Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

De 1993 à 2019, la pauvreté infantile a chuté de 59 % aux États-Unis, selon une analyse exhaustive démontrant le rôle critique des programmes gouvernementaux destinés à attaquer ce problème. « La pauvreté des enfants a diminué dans tous les États, et elle a diminué à peu près dans les mêmes proportions chez les enfants blancs, noirs, hispaniques et asiatiques, vivant avec un ou deux parents, et dans des ménages autochtones ou immigrés. La pauvreté profonde, une forme de privation particulièrement grave, a diminué dans des proportions presque identiques », résume le New York Times dans un article faisant état de cette analyse réalisée par ce journal avec l’aide d’un groupe de recherche non partisan.

Le tableau ci-dessous illustre le déclin. En 1993, près de 28 % des enfants américains étaient pauvres, ce qui signifie qu’ils vivaient dans des foyers n’ayant pas le revenu que le gouvernement jugeait nécessaire pour répondre aux besoins de base. En 2019, avant que l’aide temporaire liée à la pandémie de coronavirus ne la fasse encore baisser, la pauvreté des enfants était tombée à environ 11 %. Malgré l’amélioration, plus de 8 millions d’enfants vivent encore dans la pauvreté aux États-Unis.

Le seuil de la pauvreté se situe à 29 000 dollars pour une famille de quatre personnes aux États-Unis. L’expansion des crédits d’impôts pour les familles à faible revenu et du programme d’assurance-maladie Medicaid, de même que le programme d’aide supplémentaire à la nutrition, font partie des programmes gouvernementaux qui ont contribué à réduire la pauvreté des enfants. D’autres facteurs ayant contribué au déclin et qui ne sont pas directement liés à des programmes gouvernementaux incluent les faibles taux de chômage et les hausses du salaire minimum dans la plupart des États.

Les programmes gouvernementaux sont critiqués tant par la gauche que par la droite, mais un fait demeure selon une experte citée par le Times : « Cette baisse de la pauvreté des enfants est très significative. Je ne le dirai jamais assez. Si nous avions toujours les mêmes taux que dans les années 1990, il y aurait 12 millions d’enfants de plus en situation de pauvreté. »

(Photo Chlidren’s Defense Fund)

20 réflexions sur “Baisse importante de la pauvreté des enfants”

  1. chatderuelle dit :

    une bonne nouvelle qui confirme la nécessité d’une aide gouvernementale pour soutenir cette baisse de pauvreté…

    les 8 millions d’enfants et nécessairement leurs parents qui vivent dans la pauvreté dans le pays le plus riche au monde sont-ils répartis partout au pays ou concentrés dans certains états?

    Et ces états, comment les dirigeants, représentants et sénateurs expliquent-ils la lenteur à adoucir ce problème, chez-eux, alors que chez les autres états, la pauvreté a baissé??

    Et parallèlement à cet état de pauvreté stagnant ou en augmentation dans certains états, qu’en est-il du rythme de vie des représentants?? en hausse, stable ou en régression?…

    Voilà où les micros devraient se tendre… sous le nez de ces représentants politiques incompétents ou indifférents…

  2. Capitaine B dit :

    Demande de précision puisque je n’ai pas accès au NYT: le seuil de pauvreté étant établi à 29000$ pour une famille de 4, la statistique sur la pauvreté tient-elle compte uniquement des revenus ou également des dettes (études, médicales ou autre)?

    Il doit y avoir un paquet de famille dont le revenu est tout de même élevé grâce à 2-3-4 emplois et qui peinent à s’en sortir malgré tout.

    Mais c’est tout de même une excellente nouvelle que peu importe le parti au pouvoir, la situation s’est améliorée.

    1. Richard Hétu dit :

      Le calcul du seuil de pauvreté est basé uniquement sur les revenus des foyers. Évidemment, les autres facteurs pèsent sur les situations individuelles.

  3. Haïku dit :

    « Le pauvre devine ce que donne la richesse,
    le riche ne sait ce que signifie la pauvreté. »
    (Proverbe Chinois)

  4. Bob Inette dit :

    « Dieu a créé les riches pour donner aux pauvres le paradis en spectacle. »
    (Christiane Singer)

    « Dieu doit aimer les pauvres, autrement il n’en aurait pas créé autant. »
    (Abraham Lincoln)

    « Un jour, Dieu à dit :Je partage en deux : les riches auront de la nourriture, les pauvres auront de l’appétit. »
    (Michel Colucci, dit Coluche)

    « Saint Martin a donné la moitié de son manteau à un pauvre: comme ça, ils ont eu froid tous les deux. »
    (Jacques Prévert)

  5. MarcB dit :

    Quand même, la pauvreté infantile est tombée de 16% à 11% de 2017 à 2019 sous Trump… ça doit être un projet de loi qu’il n’a pas vu passer parce qu’il jouait au golf.

    1. Capitaine B dit :

      Je dirais plutôt un rare lègue d’Obama qu’il n’a pas scrappé!

  6. Gilles Morissette dit :

    Voilà une excellente nouvelle qui démontre, encore une fois, que les programmes gouverrnementaux d’aide aux familles défavorisées ont des effets bénéfiques.

    Il est évident que le revenu des foyers n’est pas le seul indicateur à considérer lorsqu’on parle de seuil de la pauvreté.
    Comme le dit si bien M. Hétu d’autres indicateurs entrent en considération.

    On peut s’attendre à ce que les Républicains, comme à leur habitude, dénoncent ces programmes comme un « encouragement à vivre aux crochets de l’État et que si ces gens sont pauvres, ils sont les seuls à blâmer » (!!!).

    Ben quoi, vaut mieux aider le « 1% » avec de beaux crédits d’impôts et des exemptions fiscales qui va lui permettre de mettre encore plus de fric dans leurs poches plutôt que d’aider les gens dans le besoin.

    La justice sociale? Encore une affaire de « wokes », des communiss », des « gauchiss », des « socialisss », des « BLM » et de tout ce qui ne fait pas partie de la secte des « adorateurs. du Veau d’Or ».

    Question: Pourquoi la Gauche dénonce-t-elle les programmes gouvernementaux en place?

    Aucune surprise du côté de la « Droite » mais la Gauche!!

    Des explications s’imposent.

  7. P Lacerte dit :

    Parlant de pauvreté, Nick Fischer, un vloggeur Sud Africain qui sillonne le monde, et documente le tout sous le sobriquet de « Indigo Traveler ». Il va dans les coins les plus mal famés/miséreux et dangereux de la planète, (Nigeria, Venézuela, Yémen, Irak… etc) est a produire une série sur Haiti…

    Son dernier vidéo, qui porte sur Cité Soleil est renversant…. ces gens vivent dans des conditions INIMAGINABLES… au travers des piles de détritus dans des zones inondées… au milieu de guerres de gangs ou ça se tire dessus à chaque jour… une misère qui dépasse tout entendement…

    pour ceux que ça intéresse:

    1. P Lacerte dit :

      Correctif: Nick est Néo Zélandais… je l’ai mélangé avec Kurt Caz, un autre genre de vloggeur, qui lui est Sud Africain…

  8. Kelvinator dit :

    Cela dépend fortement si ces familles reste en ville ou en campagne, le prix des loyers est assez différent. C’est un critère important qui n’est aucunement pris en compte dans les calculs, étrangement.

    1. InfoPhile dit :

      Il n’y a pas moyen de vivre en péri-urbanité sans bagnole, cela quand il n’en faut pas deux.

      1. Kelvinator dit :

        Exactement, à cela il faut ajouter les couts de transport, qui sont incontournable si on ne veut pas louer un appartement de plus de 1000$ pour une famille.

        Le transport en commun s’arrête au centre-ville ou pas très loin, ceux qui reste plus loin doivent obligatoirement faire le trajet. La réponse des Marchand et QS qui veulent magiquement regler tout ces problèmes avec un très modeste tramway qui ne rejoint qu’une infime fraction de la population est risible. Pour un tramway, on peut faire des dizaines de nouvelles ligne de bus, beaucoup plus pratique pour les gens des banlieues.

  9. Le prochaine étape: établir un salaire minimum au fédérale qui couvriras tout les états.

  10. sousmarin dit :

    Il y a plein de services à laquelle on a accès ou pas, qui ne sont pas mesurable en $, mais qui peuvent manquer cruellement. Il y a également l’activité non marchande de la famille qui peut apporter un plus à cette même famille, voire une forme de troc de services ou de produits entre voisins. Enfin, il y a le coût de la vie là où l’on vit, notamment les loyers mais aussi l’alimentaire, qui peut être moins cher si on l’achète directement aux producteurs.
    Il y a aussi l’amour des parents ou pas, la façon dont fonctionne la famille, l’entraide ou pas, la solidarité ou pas, on peut très bien vivre dans certains endroits avec peu d’argent.

    Tout cela pour dire que 29.000$ peut être suffisant sans certaines circonstances et très insuffisant dans d’autres.
    Mais, en moyenne, 11% dans le pays le plus riche du monde me semble indécent, le chiffre devrait être de quelques milliers d’enfants par plus, soit disons 0,1%.

    Les enfants, soi-disant la quintessence de l’ « esprit » étasunien, sont en fait maltraités aux EU (malheureusement ailleurs également). Ils sont vulnérables et donc doivent être protégés mais on condamne à mort des mineurs, on sous-paye les professeurs et je ne parle même pas des baby-sitters, on les laisse vivre dans la rue sans intervenir, des prostitués, garçons ou filles, de 12 à 16 ans, visiblement mineurs, la plupart drogués, exercent devant le nez de la flicaille qui ferme les yeux, plus d’1 enfant sur 10 vit sous le seuil de pauvreté (seuil pour les parents, je n’ose imaginer ce que doivent subir certains dans les familles dysfonctionnels, ou simplement égoïstes, pauvres où l’argent va dans les achats des parents et où l’enfant mange de « temps en temps »).

    Dans le monde, c’est encore pire, priorité mon cul, parce que si la priorité était les enfants, on commencerait par prendre un peu plus au sérieux le dérèglement climatique, on ne tolérerait pas les dirigeants sociopathes comme Kim Jong-un et Xi Jinping qui commettent des génocides en toute impunité et du lavage de cerveaux chez les plus jeunes sans que leur soit appliqué ne serait ce que des sanctions autre que symboliques. Le commerce avant tout, les enfants on verra plus tard, sauf que plus tard, un jour prochain et peut être hier, sera trop tard pour tous…mais bon pour l’instant il n’y a que 3 millions d’enfant de moins de 5 ans qui meurent de faim chaque année dans le monde et 140 millions qui souffrent de malnutrition, tout va bien, Madame la marquise…non, l’humanité n’a vraiment pas de quoi être fière.

    1. @sousmarin

      « …parce que si la priorité était les enfants, on commencerait par prendre un peu plus au sérieux le dérèglement climatique, on ne tolérerait pas les dirigeants sociopathes… »

      Et on subventionnerait mieux l’enseignement, qui devrait permettre à chacun d’obtenir un travail payé décemment. Pas nécessairement que les collèges et le universités, mais aussi les cours techniques dans lesquels, en échange de la gratuité, on enrichirait le contenu général.

  11. Les US est le pays riche qui se doit d’avoir un programme national (Healthy Hunger-Free Kids Act) pour nourrir les enfant a l’école car leur parent sont trop pauvre pour les nourrir.

    Pour aidé la situation les ripous veulent arreter le program Healthy Hunger-Free Kids Act (trump a essayé sans succès), coupé les taxes au plus riche et coupé ObamaCare pour les plus pauvres.

    Je ne comprend meme pas qu’il y a des gens (autre que des employeurs esclavagiste) qui votent pour ca.

  12. InfoPhile dit :

    Il en coûte combien en moyenne là-bas pour une assurance santé potable dont le premier déboursé ne soit pas exorbitant pour une famille de quatre personnes ?

    Et un accouchement coûte combien déjà ?

    Quel est le coût de l’insécurité économique en termes de tensions familiales, de drop out, de maternité juvénile, de consommation d’alcool ou de drogues comme l’oxycontin ?

  13. _cameleon_ dit :

    Le problème principal est que les pauvres, y-ont pas d’argent.

    Plume Latraverse- Les pauvres « Live » En scène Spectrum 85
    https://www.youtube.com/watch?v=syZxtQLynE4&ab_channel=69stepe

    « Les pauvres ont pas d’argent, les pauvres sont malades tout l’temps
    Les pauvres savent pas s’organiser, sont toujours cassés
    Les pauvres vont pas voir de shows, les pauvres sont ben qu’trop nonos
    En plus les pauvres y ont pas d’argent à mettre là-d’dans

    Les pauvres sont su’l’Bien-être, les pauvres r’gardent par la f’nêtre
    Les pauvres y ont pas d’eau chaude, checkent les pompiers qui rôdent
    Les pauvres savent pas quoi faire pour s’sortir d’la misère
    Y voudraient ben qu’un jour, qu’un jour enfin ce soit leur tour

    Les pauvres ont du vieux linge sale, les pauvres, ça s’habille ben mal
    Les pauvres se font toujours avoir, sont donc pas d’affaires!
    Les pauvres s’achètent jamais rien, les pauvres ont toujours un chien
    Les pauvres se font prendre à voler, y s’font arrêter

    Les pauvres c’est d’la vermine, du trouble pis d’la famine
    Les pauvres ça couche dehors, les pauvres ça l’a pas d’char
    Ça boé de la robine, pis ça r’garde les vitrines
    Pis quand ça va trop mal, ça s’tape sa photo dans l’journal…

    Les pauvres ça mendie tout l’temps
    Les pauvres c’est ben achalant
    Si leur vie est si malaisée, qui fassent pas d’bébé!
    Les pauvres ont des grosses familles
    Les pauvres s’promènent en béquilles
    Y sont tous pauvres de père en fils
    C’t’une manière de vice…

    Les pauvres sortent dans la rue
    C’est pour tomber su’l cul
    Y r’çoivent des briques s’a tête, pour eux le temps s’arrête
    Les pauvres ça mange le pain qu’les autres jettent dans l’chemin
    Les pauvres c’comme les oiseaux,
    C’est fait pour vivre d’ins pays chauds

    Icitte, l’hiver, les pauvres gèlent
    Sont maigres comme des manches de pelles
    Leur maison est pas isolée pis l’gaz est coupé
    Les pauvres prennent jamais d’vacances
    Les pauvres y ont pas ben d’la chance
    Les pauvres y restent toujours chez eux, c’est pas des sorteux

    Les pauvres aiment la chicane, y vivent dans des cabanes
    Les pauvres vont pas à l’école, les pauvres c’pas des grosses bolles
    Ça mange des s’melles de bottes a’ec du beurre de pinottes
    Y sentent la pauvreté, c’en est une vraie calamité
    Les pauvres…

    Mais y ont tous la t.v. couleur »

  14. Grenouillage dit :

    13 sept 22

    L’inflation américaine diminue légèrement mais reste élevée à 8,3 %.

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