Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Un journaliste du site de gauche The Intercept est accusé par une collègue noire de racisme après avoir cité dans un article un Afro-Américain qui se demande où est l’émoi des Américains quand un Noir tue un autre Noir qui n’a rien fait de mal. Après avoir été la cible d’attaques sur Twitter, le journaliste présente des excuses.

Le responsable de la section éditoriale du New York Times démissionne après un tollé soulevé par la publication d’une tribune par un sénateur républicain en faveur du déploiement de l’armée pour mettre fin aux violences qui marquent certaines manifestations organisées en réaction à la mort de George Floyd. De nombreux journalistes du Times dénoncent sur Twitter cette tribune en affirmant qu’elle met en danger les journalistes noirs du journal.

Le rédacteur en chef du Philadephia Enquirer démissionne à son tour après des critiques au sein de la salle de rédaction du journal concernant un titre coiffant un texte d’opinion sur les pillages et incendies accompagnant certaines manifestations («Buildings matter, too»).

Le journaliste Matt Taibbi, dont le style hyperbolique n’est pas ma tasse de thé, explore dans cet article ces épisodes et en décrit d’autres du même genre qui ont secoué les salles de rédaction de la presse américaine ces derniers jours. Il y voit une révolution intellectuelle dangereuse menée par des Robespierre patentés qui se servent notamment de Twitter pour guillotiner des réputations et des carrières. Et il regrette l’époque où les journalistes n’étaient pas aussi fragiles ou intolérants face à des idées ou des réalités qui heurtent leurs sensibilités.

On n’est pas obligé d’approuver tout ce qu’écrit Taibbi. Mais il soulève des questions importantes et assez troublantes pour ceux et celles qui croient à une presse libre.

116 réflexions sur “Trop fragiles (ou intolérants), les journalistes?

  1. Gina dit :

    Que peut-on attendre d’un imbécile qui croit que les bâtiments comptent mieux que la vie des gens .

  2. marylap dit :

    La liberté d’expression est importante, je pense que bien des exemples donnés sont plus « tone deaf » que raciste. Sauf peut-être l’éditorial de Cotton. Mais l’idée d’empêcher les gens qui ont une opinon différente (sauf celle appelant à la violence, à la discrimination ou même à la mort) de s’exprimer mène sur une pente glissante.

    1. Roger Allard dit :

      Avec les réseaux sociaux, tout individu commentant une situation, donc un commentateur a cette facilité de se prendre pour un vrai journaliste.

  3. lechatderuelle dit :

    L’avènement des réseaux sociaux a tout transformé en « opinion »…. et si un texte, un commentaire, une phrase confronte le lecteur, celui-ci estimera que le journaliste est « contre » lui…
    Le messager est devenu le message….

    C’est devenu très difficile d’être journaliste en 2020… alors que, pourtant, ça devrait être le contraire…
    mais tout est récupérer au 1er degré et amalgamé à d’autres faits ….

    On ne peut plus n’être qu’en désaccord… non, faut détruire l’autre… le salir, le discréditer…

    L’art oratoire est disparu depuis longtemps… maintenant ce ne sont que des affrontements dans des dialogues de sourds qui cataloguent des gens dans de silos…

    La radio et la télé ont amorcé cette « mode » dans les années 70 avec des commentateurs de l’actualité qui haranguaient leur auditoire… en 2020 les radio-poubelles foisonnent… les journaux ont leurs « grandes gueules » et même certaines chaines ont leur « crieurs de scandales » qui s’horrifient de tout et de rien….
    Tout est mâché et pré-digéré pour l’auditeur ou le lecteur….

    celui-ci n’a plus qu’à choisir son fast food éditorial et il est rassasié…. ça correspond à ce qu’il veut….

    le politiquement correct en rajoute une couche…. et on se retrouve avec cette situation….

    Quand à la fin de ton texte tu dois avoir une vidéo de bébés chats ….. tout le monde aiment les bébés chats….

    Le siècle des Lumières est révolu….

  4. noirod dit :

    On est a l’époque du anything goes. Quand le premier citoyen de la nation peut insulter ,mentir et inventer sans avoir a en subir les conséquences, il est facile pour d’autres de croire que c’ est permis de le faire. Mais pour les journalistes c’est une autre paire de manches car ils sont tenus d abord par la ligne éditoriale de leur employeur mais aussi a comprendre la différence entre la sphere publique et le privé. Et c’ est la que les médias dits sociaux leur jouent des tours. Parce que sur ceux ci tu crois pouvoir dire ce que tu veux ,en ton nom personnel, utiliser les mots pour le dire sans savoir exactement la portée de tes affirmations. Et plus tes propos sont tendancieux, plus le volume de réaction est exponentiel. Ce qu’il faudra un jour rétablir c’ est la différence entre la presse libre et la liberté d’ expression. Je crois qu’il y a confusion entre les deux et que les perceptions de leurs frontières sont trop individuelles.

  5. A.Talon dit :

    Dans tous les cas cités dans ce billet, on vois bien que la liberté de presse régresse de plus en plus dans ce pays. Encore plus de plomb dans l’aile de la démocratie américaine… comme si le tsunami orangé ne suffisait pas. 🙁

  6. M.Rustik dit :

    Je crois en la liberté de presse et les questions soulevées sont importantes.
    Mais il y a souvent dérives avec les médias sociaux, et la presse qui veut conserver son auditoire voit aussi certaines journalistes être, disons, plus sensationnalistes.

    Davantage, avec la pluralité des avis il y aura toujours un moron pour prendre la position extrême et juger avoir le droit de citer… en s’appuyant sur cette même liberté de presse.
    Les mensonges de Trump démontrent cette démagogie. Et le pire, avec l’Internet et le déploiement de cette « société de la désinformation », il devient plus facile de « guillotiner » sous des préceptes nébuleux…
    -Moteur de recherche orienté vers ce que tu désires trouver
    -Paresse humaine dans la recherche (aucune/faible validation des sources)
    -Besoin naturel de regarder en premier ce qui nous conforte
    -Liberté de parole et droit de cité aux propos mensongés et farfelus (qui se retrouve listés comme « sources d’information »)
    -Et bien d’autres items (je recommande la lecture de « Pour la Science N°472 – Février 2017 » consacré au sujet)

    Ou tracer la ligne de cette « liberté » de Presse, à qui donner le droit de trancher… et même de guillotiner?

    C’est une question intéressante, ouverte sur un large débat.

  7. Maxime dit :

    Je me demande sérieusement si Foglia « survivrait » à cette tendance. J’ai bien peur que non.

    1. jcvirgil dit :

      En effet, lui qui prenait souvent plaisir à aller à contre courant de l’opinion majoritaire et de la rectitude politique.

    2. Toile dit :

      C’est drole, moi j’aurais écrit «  heureusement que non « 

  8. A.Talon dit :

    Phénomène inquiétant pour notre avenir à tous car, ne l’oublions pas, les ultra-radicaux surexcités de la «political correctness» sont également de plus en plus agressifs ici-même au Québec, comme partout ailleurs. Qu’il suffise de penser à ces vautours multi-culturalistes qui profitent du climat anxiogène dû à la pandémie pour faire encore plus de «Quebec-bashing»…

  9. jcvirgil dit :

    Les journalistes ont acceptés de se retrouver sur une pente glissante quand ils ont regardé sans rien dire le pouvoir de répression s’en prendre à un des leurs, Julian Assange, qui avait osé denoncer les crimes de guerre de l’armée americaine et la corruption de certaines elites.

    Aujourd’hui ils n’ont plus qu’à etre des perroquets du pouvoir et à suivre la parade de l’opinion majoritaire s’ils ne veulent pas être embêtés

  10. Le journalisme est aussi à l’image de nos sociétés nord-américaines de ce siècle. Ce sont des êtres humains qui comme plusieurs d’entre nous se sentent obligés de laver plus blanc que blanc. Ceci dit, il faut quand même noter qu’en parcourant certains articles de grands et petits médias, je sens un influenceur qui travaille dans un but pas toujours honorable. Se remettre en question est sain mais certains autocrates voient le quatrieme pouvoir comme une nuisance. Ces dirigeants sont aussi une nuisance.

    Surveiller. Ne jamais cesser de surveiller ceux qui ne veulent pas toujours notre bonheur.

    1. MarcoUBCQ dit :

      Restez conscient, encore et toujours. Même sur le bord de l’océan, alors que les vagues éliminent toute raison de s’en faire, de quoi que ce soit, restez conscient.

  11. Achalante dit :

    Les journalistes sont-ils plus fragiles, ou est-ce qu’on reconnaît plus vite et accepte moins facilement le racisme? Des propos qui n’étaient pas moins blessants il y a vingt, trente, quarante ans sont moins tolérés parce que la majorité blanche et vocale est de plus en plus éduquée aux réalités raciales, et amplifient la voix des Afros-Américains.

    Je crois que c’est là la raison du changement d’attitude. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les opinions anti-capitalistes étaient (et sont toujours) dénoncées et étouffées.

    C’est du moins mon opinion! 😉

    1. MarcoUBCQ dit :

      Et votre opinion suit le sac et le ressac des vagues infinies. Achalez Achalante, achalez enocre et toujours.

  12. Anne-Marie Allaire dit :

    Souvenez-vous, une jeune militante noire a traité de traitre une dame d’un certain age, noire aussi, qui voulait assister au spectacle de Betty Bonifassi au TNM. L’intolérance ne règle rien et elle est toujours le signe d’une ignorance regrettable.

  13. ddescarreaux dit :

    C’est donc que ce prof. d’histoire de Berkeley avait raison d’écrire sa lettre anonymement.
    C’est assez décoiffant.
    Qu’en pensez-vous?

    https://uncoverdc.com/2020/06/12/uc-berkeley-history-professors-open-letter-against-blm-police-brutality-and-cultural-orthodoxy/

  14. kelvinator dit :

    Taibbi, un chroniqueur et podcasteur notoire pour ses idées conspirationnistes contre l’establishment démocrate ou contre le Russiahoax, tente de faire la leçon sur l’intégrité journalistique!?!?

    VRAIMENT???

    Surtout sachant qu’il critiquait le déclin des médias parce qu’il ne rapportait pas ce qu’il voulait avec le rapport Mueller, c’est à dire que toute l’enquête est un hoax et que rien de criminel n’a été fait. Le régurgit point par point des conspirationnistes de droites habituelles.
    https://www.rollingstone.com/politics/politics-features/russiagate-fiasco-taibbi-news-media-826246/

    C’est CE Taibbi qui fait la lecon!!
    Come on…

    1. kelvinator dit :

      Le même Taibbi qui s’associe fréquemment avec Aaron Maaté, qui nie l’existence des attaques chimiques en Syrie et plusieurs autres point de désinformation si chère à Moscou.

      Taibbi est américain mais a commencé à travaillé en Russie à la chute du communisme, son biais russe est évident.

      1. spritzer dit :

        « Le même Taibbi qui s’associe fréquemment avec Aaron Maaté, qui nie l’existence des attaques chimiques en Syrie et plusieurs autres point de désinformation si chère à Moscou. »

        Soit vous formulez mal vos phrases, trop pressé que vous êtes de salir la réputation de journalistes intègres, ou alors vous ignorez les détails de ce dont vous parlez.

        Taibbi et Maté, entre autres, ne remettent pas en question les attaques chimiques en Syrie mais doutent de l’identité des responsables. Et le scandale du tripotage des données de l’enquête de l’OPCW à Douma devrait AU MOINS vous inciter à réfléchir.
        https://thegrayzone.com/2020/01/02/opcw-leaks-expose-criminal-syria-cover-up-and-us-media-is-silent/

        Taibbi et Maté ont eu raison sur le russiagate DÈS le début, et ils ont raison sur l’attaque chimique de Douma. Que ces deux développements valident la position de la Russie est ce qui semble vous irriter au plus haut point, beaucoup plus qu’une question de méthode journalistique. C’est ce que le billet déplore: un aveuglement idéologique, une intolérance aux points de vues qui contredisent vos positions.

      2. kelvinator dit :

        « C’est ce que le billet déplore: un aveuglement idéologique, une intolérance aux points de vues qui contredisent vos positions. »

        Exactement, comme le fait que des attaques chimiques en Syrie eurent lieu, et que contrairement à la désinformation russe, les responsable sont le gouvernement syrien, sinon les rebelles ont des avions, je dont je doute fortement… Je vous ai déjà fourni ample de preuve de bellingcat, mais vous préférez attaquer la source plutôt que démontrer en quoi ils ont faux.

        Votre farouche défense ne fait qu’illustrer mon point. Ce sont des conspirationnistes.

      3. el_kabong dit :

        @spritzer
        « Taibbi et Maté ont eu raison sur le russiagate DÈS le début,… »

        Ce n’est pas p.q. vous l’affirmez péremptoirement que c’est la réalité (réalité alternative russe, par contre, ça on est d’accord)…

        Rappel : l’ingérence russe dans l’élection de 2016 a été démontrée par toute la communauté du renseignement des usa et avalisée par le comité du sénat, à majorité carpettes ripoux-libanes, faut-il le rappeler également…

        Note: il est inutile de revenir avec votre référence fétiche (votre Presssieux), caractéristique du complotiste, l’explication passe-partout, sensée mettre fin à toute discussion, même si ça ne couvre qu’une infime partie du sujet en discussion…

      4. spritzer dit :

        @el_kabong

        C’est pas ma faute si vous ne savez pas apprécier à sa juste valeur le témoignage du président de Crowdstrike qui sont les seuls à avoir examiner les serveurs du DNC. Son témoignage à cette commission ne s’accorde pas avec l’assurance béton que les agences de renseignements donnent de l’implication de la Russie ni de la façon dont les courriels ont été volés.. Sans compter que Assange a toujours dit que les courriels ne lui venaient pas d’un acteur d’État. C’est un point qu’on oublie..

        Si la NSA a des preuves solides de la culpabilité russe – après tout ils ont la possibilité de collecter tout ce qui se passe sur le net – ils n’ont jamais rien présenté. Alors d’où vient l’assurance des agences de renseignements quand on sait que l’autre aspect du russiagate, l’influence par les médias sociaux, repose sur des bases absolument ridicules: 100 000$ de pubs entre 2015 et 2017 d’un contenu juvénile.

      5. kelvinator dit :

        « Sans compter que Assange a toujours dit que les courriels ne lui venaient pas d’un acteur d’État. C’est un point qu’on oublie.. »

        Vous acceptez la parole de l’accusée qui s’innocente?

        « – après tout ils ont la possibilité de collecter tout ce qui se passe sur le net – »
        Votre vision de la NSA est caricaturale…
        Logique conspirationniste typique : On fait un constat exagéré (la NSA sait tout) pour utiliser l’absence de réponse hypothétique comme absence de preuve.

        Et vous reprenez l’argument du soit disant 100 000$… N’étiez-vous justement en train d’argumenter que l’influence russe était inexistante, et là vous la minimisez? Accordez vos violons au moins avant de tenter d’expliquer une suite logique des choses.

      6. spritzer dit :

        @kelvinator

        « les responsable sont le gouvernement syrien, sinon les rebelles ont des avions, je dont je doute fortement… »

        C’est justement une des analyses qui a été écartée du rapport de l’OPCW sur Douma. Les bonbonnes de gaz n’étaient pas cabossées et n’avaient donc pas été larguées d’un avion.

      7. kelvinator dit :

        Bellingcat prouve exactement le contraire de ce que vous affirmez.
        https://www.bellingcat.com/news/mena/2020/01/23/the-opcw-douma-leaks-part-3-we-need-to-talk-about-a-false-flag-attack/

      8. el_kabong dit :

        @spritzer

        On se demande d’où vient cette idée saugrenue que crowdstrike aurait été le seul acteur de toute l’enquête sur l’ingérence russe…
        38 agences diverses et c’est une entreprise privée qui aurait été le fer de lance de toute la chose…
        La réalité est que vous n’avez AUCUNE idée de l’information à laquelle a eu accès Mueller ni le comité du sénat (c’est quand la dernière fois que vous avez vu des données « publiées » par la nsa?)…

        P.S. Vous irez sur le site de crowdstrike où le président répond au cherry-picking de votre référence…

  15. jeanfrancoiscouture dit :

    Vous connaissez le concept de «la saveur du jour» (ou du mois)? Présentement, ladite saveur est celle de la violence policière blanche contre des personnes «racisées» non violentes et non armées. Bien entendu, c’est une violence totalement inacceptable et que l’on se doit tant de condamner que d’éliminer de la société.
    Malheureusement, quiconque se permet de présenter et analyser quelque autre forme de violence, surtout si elle implique des violences entre personnes dites «racisées» (comme l’attaque,la destruction et le pillage de commerces appartenant à des personnes issues des minorités lors d’émeutes) ou de la part de ces dernières à l’endroit de personnes non «racisées» se fait immédiatement prendre à partie et se fait lancer l’anathème rédhibitoire de «raciste».
    Les torts sont toujours du même côté et un peu à l’exemple du #MeToo qui était une invitation à toujours tenir pour vraie toute dénonciation et interdire tout questionnement voire accepter les lynchages médiatiques, le meurtre de M. Floyd a entraîné le même genre d’approche vis-a-vis les relations inter communautaires. Et c’est dommage.

  16. Boozadvisor dit :

    Les démissionnaites n’ont juste qu’à se replacer les pieds dans des journaux plus à drette!
    Je suis en effet pour une presse libre mais tout comme c’est arrivé ici à Urbania quand y’ont donné une (juste une, heureusement) chronique à Eric Duhaime et que la salle de rédaction s’est braquée, et selon moi avec raison.
    Cette vidange là a déjà assez de visibilité et d’auditeurs aux abois dans son coin!
    Je suis pour la liberté de presse mais je vois ça un peu comme les parties politiques ici au Canada, rapport aux questions existentielles importantes (exemple pro-vie ou pro-choix). Si tu représentes ton partie, tu dois représenter ses idées phares sinon, au nombre qu’on en a, y’a sûrement un partie plus proche de tes idées ou tu peux te replacer les pieds.

  17. kelvinator dit :

    C’est la culture du « Manufacture outrage » qui est selon moi en partie responsable.

    Des auteurs comme Taibbi ont fait leur carrière avec des articles polémistes, qui cherchent des problèmes quitte à exagérer une situation normale pour créer un outrage de toute pièce.

    Les américains sont devenus très sensible, vous n’avez qu’à voir les mouvements les plus à gauche qui carbure à l’indignation, comme le cultural appropriation du coté racial ou le mansplaining et le virtue signaling largement répandu en politique.

    The Intercept par exemple, fut fondé expressément sur l’indignation envers le gouvernement avec les hyperboles entourant Snowden, Assange, Manning et cie… C’est pourquoi The Intercept est le premier à relayer les pires attaques contre les démocrates, les démocrates étant au pouvoir lorsque Greenwald a eu des démêlés avec le gouvernement américain pour posséder du matériel secret.

    L’indignation se voit encore plus à droite, comme à quel point la moindre critique est tout de suite défini comme de la censure, alors qu’ils appliquent eux même la censure sans problème.

    1. Toile dit :

      Merci d’accroitre ma culture… ou comme dirait Papitibi, ma Kultur. Vous me permettez de faire un lien notamment quant au pourquoi de la création de The Intercept.

    2. gl000001 dit :

      « Manufacture outrage » + « Outrage addiction », ça fait du « politically correct » super agressif !!

  18. Toile dit :

    La question n’est pas évidente. La poule ou l’oeuf. Il y a cette notion de convergence où quelque soit le journal, le texte est identique. Il y a cette notion de concurrence, de rentabilité les résaux sociaux ayant grugé des recettes jadis dévolues aux médias classiques. Il y a cette notion de perpetuel instantané. Il y a le discours du politicaly correct. Il y a cette notion du « je,me,moi ». Il y a cette débandade du c’est écrit donc c’est vrai. Il y a aussi une paresse intellectuelle qui découle probablement d’un apprentissage manquant de la pensée critique. Il y a aussi cette notion d’absence de mémoire collective faute d’histoire et de culture. Il y a aussi tous ces Rosbespierre professionnels qui vous sapent des faits. Juste ce Robespierre, ca appelle à une connaissance historique.

    1. onbo dit :

      merci pour cet éventail d’angles de vue!

  19. Apocalypse dit :

    ‘Mais il soulève des questions importantes et assez troublantes pour ceux et celles qui croient à une presse libre.’

    Troublantes, oui: très!

    Nous vivons dans une société où on voit de plus en plus d’esprits faibles (ou fragiles), l’exemple – peut-être – ultime étant Donald Trump. Donc, des gens incapables de supporter une quelconque opinion qui puissent ébranler les colonnes de leurs (bien) petits temples et qui lorsque d’émise par quelqu’un, détruit l’image qu’ils ont d’eux-mêmes.

    En autant qu’il n’y a pas d’incitation à la violence, au racisme, de propos d’haineux et autres choses du genre, on doit laisser les gens s’exprimer.

    A faire très attention aux dangers de la pensée unique où on va se priver de la merveilleuse diversité qu’on voit autour de nous et qu’on entend.

    Toujours bon de lire, d’entendre d’autres opinions qui nous forcent à réfléchir, à se remettre en question, à se poser des questions et qui peuvent ultimement nous faire progresser, à s’adapter au monde qui nous entoure.

    1. MarcoUBCQ dit :

      Chapeau!

  20. xnicden dit :

    En complément à kelvinator 11:15 et 11:22:

    « Dans un métier où la première exigence de l’emploi était autrefois la volonté de poser des questions difficiles, nous en sommes venu à avoir peur de poser des questions évidentes. » (ma traduction). C’est bien dit, mais ça vient après avoir donné notamment comme exemple de scène quasi-religieuse non questionnée le fait que madame Pelosi et monsieur Schumer aient mis un genou à terre.

    Il se permet de dire aussi qu’un collègue avait raison d’affirmer que les autorités n’avaient pas de preuve de collusion avec la Russie. Et que les médias ont publié le dossier Steele maintenant discrédité parce que Trump est une ordure. (« …Mate especially was right to point out that officials had no evidence for a Trump-Russia collusion case. (…) It was okay to publish the now-discredited Steele dossier, because Trump is scum. »).

    On voit que l’auteur est fidèle à lui-même.

  21. xnicden dit :

    « Des transgressions de Trump comme celle concernant l’Ukraine, il en existe dans tous les dossiers de sa politique étrangère, et Bolton les détaille, ainsi que les tentatives par lui, et par d’autres au sein du gouvernement, de tirer la sonnette d’alarme »

    En passant c’est le même homme qui a refusé de témoigner devant le Congrès.

  22. Certains décideurs aux intentions discutables doivent comparer les journalistes d’enquête en autres, à des parasites.
    Or n’oublions pas que le journaliste est à la société ce que le parasite est au corps humain. Nous en avons besoin pour habituer notre organisme à se défendre.

  23. Apocalypse dit :

    @xnicden – 11:35

    ‘Dans un métier où la première exigence de l’emploi était autrefois la volonté de poser des questions difficiles…’

    Si tu te fais poser une question difficile, tu peux toujours rester en silence pendant une vingtaine de secondes. Je ne pouvait m’empêcher de revenir sur cet épisode 🤣.

    Plus sérieusement, c’est effectivement le travail des journalistes de poser les questions difficiles et chez les journalistes, on semble – parfois – l’oublier. On l’a vu avec la crise actuelle de la COVID-19 au Québec où on a été très gentil avec les questions pour M. Legault et pourtant avec le chiffre astronomique de morts, comparativement aux autres provinces, on aurait dû en poser des salées.

    Heureusement le sens critique semble revenir chez certains et on voir maintenant des critiques de la CAQ pour la gestion de cette crise.

  24. simonolivier dit :

    Il y en a un autre chez Fox News qui se fait « censurer ». Mais lui, c’est par ses commanditaires. T-Mobile, Disney et Vari ont retiré les commandites de l’émission. Il ne lui reste presque plus de commanditaires. Sur son fil Twitter, voici le commentaire de Mike Sievert, CEO de T-Mobile. « Byebye Tucker Carlson »

    1. treblig dit :

      @simonolivier

      Les revenus publicitaires de Fox ont baissé de 7.1% cette année ( 1.16 milliards au lieu de 1.25 milliards). La clientèle de Fox News est âgée ( 69 ans en moyenne) et n’attire pas les grandes compagnies parce que elle consomme peu comparativement aux 25-45 ans.

      Mais aussi les canaux de nouvelles ( CNN, MSNBC, FOX) attirent de moins en moins d’auditeurs plus jeunes qui lui préfèrent les canaux spécialisés comme Historia ou Discovery.

    2. MarcoUBCQ dit :

      Tucker Moron ne fait plus recette. Fox entertainment fait dans le banqueroute.

  25. ProMap dit :

    Pour un ou une série de faits, mille opinions sont émises : liberté d’expression. Cependant, lorsqu’une opinion dénature, travestit les faits au point d’en faire une réalité dite alternative, pire d’inventer ces faits, ce n’est plus une opinion, c’est mentir. Ce n’est plus de la liberté d’expression, mais plutôt de la manipulation.

  26. FlorentNaldeau dit :

    @xnicden, 11h35
    La scène de Pelosi et ses collègues s’agenouillant avec ses collègues avait effectivement des relents de cérémonie religieuse, de par l’unanimisme comportemental du groupe, le lieu d’apparence solennelle, l’attitude de recueillement quelque peu empruntée et l’uniformité du symbole vestimentaire (pourquoi diable avoir choisi une écharpe africaine pour honorer un citoyen né aux ÉU?).

    Quant à la thèse de Taibbi, je pourrais chipoter sur certains détails mais il a dans l’ensemble raison. Il existe présentement dans les médias (et dans la société en général) une frilosité et une hypersensibilité qui font que les gens redoutent d’être confrontés à des points de vue divergents des leurs ou à des opinions qui s’écartent de l’orthodoxie intellectuelle édictée par les bien-pensants. Au point où on a souvent l’impression que certains sont convaincus qu’ils ont un droit constitutionnel d’éviter d’être exposés à tout inconfort intellectuel. Tout propos qui s’écarte de cette « norme » ouatée doit être traitée comme une hérésie et son auteur doit être immédiatement dénoncé et condamné, car il n’a pas le droit de dire autre chose que ce qui est admis par soi-disant « tout le monde ».

    1. MarcoUBCQ dit :

      @ FlorentNaldeau: Exposé de maÎtre.

  27. A.Talon dit :

    Mais où est passé mon commentaire sur le nouveau livre de John Bolton? Il n’avait pourtant rien de grossier ni de menaçant. Aurais-je employé un mot tabou sans le savoir? 🙁

  28. A.Talon dit :

    HORS SUJET

    Le plus récent commentaire de Bill Maher sur les inquiétantes dérives anti-démocratiques des Trumpeux. Ou perversions dominatrices, c’est selon. Un petit peu coquin sur les bords mais j’espère néanmoins que M. Hétu ne le censurera pas pour autant.

    «New Rule: Democracy’s Safe Word | Real Time with Bill Maher (HBO)»

    1. Allez républicains, tous en choeur
      PINEAPPLE!

      1. Haïku dit :

        😉😉👌 Je seconde !
        Et je dirais même plus, PINEAPPLE AU CUBE !!

  29. Gilles Morissette dit :

    Je partage l’avis de M. Hétu.

    Je crois en la liberté de parole et la à liberté d’expresssion. Elles sont le fondements même de la société libre et démocratque dans laquelle nous vivons.

    Toutefois, elles ont leurs limites comme les Tribunaux, notamment la CS du Canada, l’ont démontré dans plusieurs causes célèbres dont le dossier Sophie Chiasson vs Genex Communications (2005).

    Exemple: Faire la promotion de la violence comme le fait Whiny Tiny Brain » est innaceptable. Donc dans un tel cas, cela constituerait une limite raisonnable qui répondrait aux critères établis de la CS.

    Ceci étant dit, il faut reconnaître que la période de rectitude politique que nous traversons fait en sorte que certaines choses qui, à l’époque, pouvaient sembler acceptables, ne le sont plus aujourd’hui.

    Les récents bouleversements qu’ont connu les USA (dénonciation du racisme, de la brutalité policière, injustice sociale, etc) ont forcé la société américaine à se remettre en question et à bousculer certaines perceptions.

    Il fallait donc s’attendre à ce que cette remise en question touche également les médias traditionnels.

    La liberté d’expression marche présentement sur une glace mince. Avec un président qui ne manque jamais une occasion de les dénigrer en allant même à les qualifier de « traitre » et « d’Ennemi de l’État », elle est plus que jamais en danger.

    La pensée unique est néfaste et constitue probablement une des plus grandes menaces à la libre expression. La diversité des opinions même lorsqu’elles dérangent nos certitudes, permet à une société d’évoluer, de « grandir ». Elle peut même enrichir, dans une certaine mesure , la discussion.

    Méfions -nous de ces « nouveaux curés » (adeptes de la pensée unique) qui prétendent posséder la vérité et qui veulent l’imposer au « bon peuple ignorant » que nous sommes (à leurs yeux).

    La censure, quel qu’elle soit, me dérange fortement. Si vous n’aimez pas l’iopinion de quelqu’un, ne l’écoutez tout simplement pas ou ne le lisez pas.

    Faites comme certains. Boycottez ses comanditaires Le pouvoir du fric est plus pesant que celui d’un censeur. Moins d’annonceurs, moins de fric, moins de revenus publicitaires, moins d’auditeurs, je vous laisse devinez la suite.

  30. Gilles Morissette dit :

    Même CBC (Canada) n’est pas à l’abri de certains dérapages comme on peut lire et entendre dans des médias américains.

    Merci à M. Hétu pour ce lien sur son compte Twitter.

    https://www.cbc.ca/news/canada/the-weekly-suspend-episodes-wendy-mesley-1.5610799

    1. spritzer dit :

      On ne sait pas quel mot fut employé par la journaliste qui lui a valu sa suspension, et dans le reportage il est fait état d’un certain racisme systémique à la CBC et on donne l’exemple d’une couverture biaisée d’une manifestation où la scène d’une voiture de police se frayant un chemin par la force au travers les manifestants a été coupée. Peut-être qu’il y a vraiment un problème à la CBC.

  31. Diane Rouillard dit :

    M. Hétu et chers lecteurs, avez-vous déjà visionné ce documentaire ?
    http://lekiosquemedias.com/2019/12/29/reportage-clandestin-quand-les-activistes-ont-pris-le-controle-du-college-evergreen-52-22/
    Je vous le recommande pour un aperçu des dérives que peuvent entrainer les « bonnes intentions »

    1. Haïku dit :

      @Diane Rouillard
      Merci pour le lien.
      Effectivement, un excellent documentaire !
      Whoa, la dérive et le sabotage social. 😨😨

    2. Benton Fraser dit :

      J’ai écouté une partie du documentaire et il donne beaucoup dans le jugement et le superlatif. Plus un outil de propagande que l’on fait passer pour un documentaire….

      1. Haïku dit :

        @Benton Fraser
        D’accord avec vous partiellement..
        Oui, lors du début du documentaire,
        je me demandais, est-ce une connerie ?
        Mais, j’ai persisté et regardé le tout.
        Désolé, mais je crois que ce documentaire dévoile la propagande des extremistes cons.
        (P.S. je suis très à gauche, sans être un extremiste con.
        Du moins, je l’espère. 😉)

      2. Benton Fraser dit :

        @Haïku

        C’est que le narrateur a un parti pris contre la gauche et j’ai surtout vu des gens de tendance fasciste et non gauchiste. (D’ailleurs le narrateur utilise une forme de language lui-même de nature fasciste… mais plus pausé, en tapant continuellement sur le clou, utilisant souvent des superlatifs, en étiquettant et donnant sa propre idée avant de montrer des « extraits » sur la personne, ce qui est le propre de la propagande.)

        J’ai assisté a plusieurs assemblées syndicales et si j’avais filmé les interventions, en sélectionnant les pires, je pourais montrer un documentaire qui démontre que ce sont tous une gang de fasciste! (La technique Guy Nadon, on montre les pires cas, qui selon les dire de Nadon, il faut questionner 20 types pour avoir un cas)

        P.S.: Je n’ai pratiquement jamais rencontré une personne de la gauche dans un syndicat et chez les syndiqués!

      3. Haïku dit :

        @Benton Fraser
        Merci de votre réponse.
        Je comprends votre point de vue, même si je ne suis pas totalement d’accord avec vos propos.
        Mais bon, toujours un plaisir de vous lire.👌
        Et comme on dit: » Peace bro’ « . SVP.

  32. Gilles Morissette dit :

    Une autre affaire qui risque de soulever les passions au Canada.

    C’est le deuxième cas du genre à se produire au Nouveau-Brunswick en l’espace d’une semaine,

    https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/des-policiers-de-la-grc-abattent-un-autochtone-au-n-b-selon-un-chef-micmaque/ar-BB15r86k?li=AAanjZr

    1. A.Talon dit :

      Rassurez-vous, ce seront encore une fois les gros méchants Québécois qu’on accusera d’intolérance et de racisme systémique…

      1. Laurent Pierre dit :

        Les gros méchants québécois francophones de souche uniquement surtout pas les autres

  33. lechatderuelle dit :

    nous sommes probablement rendu au point de définir correctement « liberté d’expression »……

    Est-ce une liberté d’expression de répandre des théories du complot ? Doit-on les laisser divaguer en public sous le prétexte de la liberté d’expression ?
    La liberté d’expression doit-elle le droit de tout dire tel que la Terre est plate… ??
    Si oui pourquoi, si non pourquoi ?

    La liberté des uns n’est pas celle des autres ….

    Comment définir ce qui peut être dit et écrit ou pas?

    Et si tout peut se dire et s’écrire… dans ce cas, ça oblige les sociétés à écouter et à discuter de tous les sujets sans grimper dans les rideaux…

    un fasciste peut donc étaler sa perception et sa philosophie en autant que quelqu’un lui réplique, et ce, de façon civilisée et argumentée par les 2 opinions…
    sans rancune au final et sans besoin de se « venger »……

    Depuis l’arrivée des médias sociaux, il n’y a plus que des « opinions »….. et si une opinion dérange, on devient obligatoirement « anti » ou ennemi, ou opposant et alors tout est permis… des insultes virtuelles au méfait public et même aux agressions physiques….

    le manque de capacité d’échanger, de discuter, de confronter des idées sans parvenir à faire une différence entre le message et le messager amène les dérapages de plus en plus fréquents….

    Quand des policiers s’en prennent volontairement à des journalistes, cette société doit s’auto-évaluer car ça ne va pas bien…..

  34. fylouz29 dit :

    Franchement. Si des journalistes de journaux aussi prestigieux peuvent se faire licencier sur des motifs aussi futiles, qu’attendre des « journaleux » de « La Presse » ou de « Le Journal de Montréal » qui donnent l’impression d’avoir obtenu leurs diplômes par pochette-surprise ?

  35. Layla dit :

    HS
    Encore aujourd’hui zéro victoire pour « cette présidence »

    Il a imposé que le rassemblement de West Point ait lieu malgré la pandémie, mais en plus il a été très clair il n’était pas question que les jeunes soient à 2 mètres de distance, et bien il n’a pas gagné son point à West Point. Son discours de plus ou moins 20 minutes à dormir debout, il prononçait syllabe après syllabe sur un ton monochrome, un commandant en chef vaincu et non vainqueur, mon impression.

    Zéro ovation, faibles applaudissements entendus sans doute à cause de la distanciation. Pathétique a voir et entendre.

    De plus…

    Il a menacé la Caroline du Nord d’aller faire son rassemblement ailleurs s’ils voulaient lui imposer de la distanciation, ils lui ont dit va ailleurs.
    Il est habitué de rabaisser qui il veut et que les gens pour ne pas affronter son courroux ferme les yeux et baisse la tête, le problème c’est que ceux qu’ils rabaissent en ces temps peu glorieux pour le pseudo president, entre autres les maires, les gouverneurs ne baissent plus la tête, ils l’affrontent, mais selon ses règles soit en bas de la ceinture.
    Ex. Mon premier commence par F et mon deuxième fini par you.
    Ex. Rends nous service retourne dans ton bunker et laisse nous travailler, dans mes mots.

    Twitter, les généraux ex ou pas, des républicains qui font de la publicité contre lui en disant nous sommes républicains et non des démocrates mais on se range derrière les démocrates le temps de cette élection.

    Il a souligné que demain serait son anniversaire…Ben oui et puis après…ça donne quoi de se rendre à 74 ans si les années ne t’ont pas apporté une certaine sagesse.

    https://youtu.be/fFn2vvo7sa0

    1. Haïku dit :

      Layla
      Très bon survol !
      (P.S. c’est un joli cadeau d’anniversaire pour DT.)

    2. Zéro énergie, reniflements fréquents, doit prendre son verre à deux mains pour boire. Y a quelqu’un qui doit mettre quelque chose dans son coke..

      Et un peu de difficulté à descendre la rampe..

      https://twitter.com/i/status/1271902553417138176

      1. Layla dit :

        @Marie4Poches
        La descente de la rampe…je ne l’avais pas vu, il ne va pas bien du tout, ca juste pas de bon sens, c’est ti à cause de son bone spur?

        le verre d’eau comme un enfant de moins d’un ans, je n’en revenais pas…avec une bouteille je l’avais déjà vu, mais un verre d’eau ? Assez retour à l’enfance merci, je me suis souvenue qu’il s’était moqué de quelqu’un qui avait de la difficulté à boire de l’eau mais je ne me souviens pas de qui. Je le redis c’était pathétique. En fait c’est de plus en plus pathétique. Il est vraiment perdu son momentum et j’en suis fort aise.

      2. @Layla

        C’est de Rubio qu’il s’est moqué

      3. Benton Fraser dit :

        Pour la descente, je crois que ce sont ses semelles ascenseurs qui lui donne 2-3 pouces de plus qui lui cause problème….

    3. gl000001 dit :

      #TRUMPRESIGN

    4. Quatre semaines de confinement pour ces jeunes qui ont assisté à ce triste spectacle….

    5. Concernant son anniversaire, il coïncide avec le 245e anniversaire de l’armée américaine. Il se demande si c’est un accident..

      https://twitter.com/i/status/1271823762061656072

      1. Layla dit :

        Deux autres petits bouts que j’ai aimé quand il dit que …

        « West Point est un symbole universel de la galanterie américaine… », non mais ça se peux- tu? Une chance qu’ils ont West Point pour rendre l’Amérique belle.
        Un symbole qu’il salit à cœur de journée avec sa « galanterie légendaire » sur Twitter. Parler de la galanterie américaine…c’est tellement le président des USA…

        Et puis, il a trouvé le moyen de rabrouer la Chine qui nous a amené l’ennemi invisible.

  36. Samati dit :

    Mettre fin au cauchemar

    1. jeanfrancoiscouture dit :

      On jurerait un «trailer» pour une dystopie**. Malheureusement, nous nageons en pleine réalité.

      **Dystopie: «Au contraire de l’utopie, la dystopie relate une histoire ayant lieu dans une société imaginaire difficile ou impossible à vivre, pleine de défauts, et dont le modèle ne doit pas être imité.» http://www.linternaute.fr

    2. treblig dit :

      @samati

      Vous avez le don de trouver les meilleures vidéos anti-trump. Ce que je salue bien bas

      1. Haïku dit :

        Idem pour moi.

  37. Apocalypse dit :

    Twitter – Richard Hétu

    @richardhetu
    Version canadienne du problème évoqué dans mon billet?

    Je viens de lire sur cette histoire (i.e. Wendy Mesley). Je n’ai jamais mis à la main sur ce qu’elle a dit pour cette tempête, mais on dit qu’elle répétait ce que quelqu’un d’autre avait dit. Si c’est le cas, comme on dit, nous sommes en territoire ‘troublant’. Dans ce qu’on appelle la ‘political correctness’ et ‘cancel culture’.

    J’ai aussi lu un article d’un journaliste canadien qui disait, c’est la mort du journalisme telle qu’on l’a connu.

    Et je ne suis pas optimiste, ça ne va sans doute qu’empirer. Comme nous avons déjà dit, la planète ‘is overrun by morons’ 😢.

  38. Gilles Morissette dit :

    Une autre affaire qui risque de soulever les passsions cette fois à Atlanta.

    Ce pays n’apprendra donc jamais de ses erreurs.

    https://www.cnn.com/2020/06/13/us/atlanta-police-shooting-wendys/index.html

    1. Haïku dit :

      L’histoire se répète. 😨

  39. FlorentNaldeau dit :

    Le cas de Wendy Mesley est représentatif de la nouvelle hypersensibilité à la mode. Qu’on puisse réprouver l’utilisation par un locuteur du mot en question (est-il besoin de préciser lequel il s’agit?) pour désigner délibérément un groupe ou un individu, c’est tout à fait défendable, et encore plus si l’intention est d’insulter ou de dénigrer,

    Mais sévir lorsque le mot n’est pas utilisé spontanément mais qu’on cite plutôt une source tierce à des fins pédagogiques ou documentaires? Il y a là un fossé très dangereux qui vient d’être franchi. En voulant soi-disant assainir le langage on occulte les intentions du passage cité et la réalité culturelle, historique ou sociale d’où il tire son origine.

    Faudra-t-il que lorsque des gens citent des discours esclavagistes des siècles antérieurs ou des personnages de méchants du roman « Tom Sawyer » de Mark Twain qu’ils remplacent systématiquement l’usage d’origine par « N-word », la formule de contournement langagier politiquement acceptable, gommant ainsi l’odieux de la réalité qui est rapportée?

    Tout cela pour épargner quelques petites sensibilités bien trop fragiles, qui préfèrent homogénéiser le discours plutôt que d’avoir à côtoyer la dure réalité des faits.

    C’est la même dictature révisionniste de la pensée qui pousse des gens à déboulonner de manière bien enfantine des statues à gauche et à droite, car il vaut mieux pour eux occulter l’histoire que la confronter directement.

  40. Apocalypse dit :

    @FlorentNaldeau – 17:25

    👍👍

    Nous sommes en train de donner du pouvoir aux esprits faibles, attendez-vous que les choses ne vont qu’empirer.

    Il faudrait que les décideurs disent non, mais cotes d’écoutes obligent et pour plaire aux instincts les plus bas du peuple, on courbe l’échine 😢.

  41. Toile dit :

    Ai trouvé cela
    « périssent les colonies plutôt qu’un principe ! » Robespierre sur l’esclavage.
    N’oublions pas que l’Europe a initié et entretenu l’esclavagisme. Nous étions alors à la révolution industrielle où le coton faisait faire des fortunes aux anglais et le sucre aux francais. On était aussi au siècle des lumières.

    1. Rick dit :

      Toile: siècle des ,Lumières: XVIIIe s.
      Révolution industrielle: XIXe s.

      1. Toile dit :

        Oui, mon affaire était pas claire, mes excuses
        Pour la France, c’est le siecle des Lumieres
        https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-06-10/dany-laferriere-le-racisme-est-un-virus
        Pour l’Angleterre , c’est la révolution industrielle
        https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-06-06/la-fibre-blanche-du-coton-américain

  42. lechatderuelle dit :

    pendant ce temps la course au virus est chaudement disputée….
    la Californie est en avance avec 2 906
    la Floride suit à 2 625
    Texas 1 638
    Arizona 1 540
    Caroline du nord 1 428
    Louisiane 1 288
    Georgie 1 018

    mais chose étrange, les gens en meurent peu….de 6 à 67 morts seulement….

    des toughs…. pas des mauviettes….

    Fini le niaisage de mourir ….

    Aux USA ça tousse mais ça ne meurt pas….

    1. Layla dit :

      @Lechatderuelle
      Il y a sûrement une erreur sur le site worldometers à tous les jours les USA ont autour de 17000 cas critiques et là ils ont 258496❓

  43. FlorentNaldeau dit :

    @Apocalypse, 17h33
    Vous avez une vision bien pessimiste de l’avenir et de la prise du pouvoir intellectuel par les « esprits faibles ».

    Pessimisme que l’actualité quotidienne et la progression d’une pensée régressive et javellisée de plus en plus dominante m’oblige à partager.

  44. jeanfrancoiscouture dit :

    «L’affaire» Wendy Mesley: Elle est bonne celle-là.!! Une journaliste .

    1. jeanfrancoiscouture dit :

      zut! encore une mauvaise touche. Je poursuis donc… Une journaliste suspendue et qui présente des «excuses publiques« pour une discussion tenue en «privé» lors d’un meeting de production. Comme disait mon prof de Latin, le révérend frère Conrad quand il voulait se moquer de nos folies de potaches: «Mais où t’allons nous?» La liaison mal à propos étant, bine entendu volontaire pour accentuer la dérision.

      Si ça continue, on va exiger que chaque citoyen.n-e porte en tout temps une caméra corporelle connectée à une centrale de la police des mots qui pourra sanctionner sur le champ tout langage ou comportement s’écartant de la «doxa».

  45. lechatderuelle dit :

    Un Américain de 70 ans atteint de la COVID-19 et hospitalisé pendant deux mois à Seattle a eu la mauvaise surprise de recevoir une facture de 181 pages totalisant plus d’un million de dollars, a révélé samedi le quotidien Seattle Times.

    La facture détaille les soins qui lui ont été administrés et leur prix : 9736 $ US par jour pour la chambre en soins intensifs, près de 409 000 $ US pour sa transformation en chambre stérile en raison de la contagiosité du coronavirus pendant 42 jours, 82 000 $ US pour l’utilisation d’un respirateur artificiel pendant 29 jours, ou 100 000 $ US pour les soins de la « dernière chance », quand son pronostic vital avait été engagé pendant deux jours.

    M. Flor, qui bénéficie du Medicare, la couverture santé des personnes âgées, ne devrait toutefois pas avoir à sortir son portefeuille, selon le Seattle Times.

    Le gigantesque plan d’aide à l’économie américaine adopté par le Congrès comprend 100 millions de dollars US de budget pour indemniser les hôpitaux et les assurances privées ayant traité les patients victimes de la COVID-19.

    de l.abus mettons ????
    Vive le privé en santé….

  46. Layla dit :

    Voici l’homme fort des USA …sur politicususa ont peut lire qu’il est tellement faible qu’il a besoin de ses deux mains pour tenir un verre d’eau. Je ris mais je trouve ça triste de le voir ainsi. C’est évident qu’il retourne en enfance en regardant cette photo. Misère, c’est un verre d’eau pas un bol super chaud de café

    https://www.politicususa.com/2020/06/13/trump-looks-like-a-weak-commander-in-chief-during-sleepy-west-point-commencement-address.html

    1. Benton Fraser dit :

      Je ne suis pas médecin mais c’est mauvais signe cette faiblesse au bras!

      Il devrait consulter….

    1. Haïku dit :

      P Lacerte
      -« Republicans want to recruit 50,000 volunteers in 15 crucial states to observe polling places on election day this November to ensure there is no suspicious behaviour as Americans cast their ballots »

      Qui sont les coupables d’un comportement suspect ?

      1. Benton Fraser dit :

        Il serait plus impartiale que le GOP demande à l’ONU d’envoyer des personnes indépendantes pour surveiller le vote aux États-Unis!!!!

  47. Lecteur_curieux dit :

    L’afro-américain pose une bonne question et en fait très reliée au racisme systémique et plus que la brutalité policière.

    Bien oui car la criminalité par exemple et celle violente est très reliée aux conditions socio-économiques.

    Et les policiers ne sont pas forcément des ennemis mais la répression quand on améliore pas les conditions sociales…

    Alors les jeunes reçoivent des propositions de groupes criminels. S’ils disent oui trop facilement c’est qu’il manque d’autres choix plus intéressants.

  48. Apocalypse dit :

    @lechatderuelle – 19:27

    ‘Un Américain de 70 ans atteint de la COVID-19 et hospitalisé pendant deux mois à Seattle a eu la mauvaise surprise de recevoir une facture de 181 pages totalisant plus d’un million de dollars, a révélé samedi le quotidien Seattle Times.’

    Merci pour l’info!

    Wow à la puissance 100! 😢😢😢 On en tombe littéralement en bas de notre chaise!

    Et Donald Trump et les républicains qui se battent pour garder ce système en place; une belle place en enfer vous attend.

    1. lechatderuelle dit :

      Apocalypse Bêtement et platement la réalité US…. les gens qui s’en sortent, perdent tout…. car les assurances sont comme les promesses de la belle voisine….

    2. Bartien dit :

      Au moins il va pouvoir se servir du chèque signé de la main même de l’élu…il devrait dire merci.

  49. Layla dit :

    @Marie4Poches
    Oups je pense que vous n’êtes pas la seule à avoir trouver risible sa descente de la ramp, la petite bête nous explique sur Twitter

    « The ramp that I descended after my West Point Commencement speech was very long & steep, had no handrail and, most importantly, was very slippery. The last thing I was going to do is “fall” for the Fake News to have fun with. Final ten feet I ran down to level ground. Momentum! »

    1. Layla dit :

      @Marie4Poches 23:06
      Je pense que vous n’avez pas été la seule à remarquer la descente malhabile de Dt, parce qu’il a eu besoin de se justifier sur Twitter

      « The ramp that I descended after my West Point Commencement speech was very long & steep, had no handrail and, most importantly, was very slippery. The last thing I was going to do is “fall” for the Fake News to have fun with. Final ten feet I ran down to level ground. Momentum! »

      Il ne voulait pas avoir l’air stupide et pourtant c’est exactement ce qu’il a eu l’air. Et il a encore l’air plus stupide en se justifiant, décidément il ne comprendra jamais.

      Quelqu’un a dit dans les commentaires, que c’était glissant parce qu’il venait tout juste de tomber de la neige verglacée.😂

      1. Lol. Pourtant le général à ses côtés ne semblent avoir aucune difficulté… faut croire qu’il n’y avait qu’un côté de glissant.

        Et non il n’a pas couru les derniers 10 pieds.

        Comme vous dîtes, il a réussi à faire rire de lui encore plus mais moi j’aime ça 🤭

      2. Il y a un tweet de 45 pour tout.
        Celui-ci date de 2014

        The way President Obama runs down the stairs of Air Force 1, hopping & bobbing all the way, is so inelegant and unpresidential. Do not fall!

        https://twitter.com/realDonaldTrump/status/458763139866435584?s=20

      3. Layla dit :

        @Marie4Poches 14 juin 00:38
        Joe Biden, non seulement il peut courir mais il le peut à reculons.

    2. Layla dit :

      Et moi qui croyait que mon message avait glissé en s’effaçant 😂sorry pour le doublon

      1. Haïku dit :

        No prolemo. 😉

      2. Haïku dit :

        Oups. No problemo.😉

    3. papitibi dit :

      Pov tite bête!

      Si cette rampe d’accès lui a semblé GLISSANTE et si la pente lui a semblé trop accentuée, alors comme il ne prend pas une goutte d’alcool, ou bien c’est l’âge, ou bien c’est Melania qui ne lui a pas dit de porter des chaussures à semelle lisse!

      Cela dit, c’est le mois de JUIN.
      Dire que d’autres p’tits vieux arrivent à garder leur équilibre en Abitibi, sur une rue en pente et couverte de verglas.

      Bon, d’accord, quand c’est glissant, mes bottes PAJAR à crampons rétractables, ça ne nuit pas! C’est vrai, aussi, que moi je ne promène pas avec une cravate rouge MAGA qui descend jusqu’en bas des chevilles!

      1. Haïku dit :

        😉😉👌👌

  50. loup2 dit :

    HS.
    Ça commence à être bon là.
    https://youtu.be/WgZkL3-zPFk?t=295

    1. Haïku dit :

      @loup2
      Bon rappel.
      Shawn Phillips, je l’ai oublié.
      Merci du partage. 👌

  51. Mona dit :

    Je partage un article de fonds qui n’est pas sur l’actualité mais qui l’éclaire.

    C’est l’histoire d’un anti-esclavagiste des Lumières, Benjamin Lay, dont la pensée, les propositions de formes d’action et les difficultés à défendre la valeur universelle de chaque homme, – quelque soit sa couleur, ses origines, sa culture, – instaure un point de vue humaniste et universel, novateur, laïc, révolutionnaire.

    https://laviedesidees.fr/L-anti-esclavagisme-au-temps-des-Lumieres.html#.XuW2T4CvDAs.email

  52. Mona dit :

    C’est article tres libg, et je m’en excuse, mais Mediapart a publié un papier suffisamment exceptionnel pour que je le partage sur le blog de Monsieur Hetu.

    La tyrannie des bouffons
    14 JUIN 2020 PAR CHRISTIAN SALMON

    La pandémie de coronavirus a eu un effet de loupe sur une nouvelle forme de tyrannie qui se déploie à l’échelle de la planète. Elle ne cesse d’étendre son empire, aux États-Unis, au Brésil, aux Philippines, au Royaume-Uni, en Italie… En France, elle ne s’est pas encore incarnée dans une figure politique. Mais de nombreux Ubu se sentent pousser des ailes au point d’inquiéter l’Élysée.

    Après la mort de George Floyd, l’éditorialiste conservateur du Washington Post George Will n’a pas mâché ses mots contre Donald Trump : « La personne que les électeurs ont élue en 2016 pour “veiller à ce que les lois soient fidèlement exécutées” a déclaré le 28 juillet 2017 à des policiers en uniforme : “S’il vous plaît, ne soyez pas trop gentils lors des interpellations.” Son espoir s’est réalisé pendant 8 minutes et 46 secondes sur le trottoir de Minneapolis. »

    Prix Pulitzer du commentaire politique, Georges Will est l’un des éditorialistes les plus écoutés de la mouvance conservatrice. Depuis 2016, il n’a pas caché « le dégoût » que lui inspirait Trump et la manière dont le parti républicain avait capitulé en en faisant son candidat. Mais son article va beaucoup plus loin, il appelle à sa défaite à la prochaine élection de novembre et à celle du parti républicain au Congrès, en particulier, a-t-il précisé, « ces sénateurs qui gambadent encore autour de ses chevilles, avec un appétit canin de caresses ».

    Les néoconservateurs, exclus du pouvoir par Donald Trump à son arrivée à la Maison Blanche, ont de bonnes raisons de lui en vouloir mais ils ne sont pas les seuls. L’ancien président George W. Bush vient d’annoncer qu’il ne voterait pas pour lui en novembre. Colin Powell a décidé de voter Joe Biden.

    Selon George Will, les provocations du président depuis son élection, amplifiées par « les technologies modernes de communication », ont « encouragé une escalade dans le débat public d’une telle violence que le seuil du passage à l’acte s’est trouvé rabaissé chez des individus aussi dérangés que lui ». Donald Trump « donne le ton à la société américaine qui est malheureusement une cire molle sur laquelle les présidents laissent leurs marques ». Et Will de conclure : « Ce roi Lear de bas étage a prouvé que l’expression “bouffon maléfique” n’est pas un oxymore. »

    « Bouffon maléfique » : en associant ces deux termes contradictoires, l’éditorialiste conservateur met en évidence le caractère clivé du pouvoir de Trump sur lequel la critique de ses opposants a constamment achoppé. Si la bouffonnerie relève le plus souvent du registre de la comédie et de la farce, la « bouffonnerie » de Trump est maléfique. Elle utilise les ressorts du grotesque pour orchestrer le ressentiment des foules, réveiller les vieux démons sexistes, racistes, antisémites, dont la liste des victimes s’allonge, de Pittsburgh à El Paso – et à George Floyd.

    « L’histoire est une blague », disait Henry Ford. Trump en a fait une politique.

    Avec lui, il ne s’agit plus de gouverner à l’intérieur du cadre démocratique, mais de spéculer à la baisse sur son discrédit. Trump est un héros du soupçon qui a construit sa stratégie sur un paradoxe : asseoir la crédibilité de son « discours » sur le discrédit du « système », spéculer à la baisse sur le discrédit général et en aggraver les effets. Le danger, dans toute spéculation à la baisse, c’est qu’elle est autoréalisatrice. De même que beaucoup d’économistes voient dans la spéculation à la baisse les principales causes de la chute des bourses, on assiste à la même crise spéculative dans la sphère politique.

    C’est le ressort de son pouvoir hégémonique qui s’impose non plus à travers des récits crédibles mais par des blagues qui jettent le discrédit sur toutes les formes d’autorités (économiques, médiatiques, politiques, médicales). Avec Trump, le grotesque a remplacé le récit (et le carnavalesque le romanesque) dans la conquête des cœurs et des esprits.

    Selon le linguiste russe Mikhaïl Bakhtine, le carnaval au Moyen Âge, loin de n’être qu’une manifestation folklorique, était l’une des expressions les plus fortes de la culture populaire, en particulier dans sa dimension subversive. Dans son ouvrage, François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance, il analysait l’esprit du carnavalesque comme le renversement des hiérarchies et des valeurs : entre le pouvoir et le peuple, entre le noble et le trivial, entre le haut et le bas, entre le style raffiné du savant et le langage grossier du peuple…

    Le carnaval qui en est l’expression la plus achevée et culmine dans l’élection d’un roi du carnaval qui se substitue à l’autorité en place. « En la personne de Rabelais, écrit Bakhtine, la parole et le masque du bouffon médiéval, les formes des réjouissances populaires carnavalesques, la fougue de la basoche aux idées démocratiques qui travestissait et parodiait absolument tous les propos et les gestes des bateleurs de foire se sont associés au savoir humaniste, à la science et aux pratiques médicales, à l’expérience politique et aux connaissances d’un homme qui… était intimement initié à tous les problèmes et secrets de la haute politique internationale de son temps. »

    Le trumpisme est une forme de carnavalesque renversé, un carnavalesque d’en haut qui installe les valeurs du grotesque au sommet du pouvoir et assoit leur légitimité sur les réseaux sociaux et la télé-réalité. Le reality show trumpiste rejoue, en le singeant, le renversement du haut et du bas, du noble et du trivial, du raffiné et du grossier, du sacré et du profane, le refus des normes et des hiérarchies instituées entre le pouvoir et les sans-pouvoir, le mépris des formes du beau style du savoir-vivre, au profit d’une vulgarité revendiquée assumée et conquérante.

    Le lien souligné par Bakhtine entre le carnavalesque démocratique et le savoir humaniste est brisé. Si Trump a lancé un défi au système démocratique non pour le réformer ou le transformer, mais pour le ridiculiser. Son omniprésence sur Twitter et celle d’un roi de carnaval qui s’arroge le droit de tout dire et de jeter le discrédit sur toutes les formes de pouvoir. Loin de se présidentialiser une fois élu, il a ridiculisé la fonction présidentielle par ses foucades, ses sautes d’humeur, ses postures ubuesques. « C’est un clown – littéralement, il pourrait avoir sa place dans un cirque », a déclaré un jour Noam Chomsky.

    L’épidémie de coronavirus en a été le théâtre insensé. Soudain, le grotesque butait sur le mur de l’épidémie. La puissance du discrédit qui enflammait les foules ne pouvait rien contre le virus qui s’attaquait à elles. Elle risquait même de se retourner contre celui qui était en charge de la santé publique. La crise épidémique a mis en évidence ce « grotesque discréditant » au travers de mille signes de mauvais goût, d’indécence et de stupidité.

    Trump a d’abord cherché à sous-estimer la gravité du mal en contestant l’avis des épidémiologues et en prédisant la fin de l’épidémie pour le printemps. Puis, alors que sa dangerosité se précisait, il décida d’externaliser le virus en Chine et en Europe contre lequel il fallait dresser un mur pour endiguer son invasion : « La sécurité des frontières est également une sécurité sanitaire et vous avez tous vu le mur se lever comme par magie. […] Des mesures strictes aux frontières sont l’une des raisons pour lesquelles le nombre de cas aux États-Unis est faible. »

    Enfin, il se déchargea de sa responsabilité fédérale déléguant aux gouverneurs des États sa responsabilité et jetant le discrédit sur leur inaction.

    Mais on aurait tort d’en tirer des conclusions hâtives. Loin de le disqualifier auprès de ses supporters, la crise du coronavirus lui a fourni l’occasion de démontrer une sorte d’impunité, la preuve manifeste qu’il ne dépend d’aucun jugement et peut donc imposer inconditionnellement sa volonté.

    Elle a eu un effet de loupe sur cette nouvelle forme de tyrannie, qui se déploie à l’échelle de la planète, la tyrannie des bouffons, dont Trump n’aura été que la première manifestation et qui n’a cessé depuis quatre ans d’étendre son empire au-delà des frontières des États-Unis : Jair Bolsonaro au Brésil, Rodrigo Duterte aux Philippines, Boris Johnson au Royaume-Uni, Matteo Salvini et Beppe Grillo en Italie, Jimmy Morales au Guatemala, Viktor Orbán en Hongrie. Mais aussi Volodymyr Zelensky, ce comédien élu président de l’Ukraine. En Inde, le député Rahul Gandhi, petit fils d’Indira Ghandi, s’en est pris au premier ministre Narendra Modi en ces termes : « Cessez de faire le clown, l’Inde est en état d’urgence. »
    Les tweets de Trump, les posts de Salvini sur Facebook, les clowneries de Beppe Grillo, les blagues de Boris Johnson reflètent un charisme clownesque, anti-héroïque. Ces nouveaux leaders, qu’on qualifie de populistes, sont dépourvus de l’ascendant des grands leaders populistes latino-américains comme Juan Perón ou Getúlio Vargas. Ce sont des clowns qui exercent leur influence par l’outrance, la parodie, les fake news.

    Cette nouvelle génération de leaders met à l’épreuve la notion de pouvoir charismatique telle que l’avait définie Max Weber, « l’autorité fondée sur la grâce personnelle et extraordinaire d’un individu… en tant qu’il se singularise par des qualités prodigieuses, par l’héroïsme ou d’autres particularités exemplaires qui font le chef ». Mais ils ne sont pas dénués d’un certain charisme. En eux, c’est l’homme commun que les réseaux sociaux acclament, l’homme-clown de la télé-réalité ou des talk-shows, magnifié et comme électrisé par les réseaux sociaux.

    Leur performance appartient à l’univers de l’imagerie grotesque et à la syntaxe scatologique et sexuelle. Salvini fait appel à la nourriture en postant chaque jour sur Twitter des photos de ses repas, Trump n’hésite pas à parler de « chattes » et de sang menstruel comme lorsqu’il insulta la journaliste de CNN, Megyn Kelly, qui avait eu l’audace de lui rappeler ses propos sexistes. Dans les relations internationales, les jurons, insultes et grossièretés se multiplient et transgressent tous les usages diplomatiques à l’instar de Boris Johnson traitant François Hollande de « kapo » et qualifiant délicatement les Français de « petites crottes » ou de « fumiers ».

    Le souverain grotesque ne nous est pas totalement inconnu. Et l’on pourrait en retracer la généalogie, comme le rappelait Michel Foucault dans ses cours au Collège de France sur l’anormal (1975-1976) de Caligula, avide de sang, cruel, incestueux avec ses sœurs, adultère, passionné par les jeux du cirque, et qui veut faire de son cheval un consul, à Héliogabale, « faisant l’amour comme une femme et comme un homme […] accueillant la débauche par tous les orifices de son corps », en passant par Claude, asservi à sa femme, la vicieuse Messaline, et Néron, qui ne rougit pas de se livrer aux actes les plus honteux avec hommes et femmes, qui aime se travestir et épouse son affranchi.

    PAR CHRISTIAN SALMON
    Dans sa thèse Les Scènes de la vérité, Arianna Sforzini a rassemblé et problématisé les observations éparses de Foucault sur le pouvoir grotesque. « Foucault, écrit-elle, identifie dans le grotesque ou dans l’ubuesque, une catégorie précise de l’analyse historico-politique », catégorie qui exprime la force que « le pouvoir assume quand il revêt les formes les plus bouffonnes et les plus infâmes ». L’indignité du pouvoir n’en élimine pas les effets, qui sont au contraire d’autant plus violents et écrasants que le pouvoir est grotesque – Ubu roi, précisément. « Un énorme fonctionnement du souverain infâme ».

    Foucault nous alertait contre l’illusion qui consiste à voir dans le pouvoir grotesque « un accident dans l’histoire du pouvoir », « un raté de la mécanique », mais « l’un des rouages qui font partie inhérente des mécanismes du pouvoir ». « En montrant explicitement le pouvoir comme abject, infâme, ubuesque ou simplement ridicule, il s’agit de manifester de manière éclatante le caractère incontournable, l’inévitabilité du pouvoir, qui peut précisément fonctionner dans toute sa rigueur et à la pointe extrême de sa rationalité violente, même lorsqu’il est entre les mains de quelqu’un qui se trouve effectivement disqualifié ».

    Depuis l’élection de Trump, constate Xenophon Tenezakis, qui prolonge l’analyse de Foucault dans un article récent de la revue Esprit, « chaque jour, de nouvelles décisions sont prises à l’encontre des grands principes de la démocratie et des engagements des États-Unis ; de nouveaux ratés, de nouvelles saillies absurdes et de nouvelles fuites font surface, qui dévoilent l’anarchie au cœur du pouvoir. Devant cette allure carnavalesque du mandat trumpien, l’attitude souvent adoptée est celle de la sidération : “Comment est-il possible qu’il puisse rester au pouvoir, alors qu’il dit des choses si absurdes et qu’il prend des décisions à l’encontre parfois du bon sens ou de l’humanité la plus élémentaire ?” Si l’on suit le raisonnement foucaldien, c’est plutôt la question inverse qu’il faudrait poser. »

    La lutte des bouffons et des hologrammes
    Hitler et Mussolini pouvaient bien avoir des côtés grotesques mais c’était un grotesque malgré eux, un burlesque involontaire. Mussolini faisait du ski torse nu ou Hitler enfermé dans son bunker quelques heures avant son suicide demandait qu’on lui procure des gâteaux au chocolat « jusqu’à en crever ». Mais leur pouvoir empruntait à la représentation impériale la plus austère et recyclait les signes des souverainetés anciennes (les faisceaux, l’aigle, le salut romain, les parades, le svastika…). Leur mode opératoire s’appuyait sur un réseau administratif, policier et bureaucratique pour contrôler les individus et ne devait rien à l’improvisation burlesque des Trump et consorts.

    Du roi Ubu (d’Alfred Jarry) à Arturo Ui (de Bertolt Brecht), ou au Dictateur de Chaplin, le grotesque exerçait ses pouvoirs aux dépens d’eux. Il visait à délégitimer leur pouvoir en lui retirant sa majesté. Brecht dit quelque part dans ses écrits : « Arturo Ui est une parabole dramatique écrite avec le dessein de détruire le traditionnel et néfaste respect qu’inspirent les grands tueurs de l’histoire. »

    Cela est évidemment impossible avec une tyrannie qui revendique le pouvoir du grotesque. Trump est une figure du trash de luxe qui triomphe sous les signes du vulgaire, du scatologique et de la dérision. Il en incarne une sorte d’idéal type, le plouc revêtu d’une patine de notoriété. Les statues de Trump nu qui se sont répandues sur les places publiques des villes américaines pendant la campagne de 2016 consacraient une forme de sacralité kitsch, de statuaire dégradée. Elles constituent la représentation spontanée du pouvoir burlesque.

    Carter Goodrich, le caricaturiste qui a dessiné la une du New Yorker présentant Trump en clown maléfique, a ainsi déclaré : « C’est difficile de parodier cet homme… Il marche, parle déjà comme une caricature de lui-même. »

    Michel Foucault a évoqué ce pouvoir mystérieux du grotesque, « la terreur ubuesque » : « La souveraineté grotesque opère non pas en dépit de l’incompétence de celui qui l’exerce mais en raison même de cette incompétence et des effets grotesques qui en découlent […] J’appelle grotesque le fait qu’en raison de leur statut, un discours ou un individu peut avoir des effets de pouvoir que leurs qualités intrinsèques devraient les disqualifier. »

    Selon Foucault, le pouvoir grotesque est l’expression de sa puissance extrême, de son caractère incontrôlable, inévitable, nécessaire. L’indignité du pouvoir n’en élimine pas les effets, qui sont au contraire d’autant plus violents et écrasants que le pouvoir est grotesque – Ubu roi, précisément.

    Ce fonctionnement intense s’est adjoint aujourd’hui la puissance des réseaux sociaux et l’usage stratégique des big datas et des algorithmes. Partout où elle a réussi à s’imposer, la tyrannie des bouffons combine les pouvoirs fantasques du grotesque et la maîtrise méthodique des réseaux sociaux, la transgression burlesque et la loi des séries algorithmiques.

    Le prototype en a été le couple formé par Beppe Grillo et l’expert en marketing Gianroberto Casaleggio qui ont à eux deux inventé le mouvement algorithmique Cinq Étoiles. Partout c’est sous ce même visage de Janus, le clown et l’ l’informaticien, qu’il est apparu. Donald Trump et Brad Parscale, Boris Johnson et Dominic Cummings, Viktor Orbán et Arthur Finkelstein, Matteo Salvini et Luca Morisi, l’inventeur de la « Bestia », un logiciel qui analyse les big datas avec ses 3,6 millions de fans sur Facebook.

    Avec l’avènement des réseaux sociaux, une nouvelle génération de conseillers politiques est apparue : docteurs en sciences informatiques, « ingénieurs du chaos », comme les appelle l’ex-conseiller de Matteo Renzi, Giuliano da Empoli, capables d’exploiter les potentialités politiques du Web et de canaliser vers les urnes la colère née sur les réseaux sociaux.

    Mais tous les partis politiques ont leurs ingénieurs informaticiens. Ils savent manipuler les électeurs grâce aux big datas et aux algorithmes. Le coup de génie de Gianroberto Casaleggio fut de synchroniser la figure du clown et celle de l’expert en marketing. Dans l’ombre de l’agitateur histrionique, il y a toujours l’informaticien. Mais l’ingénieur n’est rien sans le bouffon.

    Sur la scène hypermoderne de notre carnaval politique, ce qui se joue, c’est le théâtre paradoxal de la dérision et de l’expertise. D’un côté, le clown comme accélérateur du discrédit ; de l’autre, le logiciel comme vecteur de mobilisation. L’un est extravagant quand l’autre est méthodique. Derrière le clown, un logiciel. Sous le désordre apparent du carnaval, la rigueur des algorithmes. Le Carnaval et le Vortex vont de pair.

    Faute d’être incarné, le phénomène burlesque ne cesse de contaminer la vie publique comme un principe viral, par capillarité.
    ….
    C’est toute la vie publique qui est atteinte par le phénomène burlesque. Contamination sournoise qui opère ce glissement du domaine de l’exercice du pouvoir à celui de sa mise en scène burlesque. Les clowns n’ont pas encore détrôné ceux que Didier Raoult appelle les « hologrammes ». Mais ils sont déjà en mesure de « leur chier dessus », comme l’a élégamment affirmé Jean-Marie Bigard après le coup de téléphone du président : « Je ramène ma gueule, je chie sur le président et le président m’appelle. Je trouve ça génial. »

    Depuis son exploit scatologique, Bigard se sent pousser des ailes. Le site Politico aux États-Unis lui consacre un article : « The comedian who would be French president ».

    Mais Bigard n’est pas le seul à convoiter la place du clown qui voulait être président… Didier Raoult fait mine de ne pas s’y intéresser mais c’est sans doute lui qui à la faveur de l’épidémie a conquis un véritable pouvoir grotesque, élevant sa figure pasteurienne au rang d’un mythe barthésien.

    Le mythe du professeur Raoult repose sur la tête du professeur. C’est une belle tête si l’on entend par là, avec Roland Barthes, qu’elle réunit toute une série de signes contradictoires empruntés à la légende et associés à la modernité. Avec sa blouse blanche de Pasteur, ses longs cheveux grisonnants de Gaulois réfractaire, ses airs de Panoramix, le druide du village d’Asterix, détenteur du secret de fabrication de la potion magique, et sa bague à tête de mort, « qui lui donne une allure de rocker mais qu’il invoque comme le memento mori, “le souviens-toi que tu vas mourir” des Romains qui incite selon lui, à se méfier du triomphe ».

    Raoult réunit en sa seule personne la figure dédoublée du clown et de l’expert. Grand prix de l’Inserm 2010, il chasse et collectionne les virus comme d’autres les papillons. Deux bactéries portent son nom : les « Raoultella » et les « Rickettsia raoulti ». Mais le savant aime aussi sortir de sa zone de confort. Il croise volontiers ses compétences épidémiologiques avec le talent du bateleur. Il enfile volontiers la tenue du bouffon narcissique qui s’autorise moins de Pasteur que de Trump, affiche la même indifférence aux valeurs scientifiques de cohérence, d’expérimentation, et se livre en de multiples interviews à une forme de décompensation narcissique

    À chaque époque ses mythes. Celui de l’abbé Pierre présentait tous les signes de l’apostolat, écrivait Roland Barthes dans Mythologies. Un apostolat de la charité inspirée par la foi chrétienne. L’apostolat du professeur Raoult est bien différent, il prêche non pas la foi mais le discrédit. C’est un apostolat du soupçon, un discrédit qui frappe toutes les figures d’autorité : médicale, scientifique, politique, médiatique, intellectuelle. « Je crois, dit Raoult, que je représente quelque chose d’un choc qui secoue le monde en ce moment : c’est-à-dire qu’on vient vous disputer le monopole de la parole. Ce “droit de dire” dont vous jouissiez – notamment, vous, les médias – on vous le dispute, on vous le vole. On s’en fout de vous. Maintenant, on dit les choses nous-mêmes. »

    Qui est ce « on », est-on tenté de lui demander ? Qui est ce « vous » ? Mais l’expertise du Professeur Raoult ne s’étend pas visiblement jusqu’à la rhétorique dont il recycle à son insu les pires procédés. « Les gens, ils pensent comme moi. […] Vous voulez faire un sondage entre Véran et moi ? Vous voulez voir ce que c’est que la crédibilité ? », a-t-il lancé à David Pujadias. Succès garanti.

    Mais le professeur se targue aussi de parler philosophie avec Michel Onfray, Nietzsche. Platon. Tout ça. Il cite aussi volontiers Jean Baudrillard, qui aurait sans doute vu en lui une de ces « figures de mascarade » qu’il voyait poindre dans son dernier essai Carnaval et Cannibale, « qui ne sont pas déjà plus qu’une caricature d’eux-mêmes, se confondant avec leurs masques ».

    La tyrannie des bouffons n’a pas encore triomphé mais de nombreux Ubu se dressent un peu partout, enhardis par l’épidémie qui poussent à la révolte. En leur tendant la main, le président Macron cherche à greffer le phénomène grotesque naissant à son pouvoir monarchique dévalué, mais rien ne dit que la greffe prenne et que les phénomènes de rejet de sa personne ne l’emportent. Le scénario d’une Cinquième République se retournant contre elle même en consacrant la rencontre d’un bouffon et de son peuple n’est plus à écarter.

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