Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Il n’y a pas de mauvais sujet. Cette assertion m’a toujours guidé dans mon travail journalistique. Mais j’avoue aujourd’hui que le sujet de l’actrice Sydney Sweeney et la campagne publicitaire d’American Eagle dont elle est la vedette ne m’inspire pas. Et pourtant, Dieu sait qu’on en parle beaucoup ces jours-ci aux États-Unis, du moins dans les médias, et notamment sur les réseaux sociaux, où les points de vue les plus extrémistes peuvent transformer une affaire banale en guerre culturelle, raciale ou politique.

Étant à court d’inspiration, j’invite donc les lecteurs de ce blogue que le sujet intéresse à rédiger un court billet à l’intention de ceux qui ne connaissent pas tous les tenants et aboutissants de cette histoire qui a même fait réagir Donald Trump l’autre jour. « Maintenant, j’adore sa publicité », a déclaré le président après avoir appris que l’actrice était républicaine. Et d’ajouter : « Vous seriez surpris de voir combien de personnes sont républicaines. » Je publierai les billets les plus intéressants à la suite de ces paragraphes.

MarcB :

« Parfois la gauche choisit mal ses batailles… Parce qu’à part exciter certains ados, cette publicité aurait pris le chemin des oubliettes si la gauche n’en avait pas fait un cheval de bataille. Oui la publicité est plutôt mauvaise, mais raciste? Je n’en suis pas certain. À mon avis le jeu de mot « Sydney has great jeans » (il faut comprendre genes) ne fait pas référence à sa génétique européenne mais plutôt à la grosseur de ses seins… 

« Voici l’annonce:
https://www.youtube.com/watch?v=AK8s3iqL99c

« Par contre, pour l’image de la femme, ouf… On retourne des décennies en arrière quand le rôle de la femme était d’être belle. Quand une bonne génétique féminine s’évaluait en bas des épaules plutôt qu’au-dessus. »

Jean-Paul Pépin (qui écrit plus vite que son ombre, ayant envoyé ce texte huit minutes après la publication de ce billet, à moins qu’il le tenait en réserve…) :

« Tout devient un champ de bataille idéologique (lettre d’un vieux type un peu fatigué des tempêtes). Il fut un temps, je m’en souviens comme si c’était avant-hier, où les objets du quotidien avaient la décence de se taire. Un chandail était un chandail. Un jean, un jean. Même un mot restait un mot. Pas une grenade. Pas un drapeau. Pas une déclaration de guerre. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, tout, je dis bien tout, devient un champ de bataille idéologique. Même mes espadrilles sont soupçonnées d’avoir un parti pris.

« Tenez, l’autre jour, je tombe sur ce slogan : Sydney Sweeney has good jeans. Jeu de mots entre jeans et gènes. En d’autres temps, j’aurais souri, haussé les épaules, tourné la page. Mais non. On est en 2025. On est dans l’Amérique Trump 2.0. Et maintenant, même une pub de pantalons en denim est analysée comme si elle venait avec un manifeste caché.

« Parce que, voyez-vous, les mots ne veulent plus seulement dire ce qu’ils disent. Ils veulent dire ce qu’ils ne disent pas. Ils veulent dire ce que vous entendez. Ce que l’autre projette. Ils deviennent symboles, armes, accusations. La blondeur d’une actrice devient subitement un fantasme eugénique. Le tissu devient discours politique. Et moi, je reste là, comme un vieux type à qui on aurait demandé de décoder du morse dans une tornade.

« Et puis, bien sûr, pendant que je me demande si j’ai raté un cours de propagande publicitaire, certains me ricanent au nez : “Voyons donc, c’est juste une pub !” Et d’autres me soufflent à l’oreille : “Non, non, t’as bien vu : c’est du fascisme soft, mon vieux.” Et tout ce beau monde s’engueule sur TikTok.

« La neutralité, c’est fini. Y’a plus de terrain neutre. Tu te tais ? Tu prends position. Tu parles ? Tu prends une balle. Tu nuances ? Tu deviens suspect.

« On en est là. Même ma tasse de café pourrait déclencher un débat. Est-elle trop blanche ? Trop genrée ? Trop issue d’un café équitable ou pas assez ? Je vous jure, j’ai vu des gens se battre pour des souliers. Des chansons. Une affiche. Une série télé.

« Et pendant ce temps, les vraies affaires — les vraies, là : la santé, l’éducation, les inégalités, le climat, la démocratie, tout ça s’étouffe dans un vacarme algorithmique savamment entretenu. Parce que ce vacarme-là, il n’est pas innocent. Il est produit. Vendu. Monnayé. Il nourrit l’économie de l’attention, celle qui préfère le clash à la clarté, le feu de paille au feu de camp. Ce qui choque se partage. Ce qui scandalise se vend. Ce qui divise… gagne des abonnés.

« Et dans cette économie-là, on se fout des faits. On veut des émotions. On veut des totems. Des boucs émissaires. On veut faire sauter la vérité si elle ne clique pas assez.

« Pendant que Fox News passe 85 minutes à parler des jeans de Sydney Sweeney, elle en consacre à peine 3 à l’affaire Epstein, qui continue pourtant de coller à Trump comme du vieux ketchup sur une chemise blanche.

« Alors, qui tient le couteau ?

« Ce ne sont pas les petits excités sur Internet qu’il faut blâmer. Pas seulement. Les vrais pyromanes sont ailleurs. Ils ont des studios, des avions privés, des conseillers en image. Ils tweetent raciste avec subtilité. Ils recyclent l’histoire coloniale comme une carte postale patriotique. Ils jettent de l’huile sur le feu, puis ils s’étonnent que ça brûle.

« Et surtout, ils divisent. Parce qu’une société divisée est plus facile à gérer. C’est comme ça que les puissants dorment bien pendant que nous, on s’écharpe pour savoir si une pub de jeans est néonazie ou pas.

« Sortir du champ de bataille

« Alors, faut-il se boucher les oreilles ? Faire semblant de rien ? Non. Mais faut-il répondre à tout, s’indigner à chaque minute ? Non plus.

« Moi, j’essaie de faire un pas de côté. De ne pas plonger dans chaque débat comme si c’était la fin du monde. De respirer un peu. De lire autre chose que des commentaires Facebook. De me rappeler que je suis plus que mes opinions. Plus que mes indignations du jour. Et de temps en temps, je m’assois avec un ami, je bois un verre, et je me dis : On peut encore parler. Pas se tirer dessus. Juste parler. C’est rare, mais ça arrive. Et quand ça arrive, je me dis qu’on n’a pas tout perdu.

« En fin de compte. Tout devient un champ de bataille idéologique. Mais personne ne m’oblige à y planter ma tente. Je peux encore choisir de bâtir des ponts plutôt que de creuser des tranchées.

« Et vous savez quoi ? Parfois, un jean, c’est juste un jean. Et c’est déjà pas mal. »

(Photo Reuters)

57 réflexions sur “Un sujet à la recherche d’un rédacteur

  1. Jean Paul Pépin dit :

    Tout devient un champ de bataille idéologique
    (lettre d’un vieux type un peu fatigué des tempêtes)

    Il fut un temps, je m’en souviens comme si c’était avant-hier, où les objets du quotidien avaient la décence de se taire. Un chandail était un chandail. Un jean, un jean. Même un mot restait un mot. Pas une grenade. Pas un drapeau. Pas une déclaration de guerre. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, tout, je dis bien tout, devient un champ de bataille idéologique. Même mes espadrilles sont soupçonnées d’avoir un parti pris.

    Tenez, l’autre jour, je tombe sur ce slogan : Sydney Sweeney has good jeans. Jeu de mots entre jeans et gènes. En d’autres temps, j’aurais souri, haussé les épaules, tourné la page. Mais non. On est en 2025. On est dans l’Amérique Trump 2.0. Et maintenant, même une pub de pantalons en denim est analysée comme si elle venait avec un manifeste caché.

    Parce que, voyez-vous, les mots ne veulent plus seulement dire ce qu’ils disent. Ils veulent dire ce qu’ils ne disent pas. Ils veulent dire ce que vous entendez. Ce que l’autre projette. Ils deviennent symboles, armes, accusations. La blondeur d’une actrice devient subitement un fantasme eugénique. Le tissu devient discours politique. Et moi, je reste là, comme un vieux type à qui on aurait demandé de décoder du morse dans une tornade.

    Et puis, bien sûr, pendant que je me demande si j’ai raté un cours de propagande publicitaire, certains me ricanent au nez : « Voyons donc, c’est juste une pub ! » Et d’autres me soufflent à l’oreille : « Non, non, t’as bien vu : c’est du soft fascisme, mon vieux. » Et tout ce beau monde s’engueule sur TikTok.

    La neutralité, c’est fini.

    Y’a plus de terrain neutre.
    Tu te tais ? Tu prends position.
    Tu parles ? Tu prends une balle.
    Tu nuances ? Tu deviens suspect.

    On en est là. Même ma tasse de café pourrait déclencher un débat. Est-elle trop blanche ? Trop genrée ? Trop issue d’un café équitable ou pas assez ? Je vous jure, j’ai vu des gens se battre pour des souliers. Des chansons. Une affiche. Une série télé.

    Et pendant ce temps, les vraies affaires — les vraies, là : la santé, l’éducation, les inégalités, le climat, la démocratie, tout ça s’étouffe dans un vacarme algorithmique savamment entretenu.

    Parce que ce vacarme-là, il n’est pas innocent. Il est produit. Vendu. Monnayé. Il nourrit l’économie de l’attention, celle qui préfère le clash à la clarté, le feu de paille au feu de camp. Ce qui choque se partage. Ce qui scandalise se vend. Ce qui divise… gagne des abonnés.

    Et dans cette économie-là, on se fout des faits. On veut des émotions. On veut des totems. Des boucs émissaires. On veut faire sauter la vérité si elle ne clique pas assez.

    Pendant que Fox News passe 85 minutes à parler des jeans de Sydney Sweeney, elle en consacre à peine 3 à l’affaire Epstein, qui continue pourtant de coller à Trump comme du vieux ketchup sur une chemise blanche.

    Alors, qui tient le couteau ?

    Ce ne sont pas les petits excités sur Internet qu’il faut blâmer. Pas seulement. Les vrais pyromanes sont ailleurs. Ils ont des studios, des avions privés, des conseillers en image. Ils tweetent raciste avec subtilité. Ils recyclent l’histoire coloniale comme une carte postale patriotique. Ils jettent de l’huile sur le feu, puis ils s’étonnent que ça brûle.

    Et surtout, ils divisent. Parce qu’une société divisée est plus facile à gérer. C’est comme ça que les puissants dorment bien pendant que nous, on s’écharpe pour savoir si une pub de jeans est néonazie ou pas.

    Sortir du champ de bataille

    Alors, faut-il se boucher les oreilles ? Faire semblant de rien ?
    Non. Mais faut-il répondre à tout, s’indigner à chaque minute ? Non plus.

    Moi, j’essaie de faire un pas de côté. De ne pas plonger dans chaque débat comme si c’était la fin du monde. De respirer un peu. De lire autre chose que des commentaires Facebook. De me rappeler que je suis plus que mes opinions. Plus que mes indignations du jour.

    Et de temps en temps, je m’assois avec un ami, je bois un verre, et je me dis : On peut encore parler. Pas se tirer dessus. Juste parler.
    C’est rare, mais ça arrive. Et quand ça arrive, je me dis qu’on n’a pas tout perdu.

    En fin de compte

    Tout devient un champ de bataille idéologique.
    Mais personne ne m’oblige à y planter ma tente.
    Je peux encore choisir de bâtir des ponts plutôt que de creuser des tranchées.

    Et vous savez quoi ?
    Parfois, un jean, c’est juste un jean.
    Et c’est déjà pas mal.

    1. jacques dit :

      Wow , votre plume m’éblouie . Je m’ennuie de discussions avec des gens comme vous sur l’actualité en général et états-unienne en particulier car depuis l’élection de trump je n’ai gardé que FB et j’ai flushé tout le reste . Bravo pour vos commentaires !

    2. Racza dit :

      @ Jean Paul Pépin
      Magnifique !
      Et pourtant tous ces gens (riches) qui ont des studios, ces pyromanes qui twittent raciste…tous ces gens ont profité de ce « ça c’était avant » pour créer leurs richesses ou se faire élire Potus avec les outils démocratiques du « c’était avant »
      À désespérer !

    3. MrGleamMusic dit :

      Superbe texte

      1. Haïku dit :

        Je seconde ! 👌

    4. Daniel Poitras dit :

      Excellent texte.(pour les accros des RS)Mais dans le fond la majorité des québécois ne sont même pas au courant que cette controverse existe. C’est commun aux RS de créer ce genre de polémique en s’imaginant que le monde entier peut et veut prendre position. Ce qui est faux évidemment. Quand je bois un verre avec mon entourage, je ne me retrouve pas sur un champ de bataille c’est plutôt une belle rencontre conviviale, on jase de tout et de rien et ce avec des pointes d’humour.
      Bonne journée

  2. Nicolas P dit :

    Parlez-en bien, parlez-en mal, mais parlez-en…

    1. MarieFrancineF dit :

      Voilà…tout est dit et non-dit…dans votre bref commentaire.
      Excellent !

  3. marie4poches4 dit :

    Je ne serai pas la rédactrice. Ça fait quelques jours que cette histoire circule, je n’y ai guère porté attention, je ne lisais qu’en diagonale sans vraiment trop comprendre et pas intéressée à creuser. La seule chose que j’ai retenue, c’est qu’elle va se marier avec Barron et ce sera le début d’une dynastie.

    1. Haïku dit :

      « La seule chose que j’ai retenue, c’est qu’elle va se marier avec Barron
      et ce sera le début d’une dynastie. »

      😅😂🤣👍

  4. Daniel A. dit :

    C’est sûr qu’il l’aime…elle est tellement jeune

  5. Probert dit :

    Foglia aurait beaucoup de plaisir à écrire sur l’époque actuelle et nous aurions encore plus de plaisir à le lire

    1. Jean Bédard dit :

      J’avoue que je ne comprends pas ces commentaires dithyrambiques. Une mauvaise imitation de Foglia. Fatigué de lire entre les lignes ?

  6. Frédéric Leroux dit :

    Ça me désole d’apprendre qu’elle est républicaine. Donc, j’assume qu’elle est raciste et qu’elle n’a pas de problème avec la tournure des phrases de cette publicité; qui avouons-le, est dérangeante.

  7. Pierre dit :

    Faque Il semble que le Gros à ce que l’on savait déjà que la gente féminine l’attire
    et la petite Sweeny a attiré son regard non pas sur son visage et quand c’est le temps
    de dénigrer l’artiste la plus en vogue Taylor Swiff il y va à fond,il sait quand utiliser la politique pour mettre ça de son bord…………..

  8. MarcB dit :

    Parfois la gauche choisit mal ses batailles… Parce qu’à part exciter certains ados, cette publicité aurait pris le chemin des oubliettes si la gauche n’en avait pas fait un cheval de bataille.

    Oui la publicité est plutôt mauvaise, mais raciste? Je n’en suis pas certain. A mon avis le jeu de mot « Sydney has great jeans » (il faut comprendre genes) ne fait pas référence à sa génétique européenne mais plutôt à la grosseur de ses seins…

    Voici l’annonce:
    https://www.youtube.com/watch?v=AK8s3iqL99c

    Par contre, pour l’image de la femme, ouf… On retourne des décennies en arrière quand le rôle de la femme était d’être belle. Quand une bonne génétique féminine s’évaluait en bas des épaules plutôt qu’au-dessus.

    1. le_furote dit :

      Gros seins, petit cerveau, foufounes rebondies, lèvres pulpeuses, jeune corps glabre… Ma foi, de bons attributs universels chez la femme qu’on désire très jeune, très inclusifs. Ben, ils rejoignent un peu ce que cherche les pédos chez la femme. Les pédos sont dans l’air du temps.

      Le jeu de mots n’est pas accidentel.

      Ciao

  9. Layla dit :

    Maintenant j’adore sa publicité qu’il dit.
    Pourquoi? Parce qu’on lui a dit qu’elle était républicaine. Ça et puis n’avoir rien à dire c’est tout lui.
    Et si elle était républicaine mais qu’elle haïssait le « D***** ». À ça ce n’est pas pareil.
    Quel imbécile.
    En fait j’ai trouvé la publicité bien ordinaire.

    1. le_furote dit :

      Trump est un pédo patenté. C’est pour ça qu’il aime la pub.

      Ciao

  10. Louise dit :

    Jean-Paul Pépin

    Superbe texte Jean-Paul. Vous nous rappelez que nous vivons dans un monde schizophrène où on peut facilement perdre le sens de la réalité et des priorités.

    Ces temps-ci, ce qui devrait attirer l’attention du monde entier c’est la destruction du peuple Palestinien en les privant du plus élémentaire besoin humain: la nourriture.

    L’autre problème qui demande non seulement notre attention mais surtout des actions urgentes c’est la destruction de notre planète et de tout ce qui vit sur terre, dans les mers et dans les airs.

    Ma troisième priorité serait un « reset » des relations humaines pour réapprendre à se parler, à s’écouter, à s’apprécier les uns les autres quelles que soient notre origine, notre religion, notre culture, notre couleur, notre langue, en un mot, tout ce qui fait notre différence.

    Nous sommes des HUMAINS, et on ne s’en sortira pas si on n’est pas capables de se donner la main soit pour guider, pour secourir, pour élever, pour aider et finalement pour mourir.

  11. Steve dit :

    Des fois la gauche et les démocrates s’enfarge dans les fleurs du tapis.

    En temps de paix, est-ce que ça pourrait être un bon sujet de débat, peut-être.

    En ces temps de folie, il y a plus important qu’une femme blonde en jeans.
    L’orange se cherchait un sujet de discorde pour faire oublier Eipstein, il ne fallait pas embarquer dans son cirque. Il faut rester focus sur l’important, soit Eipstein, le gerrymanding, ICE, les coupes dans le filet socials.

    1. gl000001 dit :

      « Pendant que Fox News passe 85 minutes à parler des jeans de Sydney Sweeney, »
      Fox News est rendu à gauche maintenant. Pourquoi je n’ai pas eu le mémo ?

  12. P-o Tremblay dit :

    ça n’a absolument aucune espèce d’importance et c’est pour ça que les gens en parlent autant. Car les vrais sujets sont trop dangereux pour eux avec D.Trump. Bref, c’est le jeu de l’impertinence devant l’importance, en quelques mots : Ce sont les USA de Donald Trump

  13. Apocalypse dit :

    Après le sujet « heavy » de Netanyahou et Gaza, passer à Sydney Sweeney et une annonce de Jeans: je n’avais pas vu venir ce sujet pour le prochain billet! 🤣

  14. Duduche dit :

    À voir les MAGAnées dans l’entourage de Corrompu-47, elles sont toutes passées par la chirurgie esthétique: lèvres refaites, botox, implants mammaires, etc. Alors les liens entre « bons gènes » et « républicaines », elles ne semblent pas y croire elles-mêmes.

    Peut-être que la pub serait plus réaliste avec « Sydney Sweeney has Great Surgeons and Fitness Instructors », mais la pub vend du rêve pas de la réalité.

    1. Duduche dit :

      H.S. plus sérieux: on en parle moins parce que ça n’est pas très glamour mais Corrompu-47 fait tout pour démanteler les conditions sécuritaire de travail*. Il a même placé un haut gradé d’Amazon (David Keeling) – pas la compagnie qui respecte le plus ses employés – à la tête d’un important organisme de surveillance de la sécurité au travail (l’Occupational Safety and Health Administration).

      L’idée est que toutes les dérégulations entrainent des frais de moins pour les patrons… même s’il y a des frais de plus pour la société (invalides, pauvreté, pollution, etc.).

      * https://www.youtube.com/watch?v=ARL5VvYJUe8

  15. Layla dit :

    Moi aussi j’ai regardé cette histoire du coin de l’œil, mais franchement vite de même voir ça comme une bataille de la gauche, je passe mon tour.

  16. American Eagle Outlets n’est qu’un autre vendeur de guenilles. L’image de marque est aussi, sinon plus importante que le produit. La série de pubs avec l’actrice en question ciblent la génération Z. Ils essaient de ranimer cette tranche de marché ; les prix de revente étant à la hausse suite à l’imposition de tarifs douaniers.

    La majorité de ce qui y est vendu provient de Chine, avec une belle étiquette American Eagle…

    Merci à Jean-Paul Pépin pour son texte bien ficelé. Nicolas P, a bien raison, parlez de moi en bien ou en mal, c’est AE qui en profite, comme du débat ici d’ailleurs. MarcB a fait la remarque, «les démocrates devraient choisir leurs batailles ». D’accord, mais il ne faut que quelques vidéos sur TikTok ou YouTube moussées par Fox ou autres pour faire monter la sauce.

    (Traduction automatique)
    American Eagle a évité de fabriquer aux États-Unis pendant la plus grande partie de sa trajectoire. Principalement parce que leur système a toujours impliqué des usines de fabrication tierces pour tous leurs produits, gardant ainsi leurs marchandises à un prix compétitif. Cependant, il y a eu certaines lignes limitées de jeans et de vêtements de fabrication américaine dans leur catalogue au fil des ans, mais vous ne pouvez les compter que comme une rare exception.

    American Eagle a fabriqué certains de ses jeans aux États-Unis par l’intermédiaire de quelques-uns de ses partenaires. Cela faisait partie de leur campagne Wear America dans le but de promouvoir les pantalons en jean de fabrication américaine à travers des vêtements en édition limitée. Néanmoins, la fabrication à l’étranger était toujours à l’échelon de leur production. Avec l’incertitude et le mécontentement croissants des investisseurs et des clients concernant leur chaîne d’approvisionnement, AEO ne pouvait pas se permettre sa ligne Wear America.

    Environ 40 % des jeans American Eagle proviennent de Chine, puis de plus en plus de 30 % sont fabriqués dans des installations indiennes. Le total restant de leurs opérations de fabrication varie entre le Bangladesh, le Pakistan et le Vietnam, mais bien sûr, de manière plutôt spéculative.

    1. MarcB dit :

       » il ne faut que quelques vidéos sur TikTok ou YouTube moussées par Fox ou autres pour faire monter la sauce. »

      Et ça marche des deux côtés de l’échiquier. Combien d’athlètes transgenres dans la NCAA ont réussi à faire freaker les MAGAs? Moins que 10 sur 550000 athlètes amateurs selon le président de la NCAA Charlie Baker. Parfois il faut respirer par le nez 7 fois avant de hurler.

      1. Tout à fait d’accord. Le bruit et la distorsion dans le MAGAphone qui hurle est intolérable sauf pour les membres du culte. Intéressant de voir le message de la droite à géométrie variable  : https://youtu.be/OnMzJRuFp04?t=1619

  17. gl000001 dit :

    Allez voir sur Wiki. Elle a participé à tous les sports qu’elle pouvait. Elle était sur le club de robotique et de mathématique de son école. Elle a été la « valedictorian », la meilleure de sa cohorte. Elle aime la mécanique. Elle a restauré des vieilles voitures.
    Donc ses gènes, ce n’est pas juste dans sa poitrine. Elle le déplore d’ailleurs « Sweeney called the obsession with her appearance « this weird relationship that people have with me that I have no control over. »

    1. MarcB dit :

      Malheureusement, la pub en question n’a mis l’emphase que sur son physique. Et de dire qu’elle n’a aucun contrôle, ce n’est pas tout à fait vrai, elle aurait pu refuser de faire cette pub.

      1. gl000001 dit :

        Ou voyez-vous ça ? Ca montre ses cheveux châtains. A peine un décolleté. Et beaucoup de jeans.

  18. Louise dit :

    Heureusement, il y en qui n’ont pas perdu le sens des priorités dans ce pays.
    Une poursuite est intentée par plusieurs États pour contester l’arrêt par l’administration trump de milliards de dollars de financement fédéral.

    «La gouverneure du Kansas, Laura Kelly, s’est jointe à 22 autres États et à Washington, DC, pour poursuivre l’administration Trump en justice pour avoir mis fin au financement fédéral, ce qui, selon elle, a conduit à des coupes dans les programmes d’agriculture, de santé et de sécurité des États.»
    Kelly a déclaré dans un communiqué de presse que ces décisions n’avaient « aucun sens ».

    «Ces décisions ont été dévastatrices, ont déclaré les États dans la plainte, privant les États des ressources utilisées pour équiper les forces de l’ordre, mener des recherches médicales et scientifiques, lutter contre l’insécurité alimentaire, garantir l’eau potable et éduquer les étudiants.»
    RS

    1. Haïku dit :

      @Louise
      Merci pour l’info !
      Bravo ! 👌

      1. Haïku dit :

        Enfin ! 👏👏👏

  19. Jean Beaudin dit :

    Comme généalogiste bilingue, je suis minable, je n’ai pas vu gene=jeans. Juste vu une millionnième fille qui se croit influenceuse parce que jolie. Les gènes « jolie » existent dans toutes les teintes des ethnies, aucun besoin de l’attester en généalogie.

  20. Pierre .s. dit :

    ————

    Rien de plus qu’une opération publicitaire de grande envergure qui tombe à plat
    Ici, une blague douteuse dans un pays qui se radicalise politiquement.

    Dans le genre, ont peut difficilement faire pire que Maple Leaf et ses charcuteries qui
    ont causé la mort de consommateurs dût à des règles d’hygiènes déficientes.
    Et bien, non satisfait de ce désastre qui les a obligé à resserer leurs normes sanitaires
    ils ont délibérément choisi de nommer leur nouvel gamme de produit « sélection naturelle»
    D,ailleur ces produit sont facilement repérable dans les supers marchés.

    Tu tue du monde et ensuite tu nomme ton nouveau produit «sélection naturelle»

    calisssssssssssss

    1. lechatderuelle dit :

      Pierre .s.
      il me semble que la viande avariée était la compagnie Fédérale….
      mais c’était à une autre époque… le XX ème siècle…

    1. Haïku dit :

      @marie4poches4
      Merci pour le lien vers l’article !

    2. Jean-Pascal dit :

      D’ou vient cette idée de rendre public votre affiliation politique, et donc de publiciser un quelconque changement d’allégence?
      N’est ce pas normal de garder ça privé, sauf en cas d’implication directe dans le processus politique?
      Dans le climat hyper confontationnel aux USofA, ça peut être équivalent d’une cible dans le dos pour certaines personnes (ex Taylor Swift ouvertement détestée par le gros TDC).
      Ici, personne ne sait quel parti j’appuie (même pas moi, parfois) et c’est trés bien ainsi.
      Le vote n’est-il pas sensé être secret? Et c’est ce que dit aux pointeurs qui m’appellent avant de leur couper la ligne au nez….

  21. Snoopy dit :

    Parce que je suis las de tout ce cirque et préfère le simple plaisir d’apprécier le quotidien au contact de ceux que j’aime, je ne commente pratiquement plus. Cependant, sachez que je vous lis tous et apprécie votre verbe, et comme une image vaut mille mots dans ce cas très precis, et bien voila!

    1. MarieFrancineF dit :

      Vive les écureuils !
      ;o)

      1. Haïku dit :

        Rigolo à souhait ! 😅

  22. Gilles Morissette dit :

    Le texte de M. Pépin est plein de lucidité.

    Ne vous en faites pas cher monsieur. Vous n’êtes pas le seul à dénoncer la bêtise humaine. J’en suis.

    La société a perdu ses repères, ses priorités. Pendant que l’on assiste impuissant à un véritable génocide en Palestine, on s’engueule pour une actrice qui porte une paire de « jeans ».

    « 47 » adore cette pub totalement abrutissante? Regardez bien la photo et posez vous la question? Qu’ est ce qui l’intéresse dans cette photo de Sydney Sweeney? Je vous laisse deviner.

    Dans l’univers MAGA, le monde n’est plus tourné vers les grands débats, la réflexion, la prise de conscience, la recherche de l’excellence, le respect.

    Il est tourné vers la facilité, le superficiel, l’ignorance, la polarisation, l’absence de tout forme de réflexion, bref la médiocrité.

    Les réseaux sociaux ont certes libéré la parole et ont permis à plus de gens de s’exprimer. C’est une bonne chose. Il faut s’en réjouir.

    Cependant, ils ont leur côté pervers. Ils ont engendré un espèce d’engourdissement collectif, un manque de sensibilité, de respect qui fait en sorte que ce genre de débats préoccupe plus de gens que ce qui se passe en Palestine, en Ukraine, etc.

    Chez nous. On assiste à un phénomène pas mal similaire. On étale, sans pudeur sa vie sur les réseaux sociaux et on se sent obligé de la raconter avec forces détails et photos à l’appui.

    65 ans de Révolution tranquille ou en foutu en l’air le « vieux monde de Duplessis » et entrer en plein dans la modernité et on en est arrivé à ça: Un débat de société sur « une paire de jeans ».

    Qualifiez moi de « Boomer obsolète » si vous voulez. Cela ne me dérange pas. Je le suis (probablement) et je l’assume.

    Cependant, je suis devenu un peu plus pessimiste devant ce qui se passe dans le monde. je n’ai pas encore perdu espoir mais ma confiance est fortement ébranlé.

  23. Gilles Morissette dit :

    Un clip en rappel qui va bien avec le sujet de ce post.

    1. Gilles Morissette dit :

      Mes excuses pour le clip. Il est encore disponible sur You Tube.

      1. Haïku dit :

        @Gilles Morissette
        Bon rappel !! 🤣

  24. jeani dit :

    « Vous seriez surpris de voir combien de personnes sont républicaines »

    Et vu que j’ai la plus grande mémoire ever, je peux tous vous les nommer.

  25. lechatderuelle dit :

    Le prix de l’aluminium nord-américain a bondi de 180 % depuis janvier pour tenir compte des droits de douane américains mondiaux de 50 % sur l’aluminium,
    https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-08-05/couts-de-l-aluminium/les-droits-de-douane-font-mal-a-molson-coors.php

    ça commence à « exploser »… mais bon… certains ne le croyaient pas…

  26. Carl Poulin dit :

    Le gros porc en chef a tellement aimé cette pub que le soir venu il se la repasse en boucle avec son pot de vaseline dans une main et l’autre à la recherche de son micro-p-niss tout en hurlant « Jeffrey! Jeffrey! Pourquoi m’as-tu trahi!

  27. xnicden dit :

    Je sais qu’on est passé à un autre sujet mais franchement, chapeau à MarcB.

    Un moment donné, la gauche devra faire un examen de conscience. Trop c’est comme pas assez.

    Chacun peut avoir en tête que les personnalités X, Y et Z ont gagné la lotterie génétique. Je pense à M. Obama personnellement. Mais j’ai la même réaction avec l’actrice de cette publicité même si je n’irai pas me prononcer son intelligence.

    Je n’ose pas spéculer comment je pourrais être cataloguée. 😑

    1. Richard Hétu dit :

      Ce n’est pas vraiment la gauche. C’est quelques voix sur les réseaux sociaux qui sont amplifiées et qu’on associe à la gauche et auxquelles répondent quelques voix sur les réseaux sociaux qui sont amplifiées et qu’on associe à la droite MAGA. Et les médias traditionnels en rajoutent. C’est cette enflure qui est lassante.

      1. xnicden dit :

        Merci des précisions.

  28. Charles IV dit :

    Évidemment la petite a une génétique enviable… on l’applique aux jeans qu’elle porte… Un petit jeu de mots cute… Mais ça énerve les culs bénits… Misère.
    Et, comble, le président des États-Unis d’Amérique un homme très occupé semble-t-il, est entré dans le débat pour exprimer son opinion personnelle qui sera partagée par sa secte… Et Gaza dans tout ça?

  29. dodlidou dit :

    Juste pour dire que j’ai bien apprécié le «petit» 😉 commentaire de L’homme qui tape plus vite que son ombre, lequel a soulevé plusieurs points fort intéressants, fort pertinents aussi.

    Faudrait cependant pas lui accorder plus de huit minutes, une 24 pis on aurait droit à un essai, une heure il nous ponderait à un roman! 😅

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