Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« J’en suis arrivé à la conclusion inéluctable qu’Israël commet un génocide à l’encontre du peuple palestinien. Ayant grandi dans un foyer sioniste, vécu la première moitié de ma vie en Israël, servi dans [l’armée israélienne] en tant que soldat et officier et passé la majeure partie de ma carrière à faire des recherches et à écrire sur les crimes de guerre et l’Holocauste, cette conclusion a été douloureuse à atteindre, et j’y ai résisté aussi longtemps que j’ai pu. Mais cela fait un quart de siècle que je donne des cours sur les génocides. Je sais reconnaître un génocide quand j’en vois un. »

Omer Bartov est un éminent historien de la Shoah et des génocides du XXe siècle à l’Université Brown. Il signe ce mardi dans le New York Times une tribune sur l’horreur de la bande de Gaza (lien gratuit), ajoutant sa voix à celle d’autres experts, dont son collègue israélien Amos Goldberg, qui accusent Israël de génocide. Le paragraphe cité en amorce de ce billet est précédé de ce passage clé :

« Nétanyahou avait exhorté ses concitoyens à se souvenir de “ce qu’Amalek vous a fait”, une citation que beaucoup ont interprétée comme une référence à l’exigence d’un passage biblique appelant les Israélites à “tuer indifféremment les hommes et les femmes, les nourrissons et les enfants” de leur ancien ennemi. Les représentants du gouvernement et de l’armée ont déclaré qu’ils combattaient des “animaux humains” et, plus tard, ont appelé à l’“anéantissement total”. Nissim Vaturi, vice-président du Parlement, a déclaré sur X que la tâche d’Israël devait être “d’effacer la bande de Gaza de la surface de la terre”. Les actions d’Israël ne peuvent être comprises que comme la mise en œuvre de l’intention exprimée de rendre la bande de Gaza inhabitable pour sa population palestinienne. Je pense que l’objectif était – et reste aujourd’hui – de forcer la population à quitter la bande de Gaza ou, étant donné qu’elle n’a nulle part où aller, de débiliter l’enclave par des bombardements et de graves privations de nourriture, d’eau potable, d’installations sanitaires et d’aide médicale, à tel point qu’il est impossible pour les Palestiniens de Gaza de maintenir ou de reconstituer leur existence en tant que groupe. »

Après un passage subséquent où il revient sur la définition du crime de génocide et sur ses implications morales, politiques et juridiques, le Dr Bartov déplore la réaction de la communauté internationale face à la destruction de la bande de Gaza. « Certains pays européens, comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ainsi que le Canada, ont faiblement protesté contre les actions d’Israël, en particulier depuis qu’il a violé le cessez-le-feu en mars. Mais ils n’ont ni suspendu les livraisons d’armes, ni pris de mesures économiques ou politiques concrètes et significatives susceptibles de dissuader le gouvernement de Nétanyahou. »

Mais l’historien réserve ses critiques les plus poignantes aux nombreux experts de la Shoah et des génocides qui restent silencieux devant ce qu’il se passe à Gaza ou qui accusent d’antisémitisme leurs collègues qui élèvent la voix. Il adopte le même ton face aux représentants des musées et autres institutions qui ont pour mission de préserver la mémoire de la Shoah mais qui refusent de reconnaître ce qu’Israël inflige aux Palestiniens.

« Discréditer les spécialistes du génocide qui qualifient le génocide israélien à Gaza d’antisémite menace d’éroder le fondement des études sur le génocide : le besoin permanent de définir, prévenir, punir et reconstruire l’histoire du génocide », écrit le professeur. « Suggérer que cette entreprise est plutôt motivée par des intérêts et des sentiments malveillants – qu’elle est mue par la haine et les préjugés qui étaient à l’origine de l’Holocauste – n’est pas seulement moralement scandaleux, mais ouvre également la voie à une politique de négationnisme et d’impunité.

« De même, lorsque ceux qui ont consacré leur carrière à l’enseignement et à la commémoration de l’Holocauste insistent pour ignorer ou nier les actions génocidaires d’Israël à Gaza, ils menacent de saper tout ce que l’étude et la commémoration de l’Holocauste ont représenté au cours des dernières décennies. C’est-à-dire la dignité de chaque être humain, le respect de l’État de droit et la nécessité urgente de ne jamais laisser l’inhumanité s’emparer du cœur des gens et diriger les actions des nations au nom de la sécurité, de l’intérêt national et de la vengeance pure et simple. »

(Photo AP)

70 réflexions sur “Israël commet un génocide, selon un autre expert juif de la Shoah

  1. Éric Beauchemin dit :

    Enfin, on utilise le bon terme, quand j’écoute les nouvelles ou les politiciens utiliser le mot guerre, c’est pathétique, dans une guerre, il n’y a pas 1300 victimes d’un côté et plus de 60,000 de l’autre….. C’est un crime contre l’humanité, un génocide, on tire aveuglément sur les femmes et les enfants qui font la file pour aller se chercher de la nourriture et de l’eau. Honte à tous nos gouvernements qui assistent les yeux fermés à se massacre sans parler du bourreau qui va jusqu’à remettre une lettre à Trump pour soumettre sa candidature au prix Nobel.

    Hitler n’aurait pas pu faire mieux…..

    1. galgator dit :

      Bien répondu. Je n’aurais pas pu dire mieux. Le monde n’a rien compris des erreurs du passé. Les électeurs continuent d’élire des dirigeants d’extrême droite qui utilisent la haine, la corruption et les mensonges pour détruire leurs opposantes et étendre leur pouvoir. Ça prouve qu’il y a encore beaucoup d’ignorance et de méchanceté dans la population qui votent pour eux. La démocratie n’est jamais acquise. C’est un combat de tous les instants pour ne pas la perdre et l’éducation est la clé pour garder les yeux ouverts des prochaines générations. On comprend pourquoi aussi Donald Trump veut éliminer son ministère de l’éducation pour mieux garder dans l’ignorance le peuple américain et pour qu’ils continuent de s’abreuver de ses mensonges.

    2. Haïku dit :

      @Éric Beauchemin
      100% D’accord !!!

    3. Achalante dit :

      Pire. J’entendais que « l’aide humanitaire » était déposée au centre de stades, puis les « travailleurs humanitaires » sortaient. Alors les Israéliens ouvraient les portes du stade, laissant les Palestiniens se battre pour une aide largement insuffisante. Et les soldats tiraient dans le tas, pour couronner le tout. Ma première réaction? « Hunger Games », c’est supposé être de la fiction.

  2. gl000001 dit :

    Combien de temps pour qu’il se fasse expulser des USA ? Et vers ou ? Salvador ? Soudan ?
    Et l’université Brown va se faire « taxer » !!
    Mais il fallait le dire.

  3. bloganon dit :

    Oui, l’absence de réactions sérieuses de la part de nos gouvernements est honteuse. Si vous n’êtes pas encore convaincus du caractère génocidaire des actions d’Israël, lisez Gaza écrit Gaza.

    1. Lanaudoise dit :

      The Lemkin Institute condemns Israel, Europe, Canada, and the USA for Gaza Genocide
      https://www.lemkininstitute.com/single-post/the-lemkin-institute-condemns-israel-europe-canada-and-the-usa-for-gaza-genocide

  4. Un autre antisémite dans une université américaine, va-t-il être arrêté et déporté et subir un procès en Israël ou finir dans une prison sud-américaine?

    Quelque part entre la blague et la réalité

  5. Charlot dit :

    J’ai comme une petite idée que ce gars là va recevoir une pluie d’insultes dans pas très longtemps. Il n’a pas compris une loi non écrite, mais qui le devient peu à peu: on ne blâme jamais Israël, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Certains l’ont fait et l’ont amèrement regretté. C’est tellement triste et ironique pour les six millions de juifs qui ont subi ce que l’on sait. Ils ont acheté au prix de leur vie les horreurs que certains de leurs descendants, aussi pires que leurs tortionnaires, le droit inaliénable de tuer « l’ennemi »

  6. Chalou dit :

    H.s. Les républicains auraient voté cette nuit contre la publication du dossier Epstein, donc ils votent pour ne pas publier la liste qui n’existe pas selon Bondi

    1. gl000001 dit :

      Il n’y a pas de liste dans le dossier. C’est tout ce que Pam a dit.

      1. ghislain1957 dit :

        Avec Pam la vérité ne colle pas!

        https://www.conagrabrands.ca/fr/marques/pam

  7. MarcB dit :

    Quand Bibi et ses amis traitent d’anti-sémites ceux qui critiquent ses actions et qu’ensuite ils se drapent du génocide de l’holocauste pour esquiver les critiques, on est en droit de se demander ce que les 6 millions de juifs morts lors de l’holocauste penseraient des actions d’Israël. Non seulement ces victimes ont subi les affres de ce génocide du siècle passé, mais voilà qu’aujourd’hui, on se sert de leur mémoire pour en commettre un.

    1. lanaudoise dit :

      Raphaël Lemkin aurait dénoncé cette situation depuis longtemps, très longtemps. Ce juif polonais y a consacré sa vie. Je n’ai appris son existence qu’il y a quelques semaines.

      L’homme qui a inventé le terme « génocide » a passé sa vie à essayer de l’arrêter
      https://www.npr.org/2014/10/18/356423580/the-man-who-coined-genocide-spent-his-life-trying-to-stop-it

      1. Lanaudoise dit :

        How We’ve Failed the Promise of Making “Genocide” a Crime
        https://www.motherjones.com/politics/2024/06/israel-palestine-gaza-genocide-war-crimes-icj-south-africa-raphael-lemkin/

        “The term does not necessarily signify mass killings although it may mean that,” Lemkin explained in a 1945 article. “More often it refers to a coordinated plan aimed at destruction of the essential foundations”—cultural institutions, physical structures, the economy—“of the life of national groups.” The “machine gun” was merely a “last resort.”

        The sad reality is that Israel’s actions likely met Lemkin’s original definition long before the war on Gaza. Starting in 1947, roughly 700,000 Palestinians fled or were expelled by Israel and barred from returning. After the 1967 war, Israel began occupying the remainder of what was once Palestine. It has since settled hundreds of thousands of people on that land, while subjecting Palestinians to what international human rights groups increasingly consider to be a system of apartheid. The goal of its settlement policy has been clear: to replace one cultural fabric with another.

        Lemkin, le créateur du mot aurait dénoncé ce génocide il y a des décennies.

      2. Lanaudoise dit :

        Et puis, trêve d’arguties. Revenons à ce que pensait Lemkin. Celui dont la démarche a commencé avec le génocide arménien, celui qui a enhardi Hitler, tout content qu’il ait été oublié. L’article vaut d’être lu au complet.

        How We’ve Failed the Promise of Making “Genocide” a Crime

        The lawyer Raphael Lemkin hoped to use international law to curb abuses of power. But his efforts were curtailed from the start.

        NOAH LANARD
        JULY+AUGUST 2024 ISSUE

        Israel declared its independence in 1948. That same year, the United Nations adopted the convention that defined genocide as a crime. The tension between these two “never agains” was there from the start.

        The word “genocide” was coined in 1941 by Raphael Lemkin, a Jewish lawyer from a Polish family, who combined the Greek word for a people (genos) and the Latin translation for killing (cide). At its most basic, genocide meant systematically destroying another group. Lemkin laid it out as a two-phase, often colonial process in his 1944 book, Axis Rule in Occupied Europe: First, the oppressor erases the “national pattern” of the victim. Then, it imposes its own. Genocide stretched from antiquity (Carthage) to modern times (Ireland).

        “The term does not necessarily signify mass killings although it may mean that,” Lemkin explained in a 1945 article. “More often it refers to a coordinated plan aimed at destruction of the essential foundations”—cultural institutions, physical structures, the economy—“of the life of national groups.” The “machine gun” was merely a “last resort.”

        Lemkin was a lawyer, not a sociologist. By birthing the term “genocide,” he was not trying to taxonomize the horrors of war. Instead, Lemkin—who lost 49 family members in the Holocaust—hoped that he could identify a crime to stop it. Nazi terror could not simply be Germany’s “internal problem.” With genocide, Lemkin hoped to give legal and moral weight to international intervention. He hoped to bring into being an offense that could be policed and, in turn, stopped in a new and supposedly civilized world.

        Today, as Israel stands accused by South Africa of genocide before the International Court of Justice for the methods used in its war on Gaza, it is worth recalling Lemkin’s arguments. The question of Israel’s actions has been a narrow one: Has the killing met the criteria for genocide under current international law? But Lemkin’s broader conception of the term—though it has been chipped away at by courts and has faded from public memory—has been less discussed.

        The sad reality is that Israel’s actions likely met Lemkin’s original definition long before the war on Gaza. Starting in 1947, roughly 700,000 Palestinians fled or were expelled by Israel and barred from returning. After the 1967 war, Israel began occupying the remainder of what was once Palestine. It has since settled hundreds of thousands of people on that land, while subjecting Palestinians to what international human rights groups increasingly consider to be a system of apartheid. The goal of its settlement policy has been clear: to replace one cultural fabric with another.

        With genocide, Lemkin hoped to give legal and moral weight to international intervention.
        Israel is not the only nation whose actions fit Lemkin’s conception of genocide. The same could be said of the formation of the United States and the mass slaughter of Native Americans. (In fact, Lemkin listed it as a textbook case.) What is different now is a more obvious hypocrisy after decades of international governance designed to create a supposedly new, rules-based order.

        “Genocide” represented Lemkin’s desire to move toward this internationally policed peace. Douglas Irvin-­Erickson, a George Mason professor who wrote an intellectual biography of Lemkin, said he aspired for a form of world citizenship that reflected his “stunningly broad indictment of oppressive state powers.”

        It’s no surprise then that when making it a crime after World War II, nations were careful to protect themselves. The Soviet Union removed political groups from those that could be victims of genocide, to secure a free hand for its purges of dissidents. The United States kept Lemkin’s ideas about cultural genocide out, lest it be in violation for Jim Crow laws. The convention was a “lynching bill in disguise” in the words of a Louisiana segregationist. (Congress only ratified the genocide treaty in 1988 after Ronald Reagan caused a backlash by laying a wreath at a German military cemetery that included the graves of 49 members of the SS.)

        “Outlawing genocide becomes this marker of a civilized society,” Irvin-Erickson explained. “But at the same time, [Lemkin] is watching the delegates who are negotiating the Genocide Convention, and they’re literally writing their own genocides out of the law.” His greatest allies came from what is now called the Global South—the nations that had been, or reasonably feared becoming, victims.

        Since the Genocide Convention’s adoption, international courts have arrived at a narrow reading of the already narrow interpretation of Lemkin’s concept, says Leila Sadat, the James Carr Professor of International Criminal Law at the Washington University in St. Louis School of Law. The emphasis of the law is determining whether a country or individual has killed massive numbers of a group of people, and whether they did so with a provable intent to destroy that group. This poses a problem for prosecutors since most perpetrators of genocide are not as transparent as Adolf Hitler.

        This winnowing of what counts as genocide would have deeply frustrated Lemkin. As Irvin-Erickson has written, genocide was “not a spontaneous occurrence” for Lemkin but a “process that begins long before and continues long after the physical killing of the victims.” Melanie O’Brien, a visiting professor at the University of Minnesota’s Center for Holocaust and Genocide Studies, emphasized that the dehumanization that leads to one group killing another en masse is not a prelude to genocide but a part of it.

        But because its definition has been narrowed, Rwanda has been the most clear-cut case of genocide since the Holocaust according to international judges. For the horrors that occurred in Bosnia, a seemingly textbook genocide of Bosnian Muslims at the hands of Slobodan Milošević and fellow Serbs, only the 1995 slaughter of 8,000 men and boys at Srebrenica cleared the bar as an act of genocide in international trials of Serbian war criminals. (Milošević died in prison before any conviction could be secured.)

        In the eyes of Sadat, one of the world’s leading experts on international criminal law, the Genocide Convention has become more of “a monument to the Holocaust” than a tool that can be effectively deployed in court. Still, she says South Africa may prevail in clearing the “very high bar” needed to prove a charge of genocide in court due to the scale of death in Gaza, the extreme rhetoric of top Israeli officials, and Israel’s decision to restrict food and other humanitarian assistance. “A question I have is: Is this a Srebrenica moment?” she says. “And I fear that we may well be looking at exactly that.”

        In May, Aryeh Neier, a co-founder of Human Rights Watch, concluded that Israel’s actions in Gaza have crossed the line. Neier wrote in the New York Review of Books that he initially refrained from using the term but that the obstruction of aid into Gaza had convinced him: “Israel is engaged in genocide.”

        The situation is so grave that, even under the current constrained definition, the judges of the International Court of Justice may eventually agree. In the face of Hamas’ brutal attack and its officials’ repeated calls to annihilate Israel, the Netanyahu government has turned to physical destruction—a technique that Lemkin considered to be the “last and most effective phase of genocide”—at a scale that is unprecedented in its history. More than 36,000 Palestinians have been killed in Gaza, most of them civilians. The deaths of thousands more Palestinians trapped under the rubble are believed to still be uncounted. A famine has begun.

        Karim Khan, the chief prosecutor of the International Criminal Court, is now seeking warrants for the arrest of Prime Minister Benjamin Netanyahu, Defense Minister Yoav Gallant, and Hamas’ leaders for war crimes and crimes against humanity. But Israel remains undeterred. In late May, the International Court of Justice ordered Israel to halt its assault on Rafah. Days later, the Israeli military used American bombs in a strike on Rafah that killed dozens of civilians. Lemkin saw something like this ineffectiveness of international governance coming.

        “Better laws are made by people with greater hearts,” Lemkin wrote about how his original definition of genocide had been undermined in its codification. “They want non­enforceable laws with many loopholes in them, so that they can manage life like currency in a bank.”

  8. Jean-Marc BERNARD dit :

    Enfin. Rappelons que la CPI a déjà lancé un mandat d’amené contre Netanyahu.
    Mais quand on voit que La Jewish Defense League (JDL) américaine ne trouve pas grand chose à redire quand Musk et d’autres lancent des bras en l’air ou likent des messages antisémites sur X – ou le font du bout des lèvres, inutile de s’attendre à quoi que ce soit d’eux ou des gouvernements européens qui n’osent rien dire au grand frère américain…
    Netanyahu est intouchable.
    Terrible constat. Le deux poids deux mesures à son comble.

    1. Jean-Marc BERNARD dit :

      Et surtout, il continue cette guerre (et les autres, celle contre l’Iran notamment) pour éviter la chute et les procès qui l’attendent.

  9. POLITICON dit :

    Soyons honnêtes: Nétanyahou, Trump, le Canada et tous ceux qui ont toléré, encouragé et armé ce massacre ont du sang jusqu’aux coudes. On peut se cacher derrière des discours diplomatiques ou des manœuvres politiques, mais la réalité est là, brutale et indéfendable : on laisse un peuple entier mourir à petit feu, sous les bombes, la famine et le silence complice des grandes démocraties.

    Ce n’est pas un simple « conflit ». C’est un génocide sous nos yeux, froidement planifié et méthodiquement exécuté. Et malgré cela, les gouvernements qui prétendent défendre les droits humains continuent de livrer des armes, de voter des résolutions creuses et d’envoyer de belles paroles pendant que Gaza est réduite en cendres. Le Canada, ce pays qui aime tant se pavaner comme champion de la paix et de la justice, est aussi coupable par sa lâcheté, ses ventes d’armes et ses protestations molles qui ne servent qu’à se donner bonne conscience.

    Quant à Donald Trump, qui a déroulé le tapis rouge pour la politique d’apartheid israélienne et a donné un chèque en blanc aux pires pulsions nationalistes, il porte lui aussi la responsabilité de ces milliers de morts, de ces enfants affamés, de ces mères qui cherchent encore les restes de leurs proches sous les décombres. Sa complicité est totale, assumée et revendiquée. Et que dire de Nétanyahou, qui se cache derrière les traumatismes du passé pour justifier l’horreur d’aujourd’hui ? Cet homme restera dans l’Histoire non pas comme le protecteur d’un peuple, mais comme l’artisan méthodique d’un crime de masse.

    Ce qu’on voit à Gaza, c’est une honte planétaire. Une honte pour ceux qui bombardent, pour ceux qui financent, pour ceux qui détournent le regard, et pour nous tous si on ne hurle pas assez fort que ça doit cesser. La justice internationale doit enfin faire son travail, juger les criminels de guerre, arrêter cette machine de mort et rappeler qu’aucun peuple, même au nom des souffrances passées, n’a le droit d’exterminer un autre.

    Les Gazaouis n’ont plus rien : plus d’eau, plus de nourriture, plus d’hôpitaux, plus d’abris. Ils sont condamnés à survivre sous les ruines, pendant que les puissants discutent à l’infini. Et pendant ce temps, le monde, qui a juré « plus jamais ça », laisse faire. C’est ça, le scandale du siècle. C’est ça, le vrai crime que l’Histoire retiendra.

    On doit aider Gaza. Maintenant. Pas demain, pas après la prochaine résolution creuse de l’ONU. Et on doit avoir le courage de dire que ce qui se passe est un génocide, et que tous ceux qui y participent, activement ou par lâcheté, devront un jour rendre des comptes. Parce que si on laisse passer ça, il faudra bien un jour réparer cette erreur au même titre qu’on a tenté de le faire après la Shoah ; il en va tout simplement de la survie même de nos démocraties de reconnaître nos fautes et de faire ce mea culpa indispensable pour préserver ce qu’il reste d’humanité. Il faut se l’avouer : aujourd’hui, ceux qui décident du sort du monde s’appellent Poutine, Nétanyahou, Trump — des hommes qui gouvernent à coups de bombes, de xénophobie et de racisme.

    N’est-ce pas justement ça, le début de la troisième guerre mondiale ? N’est-ce pas comme ça que la seconde a commencé : dans le silence, l’indifférence et la lâcheté des puissants, pendant que d’autres semaient la haine et les bombes sous nos yeux fermés ?

    1. Haïku dit :

      @POLITICON
      Excellent texte !! 👏👏👏

    2. lanaudoise dit :

      Le petit pays d’Irlande et celui de l’Afrique du Sud ont osé dénoncer le génocide. Qui se font traiter d’antisémites. Et le Tribunal international aussi. Tous ceux qui disent le mot sont frappés de représailles par le régime trumpien.

  10. Richard Desrochers dit :

    Solution finale/Anéantissement total
    Sous-humains/animaux humains

    tomato/tomeyto

  11. Richard Dufour dit :

    Politicon 7h57

    Je partage totalement ce que vous avez écrit ce matin,

    « La justice internationale doit enfin faire son travail, juger les criminels de guerre, arrêter cette machine de mort et rappeler qu’aucun peuple, même au nom des souffrances passées, n’a le droit d’exterminer un autre. »

    Étonnamment, la mondialisation commerciale fonctionne indépendamment de toutes ces tensions et guerres de territoires, de frontières, de peuples, une chasse gardée politique et diplomatique.

    Si la mondialisation était aussi politique, aurions-nous ces guerres ?

  12. Aube 2005 dit :

    Tous ces bandits, arrêtez-les au plus crisss et envoyez-les au nouvel Alligator Alcatraz Jail sans nourritures, ni vêtements et ni femmes. Ces corrompus méritent la pire des sentences de mourir à petit feu et dans une douleur innefable.
    Le fameux lobby juif est très fort.

  13. Steve dit :

    Il pense exactement comme moi. Il commence à être temps que des personnes disent tout haut ce qui est évident.

  14. Kelvinator dit :

    L’Ukraine étant aussi un génocide, l’attaque du 7 octobre, la Syrie aussi. Quand la guerre n’est-elle pas un genocide?

    1. fournc282b52cfc dit :

      Essaye pas, Kelvinator. Ça s’appelle du confusionnisme, ce que tu essaies de faire.

      1. Kelvinator dit :

        Je me questionne sur la sémantique. Dites plutôt que vous ignorez le limite. Toute guerre est techniquement un génocide.

    2. MarcB dit :

      Quand une guerre n’est elle pas un génocide?

      Quand les populations civiles sont relativement épargnées. Quand ces populations n’ont pas à fuir leurs terres ancestrales. Quand les populations civiles ne sont pas ciblées systématiquement ou aveuglément par les militaires. Quand la large majorité des victimes sont militaires.

      WW1 n’a pas été un génocide, même si cela a été un charnier. Plus récemment, on peut inclure la guerre des Falklands, les invasions de Panama et de Grenade par les américains, les guerres afghanes (URSS&USA), la libération du Koweït (1990). Il y en a surement d’autres, mais ce sont surtout les guerres sanglantes de civils dont l’histoire se souvient.

      1. Kelvinator dit :

        Ça demeure largement subjectif. Est-ce le nombre de mort uniquement qui compte, ou l’intention d’anéantir un peuple?

        La Seconde guerre mondiale a connu entre 40-52 Millions de morts. Entre 22-25 millions de militaires. La population civile était délibérément ciblé. Plusieurs ont du fuir.

        Pendant la Première guerre mondiale, environ 10 millions de civils sont mort, tout comme 10 millions de soldats. La population était ciblé. La population a du fuir.

        Puisqu’on parle des palestiniens victimes de génocide, est-ce que cela inclus les palestiniens de la Cisjordanie? Uniquement ceux de Gaza? Quel est la différence entre les palestiniens de Gaza et ceux de Cisjordanie? Quel est la différence entre crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide? Est-ce tous des termes interchangeables?
        https://www.un.org/en/genocide-prevention/definition

        « La définition du génocide se compose de deux éléments, à savoir l’élément physique, qui renvoie aux actes commis, et l’élément mental, qui renvoie à l’intention. L’intention est l’élément le plus difficile à déterminer. Pour qu’il y ait génocide, il doit y avoir une intention avérée de la part des auteurs de détruire physiquement un groupe national, ethnique, racial ou religieux. La destruction culturelle ne suffit pas, ni l’intention de simplement disperser un groupe, bien qu’elle puisse constituer un crime contre l’humanité tel qu’indiqué dans le Statut de Rome. C’est cette intention spécifique, ou dolus specialis, qui fait du génocide un crime si unique. »
        https://www.un.org/en/genocideprevention/documents/Appeal-Ratification-Genocide-FactSheet-FR.PDF

        Je me pose les même questions qu’avec l’emploi du terme fascisme. Quel est la limite? Je sais que cette nuance n’intéresse pas grand monde, on aime accuser, comme on accuse de fascisme et de nazisme. L’ère des réseaux sociaux est l’ère de l’hyperbole ou le sens des mots se perd rapidement.

    3. Eric dit :

      Aucune comparaison, Israël détruit toutes les infrastructures, maisons, rues, hôpitaux pour rendre Gaza invivable et pratiquement non habitable. Un déplacement forcé massif de la population sans laisser aucune zone sécuritaire. Blocage de l’aide humanitaire et destruction et meurtres de tout ce qui est média pour cacher la vérité. Tout ces atrocités SANS aucune opposition militaire!!!! C’est une chasse à l’humain.

      1. Kelvinator dit :

        D’accord.
        Pouvez-vous m’expliquer pourquoi le Hamas refuse de rendre les otages, de mettre fin à la guerre, et ainsi de libérer les palestiniens de cette horrible guerre qu’ils ont créés?
        Sachant pertinemment que le Hamas ne pouvaient faire aucun gain stratégique ou diplomatique depuis le début en lançant un pogrom apparenté au génocide, quel est leur objectif selon vous?

        Créer des martyrs. Faire couler le sang en provoquant Israël. Netanyahou est assez stupide pour y répondre avec l’ampleur qu’on connais. Sans le bouclier de fer, les dizaines de milliers de roquettes du Hamas auraient tuer autant de civils, même plus.

  15. Richard Dufour dit :

    Aubé 2005 8h18

    Vous écrivez

    « Le fameux lobby juif est très fort. »

    Oui et c’est incompréhensible, comme si l’ensemble de peuples de cette planète sont redevable suite aux horreurs nazis.

    Quand ce prix à payer sera t-il régler ?

    Quand les juifs se considéreront ils comme faisant parti des peuples de la planète et non pas un peuple d’exception ?

    1. gl000001 dit :

      En même temps que les USA.

  16. Apocalypse dit :

    @POLITICON – 07:57

    « Soyons honnêtes: Nétanyahou, Trump, le Canada et tous ceux qui ont toléré, encouragé et armé ce massacre ont du sang jusqu’aux coudes. »

    Israël a acheté la plus grande partie de Washington et Donald Trump est probablement le président le plus pro-Israël de l’histoire de ce pays. Tous les autres pays sont très timides dans leurs critiques parce qu’on a peur des États-Unis et des représailles qui pourraient suivre des critiques acerbes d’Israël; tous ces pays, incluant le Canada, sont dirigés par des lâches qui regardent les massacres de dizaines de milliers d’innocents – hommes, femmes et enfants – en ne disant mot: « Honte à tous ces politiciens’. 😞

    Espérons que les historiens seront brutaux dans les livres d’histoires parlant de ce qui s’est passé à Gaza.

    J’entends depuis plusieurs mois que le Hamas est prêt à d’importantes concessions pour un cessez-le-feu permanent, mais tout est toujours saboté par Benjamin Netanyahou qui veut éviter la prison à tout prix, même au prix d’un génocide.

    Pire, on a vu des sondages qui sont proprement inquiétants par rapport au support qu’il reçoit de la part des israélien(ne)s pour ce qui se passe à Gaza; une bonne partie de ces israélien(ne)s devrait passer du temps sur le divan d’un psy.

    Nous vivons dans une bien triste époque. 😭

  17. Apocalypse dit :

    Omer Bartov 👍👍🙏

    Poursuivre le Hamas pour les crimes commis le 7 octobre 2023, c’est une chose, mais massacrer aveuglément – sans compter la destruction systématique de Gaza – des dizaines de milliers d’innocents Palestinien(ne)s est tout autre chose, c’est un GENOCIDE!

    1. Kelvinator dit :

      Le 7 octobre était un génocide. L’intention de tuer le plus de civils juifs possible était on ne peut plus clair.

  18. lechatderuelle dit :

    Richard Dufour
    La mondialisation est moins spectaculaire mais cette « guerre économique » tue beaucoup de communautés, de territoires et la planète de par l’exploitation infinies des plus petits et des plus faibles avalés, écrasés, éliminés par les plus gros qui grossissent toujours et de l’exploitation effrénée des ressources…

    La mondialisation qui devait offrir une place aux petits pour vendre ses produits les a surtout standardisés et rendus visibles pour être achetés par des plus gros qui ont été achetés par des plus gros…
    Tous les petits artisans, petits commerçants, petits entrepreneurs sont maintenant disparus, de plus en plus absorbés, intégrés par des multinationales…
    Si la guerre n’était un moteur économique, pas mal sûr qu’il y en aurait moins… ou pas. La guerre fait partie de la mondialisation qui est une résultante de la politique….

    Néanmoins, le massacre à Gaza et une apothéose de tout ce qui ne fonctionne pas dans l’Ordre Mondial … Quand t’es copain avec le Shériff de la planète, ben t’as du lousse …
    Gaza nous dérange, avec raison, car il est très visible depuis un bon moment…. mais rappelons qu’Il est 1 des 62 conflits actuels sur Terre…. et plusieurs ont la même odeur que ce qui se passe à Gaza mais anonymement…. Combien de déplacés, de réfugiés, de migrants meurent, partout, tout le temps de la main des autres humains et de l’indifférence d’ autres humains ….

    Les Humains tuent.
    Ça toujours été leur nature.
    Nous sommes des génocidaires de nous-mêmes, quelque part …

  19. Jean-Marc BERNARD dit :

    Et pendant ce temps, des colons israéliens auraient battu à mort un citoyen américain, Sayfollah Musallet, âgé de 21 ans, lors d’une confrontation en Cisjordanie, alors que des responsables américains confirment sa mort et que les critiques s’intensifient face au manque d’enquête du DOJ sur sa mort. Parallèlement, l’administration Trump a promis 30 millions de dollars à un programme soutenu par Israël contrôlant l’approvisionnement alimentaire de Gaza, que l’ONU a qualifié de « piège mortel ».
    Les morts de civils affamés vont continuer…

  20. Richard Dufour dit :

    Lechat 8h37

    Attention, je n’avance pas que la mondialisation commerciale est une solution parfaite, loin de là.

    Mais lorsqu’il s’agit de commerce, d’échange de produits contre de l’argent, les peuples se parlent.

    Ce qui n’est pas une assurance contre l’absurdité.

    Mon point est que le monde politique n’est as rendu là et je le déplore.

  21. Alexander dit :

    Israël n’existe que parce que les EU les supportent.

    Genocide?

    Le mot est dit. Violent, brutal, cruel, froid.

    Et dire que le Genocidaire en chef recommanderait Trump pour le Nobel de la Paix.

    Infecte.

    Maintenant, on fait quoi? Tous ceux qui laissent faire ont du sang sur les mains.

    J’ai pas de solution autre que la recherche de Paix. Mais cette solution si évidente semble si inatteignable .

    La solution passe par un leadership qui est absent en ces temps sombres. C’est le règne de la menace, de la peur et de la division. Aucun leadership, aucune vision autre que la violence et la loi du plus fort.

    Enlevez Bibi, Trump et Poutine de l’équation et remplacez les tous les 3 par de grands leaders et la planète prend un nouvel essor.

    Mais qui?

    1. Éric Beauchemin dit :

      Pourquoi pas par des femmes pour faire changement…..

  22. Plesage dit :

    Un plan déjà élaboré en1946

    Un court résumé de Ilan Pappé, The Ethnic Cleansing of Palestine (2006) : Historien plus critique, soutenant qu’il y a eu planification délibérée d’un nettoyage ethnique.

    Pappé affirme que le “Plan Dalet” (mars 1948) n’était pas simplement défensif, mais visait à expulser systématiquement la population arabe des territoires destinés à l’État juif, afin de créer un État avec une large majorité juive.

  23. Syl08 dit :

    C’est fou comment les criminels qui gouvernent certains pays utilisent des mots en isme pour justifier leurs actions: Nethanyou et l’antisemitisme, Putin et le nazisme, Trump et le wokisme.

    1. Haïku dit :

      Bien vu !

  24. ghislain1957 dit :

    « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal »

    Les trois singes de la sagesse.

    C’est ce que fait la planète entière à l’égard d’Israël.

  25. Bernard Bohbot dit :

    L’extrême-gauche a toujours nazifié Israël. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Amos Goldberg, qui accuse Israël de commettre un génocide, dit également que les Alliés ont commis un génocide contre les Allemands et les Japonais en 1944-45 en raison des bombardements de Dresde, Tokyo, Hiroshima et Nagasaki.
    Voilà où mène le radicalisme universitaire.

    Quant à Bartov, il disait en 2010, avant sa radicalisation, que confondre nettoyage ethnique et génocide, reviendrait à accuser Alliés d’avoir commis un génocide contre les Allemands en 1945.
    Voilà qu’il fait maintenant cet amalgame concernant Israël.

    On peut certes parler d’un désir du gouvernement Netanyahu d’expulser les Palestiniens. C’est un crime contre l’humanité, et il faut le dénoncer. Mais la proportion de morts dans cette guerre ne dépasse pas celle de la Guerre d’Irak, d’Algérie ou du Vietnam. Dans les tous ces théâtres de guerre, autour de 2% de la population a été tuée. Si tout crime de guerre est un génocide, il n’y a plus de génocide.

    Ce qui est tout de même sidérant, c’est de voir à quel point la presse généraliste accepte sans poser plus de question tout ce que profère l’extrême-gauche concernant Israël. La vérité est que l’Occident projette sa culpabilité postcoloniale sur ce pays et rejette systématiquement toute là faute sur Israël. L’analyse coloniale de ce conflit est simpliste, notamment parce que les Juifs n’avaient nulle part où aller. Par ailleurs, les Palestiniens ont eux aussi une part de responsabilité. Dans l’histoire récente, ils ont rejeté trois plans de paix qui leur auraient permis de récupérer tous les territoires occupés : en 2001, 2008 et 2014. On en parle jamais, et ce n’est pas accident.

    1. gl000001 dit :

      Qu’est-ce qui vous fait dire qu’il est d’extrême-gauche ? Et quelles sont vos qualifications pour accuser un tel spécialiste ?
      « I am a historian of the 20th century and don’t make analogies lightly »
      https://en.wikipedia.org/wiki/Omer_Bartov#Political_views

      1. Kelvinator dit :

        Je crois que ce lien porte une réflexion sur la pensée de Bartov. Comment au début de la guerre il n’appelait pas cela un génocide, et qu’après l’occupation de Rafrah, Israël est devenue génocidaire.
        https://www.radicalismoffools.com/the-evolution-of-omer-bartov/

      2. gl000001 dit :

        Peut-être parce que la situation a changé ?

      3. Kelvinator dit :

        Oui, l’occupation de Rafrah.

        Est-ce une condition suffisante pour prétendre qu’il s’agit maintenant d’un génocide? La caractéristique cruciale dans l’accusation de génocide est l’intention. Est-ce que cette occupation change l’intention?
        J’en doute fort. Ce n’est que l’accomplissement d’un objectif stratégique militaire, pas un changement de doctrine.

      4. gl000001 dit :

        Pourquoi « une » condition ? Il y en a plusieurs. Bien expliqués dans le texte du Mr.

    2. MarcB dit :

      Pour Gaza, on parle de 73k morts, 139k blessés, et 12k détenus pour une population de 2 M. Même en enlevant les combattants du Hamas (20k à 40k), on est de l’ordre de 10% de victimes civiles.

      On peut débattre si Israël ou le Hamas est à l’origine du conflit, mais ça n’excuse pas la manière dont Israël mène cette guerre.

    3. Kelvinator dit :

      C’est la question que je me pose.

      Quel est la différence entre un génocide, un crime de guerre et un crime contre l’humanité?
      Est-ce tous des termes interchangeables?

      L’utilisation des bombes atomiques, et surtout des bombardements systématique des villes japonaises avec des bombes incendiaires avec la nette intention de tuer le plus de civils possible, est encore plus un génocide selon cette définition. La stratégie alliée de bombarder les civils est un génocide.

      Comment qualifie-t-on Israël de génocidaire, et dire que le Hamas n’a pas commis de génocide le 7 octobre?

  26. Gilles Morissette dit :

    M. Bartov a lancé une vérité qui risque fort de déranger certains hypocrites qui se drapent dans le drapeau de la vertu pendant qu’on est en train de commettre un véritable génocide.

    OUI, le mot est lâché. GÉNOCIDE. C’est exactement ce qui est en train de se passer dans la Bande de Gaza. On assiste presqu’en direct sur toutes les chaînes d’informations à un massacre, à l’extermination de toute une population, et ce, sans que personne n’ait le courage d’intervenir pour l’empêcher.

    Les organismes humanitaires risquent leur existence, la vie de leurs employés lorsqu’ile essaient, avec des moyens insuffisants, de venir en aide aux victimes de ce « carnage planifié »

    L’Occident préfère regarder ailleurs, et faire semblant de ne rien voir pendant qu’on se dépêche d’envoyer du fric, des armes, bref tout ce qu’il faut pour permettre à Israël d’atteindre son objectif. Et oui, le Canada fait partie de la liste de ces pays qui réagissent bien timidement à ce qui est en train de se passer. Il n’y a pas de quoi en être fier.

    L’ONU? On en parle même pas. Elle est comme un courant d’air qui passe. Elle discute, vote des résolutions et après, il se passe quoi? Poser la question est y répondre.

    Il faut traduire en Justice (CPI) dites vous, que tous ceux, tant du côté du gouvernement I’Israël, du Hamas que même d’autres pays impliqués, ceux qui sont responsables de ce « massacre » afin qu’ils répondent de leurs actes.

    Bien sûr, dans un monde idéal, il faudrait le faire. Cependant, vous savez, au fond de vous même que cela risque de ne jamais arriver.

    Ces enfoirés sont trop bien protégés par certains pays voyous (ex. USA,) et jamais au grand jamais on ne permettra ça. Les marchands d’armes font des affaires d’or. Pourquoi les priver de leurs sources de revenus. Ils s’enrichissent en vendant à certains pays des armes qui tuent des enfants.

    Sans compter les salopards comme « 47 » qui rêve de bâtir des hôtels luxueux, de condos et même des casinos pour les riches, les parvenus sur les ruines des terres dévastés qui appartiennent encore au peuple palestinien.

    Non la situation dans la Bande de Gaza ne peut se comparer avec ce qui se passe en Ukraine. Ce dernier doit se défendre contre les assauts d’un pays dirigé par un Despote, une brute sanguinaire qui a juré leur extermination. À Gaza, l’agression vient d’un pays qui a subi les horreurs de la Shoah mais qui reproduit celles ci, et ce, au nom d’un « Dieu ».

    Le monde a perdu tout sens de l’honneur, de la dignité, du respect. Plus de deux mille (2 000) de civilisation, d’évolution, de progrès pour en arriver à ça. Une véritable honte.

  27. Linda dit :

    L’expression : « Voir la paille dans l’œil de son voisin, mais ne pas voir la poutre dans le sien. » représente bien le gouvernement d’Israël et ses partisans.
    Il y a même des Israéliens qui constatent la destruction de Gaza mais ce qui m’enrage c’est le silence de plusieurs pays se disant démocratiques.

  28. Falalalama dit :

    Ça fait un bon bout déjà que n’importe quel humain moindrement allumé peut voir qu’on assiste à un génocide. Que des spécialistes arrivent à cette conclusion seulement maintenant est décevant. Que d’autres refusent de l’admettre l’est encore plus.

    De plus, on est passé d’apartheid à génocide alors c’est pas comme si la situation antérieure était jojo.

    Mais comme toujours avec Israël, critiquer un état souverain est souvent vu comme de l’antisémitisme ce qui nous empêche d’appeler un chat un chat.

  29. infophile2 dit :

    Et que disent nos dirigeants ? Au mieux et tout en sueur ils susurrent de timides reproches.

    Qui ne dit mot consent. L’ère des lâches complices. Leur place est devant un tribunal.

  30. Richard Dufour dit :

    Kelvinator 8n28

    Vous écrivez

    « L’Ukraine étant aussi un génocide, l’attaque du 7 octobre, la Syrie aussi. Quand la guerre n’est-elle pas un genocide? »

    La différence entre une guerre et un génocide, une guerre où s’affronte 2 armées et le génocide, une armée qui s’attaque à des civils.

    Toutefois, une guerre est plus souvent qu’autrement une bêtise, sauf si c’était ceux qui l’a déclare qui s’affronte.

    1. Kelvinator dit :

      Le tout repose sur l’intention je crois.

      Que dire du génocide arménien?
      L’armée turc n’a attaqué personne, mais forcé le déplacement de population.
      Même chose pour les nazis, c’est la Gestapo, la police secrète, qui a emprisonné et déporté les juifs.
      L’holodomor ukrainien fut une famine organisé.
      Les ouighurs chinois.
      Le Rwanda? Aucune armée, sauf des milices locales.

      Les nazis avaient aussi des intentions de tuer tous les slaves qu’ils rencontraient en Russie.

      1. infophile2 dit :

        Vous qui êtes si enclin à dénoncer le 7 octobre 2023 en tant que génocide et si réfractaire à reconnaître ce qui survient d’incomparablement pire depuis ce temps à Gaza pour ce que c’est aux yeux des gens les moindrement lucides : un génocide.

        Faut le reconnaître, en matière de malhonnêteté intellectuelle, vous vous surpassez. Dans quel but ? De propagande mensongère, de toute évidence.

        Vous pourrissez ce blogue depuis trop longtemps !

      2. Kelvinator dit :

        Hahaha. Le défenseur indéfectible du Hamas me fait des reproches!!! Les zélotes islamiques qui veulent détruire Israël pour instaurer une nation musulmane est bonne, mais des juifs qui veulent créer un État juif, incluant des musulmans, est une perfidie sans nom!! Quelle double standard! Normal que vous ne défendiez jamais cette question, mais que vous vous abaissiez à des ad hominem aussi vulgaires…
        Tant de haine suppure de vos attaques envers les juifs et ceux que vous considérez comme leur apôtres. S’en est malsain!

        L’intention de tuer tous les juifs est une évidence même, inscrite dans la constitution du Hamas, supporté amplement par l’attaque du 7 octobre.

        L’intention de tuer tous les palestiniens est déjà peu probable en sachant que l’armée israélienne n’attaque pas la Cisjordanie… Autant en sachant que l’armée israélienne pourrait aisément tuer la moitié des palestiniens, mais ne le fais pas. Il y a des accusations de crimes de guerre ou même de crime contre l’humanité qui peuvent être appliqué, mais le génocide requiert la volonté de détruire complètement un peuple. Nuance que vous ne voyez pas.

      3. Kelvinator dit :

        Vos hyperbolique diffamatoires sont pour le moins grandiose!!

        Pourquoi au fond vous m’insulter de la sorte??

        – Parce que je qualifie les actions du gouvernement Netanyahou de crime de guerre et non pas de génocide.
        – Parce que j’impute une responsabilité au terroristes islamiste du Hamas.
        – Parce que je supporte la création d’un État juif. (tout comme un État palestinien)

        Sur le reste nous sommes surement en accord, mais pour ces quelques points, vous y allez d’hyperboles aussi farfelues?? Non mais, regardez-vous un peu, regardez votre radicalisation avant d’accuser les autres. Probablement le même genre de radicalisation qui vous a conduit à accuser les ukrainiens d’être responsable de la guerre avec la Russie. Étrange comment cette situation est à l’opposé complète! Aucun tort ne peut être reproché aux autorités palestiniennes, même s’ils sont les pires zélotes autoproclâmé qui existe sur terre en ce moment!!

      4. infophile2 dit :

        « Le défenseur indéfectible du Hamas »

        Merci de faire la démonstration de la malhonnêteté que je vous reproche !

        Laissez faire les Ukrainiens dans le dossier qui est le leur. Zelensky aurait dû signer l’entente d’Istanbul tel qu’il se le proposait d’ailleurs avant de changer d’idée sous l’influence de Boris Johnson. Je n’en démords pas ne vous en déplaise.

        Pour le reste, j’ai pesé un peu fort sur le crayon, disons.

      5. Kelvinator dit :

        Jamais vous n’avez fait un seul reproche au Hamas.
        Prouvez que j’ai tort et allez-y!

      6. infophile2 dit :

        Je me souviens d’avoir écrit que les membres du Hamas, qui ont attaqué militaires et civils israéliens, avaient probablement pris du captagon.

        J’avais secondé ce qu’avait écrit Pierre S qui avait comparé l’attaque du 7 octobre à quelqu’un qui allume une cigarette dans un océan de pétrole. Une image formidablement percutante !

        Faque vos attaques d’antisémites ou de pro-Hamas ou de pro-poutine, vous pouvez vous assoir dessus ces calomnies odieuses. Je dénonce ces manoeuvres malhonnêtes autant que votre arrogance.

        Pour votre information, on peut reconnaître la légitimité de la révolte palestinienne tout en déplorant les moyens retenus par une clique de désespérés qui impose son pouvoir, et ce, même si les Palestiniens ont tout essayé sur la scène diplomatique sans succès, principalement en raison des immondes vétos américains. Mais cela, vous ne le retiendrez pas, neuro-lessivé que vous êtes par la propagande sioniste.

        La boucherie en cours à Gaza est inacceptable et donc condamnable sans réserve. Point final ! Qui ne dit mot consent.

      7. Kelvinator dit :

        « Qui ne dit mot consent. »
        Le Hamas peut arrêté la guerre n’importe quand en relachant les otages. Elle ne le fait pas…

        Pris du captagon, c’est accuser les individus, pas l’organisation.

        Lorsque j’ai confirmé que le Hamas attaquait l’aide humanitaire, vous m’avez vilement accuser de mentir, alors que les preuves abonde dans ce sens… Vous avez défendu la révolte du Hamas en accusant leur actions à la réponse d’Israël.

        Vous avez même accusé Israël d’avoir CRÉÉ le Hamas…

        Mon arrogance a pour but de dénoncer les actions immonde du Hamas, qui utilise des corridor souterrain sous les écoles et les hôpitaux, qui utilise des ambulances et des « journalistes » pour attaquer et retraiter leurs blessés. Bref, le Hamas ne respecte aucune règle de la guerre. Ils provoquent pour inciter une réponse meurtrière. Ils sont aussi coupable que Netanyahou pour ces morts.

        « même si les Palestiniens ont tout essayé sur la scène diplomatique sans succès, principalement en raison des immondes vétos américains. »
        Comme vous avez faux, tout comme votre interprétation de Minsk2 et l’Accord de Budapest…
        Ce n’est aucunement le veto américain qui a coulé les accords de paix, mais bien les extrémistes du Hamas et les orthodoxes juifs… Les américains ont faciliter cet accord.

        « la propagande sioniste. »
        Qui peut écrire cela sans être antisémite???
        Refuser de reconnaitre que les américains sont seuls responsable du manque d’accord de paix est propager les mensonges des juifs?!?!?

        Évidemment que les morts à Gaza sont condamnable, c’est pourquoi je ne m’explique pas pourquoi le Hamas ne signe pas un accord ipso facto??? Ils ont perdu, n’ont rien à gagner… Reconnaissez-vous leur responsabilité dans le prolongement de la guerre, donc ces milliers de morts inutiles depuis des mois?

      8. infophile2 dit :

        Le moins que je puisse dire, c’est que vous êtes extraordinairement perméable à la propagande sioniste.

        Combien de résolutions onusiennes à l’encontre d’Israël ont été bloqués par les vétos américains ? Une, deux, dix ? Non ! :

        « Entre 1972 et 2022, les États-Unis ont mis leur veto à 44 résolutions condamnatoires à l’encontre d’Israël pour sa politique dans les territoires occupés ou pour ses opérations militaires dans les pays voisins.

        Au total, ce nombre est monté à 49 vétos jusque fin 2024, les dernières années ayant vu plusieurs blocages sur des résolutions réclamant notamment un cessez-le-feu à Gaza. »

        Le reste n’étant que dénégation de votre part en raison d’une neuro-lessive sioniste. En conséquence, vous vivez dans votre propre réalité. Navrant.

      9. Kelvinator dit :

        Parce que les USA applique des veto pour Israel, cela veut dire qu’il existe un gros réseau de propagande sioniste??? Un réseau mondial propageant des mensonges pour aider les juifs??? Ça ressemble aux protocoles de sion votre affaire… Il y a des mensonge partout, dans toutes situation, surtout politique, mais de là à parler de « propagande sioniste », c’est comme parler de « propagande palestinienne ». Vous voulez que je parle de propagande palestinienne?

        Un exemple, le seul et unique reproche que vous avez envers Hamas est d’avoir commencé une guerre… C’est tout! Le minimum. Rien sur les horreurs de leur régime dictatorial envers les palestiniens…

        C’est ironique, sachant que chaque reproche que vous pouvez faire envers les « sionistes » fut déjà appliqué et entrepris par le Hamas, bien souvent d’une manière bien pire.
        Sionisme (conquérir un territoire au nom d’une religion)= Hamas le fait
        Génocide = Hamas le fait
        Tuer des civils = Hamas le fait
        Déstabiliser la région = Hamas le fait
        Guerre permanente = Hamas le fait
        Persécution des minorités = Hamas le fait
        Propagande et mensonge = Hamas le fait

        Je reconnait constamment les mauvaises actions de Netanyahou, alors que vous refusez de voir complètement le terrorisme zélote du Hamas et ses problèmes!
        Et VOUS m’accusez d’être lessivé par une propagande « sioniste » (terme répété ad nauseam pour paraitre moins antisémite que d’utilsier juifs à répétition) !?!?!
        WOW!!!

        (D’un autre côté, ces accusations ad hominem sont récurrents lorsque les arguments manque. C’est plus facile de se convaincre que (((l’autre))) est un sioniste que faire face à ses contradictions)

  31. Pierre Belley dit :

    Le gros salaud veut en faire une station balnéaire et un bel endroit pour investir, donc il est complice de cet holocauste.

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