Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

41 millions : nombre de tonnes équivalent au cumul des émissions de méthane évitées entre 2023 et 2035 grâce à un nouveau règlement de l’Agence de protection de l’environnement, soit plus que la totalité de dioxyde de carbone émis par l’ensemble des voitures particulières et des avions commerciaux en 2019, selon l’administration Biden, qui en a fait l’annonce ce mardi à Glasgow, où se déroule le sommet annuel de l’ONU sur le climat.

Cette règle vise à limiter les émissions de méthane rejetées dans l’atmosphère par environ un million de plate-formes gazières et pétrolières. Elle a été annoncée en amont de la création d’un pacte entre près de 90 pays visant à réduire les émissions de méthane de 30% d’ici 2030 par rapport à leurs niveaux de 2020, une démarche menée par les États-Unis et l’Union européenne qui pourrait être l’une des plus importantes du sommet de Glasgow.

(Photo AP)

41 réflexions sur “Le chiffre du jour

  1. fred dit :

    Enough bla bla bla, we need action… Que restera-t-il de ces « réductions » en 2023?

    1. Paul dit :

      Comptabilité imaginative comme ds le scandale Enron. TRUMP & Biden du pareil aux mêmes deux flops.

  2. gl000001 dit :

    En sachant que le méthane lorsque brulé émet 30% moins de carbone que le pétrole. Il faudrait vraiment l’utiliser plutôt que de laisser aller dans l’atmosphère.

  3. Jocnob dit :

    Trump va jeter tout ça aux ordures dès son grand retour

    1. Louise dit :

      Jocnob

      C’est vrai que c’est une possibilité mais je ne crois pas que les compagnies qui auront amorcé des changements vers des énergies propres vont revenir en arrière.
      Il y a un mouvement mondial qui est lent à démarrer mais à un moment donné on va atteindre un point de non retour surtout avec la montée des jeunes qui sont très conscientisés aux problèmes climatiques.

  4. Louise dit :

    C’est un pas dans la bonne direction à la condition que les bottines suivent les babines comme le dit si bien Sébastien Bovet à Radio-Canada.

    Est-ce que c’est un grand pas ? Par le nombre de pays qui ont adhéré au pacte, je crois que oui.
    Dans ma compréhension des choses je pense que le plus grand pas sera fait quand les pays vont renoncer au pétrole. Je ne m’attends pas à ce que ce soit fait de façon spectaculaire mais plutôt à petits pas avec des avancées et des reculs.
    Et pourtant le temps presse. 🤔

    1. Guy LB dit :

      Oui, le temps presse.
      En tant que colocs de notre planète bleue, on a un urgent besoin de se mettre sérieusement à faire plus d’avancées que de reculs. Le temps des grands pas est arrivé…

    2. gigido66 dit :

      @Louise
      Sûrement à petits pas, le pétrole est encore présent pour un bon nombre d’années.
      On cessera de vendre des véhicules neufs à essence en 2035, il me semble, mais tout le parc automobile ne sera pas électrique. Ceux et celles qui se seront procuré une voiture à essence juste avant cette date, auront encore un véhicule mû avec ce carburant en plus de tous les véhicules usagés de plus de 10 ans…de plus, comment va être géré l’apport nécessaire en électricité pour tous les véhicules qui en auront besoin ( gros casse-tête en vue…surtout dans les grosses villes où les stationnement sont en bordure des rues). À mon avis, il faudra encore plus de 10 ans pour adapter à l’électrification tout le parc automobile. Je ne me leurre pas…je serai bien âgée quand ça arrivera…

      1. Louise dit :

        gigido

        « je serai bien âgée quand ça arrivera… »

        Moi aussi. Je sais que je ne verrai pas la fin de cette histoire.
        Quoique….peut-être que j’aurai un fauteuil pour un point d’observation privilégié de là-haut ? 😂

      2. MarcB dit :

        @gigid066

        Le problème n’est pas tant le CO2, tous les animaux en expirent mais les plantes le recyclent en O2, mais plutôt de prendre du carbone emprisonné dans le sous-sol (puits de pétrole) et de le relâcher dans l’atmosphère.

        Comme alternative, il y aurait le « biofuel » qui pourrait remplacer ce pétrole « sous-terrain » qui pourrait alimenter les véhicules à combustion. Ce « biofuel » est produit à partir de CO2 et d’hydrogène. On prend le CO2 de l’air et on produit de l’éthanol C₂H₆O. Contrairement au carbone qui provient du sous-sol et qui augmente la quantité de CO2 dans l’atmosphère, ce « biofuel » ferait partie du cycle du CO2.

        *https://www.caranddriver.com/news/a35577611/porsche-synthetic-efuel-clean-emissions-testing/

      3. @ MarcB l’éthanoloe est fait a partir du mais, et le mais est une plante qui consomme du CO2. Donc pour faire de l’éthanole on doit déboisé pour faire plus de champs…

      4. MarcB dit :

        @PhilDeslaurier

        En ce moment, la plupart des sources commmerciales d’éthanol viennent de plantes qui doivent être cultivées (mais, canne à sucre). Mais il existe de nouveaux procédés pour utiliser des résidus de biomasse (1) ou même sans aucun ajout de produits végétaux (2)

        (1)https://www.caranddriver.com/news/a15355097/audi-makes-synthetic-gasoline-using-zero-petroleum/
        (2)https://www.caranddriver.com/news/a15355048/powering-your-car-with-water-audi-realizes-the-green-dream-synthesizes-diesel-from-h20/

        Il faudra cependant utiliser des sources d’énergie verte, commme le solaire, l’éolien, ou même géothermique.

  5. MarcB dit :

    Il y a aussi le problème des puits abandonnés. L’impact n’est peut-être pas aussi grand en terme de tonne de méthane, mais ce devra probablement être les états qui se chargeront du nettoyage…

    « The U.S. figures are sobering: More than 3.2 million abandoned oil and gas wells together emitted 281 kilotons of methane in 2018 »
    https://www.reuters.com/article/us-usa-drilling-abandoned-specialreport-idUSKBN23N1NL

    Espérons que si les USA décident d’investir pour les nettoyer, Manchin ne s’y opposera pas à cause d’une « poussée inflationiste »…

  6. Guy LB dit :

    Quand ils reprendront le pouvoir,
    les Républicains vont régler ça vite fait. Au diable les calculs compliqués, on remet tout comme avant. Le gros avantage de cette solution, c’est qu’elle est simple. Même l’Américain moyen peut la comprendre.

    Les teigneux qui vont demander « Avant quoi ? », on les enverra à Guantanamo ou au Texas.

  7. monsieur8 dit :

    « Cette règle vise à limiter les émissions de méthane rejetées dans l’atmosphère par environ un million de plate-formes gazières et pétrolières. »

    Un million de plateformes gazières et pétrolières!! Wow.

    On a eu le charbon propre, on se dirige maintenant vers l’extraction pétrolière soft en GES. On est supposé être rassurés par ces « progrès »?

    Je ne suis pas déçu du tout puisque je ne m’attendais à rien.

    Il faut passer à l’étape suivante: s’adapter aux changements climatiques qu’on n’a pas réussi à ralentir. Le bordel s’en vient.

    Tout le monde a lu « La fin est proche » de JF Lisée dans le Devoir?

    1. Haïku dit :

      « La fin est proche »:

      *https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/643923/la-fin-est-proche

      1. monsieur8 dit :

        Merci Haïku.

  8. Apocalypse dit :

    ‘… nombre de tonnes équivalent au cumul des émissions de méthane évitées entre 2023 et 2035 grâce à un nouveau règlement de l’Agence de protection …’

    Si on ne fait pas quelque chose de (très) significatif avec le pétrole – et sans doute le charbon – d’ici dix(10) ou quinze(15) ans, alors quelqu’un pourrait qualifier ce nouveau règlement de jovialiste et ça ne serait pas de l’exagération. 😔

    En un an, l’utilisation du pétrole rend caduque cette élimination du méthane, alors il faut s’occuper du vrai de vrai problème: le pétrole! Et il faut le faire très, très rapidement avec des objectifs très précis à très court terme.

    Comme j’ai souvent dit, je ne fais pas partie des optimistes dans cette lutte contre les changements climatiques; espérons qu’on me fera mentir. 🙏

  9. lanaudoise dit :

    Ce fût rien de moins que scandaleux quand la Chose a décrété que l’EPA ne s’occuperait plus des émissions de méthane. Justin a suivi: la honte. Le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois pire que le gaz carbonique.

    Le méthane va nous pourrir la vie. Il s’en dégage des sites d’enfouissement (vive les bacs bruns) et des puits de forage abandonnés (on ne sait pas tous ceux présents au Québec, heureusement que Legault vient de mettre fin aux nouveaux forages!). Mais surtout, le Nord se réchauffe à vitesse Grand V, qui littéralement percole le méthane.

    On a autrefois réglé le problème des pluies acides, puis celui de la couche d’ozone. Grands Dieux, pourquoi on niaise avec le puck depuis quarante ans!

    1. Madalton dit :

      Il ne faut pas oublier le méthane qui sera libéré par le perligésol.

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1125026/fonte-pergelisol-plus-dangereuse-changements-rechauffement-climatique-arctique-alberta

    2. gl000001 dit :

      « on niaise avec le puck depuis quarante ans »
      28 ans depuis la dernière Coupe Stanley. Du vrai niaisage de puck !!
      😉

    3. loup2 dit :

      @lanaudoise
      Il y a beaucoup de gens, incluant ici, qui disent qu’il faut y aller doucement. Que les *progressistes* démocrates sont des hurluberlus trop radicaux, etc etc.

      WTF. Il faut appuyer à fond sur les freins immédiatement, sinon c’est le mur en pleine tronche dans pas long.

      Bruit d’un signal d’alarme- https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1836490/madagascar-premiere-famine-causee-rechauffement-climatique-onu

      1. jaylowblow dit :

        Je vais vous décrire un scénario qui pourrait très bien se produire:

        Les progressistes démocrates y vont à font la caisse et n’acceptent aucune concession quant aux mesures pour la lutte au réchauffement climatique. Résultats, les plus modérés votent contre, le président encaisse ça comme un échec, ce qui fait baisser sa cote de popularité chez les indépendants qui redonnent le congrès et le sénat aux républicains en 2022. Ces derniers s’arrangent pour que Trump revienne à la MB et ce peu importe le résultat du scrutin de 2024. Ils dégommeront ensuite toutes les mesures qui ont été mises en place de même que la démocratie afin d’être certain que les progressistes ne reviennent plus jamais au pouvoir. Et là on pourra dire qu’on est « faite ».

        C’est vrai qu’il faudrait y aller à fond sur les freins dès maintenant mais si ça nous mène au scénario ci-dessus on sera vraiment dans le pétrin et il n’y aura plus aucun espoir.

  10. Samati dit :

    Un peu d’hypocrisie de la part des participants à la COP26 qui eux peuvent continuer à produire du CO2 parce qu’ils font partie de l’élite. Le peuple lui va devoir se contenter de marcher ou de prendre les transports en commun….

  11. Haïku dit :

    « La fin est proche »
    (Désolé pour le doublon)

    *https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/643923/la-fin-est-proche

  12. citoyen dit :

    il faudrait mettre du cop26 dans le plan de relance.

    1. gl000001 dit :

      Et vous du Zat77 dans votre générateur de texte et dans votre verre. Ha pis, prenez-le donc à la bouteille comme un homme. Comme Jimmy Page https://inktank.fi/wp-content/uploads/2015/01/iconicmusicpics.jpg

  13. Mona dit :

    HS mais dans la continuité…
    Je commence, en ricochet avec la lettre de HCR, par une anecdote qui date d’hier soir.
    J’ai une cousine professeur d’Université en Floride avec laquelle je communique régulièrement. En son temps elle a participé ardemment à la campagne Obama.
    En lui envoyant un petit mail d’échange sur la situation américaine elle m’a adressée une réponse inhabituelle d’une grande émotion.
    Elle, avec qui j’entretiens des relations les plus amicales et régulières, me remerciait mille fois de ne pas la laisser tomber et de si bien comprendre qu’elle et ses collègues était tellement isolés face à un gouverneur « qui est un vrai fasciste ». Et elle répéta qu’elle me remerciait tellement de si bien comprendre la pression, la désolation, l’angoisse dans laquelle ils se trouvaient et surtout de comprendre la situation de risque que traversait le pays, ce qui ajouta-t-elle était peu partagé.

    C’est alors que j’ai compris l’apport inestimable de ce blogue, de son maestro RH et de tous ses fidèles participants.
    Et je vous en remercie tous vivement.
    Mona

    Heather Cox Richardson 1er novembre 2021

    Les Américains semblent se réveiller à la réalité que notre démocratie est dans les cordes.

    Les détails émergents sur la force avec laquelle l’avocat de Trump, John Eastman, a poussé son mémo avec le plan de la façon dont Trump pourrait voler les élections de 2020, ainsi que la chronologie des événements entourant l’insurrection du 6 janvier compilée par des journalistes pour le Washington Post, montrent que nous sommes dangereusement proches à un coup d’État réussi.

    De nouveaux sondages montrent que 82 % des personnes qui regardent la chaîne Fox News Channel croient au grand mensonge que le président Joe Biden n’a pas remporté les élections de 2020 ; 30% des républicains pensent que la violence pourrait être justifiée pour reconquérir l’Amérique.

    Et ce soir, la personnalité de la chaîne Fox News, Tucker Carlson, a affirmé qu’il avait entendu l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre le militant d’extrême droite Ali Alexander et des membres du Congrès, ainsi que des législateurs de l’État, au sujet de la descente à Washington, DC, pour le « Stop the Steal » rassemblement le 6 janvier.

    Cette information semblait être une tentative pour prendre de l’avance sur l’histoire. Carlson a déclaré qu’il n’y avait « pas parlé d’insurrection ». (Mais pourquoi les législateurs ont-ils participé à un tel appel en premier lieu ?)

    Pourtant, alors que l’on se concentre de plus en plus sur la tentative d’annuler les élections de 2020 et de maintenir l’ancien président Trump au pouvoir, il y a eu peu de discussions sur ce que la déstabilisation de notre démocratie signifie pour l’économie. Ce n’est pas rien, car depuis la fin du XIXe siècle, c’est la stabilité de notre nation qui a attiré les investissements. Cet investissement, à son tour, a bâti notre économie.

    Un article du 27 octobre de Courtney Fingar, Ben van der Merwe et Sebastian Shehadi dans Investment Monitor avertit que « les efforts visant à saper l’intégrité des élections américaines ont un coût élevé pour les entreprises et pourraient affaiblir les investissements dans le pays ».

    Les auteurs ont mis un prix sur les conflits politiques aux États-Unis. S’appuyant sur une étude des analystes économiques du Texas, The Perryman Group, ils estiment que les mesures de suppression des électeurs du Texas coûteront à l’État 14,7 milliards de dollars de produit brut annuel d’ici 2025 et 1 500 milliards de dollars au cours des 25 prochaines années. L’étude du groupe Perryman elle-même a averti que le Texas perdrait 73 249 emplois d’ici 2025 alors que les entreprises et les investissements fuient l’État et que la suppression des électeurs est corrélée à la baisse des salaires.

    « Pour la première fois depuis la guerre froide, la stabilité politique à moyen et long terme de l’environnement des affaires aux États-Unis suscite désormais des inquiétudes », a déclaré aux journalistes Jonathan Wood, analyste en chef pour l’Amérique du Nord au cabinet de conseil mondial en risques politiques Control Risks. « Et ce que nous voyons dans les actes de suppression des électeurs et le gerrymandering politique, etc., sape cette perception des États-Unis comme un environnement très prévisible et stable. »

    Le Dr Ruth Ben-Ghiat, experte en autoritarisme, explique que lorsque l’état de droit, qui traite chaque entreprise de manière égale, a été remplacé par les caprices d’un dictateur, le succès dépend de la proximité avec le leader plutôt que de la qualité. « L’un des plus grands mythes de l’autoritarisme est que c’est » bon pour les affaires «  », a-t-elle déclaré. « [Le président russe Vladimir] Poutine a emprisonné plus de 100 000 hommes d’affaires pour de fausses accusations d’évasion fiscale, d’irrégularités financières, etc. Toute personne ayant une entreprise rentable devient une cible, quels que soient ses sentiments politiques. Cette pratique existe aussi en Hongrie et en Turquie. Les gens d’affaires doivent savoir que cela peut arriver n’importe où, à n’importe qui, si les autocrates prennent le pouvoir.

    Le groupe Perryman a conclu : « Bien qu’il existe de nombreux autres avantages importants et des raisons impérieuses d’encourager la participation politique de tous les citoyens éligibles, les ramifications économiques sont substantielles et méritent une attention particulière car les restrictions sur l’accès des électeurs sont prises en compte. »

    Un exemple de ce à quoi cela ressemble économiquement lorsque nous perdons la primauté du droit est venu la semaine dernière dans une histoire sur le sénateur Richard Burr (R-NC) et son beau-frère Gerald Fauth. Les deux hommes ont apparemment jeté des actions après que Burr ait participé à un briefing officiel privé en février 2020 sur la pandémie de coronavirus imminente. Après que Burr ait vendu plus de 1,6 million de dollars d’actions, il a appelé Fauth et a parlé pendant 50 secondes. Une minute plus tard, Fauth a appelé son courtier et a vendu entre 97 000 $ et 280 000 $ en actions. La semaine suivante, le marché a amorcé une baisse de ce qui serait finalement plus de 30 %.

    Burr affirme qu’il s’est appuyé sur des informations publiques lorsqu’il a décidé de vendre et qu’il ne s’est pas coordonné avec Fauth.

    Pendant ce temps, les guerres culturelles dans lesquelles les républicains sont engagés à la maison détournent l’attention des dommages que la lutte contre le plafond de la dette nous fait dans le monde. En octobre, les sénateurs républicains ont autorisé les démocrates à adopter une mesure visant à relever le plafond de la dette pour payer les mesures déjà adoptées par le Congrès, mais le Trésor atteindra ce nouveau plafond au plus tard à la mi-décembre.

    Les républicains ont juré qu’ils ne voteraient pas pour augmenter le plafond de la dette malgré le fait qu’un défaut enverrait des ondes de choc dans le monde entier et éliminerait probablement définitivement les États-Unis de leur position de pouvoir parmi les autres nations.

    La secrétaire au Trésor Janet Yellen a exhorté les démocrates à relever eux-mêmes le plafond de la dette si nécessaire. « Si les démocrates doivent le faire eux-mêmes, c’est mieux que de faire défaut sur la dette pour donner une leçon aux républicains », a-t-elle déclaré au Washington Post.

    Aujourd’hui, le magazine Time a publié un article de Molly Ball sur les chefs d’entreprise qui commencent à défendre la démocratie. La baisse des impôts et la réduction de la réglementation promises par les républicains ne sont pas très bonnes sans une démocratie stable, ont déclaré certains chefs d’entreprise à Ball. « L’économie de marché fonctionne grâce au fondement de l’état de droit, à la succession pacifique du pouvoir et à la monnaie de réserve du dollar américain, et toutes ces choses étaient potentiellement en danger », a déclaré l’ancien PDG de Thomson Reuters, Tom Glocer. « Les PDG hésitent normalement à s’impliquer dans des problèmes politiques, mais je dirais qu’il s’agissait d’un problème commercial fondamental. »

    Les républicains ne sont pas d’accord. Aujourd’hui, dans un éditorial remarquable dans The American Conservative, le sénateur Marco Rubio (R-FL) a qualifié « l’Amérique des entreprises… l’instrument des idéologies anti-américaines ». Il a accusé Wall Street de « consacrer des centaines de milliards de dollars à la promotion de la propagande des entreprises » qui promeut les tactiques marxistes. Rubio veut « exiger que les dirigeants des grandes entreprises soient soumis à un examen minutieux et à une responsabilité légale stricts lorsqu’ils abusent de leurs privilèges d’entreprise en poussant des absurdités inutiles et anti-américaines ».

    Dans un passage qui ressemble beaucoup à celui d’une purge politique, il a mis en garde les lecteurs contre « la révolution culturelle marxiste actuelle parmi notre élite corporative », et a déclaré que « le moyen ultime » de les arrêter « est de les remplacer par une nouvelle génération de des chefs d’entreprise qui se considèrent comme des Américains, pas des citoyens du monde…. C’est ainsi que nous vainquons ce marxisme culturel toxique et reconstruisons une économie où les plus grandes entreprises américaines étaient responsables de ce qui compte pour l’Amérique : de nouvelles usines construites en Amérique, de bons emplois pour les familles américaines et des investissements dans les quartiers et les communautés américains. »

    Dans l’éditorial, Rubio a joué pour la base républicaine en dénigrant la Chine, mais il n’a pas pu surpasser son collègue le représentant Matt Gaetz (R-FL), qui a déclaré hier lors d’un rassemblement politique que les États-Unis devraient exiger 5 000 milliards de dollars de réparations aux Chinois pour avoir « déclenché » le nouveau coronavirus et s’ils ne payaient pas, nous devrions simplement saisir leurs actifs aux États-Unis

    Il est grand temps que nous arrêtions de permettre à ces gens de s’appeler « conservateurs ».

    1. Haïku dit :

      @Mona
      Merci pour la lettre de Heather Cox Richardson !
      Comme elle dit:
      « Il est grand temps que nous arrêtions de permettre à ces gens de s’appeler « conservateurs. »
      ——–
      Et le récit de votre cousine est très touchant.

    2. gl000001 dit :

      « Tactiques marxistes » … les grandes entreprises ??? Y-a-tu quelqu’un près de lui qui peut lui donner 3-400 coups de pied au derrière pour lui mettre du plomb dans la tête ?
      Complètement disjoncté. Menteur au cube. Bandits à cravate de grand chemin !!

      1. Haïku dit :

        Ajout amical:
        « La cravate, c’est le passeport des cons. »(Jacques Dutronc)

      2. Mona dit :

        @gl00001 👍mille sabord, saperlipopette comme vous avez raison. 👌👍
        Leur seules connaissances historiques c’est Hitler et le maccartisme.

        Et ça marche ! 30 % près à recourir à la force pour pouvoir se bercer à leur storytelling américain.
        (Chez nous Zemmour reprend la méthode de ce nouveau fascisme en gestation. En Europe Steve Bannon a fait un travail de fond très efficace et Poutine soutient officiellement).

  14. _cameleon_ dit :

    Très bonne initiative !

    Mais sachant que les deux plus grande source d’émission de CO2 et qui dépassent et ce de lion, les transports sont la production de ciment et d’acier. Littéralement deux des piliers de notre monde moderne.

    Hélas il n’y a pas beaucoup d’alternatives pour leur production qui prend une quantité énorme d’énergie.

    Il y a bien sur l’hydrogène qui serait une formidable solution, mais hélas la production est infime et encore couteuse.
    Et les fameux réacteurs nucléaire qui pourrait en produire massivement et à faible cout ne sont toujours pas au point.

    1. gl000001 dit :

      Le béton pourrait être un instrument de captation du carbone. Ca contrebalancerait le carbone émis lors de la fabrication du ciment.
      https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/liride/2020/07/03/batiments-reservoir-carbone-beton-obstacle

    2. Samati dit :

      Un complètement d’information concernant l’acier. Le charbon utilisé l’est surtout pour réaliser la réaction chimique (oxydo-réduction) nécessaire à convertir un oxyde (Fe2O3) en métal (Fe) en utilisant le charbon (C). Fe2O3 + C => Fe + CO2

      Le charbon sert également comme source d’énergie, mais c’est surtout le processus de réduction qui consomme surtout le charbon.

      il est impossible de produire de l’acier sans utiliser une source de carbone.

      1. _cameleon_ dit :

        @Samati

        Exact. Pour un bref mais très instructif survol de la question (ciment/acier) on peut écouter Désautel le dimanche, ici:

        Janic Tremblay se penche sur les industries du ciment et de l’acier dans le cadre de la série « Décarboner le monde »
        https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/desautels-le-dimanche/episodes/580739/rattrapage-du-dimanche-31-octobre-2021

        2e sujet …

        Très clair et éclairant.

      2. Samati dit :

        Merci pour le lien.

  15. sousmarin dit :

    Ne t’inquiète pas ma petite terre, disant-ils, au lieu de te violer en permanence, nous allons instaurer des petites pauses pour que tu puisses reprendre ton souffle, il ne faudrait pas que tu meures avant que les fossiles que nous sommes…

  16. Jehan Lambert dit :

    De toute façon, c’est les humains qui disparaîtront de la planète. La Terre, elle, sera toujours là même après notre départ. Et mieux portante, sans doute…

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