Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Last but not least… En pensant au petit panthéon de personnalités afro-américaines que je voulais présenter pendant l’avant-dernière campagne de financement de ce blogue en 2020, je m’étais dit que je réserverais la dernière journée à un athlète masculin. Oui, mais lequel? Selon les saisons ou les époques de ma jeunesse sportive et même après, je me suis identifié à tant de grands noms du baseball, du basketball, du football et de l’athlétisme. Qui donc choisir? Au bout du compte, c’est le tout nouveau film de Spike Lee, Da 5 Bloods, qui m’a fourni la réponse : Edwin Moses.

«Cet homme pouvait voler», lance le personnage de Delroy Lindo à son fils, lui rappelant en outre que Moses avait fréquenté la même université historiquement noire que lui, Moorehouse College, alma mater de Martin Luther King, Maynard Jackson (premier maire noir d’Atlanta et de toute autre ville d’importance du Sud) et de… Spike Lee. En effet, Edwin Moses pouvait voler au-dessus des haies de l’épreuve du 400 m qu’il a dominée aux Jeux olympiques de 1976 à Montréal pour remporter l’or et battre le record du monde à 20 ans, et pendant neuf années d’affilée sans perdre une seule course, y compris aux Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles. C’est à cause de lui que je suis devenu, au secondaire, «spécialiste» des épreuves de haies (110 m et 400 m), allant même jusqu’à battre le record de mon alma mater au 400 m haies, record qui tenait encore il y a quelques années (je sais, ce n’est pas bien de se vanter).

Au-delà de ses prouesses sportives, Edwin Moses, fils d’une humble famille de Dayton, dans l’Ohio, avait la bosse des maths, qualité qui lui a permis de décrocher un diplôme en génie et de pratiquer pendant quelques années la profession d’ingénieur. Il a aussi été et demeure un militant pour plusieurs causes, dont la lutte contre le dopage dans l’athlétisme. Vous trouverez ci-dessous une vidéo de la finale du 400 m haies des JO de Montréal. Remarquez que Moses parvenait à limiter le nombre de ses enjambées entre chaque haie à 13, alors que ses rivaux en faisaient 15. Cet homme pouvait voler…

Et voilà qui complète mon petit panthéon afro-américain. Merci de votre soutien au cours de cette avant-dernière campagne de financement qui prendra fin à minuit. Il n’est donc pas trop tard pour y contribuer, si ce n’est déjà fait!

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(Photo Getty Images)

46 réflexions sur “Contribuez à ce blogue, jour 5

  1. Philippe Berthelet dit :

    ah, des souvenirs du CLA…

  2. Achalante dit :

    Très intéressant… Mais j’avoue bêtement que ma première réaction quand j’ai vu la photo, ça a été de repenser à ce qu’on nous disait dans les cours d’éducation physique au secondaire : pas de bijoux! Enfin. Je suppose que quand on est le meilleur, on peut faire ce qu’on veut! 😉

  3. gl000001 dit :

    Je me souviens bien de lui. Quelle fluidité.
    J’ai essayé les haies au secondaire. J’étais très souple mais la technique ne rentrait pas. C’est tout un effort mental de compter sa foulée, de sauter au bon moment et surtout garder sa vitesse. J’étais meilleur en demi-fond mais il y avait d’autres sports.

  4. Marlo dit :

    Merci de cette présentation, très intéressante. Quiconque, pour peu qu’on lui en donne les moyens, peut accomplir beaucoup. Et la couleur de la peau n’y est absolument pour rien. Le sang est le même pour tous.

    Bonne fin de semaine! j’ai hâte de voir si vos objectifs de financement ont été atteints!

  5. monsieur8 dit :

    Ahhh, Edwin Moses! Un géant.

    Moi, mon souvenir marquant en athlétisme, c’est quand Michael Johnson a battu le record (imbattable!!) de Pietro Mennea sur 200 mètres; je suis resté sans voix pendant 3 jours!

    Vous avez couru le 110 mètre haies M. Hétu? Moins de 15 secondes 😉?

    1. gl000001 dit :

      Mon meilleur souvenir reste quand même Ben Johnson et son 9.79 secondes.
      Mon pire souvenir est lorsqu’on a su qu’il était dopé 🙁

      1. Madalton dit :

        Comme les autres à côté de lui, surtout l’hypocrite Carl Lewis.

        Combien sont décédés d’une crise cardiaque dont Florence Joyner qui est morte à 39 ans d’une crise d’épilepsie, et ce, 2 ans après avoir fait une crise cardiaque à cause de prises d’anabolisants.

        https://spe15.fr/des-americains-et-britanniques-proteges-lors-des-jo-1988/

    2. el_kabong dit :

      Mes meilleurs souvenirs resteront toujours quand Donovan Bailey ET l’équipe de relais 4X 100m ont botté le c*l des amaricains, chez eux, en 1996…
      (au point que, comme d’habitude, les commentateurs amaricains ont voulu déplacé les poteaux de but et prétendre que l’homme le plus rapide du monde était maintenant le vainqueur du 200m. – un amaricain, évidemment)

  6. gl000001 dit :

    Il a fait plein de belles choses après sa carrière de compétiteur. Allez voir son Wiki.

  7. NStrider dit :

    Bon choix. Comme vieil athlète, je peux confirmer que d’être au top sur une si longue période est phénoménal. Lui et Juantorena, le cubain (400 et 800 mètres) étaient à cette époque parmi les plus beaux à voir.
    Et comme homme c’est aussi une grosse pointure.

  8. Neuf ans sans perdre une course? Incroyable.
    Ça fait beaucoup de courses il me semble et sans dopage j’imagine parce que on le saurait depuis ce temps. Du moins j’ose le croire.
    Belle façon de conclure votre panthéon avec un athlète hors du commun et qui en a sûrement inspiré quelque uns.

  9. jcvirgil dit :

    En effet quel grand athlète Edwin Moses . Il brûlait littéralement la piste à chaque compétition.

    Le meilleur étant dans son cas qu’il n’y ait jamais eu de rumeur de dopage, contrairement à Carl Lewis la gazelle américaine du 100 mètres qui s’était permis de salir Ben Johnson le tricheur gagnant de Seoul en 1988 , pour ensuite être lui-même reconnu coupable de dopage à l’éphédrine , après avoir été proclamé l’athlète du siècle…

  10. Gabriel St-Jacques dit :

    Un athlète de son genre aujourd’hui serait un wide receiver dans la NFL. Les montants d’argent faramineux que gagnent les joueurs de Football fait en sorte qu’ils aspirent tous les grands talents athlétique de ce genre (C’est pas mal la même raison pour laquelle la boxe est devenu aussi pitoyable, les grands athlètes sont tous au Football).

    1. jeani dit :

      Surtout chez les poids coq, j’imagine!

  11. MarcoUBCQ dit :

    L’accolade entre Edwin Moses et Mike Shine, entreprise par ce dernier et acceptée par le premier, a du en faire réagir une gang à ce moment-là! Même aujourd’hui ce serait un excellent et jouissant pied de nez à tous ceux qui voient noir quand les couleurs se mélangent. Le problème avec toute forme de discrimination c’est qu’on démonise immédiatement le coupable, au lieu de condamner le comportement et non la personne. Tant que nous ferons ça le problème va persister car il est normal qu’une personne qui a appris à discriminer, car à la naissance rien de ça n’est inscrit dans qui que ce soit, va se braquer pour préserver sa dignité. La gaffe d’Hillary avec se « deplorables » en est une bonne illustration. Comme le dit bien Louis Armstrong dans un Youtube de sa chanson « What a wonderful world »: Seul l’amour peut conquérir ces différences qui nous séparent. Tant que les humains racistes, homophobes, mysogines, etc, seront taxés de monstres, ils continueront à rester eux-mêmes pour se protéger de telles attaques qui sont contre-productives pour tous ceux qui rêvent d’un monde dans lequel toutes les différences vont être célébrées.

  12. chrstianb dit :

    Edwin Moses, bon choix M. Hétu!
    Contribution faite!

  13. MarcoUBCQ dit :

    Excellent article de David Brooks sur ce que vivent les Afros-Américains. Pour ceux qui écoutent l’excellente heure de nouvelle à PBS, Brooks est souvent invité à parler de l’actualité politique.

    1. MarcoUBCQ dit :

      Sur le fil twitter de Richard.

  14. MarcoUBCQ dit :

    Commentaire intéressant de Donald sur le fill tweeter de Richard. Il se décrit lui et ses collaborateurs à la perfection: Anarchists, agitators, looters or lowlifes. C’est Donald et sa gang tout craché!

    1. onbo dit :

      @MarcoUBCQ
      un peu h/s

      Vous insistez avec pertinence sur le fait de distinguer la personne de son comportement.

      S’il vivait au temps de l’esclavage, Donald Trump aurait vraisemblablement un comportement en tout point semblable. Il serait un maître suprême de Plantation. SES esclaves lui devrait une obéissance sans faille, un acharnement au travail constant et une reconnaissance bien visible pour avoir la chance …de demeurer en vie sous sa protection!!!…

      Donald Trump placerait ses commandes d’esclaves directement au capitaine sur le port en lui versant un acompte pour se voir servi en premier.

      C’est ainsi qu’il aurait rencontré le marchand d’esclaves Edward Colston de Bristol réputé avoir transporté 100,000 esclaves de l’Afrique de l’Ouest jusque dans les Caraïbes et l’Amérique du Nord entre 1672 et 1689.

      Donald Trump aurait vérifié personnellement que les lettres RAC (titre de propriété de la compagnie de Colston) étaient bien tatouées sur la poitrine des hommes, des femmes et des enfants avant de valider ‘l’arrivage’ et le transfert de propriété des esclaves amenés par Colston pour ensuite payer le reste de son du au marchand, mais pas avant d’avoir examiné la ‘marchandise’ et trouvé à redire sur chacun pour conclure à rabais son deal.

      Avant hier, on pouvait voir le bronze de Edward Colston défenestré de son socle à Bristol par des manifestants tout sourire et avec l’approbation tacite de la mairesse de la ville. Colston le bronze a été, symboliquement, jeté dans les eaux du même port… La mairesse a déclaré:

      The Bristol West MP, Thangam Debbonaire, now the shadow housing secretary, joined calls for the statute to be taken down in 2018. She said the city “should not be honouring people who benefited from slavery”.

      https://www.theguardian.com/uk-news/2020/jun/07/blm-protesters-topple-statue-of-bristol-slave-trader-edward-colston

      1. Madalton dit :

        Il aurait aussi fait des enfants avec des esclaves comme Jefferson et Washington. Je ne crois pas qu’il aurait été bon avec ses esclaves. Il aurait été un vrai tyran.

        Quand Jefferson est allé à Paris avec son esclave Sally Hemings, avec qui il a eu 6 enfants, celle-ci ne voulait plus revenir aux USA car elle était libre de se déplacer où elle voulait. Elle n’était pas une esclave à Paris.

  15. Apocalypse dit :

    Billet qui parle des Jeux Olympiques et d’Edwin Moses: brillant! 👍👍👏👏

  16. Bravo et merci pour ce beau témoignage qui parle autant de ce formidable athlète que de vous-même et qui explique un peu d’où vous venez, et je fais ici allusion tant à vos qualités qu’à vos valeurs. Toujours un plaisir de vous suivre !

  17. MarcoUBCQ dit :

    En passant Richard, être fier de soi ce n’est pas se vanter. En vrai Québécois vous avez de la dificulté à parler en bien de vous, vieux relents de la dictature de l’église catho., qui maitenait son emprise sur les esprits en partie en nous empêchant d’être fiers de nos réalisations. Votre record a tenu longtemps, et ce n’est pas en vous tournant les pouces que vous y êtes arivé. Ayant moi-même été abandonné au podium à l’école, je sais que pour y arriver il faut se donner sans compter. Ce n’est pas de la vantardise, c’est simplement la joie de se dépasser et aussi de constater que l’on peut aller loin. Ça donne confiance en soi aussi, ce qui est très sain. Encore aujourd’hui, quand je reviens d’une balade de vélo de 2 1/2 heures, à 15-17 km/h de moyenne, je me sens toujours bien pendant et après-coup. Nous sommes tous des animaux, et de le ressentir pleinement dans tout son corps fait un bien immense, et ajoute à notre équilibre mental car l’activité physique volumineuse et suffisamment intense induit un calme et un détachement de soi qui n’ont pas de prix.

  18. Danielle Vallée dit :

    Monsieur Hétu, ça se passe bien la campagne ?

    1. Richard Hétu dit :

      Oui.

  19. jeanfrancoiscouture dit :

    Edwin Moses est en effet un sportif contemporain remarquable. J’ai récupéré la vidéo de sa course à Montréal. Superbe. Il courait avec des lunettes fumées et une montre en or!!?? Et l’enthousiaste accolade suivie de la marche en duo avec son compatriote BLANC (médaille d’argent) faisaient plaisir à voir. Pas mal différent du sort qui fut réservé à Kaepernick par Donald Trump et consorts.

    Mais s’agissant des Olympiques, j’aurais aussi fait une place à Jesse Owens, celui qui a mis Adolf le nez dans son écuelle en raflant une médaille d’or dans son stade pour «Aryens» seulement.

    https://www.youtube.com/watch?v=h4RjRevHhVU

    P.S. Puisqu’il est question de courses personnelles, moi c’était le sprint. Je n’étais pas mal du tout. Autour de 11,5 secondes sur le 100 en 1964 sans entrainement ni technique particulière. (À Tokyo, le médaillé d’or a fait 10S.) En rétrospective, j’aurais aimé compter sur du coaching et voir si je serais allé quelque part avec autre chose que des vieux «runnings» à 3,00$ achetés au magasin général du coin et un apprentissage digne de ce nom. À cette époque, on n’osait même pas penser aux Olympiques. Certains ne savaient même pas que ça se pouvait.

    1. Richard Desrochers dit :

      J’ai aussi pensé à Owens en lisant ce billet. Par les temps qui courent (…!), il aurait fait bonne impression ici étant donné son pied-de-nez au racisme des nazis.

    2. monsieur8 dit :

      @jeanfrancoiscouture: Jesse Owens a remporté QUATRE médailles d’or à Berlin. Il a littéralement survolé ces jeux.

      De retour au pays, il fut accueilli en héros… mais sans droits civiques.

      Roosevelt, en pleine campagne électorale, n’a pas voulu le rencontrer pour ne pas s’aliéner les électeurs des États du sud. D’ailleurs, Owens aurait dit (notez le conditionnel) qu’il avait été mieux traité par Hitler que par Roosevelt. 🙃

      1. Haïku dit :

        Ouch ! 😉

      2. gl000001 dit :

        Hitler a quitté le stade avant de lui donner sa troisième et quatrième médaille. Il l’a juste salué de la main. Certains disent que c’était intentionnel. D’autre disent qu’il devait partir à une certaine heure.

      3. jeanfrancoiscouture dit :

        @monsieur8: Merci du rappel. J’aurais dû mieux réviser ma copie avant de la déposer. 🙂 🙂

      4. Madalton dit :

        C’est comme pour Cassius Clay, Mohamed Ali, quand il est revenu chez lui à Louisville KT, on lui a refusé l’accès à un restaurant. Il a lancé sa médaille olympique dans la rivière.

  20. Sjonka dit :

    Contribution effectuée. Désolée qu’elle soit quasi symbolique. Le remplacement du réfrigérateur, la semaine passée, n’était vraiment pas prévu….

    Pour ce qui est de la course de M. Moses, c’est vrai qu’il faisait d’immenses enjambées. Belle course.

    Merci M.Hétu de ces présentations de gens vous ayant marqués. Un côté personnel de votre part qui nous change de la swamp états-uniennes.

  21. Apocalypse dit :

    @MarcoUBCQ – 12:31

    ‘En passant Richard, être fier de soi ce n’est pas se vanter.’

    Disons que la pilule passe beaucoup plus facilement lorsque la personne en question a réussi quelque chose digne de ce nom et comme vous dites, elle a de quoi être fière!

    On apprend des choses sur M. Hétu, pas moi, et ne suis sans doute pas le seul, qui va se plaindre.

  22. titejasette dit :

    HS

    1- Un autre mensonge pas plus tard que mercredi dernier. Il a encore menti:

    « the coronavirus pandemic will go away without a vaccine and that scientists have “come up with the AIDS vaccine.” – Clorox-en-Chef

    https://www.huffingtonpost.ca/entry/trump-coronavirus-aids-vaccine_n_5ee8fb37c5b6fb0e3d051e7d?ri18n=true

    2- Non seulement il n’est pas parti, il a montré de signes de recrudescence.

    Stocks move into the red on news Apple is reclosing some stores in Florida and Arizona.

    https://www.cnbc.com/2020/06/18/stock-market-futures-open-to-close-news.html

    2è vague ou une tite tempête dans un verre d’eau ?

    Conseils d’amis: attention aux BBQ et autres réunions familiales en fin de semaine. Gardez vos distances.

  23. onbo dit :

    J’ai mis du temps à grandir au Collège, si bien que j’étais comme disqualifié en partant pour les compétitions qui demandent de grandes jambes (la course) ou une grande stature (le basket) ou une constitution robuste (le hockey).

    Je me suis donc concentré sur la gymnastique au sol et la trampoline. Je m’en tirais plutôt bien; j’avais le support et l’appréciation franche de mes camarades.

    Mais c’est dans la course sur les cailloux le long des rivières où j’ai le plus développé mes réflexes, l’agilité et la coordination motrice qui allait me servir pour la gymnastique.. Mon « top », ça aura été finalement la course sur les dormants de chemin de fer dans mon patelin où le train passait 2 fois par jour. Là, j’étais absolument imbattable. Le truc c’était de procéder au changement de vitesse en même temps que d’allonger la foulée jusqu’à ce que la distance moyenne de 3 ou 4 dormants s’équivalent… en gros.

    Le reste, était une question de micro-ajustement et de réflexes. Une fois la cadence trouvée, j’avais la confiance d’entrer progressivement en mode Turbo et vitesse accélérée. Et curieusement, ça devenait plus facile, demandait moins d’effort et j’avais littéralement l’impression de flotter n’effleurant un milli-seconde le prochain dormant en regardant 8 à 10 mètres devant, laissant mes jambes trouver elle-mêmes le prochain point d’appui.

    En fait, ça ressemble à la course de haies, sauf que les haies sont au sol et à une distance « presque » semblable sur une moyenne de 3 ou 4 dormants selon le segment de course. Quel merveilleux souvenir que ce passage obligé en mode turbo. Bon soleil à tous.

  24. Maïs1988 dit :

    Un athlète masculin afro-américain?

    #1 Muhammad Ali pour l’ensemble de l’oeuvre – né Cassius Clay, se convertit à l’Islam, se nomme désormais Mohammad Ali, objecteur de conscience, refuse d’aller au Vietnam tuer des gens qui ne lui ont fait aucun mal, sera emprisonné, sacrifie 3 ans de sa vie dans son combat juste contre le gouvernement inique. Ali aura révolutionné la boxe, il aura battu les plus grands autant avant son emprisonnement qu’après!

    #2 Jackie Robinson – l’un des meilleurs joueurs des « Negro Leagues » (pas le meilleur joueur, l’un des meilleurs, mais surtout le meilleur « combo» baseball – attitude pour performer au top lors de son entrée dans les Ligues Majeures tout en faisant face avec retenue à l’hostilité de ses teammates, des adversaires, des partisans, même ceux de sa propre équipe.

    #3 Jesse Owens – 4 médailles d’or aux Jeux Olympiques de Berlin, une icône… Avant de retourner aux USA et d’y travailler comme pompiste dans une station-service, concierge, ou de courir contre des chevaux pour arrondir ses fins de mois.
    – « M. Hitler ne m’a pas snobbé. C’est notre président, Roosevelt, qui m’a snobbé. Le président ne m’a même pas envoyé un télégramme. »

    #4 Jack Johnson, le premier champion mondial de boxe afro-américain. ‘Le combat du siècle’, en 1910, Johnson contre James J. Jeffries; les émeutes un peu partout aux USA suivant la victoire de Johnson. Johnson s’est marié 3 fois, avec 3 femmes blanches. Arrêté après son mariage avec Lucille Cameron car Johnson avait violé le « Mann Act »… Ouf!

    #5 Joe Louis… Un grand, très grand, très, très grand champion!

    #6… Peut-être ex-aequo Tommie Smith et John Carlos, la main gantée, le poing levé. C’étaient aux JO de Mexico, en octobre 1968, quelques mois après les assassinats coup sur coup de RFK (juin 1968) et MLK (avril 1968), quelques années à peine après les assassinats de JFK (nov 1963) et Malcolm X (fév 1965). Le mal a éteint 4 lumières, trop billantes, trop lumineuses. Cette décennie des années 60 aura été le point de bascule, de non-retour des USA dans le mal, la guerre au Vietnam, etc. Les USA ne s’en sont jamais relevés. Mes respects à Tommie Smith et John Carlos! Ça prenait du courage! Ils y laisseront leurs carrières.

  25. el_kabong dit :

    Moses a d’ailleurs la 2e plus longue série de victoire de l’histoire de l’athlétisme (122)…

  26. Apocalypse dit :

    @onbo – 13:27

    👍👍

  27. Guy Gibo dit :

    Une question de génération sans aucun doute. Pour ma part je suis resté accroché aux Jeux Olympiques de 1968 à Mexico… Deux moments magiques:

    1. Un premier avec le saut en longueur record de Bob Beamon… un record qui ne sera battu finalement qu’en 1991. C’était gigantesque!

    2. Un deuxième qui a marqué ma génération, soit le geste de protestation sur le podium (gants noirs et poingts levés) de John Carlos et Bobbie Smith, médailles d’or et de bronze aux mêmes Jeux Olympiques.

    Bien sûr que le choix de Mooses est difficilement contestable… J’ajouterais aussi la carrière du sprinter américain Michael Johnson invaincu de 1990 à 1997, alignant 58 victoires consécutives. 4 titres olympiques et huit championnat du monde.

    Sans oublier Donovan Baley qui a fait vibrer tous les Canadiens et Québécois (avec Bruni Surin) aux Jeux d’Atlanta en gagnant le 100 mètres (record du monde) et le 4×100 mètres.

  28. gambitduroi dit :

    Contribution faite. Merci pour votre travail!

  29. InfoPhile dit :

    M. Hétu – j’ai envie d’écrire cher Richard, depuis le temps! -, j’apprécie grandement votre travail et votre talent. Ils se répercutent avec bonheur dans le choix de mes lectures et réflexions. Merci!

    Touchante cette idée de votre petit panthéon afro-américain!

    1. Richard Hétu dit :

      Merci de votre intérêt et de fidélité!

  30. spritzer dit :

    Un clin d’oeil et un hommage à Harry Belafonte, un militant des droits civiques, confident de Martin Luther King, activiste politique, humaniste dans la lignée du grand Paul Robeson dont il fut l’héritier spirituel. Il a assurément sa place dans le panthéon.des grands humanistes, toutes couleurs confondues.

    Un de ses grand succès, The Banana Boat Song, avait été utilisé dans le film Beetlejuice et c’est bien Belafonte qui chante. Je dois dire que la chorégraphie est assez réussie. 🙂

  31. Andrea dit :

    Un bel article sur un grand nom de l’athlétisme et des Jeux olympiques. 👍

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