Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Et le 39e jour, elle donna une entrevue télévisée. Le verdict ? « BORING !!! » En effet, Donald Trump a trouvé ennuyeuse l’interview accordée par Kamala Harris et Tim Walz (dans un rôle très secondaire) à la journaliste Dana Bash de CNN. Autrement dit, la candidate démocrate à la présidence n’a pas commis de faux pas susceptibles de porter ombrage à sa campagne présidentielle. Et elle a fait mentir les critiques républicains qui la dépeignent comme une sotte aux idées radicales.

En fait, tout au long de l’entrevue dont la diffusion a duré environ 27 minutes, Kamala Harris a revendiqué les positions centristes de l’administration dont elle est membre, que ce soit sur l’immigration, la fracturation hydraulique ou la santé. Et si ses positions ont changé depuis sa première campagne présidentielle de 2019, ce n’est pas le cas de ses valeurs, a-t-elle répété à trois reprises. « Je n’interdirai pas la fracturation », a-t-elle déclaré en réponse à une question portant sur ce dossier important dans l’État clé de la Pennsylvanie. « Nous pouvons croître et développer une économie florissante basée sur les énergies propres sans interdire la fracturation. »

En réponse à la toute première question de Bash – sur ses priorités pour sa première journée à la Maison-Blanche -, Harris est revenue sur son objectif de créer ce qu’elle appelle « une économie d’opportunité » pour la classe moyenne. Elle a notamment promis d’étendre le crédit d’impôt pour enfants, de réduire le coût des produits alimentaires et de rendre le logement plus abordable. Et elle a réitéré sa conviction selon laquelle « les gens sont prêts à aller de l’avant, comme des générations d’Américains ont été nourries par l’espoir et l’optimisme ».

« Je pense que, malheureusement, au cours de la dernière décennie, nous avons eu en la personne de l’ancien président quelqu’un qui a vraiment mis en avant un programme et un environnement visant à diminuer le caractère et la force de ce que nous sommes en tant qu’Américains, divisant réellement notre nation. Je pense que les gens sont prêts à tourner la page. »

Et à ceux qui auraient la nostalgie des années Trump pour des raisons économiques, elle a offert cette réponse :

Harris a refusé de répondre à la déclaration de Trump concernant son identité raciale. « La même vieille rengaine. La prochaine question, s’il-vous-plaît », a-t-elle dit à Bash. Et elle a défendu ses déclarations rassurantes sur les capacités physiques et mentales de Joe Biden, dont elle a vanté la présidence.

« Il a l’intelligence, le jugement, la volonté et la disposition nécessaires pour servir le peuple américain. En revanche, l’ancien président n’a rien de tout cela », a-t-elle dit.

Elle a par ailleurs affirmé qu’elle voudrait accueillir un républicain au sein de son cabinet s’il elle était élue, soulignant l’importance « d’avoir autour de la table, lorsque certaines des décisions les plus importantes sont prises, des personnes qui ont des points de vue et des expériences différents ».

Interrogé sur les critiques républicaines concernant son passé militaire, Tim Walz a refusé de s’excuser pour avoir pu laisser croire qu’il avait porté une arme dans une situation de guerre, ce qui est inexact (il a été déployé en Italie pendant l’opération Tempête du désert). Il a mis ces critiques sur le compte de l’esprit partisan. « Si ce n’est pas cela, c’est une attaque contre mes enfants qui me témoignent de l’amour, ou une attaque contre mon chien », a-t-il déclaré. « Je ne vais pas faire ça. »

Bash a fini l’entrevue en évoquant ce moment de la convention démocrate de Chicago où Gus, le fils de Walz, s’est écrié « C’est mon père ! » pendant le discours du gouverneur du Minnesota. Elle a aussi parlé d’une photo virale montrant une des nièces de Harris regardant sa tante pendant son discours de Chicago. Du point de vue de Harris et Walz, l’entrevue ne pouvait pas prendre fin sur une meilleure note. Harris, faut-il préciser, a refusé d’aborder la nature historique de sa candidature.

« Je me présente parce que je crois que je suis la meilleure personne pour faire ce travail en ce moment pour tous les Américains, indépendamment de la race et du sexe », a-t-elle déclaré. « Mais j’ai vu cette photo et elle m’a profondément touchée. »

Après sa réaction initiale, Donald Trump a fait écho à ce qui est devenu la ligne d’attaque républicaine concernant l’entrevue de Harris, à savoir sa déclaration selon laquelle « mes valeurs n’ont pas changé ». Autrement dit, derrière ses palinodies, la candidate démocrate à la présidence est encore et toujours une « communiste ». Peut-être moins sotte qu’on le disait, mais une « communiste » quand même.

Reste maintenant à voir si Harris et Trump se retrouveront sur un même plateau pour débattre de tout ça. En attendant, Harris devrait continuer à accorder des interviews.

(Photo CNN)

103 réflexions sur “Le sans-faute de Kamala Harris

  1. Ceptik dit :

    La « palinodie » est-elle à Sarah Palin ce que le « perronisme » est à Jean Perron?

    1. marie4poches4 dit :

      Lol…j’ai eu la même pensée. J’ai dû aller voir la définition.

      1. Haïku dit :

        Idem pour moi. 😉

    2. Layla dit :

      @Ceptik
      💯Excellent💯

    3. Lanaudoise dit :

      On essaie de lui coller l’étiquette. Des modulations d’opinion en politique, on en voit constamment. Y’a rien là.

  2. Luc Dargis dit :

    Monsieur Hétu, merci pour ce compte rendu et merci pour l’apprentissage d’un nouveau mot pour moi: palinodie!

    1. Achalante dit :

      Ah! Même racine que palindrome, bien sûr. Mais contrairement au palindrome où le sens contraire donne la même chose que le sens normal, la palinodie défait ce qui a été fait. Je suppose que le fameux « je pense, donc je suis » de Descartes, après une réflexion où il doute de ses sens, est le début d’une palinodie: puisqu’il existe, ses sensations ne sont pas imaginaires.

    2. Ceptik dit :

      Un mot qui nous arrive comme un « cheval sur la soupe. »
      (Pour citer l’un de ses perronismes.)

  3. lechatderuelle dit :

    on devine que fox voudra son moment avec l’aspirante Présidente et elle devra affronter des imbéciles déguisés en journalistes qui tenteront de la coincer bêtement plutôt que d’élaborer sa vision…

    Ainsi va les USA en 2024…
    planter l’autre.
    Ridiculiser.
    Confronter sans argument.

    Elle ne sera pas mise en boite mais ça donnera une idée du schisme dans ce pays…

    il faudra beaucoup plus que 4 ans pour réunir les citoyens vers un but commun….

    Il demeure que Harris a joué « safe » avec la fracturation hydraulique… C’est insensé de poursuivre cette industrie en voulant réduire les GES…. c’est incompatible…
    Elle ne révolutionnera pas le monde avec cette approche tiède et bancale face aux changements climatiques…
    Elle rejoindra pas mal tous les autres gouvernements industrialisés…. promettre sans rien faire concrètement….

    Face au déni républicain, elle sera vue comme une gauchiste absolue alors que dans les faits, peu de choses seront faites pour tenter de calmer la spirale climatique….
    Mais bon, construire des usines de semi-conducteurs, de chars électriques, de batteries c’est vu comme des gestes écologiques… et pourtant chaque année, l’Humanité bat son propre record d’émissions de CO2… ça va ben aller en 2050 tout sera fait….

    Harris a démontré qu’elle pouvait être Présidente.
    Le clash était immense entre elle et le gros weird…..

    1. MarcB dit :

      « On devine que Fox… »

      En première page de FoxNews.com, « Still a Radical Liberal ».
      https://www.foxnews.com/media/vp-harris-shredded-claiming-my-values-have-not-changed-amid-policy-flip-flops-still-radical

      Est-ce que le problème des USA est Donald Trump ou FoxNews?

      1. gl000001 dit :

        C’est Donald News et Fox Trump !!

      2. MarcB dit :

        @gl000001
        Oui, mais est-ce que le phénomène Donald a été engendré par FoxNews? Quand Donald sera parti, FoxNews nous en génèra-t-il un autre toi aussi clownesque?

        Sans FoxNews, Donald disparaitra. Sans Donald, FoxNews va quand même rester.

      3. Philippe Deslauriers dit :

        L’ouf ou la poule?

        ; )

      4. Haïku dit :

        @gl000001
        @MarcB
        @Philppe Deslauriers
        ___
        Excellent ! 👍

      5. Le problème…c’est le pouvoir du fric !!!!
        Des gens qui ont de gros moyens financiers et qui veulent contrôler…tout …
        Et qui sont de sombres idiots sans envergure.

    2. Samati dit :

      En fait la fracturation en permettant l’accès à une abondance de gaz naturel a permis aux centrales électriques d’utiliser cette énergie moins polluante que la charbon.

      Cette conversion a permis de réduire de façon significative la production de CO2 provenant de la production d’électricité.

      1. MarcB dit :

        Le problème écologique avec la fracturation est la pollution de la nappe phréatique. Donc il faut trouver un juste millieu entre ces deux types de pollution en attendant qu’on développe de meilleures technologies. Il n’y aura jamais de solution parfaite, juste des compromis. Il s’agira de choisir le meilleur, ou le moins pire.

      2. Achalante dit :

        @MarcB: c’est très vrai, mais l’exploitation pétrolière dans des réserves naturelles ou dans les océans vient avec ses propres dangers polluants, de même que les mines. Il n’y a pas de panacée, mais on a encore besoin de pétrole, et le charbon est plus polluant.

        Le plus gros problème avec la fracturation hydraulique, c’est que la méthode étant relativement récente, on ne comprend pas encore les conséquences à long terme. Est-ce que les produits chimiques utilisés pourront être filtrés pour assainir l’eau, ou finiront-ils pas s’infiltrer dans les océans et, comme les PFSA, rendre l’eau de pluie impropre à la consommation? Quel impact sur la végétation et les animaux?

        C’est donc peut-être un moindre mal à court terme, mais il faudra se dépêcher de faire en sorte qu’on n’en aie plus besoin.

      3. Jean Létourneau dit :

        Le gaz naturel est une énergie moins polluante que le charbon, mais dans votre comparaison, on part de loin. Le charbon, ne devrait plus être utilisé depuis belle lurette.

        La production de gaz naturel par fracturation hydraulique rend le processus d’extraction beaucoup plus polluant. La quantité d’eau requise et les risques de contamination de la nappe phréatique sont loin d’être négligeables. L’eau devient une denrée rare dans plusieurs endroits. La gaspiller pour extraire un combustible fossile est-il un mal vraiment nécessaire ?

        L’aéroport gaz naturel pourrait-il servir de transition dans les endroits où le charbon est toujours utilisé ? Peut-être…

        La vrai solution passe par les énergies renouvelables, et surtout la baisse de consommation.

        https://fr.davidsuzuki.org/blogue/gaz-naturel-nest-solution/

      4. Jean Létourneau dit :

        Rayez l’aéroport et remplacez par « Le ».
        L’autocorrection se comporte qqfois comme DJT et veut tou contrôler.

      5. Philippe Deslauriers dit :

        : ) et j’insiste:  »et surtout la baisse de consommation. »

      6. Philippe Deslauriers dit :

        Parlant de consommation…
        La Honda Civic 2024 a la meme longeur mais est un peu plus large et plus puissante que la Accord 1990

    3. Madalton dit :

      Elle pourrait bien s’en sortir chez Fox comme le fait bien Buttigieg. Il s’agit d’avoir un journaliste moins partisan.

  4. Richard Desrochers dit :

    Le mec qui endort ses fans et qui donne des conférences de presse sur une même note, sans conviction, sans contenu, sans aucune phrase complète et sans aucune vérité, trouve une interview avec Harris ennuyante. Des mensonges c’est tellement plus distrayant. Même s’il n’est plus capable de les rendre intéressants.

    C’est vrai que cette interview l’a ennuyé. C’est-à-dire, l’a inquiété.

    1. MarcB dit :

      Exact! L’entrevue de Harris a ennuyé Trump parce qu’elle n’a pas fait de faux pas. Le Donald a trouvé cela plate de ne pas y trouver du matériel pour insulter Harris-Walz.

      1. Philippe Deslauriers dit :

        : ) absolument : )

    2. Che Sausage dit :

      Hello Richard,

      Farty-Five est un type qui, aux dires de ses anciens conseillers et des gens qui l’ont côtoyé durant son mandat, est incapable de se focaliser très longtemps sur quelque chose. Il voulait avoir des briefings très courts. Même chose au sujet des questions des journalistes, il faut qu’elles soient courtes.

      Il ne lisait pas certains rapports, qu’il trouvait ennuyeux. C’est un type qui dit qu’il n’a pas le temps de lire, donc s’il doit le faire, il survole. Dans sa tête, il doit très probablement vivre à cent à l’heure. Il est aussi question de quelqu’un qui est biberonné à la télévision. Il est de notoriété publique que durant sa présidence, il passait près de 6 h par jour devant son poste. A écouter notamment Fox News.

      Une interview de près d’une demi-heure, je pense que c’était trop long pour lui. Et bien sûr, on l’imagine mal encenser le discours d’une adversaire. Quoi qu’elle dise, de son côté, il trouvera toujours que quelque chose ne va pas. Et l’interview était pas sur Fox News.

      Tout est donc réuni pour qu’il n’ait strictement rien à dire de constructif. J’espère qu’il ne pense pas que ses interviews à lui, qui sont des tissus de mensonges, sont plus intéressants que ceux d’Ha-Ka 47 (question rhétorique s’il en est, on sait très bien qu’il se croit supérieur dans tous les domaines).

  5. Philippe Deslauriers dit :

    Sous le deuxieme twit il y a le commentaire:
    « No. That’s an irrelevant different. Policy that relevant. »

    Exactement! c’est bien de savoir que ceux qui prendront les décisions politiques ont un coté très humain et ne sont pas des sociopathes.

  6. gl000001 dit :

    « Communiste » ou « à soir, on fait peur aux mondes » !! Il se répète le gros tarlais. Et ce mot ne fait plus peur aux gens bien informés. Sa base le croit parce qu’ils sont mal informés. Who cares !!!

    Kamala va travailler pour la classe moyenne. C’est tout ce qu’il fallait entendre car tout le contraire de l’autre.

    1. Philippe Deslauriers dit :

      L’immondice essais inlassablement de trouver le talon d’achile de Harris.
      Un équivalent de  »il est trop vieux », « but his laptop », but her e-mail »

      Mais il n’as rien.
      Ca lui fait dire des truc bizarre comme que Harris est belle mais lui il est encore plus beau.
      Quelle est finalement pas si stupide que ca.

      Ces supporteurs voient bien qu’il n’est pas de taille contre Harris
      Ils sont rendu a attaqué le fait que Harris a un coté humain!

      Heureusement qu’il sont dans une secte d’idolisation d’un personnalité, il ne peuvent meme pas envisager de changer de guru.
      Ils le suivront jusque dans la finalité de sont suicide politique.

    2. Lanaudoise dit :

      MARXIST! FASCIST!

    3. Duduche dit :

      @gl000001: je me demande si des Démocrates comme Harris et Biden ne sont pas plus proches des Républicains du temps de Nixon, voire Reagan, que des Démocrates comme Kennedy? Sans doute pas dans tous les domaines mais globalement. S’ils paraissent à « gauche’, il me semble que c’est parce que les Républicains ont dérivés vers la « droite » (et la bouffonnerie) jusqu’à la position MAGA actuelle.

      1. gl000001 dit :

        Bonne observation. Travailler pour le peuple, c’était la tâche des républicains il y a longtemps. Les répus ont abandonné le peuple au profit de l’image de ce qu’ils aimeraient avoir comme peuple. Les démocrates ont pris le vide que ça a créé.

  7. marylap dit :

    Wow, elle n’a pas fat d’attaque personnelle. Ni Watz. C’est comme si les 2 sont capables d’agir en adulte.

  8. Layla dit :

    J’attends les facts checks pour me prononcer hihihi

    27 minutes

    Combien de mensonges au total et combien à la minute?
    Combien d’insultes ?
    Combien d’hyperboles?
    Combien de menaces?

    J’aimerais aussi une évaluation de son cognitif lors de ce 27 minutes

    1. Layla dit :

      Bon j’ai au moins une réponse à une de mes questions sur les insultes😜

      DT n’a pas…

      l’intelligence,
      le jugement,
      la volonté et
      la disposition nécessaires pour servir le peuple américain.

      1. gl000001 dit :

        Le fact checking de CNN: deux petites exagérations.
        Et la vérité n’est pas une insulte 😉
        https://www.cnn.com/2024/08/29/politics/fact-checking-harris-cnn-interview/index.html

      2. Philippe Deslauriers dit :

        Fact checking entre Harriset le weirdo:

        Elle a dit avoir réduit la pauvreté chez les enfants de « plus » de 50%… alors que les chiffres disent 46%
        Il dit qu’ « ils » font des avortement apres la naissance….

        Avec Harrsi on cherche les quelque distortion de fait dans le botte de vérité
        Avec l’immondice on cherche les quelques vérité dans la botte de mensonge.

      3. Madalton dit :

        @gl000001,

        Toujours moins pire que les 162 mensonges en 64 minutes de Trump.

        Elle aurait fallu qu’elle en dise environ 53 en 27 minutes.

        https://www.npr.org/2024/08/11/nx-s1-5070566/trump-news-conference

  9. PATlecamer dit :

    Je cite : <>

    Le 44e président des États-Unis ne parlait que très rarement de sa COULEUR DE PEAU, qui marquait pourtant l’histoire en tant que telle, lors de sa campagne de 2008. S’il bénéficiait d’un fort enthousiasme de la part des Afro-Américains, Obama s’efforçait d’élargir sa base et de séduire l’électorat – ouvriers blancs – des États-clés du midwest qu’étaient ( et ils le sont toujours ) la Pennsylvanie, le Wisconsin et le Michigan. Il avait déjà compris que l’électeur moyen, même dans un État-clé, est déjà prêt à voter pour un NOIR ou une FEMME présidente et donc s’intéresse bien plus à son PROGRAMME qu’au rang que le/ la candidat(e) aura dans les livres d’histoire.

    Et cette approche, Kamala s’en inspire et elle n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai. Elle n’a pas jouer la carte du GENRE, ni de la RACE, pendant les primaires démocrates de l’élection présidentielle de 2020. Et son discours à la Convention démocrate, n’a pas non plus utilisé cette rhétorique du genre CONTRAIREMENT à Hillary Clinton qui en avait abusé.
    Kamala a compris que le genre – ni la race – ne constituait plus une stratégie de campagne. Elle devra attirer les électeurs qui se sentent abandonnés, et ils sont en grand nombre dans les Etats clés. Je me souviens qu’on les appelle <> et ce sont eux que le Trumpeur a séduits en 2016 en tant que homme d’affaires prospère, pendant que Hillary Clinton parlait de l’histoire qui s’écrira en devenant la première femme….( par pitié, je vous épargne le reste)

    En bref, Cette rhétorique qui veut que le genre soit ignoré ne serait pas possible si Hillary ne l’avait pas déjà démontré. Elle nous a amenés à un stade où le fait d’être une femme n’est plus la première chose que les électeurs regardent. Mais gageons que si elle est élue, son discours d’inauguration sera badigeonné de phrases sur le genre telles que : <> ou encore <> et la meilleure sera <>

    1. PATlecamer dit :

      Malheureusement, la citation entre guillemets de mon texte au dessus a disparu pour ne laisser que les guillemets. Donc je remets la citation tirée du billet pour introduire mon commentaire.

      Je cite : Harris, faut-il préciser, a refusé d’aborder la nature historique de sa candidature.

      1. Achalante dit :

        Est-ce que vous faites vos guillemets avec les symboles « plus petit que » et « plus grand que »?Si oui, ils peuvent être interprétés comme du code HTML, d’où leur disparition. Si vous cherchez un peu, vous trouverez comment faire les vrais guillemets (les doubles chevrons). Par exemple, sur mon Mac avec un clavier Canadien-CSA, je fais option-z et option-x.

        (Note de typographie; si on cite une citation, la citation imbriquée utilisera le guillemet anglais double; et si cette citation utilise aussi des guillemets, on utilisera les guillemets simples. Il est aussi à noter que si les  » sont généralement considérés comme des guillemets, il s’agit en fait du symbole de seconde, et ‘ le symbole de minute. Les « vrais » guillemets anglais sont arqués, ou inégaux dans leur traits: “”.)

        Voilà. j’ai fini de faire ma pédante sur le sujet. 😉

      2. Achalante dit :

        Ou peut-être pas. Il semblerait que mon symbole de « seconde » ait été modifié (autocorrection? Script du site?) pour un guillemet à chevron. Voyons voir si ça fait la même chose dans ce commentaire-ci!

      3. PATlecamer dit :

        @ Achalante

        Merci infiniment pour le petit topo. J’utilisais « les grands symbole » et tu as raison sur la ligne. J’utilise plutôt un smartphone ( Samsung Galaxy)

      4. Jean Létourneau dit :

        @Achalante

        Les parenthèses en double chevron lorsque tapés d’une seule touche sont bien interprétées par le site. Votre fureteur ou le logiciel peut souvent corriger les guillemets doublés par des parenthèses à double chevron.

        Notes
        Tous les auto-correcteurs de base ne mettent pas l’espace insécable nécessaire pour forcer que la ponctuation colle au texte et éviter que la parenthèses se retrouvent détachées. Ex.  : parenthèse en fin de ligne suivie du texte sur une autre. Antidote et LangugeTool prennent en charge cette correction. Antidote a aussi un module de typographie avancée qui permet entre autre la gestion des espaces fines.

    2. March dit :

      Tout à fait. On ne vote pas pour quelqu’un parce que c’est une femme, on vote pour la meilleure personne et ça tombe que présentement, c’est une femme noire qui est de loin plus compétente que l’homme blanc.

      1. PATlecamer dit :

        @ Marche

        Voilà !!! On vote d’abord pour un PROGRAMME ÉLECTORAL sur lequel on adhère. Qu’importe si c’est un Nord coréen – née aux USA – qui est candidat et porteur du programme.

  10. jacpollock dit :

     »Le premier parti qui se débarrassera de son vieux, gagnera les élections. »
    -Nikki Haley, primaires du GOP

    Dans cette élection, la  »nouveauté », c’est Kamala. Pas Trump qui se présente pour une 3e fois,du jamais vu aux USA. Avec le même programme MAGA et les mêmes rengaines, c’est Elvis on Tour’76. Le rôle effacé, ingrat de VP Harris dans l’administration Biden, lui sert super bien dans cette campagne. Rien n’y colle! Oui cette entrevue, cette campagne est un sans-faute jusqu’à maintenant. Alors que pour Trump…

    Surprise….d’août?

    Après les avoir traité de  »suckers et losers », qui aurait cru qu’après 5 jours, ce thumb-up à Arlington, viendrait toujours hanter Trump? De nouvelles révélations chaque jour: Le Gouverneur Cox de l’Utah qui l’accompagnait, s’est servi des clichés d’Arlington…pour une collecte de fonds. Le speaker Mike Johnson aurait personnellement intervenu pour une visite de la campagne Trump au cimetière national.

    Everything Trump touches dies.

    1. Jehan Lambert dit :

      Bonjour
      Pour faire suite au commentaire de Guy Trempe (11h14) sur Richard Nixon:
      Franklin D. Roosevelt s’est présenté 4 fois à la présidence et a gagné les 4 fois. (Bien sûr, c’était avant que les républicains changent la loi en autorisant les futurs presidents à seulement faire 2 mandats au maximum.)

  11. le_furote dit :

    « En effet, Donald Trump a trouvé ennuyeuse l’interview accordée par Kamala Harris »

    – Donald, ta yeule, hostie de gros cave, dès que quelqu’un parle de choses sérieuses, tu décroches, incapable de suivre. Retourne dans les estrades, insignifiant.

    Ciao

  12. Kelvinator dit :

    La campagne de Harris est beaucoup plus efficace que celle de Biden, qui fonctionnait à vitesse réduite aussi. Son équipe a trouvé le bon angle d’attaque des républicains en ne s’abaissant pas à leur niveau, alors que Trump redouble d’effort pour mettre de l’avant sa plate-forme haineuse et insultante envers quiconque a le moindre désaccord avec lui. C’est rafraichissant!!

  13. PATlecamer dit :

    À force d’utiliser les guillemets, les textes à l’intérieur disparaissent à la publication. Donc je reprends tout en supprimant les guillemets.

    Je cite : Harris, faut-il préciser, a refusé d’aborder la nature historique de sa candidature.

    Le 44e président des États-Unis ne parlait que très rarement de sa COULEUR DE PEAU, qui marquait pourtant l’histoire en tant que telle, lors de sa campagne de 2008. S’il bénéficiait d’un fort enthousiasme de la part des Afro-Américains, Obama s’efforçait d’élargir sa base et de séduire l’électorat – ouvriers blancs – des États-clés du midwest qu’étaient ( et ils le sont toujours ) la Pennsylvanie, le Wisconsin et le Michigan. Il avait déjà compris que l’électeur moyen, même dans un État-clé, est déjà prêt à voter pour un NOIR ou une FEMME présidente et donc s’intéresse bien plus à son PROGRAMME qu’au rang que le/ la candidat(e) aura dans les livres d’histoire.

    Et cette approche, Kamala s’en inspire et elle n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai. Elle n’a pas jouer la carte du GENRE, ni de la RACE, pendant les primaires démocrates de l’élection présidentielle de 2020. Et son discours à la Convention démocrate, n’a pas non plus utilisé cette rhétorique du genre CONTRAIREMENT à Hillary Clinton qui en avait abusé.
    Kamala a compris que le genre – ni la race – ne constituait plus une stratégie de campagne. Elle devra attirer les électeurs qui se sentent abandonnés, et ils sont en grand nombre dans les Etats clés. Je me souviens qu’on les appelle  » cols bleus  » et ce sont eux que le Trumpeur a séduits en 2016 en tant que homme d’affaires prospère, pendant que Hillary Clinton parlait de l’histoire qui s’écrira en devenant la première femme….( par pitié, je vous épargne le reste)

    En bref, Cette rhétorique qui veut que le genre soit ignoré ne serait pas possible si Hillary ne l’avait pas déjà démontré. Elle nous a amenés à un stade où le fait d’être une femme n’est plus la première chose que les électeurs regardent. Mais gageons que si elle est élue, son discours d’inauguration sera badigeonné de phrases sur le genre telles que : je suis fière d’être là première femme…. ou encore: l’histoire retiendra que vous aviez élu la première femme noir d’origine Jamaïcaine et indienne….. et la meilleure sera : …. 47ème presidente des USA, femme et fière de l’être, j’invite les femmes des 4 coins du pays, sans distinction de race, à se lancer en politique, car nous avons aujourd’hui autant de chance d’être élues que les hommes !

  14. Anizev dit :

    Et entendre Trump dire de sa voix nasillarde : « She is a communist. She’s a fascist », mais quel débile cet homme.

  15. Layla dit :

    Hier dans son « Town Hall » DT est encore revenu sur le prix du bacon. Le bacon c’est du luxe, ce n’est pas vital, ça goûte bon, mais ce n’est pas bon pour la santé, personne ne va mourir s’il n’y a pas de bacon sur la table au déjeuner.

    1. gl000001 dit :

      Hérétique !!! 🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓🥓
      Blague de bacon :
      Une fois c’t’un gars qui dit « Le bacon, c’est délicieux. Lorsque j’en mange, ça me fait oublier la maudite douleur que j’ai à la poitrine »

      You’re bacon me crazy
      Bacon: the main reason I’m not a vegetarian
      Either you like bacon or you’re wrong.
      “That’s too much bacon.” – No One Ever
      Life is hard. Bacon helps.
      I just want abs…olutely all the bacon.
      I love you more than bacon.
      Don’t go bacon my heart
      What’s shakin’, bacon?
      If life gives you lemons, throw them away and get some bacon.
      You had me at bacon
      Forget love, just give me bacon.
      I’m just here for the bacon.
      Bacon: it’s like a high five for your mouth
      If by “crunches” you mean the sound bacon makes when you eat it, then yes I do crunches.
      “Do you want my leftover bacon?” – No One Ever
      I’d put bacon on that.
      Bacon fixes everything
      I want to grow my own food, but I can’t find any bacon seeds.
      Love is in the air. No wait, that’s bacon.
      Happy people live longer. Bacon makes you happy. Therefore bacon makes you live longer.
      You’re just like bacon. You make everything better.

      1. Haïku dit :

        Trop drôle ! 😂🤣

    2. Richard Desrochers dit :

      C’est parce que le bacon est devenu une denrée rare qu’il est cher, et c’est à cause de toutes les crises de bacon qu’il fait depuis quelque temps. Les gens pourront en trouver à meilleur prix quand il se sera calmé, un jour peut-être.

      1. Haïku dit :

        👍 !!!

      2. gl000001 dit :

        En attendant que le prix baisse, ce sont des barbares : La meilleure sandwich au bacon est sur du pain blanc non-toasté avec du … ketchup !!! C’est aussi pire que du sanglier avec de la sauce à la menthe. « Pauvre sangliers » – Obélix.
        https://www.independent.co.uk/life-style/food-and-drink/perfect-bacon-sandwich-ketchup-untoasted-bread-breakfast-study-research-a8150911.html
        Oups ! Ca, ce sont le British !!! En tout cas … les ancêtres des étatsuniens !!

    3. Madalton dit :

      Trump lors de son Town Hsll en juin: The price of bacon has « gone up four times »

      False. Federal Bureau of Labor Statistics data shows that bacon’s price rose from $5.83 in January 2021, the month Biden took office, to $6.82 in May 2024. That’s a 17% increase over three and a half years. If bacon prices had risen by four times, as Trump said, that would have been a 300% increase.

      Even at their October 2022 peak, bacon cost $7.61, which would be a 31% increase. Today’s bacon price of $6.82 a pound is 7% higher than it was at its peak during Trump’s presidency, in September 2017.

      In 2021 and 2022, « we saw significant inflationary pressures in the economy and increased consumer spending on food, » David L. Ortega, an associate professor in Michigan State University’s Department of Agricultural, Food and Resource Economics, told PolitiFact in 2023. « High grain prices during that time made it more costly to raise hogs. All of this contributed to increased prices for pork products, and other foods. »

      Joseph Balagtas, an agricultural economist at Purdue University, agreed with Ortega in an interview last year.

      « The story of 2021 was a big bounceback in food service activity, from more people eating in restaurants, » he said. « This caught packers of pork, beef and chicken off guard after the COVID-19-related restaurant closures of 2020. »

      Regardless, Ortega said, « fluctuations in bacon or pork prices in general have nothing to do with who is president. »

  16. marie4poches4 dit :

    Pour les intéressés, un fil du trump war room

    After 39 days of silence, Kamala Harris (and her safety blanket, Timothy Walz) finally sat down with CNN — and it was so bad, her handlers will never let her do another interview again.

    🧵 Here’s what you missed:

    https://x.com/TrumpWarRoom/status/1829354375388746032

    1. Layla dit :

      @Marie4Poches4 9:38

      Trump War Room … je fais un lien avec Steve Bannon, il voudrait sortir de prison.

  17. Gilles Gougeon dit :

    À douze jours du débat avec Trump, Harris a su ne pas lui « jeter de la viande » à mastiquer! Et cette « interview » molle de la journaliste de CNN s’en est faite la complice. Les questions étaient pertinentes mais souvent le jus sort dans les sous-questions. Il n’y en a pas eues. De plus, CNN formate une entrevue par tranche de dix minutes comme si les téléspectateurs ne pouvaient pas en digérer plus. J’ai hâte d’entendre une vraie entrevue d’une heure sans interruptions commerciales.

    1. MarcoUBCQ dit :

      Est-ce possible en cette année 2024, durant laquelle pratiquement tout le monde est incapable de maitriser son utilisation de téléphone « intelligent »?

  18. Alexander dit :

    Communiste. Marxiste.

    Toujours la même rengaine du Radoteux en chef. Des mots pour faire peur et diviser.

    Venant d’un p’tit gosse de riche qui s’est fait mettre au monde par son père, je le retournerais sur les bancs d’école pour lui expliquer ce qu’est réellement le marxisme léninisme. À l’évidence, il a foiré ses cours d’histoire, ou il a acheté son diplôme, l’ami Trump.

    Effectivement, Harris est bien plus centriste ou centre droit. Elle se qualifie de pragmatique, donc finalement très proche des républicains modérés.

    Elle est même prête à voir un républicain dans son cabinet, ça donne une idée où elle se positionne.

    L’entrevue d’hier soir ne sera certainement pas sa plus difficile, mais au moins c’est un bon départ. Elle garde le cap.

    Le message est clair: on est prêt à passer à une autre question et laisser Trump en arrière.

    Pour de bon.

  19. Kamalanouille dit :

    Questions et réponses choisies d’avances pour épargner la nouille de service d’avoir à élaborer une réponse compréhensible et complète. Bravo Valérie Harris😂😂😂

    1. Richard Desrochers dit :

      Dit la nouille de service.

    2. gl000001 dit :

      Valerie fait le service et vous desservez la table comme ça :

      1. Haïku dit :

        Oups !! 😂

    3. Gilles Morissette dit :

      @Kamalnouille (09:53)

      Non, on ne s’en fait pas avec votre commentaire digne de ce qu’on retrouve généralement dans les égouts. Pourquoi? Parce que vous n’avez probablement pas compris le sens des réponses qu’elle donnait. Vous n’avez pas compris car vous n’avez manifestement pas les capacités pour faire un tel exercice.

      Les seules choses que vous avez probablement dû comprendre est le mot de bienvenue de l’animatrice ainsi que le mot de la fin et encore là, on n’est pas certain.

      On vous comprend d’être déstabilisé. Il n’y a pas eu d’insultes, d’attaques personnelles, de vulgarité, de manque de classe, de mensonges, bref tout ce qu’on retrouve généralement chez votre gourou et sa secte d’adorateurs de MAGAs. Le ton était calme, posé, respectueux, empreint de dignité, qualités que L’ESCROC n’a jamais eu et n’aura jamais.

      En résumé, pour décrire votre commentaire, je vais me permettre de paraphraser Kamala Harris: « C’est la toujours la même vieille rengaine. On passe à un autre appel »

    4. March dit :

      Sérieusement?

      Est-ce que tu veux la liste des entrevues bidon fait par l’imbécile depuis 2015? Tu sais, les entrevus que Faux News lui lance des ballons de plage car sinon, il ne peut répondre à la question.

      Si la question est moindrement dure, sa réponse est : You are a nasty person.

      Voici certaine questions que j’aimerais que ton idole répondre:
      Si tu dis que la bourse monte car tu es en avance dans les sondages, pourquoi l’action de Truth social ne fait que baisser?
      Si tu dis que tu es le meilleur en économie, pourquoi durant ta présidence, tu as perdu 3 Millions de job?
      Si tu dis que tu es le meilleur en économie, pourquoi tu es le président qui a ajouté le plus de dette?
      Si tu dis que tu peux mettre fin à la guerre en Ukraine et à Gaza, pourquoi tu n’as pas encore pris le téléphone et parlé à tes chums pour le régler?

      Réponse à toute ses questions: You are a nasty person.

    5. el_kabong dit :

      @kamalanouille

      … dit celui qui n’a pas écouté une seule minute du débat et qui ne sait faire autre chose que le perroquet des inepties de ses chambres d’écho dretteuses…

      C’est amusant votre allusions à Valérie Plante, comme si ce devait être une insulte : madame Plante a humilié le gros Coderre, 2 fois plutôt qu’une, de la même façon que Kamala Harris va humilier votre gros minable orangé…

    6. Jeremie Dumas dit :

      Pire que les entrevues complaisant de POS45 sur Faux news… 🤡

    7. Bartien dit :

      Retourne faire dodo auprès de rachel

    8. Layla dit :

      J’imagine que vous parlez des questions et des réponses choisies d’avance pour épargner DT la nouille à son Town Hall d’hier soir, le tout animé par Mme Gabbard qui travaille à sa campagne.
      Malgré toute cette mise en scène, certaines de ses réponses étaient …je vous laisse deviner.

  20. Gilles Morissette dit :

    Ça faisait tellement de bien d’entendre des politiciens tenir un discours cohérent, sur un ton calme, posé sans lancer d’insultes d’attaques personnelles, sans tomber dans le dénigrement, la vulgarité.

    « Boring » nous dit L’ESCROC? OUI, « Boring » car elle s’est comporté tout comme Walz, en vrai chef d’État et non comme une vulgaire vendeuse de « cossins » sans classe, sans dignité, sans intégrité, une menteuse compulsive comme le fait s bien Diaper Don.

    Oui, elle a joué « safe ». En termes de hockey, elle a joué « la trappe ». C’était un peu prévisible. Son objectif était clair. Montrer aux électeurs qu’elle pouvait être cohérente, structurée, logique et qu’elle n’était pas la politicienne radicale que les Républicains dépeignent.

    Elle a voulu également montrer le contraste entre elle et Matricule PO1135809 dans la façon de se comporter, d’agir. Oui, certaines de ses positions comme sur la fracturation hydraulique, ont évolué avec le temps mais elle n’a pas pour autant renié ses valeurs.

    Ses attaques à l’encontre du « convicted felon » était bien ciblé, mordante sans tomber dans la vulgarité. J’ai adoré sa réponse lorsque l’animatrice a posé la question sur son identité raciale. « Le même vieux stock. Prochaine question ». Le message était clair. « Ce genre d’allusion est tellement minable que cela ne vaut même pas la peine de perdre son temps à y répondre. C’était dit sur un ton calme mais déterminé. Diaper Don l’a eu en pleine gueule.

    J’avoue, au départ, que j’avais des doutes sur la formule utilisée. Faire un interview avec les deux candidats démocrates en même temps. Il y avait le risque que Walz se fasse éclipser par Harris et qu’il en soit réduit à celui de « plante verte ». Après coup, on comprend la stratégie. Se présenter aux électeurs comme une équipe capable de travailler ensemble vers un objectif commun. Tout le contraire de ce qu’on voit chez les Républicains. Le pari sera-t-il payant? Seul le temps nous le dira.

    Beaux moments d’émotions à la fin lorsque Harris et Walz ont laissé parler leur coeur. Toujours payant (au plan politique) lorsqu’un politicien le fait. On sentait que ce n’était pas de la frime. Les électeurs adorent généralement ce genre de moments.

    Un « sans faute? Oui. On verra ce que ça donnera pour la suite notamment lors du débat du 10 septembre, si Diaper Don daigne s’y présenter. Les réactions des Républicains étaient prévisibles. Il croyait qu’elle trébucherait, qu’elle serait incohérente, déstabilisé, etc. Cela n’a pas été le cas, ce qui devrait augmenter leurs inquiétudes et décupler leur rage.

    Un dernier mot sur l’animatrice. Dana Bash a fait du bon boulot. Elle a été respectueuse, calme, pondérée. Ses questions étaient fort pertinentes et précises. Elle l’a fait avec respect et dignité. J’aimerais bien voir la même interview avec L’ESCROC. J’ai l’impression que le ton serait différent et que les vérificateurs des faits passeraient une soirée occupée.

    1. Richard Desrochers dit :

      On connaît sa réponse, à l’escroc : « Vous êtes détestable et méchante. La honte de votre profession. »

      1. Haïku dit :

        Bon rappel ! 🎯

      2. MarcoUBCQ dit :

        À Donald Trompe: « Vous êtes détestable et méchant. La honte de votre pays. »

  21. citoyen dit :

    on devrait empocher les boules bleus et les boules rouges avec la blanche.

    1. gl000001 dit :

      Trop d’herbe bleue ?
      (je fais référence à quoi ????)

      1. Richard Desrochers dit :

        Il fait référence au billard ou aux bonbons ?

        Les exégètes sont tannés de potasser Nostradamus, il vont se rabattre sur les aphorismes de citoyen.

      2. biancasolemaman dit :

        L’herbe bleue, un film que j’ai eu la chance de voir à 6 ans, et qui m’a dégoûtée à jamais de vouloir toucher à la drogue….

      3. gl000001 dit :

        Idem pour moi. Sauf que je me souviens que mon père avait passé plusieurs remarques bassement moralisatrices dans notre direction (frères et soeurs). Et mon père était le genre à se paqueter solide lors de party. Je trouvais sa morale parfaitement déplacée ! L’alcool n’est pas de la drogue qu’il disait !!

      4. Le film.

  22. Claude B dit :

    @Samati 8:51
    L’avantage du gaz naturel pour la réduction des CO2 par rapport au charbon est le fait que celui-ci est utilisé comme carburant dans des centrales à turbines à gaz à cycle combiné avec un rendement de 60% et non comme le charbon dans des centrales à vapeur classiques au rendement de +/- 40%. Et les résidus de combustion sont moins polluants que le charbon.

  23. Gilles Morissette dit :

    Pour ceux que ça intéresse, voici un lien contenant l’intégralité du contenu de l’entrevue d’hier. À chacun de tirer ses conclusions.

    https://www.msn.com/en-us/news/politics/read-harris-and-walz-s-exclusive-joint-interview-with-cnn/ar-AA1pGj3s?ocid=nl_article_link

  24. Layla dit :

    Le verdict ? « BORING !!! » Le style de DT ne m’a pas manqué.

    Un clown c’est amplement distrayant.

    Il ne pourra pas lui reprocher de copier son style.😉

  25. Philippe Deslauriers dit :

    Les raison pourquoi on devrait être contre la fracturation hydraulique:
    *https://naturequebec.org/gaz-pas-energie-transition/

    Une fois le puits creusé, on injecte à très forte pression dans le sol un mélange composé d’eau, de sable et de substances chimiques pour fissurer la roche et libérer le gaz qui y est contenu.
    (…)
    Cette technique, très invasive, a des impacts sérieux sur l’environnement et sur la santé des populations à plusieurs niveaux. Elle peut également être à l’origine de séismes, comme c’est régulièrement le cas en Colombie-Britannique et en Alberta.
    (…)
    Par exemple, pour l’eau, lors du processus de fracturation, le cocktail chimique injecté dans le sol comporte de nombreux produits qu’on sait cancérigènes, perturbateurs endocriniens, biocides, allergisants, irritants et neurotoxiques qui peuvent remonter jusqu’aux nappes phréatiques par les fissures de la roche et donc se retrouver dans notre eau que l’on consomme.
    (…)
    Un puits peut à lui seul nécessiter l’utilisation de 21 000 m3 d’eau. Cet usage démesuré entre directement en compétition avec les besoins des communautés locales (accès à l’eau potable, usages agricoles, etc.).
    (…)
    Pour le secteur gazier non conventionnel, en général, on parle d’émissions fugitives qui ont lieu à tous les stades d’activité et dont les taux sont estimés entre 3,6% et 7,9% du volume total de la production. Or, selon la même étude, on évalue qu’il faudrait que le taux d’émissions fugitives du cycle de vie du méthane se situe dans une fourchette entre 2,4% et 3,2% pour qu’il représente un avantage par rapport au charbon dans la production d’électricité.

    Ceci dit, le bilan du gaz non conventionnel est probablement pire.

    ***

    Il font mention des puits abandonner qui fuite du méthane en quantité considérable… et il y en as qui croient que l’enjeu environnemental des temps moderne sont les pets de vache!!!

    1. Madalton dit :

      Pour faire un peu de millage sur votre commentaire, il y a un feu dans une ancienne mine de charbon en Pennsylvanie qui brûle depuis … 62 ans.

      https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2023-12-18/rongee-par-un-gigantesque-incendie-souterrain-cette-ville-fantome-se-consume-depuis-plus-de-60-ans-fc3c88a5-efaa-4488-88c1-5b071d5dff3a

    2. Jean Létourneau dit :

      Merci pour le complément, M. Deslauriers 👍

      J’ai complètement passé au-dessus des produits rajoutés à l’eau qui se retrouvent nécessairement dans la nature.

    3. infophile2 dit :

      Philippe Deslauriers

      Chapeau !

    4. Grand MERCI d’avoir pris le temps de publier ce résumé.

      1. Haïku dit :

        Je seconde !! 👍

  26. Jocnob dit :

    Il est préférable qu’elle soit ennuyeuse, selon Trompe, que bizarre et sans cervelle comme l’autre candidat à la présidentielle

  27. MarcoUBCQ dit :

    « Le verdict ? « BORING !!! » En effet, Donald Trump trouve sa vie d’un ennui mortel en comparaison de celle de Kamala Harris et Tim Walz (dans un rôle secondaire mais très important). Autrement dit, le candidat républicain à la présidence commets continuellement des faux pas susceptibles de porter ombrage à sa campagne présidentielle. Et il donne raison aux critiques démocrates qui le dépeignent comme un sot aux idées toutes plus débiles les unes que les autres. »

    1. gl000001 dit :

      Et son schizolistier JD, l’a désennuyé quelques jours mais maintenant, il ressemble à ce que DT voit tous les matins dans son miroir mais avec une barbe. Il est tanné !! A sa place, je demanderais (ordonnerais) à JD de se teindre en blonde. Heu … blond !!

  28. Guy Trempe dit :

    @jacpollock

     » Pas Trump qui se présente pour une 3e fois,du jamais vu aux USA. »

    Permettez-moi une petite correction : R. Nixon s’est présenté 3 fois à la présidence, 1- contre JFK en 1960 et il a perdu, 2- contre H. Humphrey en 1968 et il a gagné, et 3- contre G. McGovern en 1972 et il a aussi gagné.

    Et comme il avait effectué 2 mandats il n’a pas pu se représenter.

    1. Jehan Lambert dit :

      Exact! Et Franklin D. Roosevelt s’est présenté 4 fois à la présidence et a gagné les 4 fois. (Bien sûr, c’était avant que les républicains changent la loi en autorisant les futurs presidents à seulement faire 2 mandats au maximum.)

  29. Mona dit :

    « Kamala Harris passe, sur CNN, son premier oral télévisé de candidate, sans écart ni brio. »
    Voilà le titre du Monde abonnés que j’annexe.
    Et l’analyse de Richard Hetu me semble nettement plus objective.

    « Kamala Harris passe, sur CNN, son oral télévisé de candidate, sans écart ni brio.
    Piotr Smolar, Le Monde 29.08.24

    Il a fallu quarante jours pour que Kamala Harris accepte un exercice élémentaire, en campagne présidentielle : l’interview télévisée. Ce délai étonnant, depuis le retrait de Joe Biden en sa faveur, avait offert aux républicains une fenêtre de tir contre la candidate démocrate. Peut-on prétendre à la plus haute fonction si l’on fuit autant la contradiction ? La performance de Kamala Harris, jeudi 29 août, sur CNN, était donc attendue et scrutée. La chaîne d’information en continu affichait même un décompte permanent sur son antenne, dans la journée, comme si l’on attendait le décollage d’une mission spatiale à Cap Canaveral.

    L’attente était excessive. Il n’y eut ni crash ni feu d’artifice. Ce fut un exercice court – vingt-sept minutes interrompues par des coupures publicitaires et des images de campagne –, sans faute majeure ni moment saillant. Le décor était étrange – une sorte de bureau impersonnel et gris – et le cadrage défavorable à Kamala Harris, qui paraissait tassée entre son colistier, Tim Walz, et la journaliste Dana Bash.

    La candidate démocrate a parlé de façon posée, s’autorisant parfois un large sourire ou un rire, mais a manqué de formules cinglantes. Désireuse sans doute d’apparaître la plus présidentielle et maîtrisée possible, elle n’est pas parvenue à incarner l’énergie qui anime la campagne démocrate depuis la fin de juillet. Mais le véritable test n’était pas jeudi sur CNN. Il aura lieu, le 10 septembre, face à Donald Trump, lors de leur débat sur la chaîne ABC.

    Sur le fond, Kamala Harris a appelé les électeurs à « tourner la page de la dernière décennie », qui a été contraire à « l’esprit de notre pays », mettant en cause l’ex-président pour avoir « divisé notre nation ». La seule question posée en politique étrangère a concerné la guerre à Gaza. Kamala Harris ne s’est pas prononcée en faveur d’un gel des livraisons d’armes à Israël. Elle a renouvelé son engagement en faveur de la défense de l’Etat hébreu et appelé de ses vœux une conclusion heureuse des négociations, en vue de la libération des otages encore vivants et d’un cessez-le-feu.

    La candidate a aussi défendu vigoureusement le bilan de l’administration Biden, en soulignant que « l’économie s’était effondrée », avant leur arrivée à la Maison Blanche. Kamala Harris a exposé brièvement ses propres projets, comme le crédit d’impôt de 25 000 dollars (22 500 euros) pour les primo-acquéreurs d’un logement, « qui fait partie du rêve américain ». La vice-présidente a reconnu que « les prix sont trop élevés », tout en insistant sur la réduction de l’inflation, à 3 %, les créations d’emplois dans l’industrie, la renégociation des prix des médicaments avec l’industrie pharmaceutique. Concernant la crise migratoire, elle a renvoyé la responsabilité sur Donald Trump, qu’elle a accusé d’avoir « tué » le texte négocié de façon bipartisane au Sénat, « qui aurait déployé 1 500 agents de plus sur la frontière » avec le Mexique.

    La vice-présidente a rendu un hommage appuyé à Joe Biden, louant sa « loyauté envers le peuple américain », son « intelligence » et son « jugement ». Des qualités, a-t-elle ajouté, dont Donald Trump est dépourvu. « Non, pas du tout », Kamala Harris ne regrette pas, avec le recul, ce qu’elle a dit aux Américains sur la capacité de Joe Biden à exercer son mandat, avant son retrait de la campagne. « Etes-vous sûr ? », a-t-elle d’ailleurs demandé au président par téléphone, le 21 juillet, lorsqu’il lui annonça sa décision.

    Aux côtés de Kamala Harris, son colistier, Tim Walz, est apparu en retrait, moins percutant qu’en meeting. Le gouverneur du Minnesota a eu du mal à répondre aux questions prévisibles concernant ses états de service réels dans la garde nationale, sans déploiement au combat. Tim Walz a prétendu que sa « grammaire n’est pas toujours correcte ». Cherchant à évacuer le sujet, il a ajouté : « Je pense donc que les gens me connaissent. Ils savent qui je suis. » Non. La plupart des Américains, sauf dans le Minnesota, le découvrent depuis un mois.

    De façon habile, Kamala Harris ne s’est pas laissé entraîner dans des polémiques. Interrogée sur la façon dont Donald Trump avait mis en cause son identité raciale, en prétendant qu’elle n’était pas vraiment noire, elle a fait court. « Toujours la même rengaine. Question suivante, s’il vous plaît. » Kamala Harris poursuit sur sa lancée, après la convention démocrate. Elle veut rassembler la coalition la plus large possible, en s’adressant aux indépendants et aux républicains allergiques à l’ancien président. « Je crois qu’il est important de construire du consensus », a dit la vice-présidente. Elle est même allée au-delà, en estimant qu’il serait « à l’avantage du public américain qu’un membre de [son] cabinet soit républicain ».

    Cette ouverture contraste avec Donald Trump. Si celui-ci vient de bénéficier du ralliement de Robert Francis Kennedy Jr., il n’a fait aucun geste envers son ultime rivale dans les primaires, Nikki Haley. Celle-ci, le cœur lourd, est venue à la convention républicaine en juillet lui apporter son appui. Mais elle n’a rien entendu en retour. Convaincu de se suffire à lui-même, aveuglé par l’adoration de ses partisans après la tentative d’assassinat contre lui, Donald Trump a pris le risque de s’aliéner l’électorat de Mme Haley. Coïncidence : dans un message adressé à ses abonnés, jeudi, intitulé « Où j’étais », l’ancienne gouverneure de la Caroline du Sud narrait son déplacement à Taïwan. Pas un mot pour la campagne américaine.

    Election présidentielle américaine : en difficulté, Donald Trump enregistre le ralliement de Robert F. Kennedy Jr.
    Pour l’heure, Kamala Harris se focalise sur les Etats pivots. Mercredi et jeudi, la vice-présidente était avec Tim Walz en Géorgie, où elle s’est déjà rendue à sept reprises cette année, dix-sept fois depuis 2021. Détail intéressant : ils ont délaissé la capitale, Atlanta, et ses larges banlieues favorables aux démocrates pour sillonner en bus le sud-est de l’Etat, avant de finir par un meeting à Savannah. Cette attention portée aux comtés ruraux, où la domination de Donald Trump est forte, vise à réduire cette marge.

    Malgré cet entretien à CNN, Kamala Harris fuit la contradiction, comme si elle craignait d’être enfermée dans une case. Plus les semaines passaient et plus l’absence d’interaction sérieuse avec la presse était devenue un angle d’attaque pour les républicains. Cela montrerait, selon eux, la faible autonomie et le manque de compétence de la vice-présidente. Ces mêmes partisans de Donald Trump oublient de signaler que lui-même privilégie d’aimables échanges avec des chaînes conservatrices acquises à sa cause.

    Kamala Harris était peu pressée d’accepter un entretien télévisé, car elle n’a jamais brillé dans l’exercice depuis quatre ans. Et puis, pourquoi prendre le risque de perturber sa formidable dynamique actuelle par un faux pas éventuel ? Les premières données, incomplètes, sur les nouveaux électeurs inscrits sur les listes depuis le retrait de Joe Biden montrent un afflux énorme, en particulier chez les femmes et dans la communauté noire.

    Les sondages, malgré leurs angles morts, sont aussi en sa faveur, en particulier dans les Etats pivots. Dorénavant, la vice-présidente apparaît en tête ou faisant jeu égal avec Donald Trump en Géorgie, dans l’Arizona, dans le Wisconsin, en Pennsylvanie, en Caroline du Nord, dans le Nevada ou encore dans le Michigan. Tout se joue dans la marge d’erreur, mais le parcours jusqu’au seuil fatidique des 270 grands électeurs s’est enrichi d’options inédites.

    L’équipe Trump-Vance, déstabilisée, insiste dans ses critiques sur deux points. D’abord, Kamala Harris ne peut prétendre incarner l’avenir et la rupture, alors qu’elle est comptable d’un bilan, celui de l’administration Biden. Ensuite, la candidate changerait d’avis au gré du vent sur des sujets importants, comme l’assurance médicale privée et la fracturation hydraulique, ou bien empruntant des idées à Donald Trump.

    Lors de l’entretien, Kamala Harris a rétorqué que ses « valeurs n’ont pas changé », notamment sur le climat, expliquant cependant qu’elle n’interdirait pas la fracturation hydraulique, contrairement à de précédentes déclarations. Des valeurs immuables, mais des positions évolutives : si l’entretien sur CNN ne bouleverse en rien la donne politique, il donne des motifs d’espoir et des idées au camp Trump, avant le débat du 10 septembre. »

    1. Haïku dit :

      @Mona
      Merci du partage ! 👍

  30. Cubbies14 dit :

    Kamala Harris a passé le test sans fanfare ni extravagance. Elle a défini sa candidature comme crédible et compétente. L’image que les Républicains tentent de lui coller à la peau ne correspond en rien à ce qu’on a vu hier soir.

    Le Gros Bouffon pouvait bien trouver ça boring. Il ne peut pas trouver un angle sérieux et pertinent pour l’attaquer à part déformer son prénom ou tenter de mauvais jeux de mots.

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