore moins. On peut discuter du degré de proximité, mais pas du contexte.
c) Et vous avez raison d’élargir la question. Toute personne qui a continué à évoluer dans l’entourage d’Epstein après 2008 ne peut raisonnablement invoquer la NAÏVETÉ. On peut discuter de responsabilité pénale au cas par cas, mais sur le plan éthique et politique, le SEUIL a été franchi. Après 2008, rester dans son orbite relevait d’un CHOIX, pas d’un malentendu !
Bref, c’est précisément pour ça que tant de récits actuels sonnent FAUX. Ils tentent de réécrire le passé en prétendant que « personne ne savait », alors que la justice avait déjà parlé. Évidemment , ce n’est pas l’ignorance qui domine dans ces histoires, c’est la tolérance — tolérance à l’impunité, au pouvoir, à l’argent.
Et c’est là le vrai sujet : pas seulement ce qu’Epstein a fait, mais ce que tant d’autres ont accepté de faire comme si de rien n’était après que tout a été su.
@PATlecamer 15h42
Merci de votre 15h42
b) J’ai appris aux nouvelles de ce soir, du journaliste Richard Latendresse que Lutnick a revu à quelques occasions Epstein. M. Richard Latendresse a même indiqué que ces rencontres avaient eu lieu après 2008.
c) Je suis bien contente de constater que vous ayiez saisi le point que je voulais faire ressortir dans mon texte. Dans un-Français approximatif, des fois quand je me relis, je ne me comprends pas moi-même mon propre texte !
HS,
Caricature de Chapleau:
*https://www.lapresse.ca/actualites/caricatures/2026-02-10/reaction-de-trump-au-spectacle-de-bad-bunny/grrr.php
Lutnick a fait ce que plusieurs ont fait à cette époque…. et que plusieurs font probablement encore aujourd’hui: se dédouaner en se disant ce qui se passe dans sa chambre ne me regarde pas.
Ça ne justifie pas sa lâcheté.
Ça donne une image de notre société hypocrite.
Le silence face à la maltraitance aux enfants, aux vieux, à la violence conjugale, à l’intimidation à l’école, au bureau, sur les réseaux sociaux… Pas notre problème disent encore trop de gens…
Lutnick n’a pas largué Epstein parce que ce type était « rentable »…
Un système capitaliste exploite.
Lutnick comme, trump comme devraient démissionner pour avoir menti.
Ils ne le feront pas.
C’est la nouvelle réalité des E-U…
trump, Lutnick, Engseth, Kennedy, Bondi, Noem, Blanche, Witkof, Bovino, Homan, Patel …. ça en fait des pas bons au pied carré….
ça fait semblant de gérer la plus grosse économie mondiale.
C’est ça les leaders du monde en ce moment.
Les E-U dérèglementent la Loi qui encadrait la protection de l’environnement, tentent de faire casser les accusation contre Bannon, menacent le Canada en cherchant à l’arnaquer pour le pont Gordie Howe, se couche devant frite-sauce, menacent, font du chantage, la morale…
Nos sociétés occidentales vont mal.
La DPJ est à bout de souffle … les vieux se font arnaquer… les Maisons pour femmes battues débordent… les féminicides sont en hausse… ça va avec les mensonges des boy’s du club face à la déviance d’un de la gang… Pas mes affaires… j’ai rien vu…. sa vie privée ça le regarde…. j’ai assez de mes troubles pas besoin de ceux des autres…. Société d’individualistes…. les capitalistes sont des exploiteurs… certains prennent ça trop au sérieux niveau exploitation….
Le 1 % en occupe large pour ce qu’il rapporte….
« il avait été tellement dégoûté par une visite du domicile new-yorkais du financier en 2005 »
C’est peut-être juste son épouse qui a été dégoutée par Epstein. Il n’a pas voulu la contredire. 😉
Ma lecture entre les ligne:
J’ai rencontrer epstein et tout de suite vu que c’était un dégradé + mentir en disant qu’il ne l’as plus jamais rencontrer = il a fait des choses dégrandantes.
C’est le principe de base de la projection!
Ben oui toé chose, on s’est arrêté au service à l’auto de l’île et on a mangé dans l’char pour ne pas perdre de temps.
Mais il n’a pas menti !
« I did have lunch with him as I was on a boat going across on a family vacation »
« il s’était juré de ne jamais plus se retrouver dans la même pièce que lui. »
Mais il pouvait se retrouver dans le même bateau que lui.
Au moins il n’a laissé ni les nounous ni les enfants ce brave homme
Ni ses nounous, ni ses enfants, les autres pas de problème!
Tiens tiens, un républicain qui avoue avoir menti. je suis surpris, pas qu’il ait menti, mais qu’il avoue avoir menti.
S’il le gars savait que Epstein était un pédophile, pourquoi ne pas avoir appelé la police pour le dénoncer?
Pouquoi ne pas tout faire pour l’éviter? surtout quand tu as ta famille avec toi.
Incroyable de savoir le peu de conséquence que cette administration de débauché peu avoir pour toute leur action.
Dans n’importe quel pays au monde, la moitié du cabinet est en prison, l’autre moitié est au chomage
Ils ne font que ça mentir, le monde y est habitué et n’en tienne plus compte.
Capitalisme dévoyé❗️
https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2026-02-10/affaire-epstein/l-indecence.php