
Son titre officiel : ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix. Mais Diosdado Cabello est aussi connu comme l’un des grands responsables de la répression au Venezuela à titre de chef des forces de sécurité et des colectivos, ces « gangs armés qui ont sillonné Caracas à moto cette semaine, dans une démonstration de force menaçante », comme le raconte le Wall Street Journal en brossant le portrait de ce type « excentrique et belliqueux » qui anime une émission de télévision hebdomadaire armé d’un gourdin.
Le Journal, tout comme Reuters, présente Cabello comme l’homme qui pourrait contrecarrer les plans de Donald Trump au Venezuela. Pendant que la présidente intérimaire Delcy Rodríguez semble vouloir coopérer avec les États-Unis, Cabello serre la vis dans son pays et chasse les traîtres à la patrie. « Dans le cadre de l’état d’urgence décrété par le gouvernement après la capture de Maduro, les forces de sécurité ont reçu l’ordre de traquer les sympathisants des États-Unis, selon le Journal officiel, où le gouvernement vénézuélien publie les nouvelles lois et décrets. Des habitants de la capitale ont signalé de nouveaux barrages routiers dans la ville, où des hommes armés et masqués contrôlaient les téléphones des Vénézuéliens à la recherche de messages antigouvernementaux. Cette campagne d’intimidation menée par Cabello semblait contredire les déclarations de Trump mardi, qui laissaient entendre que le régime pourrait assouplir ses méthodes répressives », résume le Journal.
Trump pourrait vraisemblablement fermer les yeux sur cette répression si le contrôle des États-Unis sur le pétrole vénézuélien n’est pas remis en question. Ce mercredi matin, le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright a annoncé que Washington contrôlerait « pour une période indéterminée » la commercialisation du pétrole vénézuélien. La veille, Trump s’était félicité d’une livraison par Caracas de dizaines de millions de barils aux États-Unis.
Comment un homme comme Cabello réagira-t-il à ces diktats ? Une chose est certaine, selon le Journal et Reuters : la Maison-Blanche tient le bonhomme à l’oeil au cas où lui et ses alliés tenteraient de défier Washington ou de tasser Rodríguez. Les responsables américains laissent savoir que Cabello n’est pas à l’abri d’une opération militaire visant à lui faire subir le même sort que Maduro, dont il est d’ailleurs l’un des co-accusés selon l’acte d’accusation publiée par le ministère de la Justice américain.
Mais tout cela est plus facile à dire qu’à faire, compte tenu du chaos qui pourrait suivre l’enlèvement du chef des milices brutales du Venezuela.
De confier un expert américain au Journal en parlant des doutes qui planent sur la suite des choses à Caracas : « Diosdado est le plus difficile à gérer. Rien ne laisse penser qu’il serait disposé à négocier. Je ne vois pas comment une relation entre les États-Unis et Delcy Rodríguez pourrait fonctionner sur le long terme. Cela fait 27 ans que ce régime utilise les États-Unis comme prétexte pour justifier tous ses échecs. »
GUÉRILLA: Les choses s’enlisent vers une guérilla urbaine, comme cela s’est passé en Irak et en Afghanistan. Dans le cas du VZ, le champ de bataille n’est pas un désert mais une vile chaotique et une jungle touffue, où c’est plus facile de se cacher et d’attaquer. Et les cartels qui sont sur place pourraient contribuer à éloigner la racaille US au besoin, pour continuer tranquillement leurs petites affaires.
Les navires de pétrole donné sont-ils rendus aux USA? Me semble que c’est rapide comme don à l’envahisseur et surtout, si c’est du pétrole lourd comme celui de l’Alberta destiné aux raffineries du centre du pays, cette manne noire va rester en rade dans les ports US du golfe du Mexique.
Le Cabello et son gourdin à pitons, il ressemble à un Pmurt chauve: les deux font la paire! Ou bien « séparés à la naissance »?
« les deux font la paire »
Ca va se jouer à savoir si Cabello danse mieux que DT. 😉
Il y a des raffineries à Corpus Christi, au Texas, pour ce genre de pétrole.
On dirait Fred Caillou dans les Flinstones. Avec Trump en Arthur Laroche, ça fait un beau duo. Le grand Boubou des Bisons des Prairies (Putin) ne perd rien pour attendre.
Est bonne ! 😎👍
Comme le gros criminel aime faire des deals, il pourrait se débarasser de ce Cabello au Vénézuela en l’ embauchant comme agent de Ice . Il a vraiment le physique de l’ emploi et le caractère qui va avec….
« Trump pourrait vraisemblablement fermer les yeux sur cette répression si le contrôle des États-Unis sur le pétrole vénézuélien n’est pas remis en question. »
Tant que l’cash rentre dans mes poches, pardon pour les zétats-zunis et le Venezuela, je n’ai rien à redire! – Cheetos 1er
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y a une part du Venezuela qui demeure insoumise.
Il semble avoir la gueule de l’emploi celui-là 🙂 Le gros bully US va finir par frapper chaussure à ses pieds, incluant celui qui avait supposément un éperon osseux au talon et qui lui a servi d’excuse pour ne pas faire son service militaire et aller défendre son pays au Vietnam. Je considère donc ça comme une excellente nouvelle. Ça va en prendre d’autres.
« … qui laissaient entendre que le régime pourrait assouplir ses méthodes répressives »
Encore des paroles en l’air de la part de DT !!
Maduro avait beau être un dictateur, au moins c’était clair qu’il était en charge. Un peu comme en Irak, on savait que Saddam Hussein était en charge.
Maintenant, qui est vraiment en charge au Venezuela? Assisterons-nous à une guerre civile entre les différentes factions?
Encore une fois, bravo Donald! Tu vas l’avoir ton prix Nobel de l’épais.
Le message est clair. Si les USA débarquent dans votre pays pour vous amener la Liberté, dites « non merci ». Ils n’amènent que le chaos !!
HS quoique…
Caricature de circonstance:
*https://www.theguardian.com/commentisfree/picture/2026/jan/07/nicola-jennings-donald-trump-threat-greenland-cartoon?CMP=share_btn_url
@Haïku,
Quelques unes en français. Les Québécois ont de la chance:
Quand Shittydonnie interdira les caricatures aux US, ils pourront toujours rire avec les leurs et kes françaises
https://www.facebook.com/share/1EdbTSumHj/
@Chanounou
Superbe ! 👍
Merci du partage !
HS mais si peu : les plans du Donald pour le Venezuela sont qu’ils coupent les ponts avec : Chine, Iran, Russie, Cuba.
https://www.cnn.com/2026/01/07/politics/venezuela-trump-oil-demands
Si ils ne vendent plus de pétrole à la Chine, ils seront en faillite très bientôt. On pourra attribuer cette faillite à Donald. Une autre 😉
Un homme fort du Vénézuela, armé d’un gourdin, devant l’homme « fort » des Zétats, portant une couche, bien caché derrière une armé des services secrets.
Quel homme fort va triompher?
Hello,
Quand je lis ceci : « […] Trump pourrait vraisemblablement fermer les yeux sur cette répression si le contrôle des États-Unis sur le pétrole vénézuélien n’est pas remis en question […] », cela me paraît frappé du sceau du bon sens et cela montre bien à quel point toute cette opération n’est qu’une vaste mascarade visant à s’approprier les ressources naturelles du pays.
Le fart vader se fout de l’état du Venezuela comme de son premier tube d’autobronzant, tant qu’il peut palper l’oseille, tant qu’il peut récupérer le grisbi, le reste est à ses yeux totalement insignifiant.
Et il voudrait nous faire croire que ramener le Groenland sous la bananière étiolée ne serait qu’une évidence historique ?
*https://www.bfmtv.com/economie/il-agite-le-scandale-des-groenlandaises-sterilisees-de-force-par-les-danois-il-promet-10-000-dollars-a-chaque-habitant-plus-que-la-menace-militaire-c-est-avec-une-redoutable-et-obscure-campagne-d-influence-que-trump-veut-s-emparer-du-groenland_AN-202601070802.html
(au passage, l’un de vous disait dans un autre commentaire qu’il pourrait y avoir un don d’un million de dollars pour chaque habitant afin de les convaincre de demander le ralliement à MAGACityOne. Voici la preuve que donnywise est encore plus pingre que ce qu’on imaginait. Sûrement aussi insultant que d’ « offrir » 5000 $ aux migrants pour qu’ils fassent leurs valises et qu’ils puissent faire une « nouvelle vie » ailleurs !).
Pauvre, pauvre Venezuela ! Je crains très fort que l’on verra très prochainement que Caracas n’est pas le Venezuela. Une « subtilité » que le gros porc, ce piètre improvisateur, à Washington ne peut pas saisir.
Chavez a armé son peuple qui ne se laissera pas docilement dévaliser. Pour l’instant, c’est la chasse à l’identification des collabos, demain… Et il y a la Colombie qui bout tout juste à côté.
Oh que ça regarde laid !
Hors sujet: Une femme a été abattue par un officier de l’ICE à Minneapolis.
US immigration officer fatally shoots woman in Minneapolis, officials say
https://www.bbc.co.uk/news/live/c7510l1135wt
La réaction de la maison brune:
White House says Minneapolis ‘should be ashamed of himself’
published at 13:58
13:58
We can now bring you a statement from the White house, which is reacting to the ongoing news conference in Minneapolis.
« Minneapolis Mayor Jacob Frey says the heroes of ICE, who have removed droves of hardened criminals off Minneapolis streets, ‘are not here to cause safety in this city.’
« This scumbag should be ashamed of himself. »
https://www.bbc.co.uk/news/live/c7510l1135wt?post=asset%3A040605a2-1e22-46f3-8634-7a6f5037fe52#post
La femme était assise dans son auto.
https://www.bbc.co.uk/news/live/c7510l1135wt?post=asset%3A89434758-f1c8-48cc-bbe8-39ac9a26cbad#post
Misère de misère ! 😠
Le maire de Minneapolis dément la version de Ice qui affirme que la femme a foncé sur des agents avec sa voiture.
Oui. Elle aurait foncé sur eux avec sa voiture alors il a été un « héros et a tiré défensivement pour se protéger et protéger ses confrères ».
Un héros ne fait pas peur à des gens innocents pour les tuer après lorsqu’ils paniquent !! Ils m’écoeurent avec leurs communiqués pour se donner le beau rôle 🙁
Une femme blanche.
comme on consomme au costco, on devrait trouver un moyen de consommer les républicains.
L’argent sera contrôlé par moi, président des USA, pour garantir (SIC) qu’il soit utilisé au profit des peuples du Vénézuela et des Zétats.
Le genre de garantie qu’un vendeur de chars très usagés, condamné à plusieurs reprises pour fraude, offre à ses clients trop éberlués devant une minoune qu’ils veulent se procurer.
7 parts pour ma famille, 2 parts pour les états-uniens, 1 part pour le peuple du Venezuela. Un deal à prendre ou à laisser…
Je lisais hier que ce matamore était pire que Maduro et qu’il ne fallait pas qu’il prenne le contrôle.
Je me souviens qu’un autre matamore pire que Maduro ne devait pas prendre le contrôle. Je ne me souviens plus de son nom. Don … Donaldo … Donaldo quelque chose ?
Donroe
À voir Cabello sur cette photo manipuler « la batte » avec aplomb, les Vénézuéliens regorgent de citoyens qui peuvent en faire certes autant pour défendre leur pays.
D’ailleurs, pour le prouver, dans les dernières décennies, le baseball majeur a accueilli dans ses rangs plusieurs bons joueurs de balle qui avaient de bonnes moyennes au bâton au fil de leur carrière.
Go Vénézuela Go !!!
Si j’étais à la place de Cabello, je commencerais à surveiller mes angles morts et à jeter souvent un coup d’oeil par derrière.
« 47 » pourrait, à la limite, tolérer pendant un certain temps, les plans machiavéliques de Cabello tant qu’ils serviront ses intérêts. Cependant, rien ne dit qu’il n’a pas demandé à des subalternes de préparer, en sourdine, un plan d’extraction de cet « empêcheur de tourner en rond ».
Pour les USA, Cabello est le pire des scénarios. S’il montre la moindre velléité de contrecarrer « 47 » cela risque de mal finir pour lui. Il risquerait de subir le même sort que Ben Laden. Pas d’arrestation, pas de procès, une rafale de fusil d’assaut fera l’affaire.
Jamais au grand jamais, les USA ne tolèreront un dictateur sur qui ils ne peuvent exercer aucun contrôle. Cabello est un « loose cannon » trop dangereux pour être laissé à lui même
Trump désire que la personne qui dirigera ce pays lui soit complètement loyal. Même asservi. De manière à ce que l’économie toute entière profite qu’aux EU. Ce pays deviendra une colonie des EU. Il ne veut certainement pas mettre en place une personne qui désire redonner le pouvoir au peuple afin que tout soit mis en place pour redresser l’économie au bénéfice de la population. En clair, il ne veut pas un autre Allende.
Diosdado Cabello n’est pas un simple ministre. Il est le visage brutal de l’État vénézuélien quand celui-ci enlève le masque. Pendant que Washington rêve d’un Venezuela docile, prêt à livrer son pétrole et à feindre la coopération, Cabello rappelle une vérité dérangeante : ce régime ne survit que par la peur.
Chefs de milices, barrages armés, téléphones fouillés, traque des « traîtres » — la répression s’intensifie au moment même où Donald Trump prétend voir s’ouvrir une ère de pragmatisme. En réalité, Trump est prêt à tolérer n’importe quelle brutalité tant que le pétrole coule vers les raffineries américaines. Les droits humains, eux, restent négociables.
Washington surveille Cabello, menace à demi-mot, agite l’option militaire. Mais renverser un homme comme lui, c’est risquer un chaos que les États-Unis savent déclencher… sans jamais vraiment savoir gérer. Cabello le sait. Il ne négocie pas. Il défie.